Le Royaume-Uni s’autorise à arraisonner les navires de la «flotte fantôme» russe dans ses eaux territoriales

Le 20 mars, après le Boracay [en novembre] et le Grinch, la Marine nationale a héliporté des commandos marine à bord du Deyna, un pétrolier de 250 mètres de long arborant le pavillon du Mozambique, alors que, parti de Mourmansk, il naviguait au sud des Baléares pour rejoindre Port-Saïd [Égypte]. Et cela afin de vérifier s’il ne contrevenait pas à l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer [CNUDM ou UNCLOS].
Faisant l’objet de sanctions, décidées par le Royaume-Uni et l’Union européenne, pour son appartenance à la «flotte fantôme» utilisée par la Russie pour exporter ses hydrocarbures, le Deyna avait précédemment été surveillé par le patrouilleur britannique HMS Cutlass depuis son passage dans le détroit de Gibraltar.
Seulement, tant que le pétrole russe n’est pas soumis à un embargo international [les sanctions qui la visent n’ayant été décidées que par un groupe restreint de pays, ndlr], il faut avoir un motif légitime pour arraisonner l’un des navires de cette « flotte fantôme ». D’où l’invocation de l’article 110 de la CNUDM, lequel permet d’intervenir en cas de suspicion de fraude au pavillon.
Depuis, mis au mouillage à Marseille, le Deyna est désormais à la disposition du procureur de la République dans le cadre d’une «enquête préliminaire de chef de défaut de pavillon».
Cela étant, et alors que les États-Unis ont annoncé la levée temporaire de certaines de leurs restrictions sur le pétrole russe pour pallier la hausse des cours du baril de brut engendrée par leur intervention militaire contre le régime iranien, Londres entend s’affranchir de ces subtilités juridiques. C’est ce qu’a annoncé Keir Starmer, le Premier ministre britannique, peu avant la tenue, à Helsinki, d’un sommet réunissant les pays contribuant à la Joint Expeditionary Force [Royaume-Uni, Danemark, Norvège, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Suède et Finlande].
Les forces britanniques «pourront arraisonner les navires de la flotte fantôme transitant dans les eaux» du Royaume-Uni, a en effet annoncé le cabinet de M. Starmer, ce 26 mars. Cette mesure vise à contraindre les armateurs à faire emprunter à leurs navires des «itinéraires plus longs et financièrement coûteux».
«Nous vivons dans un monde de plus en plus instable et dangereux, confrontés quotidiennement à des menaces venues de tous horizons.
En tant que Premier ministre, mon devoir premier est d’assurer la sécurité du pays et de protéger les intérêts britanniques, ici comme à l’étranger», a d’abord souligné M. Starmer.
«[M.] Poutine se frotte les mains avec la guerre au Moyen-Orient, persuadé que la hausse des prix du pétrole lui permettra de s’enrichir. C’est pourquoi nous intensifions nos efforts pour neutraliser sa flotte clandestine, non seulement pour garantir la sécurité de la Grande-Bretagne, mais aussi pour priver la machine de guerre de Poutine des profits mal acquis qui financent sa campagne barbare en Ukraine», a ensuite fait valoir le locataire du 10 Downing Street.
Selon le ministère britannique de la Défense [MoD], cette mesure, qui mettra le Special Boat Service à contribution, a été prise après l’examen d’un «certain nombre de scénarios». Il a ainsi été envisagé l’arraisonnement de navires potentiellement armés et/ou dotés de «systèmes de surveillance de haute technologie pour échapper à la capture». La décision de lancer ou non une intervention sera prise au cas par cas. «Chaque navire ciblé sera examiné individuellement par des spécialistes des forces de l’ordre, des forces armées et du marché de l’énergie avant qu’une recommandation ne soit faite au gouvernement et qu’une opération ne soit exécutée», a précisé le MoD.
En outre, a-t-il ajouté, des poursuites pénales pourront éventuellement être engagées contre les «exploitants» et les «équipages» des navires arraisonnés pour «violation de la législation britannique en matière de sanctions».
Le Royaume-Uni estime que la «flotte fantôme» russe compte 544 pétroliers, pour la plupart vétustes. La question est de savoir si la Royal Navy aura les moyens d’appliquer la décision annoncée par M. Starmer, avec ses huit patrouilleurs hauturiers [classe River] et un nombre de frégates de type 23 bientôt réduit à seulement six unités. D’où, d’ailleurs, son appel à ses partenaires de la JEF à une «coordination accrue» au sujet de la «saisie des navires» désormais interdits de séjour dans ses eaux territoriales.
De son côté, après le sabotage présumé du méthanier Arctic Metagaz, le 3 mars dernier, en Méditerranée, la Russie envisage de prendre des mesures pour protéger les navires de sa «flotte fantôme». Conseiller très proche du président Poutine, Nikolaï Patrouchev a ainsi évoqué, la semaine dernière, la présence de gardes armés et l’installation de «systèmes de défense» à bord des navires transportant du pétrole ou du gaz russe.
Photo : Royal Navy





Vu la hausse des prix du carburant, on a qu’Ã se servir.
Pas bon timing… cela ce décide juste quand la demande et les prix sont aux plus hauts…
Le détroit d’Ormuz n’est pas prêt d’être totalement libre et gratuit… on va en souffrir encore pendant des mois…
Près de (proche de) ou prêt à (paré à ), mais ni « prêt de » ni « près à  ».
Le détroit d’Ormuz n’est pas près d’être totalement libre et gratuit.
Le détroit d’Ormuz n’est pas prêt à être totalement libre et gratuit. (Mais le sens change un peu.)
Merci Mr le professeur
Avec vous, en faisant une faute (non voulue) on est au moins sûr d’avoir un repost…
c’est parfois seulement ça…
Mais je vous en prie.
J’ajouterais que :
– La formule « prêt de » existe, mais il ne s’agit alors pas de l’adjectif « prêt » (préparé, disposé) mais du nom « prêt » (ce que le prêteur consent à l’emprunteur) : « La banque est prête à lui accorder un prêt de 100 k€. »
– Il arrive aussi de rencontrer « près à », mais cela se produit quand deux expressions utilisant « près » et « à  » se juxtaposent dans une phrase, comme dans : « J’espère être à peu près à la hauteur. » (où s’entremêlent les locutions « à peu ‘près’ » et « être ‘à ’ la hauteur »).
M. le professeur.
En français, M. est l’abréviation de monsieur. « Mr » est celle de « Mister ».
Je ne savais pas que les Britanniques avaient encore une Marine … qui fonctionne
Ils n’ont plus de capacités en eaux bleue qui soit autre chose que risible mais ils sont tout de même encore une certaine capacité avec leur flotte de patrouilleurs côtiers. Je vous invite à voir la vidéo YT de l’excellent historien Mark Felton « The Shocking State of Britain’s Navy 2026 » qui dresse un portrait de son état (c’est d’ailleurs sur cette chaine que j’ai appris que la RN avait plus d’amiraux que d’unités combattantes).
Ils n’ont plus de capacités en eaux bleues qui soient autre chose que risibles.
Cit :[ Londres entend s’affranchir de ces subtilités juridiques ]
En fait cela date de 2018 avec le « Sanctions and Anti-Money Laundering Act 2018 , section 7. »
Ce sont des  » décrets d’application  » .
L’article de The Maritime Executive souligne le caractère procédural et juridiste du gouvernement chtarmère .
Cit :[ Conseiller très proche du président Poutine, Nikolaï Patrouchev, a ainsi évoqué, la semaine dernière, la présence de gardes armés et l’installation de «systèmes de défense» à bord des navires transportant du pétrole ou du gaz russe.]
C’est envisagé depuis au moins deux ou trois mois . Depuis sa toute première intervention dans Kommersant .
C’est confirmé par la dernière réunion du Collège Maritime de la Fédération de Russie qui vient de se terminer ( source korabel.ru , 25 mars 2026 , citant Interfaxâ„¢ et Tassâ„¢ ) .
Les mesures proposées s’appliquent aux navires immatriculés sous pavillon Russe ou naviguant depuis des ports Russes.
 »
Des mesures supplémentaires ont été élaborées pour neutraliser les menaces terroristes visant les navires quittant les ports russes. Les mesures proposées visent à garantir la souveraineté de la Russie sur les océans, la liberté de navigation et la protection des navires battant pavillon Russe. »
Pour les navires battant pavillon Russe c’est faisable dans les jours qui viennent . Go. Nikolaï Patrouchev prévoit des accords avec les armateurs étrangers et certainement les États d’enregistrement du pavillon . Il envisage et même la possibilité de les déployer à partir de  » ports étrangers  » . La Djézaïrie pour la Méditerranée ?
Et le pétrole, gaz, uranium que nous achetons encore à la Russie, il arrive comment? Par Internet?
Cit :[ Et le pétrole, gaz, uranium que nous achetons encore à la Russie, il arrive comment? Par Internet?]
Les navires Russes transportant de l’uranioum et le nahouéft emprunteront la route du nord , le GNL provient de Mourmansk.
Je ne saurais trop conseiller aux Brésiliens d’emprunter la route du nord lorsqu’ils livreront leur Yellow Cake à la Russie et qu’ils récupéreront leur UF6
Cit :[ Je ne saurais trop conseiller aux Brésiliens d’emprunter la route du nord lorsqu’ils livreront leur Yellow Cake à la Russie et qu’ils récupéreront leur UF6 ]
Ben tiens ! C’est tombé sur mon « télescripteur  » ce matin :
et le macron qui croyait mettre la main sur l’uranioum de la région en agitant un tamborim à Salvador avec une vendeuse d’acarajés … Pour le coup les projets de  » dôvôrsôfôcôtiôn  » …
https://www.world-nuclear-news.org/articles/brazils-nbepar-and-rosatom-create-joint-venture
Le Patrouchev-fan ne risquait pas rester coi avec cet article.
Cit :[ Le Patrouchev-fan ne risquait pas rester coi avec cet article.]
Pourquoi ? Tu voudrais que je soit fan d’un politichien françouze ou d’un responsable sécuritaire françouze ? Qu »il y a t’il de non factuel ?
Si tu veux savoir je suis aussi fan de Go. Segueï LAVROV et j’ai eu un immense plaisir à passer une heure avec lui hier .
D’autres questions ?
Vos passions troubles n’avaient échappé à personne.
Qu’y a-t-il.
C’est avec deux traits d’union et non une apostrophe que doit être utilisé le « t euphonique ».
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22513/la-prononciation/prononciation-de-certaines-lettres/emploi-du-t-euphonique
Les navires en question n’étant pas russes la perte pour la Russie se limite à la cargaison, c’est a dire pas grand chose au regard de sa production annuelle.
D’autant plus que le blocage de 400 navires dans le Golfe Persique est en train de désorganiser le trafic maritime pour des mois et des mois, ce qui va faire souffrir le RU comme les autres.
Parce que si le marché tu transport maritime se négocie  » a la course  » pour les cargos, ce n’est pas le cas pour les pétroliers et les gaziers qui ont des planning et des affrètements sur 1 voire 2 ans.
Bref le système n’a que peu d’élasticité et la Russie contrôle justement une partie des ressources disponibles hors contrat.
Starmer, le protecteurs des gans de violeurs, fait du cinéma.
PS: le coût journalier de l’immobilisation d’un navire c’est 30 000 € minimum.
Ne rigolez pas, ces actes de piratages ne seront jamais validés par un tribunal international ou un arbitrage .
A la fin, c’est vous qui payerez.
Voir les comptes pro-russes tels que vous râler sur le sujet, c’est une preuve que ça vous emm*rde et donc ça nous incite à continuer !
Bien dit !
*gangs
LOL ! Commentaire habituel d’alek disant en substance « même pas mal ! ».
Si prévisible …
Vos amis iraniens ne se gênent pas… eux…
2 millions pour passer un détroit international… fallait oser
bon, après, ils ont 2 îles au milieu appelés « tun » donc demander des tunes…
2 îles appelées.
Pourquoi se gêner il y a des Européens qui payent…
C’est amusant.
Même sur un commentaire technique qui parle du commerce maritime, aucune réponse pertinente, aucun argument.
Juste des réactions émotionnelles.
La décadence intellectuelle de l’Occident en marche !
Rame, rame encore, c’est encore loin Mourmansk. Le pavillon est peut-être fantôche, mais les fonds pour l’acheter sont bien russes. 40% des capacités d’exportations de pétrole, brut comme raffiné sont de toute façon hors service.
Voyons. Pas d’utilité à faire de réponse pertinente à un commentaire baignant dans la propagande. Perte de temps…
Des plannings.
Le protecteur.
Ces actes de piratage (ou plutôt de piraterie, non ?)
Correct.
Merci
En effet.
Piraterie maritime.
Piratage informatique.
« A la fin, c’est vous qui payerez. »
Ah, ça y est, c’est officiel, vous n’êtes plus Français ?
on pourrais faire pareille , comme ça ils devrons faire de sacré détour , pour un pétrolier ce gout varie entre 25 000-50 000€ par jour pour le carburant .
on pourrais faire pareille , comme ça ils devrons faire de sacré détour , pour un pétrolier ce cout varie entre 25 000-50 000€ par jour pour le carburant .
Sauf que c’est comme les taxes de Donald « Corleone » Trump, en bout de chaîne c’est le consommateur qui paye.
Tu es sûr que ça va jean-luc ?
Parce que le radotage est un trouble du comportement le plus fréquent dans la maladie d’Alzheimer…
Sérieux, on s’inquiète !
Ceci dit, ton commentaire est très pertinent !
Il faut continuer à toucher les RuSSo-nazis au portefeuille !
Car malgré les dénégations des poutinophiles béats, ça ne va si bien que ça en Popovie, économiquement parlant. Moscou vient de séparer de 9t de sa réserve d’or, preuve que ses ventes de pétrole au cours actuel ne suffisent pas…
La question est… qui a acheté ces 9t… pour autant que ce ne soit pas plus…
Chine, Inde… Émirats…
De plus, paraîtrait qu’actuellement, des oligarques russes « offrent de leur plein gré  » de fortes sommes pour soutenir l’effort militaire…
Et que devant les transferts d’actifs à l’étranger de plus en plus nombreux, Poutine accélère les nationalisations…
Mais tout cela est conforme au plan.
9 tonnes sur 2332………
De l’argent de poche.
Par contre :
38 milliards de dollars supplémentaires de recettes fiscales pour la Russie suite a l’augmentation des prix du pétrole
on pourraiT faire pareIL. Comme ça ils devronT faire de sacré détour. Pour un pétrolier ce coÛt varie entre 25 000-50 000€ par jour pour le carburant .
Merci d’avoir corrigé « gout »/cout.
Mais il reste encore :
– « pourrais »/pourrait
– « pareille »/pareil
– « devrons »/devront
– « de sacré détour »/de sacrés détours
c’est contraire au droit de la mer, et à toutes les conventions et autres accords internationaux. Il faudra juste en assumer les conséquences, et ne pas pleurer. Et si, le procédé se généralise en Baltique, cela se nomme un blocus, qui est un acte de guerre.
Une fois arraisonnés, on ne pourrait pas confisquer la cargaison ?
Tout à fait d’accord. Arrêtons avec le droit international, lançons nous dans la piraterie et la rapine. Les US, la Chine, la Russie le font. Il faut s’y mettre, c’est tout. Si un jour les autres réhaussent le niveau, on suivra mais pour l’instant, chacun pour soi.
nous voilà revenus à la guerre des mers du 18e siècle.
Si le RU s’autorise de faire cela, d’autres pays vont le faire aussi