Une frégate a été virtuellement coulée par des drones de surface ukrainiens lors d’un exercice de l’Otan

Bien que dépourvue de navires de premier rang depuis l’annexion de la Crimée, la marine ukrainienne a néanmoins réussi le tour de force de limiter la liberté de mouvement de la flotte russe de la mer Noire en lui infligeant de sérieux revers, grâce à l’emploi combiné de missiles de croisière et de drones navals de surface [USV] chargés d’explosifs, comme le Magura V5.
En septembre 2024, dans les pages du Figaro, le chef d’état-major de la Marine nationale, l’amiral Nicolas Vaujour, avait expliqué que l’Ukraine avait «développé des drones de surface après avoir constaté que l’autodéfense des bâtiments russes était défaillante». Et d’ajouter que «cette stratégie de contournement de la puissance avait touché le point faible de l’adversaire». Mais, dans le même temps, il avait souligné que, la mer Noire étant «fermée», les distances étaient «compatibles avec l’autonomie des systèmes utilisés… Et, partant, que les tactiques ukrainiennes seraient plus compliquées à mettre en Å“uvre «en plein milieu de l’Atlantique».
En attendant, grâce à ses succès en mer Noire, la marine ukrainienne a accumulé une expérience opérationnelle indéniable. Expérience dont elle a fait la démonstration lors de la dernière édition de l’exercice de l’Otan Dynamic Messenger, organisée au Portugal, parallèlement à REPMUS 25 [Robotic Experimentation and Prototyping using Maritime Uncrewed Systems], en septembre dernier.
À cette occasion, plus de 150 drones [aériens, sous-marins et de surface] furent testés par les trente-deux nations impliquées dans ces manœuvres, dont la France, qui avait engagé la frégate de type La Fayette [FLF] Courbet, le Bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain [BSAM] Seine, le Bâtiment base de plongeurs démineurs [BBPD] Achéron ainsi que des détachements issus des groupes de plongeurs démineurs (GPD) Méditerranée et Atlantique, de la Flottille de lutte contre les mines et du Centre d’expertise des programmes navals [CEPN].
«L’exercice REPMUS a […] permis de tester des scénarios opérationnels avancés, notamment un mouillage en formation sous menace asymétrique où le Courbet a subi une attaque simulée par des drones, ainsi qu’un GUNEX [Gunnery Exercise] pour évaluer les capacités de défense contre des menaces aériennes et navales. Un exercice de lutte anti-sous-marine a également eu lieu au large de la baie de Sesimbra», avait résumé la Marine nationale, quelques jours après la fin de ces manÅ“uvres.
Six mois plus tard, le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung [FAZ] a livré des détails sur le déroulement de REPMUS/Dynamic Messenger. Ainsi, un détachement ukrainien, doté de drones de surface Magura V7, assura le commandement de la force «rouge», composée, entre autres, d’unités américaines, britanniques et espagnoles. Et cela avec la mission d’attaquer la force «bleue» selon cinq scénarios opérationnels [protection des ports, escorte de convoi, etc.] les plus réalistes possibles.
Selon les règles de l’exercice, il fallait être le premier à cibler l’adversaire avant d’être détecté. Et, à ce jeu-là , la force rouge a systématiquement pris le dessus.
Ainsi, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung, lors d’une simulation d’attaque contre un convoi, «les ‘rouges’ réussirent à toucher une frégate [dont l’identité n’a pas été précisée] à plusieurs reprises, au point qu’elle aurait coulé lors d’un véritable combat». L’équipage du navire attaqué n’avait rien vu venir.
During the REPMUS/Dynamic Messenger 2025 exercises in Portugal, the "red" team – led by Ukraine and comprising US, British, Spanish and other units – competed against the "blue" team, representing NATO forces, across several scenarios.
The Ukrainian-led team defeated the… pic.twitter.com/bKpkk8EAII— Defense of Ukraine (@DefenceU) March 20, 2026
«L’exercice a clairement démontré que les drones, combinés à l’expérience opérationnelle et à une planification éprouvée, constituent une menace réelle pour les forces navales de l’Otan, d’autant plus que celles-ci ne sont pas encore suffisamment préparées à des attaques menées avec de tels moyens», a commenté le journal allemand.
Un porte-parole de l’Otan a confirmé que la marine ukrainienne avait dirigé et coordonné les forces «rouges» pour la première fois lors d’un exercice de l’Alliance. C’est «une étape historique», a-t-il souligné.
«Le commandement ukrainien a donné un réalisme accru aux combats lors de cet exercice, favorisant ainsi l’innovation et l’élaboration de nouvelles tactiques […]. Cela permettra de faire progresser le développement de nouvelles capacités pour faire face aux menaces réelles», a-t-il conclu.
Photo : USV Magura V5 – capture d’écran





et encore, les drones navals ne sont qu’en surface pour l’instant
@Phil135
détrompez-vous. Il existe aussi des drones sous-marins.
A titre indicatif, la dernière action navale majeure des ukrainiens en décembre 2025, a impliqué des drones sous-marins type subsea baby, qui se sont infiltrés dans le port ultra protégé de Novorossisk et ont réussi à couler ou endommager gravement au moins un sous-marin classe 636.3 Kilo, transportant notamment des missiles de croisière Kalibr.
La menace est donc bien réelle, et ça ne concerne pas que la marine russe et le théâtre ukrainien…
Le premier enjeu est de pouvoir détecter ces drones : pour les drones de surface, cela nécessite des capteurs radar adaptés et correctement calibrés, et/ou un système de veille optique/IR performant. On mesure l’ampleur de la tâche, tous nos navires ne répondant pas à ces critères… Pour les drones sous-marins, cela nécessite en plus un sonar. là non plus, tous nos navires n’en sont pas dotés. Une fois la détection assurée, reste ensuite à pouvoir éliminer la menace.
Pour détruire les drones de surface, de nombreux moyens existent : canons de tous calibres, mitrailleuses à tir rapide manuelles ou téléopérées, roquettes guidées laser, et même certains missiles sol-air, comme le Mistral 3, ou des missiles antichars.
Pour détruire les drones sous-marins, en revanche, il existe un « trou dans la raquette ». Faute de mieux, on pense bien sûr à la torpille, mais une Mu90 coûterait entre 1.5 et 2M€. Cette arme est davantage destinée à détruire des sous-marins, elle n’a pas été conçue pour détruire de petits drones de quelques centaines de kg, pour lesquels elle apparaît clairement surdimensionnée. Il nous faut donc concevoir des mini-torpilles pour cet usage. Une arme de quelques dizaines de kilos, avec une portée réduite (3 à 5 km ?), embarquée sur navires pour de l’autodéfense, ou sur drones aériens pour la lutte ASM/antidrones. Plusieurs modèles existent, certains étant déjà en service. Nous devons nous dépêcher d’avancer sur cette question, et équiper rapidement nos navires, si on veut éviter de désagréables surprises tactiques…
Depuis 2023, les ukrainiens ont des drones sous-marins et les ont utilisés. Le Maritchka (en ukrainien : Марічка, en anglais : Marichka) est un robot sous-marin autonome qui a été utilisé entre autres à Novorossiysk.
https://www.ukrinform.fr/rubric-ato/4071862-les-services-de-renseignement-britanniques-ont-analyse-les-consequences-dune-frappe-de-drone-sousmarin-sbu-contre-un-sousmarin-a-novorossiysk.html
Je ne suis pas un marin, même si j’ai une courte expérience de navigation sur l’eau salée. Nez en moins, il me semble évident, et je l’ai écrit déjà plusieurs fois ici, que nous devons pensez l’armement de nos navire (et de nos bases)avec en mémoire les conditions de combat des anglo-saxon en 1944 face aux attaques kamikazes.
Ne parle-t-on pas d’ailleurs de drones kamikazes en l’occurrence ?Je ne dis pas qu’il faut faire comme en 1944, mais s’en inspirer avec des solutions actuelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Richelieu_(cuirass%C3%A9_de_1939)
>> Nez en moins
et oreille en plus ?
! Le Français est une langue très riche , donc compliquée ….
Nez en moins…. moustache en plus!
Donc, si je résume votre pensée, vous voulez relancer la production du Mirage 2000 (pour lutter contre les drones aériens) et refaire des cuirassés de classe Richelieu (pour lutter contre les drones navals).
Bon, ok, là , tout de suite, je ne peux pas dire que vous ayez un esprit tourné vers la pensée de rupture et l’innovation, mais plutôt tourné vers le passé : vous avez envie que le passé se prolonge dans l’avenir, mais comme vous êtes quand même un peu conscient de l’obsolescence des choses, vous modérez un peu votre propos en ajoutant qu’il faut « s’inspirer du passé, mais avec des solutions actuelles ». Au moins, vous ne basculez pas totalement dans le gâtisme.
Mais ça se comprend, hein ? C’est très humain. M’enfin, avec un tel état d’esprit, on ne gagne pas beaucoup de guerre. Plus précisément, vous allez perdre toutes les guerres où votre ennemi est plus innovant que vous.
Cela dit, on peut concevoir des guerres qui nous opposeraient exclusivement à des ennemis moins innovants que nous si l’on admet que la totalité des conflits qui peuvent se produire entre les êtres humains soient réductibles à un conflit qui opposerait deux EHPAD, ce qui est une hypothèse qui, un jour, deviendra raisonnable en raison du vieillissement de la population humaine.
En effet, quand l’âge moyen de la population humaine atteindra l’âge moyen des populations des pays développés, comme la France par exemple, on pourra faire l’hypothèse qu’une fraction importante de l’humanité aura une approche similaire à la vôtre, c’est-à -dire fondamentalement nostalgique et conservatrice, voire rétrograde (au sens de revenir à un stade de développement antérieur, soit rétrograder). Dans ce cas, il deviendra possible de gagner des guerres en ayant une approche passéiste, en revenant par exemple au plus faible niveau technologique possible : on inverse le progrès pour l’orienter vers le passé plutôt que vers l’avenir, quoi.
Je suis sûr que c’est ça votre rêve secret, en fait : inverser le progrès, pour revenir dans le passé.
Enfin bref.
Malheureusement, pour l’instant, l’humanité est assez jeune et donc nous, les vieux, on restera soumis à une contrainte d’innovation pour assez longtemps encore. Moi aussi, ça me contrarie, sachez-le. Perso, je suis pour qu’on décale l’âge légal de la naissance vers 50 ans révolus. Une personne ne serait ainsi autorisée à naître qu’à son cinquantième anniversaire, ce qui nous permettrait de ne plus avoir à cotoyer des jeunes. Je crois que c’est un voeux commun qui fait de plus en plus consensus dans la société française, d’ailleurs.
Du moins si j’en juge par la répartition du PIB entre retraites et éducation:
– Education: 6,8% du PIB
– Retraites: 13,5% du PIB
Ah ben voilà , tout s’explique.
Je termine par un truc qui n’a rien à voir : vous savez qu’on explique souvent que les Français vont laisser la dette publique françaises à leurs enfants et donc on s’imagine des gens jeunes, ce qui donne une représentation mentale du truc assez honteuse: des vieux, globalement plus riches que la moyenne des Français, qui lèguent à leurs enfants un monde pourri et des dettes.
Mais en fait, c’est pas ça du tout: des enfants, on en fait de moins en moins, donc on va pas léguer nos dettes à des gosses, mais à des petits vieux, encore plus vieux que nous parce qu’ils auront une espérance de vie plus longue. Et qui seront pauvres, en plus. C’est horrible.
Bon, je crois que je préfère la version avec les gosses, finalement. Elle est démographiquement fausse, mais elle est moralement moins indigne.
Les Ukrainiens vont bientôt avoir une nouvelle cible,
soit dès à présent via Scalp-EM, soit dans qques mois après mise à flot et essais de navigation, via drones USV.
https://www.navalnews.com/naval-news/2026/03/russias-ivan-rogov-class-assault-vessel-nears-completion-in-crimea/
.
En tous les cas, ce cousin là du BPC Mistral n’aura pas beaucoup de champ libre en mer Noire.
L’air de rien, ils sont gonflés les Russes : construire un tel navire à portée de tir des Ukrainiens, il faut avoir la foi.
C est la russie. L important n est pas que le navire prenne la mer. L important c est que l argent soit versé pour pouvoir être détourné par les oligarques.
Cit :[ C est la russie ]
Un pays que vous ne connaissez manifestement pas , dont vous nez parlez pas la langue et dans lequel vous n’êtes jamais allé !
Ce n’est même pas sûr que vous ayez mis vos palmes un jour dans un chantier naval , à fortiori Russe
Mais comme dit  » Clint  » :  » Les avis c’est comme les td* ! Tout le monde en a un ! «Â
Et toi rigolo c’est sûr qu’en matière de tdc tu en connais un rayon vu que tu penses avec.
Cela dit nul besoin de parler la langue d’un pays ou d’y aller pour le connaitre. Ce n’est pas parce que tu reproduis fidèlement tout ce que tout trouve là -bas en matière de propagande que ça fait de toi un spécialiste fiable. Idem pour les chantiers navals.
Donc ton avis, que dire sinon que tu peux te ………
Il y a tres peu de chances qu il puisse quitter la cale seche. Les UKR frappent ce qu ils veulent en Crimée désormais.
A mon avis les ukrainiens sont facétieux, ils attendent que le bateau soit fini pour le dézinguer et laissent les russes y consacrer argent et énergie pour le moment…
Tout à fait, c’est aussi ce que je pense… du moins c’est ce que je ferais à leur place ! ils doivent suivre avec beaucoup d’intérêt l’avancement de la construction pour déterminer le moment idéal…
En fait une torpille de surface pouvant parcourir de longues distances. Difficiles à dissimuler, bruyantes. L’effet de surprise passé, les marines sont prévenues et les moyens de les contrer seront mis en place. Nul doute que les industriels sont au travail.
L’Ukraine ne fait pas partie de l’OTAN mais elle participe à des exercice de l’OTAN. Ca ne va pas plaire à tonton Vlad ça.
A la guerre hybride de Moscou, on répond par une alliance hybride. C’est malin. Surtout que là , les ukrainiens nous apporte un vrai savoir faire.
Il y a beaucoup de pays qui participent à des exercices de l’OTAN sans en faire partie… Et aussi des pays de l’OTAN qui participent à des exercices non-OTAN. Est-ce qu’on s’insurge quand la Russie participe à des exercices avec d’autres pays ?
 » selon cinq scénarios opérationnels [protection des ports, escorte de convoi, etc.] les plus réalistes possibles.
Selon les règles de l’exercice, il fallait être le premier à cibler l’adversaire avant d’être détecté. »
Attention avant de tomber dans le piège.
Les exercices étaient peut être réalistes ( on a pas les détails , les moyens aériens engagés dans un scénario réaliste ne sont ainsi pas cités), on manque de détail.
Par contre, les règles de l exercice étaient absurdes de manière volontaire (je ne vois pas d autre explication, on sait faire des exercices avec des regles réalistes) afin de donner un énorme avantage aux drones.
Il suffisait a un droniste de dire qu il a touché pour qu il soit compté comme touché. Alors que dans le mondre réel, viser un navire avec un drone c est facile. Le toucher si il est défendu est quasi impossible.
Les Ukrainiens ont fait des centaines de tentatives réelles avec peut être deux ou 3 réussites et je crois 0 coulés. Et pourtant, ils sont dans un contexte tactique ultra favorable et face à un adversaire nettement moins bien défendu qu une frégate otan. Ce sont les frappes au port et les missiles anti navires qui ont neutralisé la marine russe.
« L’équipage du navire attaqué n’avait rien vu venir. »
Ils étaient tous au bistrot? Sérieusement, chaque navire de ce type dispose de plusieurs niveaux de redondance radar capable de détecter ce type de drones pas furtifs du tout.
Pour réussir à ce résultat, il faut soit un scénario particulierement pas réaliste ou un équipage avec personne qui fait son taf.
Je crois qu’ils ont défini une kill chain, de la façon la plus réaliste possible, et l’exercice a permis de valider que la kill chain a fonctionné.
Bien sûr, la phase finale de la kill chain (la partie cinétique, le tir ou l’impact, quoi), était simulée. A priori, il suffisait d’un contact caméra ou photo, d’après ce que j’ai compris. Par exemple :
– Le drone attaquant vise le radar d’un navire : pour que le tir soit validé, il suffit que le drone puisse filmer le radar avant d’être lui-même détecté,
– Le navire attaqué riposte en prenant en photo le drone : s’il y parvient avant que le drone valide son tir, le point est pour lui.
A ce petit jeu, les Ukrainiens ont gagné cinq fois, et lors d’une attaque, il a été rapporté que la frégate attaquée n’avait pas détecté le drone attaquant et avait demandé par radio quand l’attaque allait commencer, alors qu’elle avait déjà eu lieu et qu’elle était virtuellement touchée, voire coulée selon les règles de l’exercice.
Dans ce cas-là , l’équipage n’a rien vu venir :
– Pas de contact radar,
– Pas de contact radio (détecter la liaison de données du drone),
– Pas de contact IR, FLIR ou IRST,
– Pas de contact visuel, même à l’Å“il humain,
– Pas de contact acoustique, même à l’ouïe.
Dans tout le spectre de détection possible pour les capteurs usuels d’une frégate Otan standard, il y a eu zéro, quoi.
Il est indiqué que l’exercice simulait des conditions réelles réalistes, donc guerre électronique, leurre, etc. Il est possible que la frégate n’ait pas eu le droit d’activer ses capteurs radar, IR ou autres pour simuler des conditions d’engagement dégradées, et que les conditions météo n’aient pas permis d’établir un simple contact visuel avec le drone, ou même seulement au bruit, mais ce n’est pas précisé dans l’article mis en lien. On ne sait d’ailleurs même pas si cet exercice a eu lieu de nuit, ce qui expliquerait en partie cette absence de détection.
Enfin bref, effectivement, ça interpelle. Normalement, même un système optronique comme l’EOMS-NG, installé sur les vénérables frégates de type Floréal aurait dû voir arriver le truc : https://lignesdedefense.ouest-france.fr/coup-de-jeune-pour-lartillerie-des-fregates-floreal-avec-une-nouvelle-conduite-de-tir/
Là , que dalle. J’espère que la frégate qui s’est fait allumer n’était pas française, parce que sinon, ce serait la honte. Sous réserve qu’elle n’ait pas reçu consigne de débrancher tous ses capteurs, pour simuler des conditions réelles dégradées, bien sûr.
« ils ont défini une kill chain, de la façon la plus réaliste possible, »
Non, elle est dispo et elle ne l est pas. ( d alleurs, vous la citez plus bas)
« Bien sûr, la phase finale de la kill chain (la partie cinétique, le tir ou l’impact, quoi), était simulée. »
Non, elle n était même pas simulée (par exemple s approcher à 5 m, détecteurs lasers simulant les tirs, ratio statistique que kill rate appliqué, …).
Et pour ce type d exercice, on peut faire du tir réel. C est ce que fait la France ( et j oses espérer nos partenaires aussi) lors d exercices similaires. On fait des drones suicides, on les bourre de mousse (pour pas qu ils coulent au premier impact) et on simule des attaques. Spoiler, lors de ces simulations réelles et réalistes, les drones ne coulent pas les frégates. Comme dans les retex réels de la mer noire.
« Le drone attaquant vise le radar d’un navire : pour que le tir soit validé, il suffit que le drone puisse filmer le radar avant d’être lui-même détecté, »
Je n avais pas relevé ce truc de radar. Mais c est une capacité que n ont pas les drones UKR en 2026. Ils ne l avaient pas non plus lors de l exercice. Mais on a fait comme si ils avaient cette capacité. sans doute pour de bonnes raisons, mais ce n est pas réaliste.
« Dans ce cas-là , l’équipage n’a rien vu venir :
– Pas de contact radar,
– Pas de contact radio (détecter la liaison de données du drone),
– Pas de contact IR, FLIR ou IRST,
– Pas de contact visuel, même à l’œil humain,
– Pas de contact acoustique, même à l’ouïe.
Dans tout le spectre de détection possible pour les capteurs usuels d’une frégate Otan standard, il y a eu zéro, quoi. »
Et je répete, croire qu un drone naval suicide puisse être en position de toucher une frégate Otan en esquivant tout cela, c est du domaine de la croyance ou de l absence de personnel en passerelle et veilles diverses.
Ce n est possible qu avec des regles transformant la chose en partie de cache cache ridicule. comme prendre des photos.
Je suppose que l idée de l exercice était de faire perdre les navires pour faire prendre conciensce de la menace. Quitte à faire des règles idiotes.
Peut-être, les exercices servent aussi à ça.
Je pense au général Billy Mitchell et au projet B : https://www.19fortyfive.com/2022/07/back-in-1921-a-bomber-sunk-a-battleship-and-the-battleship-era-the-navy-ignored-it/
Peut etre une frégate anglaise, avec un équipage sous coke à faire la teuf.
Si nous arrivons pas à détecter un drone de surface avant qu’il n’atteigne un navire, il faut se faire du souci…
Avons-nous des drones de surface pour contrer ceux de l’adversaire ? Combien de temps il faudra pour valider une solution simple et peu couteuse mais efficace ? On parle de l’IA sans arrêt, j’attends une démonstration…
On les détecte sans souci et on les détruit sans soucis au canon.
La guerre en Ukraine l a abondamment prouvé.
bref, rien de surprenant, pas de raison que les marines de l’otan soient meilleures que la marine russe sur ce point
Aucune idée des règles de l’exercice, donc toute conclusion serait absurde.
La frégate a été « coulée » lors de l’exercice
REPMUS 25 grâce à une tactique de saturation par essaim utilisant des drones de surface (USV) ukrainiens Magura V7.
Voici comment l’attaque s’est déroulée selon les Retours d’Expérience (RETEX) :
1. La tactique de l’essaim (Swarming)
Plutôt que d’envoyer un seul missile ou une torpille classique, l’unité ukrainienne a lancé une dizaine de drones navals simultanément. Les systèmes de défense de la frégate (radars et canons de petit calibre) ont été submergés par le nombre de cibles arrivant de plusieurs directions à la fois.
2. La furtivité et le profil bas
Les drones Magura V7 sont très petits et naviguent au ras de l’eau.
Radar : Leur signature radar est infime, ce qui les rend difficiles à détecter de loin, surtout avec du clapot (vagues).
Visuel : Ils sont peints en gris foncé, ce qui les rend presque invisibles à l’Å“il nu de nuit ou par mer agitée.
3. La « Zone Aveugle »
Les drones ont exploité les limites des capteurs de la frégate. En s’approchant très près du navire à grande vitesse, ils sont entrés dans une zone où les canons principaux ne peuvent plus s’abaisser suffisamment pour tirer.
4. L’issue du scénario
Dans ce test de « Force Adverse » (Red Teaming), les drones ont réussi à percer la bulle de protection du navire et à simuler des impacts sur la ligne de flottaison.
Le résultat : Les arbitres de l’exercice ont déclaré la frégate « hors de combat » ou « coulée ».
Pourquoi est-ce important ?
Cet événement a servi d’électrochoc pour l’OTAN. Il a prouvé qu’un navire technologique coûtant des centaines de millions d’euros peut être neutralisé par quelques drones bon marché (environ 250 000 € l’unité). Cela a forcé les alliés à repenser immédiatement leurs systèmes de lutte anti-drones (canons laser, brouillage électronique et mitrailleuses téléopérées).
Ce n’est pas vraiment ce que raconte le Frankfurter, mais bon, ça s’entend.
Ce serait une approche somme toute classique : une attaque de saturation exploitant les angles morts des canons et les zones aveugles des capteurs, menée de façon combinée par des drones provenant de différentes directions à la fois.
Je suis un peu déçu, je dois dire.
Mais c’est inquiétant quand même !
C’est comme pour le test de Kobayashi de Mr Spock dans Star Trek, test truqué car programmé pour éliminer tout le monde ….il suffit de le reprogrammer en cachette pour etre le vainqueur du combat spatial simulé , histoire que le Capitaine Kirk croque dans une pomme tout en faisant un pied de nez aux instructeurs …
Ne pas intercepter le drone naval, sachant par avance qu’à un moment où un autre il va essayer de taper, dans un périmètre donné… augure très mal de notre avenir… la leçon fait mal.
L exercice ne comportait pas de phase d interception justement…
ce n’est pas une leçon : juste une démonstration de force.
une fois que l’humiliation aura été digérée,les moyens et tactique seront mises à jour.
à mon avis , et il compte pour du beurre, c’est pour accélérer cette évolution que les fuites sont orchestrées, vers les politiques et les industriels..
Avec les Ukrainiens, on est loin de la théorie de PowerPoint tant vanté par nos « spécialistes ». Espérons que cette gifle sera juste une sensibilisation du risque des drones avant une autre réalité futur et qu’on réalise enfin que le territoire européen n’est pas protégé contre une telle attaque.
selon mes informations, il s’agit de la frégate portugaise
NRP Dom Francisco de Almeida (F334)
Ah, normalement, elle est équipée d’un système électro-optiques Gatekeeper de Thales qui aurait dû lui permettre de détecter l’approche d’un drone naval ou aérien, en plus de ses radars Thales Smart-S et SeaWatcher :
https://www.meretmarine.com/fr/defense/auto-protection-des-navires-thales-lance-artemis-et-gatekeeper
C’est la question : la consigne de l’exercice était-elle de désactiver tout ou partie des capteurs ?
Si ce n’est pas ça, alors c’est inquiétant.
Ouf, l’honneur est sauf.
Plus sérieusement, si les conditions de l’exercice étaient proches de conditions réelles (ce dont semblent douter pas mal de commentateurs ci-dessus), son enseignement doit bénéficier à toutes les marines présentes. Aucune ne peut prétendre être infaillible, au prétexte qu’elle serait plus forte que la marine portugaise. Le complexe de supériorité mène aux catastrophes.
Humilité, toujours !
La. Marine Française y a déjà pensé avec la FDI . Si il y a bien une frégate au monde qui a été penser et réfléchi pour la lutte contre les drones navals et la lutte asymétrique c’est bien ce type de navire. Félicitations à Naval Groupe et à la marine nationale Française pour leurs clairvoyance d’autant plus que les FDI ont été pensé bien avant la guerre en Ukraine. Dans le domaine de la lutte contre les mines Naval Group et Exail sont très en avance. La Belgique et les Pays bas l’ont très bien compris.
Si la frégate n’a pas été nommée, c’est qu’il ne s’agissait pas de la Courbet.
Certes cette frégate de second rang n’est pas assez armée pour le rôle momentané de premier rang qu’elle occupe actuellement, mais sa rénovation a mi-vie lui a permis d’acquérir de nouveaux capteurs dans les 3 dimensions, ce dont ne bénéficie pas certaines frégates dites de premier rang, dans encore trop de marines OTAN.
Et si ce genre d’exercice a cours, c’est justement parce que c’est le cas de nombreuses marines de guerre dans le monde… n’est pas FREMM ou FDI qui veut!
Mais il faut souligner qu’une frégate (la Courbet), de second rang en France, fait mieux que certaines premier rang ailleurs.
Mais il est triste de constater qu’il faut ce genre d’exercice, pour que l’OTAN en prenne conscience.
le 24-3-2026 18H56 j#ai donné le nom de cette frégate selon mes informations, il s’agit de la frégate portugaise
NRP Dom Francisco de Almeida (F334)
A une autre époque, et pour une autre problématique, Billy Mitchell n’a pas suffi.
Il a fallu le Repulse et le Prince of Wales pour que ça imprime. Normal, en fait.
C’est pour ça que la cognition est une discipline importante : bien comprendre la cognition aide à réduire les délais de prise de conscience du réel.
A propos des menaces marines, la France a proposé avec d’autres pays de déminer le détroit d’Ormuz dès que les combats auront cessé. Louable idée … à condition d’en avoir les possibilité !
Le site ‘secret defense V2’ indique que la surveillance et le déminage de la rade de Brest a été confiée à une société privée suite à un appel d(offres, car la France ne dispose plus assez de moyens !
l’Allemagne la Belgique peuvent le faire .
‘ont été confiés’
Je suis un néophite en la matière, mais les sonars et les radars qui équipent les navires sont ils en capacité de déterter ces petites embarcations au raz de l’eau pour certaines semi-immergées.
@MAS 36
La détection de telles embarcation est difficile.
Les radars les plus appropriés sont les radars de navigation (la détection par la voie surface du radar principal est en général moins bonne que celle des radars de navigation).
Les sonars tant actifs que passifs devraient avoir du mal : c’est plus difficile que de détecter une torpille car on est dans une zone très bruitée.
Les détecteurs optiques me semblent être capables (surtout en infrarouge) mais ne pas oublier qu’ils ne donnent pas la distance à laquelle se trouve la menace mais seulement la direction d’où elle vient.
Selon le type de guidage du drone, les détecteurs d’émissions radar ou radio peuvent contribuer à la détection (là aussi pas de distance)
Les systèmes de veille améliorent la détection en combinant les informations de détection de tous les capteurs du bord.
Ne pas oublier qu’il ne faut pas seulement détecter mais aussi identifier avant de tirer (c’est le rôle des détecteurs optique, des détecteurs d’émissions radar ou radio et de l’équipage).
Merci pour ces précisions.
@MAS 36 : OUI.
Plus généralement, la question que beaucoup se posent est : Nos navires sont-ils capables de détecter et de détruire ces drones (marins, au raz de l’eau, sous-marins, aériens) avant d’être frappé ? Et pour certains de prédire la vulnérabilité du PANG et de nos frégates…
N’ayant pas la science infuse comme certains spécialistes sur ce site, j’ai donc axé mes interrogations sur ce qui existe aujourd’hui ou en cours de développement, selon la documentation publique disponible.
Après plusieurs heures de consultations diverses, de moulte articles ne décrivant parfois que des capacités volontairement incomplètes, je dois tout d’abord reconnaître que je suis stupéfait par le nombre de moyens actuellement en cours de développement. Aussi, à la question posée je pense qu’on ne peut répondre que d’une façon générale, tout en sachant que le problème surgira probablement de cas particuliers ; mais d’une façon générale la réponse est OUI, les marines occidentales ont tiré les leçons de la mer Noire et de la mer Rouge (attaques houthies) en se dotant de radars modernes, EW renforcée (guerre électronique), canons automatisés et même des lasers et micro-ondes de haute puissance prochainement en déploiement opérationnel. Nos industriels ne sont donc pas restés l’arme au pied, loin de là , et notre futur PANG devrait être bien protégé !
Ainsi, même si la défense n’est pas infaillible (en particulier contre les essaims ou des attaques coordonnées par divers moyens) nos navires militaires sont sensés disposer d’une défense multicouche bien plus sophistiquée que celle observée chez la flotte russe en mer Noire (Où rappelons-le, selon l’IFRI (l’Institut français des relations internationales), entre 24 et 26 navires de “la force rouge“ ont été coulés ou sérieusement endommagés ; soit environ 30 à 33 % de ses capacités de combat de surface… De profundis).
Je vous propose un petit panorama des moyens de détection et de protection. A chacun ensuite -bien entendu- de vérifier et de compléter.
Actuellement, les moyens de détection se fondent principalement sur des radars marins AESA multifonctions (ex. : AN/SPY-1/SPY-6 sur destroyers Arleigh Burke US, ou le SAMPSON britannique, ou encore les radars Thales sur certains de nos navires) qui exercent une surveillance 360° pour détecter les drones marins USV (Unmanned Surface Vehicle), et ce à des dizaines de km. Ils sont associés à des capteurs électro-optiques/infrarouges (EO/IR), cad des caméras thermiques et optiques haute résolution, jour/nuit, très efficaces contre les USV à faible signature RCS (Pour faire simple, la RCS d’un drone correspond à la mesure de la quantité d’énergie diffusée par les parties fixes et rotatives d’un drone dans la direction d’un récepteur radar, ce qui permettra de le détecter et même parfois de le classifier par analyse comparative IA) comme les systèmes Leonardo DRS (BlackLab RF + STAG EO/IR + IA de fusion). Par ailleurs, des sonars actifs et/ou passifs [sonars de coque ou remorqués, à immersion variable, CAPTAS, ou encore les sonobouées Thales sur hélicoptères ASW (Anti-Submarine Warfare, ex: MH-60R US ou NH90 français)] sont capables de détecter des anomalies magnétiques (Cad capables de détecter à distance des masses métalliques sous la surface de l’eau) de façon à contrer des UUV/marins & sous-marins (Comme les drones Orca, Poséidon, Excalibur, etc.), tout en sachant que les petits UUV sont les plus difficiles à détecter (Mais souvent les moins porteurs de charge explosive).
Une illustration des systèmes anti-drones aériens déployés est l’HYDRA (De la société française CERBAIR) qui est un récepteur RF passif discret (cad sans émission d’ondes permettant de le localiser), qui détecte dans un rayon de 2 à 10 km les signaux radiofréquence (RF) existants (les communications radio) et les analyse. HYDRA s’appuie sur un nombre extensible de capteurs travaillant de concert grâce à des algorithmes de traitement et d’analyse des signaux. Il agit comme une première couche passive d’alerte discrète qui identifie la menace (drone), localise son opérateur, et transmet immédiatement les informations au centre de commandement (C2) pour déclencher sans délai d’autres capteurs ou effecteurs (brouilleur, laser, canon,…). Ce dispositif est opérationnel sur les nouveaux patrouilleurs hauturiers (PH) de la Marine nationale dont la superstructure intègre 4 antennes circulaires HYDRA, les reliant directement au SETIS-C (Système d’Exploitation et de Traitement des Informations de Surveillance – version compacte développée par NavalGroup), ce dernier fusionnant automatiquement les données HYDRA avec le radar NS54 3D AESA, les capteurs EO/IR (VIGY 4 Safran), le sonar BlueWatcher et les armes du PH (canon 40 mm RapidFire, mitrailleuses, SIMBAD Mistral,…) [Les américains ont un système similaire baptisé « ODIN»].
Les FDI française et hellénique déploient quant à elles des radars numériques multi-signaux de guerre électronique (R-ESM Thales), alimentés par IA, permettant d’analyser instantanément sur 360° tout le spectre électromagnétique du théâtre des opérations, discriminant ami/ennemi, garantissant une probabilité d’Interception de 100% des menaces y compris dans des zones à forte densité de signal (environnement côtier). Il met en Å“uvre des technologies de traitements numériques permettant l’extraction des signaux d’intérêt, y compris les plus faibles et les plus complexes (LPI). La version «Sentinel» a été retenue pour équiper les FDI de la marine française et de la marine hellénique ; la version «Vigile D» est quant à elle déployée sur des navires de la marine britannique, la marine néerlandaise et la marine portugaise.
MBDA développe de son côté le «SEA WARDEN» qui intègre également une capacité anti-USV (véhicule de surface sans pilote), à l’instar du système terrestre «SKY WARDEN» (version antiaérienne), un système modulaire conçu pour intégrer et contrôler une large gamme de capteurs et d’effecteurs [Mistral 3, AKERON MD, Laser HELMA-P,… ], capables de lutter très efficacement contre les menaces aériennes (micro et mini-drones) et de surface.
Des projets sont en cours de développement, comme le «U-SHIELD» danois dont l’objet est la protection sous-marine des infrastructures de grande valeur par des drones légers de surveillance et de neutralisation, ou encore le projet «DARPA Pulling Guard» pour étendre le champ de vision au-delà de l’horizon du navire, une multitude de projets dont beaucoup sont classifiés…
Ces moyens de détection sont associés à des moyens de protection, comme le brouillage ou l’aveuglement, les leurres acoustiques, et au besoin la destruction physique (tout en sachant qu’il faut parfois résoudre l’équation relative à l’emploi de missiles coûteux pour neutraliser des drones à quelques milliers de dollars…). On peut citer pêlemêle : les Phalanx CIWS (20 mm Gatling C-RAM), les canons 25/30/57/76 mm (OTO Melara français/italien avec munitions guidées, comme ceux de la FREMM Alsace qui a abattu 3 UAV houthies en 2024), ou encore les canons de pont Mk 38 (57 et 76 mm guidés) de Northrop Grumman, les 40mm RapidFire de Thales en partenariat Nexter montées sur plateforme navale (pouvant ouvrir le feu sur des cibles aériennes à des distances de 50 à 4 000 m), les MISTRAL 3 (portée 8 km) intégrés aux systèmes SIMBAD-RC ou les Akeron MP (version navale, portée 4 km), les système US HELIOS [High Energy Laser with Integrated Optical-dazzler and Surveillance, sur les destroyers US, efficaces contre les drones et les vedettes d’attaque rapide], les lasers DragonFire/Helma-P et HPM (micro-ondes) en développement, ainsi que de nouveaux systèmes très prometteurs Thales/Exail pour la détection et contrer les UUV…
Les solutions de protection et d’agression sont donc multiples, de la mitrailleuse lourde à la torpille légère en passant par l’emploi de “charges de profondeur“ (qui explosent à l’approche d’un drone marin ou sous-marin), ainsi que les futurs UUV “kamikaze“ en cours de développement (Comme le «Sub Sea Baby» ukrainien qui en 2025 a frappé un sous-marin russe)…
Si l’on excepte les reproches se rapportant au nombre insuffisant de moyens de protection déployés sur les navires français, un autre problème subsiste. Celui des navires au mouillage, ancré ou amarré dans un port, qui n’ont pas toujours un dispositif de protection complet en veille ou actif 24h/24 comme en haute mer. Et là , la vulnérabilité est réelle car la manÅ“uvrabilité est nulle, les radars sont parfois masqués par les structures portuaires, les sonars de coque ou trempés “réduits“ en raison des eaux peu profondes et/ou de la proximité côtière, comme lors de l’attaque de l’USS Cole en 2000 [Le 12 octobre 2000, un bateau piégé par Al-Qaïda frappe l’USS Cole au port d’Aden, tuant 17 marins]. De ce fait, même au mouillage, les navires français doivent maintenir un minimum de veille radar/EO/IR, cad au moins un radar de surveillance air-surface en mode « port » ou « clutter littoral », ainsi qu’une veille ESM (détection émissions radio/GPS des drones) et des capteurs passifs en fonction. L’équipage réduit (quart de veille) surveille visuellement (caméras thermiques) et acoustiquement, et les systèmes de combat (Aegis, SENIT, etc.) restent en alerte rapide. Dans les ports militaires français existent aussi des barrières physiques, comme les filets anti-nageurs et anti-UUV (en tests), les bouées et radars portuaires de détection, les ROV pour inspection de quille, les brouilleurs RF limités (pour ne pas gêner le trafic portuaire), en renfort des Forces de protection portuaire (Fusiliers marins, Gendarmerie maritime, équipes de sécurité). Dans les ports militaires US sont également déployés des robots sous-marins autonomes (AUV) comme les REMUS (Remote Environmental Monitoring UnitS). De la même façon, dans les ports milmitaires français, des AUV comme les A18-M/Exail peuvent être déployés pour surveiller les approches sous-marines.
Pour conclure avec un sujet d’actualité, il faut souligner l’excellence de la collaboration Thales et Exail, le spécialiste français des drones de déminage, car le nouveau système opérationnel dit “UMIS“ combinera drones de surface, sous-marins et aériens capables de détecter, classifier et neutraliser des mines tout en maintenant les équipages à distance de la zone de danger, une solution des plus intéressantes qui (selon http://www.capital.fr) serait la seule à pouvoir déminer le détroit d’Ormuz rapidement
https://www.exail.com/product-range/umis-unmanned-mcm-mine-countermeasure-integrated-system
Merci pour vos infos très détaillées
Info inutile vu qu’on ne sait pas quelle frégate et NATO n’a pas une qualité uniforme au niveau des flottes.
@GotoRaptor,
Militairement parlant, Raptor : vous ch— dans la colle !
Vous voudriez peut-être un état détaillé bateau par bateau ?
La légitime question posée était de savoir si les moyens de détection et de lutte étaient au niveau de la menace… La réponse est OUI, avec la précision de dire que ces équipements ne sont pas à un niveau jugé suffisant pour l’ensemble de notre flotte (La qualité est effectivement “uniforme“).
Maintenant vous êtes assez grand pour faire une recherche bateau par bateau…
Merci pour ces précisions.