Les forces françaises reçoivent des drones antiaériens AST78, fournis par Asterodyn

Depuis le lancement de l’opération américaine «Fureur épique» contre le régime iranien, le 28 février dernier, les Rafale de l’armée de l’Air & de l’Espace déployés aux Émirats arabes unis ont abattu «plusieurs dizaines» de cibles aériennes, dans le cadre des accords de défense liant Paris à Doha. Si les munitions utilisées n’ont pas été précisées, il n’en reste pas loin que tirer un missile MICA IR/EM valant un million d’euros sur un drone Shahed, qui coûte cinquante fois moins cher, n’est évidemment pas soutenable.
Ce 27 mars, à l’antenne de CNews, la ministre des Armées, Catherine Vautrin a souligné que «l’adéquation entre l’effet militaire recherché» et les «moyens» est un «sujet extrêmement important». Aussi, il est question d’acquérir des «drones antidrones».
«C’est là -dessus que la France veut faire porter l’effort et c’est tout le sens de la réunion que nous avons eue hier avec le Premier ministre [Sébastien Lecornu] et c’est tout l’objet, par ailleurs, de l’actualisation de la Loi de programmation militaire. Nous avons besoin de renforcer l’ensemble des mesures sur la lutte contre les drones», a enchaîné Mme Vautrin.
«La grande leçon de l’Ukraine, confirmée aujourd’hui au Proche et au Moyen-Orient, est que la défense du ciel est un enjeu majeur et que les effecteurs sont recherchés partout. Là -dessus, la France a des entreprises, comme Harmattan AI […] qui a une capacité de produire des effecteurs permettant justement d’arrêter ces fameux drones», a-t-elle ensuite fait observer.
Effectivement, Harmattan AI propose GOBI, un appareil conçu pour suivre et détruire, une minute après son lancement, un drone hostile.
«Dès son activation, GOBI passe de l’état de veille à l’état de surveillance active, analysant en continu le spectre électromagnétique à la recherche de menaces potentielles liées aux drones. Une fois une menace identifiée et l’autorisation confirmée, le système vérifie les paramètres d’interception et se prépare à l’engagement», explique l’entreprise.
Une fois lancé, et à l’issue d’une phase de poursuite, GOBI passe en mode guidage terminal à l’approche de sa cible. «La vision par ordinateur identifie le point d’impact optimal et ajuste automatiquement la trajectoire. Une frappe cinétique précise et non explosive neutralise le drone hostile avant qu’il n’atteigne son objectif», précise Harmattan IA.
Cela étant, bien que mise en avant lors de la dernière édition du Forum Innovation Défense, une autre jeune entreprise, Asterodyn, a reçu une commande de la Direction générale de l’armement [DGA] pour son drone intercepteur «AST78». Commande qui, a priori, n’a pas fait l’objet d’une communication de la part du ministère des Armées.
En tout cas, via le réseau social LinkedIn, le 26 mars, cette société a fait part de sa fierté de «poursuivre ses livraisons au profit des acteurs étatiques militaires français», après avoir livré à une «nouvelle unité» un nombre non précisé de son «intercepteur AST78».
Il est possible que l’unité en question appartienne à l’armée de l’Air & de l’Espace étant donné que le système antibrouillage de l’AST78 a récemment été mis à l’épreuve lors d’un exercice de lutte antidrone [LAD] organisé par cette dernière… Ou bien à l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] à qui Asterodyn a livré ses premiers drones intercepteurs.
Pouvant être largué par un aéronef ou être mis en œuvre depuis le sol, l’AST78 est un drone intercepteur de type quadricoptère pouvant atteindre une vitesse de 400 km/h en pointe, porter une charge de 1 kg et voler jusqu’à 6 000 mètres d’altitude. Sa portée est de 30 km. Résilient au brouillage électronique, il est doté d’un système de guidage automatique basé sur l’intelligence artificielle. Compatible avec les systèmes de commandement et de contrôle [C2] du marché, il est proposé à un prix de vente «optimisé» pour «permettre la massification de son déploiement».
Photo : Asterodyn





IL EST TEMPS D’ACCELERER …
il y a aussi les :
– rapidfire
– LMP
– Panier de roquettes de 70mm (ou 68mm poiur la france -> quelle connerie)
Tout est prêt mais rien n’avance BORDEL DE ZOBINOS
Ce ne sont pas les projets qui manquent.
https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/26021688069997/egide-degaine-larges-le-futur-tueur-low-cost-de-drones-shahed
Il faut diminuer les coûts en se servant des produits qui existent au lieu de traîner dans des projets avec trop d’entreprises pour trop de pays qui veulent quelque chose de différents et ne s’en serviront pas, comptant sur le parapluie militaire américain.
https://theatrum-belli.com/hexablock-lance-un-appel-a-projets-national-dedie-aux-technologies-duales-strategiques/
Ce qui manque le plus, ce sont les finances…
https://www.souvtech-invest.com/projets-a-financer/investissement-dans-le-developpement-technologique-de-seair-acteur-innovant-de-la-defense-navale
Quelque chose de différent.
Thales a les deux roquettes 70mm et 68mm
et je me disais. tiens tiens toujours pas disponible sur nos rafales??
1 70mm à guidage laser, il existe bien un POD de guidage laser sur le rafale non?
https://www.thalesgroup.com/fr/catalogue-de-solutions/defense/systemes-de-roquettes-70-mm
68mm avec induction, démontré sur hélicoptère:
https://www.thalesgroup.com/fr/catalogue-de-solutions/defense/systemes-de-roquettes-induction-de-68-mm
Le Rafale, nos Rafale.
La rafale de vent, des rafales de mitrailleuse.
ok oki faisais court
« et je me disais. tiens tiens toujours pas disponible sur nos rafales?? »
Je ne pense pas.
L’ALAT a des roquettes de 68 mm, mais c’est pour les hélicos.
Plusieurs questions se posent, et la plupart du temps, la réponse est non, je le crains.
1) Les pilotes de Rafale sont-ils qualifiés pour du tir roquette sur drone ?
2) L’AAE a-t-elle des roquettes guidées par laser dans ses stocks de munition ?
3) L’AAE s’est-elle convertie au calibre de 70 mm qui est le standard actuel le plus moderne ?
4) L’AAE a-t-elle des pods de désignation laser adaptés au engagement air/air contre drones ?
5) Le Rafale est-il seulement qualifié pour le tir de roquettes ?
Pour répondre à votre question, il faut répondre à ces 5 questions, et je crains que la réponse soit non dans tous les cas. Même la 5ième, chuis pas sûr que ce soit oui.
Mon raisonnement est le suivant : ici, c’est un blog de fanas du Rafale. Si le Rafale était capable de tirer des roquettes guidées par laser contre des drones, ils s’en seraient déjà vanté depuis longtemps et le monde entier serait au courant.
Si vous vous posez la question – et je me la pose aussi – c’est que les mecs l’ont pas crié sur tous les toits, donc la capacité n’est pas acquise.
Et du CAMM français pout éviter des gaspiller des Aster sur des drones.
Et, des armes à effet dirigé !
Oui, des paniers de roquettes de 70 mm et de leurres et autres contre-mesures…
Mais surtout, des canons « RapidFire » de 40 mm et des stocks de munitions, des LMP dotés de Mistral 3 et autres à produire en urgence et à livrer en très grand nombre à nos trois armées afin de renforcer significativement la défense antiaérienne de l’ensemble de nos territoires afin de protéger nos villes, nos industries et sites nucléaires et toutes nos bases militaires sans oublier de renforcer la protection de tous les bâtiments de notre flotte de surfaces.
Enfin, il est nécessaire de porter à 36 le nombre de systèmes SAMP/T NG et de produire un stock conséquent de missiles Aster 15, Aster 30 B1 et B1NT mais aussi de VL MICA et de CAMM ER.
Idem pour notre Marine, en augmentant le nombre de modules embarqués SYLVER A43 et A50.
Le fameux « quoi qu’il en coûte » aurait été bien plus utile pour renforcer les moyens pour notre défense, au lieu de dépenser des sommes colossales dans la speudo guerre contre la petite gripette covid !!
La France.
Bordel de zob d’albinos ?
Si ça avait été « de zob-en-os », j’aurais pu me sentir concerné, mais là …
ENFIN…!!!!
À quelque chose malheur est bon : protéger des alliés aux poches profondes loin d’Europe permet paradoxalement de déployer et tester à grande échelle des solutions pensées avec l’Ukraine en tête, qui lui bénéficieront ensuite -ainsi qu’à nous le moment venu.
On apprend par ailleurs que les négociations entre l’Ukraine et l’Arabie Saoudite sont fructueuses, excellente nouvelle pour tous ! Ça doit les changer du chantage à la trump.
Prenez un peu de recul, dans quelques mois, la situation sera difficile.
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/pour-750-millions-de-darmes-us-payees-par-les-europeens-pour-kiev-reorientees-vers-le-moyen-orient/
@G. »On apprend par ailleurs que les négociations entre l’Ukraine et l’Arabie Saoudite sont fructueuses, excellente nouvelle pour tous ! Ça doit les changer du chantage à la trump. » Zelensky ne leur vend rien…. Zelensky conditionne l’aide ukrainienne… Il ne leur « donnera » de solutions qu’en échange de missiles intercepteurs pour ses Patriot.. Et c’est le cas avec les autres Etats du Golfe.. Qui fait chanter qui??
Même tardive une adaptation rapide est indispensable.
Tardive?
Merci de nous citer la longue liste de pays ayant ce type de systèmes nouveaux en service.
Gouverner c’est anticiper.
Pour ce genre de matériel, il faut l’envoyer en Ukraine pour le tester, mais il ne faut pas en avoir de gros stock car au bout de quelques semaines c’est périmé. Le mieux est de les envoyer en Ukraine s’ils marchent , pour assurer la ligne de fabrication ,en gardant un stock de quelque semaines
Asterodyn est une jeune startup française (2024) dont l’activité principale déclarée est la construction aéronautique et spatiale, spécialisée dans les systèmes aériens d’interception haute performance, et particulièrement les drones ultra-rapides à usage militaire (dual-use civil/militaire).
Implantée dans les Hauts-de-France, l’entreprise (SAS) est dirigée par Colas Feuillie (président, alias «Cola FPV» sur les réseaux sociaux), et Julien Renault (directeur général, un ancien ingénieur en dynamique du vol chez Airbus), deux jeunes hommes (38 et 39 ans), ingénieurs talentueux et pilotes confirmés de drones, qui se sont fait remarquer par leur passion des sports extrêmes (Vol en wingsuit, dite «vol en combinaison ailée», voir la vidéo…), et la captation audiovisuelle de leurs voltiges au moyen de drones hypervéloces spécifiquement conçus.
https://youtu.be/YBbNOOAtPiw
Les technologies employées pour filmer en conditions extrêmes ont été judicieusement adaptées à des usages militaires, avec intégration d’IA [En “collaboration“ avec la société grenobloise HawAI.tech qui bénéficie de plus de 15 années de recherche sur l’IA menées au sein du CNRS et de l’INRIA]. Rapidement, un drone intercepteur (100% français) a été proposé, l’AST78, et des interceptions ont été validées en mode réel et en conditions opérationnelles par la DGA.
Alternative flexible et économique aux systèmes traditionnels (missiles ou canons), l’AST78 est un drone intercepteur ultra-rapide (400 km/h) destiné à l’interception et la neutralisation de menaces aériennes, des drones bien entendu, mais aussi des aéronefs légers (avions, hélicos).
Lancé depuis le sol ou depuis un aéronef (hélico ou avion), avec 4 ou 8 moteurs électriques (bras en X), il est capable d’accélérer de 0 à 300 km/h en quelques secondes (une performance issue de la filière civile des courses de drones), capable d’évoluer jusqu’à 6 000 m en 3 minutes, et de porter une charge explosive d’1 kg. Il est guidé par IA avec une extrême précision et dispose d’un système antibrouillage éprouvé (testé lors d’exercices LAD de l’AAE) en liaison avec les systèmes de commandement C2.
Site et vidéo : https://asterodyn.com/
merci pour cette présentation très intéressante…belle entreprise et produits français
La plupart de ces produits sont en phase de tests… nos amis du moyen orient vont les leur faire passer en mode accéléré…
Nos amis ukrainiens ont déjà du en recevoir quelques uns, et vont sûrement en recevoir par dizaines.
Il est effectivement temps de s’y mettre, ça fait plus d’un an que les Shahed et leur version russe Geran-2 font des ravages dans les villes d’Ukraine. Certes les ukrainiens ne nous ont pas attendus, mais la qualité de leurs produits reste en deçà de ce que peut créer la France. Alors en avant, et faisons taire les Shahed et leur variante, définitivement, pour la protection des populations civiles, cibles principales de ces drones.
Et pour monter les usines de fabrication, nul doute que nos amis du golfe sont prêts à mettre la main à la poche, pour une installation de nos fabricants chez eux, mais aussi en France.
Nombreux sont les pays qui tournent leurs regards vers la France, car les US sont de moins en moins sûr, il ne faut pas avoir ne serait-ce que l’hombre d’une hésitation… fonçons!
@Carin.  » Certes les ukrainiens ne nous ont pas attendus, mais la qualité de leurs produits reste en deçà de ce que peut créer la France. Alors en avant, et faisons taire les Shahed et leur variante, définitivement, pour la protection des populations civiles, cibles principales de ces drones.
Et pour monter les usines de fabrication, nul doute que nos amis du golfe sont prêts à mettre la main à la poche, pour une installation de nos fabricants chez eux, mais aussi en France. »
Dépêchez-vous avec tous vos produits Supérieurs, car ils (les Etats du Gollfe) ne vous attendent pas… https://www.defensenews.com/global/europe/2026/03/28/ukraines-zelenskyy-agrees-to-defense-cooperation-with-uae-qatar/… Sans compter les systèmes US déjà fournis ou en cours de fournitures , MEROPS, Coyotes, Vampires, IFPC, Roadrunner…
L’utilisation intensive des drones en Ukraine ne date pas d’hier mais deux ans au moins.
Nous utilisons toujours des effecteurs à 1000 k€ contre des vecteurs à 50 k€. (x20)
C’est probablement l’effet de l’économie de guerre et de notre politique de réduction des déficits.
Tout est dit.
Et d’anciens militaires, pilote de surcroît les avaient informés en temps utile !
Nos gouvernants, nos militaires en charge de ces dossiers et les équipes de la DGA ne sont efficients.
La France comme toujours est à la traine ….On se souvient de l’histoire compliquée du lancement des premiers drones reapper achetés en catastrophe aux américains lors de l’opération Barkhane et rappelons que François Hollande avait exigé que ceci soient non armés et utilisés uniquement pour l’observation.
En fait nous sommes liés aux lobbys français de l’industrie de défense comme Dassault qui n’accepte pas que l’on puisse faire de l’ombre aux rafale .
@tartempion,
Pourquoi voulez-vous que Dassault “accepte“ que l’on puisse nuire au Rafale ? Surtout lorsque dans sa catégorie il n’y a pas de concurrent ! Autoflagellation ?
Encre une fois, malgré cette « bonne nouvelle », rien n’a été anticipé depuis des années par le Mindef. 300 généraux pour rien! Bien sûr, c’est le politique qui décide mais quand même. On est en train de mettre les bouchées doubles, il est temps.
Depuis des années, l’Armée française est devenue une usine à gras. 300 généraux, des primes OPEX , en veux-tu en voilà , mais on a oublié l’essentiel….les équipements! Et on va restaurer un service national volontaire pour 800€ par mois, cherchez l’erreur. Les sacrifiés, toujours les mêmes.
Les ukrainiens vont exporter leurs drones anti-drones à 1 000 euros/ pièce.:
https://www.leparisien.fr/international/ukraine/guerre-en-ukraine-310-kmh-1-000-dollars-que-sait-on-du-p1-sun-ce-drone-intercepteur-ukrainien-qui-vient-dabattre-deux-shahed-28-03-2026-55GIBH3JIZC4LIYKV5JEXRHJSM.php
L’Ukraine a un « avantage comparatif » indiscutable là -dessus…
https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/16721649317186/lukraine-commence-a-exporter-son-savoir-faire-dans-les-drones-et-la-lutte-anti-drone