Le général Schill souligne le rôle de l’armée de Terre dans la stratégie de dissuasion nucléaire française

Lors de ses vœux aux Armées, le 15 janvier, le président Macron a confirmé que le budget de la mission «Défense» allait bénéficier d’un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros [en tenant compte des 3,5 milliards de crédits en plus votés pour l’exercice 2026] dans le cadre d’une actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30. Cette semaine, à Indret, il a fait savoir que le contenu de cette dernière venait d’être «finalisé» et qu’il serait présenté en Conseil des ministres en avril prochain.

Cette «marche supplémentaire» permettra de financer plusieurs priorités, à savoir la reconstitution, voire le rehaussement, des stocks de munitions dites «complexes», les capacités spatiales, l’alerte avancée, la frappe conventionnelle à très longue portée et la défense aérienne. En outre, comme M. Macron l’a annoncé lors de son discours prononcé à l’Île-Longue, le 2 mars, il s’agira aussi de renforcer la dissuasion nucléaire, avec davantage de têtes nucléaires et des vecteurs modernisés.

Hormis les feux dans la très grande profondeur, ces priorités portent sur des domaines qui ne concernent pas, au premier chef, l’armée de Terre. Aussi, la question est de savoir dans quelle mesure elle bénéficiera de cette hausse budgétaire annoncée. En tout cas, son chef d’état-major [CEMAT], le général Pierre Schill, s’emploie à rappeler quelques évidences, via le réseau social LinkedIn.

Ainsi, début mars, il a souligné qu’il était «indispensable» de prendre en compte les «enjeux portés par le milieu spatial dans la manœuvre aéroterrrestre», ne serait-ce que pour la transmission sécurisée des données, la géolocalisation des unités et le renseignement.

«Pour l’armée de Terre, garantir la continuité, la redondance et la reconfiguration rapide de ces services est devenu une exigence opérationnelle», a-t-il fait valoir. Aussi, a-t-il poursuivi, elle «s’inscrit résolument dans la réflexion stratégique nationale sur la résilience de nos infrastructures spatiales» et «agit pour anticiper les ruptures technologiques, intégrer l’innovation, renforcer la protection de ses systèmes et préserver la liberté d’action des forces françaises».

Un autre sujet récemment abordé par le CEMAT est la contribution de l’armée de Terre à la dissuasion nucléaire, laquelle ne repose plus que sur les moyens de la Marine nationale [SNLE et M51] et sur ceux de l’armée de l’Air & de l’Espace [Rafale et ASMPA/R].

Durant la Guerre froide, rappelle le général Schill, l’armée de Terre était chargée de «forcer l’ennemi à dévoiler ses intentions en cas de crise majeure en Europe et de participation de la France à la défense collective de l’Alliance atlantique».

Pour cela, elle s’appuyait sur la 1re Armée, composée de trois corps d’armée dotés chacun de missiles à capacité nucléaire Pluton [puis de HADES]. Leur mission était de «freiner, avec l’appui des forces aériennes tactiques, un ennemi […] menaçant notre frontière sur le Rhin». Il revenait ainsi à l’armée de Terre d’adresser un «ultime avertissement», l’emploi d’une arme nucléaire «tactique» [dixit le CEMAT] constituant un «signal politique majeur indiquant que les intérêts vitaux de la Nation sont en jeu».

La menace du Pacte de Varsovie disparue, l’armée de Terre a perdu cette mission, le président Chirac ayant décidé le démantèlement de la composante nucléaire terrestre, qui reposait également sur les missiles balistiques stratégiques sol-sol du plateau d’Albion, qui relevaient de l’armée de l’Air.

Pour autant, assure le général Schill, l’armée de Terre est toujours partie prenante de la dissuasion, son rôle ayant évolué selon une «logique d’épaulement», laquelle «traduit la complémentarité entre forces nucléaires et forces conventionnelles».

Ce que le président Macron avait d’ailleurs souligné dans son discours sur la dissuasion, prononcé à l’École militaire en février 2020. «Notre stratégie de défense est un tout cohérent : forces conventionnelles et forces nucléaires s’y épaulent en permanence», avait-il dit.

Aussi, soutient le CEMAT, il est donc fondamental que les forces terrestres aient le bon format pour épauler la dissuasion nucléaire. Et ceci afin d’éviter «d’enfermer la décision dans une alternative binaire», à savoir «l’inaction ou la montée immédiate aux extrêmes».

«Entre ces extrêmes, l’adversaire pourrait chercher à contourner la dissuasion ‘par le bas’, sous le seuil nucléaire, par des attaques conventionnelles, hybrides ou indirectes, afin de créer un fait accompli et d’éprouver la détermination française, sans déclencher de riposte nucléaire», prévient le général Schill.

Or, l’armée de Terre intervient justement dans «cet espace» car, «par sa capacité d’engagement immédiat, sa masse, sa permanence et sa tenue du terrain, elle empêche l’installation d’un rapport de force défavorable et entrave les options de contournement», explique-t-il.

Plus encore, l’armée de Terre contribue aussi à la «crédibilité opérationnelle de la dissuasion nucléaire» dans la mesure où elle peut «tester la détermination adverse» et «contraindre un agresseur à dévoiler ses intentions». En outre, poursuit le CEMAT, elle est «nécessaire pour protéger les forces nucléaires stratégiques, dans leur stationnement comme dans leur déploiement» tandis que, dans le même temps, ces dernières lui assurent la «liberté d’action requise pour agir sans craindre une escalade incontrôlée».

Si le format des forces stratégiques doit être revu à la hausse, faut-il en déduire qu’il faudra en faire autant avec celui de l’armée de Terre ?

Quoi qu’il en soit, pour son chef d’état-major, elle « demeure aux côtés des forces nucléaires, indispensable à la cohérence et à la crédibilité de la stratégie de dissuasion française». Et cela depuis plus de soixante ans.

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

55 contributions

  1. Un Sapeur dit :

    Avec quel pognon cette redécouverte de la composante terestre de l’arme nucléaire terrestre ?

    Non la puissance nucléaire actuellement c’est le dossier Epstien et c’est Israël qui a les deux: l’arme nucléaire aérienne et la liste des pédophiles du lolita expres.

    • fabrice dit :

      La crise de santé mentale qui touche la France touche aussi certains militaires comme on le voit malheureusement au Royaume Uni avec la consommation de drogues.

    • Bastan dit :

      Les Services Secrets israéliens et américains sont plus puissants que Mediapart. Et les dossiers souvent évoqués mais non traités sont nombreux. À suivre…

    • Thy dit :

      Vous n’êtes pas tout seul dans votre tête vous…

    • Trøllala dit :

      Que voilà un commentaire qui paraît plus que douteux.

      • Math dit :

        En même temps, c’est la deuxième fois que des histoires de mœurs touchant les présidents américains aboutissent à des bombardements au moyen orient. On a eu l’histoire Legwinski avec Bill Clinton qui a abouti à des bombardements d’Irakiens. En France, ça ne fait pas tant de vagues. Jacques Lang corrompu et impliqué démissionne et psschiit. C’est une histoire de mœurs, c’est la gauche Mazarine en scooter qui rigole.

        • fabrice dit :

          Bien voyons si seigneurdesanneaux2287 sur twitter le dit, pas de doute c’est vrai, il a 120 000 followers… A sinon 7% des Français croient que le chocolat au lait est fait directement à partir de vaches marrons…Mais bon on me dit que Chirac buvait parfois du coca cola, c’est donc évident qu’il était un espion US d’après tatafolle4486… En plus le beau frère du cousin de sa nièce était juif, quelle meilleur preuve de l’implication d’Israël ?

    • Mort à crédit dit :

      Avec des emprunts, pardi !
      https://blog.mondediplo.net/la-crise-financiere-qui-vient

    • Vins dit :

      Je pense que le CEMAT voulait dire qu’une armée de terre puissante évite une escalade nucléaire.
      Je ne crois pas qu’il militait pour une arme nucléaire tactique dans l’armée de terre.
      Sinon, adapté quelques M51 sur une base terrestre ne serait pas hors de prix.

      • G dit :

        Non, il ne militait pas pour cela, notamment parce qu’il a beaucoup d’autres plaies plus urgentes à suturer.
        Et puis les déboires de l’US Air Force avec le programme Sentinel devant remplacer les Minuteman sont aussi là pour rappeler que les coûts du béton, des systèmes et de l’organisation tout autour des missiles ne sont pas à sous-estimer.

  2. George Cloné dit :

    Discours convenu, qui classe mal le lent mais inexorable déclassement de l’AdT dans la défense Française depuis l’avènement de la dissuasion nucléaire.
    Le lobby Para-colo, surreprésenté dans l’échelon décisionnel suprême de l’AdT, ayant poussé au sacrifice, à budget compté, de la composante mécanisée lourde au profit de la préservation et de l’amélioration de la force médiane de projection orientée vers le « Luna Park Africain », l’AdT ne peut plus prétendre à tenir son rang dans un CHI est-européen.
    Alors certes, nos supplétifs allemands et surtout polonais devraient pouvoir faire le job, tenir plus de 3 jours, qui sait, mais tout de même, quel gâchis.

    • Kilroy dit :

      Tout à fait ,le Gen. De Villiers issu de la cavalerie lourde est le seul qui ai claqué la porte,le lobby para colo dont sont issus les CEMAT ou les CEMA Terre nous parlent de haute intensité mais n’ont jamais envoyé de « chenilles »dans les OPEX ou alors à dose homéopathique ou peint en blanc, au prétexte d’une empreinte log trop importante ! Quatre ans de guerre Russie/Ukraine et toujours pas de LRM,pas assez de pièces d’artillerie et de chars et encore moins de sol air moyenne portée par contre nous avons une brigade para (8 régiments) et une brigade force spé (3 régiments)…!

  3. L'épaulement est à la mode dit :

    Sur le coup, on peut penser au retour de l’arbitrage entre la dissuasion nucléaire française qui permet de réduire les corces conventionnelles.
    L’armée de terre française n’ayant pas de vecteur perdrait-elle des arbitrages budgétaires à cause de cela ?

    Pour que la dissuasion nucléaire soit crédible, il faut des forces conventionnelles qui le soient aussi:
    https://theatrum-belli.com/dissuasion-conventionnelle-et-nucleaire-specificites-et-complementarite/

    La guerre en Ukraine prouve que la guerre contre un État doté de l’arme nucléaire est possible ( la Russie a sur le papier un nombre d’ogives ahurissant).
    L’Iran, heureusement non doté a montré une autre stratégie avec le balistique et les proxys.

    Cette stratégie de dissuasion conventionnelle des mollahs est expliquée ici:
    https://www.areion24.news/2025/03/04/les-habits-neufs-de-la-dissuasion-conventionnelle-le-changement-de-donne-aerobalistique/

    La conclusions dans cet article est intéressant:

    « Les limites (repoussées  de la dissuasion

    Par définition, toute dissuasion est susceptible d’échouer. Mais il faut aussi constater que le processus aérobalistique rebat les cartes, en permettant de jouer sur la masse. Moins absolue que la dissuasion nucléaire, la dissuasion conventionnelle intègre également plus facilement des logiques d’emploi dans des planifications plus complexes. Or, en matière aérobalistique, toutes les ramifications potentielles ne sont pas encore exploitées. La construction en masse de petits missiles de croisière massivement mis en œuvre depuis le sol ou des avions de transport serait une pierre de plus à l’édifice (19) ; en particulier s’ils permettent, grâce aux IA, des attaques en essaim dans la grande profondeur, réduisant la granularité des cibles attaquées.

    La logique de représailles ne serait plus de cibler uniquement les centres de commandement, les grandes bases ou les nœuds de communication, mais aussi les systèmes tactiques de haute valeur. En quelque sorte, il ne s’agirait plus seulement de réduire l’aptitude de l’ennemi à conduire des opérations complexes, mais aussi de s’en prendre aux moyens qu’il met en œuvre pour ce faire. Fameuse évolution ! qui repose cependant sur de nombreux paris, en termes de capacités de production, de guerre électronique ou encore de changements de mentalité dans le regard porté sur la planification et l’exécution.

    Pour voir où nous allons, il suffit comme souvent de voir où va l’argent.
    https://www.edmond-de-rothschild.com/fr/news/show/1565-16423-la-dissuasion-nucleaire-est-elle-un-economiseur-de-budget-de-defense-conventionnelle

  4. Yvon dit :

    Le Général Schill met en avant le rôle de la composante spatiale dans la manœuvre aeroterrestre. Il insiste sur son rôle dans la protection des forces nucléaires dans leurs bases de stationnement et dans leur contexte de déploiement.
    Mais pas un mot sur ce qui pourrait être une guerre strictement conventionnelle et, correlativement, un silence total sur les chars lourds et le MGCS.

  5. Pluton dit :

    Le volet terrestre de la dissuasion n’est pas inutile contrairement à ce que l’on entend ici et là. Un silo ou un camion lourd est vulnérable mais ni plus ni moins qu’une base aérienne avec un avion « 6G » machin à 100 milliard. Effectivement, une DOT est indispensable car elle retarde l’alternative feu nucléaire ou soumission mais avec les portées actuelles des missiles balistiques, un intercontinental reste en soi un sérieux argument. C’est surtout nettement moins cher qu’une composante aérienne. Seule le SNLE est viable (pour l’instant) pour assurer une dissuasion. Un tel programme nous aiderait aussi pour des compétences en frappe dans la profondeur et en dissuasion conventionnelle.

    • HMX dit :

      @Pluton
      Ce n’est l’objet du discours du général Schill (qui cherche « simplement » – et légitimement – à obtenir davantage de moyens et un format revu à la hausse de l’AdT). Mais le volet terrestre de la dissuasion pourrait cependant retrouver un attrait nouveau dans un contexte de montée des menaces.

      A l’heure actuelle, la frappe tactique (ou « pré-stratégique », ou « d’ultime avertissement ») est uniquement portée par l’AAE et les avions des FAS, avec le missile ASMPA-R. Comme vous l’indiquez, en dépit des précautions prises, une frappe préventive menée par un adversaire massivement doté de missiles balistiques et/ou de drones pourrait mettre provisoirement ou durablement hors service nos bases aériennes et leurs infrastructures. La menace pourrait également venir de l’intérieur, avec un scénario type « Spider Web » qui verrait nos bases et avions attaqués par des nuées de drones FPV simultanément sur l’ensemble de notre territoire. Un scénario extrême, mais tout à fait possible, comme l’illustre l’actualité. Dès lors, avec des FAS indisponibles pour une durée plus ou moins longue, le pouvoir politique serait confronté à un choix « tout ou rien » : brasser du vent sans rien faire de concret, ou escalader directement vers l’apocalypse.

      Dans cette équation, l’ajout d’un lanceur mobile terrestre change la donne, avec un IRBM de 4 000/5 000km de portée (successeur de l’ancien missile Hadès). Une frappe préventive devient alors beaucoup trop aléatoire et risquée pour un adversaire.

      Mais l’intérêt d’un tel lanceur mobile ne s’arrête pas au fait de renforcer et crédibiliser la « frappe d’ultime avertissement » française. Un tel lanceur et son missile présente aussi (surtout ?) une formidable opportunité pour étendre la dissuasion française à ses alliés européens. En effet, la question de la mise à disposition d’ASMPA-R à nos alliés, sous le régime de la double clé, se heurte au fait que seul le Rafale peut tirer ce missile. Or, on ne peut que constater le fait que nos alliés ont massivement fait le choix du F35 américain, et qu’il est peu probable à court terme qu’ils se dotent du Rafale. Par ailleurs, comme évoqué précédemment, le lanceur mobile réduit fortement la dépendance à des infrastructures fixes vulnérables, comme les bases aériennes, qui ont toutes les chances d’être les premières cibles d’une attaque ennemie : une dimension essentielle pour nos alliés, qui sont beaucoup plus vulnérables que nous car à la fois géographiquement plus proches que nous de la menace, et qui ne disposent pas d’une dissuasion pour sanctuariser leur territoire…

      Pour ces raisons, le développement d’un lanceur mobile et de son missile balistique présenterait un grand intérêt. Et l’intérêt serait d’autant plus grand, si on parvenait à concevoir ce missile et son lanceur dans le cadre d’une coopération européenne, avec les Etats volontaires (après signature d’un partenariat stratégique bilatéral avec la France). ArianeGroup, concepteur et producteur des missiles balistiques français, pourrait logiquement assurer la maîtrise d’Å“uvre de ce futur missile, qui serait réalisé en partenariat avec d’autres industriels européens. Dans ce schéma la France garderait bien sûr la main sur la charge nucléaire et son intégration (probablement sous la forme d’un planeur hypersonique). On obtiendrait au final des « Euromissiles » avec leur véhicule lanceur mobile, sous double clé française : un scénario gagnant-gagnant profitable à la France, et qui pourrait séduire nos alliés.

    • G dit :

      Si l’ASN4G tient ses promesses de pénétrer 1000 km de bulle A2AD, alors il peut être lancé d’une « vieillerie » de chez Dassault ou Airbus et le « machin 6G » devient moins urgent… et semble d’un coup nettement moins abordable.

      Toujours la même histoire du « syndrome du défilé du 14 juillet », et de la dizaine de milliards d’euros dépensée soit dans la perfection d’une plate-forme, soit dans la qualité/quantité des munitions qu’elle emporte.

  6. jean luc dit :

    Ce que dit le général Schill, c’est exactement ce que pensent les Européens, en particulier les Allemands, regonfler le conventionnel en faire une arme de dissuasion conventionnelle. Il n’est pas question de faire des missiles tactiques pour 500-1000 km pour aller atomiser les Allemands ou les Polonais. une composante nucléaire terrestre devra se déployer en Pologne ou dans un pays limitrophe de la Russie. Compte tenu du déploiement du groupe naval en Méditerranée, du soutien aérien aux AUE, du soutien à une coalition navale pour sécuriser la navigation maritime du détroit d’hormis , avec d’autres pays, donc l’Allemagne (sous certaines conditions), il y a fort à parier que le budget à la formation, aux entraînements soit bouffi par ses opex. Tout comme les munitions dont les stocks sont extrêmement bas, compte tenu de la situation politique dans notre pays, je crois que cela restera des vÅ“ux pieux, et que les discours ne seront que des effets de tribunes

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Il n’est pas question de faire des missiles tactiques pour 500-1000 km pour aller atomiser les Allemands  » Cela aurait été le cas dans le passé, le Pluton ayant une portée d’environ 120 kms et le Hades un peu moins de 500 kms. Ils auraient été utilisé dans le cas d’une percée blindée du pacte de Varsovie menacant directement la frontière du Rhin! Mais à l’époque Strasbourg était à environ 300 kms du rideau de fer .

    • MC² dit :

      « Il n’est pas question de faire des missiles tactiques pour 500-1000 km pour aller atomiser les Allemands ou les Polonais » ça n’a jamais été l’idée, même du temps du Pluton/Hadès. L’idée était qu’au cas où l’URSS atteignait le Rhin, on stoppait son avancée de cette manière, sur le territoire allemand. La doctrine disposait même que ce serait sur le territoire est-allemand. Et ce n’était pas uniquement une doctrine française, c’était et c’est toujours la doctrine américaine. Navré pour l’Allemagne, mais la réactivation de cette doctrine en France pourrait être envisagée si l’on devait craindre l’arrivée des forces russes à nos portes (ce qui ne me semble pas réaliste en l’état). Elle avait au moins pour mérite de ne pas nécessairement déclencher une guerre nucléaire générale.
      J’ajoute que ce n’est pas parce qu’elle a débloqué des sommes faramineuses pour se réarmer que l’Allemagne va y parvenir dans la réalité. Les budgets ne sont jamais des garanties de succès, comme le prouvent de nombreux programmes actuellement en difficultés à travers le monde.
      Quant au déploiement du groupe aéronaval en Méditerranée, il prouve justement que la France en est seule capable matériellement en Europe et n’est pas bloquée par des atermoiements politiques. Le Royaume Uni vient de s’humilier par son incapacité historique à déployer sa flotte et le dernier déploiement d’une frégate allemande dans la zone avait également été une humiliation. Pour l’heure, seules la Hollande, la Grèce et l’Italie fournissent une aide réelle au GAN.

  7. Nicolas80 dit :

    On va revenir au système Hadès ? Et ainsi de suite ?
    On s’aperçoit qu’il nous manque un régiment du génie, un Régiment de Transmissions,
    A ce rythme on va revenir à un format des années 90.

  8. Rogger dit :

    bonjour. bon la suppression de la composantes terrestres de la dissuasion nucléaire m’a toujours semblerait une aberrations…
    car si les missiles stratégiques du plateaux d’albion pouvez etre détruire lors d’une frappe de précision, ils avez l’avantage de définir exactement le degré d’agressions…
    Ensuite pour les Armes tactique du champs de batailles, nous pouvons etre certains de leir emplois dans un conflits de haute intensités…
    Personnellement je suis pour la reactivation des silos fixe avec des vecteurs développer pour les SNLE … Voir de l’implantation de nouveaux silos chez nos alliés dans le cas d’une dissuasion élargie.
    Maintenant le développement et l’arrêt du projets HADES etait une aberrations. nous devons a nouveau moderniser ( portée et résilience) se système et envisager un déploiement sur le territoire de nos alliés européenne ( avec leur consentement) .
    L’arme nucléaire tactique est l’ultime avertissement… Dans une guerre comme au echec ils faut pouvoir affichés sa détermination…

  9. Aramis dit :

    Reponse: tout depend de nos objectifs. Si nous voulons rester impuissant ce que nous avons est tres bien.

  10. CD dit :

    Une Armée de Terre à deux divisions c’est trop léger.

    Grosso modo il faudrait une division blindée lourde pour l’Europe, une division d’infanterie mécanisée médiane à roue pour un peu tout et les brigades d’infanterie légère spécialisées pour les OPEX et les opérations spécifiques. La division Europe pourrait être composée pour moitié de réservistes.

    A côté de cela il faudrait aussi reconstituer une Force Opérationnel Territoriale pour sécuriser les bases et infrastructures critiques contre le sabotage et les attaques de drones. En particulier dans les outremers. Cette force serait exclusivement composé de réservistes.

    C’est non-seulement une question de crédibilité mais aussi de maintien des compétences industrielles car l’AT ne passe pas assez de commandes aujourd’hui.

    Ca coûtera cher et ça prendra du temps car la Marine et l’Armée de l’Air et de l’Espace restent les priorités. Mais en lissant bien les efforts c’est loin d’être impossible.

  11. convertor dit :

    …. elle est «nécessaire pour protéger les forces nucléaires stratégiques, dans leur stationnement comme dans leur déploiement» … Est-ce à dire que nos futurs nombreux SAMP-T par exemple pourraient être opérés par l’Armée de Terre ? Pourquoi pas ?

  12. Poil à gratter dit :

    Bon, c’est du réchauffé, tout ça! On le sait, on le savait. Mais un missile de croisière qui épouse bien le terrain ,longue portée, à tête nucléaire, pourrait « épauler » l’Armée de terre. Pourquoi pas? Mais de croisière ou balistique, des exemples concrets récents montrent que ces missiles peuvent être détectés et neutralisés sauf à les tirer en masse. On parle aussi de plus en plus de drones à tête nucléaire. Mais quel coût??

  13. Nicolas dit :

    Non l’ADT n’a pas besoin de voir ses moyens absorbés dans la dissuasion nucléaire. Il faut renforcer l’existant. En ce qui concerne l’artillerie on ne peut se reposer sur 109 pièces CAESAR et 8 LRU.

  14. Bricoleur dit :

    Bien confuse cette explication de texte du CEMAT: des contradictions: « on teste » = on fait comme avant la chute du mur, mais on n’a plus que 2 divisions bien légères avec 200 chars ( ou les déploie où ?), au lieu de 8 à 10 divisons avec 1200 chars ( on avait la ligne RMD (Rhin-Main-Danube) comme objectif)), mais on « protège » en MEME TEMPS les forces nucléaires !!! …. Il est temps de « sortir » un concept d’emploi en Europe des forces terrestres … qui nous restent, mais pour cela, il faudrait un concept OTAN ( avec US et hors US) découlant des idées polonaises, allemandes, roumaines et … ukrainiennes sur le sujet.

  15. aleksandar dit :

    En bref et en français normal :
    L’armée de Terre continuera a remplir sa mission.

    • G dit :

      Voilà, moi aussi j’ai beau relire je ne vois rien de scandaleux dans le propos du Général Schill qui ne fait que rappeler il me semble la nécessité d’une bonne dissuasion conventionnelle, et du rôle de l’AdT.

      Pas de retour de la composante nucléaire terrestre au menu, juste un rappel sobre qu’il n’y a pas que les aviateurs et les marins dans la vie, et que les Cesar sont bien chouettes mais encore trop courts et trop légers… Pas de scoop donc, et pas besoin de rester scotchés sur les photos de Pluton et Hadès qui ne sont là que pour le contexte historique.

      • PLUTON et HADES dit :

        C’est l’Allemagne qui a insisté pour que la France ferraille ses HADES tout neufs, successeurs des PLUTON.
        https://www.senat.fr/questions/base/1996/qSEQ960414768.html

        À l’époque, il y avait des régiments dédiés:
        https://artillerie.asso.fr/basart/article.php3?id_article=499

        • G dit :

          Oui c’est bien normal, et nous n’avions guère eu à nous faire prier pour réaliser ces économies car la composante terrestre est la moins justifiable des trois (moins flexible, résiliente, etc.) et jugée surnuméraire -même si l’AdT s’est alors sentie reléguée.

          Pas mal de gens aux États-Unis se sont demandé si le programme Sentinel en valait la peine. Mais la doctrine, le calcul adverse et le foncier ne sont pas les mêmes là-bas…

  16. ONERESQUE dit :

    Dixit le Général SCHILL : « Or, l’armée de Terre intervient justement dans «cet espace» car, «par sa capacité d’engagement immédiat, sa masse, sa permanence et sa tenue du terrain, elle empêche l’installation d’un rapport de force défavorable et entrave les options de contournement»……ainsi que : « Plus encore, l’armée de Terre contribue aussi à la «crédibilité opérationnelle de la dissuasion nucléaire» dans la mesure où elle peut «tester la détermination adverse»………………….C’était TOUT à FAIT VRAI en cas de CHI guerre froide 1954-1985 avec des percées blindées par la trouée de Fulda et l’application à la lettre des plans dévastateurs de « carpet bombing » nucléaires de l’URSS tels qu’ils avaient été révélés notamment par le passage à l’ouest du Colonel polonais > https://fr.wikipedia.org/wiki/Sept_jours_jusqu%27au_Rhin…………….Maintenant, c’était IL Y A 40 ans….le contexte géostratégique a fondamentalement évolué…

    1 > En cas d’agression par la Russie de l’OTAN, chose hautement improbable vu les 4.650 chars et 8.800 AFV-IFV détruits et capturés (parmi tant d’autres vecteurs) et les 375.000 russes morts, les capacités des troupes de Poutine en percée terrestre du flanc Est NE SONT PLUS du tout du même niveau, à pouvoir d’achat actualisé à l’inflation, qu’en 1982, date de l’apogée des effectifs offensifs du Pacte de Varsovie. Ces moyens ne représentent plus que, au mieux, 1/4 ou 1/3 de ceux (à Dollar équivalent) de 1982 et encore, sans intégrer les conséquences délétères qui vont s’abattre sur la Russie avec l’évaporation dans les 18 mois des 750 milliards du fonds souverain, déjà grignoté à 70%. Ne pas oublier non plus les quelques 800 à 900.000 blessés et vétérans qui s’accumulent aussi aux portes d’un désastre social à venir…..

    2 > L’hypothèse d’une armée de terre française qui servirait de « thermomètre-testeur » de détermination russe à arriver jusqu’à Strasbourg en colonnes blindées ne paraît VRAIMENT PLUS du tout réaliste en quelque manière que ce soit. Les Russes viennent de tenter plusieurs offensives de Printemps en Ukraine, notamment à Lyman, en alignant péniblement 11 chars et une vingtaine de BMP et se sont fait littéralement étriller au FPV pendant 2 jours autour du 20 mars, en perdant TOUT et jusqu’à 1.600 tués et blessés par jour…..alors…..atteindre le Rhin un jour lointain face à ce qui va être la plus formidable force blindée européenne de tous les temps, Pologne + BundesRepublik dans 5 ans….je laisse juge de l’UTOPIE totale que cela représente….

    3 > Si l’AdT a effectivement par contre encore un rôle à jouer dans la dissuasion, c’est bien la PROTECTION contre les commandos et les infiltrations des bases clés : Lyon Mont Verdun, Taverny, Avord, Nancy-Ochey, Brest, Balard, Creil etc….. et, singulièrement en déployant des moyens de lutte anti-drone C-UAS dont nous ne disposons même pas en quantité « échantillonnaire », mais carrément…homéopathique ! Des GRIFFON et SERVAL par dizaines sont nécessaires et devraient être spécialisés avec des lanceurs d’intercepteurs low-cost de l’équivalent de l’intercepteur US COYOTE, ainsi que des 40 mm RapidFire sur des Jaguar modifiés AA, des MISTRAL 3 en silos, des vieux bitubes 20 mm sur camion, des lasers 100 kW…..VOILA ce que devrait amener d’utile l’AdT à la dissuasion nucléaire. Notre défense sol-air de basse couche n’est PLUS du TOUT à la hauteur en cas d’agression de bases par FPV et ce, de plusieurs ordres de grandeur.

    4 > Si dissuasion conventionnelle il doit y avoir pour éviter effectivement le « tout ou rien », une capacité de riposte par MRBM 2.000 kM+ doit être développée de type de celle du MBT étudié par Arianespace https://www.20minutes.fr/societe/4181764-20251028-armee-vitesse-portee-cibles-sait-mbt-missile-balistique-dont-france-veut-doter A charge de savoir quelle armée en prendrait la responsabilité, sachant que le plateau d’Albion dépendait de la base aérienne BA 200.

    5 > De toutes manières, renforcer la dissuasion « conventionnelle » implique SURTOUT notamment ce que les conflits ukrainiens et surtout iraniens ont appris pour ne pas céder tout de suite : la résilience contre les attaques MASSIVES de SRBM et MRBM sur les infrastructures clés d’un pays. Or, ce qui serait précisément au CÅ’UR d’un CHI européen concernant la France, ce serait JUSTEMENT les attaques de MRBM russes, les Rubezh variante Oreshnik notamment ou les Tzirkon tirés depuis des SNA en Atlantique.

    6 > A ce titre, la France N’EST PAS DU TOUT en état actuellement de supporter de telles attaques massives de MRBM. Si l’Hexagone avait été à la place en ce mois de mars 2026 des Emirats arabes Unis, du Quatar, d’Israël ou autres visés par le régime des Mollahs, combien de SRBM et MRBM iraniens aurions-nous pu intercepter ? Avec nos 250 ASTER 30 ancienne génération, certainement moins de 50% au lieu des 85 à 90% réussis par ces pays du moyen-orient qui ont su s’équiper massivement en ABM avec des centaines de PATRIOT PAC3-MSE, des THAAD, des David’s Sling et des ARROW 3…..Des ABM anti-MRBM dont la France NE DISPOSE PAS, n’ayant pas l’équivalent du THAAD en dotation !!! Et ici, nous ne parlons même pas de l’ABSENCE TOTALE de radars d’alerte anti-ABM à 3.000 km+ de portée comme l’AN/TPY-2…..

    7 > L’ULTRA-priorité, si l’on veut éviter un jour des milliers de morts et la destruction des centres névralgiques par MRBM et futurs HGBV est donc d’équiper très rapidement l’AAE française avec non seulement les ASTER 30B1NT qu’elle attend, mais aussi avec des AQUILA et de développer l’équivalent du THAAD….

    • ONERESQUE dit :

      Précision : le Mistral 3 nécessite une « accroche » autodirecteur IR avant le tir, la mise en silo est entendu comme du stockage haute densité. Il faudrait une rampe ou un barillet et une glissière pour l’amener sur un poste de tir orientable comme les SADRAL, à l’instar de ce qui se faisait avec le système ROLAND. Ou mettre des grappes de MISTRAL sans silo comme sur la configuration Pantsir.

    • Math dit :

      Vision plutôt réaliste des choses et d’autant plus crédible que c’est ce que nos voisins attendent de nous: la capacité à durer et amener de la profondeur à la défense du continent. Les Ukrainiens demandent des SAMP-T et plus. Ce serait vrai pour à peu près tous les pays d’Europe en cas de conflit. On est des archers dans cette affaire.

    • ONERESQUE dit :

      A ce propos 7>, j’ajouterais que l’approche MODULAIRE multi-étages de l’AQUILA permettrait de développer 2 vecteurs A MOINDRE COÛT comme ce fût le cas pour l’ASTER :

      A > L’AQUILA 50 endoatmosphérique prévu pour les hypersonic Glide vehicle tel que présenté à 3 étages, Mach 8, kill-vehicle à télescope IR, haute manoeuvrabilité PiF à jets, 500 km+ de portée et jusqu’à 50 km d’altitude.

      B > L’AQUILA 120 exoatmosphérique avec 1er étage booster beaucoup plus gros, équivalent entre THAAD et ARROW 3, capable de Mach 10, 120 km d’altitude et 1.500km+ de portée. Le tout avec le même kill-vehicle pour standardiser et économiser / rentabiliser au maximum R&T et production.

    • aleksandar dit :

      1600 blessées/mort par jour.
      Vous n’avez manifestement aucune idée de ce que cela représente sur le terrain.
      Surtout sur un front de 6 km.

    • Lomax dit :

      @ONERESQUE Globalement d’accord avec vous sur la plupart des points exposés notamment sur le point 7 (mettre le paquet sur la défense anti-missile). Je trouve néanmoins que vous y allez un peu fort sur le point 2 concernant « la plus formidable force blindée européenne de tous les temps, Pologne + BundesRepublik dans 5 ans » : à terme ces 2 pays aligneront au total 3000 chars maximum mais certainement pas dans 5 ans, plutôt dans 10 ans. Pour rappel dans les années 1980 la RFA alignait à elle seule au sein de la Bundeswehr au moins 3200 chars. L’adversaire était tout autre (URSS + pays satellites du Pacte de Varsovie) et les forces terrestres russes de 2026 n’ont rien de comparable en masse et puissance à celles de l’URSS des années 1980. Un déferlement des chars russes sur l’ensemble de l’Europe est évidemment à écarter mais qu’en sera t-il dans 5 ans dans le cadre d’un éventuel « coup de force » sur les pays baltes ? Si la guerre en Ukraine s’arrête cette année ou en 2027 et que le front se fige il y a la possibilité que la Russie restera probablement en économie de guerre et reconstituera assez rapidement des forces suffisantes pour menacer certains pays européens. Si ce scénario se réalise les forces allemandes et polonaises ne seront pas de trop d’autant plus que leur remontée en puissance ne sera certainement pas terminée. Pour l’ADT il n’est évidemment pas question de revenir à un format et des capacités identiques à celles de la guerre froide ni même d’égaler celles de l’Allemagne ou de la Pologne mais il ne serait pas raisonnable non plus de rester au format actuel décidé en 2008 qui excluait totalement le risque d’un conflit de haute intensité en Europe. La situation actuelle n’a plus rien à voir avec celle d’il y a 20 ans il nous faudra quand effectuer une certaine remontée en puissance pour rester crédible et pouvoir épauler les pays du flanc Est en cas de besoin. Vous avez parfaitement raison sur les points 3 à 7 ce sont les priorités mais nous ne devrions pas négliger le fait d’augmenter les capacités de l’ADT et ainsi la remettre en phase avec le contexte actuel.

  17. Alfred dit :

    Si j’ai bien compris, le bigorneau de l’Elysee veut une dissuasion nucleaire avancee hors de nos frontières, et le CEMAT parle du rôle de l’armee de terre dans cette dissuasion, donc d’une armee destinée a intervenir au fin fond de l’UE, voire au delà. Là je crois qu’il va devenir urgent d’arracher la moquette dans les bureaux et de prendre conscience de la realite de nos moyens et de la faisabilité de l’affaire. Parce que, si attaquer le territoire Francais pourrait s’averer très coûteux, envoyer des troupes au loin degarnirait le territoire sans augmenter le prix a payer, bien au contraire. Les grandes idées, c’est bien; mais il ne faudrait pas non plus se bercer d’illusions sur la « solidarité européenne » et…. ses limites.

  18. Sempre en Davant dit :

    De quoi dissuade la dissuasion ?
    La dissuasion dissuade d’employer une arme atomique contre une autre puissance atomique et ses intérêts vitaux.

    Quand et pourquoi ?
    Elle apparaît quand deux puissances sont dotés d’un arsenal nucléaire tel qu’il excède ce qui est utilisable par ce que les conséquences de l’emploi de ces armes par les bleus ou les rouges auraient pour les uns et les autres des répercutions qu’ils ne pourraient supporter. Il ne faut penser ni date ni lieux. Il faut penser quantité et répercutions.

    Qu’a t’elle apporté ?
    Une période de non agression directe entre les bleus, premiers dotés, et les rouges qui se sont finalement dédoublés en chemin (URSS – RPC) mais qui ne se stabilise que quand Mon Général a aussi de quoi contre on ne sait qui et s’en va faire le tour du monde. KeskiditÊEtilfou, …, Vive le Quebec Libre, Marchamos la Mano dans la Mano, et autres toquades foucades et brouillades. A partir de ce point l’équilibre repose sur l’incertitude : cela pourrait en plus être irrationnel ?!? Brrrr !

    Quelles conséquences secondaires ?
    Le tiers monde n’est plus soumis seulement à la gourmandise des longs ceinturons dont la bedaine dépasse ce qu’on avait appelé l’œuf colonial. Cet embonpoint qui impose l’agrandissement des établissements et le service à la table car la panse interdit l’abord frontal du comptoir.
    Bougeant moins on pense plus : les ismes se développent, s’entremêlent et compliquent, tout surtout quand on s’en sert. Ca vous rappellerait Trust Monsieur Comedie (1980 !) https://www.youtube.com/watch?v=2TI-25RVJ4w

    Qu’est ce qu’un glacis ?
    C’est une zone ou il est permis de projeter la croyance qu’on va s’y battre avant l’emploi des armes nucléaires.
    Cela permet d’imaginer des trucs contradictoires. Par exemple des pluton des hades et de l’infanterie voir des systèmes de « non batailles », tout en continuant à s’entraîner au NRBC, … comment surnommait – on la la rosée chimique qui devait nous achever au petit matin ?

    Qu’est ce qu’un vitrier ?
    Un infâme à petits cailloux qui romps les vitres sur son passage… Mais aussi une créature dont on découvrira à la chute du mur qu’elle n’est qu’une survivance. L’Est avait inventé le vitrificateur. Le premier mouvement devait consister à vitrifier l’Allemagne et le second à faire passer les troupes dessus.
    Pas sur que 100g de Vodka par jour suffise. Et où mettre les vitres de remplacement?

    Qu’est ce qu’un Mollahtomique ?
    C’est un truc comme l’herpes, qu’on aurait attrapé en s’asseyant, qu’on essaie d’oublier, mais qui passe sont temps à montrer le boutonneux que vous êtes.
    Peinard à vous goinfrer de dividendes de la paix, un petit pansement au coins des lèvres, et là : pan ! Au lieux d’un petit attentat convenu v’à qu’il vous envoie son gros missile à 4000km dans vot’ Diego-Garcia.
    Des coups a ce qu’il s’aperçoive que s’il y a assez de nucléaire au sol c’est pas la peine d’en mettre dans le missile ?!?
    Alors, faut’il le priver de son arsenal avant qu’il soit nucléarisé ?
    Un Mollahtomique c’est un empêcheur de croire que nos frontières ouvertes sont les lignes infranchissables qui séparent les zopex fraîches et joyeuses des zorepos. Ce mal pourrait grandir au point de faire resurgir les zopints dont le point culminant était le zooconscritgris. Pour échapper a ça il y avait la colo, les paras, l’aviation, la royale… surtout dans les souterrains.

    Mur où est ta victoire ?
    (Suis zici : https://egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L650xH622/mur_bhl-c18d9.png )
    Pour beaucoup la chute du mur de Berlin fût une fin. Leur période plutôt rouges que morts avaient été éprouvantes ils fallait donner des gages partout et n’oublier de se faire payer nulle part.
    Rappelons qu’à l’heure du 80% d’âge au bac 1 homme diplômé du supérieur sur 6 effectuait son service national en la forme militaire.
    Ajoutez les planques diverses, une moitié de la population appartenant au beau sexe et ça fait combien de % d’une classe d’âge à avoir connu « le brassage social ».
    Mais l’image est tout et le réel n’est rien. On peut retoucher et montrer l’une il faut oublier l’autre.
    Qui ce souvient de tout ces animaux que les gens sympa promenaient jusqu’au marché à Sarajevo ? Les braves gens si gentils avec leur bêtes ! Pourtant elles disparurent ? Qui sait où sont les chiens et les chats de Sarajevo ?

    Fontaine, je ne boirai pas de tonneau !
    « Quand le foin manque au râtelier les ânes se battent ». Mais quand c’est l’eau qui manque ? Quand cette eau est produite à base d’eau de mer et que sa production entraîne une augmentation de la salinité au point d’éliminer les espèces marines indigènes ?
    Par un petit télescopage d’actualité la question du réemploi de l’eau issue de l’épuration est remise en avant dans l’actualité. Oui il y a eu des inondations en France mais dans certaines régions de France elle manque quand même. Consommons là entièrement ne la rendons pas aux milieux naturels. Il y a tellement d’argent à se faire.
    Quand le vin coule dans les gosiers les gens ont des idées séditieuses,il a toujours fallut surveiller des débits de boissons. L’eau est polluée : buvez du vin! Hygiène et révolution…
    Dans une république démocratique la limitations de la démocratie devrait empêcher de sombrer dans la démagogie. Mais les plus ignorants sont les plus nombreux c’est eux qui donnent la victoire.
    Avant les droits de l’hommes il y avait le droit des gens. Avant les droits dont ont fait des listes pour tresser les cordes des guillotines, le surmoi (qui restait a inventer), s’appelait devoir. C’était mouvant aussi
    Il y a maintes chansons à ce sujet : https://youtu.be/4zJq6_Fjerw
    Le grand valet – TRI YANN
    https://www.musicanet.org/robokopp/french/anantesp.htm

    L’armée sert à protéger le territoire national contre l’ennemi quel qu’il soit et quels que soient ses moyens.
    Une force ne vaut que par le point et le moment ou on l’applique.
    Ah quelle mauvaise idée d’avoir voulu utiliser l’Ukraine pour boucher l’accès aux mers chaudes au reste de l’ex-URSS : les démonstrations de combat par d’autres moyens vont nous coûter cher.

    Si c’est finalement l’affaiblissement économico-millitaire de la RPC qui est visé par une tentative de restreindre ses approvisionnement pétroliers donc ses industries et sa mobilité nous pourrions avoir la démonstration que l’arsenal du monde du combat par les jouets pourrait bien nous mettre nos commandes sur le museau par tous moyens.

    • Dernier vol pour Pékin dit :

      Surtout que la dépendance au sentier est rude et la pente est forte…
      https://lavoiedelepee.blogspot.com/2026/02/quand-la-machine-seveillera.html

      • Sempre en Davant dit :

        C’est un des bons papiers récnt de Goya.
        Il ne me contrarie que par un point : son éternel topisme ‘j’ai fini par rentrer dans la colo-pro, on m’admire pour ma belle stature – par le flan chocolat ».

        Il me semble que les innovations imposent du nombre et le contrôle des arrières innombrables. Au point d’empêcher d’avoir des élites faites d’humains?

    • aleksandar dit :

      Petite rectification :
      Le droit des gens ( jus gentium ) est largement antérieur a la guillotine.

  19. Jojo dit :

    Comme exposé dans un commentaire au début, l’ADT a sacrifié sa capacité lourde au profit des légers de la colo. Ces derniers ont injustement trompés nos décideurs sur la seule impératif de conserver la sacro-sainte ancre de marine comme les seuls capables. Hors, cette lubie pour préserver les postes OM a conduit à marginaliser les autres, voir les sacrifier. Combien de régiment TDM dissous au comparatif des autres ?
    Et tout ça pour les séjours en famille. Pourtant, les chenillés avaient un savoir faire de combat remarquable. Et pas certain que les ancres avaient les mêmes capacités tactiques.

  20. papy dit :

    Belles paroles mais quand on voit comment sont traités les vétérans des essais nucléaires français par les armées et les politiques il a de quoi être crispé. Aucunes reconnaissances voir du mépris. Il fallait voir les conditions de vie et de travail soit au Sahara et en Polynésie tout au moins au début et encore il y aurait beaucoup à dire. Il est certain que les autorités civiles et militaires feront une belles cérémonie dans la cour des Invalides quand le dernier vétéran des essais nous quittera .

  21. Georges Frérot dit :

    Quelles que soient la qualité des réflexions stratégiques et tactiques,
    chaque nouvelles guerres apportent sont lots de surprises tout autant stratégiques que tactiques.
    Qui aurait pu nous dire qu’une puissance nucléaire aurait engagé une guerre conventionnelle à l’abri de son « parapluie nucléaire » ?
    Probablement ceux qui avaient lu le Poutine dans le texte, mais pas les rêveurs !
    La sécurité de la FRANCE impose donc que toutes nos armées soient au niveau international.
    En l’état un effort budgétaire est nécessaire, mais pas sans une sérieuse actualisation de la LPM.
    De premiers efforts sont urgents :
    – disposer d’un stock de munitions à la hauteur d’un engagement de haute intensité en Europe,
    – actualiser très rapidement la mise à disposition de moyens sol/air efficients et résilients sur tous le spectre des menaces,
    – concevoir et déployer une puissance de feux conventionnelle, conséquente et résiliente sur une profondeur de quelques km à 2500/3000 km,
    – renforcer notre indépendance énergétique. (Centrales Nucléaires en état de fonctionnement, Bouclage du Cycle Nucléaire – Projet Astrid, Mise à Niveau de notre production Hydro-électrique, avec adaptation de notre outil industriel).
    Ne nous gargarisons pas de symboles, si brillants soient-ils, un arbre peut bien souvent cacher la forêt.
    Un porte-avions seul, tout seul, en est le parfait exemple.
    Il en faut deux , mais aussi et surtout une architecture de la marine qui permette le déploiement sécurisé de ce joyaux !
    Alors messieurs réfléchissez GLOBALEMENT, nous n’avons pas trois armées techniques mais une Armée de la FRANCE.
    Une Armée de la FRANCE chargée de protéger la Nation, toute la Nation.

  22. Sharpei dit :

    Les Ukrainiens nous montrent que l’arme nucléaire n’est pas la réponse à tout (au dépend d’ailleurs des Russes, 1ere force nucléaire). Face à une avancée d’une armée conventionnelle, va t’on vitrifier les villes de notre ennemi avec le risque d’avoir de même sur nos ville ? non..!!! l’arme nucléaire ne répond donc pas à tous les scénarios.

  23. Pascal, (l'autre) dit :

    « va t’on vitrifier les villes  » Les frappes anti cités font partie du « stratégique » en clair la fin de l’hustoire est proche Pour freiner une offensive terrestre mécanisée ce serait des frappes « tactiques » sur le terrain!

  24. Sempre en Davant dit :

    Alexandar,

    C’est exact et je ne le conteste en rien.
    Ce que j’aimerais faire entrer dans les esprits c’est que le droit est une règle sanctionné par une puissance publique.
    A défaut de cette sanction et de l’ensemble de ce qui en découle l’absence de puissance publique laisse apparaître d’autres puissances qui s’exercent initialement à un niveau inférieur mais cela peut changer très vite.
    Le cumul de la puissance et de l’exercice est indispensable.

    La rétractation féodale n’est pas différente de l’implantation de narco-cités puis de narco-état. Hors, il y a une splendide facilité à réussir ce qu’un état adipeux, gouatreux, goutteux, scrofuleux, …, ayant plus de tête qu’une Hydre ne peut plus.

    Il ne faut s’illusionner sur rien et nombre de féodaux tous remontant à la première Croisade avant la première valaient leur pesant de Progojine.
    « Wir sind des Geyers schwarzer Haufen » https://youtu.be/g8iI7ZI0xwo?si=lNPpd9nMq2Za8Ff_ m’a finalement mieux fait comprendre « l’aventure de la réforme » que Pierre Chaunu. Mon absence de connaissances religieuses n’est pas innocente.
    La contestation radicale de l’existence d’une aristocratie de droit divin est impressionnante.
    Et c’est encore une question de sentiments : mon âme à Dieu, mon corps à la Patrie, mais mon honneur à Moi… ou TPMG?

    A notre époque où Droit ne signifie plus que créance et où l’on oublie de demander : de quoi et contre qui… ?