SCAF ou GCAP ? L’Inde envisage de participer à l’un des deux projets européens d’avion de combat de 6e génération

Si le président Macron insiste pour mener le projet de Système de combat aérien du futur [SCAF] jusqu’à son terme, malgré les désaccords entre Dassault Aviation et les filiales allemande et espagnole d’Airbus sur la gouvernance du pilier n° 1, c’est-à-dire celui de l’avion de combat de nouvelle génération ou NGF, pour New Generation Fighter, c’est sans doute aussi parce que l’Inde pourrait éventuellement le rejoindre.

En effet, selon la presse locale, le ministère indien de la Défense a informé le Parlement de la volonté de l’Indian Air Force [IAF] de participer à un programme européen d’avion de combat de 6e génération dans les plus brefs délais. Ce qui suppose de faire un choix entre le SCAF et le Global Combat Air Program [GCAP], mené par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon.

«Deux consortiums travaillent sur l’avion de sixième génération. L’un réunit le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon, l’autre la France et l’Allemagne. Tous deux développent un appareil de cette génération. Afin de ne pas prendre de retard, nous allons tenter de nouer un partenariat avec l’un de ces consortiums et commencer dès maintenant à étudier le chasseur de sixième génération», a résumé le général Anil Chauhan, le chef d’état-major des forces armées indiennes.

Il s’agit ainsi de s’assurer que l’Inde ne se laisse pas trop distancer par rapport à la Chine dans le domaine de l’aviation de combat. Et cela alors que l’Armée populaire de libération [APL] a déjà mis en service deux chasseurs-bombardiers furtifs – le Chengdu J-20 et le Shenyang J-35 – et qu’elle a fait voler deux prototype d’avions de 6e génération, à savoir le J-36 et le J-50.

«La participation à un programme d’avion de combat de 6e génération permettrait à l’industrie et aux scientifiques indiens d’accéder rapidement aux technologies de pointe en matière de propulsion, de capteurs, d’intelligence artificielle et de matériaux de nouvelle génération, des domaines extrêmement coûteux et complexes à développer de manière indépendante», a résumé NDTV.

Étant donné que l’Inde est cliente du Rafale et qu’elle envisage d’en acquérir 145 de plus [dont 31 Rafale Marine], on pourrait penser que sa préférence irait vers le SCAF. D’autant plus que l’industrie française, via Safran Aircraft Engines, participe à son programme AMCA [Advanced Medium Combat Aircraft].

Qui plus est, les besoins de l’Inde sont susceptibles de coïncider avec ceux de la France, la dissuasion nucléaire des deux pays reposant en partie sur une composante aéroportée. Et ils seront sans doute totalement alignés si l’Indian Navy dispose d’un porte-avions de type CATOBAR [catapultes et brins d’arrêt], ce qui n’est pas le cas actuellement.

Seulement, le sort du SCAF est incertain. Et cela n’est pas lié uniquement aux dissensions entre Dassault Aviation et Airbus puisque, depuis plusieurs mois, il est dit que l’Allemagne pourrait faire cavalier seul ou rejoindre le GCAP. «Il ne s’agit pas d’une querelle politique. Nous avons un réel problème au niveau du cahier des charges. Et si nous ne parvenons pas à le résoudre, nous ne pourrons pas poursuivre le projet», a d’ailleurs récemment affirmé Friedrich Merz, son chancelier.

Quant au GCAP, les trois pays partenaires ont créé une structure pour le gérer, la GIGO [GCAP International Organisation] tandis que les principaux industriels impliqués [BAE Systems, Leonardo et Japan Aircraft Industrial Enhancement] se sont associés au sein d’une coentreprise appelée Edgewing.

Pour autant, ce programme traverse aussi des turbulences. En janvier, le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a de nouveau reproché au Royaume-Uni de ne pas partager suffisamment ses technologies avec ses partenaires. Et cela alors que la note pour l’Italie s’est alourdie, son montant étant passé de 6 à 18 milliards d’euros, rien que pour financer les coûts de développement.

Quoi qu’il en soit, même si l’architecture industrielle du GCAP est arrêtée, le Royaume-Uni verrait d’un bon œil l’arrivée de nouveaux partenaires. Il s’est ainsi dit prêt à ouvrir ce programme à l’Arabie saoudite, à l’Allemagne, à l’Australie et, dernièrement, à la Pologne. D’ailleurs, Varsovie aurait entamé des discussions à cette fin.

Reste à voir si les intentions de l’Inde vont influencer les discussions sur l’avenir du SCAF. L’Allemagne a fait savoir qu’elle prendrait une décision sur le maintien de sa participation d’ici la mi-avril. En attendant, une «mission de rapprochement d’Airbus et de Dassault» a été annoncée par le président Macron.

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111 contributions

  1. lecoq dit :

    ca ne peut pas être pire qu’avec les allemands
    de plus les indiens veulent la meme chose : nuke+naval
    l’infrastructure dassault safran existera dejà
    c’est sur que l’inde en prendra un paquet et ne reduira pas ca dotation (pas comme qui tu sait)
    c’est dur de bosser avec les indiens, mais bon dassault a déjà cette expérience, et les facilités …
    nous on a tout : ce qu’il nous manque c’est le pognon : l’inde apportera le pognon qui manque, apprendra, et furnira aussi pour une partie de l’avion une main d’oeuvre a bas coût …

    c’est viable, mais ca prendra du temps a mettre en place

    apres s’il y a un partenariat allemagne / inde … ouille l’avion risque de voler à l’envers

    • Pommes Pont-Neuf dit :

      Si l’Inde choisit l’Allemagne, ça ne va pas marcher, mais c’est leur problème, pas le notre.
      Nous avons déjà nos problèmes sans aller nous mêler des problèmes des autres.
      Nous nous mêlons pas des problèmes des autres, ça serait une catastrophe.

  2. Bastan dit :

    Le « forfait » de l’Allemagne donnerait plus de poids à l’Inde et à son industrie.

  3. Titeuf dit :

    Simple: France et Inde dans le futur SCAF.
    Basique : l’Allemagne s’en va faire la pupute avec les Anglais est mettre un boulon par ci par là…

    • Ramos dit :

      le jour de son 1er décollage, je crois que tous les forumeurs ici ne seront plus vivants,

  4. sepecat dit :

    Vu les liens historiques entre le Royaume-Uni et l’Inde on pourrait penser a priori, mais a priori seulement, que la préférence ira au Tempest. Toutefois, ce programme n’a pas l’air d’être un long fleuve tranquille vu ses dérives budgétairs déjà conséquentes et certains partenaires, les Italiens, qui trouvent que le gâteau a du mal à être partagé sur le plan technique et savoir faire. La citation prêtée à NDTV : « La participation à un programme d’avion de combat de 6e génération permettrait à l’industrie et aux scientifiques indiens d’accéder rapidement aux technologies de pointe en matière de propulsion, de capteurs, d’intelligence artificielle et de matériaux de nouvelle génération, des domaines extrêmement coûteux et complexes à développer de manière indépendante » risque fort d’introduire un nouveau candidat aux appétits très affirmés dans cette équation. Il sera donc intéressant de voir si le Tempest est le choix de l’Inde in fine (si toutefois celle-ci outrepasse ses vieux démons et accélère un tantinet ses processus de décision). A contrario, intégrer le SCAF, vu l’état de mort clinique du projet, ne semble pas vraiment une opportunité d’avenir. Une autre approche consisterait probablement à mettre en place un programme commun qui ne soit pas un avion dit de 6G stricto sensu (terme par ailleurs largement galvaudé) mais plutôt une évolution de ce qui existera avec le Rafale F5 et ses drones de combat. Le PDG de Dassault a confirmé en audition que l’entreprise disposait déjà de certaines des briques réputées être 6G, d’où la question que l’on peut raisonnablement se poser de savoir s’il est cohérent d’aller créer un avion complexe et, forcément, particulièrement coûteux. L’autre point de rapprochement Dassault / Inde, outre le partenariat existant, réside dans le fait que les deux pays ont une besoin identique en matière de porteur nucléaire / aviation embarquée. Quid des capacités du Tempest sur ces deux points ? Il semble par ailleurs qu’au Royaume-Uni tout le monde ne soit pas si optimiste que cela sur l’avenir de cet appareil (cf. https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/avions-de-combat-le-programme-tempest-juge-irrealisable-par-une-agence-britannique-2183523). Extrait : « La National Infrastructure and Service Transformation Authority (Nista), nouvelle agence gouvernementale britannique chargée d’évaluer les grands projets, vient ainsi d’attribuer au programme GCAP, plus communément désigné sous le nom de « Tempest » au Royaume-Uni, un label rouge. Soit la notation la plus basse de son indice de confiance, correspondant, selon la définition de la Nista, à un projet « dont la réussite semble impossible » ou dont les problèmes semblent « à ce stade, ni gérables, ni résolubles ». »

  5. Flavien dit :

    Le plan B pour les catapultes électromagnétiques pourrait-il être un développement Franco-Indien ?

    • G dit :

      Absolument, mais comme plan A car cela prendrait du temps et des efforts soutenus à développer et qualifier… Donc tout de même pas simple à échafauder.

        • G dit :

          Oui. D’ailleurs cette fixation sur les EMALS en dit elle-même beaucoup : pourquoi forcément électromagnétiques ?

          Bien sûr que « c’est le top du top ça vient des States », mais à la fin on veut juste quelque chose qui marche :

          – fournir quelques dizaines de megajoules additionnelles à un aéronef de 5 à 25 tonnes que l’on souhaite faire décoller en moins de 250m (et non pas « nécessairement » 90m, puisqu’aucune pang-pang girl n’avait jamais suggéré de mettre le CDG à la casse au seul prétexte qu’il ne peut catapulter et récupérer ses aéronefs simultanément) ;

          – avec un développement qui ne se compte pas en décennies ;

          – avec un coût total (capex+opex) sur 40 ans qui reste de l’ordre de 5 000 euros par catapultage/coup de pied au Q.

          Ok les Rato ca sent mauvais, mais franchement je ne peux pas croire que parmi toutes les solutions possibles on ne parvienne pas à en trouver une moins glamour mais qui « fasse le job »… et intéresse les Indiens et/ou les Britanniques.

          Dailleurs et à propos d’Indiens, quelqu’un sait-il à combien de tonnes pourront décoller leurs Rafale M depuis les 230m de course+tremplin du Vikrant ? On entend un peu tout et n’importe quoi sur le sujet… Merci d’avance !

        • G dit :

          Question subsidiaire : en cas d’échec du plan A et de retard du plan B de chez LVMH, à combien de tonnes pourront décoller *nos* Rafale M depuis les 260m de course+tremplin ajouté à l’arrache de l’éventuel PANG ? On n’entend *rien du tout* sur le sujet… Merci d’avance !

    • Mad dit :

      En fait je me suis toujours demandé, on achète les EMALS pour un milliard et demi car c’est moins cher. Vraiment? Pour un milliard on ne pourrait pas en développer?
      J’imagine qu’ils ont une raison pour penser ca, mais ca me surprends quand même quand on voit tout ce que l’on réussi a faire pour de telles sommes.

      • Vortex dit :

        Si, on pourrait les développer pour 1 milliard, puis en commander pour 1 autre milliard…
        Et après ? Une fois ces 2 milliards dépensés, qu’est-ce qu’on fait de notre R&D ? On attend 30 ans pour un hypothétique remplaçant du PANG ?
        Pas bien rentable tout ça…

        • Mad dit :

          2 milliards qui vont en France pour une catapulte dont aucun gouvernement étranger ne pourra nous couper la flux de pièces détachées et dont 50 a 75% de la valeur reviendra sous forme de taxes. Même si ca s’arrête la et qu’il n’y avait aucune forme d’accumulation de savoir faire ou autre ca me semble plus rentable que 1.5 milliard qui part aux US et… c’est tout, on en revoit pas la couleur.

  6. Motus dit :

    Cela confirme que rien ne va pour les européens. Une coopération avec l’Inde bon courage.

  7. Fralipolipi dit :

    Les Indiens aiment toujours bien faire valoir toutes les options (même les plus improbables), pour mieux négocier ensuite.
    .
    Et ici à nouveau, le contraste entre les options est très grand.
    D’un côté, il y a déjà les développements Rafale en cours (commande 114 avions de plus et dévelopement spécificités Inde en parallèle + une ligne d’assemblage Rafale en Inde) + le partenariat avec Safran pour le moteur AMCA 12 à 13t de poussée (qui est censé pas mal ressembler à celui du NGF-SCAF).
    Et de l’autre, il y a un projet GCAP, avec un plan de charge déjà partagé entre 3 partenaires de départ, et potentiellement avec l’Allemagne en plus … un GCAP à cinq avec UK, Japon, Italie Allemagne et Inde serait …. bien cocasse à observer … ce serait presque de la science fiction !
    .
    Aussi, je me dis que malgré les évidences, l’Inde tente surtout de présenter tous les tableaux, pour essayer de mieux négocier.
    .
    A ce stade, le mieux que l’Inde pourrait ou devrait faire, serait surtout de participer avec Dassault au développement de son drone UCAV (issu nEUROn) !
    … Ca tombe bien, la France cherche justement un partenaire de développement pour ce drone là … qui sera la porte d’entrée la plus pragmatique et efficace vers ce que certains appellent la 6ème gen.
    … Quel partenaire alors ? Suède ? EAU ?.. Inde ?
    Attentention chers amis indiens, la meilleure place à prendre dans ce partenariat sera pour le premier positionné !.. 😉

    • antares78 dit :

      Aucune chance que l’Allemagne aille dans le GCAP. Ça a déjà été rejeté par les politiques et n’a aucun sens. Ça sera un programme national ou avec des partenaires européens (Suède, Espagne, Pologne).

      • Fralipolipi dit :

        @Antares
        Ou cela fera pshittt et les Allemands se contenteront d’acheter des F35 en plus … 😉

        • antares78 dit :

          Faut vraiment rien y connaitre à la politique allemande pour dire de telles aberrations… Mais bon c’est coutumier ici d’imaginer (fantasmer même) plutôt qu’étudier et comprendre.

          • Fralipolipi dit :

            @Antares
            Faut vraiment être candide et perché pour écrire un post tel que le vôtre… Commencez par sortir plus souvent de votre caverne et on en reparlera.
            A ce jour, c bien Rheinmetall qui a fait des pieds et des mains pour devenir fournisseur de pièces du F35 (partie de la cellule) auprès de LM (US), ainsi que pour développer des drones avec le non moins US Anduril !
            Et c’est bien Airbus DS GmbH qui veut désormais (depuis 2025 en fait) produire les drones loyal wingman de Kratos (encore US).
            .
            … et si vous n’êtes pas au fond d’une grotte, c qui vous êtes sur une autre planète … voire un autre système solaire 😉

  8. hdo dit :

    Il est évident que l’Allemagne n’a pas vraiment d’intérêts militaires en Inde, la France oui.
    en conclusion l’Allemagne n’a aucun intérêt à aider la France à développer les liens avec l’Inde.
    Donc: planter la France avec « son SCAF »

  9. G dit :

    Comme il est peu probable que les Britanniques se montrent plus partageurs qu’avec leur partenaires européens, les Indiens risquent de ne pas y trouver leur compte au plan technologique et industriel… à l’inverse du côté des Français :

    – MO industriel FR en recherche de nouveau partenaire pour remplacer Airbus,

    – 2 Clients Rafale, et même Rafale M,

    – Bonus : Même ambition de développer une capacité Catobar nationale, mais sans les moyens de le faire seul.

    -> Possiblement un très beau coup à jouer pour nous… à condition :

    1) que l’Élysée accepte de manger son bicorne sur le SCAF…

    2) que les Français acceptent de remettre à plat leurs plans post-CDG (voler temporairement en Stobar le temps de développer cette solution Catobar conjointe, avec un plan « B-moins » désormais américain ?)

    Deux conditions j’en conviens très improbables, mais tellement tentantes…

  10. Magic38 dit :

    C’est un peu évident qu’ils choisiront le SCAF s’ils en ont l’opportunité. Les synergies sont tellement évidentes et les liens militaro-industriels avec la France bien plus développés qu’avec les autres pays. Surtout que le GCAP ne cherche que des précommandes supplémentaires, des partenaires de rang 2, pas des partenaires qui participeront au développement. L’organisation à 3 est déjà suffisamment compliquée. Le SCAF leur offrirait plus de marges de manoeuvre et on sait à quel point l’Inde est attachée au transfert de technologie. Vu que les Britanniques font déjà les avares avec l’Italie sur ce point, ça serait encore pire avec l’Inde.

    Pour l’Inde ça ne remplacerait pas leur AMCA qui restera un moyen d’avoir une industrie souveraine mais ça viendrait leur apporter les compétences qu’il leur manque. Maintenant, la réalité c’est que le SCAF est mourant et ne continuera pas vers un avion unique. Donc l’Inde est peut-être en train de saisir sa chance pour signaler à la France qu’elle veut développer l’avion de combat ensemble, mais sans l’Allemagne. Pour la France ce serait mi-figue mi-raisin, on sait que travailler avec les Indiens sur des projets industriels c’est compliqué et qu’ils ont tendance à perdre enormément de temps or on a suffisamment perdu de temps.
    Si la France travaille avec l’Inde, c’est en tant que partenaire junior à 30% sinon ça vaut pas le coup de prendre le risque.

    • Math dit :

      La politique, ce n’est jamais linéaire. Les achats de l’Inde tiennent au gouvernement Modi. Si un autre parti arrive au pouvoir, l’équation peut changer. Elle peut aussi changer en France, quoi que ce soit nettement moins probable. Moi, ce qui m’interroge le plus, c’est le prix d’une énorme plateforme. En vrai, qu’est ce qu’on doit mettre dessus pour qu’elle réalise sa mission et qu’est ce que l’on déporte sur les armements. Quelle est l’équation économique et militaire la plus efficace… Du missile sol sol à la bombe larguée à la verticale de l’objectif, je n’ai pas fait tous les calculs de coût, mais il y a matière à creuser.
      X kg d’explosif à X km coûte X euros
      Ça sera ma matrice de calcul de base.

  11. Le Breton dit :

    Je pense que l’Inde participera au projet SCAF revisité, je parle du scaf franco-indien !

  12. yann490 dit :

    Bonjour, un rapprochement entre la France et l’Inde peut paraître pertinent, même au détriment de l’Allemagne, si elle décide de quitter le projet. Nous avons actuellement plus de points communs et d’intérêt avec l’Inde, qui est cliente du Rafale et semble adopter une politique un peu similaire au niveau de l’aéronavale. Pourquoi ne pas pousser le bouchon un peu plus loin en proposant une action conjointe pour la construction de 2 porte-avions NG?

    • G dit :

      Parce que l’Élysée.
      Mais sinon, oui, cela a du sens bien sûr.
      Ce qui, du point de vue de l’Élysée, rend la chose encore moins acceptable.

  13. Yvon dit :

    Il est difficile d’établir une coopération efficace en multipliant le nombre de partenaires et il ne faut pas s’attendre à ce que l’Inde soit un partenaire passif.
    Par ailleurs, le chancelier allemand a déclaré sans ambiguïté que les besoins de l’Allemagne sont différents de ceux de la France.
    La France est, par ailleurs, en train de mettre en place une coopération industrielle approfondie autour du Rafale. Il ne paraît pas illogique d’étendre cette coopération autour du système de combat qui prendra la suite.
    Les jeux sont ouverts. La France a des atouts indéniables. A elle de ne pas les gâcher avec ses problèmes budgétaires et de gouvernances qui mettent à l’arrière plan ses larges compétences en matière d’aéronautique et de défense. Nos compétiteurs n’hésiteront pas à appuyer là où cela fait mal.

  14. Phil de la Reco dit :

    Je pense que l’Inde a un projet plus proche de nous que Airbus.. Il sont peut-être longs à se décider mais ils sont fidèles…

  15. Ératosthène dit :

    Pourquoi l’Inde ne s’intéresse à l’aéroplane suèdois ?
    Pourquoi la Suède ne semble intéressée par une coopération avec la Germanie ?
    Est-ce parce que cet aérodyne représente un modèle hybride d’approvisionnement international en composants et d’intégration de systèmes nationaux ?

  16. Trent dit :

    L’Inde n’a rien a apporter, concrètement.

    • Noupat dit :

      Et l’Allemagne dont on a laissé modifier les termes initiaux; et qu’en plus cela ne leur suffit pas ?

      L’Inde achète le made in FR, cela est concret.
      Donc, partager avec l’Inde et pas avec les GER, c’est bon pour la BITD FR.

      Cela emmerde les Pro/Ger/Anti/FR ? Certes, et alors, quand bien même.

      • Trent dit :

        Cela ne m’emmerde pas.
        L’Inde se détournera de la France tôt ou tard. Il faut simplement s’assurer que nos savoir-faire stratégiques restent exclusifs.
        Je ne comprends pas le principe de collaborer pour fabriquer un concurrent.

        • Noupat dit :

          La France a besoin de nouveaux partenaires puisque certains partenariats européens ne fonctionnent pas. Ou plutôt qu’ils sont initiés mais que les termes se dégradent selon les partenaires, voire ils ne vont pas au terme du partenariat .

          • Trent dit :

            On a fait le Rafale tout seul. Pourquoi aurait-on besoin de nouveaux partenaires pour un projet aussi stratégique ?

    • Noupat dit :

      Eux, ils possèdent des portes avions et disposent de l’arme atomique.
      Tout comme la France.
      Et comme peu de pays, puissance (sic).

    • Albatros dit :

      si…de l argent et surtout beaucoup de commandes

  17. jean luc dit :

    Si l’Inde veut intégrer l’un des 2 projets, ce sera pour siphonner les nouvelles technologies, et plus tard faire un concurrent, moins cher. Maintenant si Dassault veut y aller, et se faire avoir par les Indiens, ce sera son problème

    • Khops dit :

      Un peu comme les Coréens et les sous marins ?

    • antares78 dit :

      Et après on parlera de l’Europe de la Défense…

    • Chill dit :

      Rigolo, ce sont les chleuls qui voulaient vampiriser la France et Dassault sait ce qu il fait !

    • Gros beignet dit :

      Si les indiens respectent les conditions posées par Dassault (meilleur athlète et 1 seul maître d’oeuvre) alors je ne vois pas de problèmes.
      Dassault l’a bien fait avec l’alphajet avec Dornier : chacun à sa place, 1 maître d’oeuvre, 4 avions de présérie identiques 2 assemblés par Dassault (ex AMD-BA) et 2 par Dornier, chacun ayant une partie des essais en vol

    • Mélusine dit :

      @jean-luc
      Votre commentaire me fait penser à celui d’un amoureux éconduit.
      Il faut vous faire une raison, oui, l’Inde ne courtise pas Airbus DS Deutchland. Tout comme l’Inde n’a même pas considéré l’Eurofighter pour son programme MRCA.
      L’Inde veut ce qu’il y a de mieux.
      Quant à siphonner des technologies… Sûrement. Mais celles qu’un partenaire voudra bien lui donner, tout en préservant son avance technologique.
      Et beaucoup de constructeurs voudraient être à la place de Dassault ! Il n’y a qu’à voir les manÅ“uvres de ROSTEC pour imposer le Su-57, de Saab qui propose le Gripen ou de L.M. qui avance avec Trump pour offrir le F-35 !
      Et là, avec cet article de M. Lagneau, on parle d’avion de génération 6, qui nous portera jusqu’aux années 2080/2090.
      Et qui sait ce que sera l’aviation de combat dans 60 ans et plus ?
      Y aura t’il une concurrence ?
      Sera t’on au « tout drone » ?
      Où l’aviation de chasse existera t’elle selon de nouveaux concepts, totalement différents d’aujourd’hui ?
      Personne ne peut savoir.
      Et au vu de vos lacunes et des casseroles que vous trainez sur ce site, il est évident que vous en êtes incapable !

    • Noupat dit :

      Votre problème est que Dassault, meilleur cavalier dans le projet SCAF, ne veut pas disposer des acquis d’Airbus; ce que Airbus souhaite au plus au point à l’inverse !
      En effet, ce n’est pas votre problème ! Dassault a son siège en France et donc paie ses impôts en tant que personne morale Française.
      Vous, le particulier, supposé FR, n’a rien d’un français qui contribue à l’aura de la France.

      Si, un jour vous puissiez prendre la peine de répondre, par respect, aux retours des propos que vous portez grâce aux agent IA, je vous en serai reconnaissant, merci.

    • Vortex dit :

      Voilà ! Na ! Et ce sera bien fait ! Bouh ! Méchant Dassault !
      Voilà ce qu’inspire ta pathétique conclusion infantile mon brave jean-luc…
      Sinon ?
      Ben, sur le reste de ton commentaire, les négociations en cours sur la vente possible de 114 Rafale et 31 Rafale M à l’Inde, montrent justement que Dassault ne veut pas « se faire avoir « … Déjà, il est acquis qu’ils ne disposeront pas des codes sources du système de vol et de mission du Rafale, une interface « plus and play » (une passerelle numérique sécurisée ) autorisant l’ajout de systèmes périphériques, permettra d’intégrer équipements et armements indiens sans toucher au cÅ“ur logiciel du système du Rafale.
      Côté industriel et usinage, les transferts se feraient progressivement, les Indiens acquérant les technologies du moment, pendant que Dassault continuerait de travailler sur le futur tout en conservant son avance technologique.
      Le futur justement, qui, si ce contrat pour 145 avions se signe, verra Dassault intégrer pleinement la BITD indienne, avec ses usines en propre locales, ses filiales franco-indiennes, ses chaînes d’assemblage, ses partenariats, ses académies de formation d’ingénieurs et d’ouvriers, etc., et bénéficier de l’appui indien pour l’export et de sa main d’Å“uvre qualifiée à bas coût, lui permettant de produire plus, pour moins cher.
      Bloqué en Europe par les jalousies de nos voisins et par leur vassalité envers les États-Unis, Dassault prépare ainsi son avenir en s’ouvrant pleinement sur le marché mondial, avec l’appui de la France, évidemment, mais aussi celui de l’Inde qui est en train de devenir une grande puissance mondiale, industrielle et démographique en passe de dépasser la Chine.
      Bon cauchemar jean-luc ! 😉

    • Cargo 200 dit :

      C’est bien Berlin qui cherche à siphonner Dassault, l’Inde peine encore aujourd’hui à copier le Mirage 2000, alors la 5/6ème génération …

  18. E-Faystos dit :

    si la France veut s’adjoindre l’Inde, il faut clarifier la position entre Dassault et Airbus.
    ça passe par une cassure comme en 1985 (hasard ?) pour qu’on puisse aller de l’avant.
    .
    à NRJ qui me contredira avec son argumentation mainte fois répétée: le budget.
    Je répondrai que la portée du programme sera conditionné par la fiche technique.
    laquelle était : une coopération, à n’importe quel prix, pour un cloud non souverain, un saut dans l’inconnu, pour un avion biscornu de classe 30 tonnes à cause de la furtivité.
    NRJ, on ne peut pas faire l’impasse sur un moyen aérien moderne, fût-ce un drone de la classe 20 tonnes.
    il coûtera sûrement moins de 100 milliards.

    • tschok dit :

      Il n’y a pas que NRJ qui vous opposera cet argument, il y a tout simplement les faits.

      Notre situation financière est pour le moins très difficile et elle nous interdit, pour le moment, de nous lancer dans des projets pharaoniques en solitaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons concédé à l’Allemagne des avantages indécents. On n’avait pas le choix, tout simplement.

      Maintenant, que les gens en aient conscience, c’est un autre problème.

      Cela dit, dans les dix ans qui viennent, la France parviendra peut-être à se réformer, comme l’ont fait avant elle les autres pays européens. Et à ce moment-là, on verra.

      En attendant, aux conditions économiques actuelles, si on arrête le SCAF, on arrête le programme 6GEN et on continue sur le Rafale F5 avec son drone. Ce sera lui notre avion du futur et c’est tout.

      Et puis, à côté de ça, il y a tous les fantasmes de coopération avec l’Inde, les EAU, la Suède, etc. Bon, on ne va pas injurier l’avenir, mais rien de tout cela ne sera facile et pour l’instant on n’a rien, alors que notre problème c’est maintenant.

      • Mat49 dit :

        @tschok « Notre situation financière est pour le moins très difficile et elle nous interdit, pour le moment, de nous lancer dans des projets pharaoniques en solitaire. » Notre situation financière est difficile parce que nous nous acharnons à garder un système de retraite par répartition qui asphyxie le reste.

        Ensuite nous ne faisons rien de pharaonique. Nous faisons le Rafale F5. Une fois le Rafale F5 fait, pour avoir un 6G il ne manque plus que la cellule furtive et son moteur et tout le reste est déjà dans le Rafale F5.

        « Et puis, à côté de ça, il y a tous les fantasmes de coopération avec l’Inde, les EAU, la Suède, etc » Je suis d’accord cela n’a pas un haut niveau de crédibilité tout ça.

        • tschok dit :

          @Mat49,

          Laissons de côté les causes de notre situation financière difficile, je ne me prononce pas là-dessus et à vrai dire ce n’est pas le sujet. Mais je note que vous êtes d’accord sur le principe.

          En ce qui concerne nos fantasmes de coopération, je note également que vous êtes globalement d’accord.

          Reste le F5, et là, j’ai deux choses à vous dire :
          – Le F5, ce n’est pas le présent, c’est le futur pour dans 10 ans
          – Non, le F5 n’est pas un avion de 6GEN et il ne le sera jamais

          • Mat49 dit :

            @tschok « Le F5, ce n’est pas le présent, c’est le futur pour dans 10 ans » C’est ce qui est en développement actuellement. Dans dix ans le système sera déjà en service.

            « Non, le F5 n’est pas un avion de 6GEN et il ne le sera jamais » Exactement mais comme je n’ai pas dit le contraire je commence vraiment à douter de vos capacités de compréhension.

            Je répète : « Une fois le Rafale F5 fait, pour avoir un 6G il ne manque plus que la cellule furtive et son moteur et tout le reste est déjà dans le Rafale F5. » A aucun moment cette phrase ne peut signifier que le Rafale F5 est un avion 6G.

            Mais si vous avez une nouvelle cellule furtive (donc 0 pièces de cellule commune avec un Rafale) et donc un nouveau moteur, et que tout le reste dont l’électronique est issue du F5 là oui vous avez un 6G.

            Donc le Rafale F5 n’est pas un 6G mais il amène la France à maîtriser toutes les technologies de la 6G.

      • Vortex dit :

        Tiens tschoky, concernant notre BITD… Vous savez, celle qui se dore la pilule au soleil !…
        https://ch.zonebourse.com/actualite-bourse/le-moteur-electrique-engineus-de-safran-prime-lors-des-aviation-week-awards-ce7e5edfdd8af423
        Un exemple parmi tant d’autres, histoire de vous renvoyer dans les cordes. Une nouvelle fois…

        • tschok dit :

          Je vous répète que je regrette d’avoir employé cette expression.

          S’agissant des cordes, non, ça ne me dit rien.

      • Czar dit :

        toujours à répéter tes foutaises pseudo-réalistes : le scaf c’est 100 milliards sur la durée de vie du programme, soit 40 ans ? Ca fait 2.5 milliards annuels, soit exactement le coût des famoso « mineurs isolés syriens » ivoiriens de 30 ans

        une rotation de charters et … MAGIE! la france pourra se payer cet outil structurant à la fois pour sa sécurité et pour sa maitrise technologique.

        quand un branque vous dit pour des choses très raisonnables que « ce n’est pas possible », il faut comprendre « je ne veux pas que ça arrive »

        • tschok dit :

          Vous n’allez quand même pas me dire qu’un type aussi intelligent que vous a cédé aux sirènes des mannes providentielles?! Enfin Czar, quoi…

          Quand on est d’extrême gauche, on fait payer les riches, et quand on est d’extrême droite, on vire les étrangers. Moyennant quoi, on règle tous nos problèmes de pognon et on vit enfin une vie merveilleuse pleine de bonheur.

          C’est ça la théorie des mannes providentielles et c’est bon pour les cons. Je ne pensais pas que vous en étiez. Je vous rangeais dans la catégorie des mecs désagréables, mais pas des abrutis qui sont prêts à se satisfaire de chimères.

      • Mat49 dit :

        Et par rapport a votre dernier message vous avez tout faux. Le Rafale F5 c est les piliers 3 a 7 du SCAF.

        • tschok dit :

          Non, sans blague?! Le Rafale F5 est intégré au SCAF ?

          Décidément, cet avion est génial.

          • Mat49 dit :

            @tschok vous avez très bien compris: ce que les piliers du SCAF n°3 à n°7 font le Rafale F5 le fait.

            Décidément vous n’avez pas d’arguments.

      • E-Faystos dit :

        @ tshok
        le problème de maintenant,je crois que c’est la fin simultanée de trois illusion.
        – la fin de l’illusion de l’endettement infini
        – la fin de l’illusion des dividendes de la paix infinie
        – la fin de l’illusion de l’entraide occidentale infinie.
        .
        Et le plus navrant, c’est que d’aucun aux commandes tente de tirer son épingle du jeu en jouant sur des concepts passés.
        .
        et pour clôturer le malentendu : 100 milliards pour le SCAF,c’est trop cher. mais vraiment.
        quand il y a coopération, c’est un surcoût et les gouvernements espère que couper la note fera passer la pilule.
        sauf que c’est dans le meilleur des cas. Dans la réalité des coopérations avec les industriels Allemands,c’est des surcoût énormes, et une chaîne politique assez épaisse pour amarrer un super tanker.
        on a essayé la coopération en 85.
        les USA ont bloqué tous les exports possibles du Rafale en Asie du Sud Est.
        .
        alors pour conclure : rien n’empêche de faire du SCAF un programme où la France commence par ce qu’elle n’a jamais pu faire jusque là : un programme honnêtement chiffré qui commence par les capacités initiales attendues au lieu d’une enveloppe budgétaire.
        parce que 100 milliards, ça peut recouvrir l’avion plus les drones initiaux, ou le programme complet et son évolution sur dix, vingt, cinquante ans, donc industrialisation comprise…
        et rien de ce que j’ai pu lire était très précis sur la question …

    • Vortex dit :

      @E-Faystos
      Sur les 100 milliards…
      Dassault, par la voix de Trappier, a déclaré qu’il serait en mesure de faire sa « solution nationale » pour 30% moins cher au minimum…
      Il a aussi dit qu’il avait déjà la plupart des briques critiques conditionnant la 6 Gen…
      De même, la solution moteur existe à terme, avec les programmes SAFRAN T-Rex et surtout le moteur franco-indien SAFRAN/Bahrat de 120 à 140 kN !
      Et vous avez raison, de toutes les façons, on ne pourra faire l’impasse sur un moyen aérien moderne !
      Souveraineté et crédibilité de notre dissuasion sont en jeu.
      La solution Rafale F5 + UCAV permettra de patienter, elle a toujours été prévu pour ça, mais le 6 Gen se fera, le temps de trouver un partenaire (EAU, Inde,…) dont des négociations sont déjà en cours, et de trouver des solutions de financement originales et une volonté politique qui n’interviendra qu’après 2027 et les présidentielles.
      Mais la France a de l’argent, ne serait-ce que les 6600 Mds d’épargne, nos 227 Mds de réserve d’or, notre patrimoine immobilier d’Etat colossal, etc.
      Et puis la France produit toujours, lève l’impôt, est solvable, … de l’argent il y en a, il suffit de bien l’utiliser.
      D’ailleurs, notons que notre budget défense va doubler !

      • Marcorr dit :

        Une réduction de 30 % représente tout de même des milliards à trouver dans le budget.

    • Argo dit :

      Il devra de tout façon être plus gros que le Rafale pour de l’emport interne et une autonomie sans bidons augmentée.

  19. Momo dit :

    L’Inde est un grand pays de près d’1.5 milliards d’individus avec à leur tête des dirigeants qui regardent devant plutôt que derrière, ce n’est pas su fréquent.
    Ses ambitions pour récupérer les technologies de pointe qui lui permettrait de concurrencer la Chine et de produire par elle-même des armements de pointe sont légitimes.
    De même il est dans l’ordre des choses quand on en a la possibilité de négocier, de préférence après une préparation de terrain spécifique.
    C’est exactement ce qui se passe sous nos yeux.
    L’Inde veut faire un grand bon en avant en récupérant le savoir des rares experts compétents, comme Dassault ou BAE. LM ou Boeing ce n’est pas la peine d’y penser, les chinois non plus dont on ne sait pas si c’est du lard ou du cochon, quant aux russes….
    Alors comme les européens sont des pipes, les Indiens considèrent le spectacle grotesque qu’ils donnent sur les 2 programmes cibles, l’un par des politiques zinzins et clownesques, l’autre par des évaluations budgétaires délirantes qui vont s’aggraver avec l’éventuelle entrée de nouveaux ‘partenaires’.
    Le meilleur choix étant évidemment le premier, feu le SCAF, pour lequel les Indiens seraient ravis de travailler avec Dassault. Ils pensent aussi que les milliards des achats de Rafale peuvent faciliter leur accès aux technologies, alors que de ce coté-là BAE ne leur doit (si l’on peut dire) rien, nicht, zero.
    Mais ils faut pas le dire!!! Alors la préparation de terrain en faisant des risettes au GCAP va officiellement continuer, d’autant plus au fur et à mesure des discussions en cours avec Dassault.
    Il n’est pas impossible qu’après un tour en carrosse à Buckingham Modi signe pour le GCAP une lettre d’intention voir un MOU (Memorendum Of Understanding) ne l’engageant en absolument rien.

    Dassault qui a tout compris depuis très longtemps en sourira et fera très attention le moment venu à ne surtout rien donner de critique, avec la certitude renouvelée que le know-how transmis ne mettrait pas 3 mois pour passer au Pakistan, puis dans la foulée en Chine et en Russie…

  20. Archer dit :

    Si l’Allemagne claque la porte mi-avril (ce qui pend au pif du projet avec Merz aux commandes), l’Inde n’est pas seulement un plan B, c’est le seul partenaire capable de sauver l’ambition d’un avion de 6e génération souverain.

    Je ne sais pas qu’elle pourrait être l’offre du GCAP faites à l’Inde. Cela pourrait être une bonne nouvelle, mais politiquement ce ne serait pas terrible pour la souveraineté européenne. Mais bon…

    Techniquement et financièrement, l’Inde peut remplacer l’Allemagne et l’Espagne, mais avec des nuances majeures:

    (1) L’Inde a un besoin vital de 145 Rafale supplémentaires et d’un futur avion de 6e génération pour contrer les J-20 et J-35 chinois. Leur budget défense explose, mais ils peuvent largement compenser la perte des crédits allemands et espagnols.

    (2) Safran travaille déjà avec l’Inde sur le moteur de l’AMCA. Remplacer le pilier moteur (initialement partagé avec l’allemand MTU) par une coopération franco-indienne est naturel.

    (3) Airbus via IBM gérait le Cloud. L’Inde a des ingénieurs en informatique brillants, mais n’a pas encore beaucoup d’expérience des systèmes de combat en réseau. Thalès devrait reprendre le leadership total ici, avec une aide indienne.

    Si l’Allemagne part et je n’en doute pas, Dassault récupère ce qu’il exige depuis 2017 : la maîtrise d’Å“uvre totale sans droit de veto d’Airbus.

    (1) Dans un deal avec l’Inde, Dassault resterait le « meilleur athlète » incontesté sur la cellule et les commandes de vol. L’Inde, contrairement à l’Allemagne, ne cherche pas à imposer une version « Airbus » de l’avion ; elle veut un appareil qui gagne ses duels contre la Chine.

    (2) Comme le dit l’article, l’Inde et la France partagent le besoin d’un avion catapultable (Marine) et capable de missions nucléaires. L’Allemagne n’avait aucun de ces deux besoins, ce qui rendait le cahier des charges impossible. Avec l’Inde, le cahier des charges est quasiment le même.

    L’Inde est connue pour ses demandes de transferts de technologie massifs.

    (1) L’Inde voudra fabriquer l’avion chez elle (via HAL ou des acteurs privés comme Tata). Dassault devra lâcher des plans de fabrication, mais gardera jalousement les codes sources.

    (2) Éric Trappier ne signera jamais un accord qui permettrait à l’Inde de copier le NGF pour faire un avion 100% indien concurrent dans 10 ans. Le partenariat serait plus probablement une co-entreprise où la France garde les clés de la haute technologie (furtivité active, IA de combat)…

    Pour la France, c’est industriellement plus sain, mais politiquement, c’est l’aveu que la défense européenne est une illusion. Donc, comme d’hab’, je me méfie du PR sur cette affaire…

    • Clergyman dit :

      Le Rafale contre le J20, J35 ? Même pas J10c, en mai 2025, ce qui s’est passé en Inde. Les français ont mis en cause de mauvaise qualité des pilotes indiens,

      • Cargo 200 dit :

        Les objectifs indiens ont été atteints? Oui. Les Rafale n’étaient pas là pour chasser mais pour bombarder, ils ont rempli leurs missions. Par contre les chasseurs chinois n’ont pas protégé le territoire pakistanais, ils ont échoué dans leur mission. Ce n’est pas le pilotage des indiens qui est remis en cause, mais le fait qu’ils aient prévenu le Pakistan, et n’aient pas voulu détruire les défenses et radars en premier.

        • Clergyman dit :

          pendant 3 ans de bombardements contre les daeshs en Irak, c’était pendant ces 3 ans, les daeshs ont élargi leur zone de contrôle jusqu’en Syrie, parce que les bombes tombent à 2-3 kms du site de daeshs.

  21. Mat49 dit :

    La coopération avec l’Inde? Jamais de la vie. Ce serait un bourbier comparable à l’Allemagne car Dassault refuserait de faire trop de transferts de technologies critiques et le blocage arriverait vite.

    • Momo dit :

      Dassault refusera bien sûr, et l’Inde n’aura absolument pas le choix…
      Tout va bien se passer.

    • Gros Sac à Merz dit :

      On n’en sait encore rien, il faut essayer. Ça vaut mieux que de se retrouver seuls (risqué financièrement), ou pire avec Airbus DS. Comme dit justement dans les autres commentaires les indiens ont des besoins très proches des notres (avion nuc + navalisable) et partagent notre vision de l’autonomie stratégique.
      Du fait que le Tejas vole c’est déjà une preuve qu’ils ont une certaine maîtrise, certes pas du niveau BAE ou Saab par exemple mais déjà loin devant Airbus DS qui transpire déjà avec des petits drones de 3 tonnes

      • Mat49 dit :

        @Gros « Du fait que le Tejas vole c’est déjà une preuve qu’ils ont une certaine maîtrise » Non regardez l’histoire de ce programme c’est au contraire un aveux d’échec retentissant.

        • E-Faystos dit :

          @ Mat49
          demi échec seulement.
          le DRDO Indien doit changer de mentalité et HAL se tourner vers la production de tracteurs mais le Tejas vole, est fabriqué et entre dans les plans de l’état major Indien.
          je vois accorde (de bonne grâce) que l’avion n’est pas fameux mais c’est un pas en avant pour un pays qui vient de très loin et n’a pas l’industrie que sa situation mérite.
          .
          le plus gros problème vient que le pays possède une gouvernance fragile, prompte aux marches arrières et virages serrés.
          mais la situation internationale ne leur laisse plus ce luxe.

          • Mat49 dit :

            Le Tejas est entre en service en 2016… son calendrier de developpement est delirant.

    • Argo dit :

      Tout comme BAe n’en fait pas suffisamment à écouter ses partenaires sur le GCAP, tout comme il en ont très peu fait sur le Tempest au grand damne des Allemands, tout comme Saab a indiqué qu’ils refuseraient en cas de coopération avec Airbus-DS dans le cadre d’un développement alternatif au SCAF. Tout comme Dassault envers les entreprises Indiennes.

      Néanmoins, Dassault leur vend des prestations de conseil technologique comme pour le HAL Tejas.

      Est-ce un blocage pour autant ? Visiblement non puisque meme s’ils se sont plains de transferts insuffisant des Anglais, les Allemands sont resté dans le programme Typhoon.

      Qu’elle entreprise compétente donnerais ses compétence les plus sensibles dans le cadre d’une coopération ? Ah…, peut-être TKMS qui s’est créé un concurrent direct sur le marché des sous-marins conventionnels.

  22. Clavier dit :

    La seule chose sûre dans tout ce remue-ménage organisé par des politiciens qui n’y connaissent rien, c’est le désir de certains pays d’obtenir un savoir faire qui leur manque sans se faire accuser d’espionnage….

  23. Sharpei dit :

    Comme je l’ai souvent répété, à ce jour les attentes allemandes ne sont pas celles des français (je parle d’avionique). Tant qu’il y a ces divergences, rien ne ce fera. Donc autant se rapprocher des indiens qui ont un/des PA et des têtes nucléaires. Peut-être que les indiens jouent le lièvre en espérant que les allemands nous rejoignent dans le même sens mais où est leur PA ou leur projet de PA ? Où sont leurs nuc ?

  24. Chill dit :

    l Ahuri égotique élyséen veut donner une dernière  » chance » au projet scaf dans sa forme actuelle avec ces fourbes de chleuhs, on croit rêver…En attendant nous perdons un temps précieux et la possibilité de former des partenariats sérieux.

    • bonnechancemonpapa dit :

      @Chill : « nous perdons un temps précieux et la possibilité de former des partenariats sérieux. » Pas vraiment : les partenariats sont le fait des entreprises, pas des gouvernements. Macron n’a pas le pouvoir de faire plier Dassault, sinon, ce serait déjà fait.

    • Momo dit :

      Pendant que le zinzin joue à ze suis votre cheffe les grandes personnes avancent.
      😉

  25. Jym dit :

    Compliqué même avec la situation indienne. Ils voudront aussi voix au chapitre pour rattraper leur retard technologique et c’est bien compréhensible. Paradoxalement, la France est désavantagée dans les coopérations dans ce domaine aérien car elle est déjà trop compétente (pour l’avion du moins). Donc si elle veut préserver son domaine de compétence de façon maximaliste faudrait trouver un partenaire qui accepterait cette asymétrie et un retour industriel « plus limité ». A l’heure où tout le monde cherche plus de souveraineté (à leur rythme…) c’est compliqué !

    Le GCAP de son côté a une gouvernance plus verticale/simplifiée/fluide (en théorie) grâce au fait qu’aucun des pays ne peut faire valoir d’une compétence disproportionné par rapport au reste (et donc plus sensible à la protection de son savoir-faire).

    • Momo dit :

      Non. BAE est très loin devant tous les autres, italiens, japonais, allemands, indiens, chypriotes, gabonais, etc…

  26. Aramis dit :

    « participer à un programme européen d’avion de combat de 6e génération dans les plus brefs délais. Ce qui suppose de faire un choix entre le SCAF et le Global Combat Air Program [GCAP], mené par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon. » Pas vraiment d’accord.

    Car le GCAP comme le SCAF sont déjà lancés. Y faire entrer l’Inde surtout avec sa demande de transfert de technologie ne risque pas de lever les foules.

    Les chances indiennes reposent plutôt sur un éclatement d’un de ces deux programmes pour s’associer avec les ex participants ou avec la Suède pour compléter la coopération déjà lancée avec Safran sur les moteurs.

  27. Alfred dit :

    Curieux tout de même . En definitive l’Inde souhaiterait un Ngf ou un Gcap navalisable et porteur de l’arme atomique, qui soit de preference compatible avec ses porte avions. Ça devrait heurter les Teutons qui n’en ont pas besoin et voudront du lourd. Quant au Gcap, si une concordance des besoins parait plus evidente et si le Gico recherche des partenaires, ça ne cadre pas trop avec la coentreprise formée par Safran et Gtre pour la motorisation de l’Amca. Main tendue indienne à la France, ou coup tordu politique français pour inciter Dassault à rentrer dans le rang? L’eventail des possibilités est large.

    • Momo dit :

      « … ou coup tordu politique français pour inciter Dassault à rentrer dans le rang?  »
      Le zinzin a tout essayé, y compris via le mindef et la DGA (d’où bye bye Chiva) mais il n’a aucune prise.
      Les trépignements les poings serrés sont bons pour barrot et vautrin mais pas pour trappier.
      Trappier qui en conséquence ne dit que plus de bien du zinzin, en buvant du petit lait…
      Il est con trappier 🙂

  28. Pluton dit :

    Proposons à l’Inde un partenariat sur le chars du futur sous leadership indien (famille de blindés rustiques, déclinaison LRM, génie…) et un = partenariat avion 6G sous leadership français (avec version aéronavale). Les indiens ne sont pas des partenaires faciles mais ils n’ont pas d’hostilité contre nous contrairement aux allemands. Notre avenir n’est pas en Europe.

  29. Alain d dit :

    L’Inde se dote de vrais porte-avions, et sera certainement intéressé élargir sa dissuasion nucléaire à ceux-ci.
    Le Royaume-Uni dispose d’un porte-aéronef limité, et n’a pas de bombe ou missiles nucléaire air-sol, ceux-ci sont américains.
    L’indépendance du Royaume-Uni n’existe pas dans ce domaine, et pas plus son expertise dans l’air-sol.
    La marine britannique est lamentable, ce qui pose réellement un problème pour la défense des eaux européennes.
    Dans ce domaine aussi l’expertise britannique est à la traine.
    Il est prévu pour quand, le tir de missile mer-sol qui ne va pas se cracher ?
    Deux derniers tirs de Trident, 2016 et 2024 (8 années d’intervalle, un record mondial), deux échecs.
    Le porte-aéronef britannique est toujours attendu au large de Chypre

    • Alain d dit :

      Evidemment, l’ITAR free ? La décision souveraine ?
      Avec le R-U, l’Italie, voire l’Allemagne : bases américaines non bloquantes, mais bombes nucléaires américaines bloquantes.
      Equation impossible.

    • G dit :

      Pas vraiment, semble-t-il ; aux dernières nouvelles : « […] the UK’s Chief of Defence, Sir Richard Knighton, gave the Government clear military advice: we don’t need the carrier. Cyprus is the carrier. Deploying HMS Prince of Wales would be slower, more expensive, and militarily unnecessary. »

  30. Alain d dit :

    Il faut surtout tirer sur l’ambulance pour espérer une réaction d’orgueil, qui serait bénéfique pour l’Europe.

  31. Carin dit :

    L’Inde a mis 30 ans pour sortir un chasseur, mais ils l’ont fait seul, et de A à Z.
    Aujourd’hui, ce pays a bien compris 2 choses:
    1) qu’ils sont capables de créer…
    2) qu’ils n’ont plus le temps d’attendre après leurs propres créateurs, car sinon, comme le Tejas, leur nouveauté sortira après avoir été dépassée.
    Donc oui, l’Inde veut se positionner auprès du seul constructeur occidental capable de non seulement lui apprendre des choses, mais en plus des choses de demain…. À savoir Dassault Aviation.
    De plus l’Inde sait à quel point la BITD française est non pas « à la », mais « la » pointe du savoir européen en matière d’aviation, de bateaux de toute nature, (soum compris), ainsi que de matériels terrestre.
    L’Inde a un besoin non pas crucial, mais vital de se hisser à hauteur de sa grande rivale chinoise, et c’est ni BAE, ni SAAB, ni LM, qui vont lui permettre ce bond technologique… c’est la France et son extraordinaire BITD.
    Ça doit faire un bon moment que cette option indienne est dans les tuyaux, car c’est pas avec une centaine de Rafale que l’ont amortie une chaîne d’assemblage complète en Inde, plus un centre de formation de haut niveau, plus une installation de Safran, plus celle de Naval Group.
    Vu sous cet angle, l’Inde semble apparaître comme « le » plan B français, par excellence.
    Je pense que nos amis allemands, vont très vite comprendre que s’ils ne veulent pas sortir de l’histoire, ils vont devoir faire taire complètement et durablement les velléités
    d’Airbus DE, ravaler leur chapeau de domination affichée de l’Europe, et se plier aux demandes de Dassault… mais pas que….
    Car, vu que notre collaboration avec l’Inde ne cessera pas, il se trouve que chacun des piliers du SCAF va se retrouver en discution, soit de faire de l’itar free, soit de sortir le pilier du programme, et de chacun faire le sien…
    Ce qui reviendra pour l’Allemagne à sortir de l’histoire, car elle se retrouvera seule à exploiter ce ou ces piliers.
    De plus Trump est très mécontent de l’OTAN sur laquelle mise tous ses pions l’Allemagne… cette organisation risque fort d’être revue à la baisse quant à la participation américaine, qui n’ayons pas peur des mots tient l’ensemble à bout de bras, la France étant le seul pays fournissant sa part, le reste à charge est pour les US, et c’est pas les ventes de F35 et autres batteries sol/air qui vont équilibrer les comptes.
    Merz, et l’ensemble du Bundestag sont conscients du risque de mise en sommeil de l’OTAN, et un retournement de situation à mi-mandat ou fin de mandat pour Trump n’y changera rien, le suivant ne reviendra pas sur ça.
    L’Europe des « frugaux » a tué sa poule aux œufs d’or, et va devoir se sortir les doigts.

  32. toufik dit :

    Parmi les bêtises à ne pas faire pour laisser sa chancz à un SCAF franco-(espagnolo)°-indien, il y a les potentiels rapprochements avec l’Arabie Saoudite ; vente de Rafale ou autres. Ses relations avec le Pakistan sont trop complexes. Or la guerre du Golfe actuelle pourrait faire bouger les lignes, vu que la France et le Rafale s’y montrent actifs et fiables.
    Nous sommes capables de telles erreurs ; je reste très circonspect sur la vente de Rafale à la Serbie après la Croatie.
    Il ne faut pas céder aux sirènes de l’Arabie Saoudite.

  33. Roland DESPARTE dit :

    Juste une précision. Selon le GIFAS (Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales), une fédération professionnelle qui regroupe plus de 400 sociétés, à l’issue de la visite de Narendra Modi en France (février 2025), l’Élysée avait publié une feuille de route qui faisait justement référence au possible développement de « briques technologiques » communes et d’un possible co-développement du Rafale F5.
    Pour la petite histoire, l’Inde et la France avait également salué la coopération en matière de lutte contre le terrorisme entre le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et la National Security Guard… Ce qui semble indiquer l’existence d’une réelle confiance entre les deux partenaires, et donc des espoirs concernant une franche collaboration franco-indienne, ainsi que l’indique la publication de Indian Defence Times (15/03/2026) :
    https://www.facebook.com/indiandefencetime/posts/dassaults-proposed-mega-rafale-deal-with-india-is-expanding-a-large-domestic-man/901192029478934/
    HS / In memoriam : Je profite de ce post pour signaler un drame tombé dans les oubliettes de nombreux médias… Ce 20 mars 2026, l’Iran a exécuté par pendaison en place publique trois de ses forces vives. Trois jeunes, dont Saleh Mohammadi, 19 ans, membre de l’équipe nationale de lutte, un champion connu des lutteurs français car participant à de nombreuses compétitions internationales… A ses côtés, Mehdi Ghasemi et Saeed Davoudi, également accrochés à la potence pour avoir participé aux manifestations de janvier 2026 pendant lesquelles des agents des forces de l’ordre avaient été tués. Motif officiel de ces exécutions : « inimitié envers Dieu »… Pensés émues pour les familles et le peuple iranien.

    • Momo dit :

      Le drame du peuple Iranien tout comme les viols pédophiles en masse dans les établissements périscolaire géré par la mairie de Paris n’intéressent pas trop les medias mainstream. Il ne faut pas trop en parler.
      Tout le monde sait pourquoi. -_-

  34. rational dit :

    franchement, le « made in India » ça fait pas sérieux pour un avion SCAF de 6e génération. Il ne s’agit pas de fabriquer une voiture low cost…

  35. benoit dit :

    vu qu’on arrive déjà pas à payer les munitions pour protéger les pays du golfe pourquoi financer un scaf ?
    sans missiles la puissance n’est rien.

    • Momo dit :

      Voilà un raisonnement que l’on qualifiera généreusement d’étonnant. 🙂
      Son auteur en est coutumier il faut dire. 😉

  36. Ératosthène dit :

    « Si l’Inde veut intégrer l’un des 2 projets, ce sera pour siphonner les nouvelles technologies, et plus tard faire un concurrent, moins cher. Maintenant si Dassault veut y aller, et se faire avoir par les Indiens, ce sera son problème »
    Quel que soit le partenaire de l’Inde, elle a le même potentiel de devenir un nouveau concurrent.
    Donc si elle doit devenir un nouveau concurrent, autant que ce soit en faisant des affaires avec nous.

    Alsthom n’a pas fait d’affaire en Chine, c’est son concurrent allemand qui a vendu des trains que la Chine produit maintenant tout seul.

    « Comme il est peu probable que les Britanniques se montrent plus partageurs qu’avec leur partenaires européens »
    En attendant, la Grande-Bretagne souhaite à la Pologne (et peut-être d’autres pays encore) la bienvenue dans son programme GCAP.

  37. George Cloné dit :

    Chinese or Paki or British or US shit ?
    What else ?

  38. Du Guesclin dit :

    Dans l’intérêt supérieur de la France, pour son indépendance et sa souveraineté face a ses ennemis anglo-saxons, l’idéal serait d’avoir un partenariat stratégique : Inde, Russie, France et Indonésie sur le nouvel avion de combat.

    On bénéficierait alors d’actifs incomparables et dévoués aux services de la grandeur de la France.

    Toute option pro-UE ou atlantiste est le signe d’une traîtrise assumée par la classe politique actuelle

    • Ératosthène dit :

      @Du G:
      C’est une blague ?
      « pour son indépendance » se lier à trois autres pays ?

  39. Myshl Mabelle dit :

    Il faut se sortir du piège germano-français,
    du diktat de Airbus hispano-germain.

    L’Inde pourrait bien arbitrer ce foutoir.
    Pour une fois que la Cavalry est indienne…

    Bon, moi,
    à choisir entre un truc tristement, mortellement germano-hispano-Airbus sans Dassault,
    et un avion italo-anglo-nippon avec Dassault je choisis.

    Et travailler avec les indiens ce serait chouette.
    Manquent encore la Corée et la Turquie.

  40. ONERESQUE dit :

    Dans un tel enchevêtrement de « perspectives rêvées » de coopération, seule la combinaison des réalités budgétaires avec les réalités technico-industrielles dictera au final sa loi implacable et la plupart des « supputations hypothétiques » que l’on voit fleurir ici et là sur SCAF et GCAP s’évanouiront d’elles-mêmes et ce, pour plusieurs raisons :

    1 > JAMAIS les 3 partenaires du GCAP et en tête les Japonais de JAIEC dominés par Mistubishi, ne laisseront un partenaire TECHNOLOGIQUE supplémentaire RENTRER dans ce programme extrêmement ambitieux ! A la rigueur, vu les (énormes) handicaps budgétaires anglais, le consortium TEMPEST pourrait concéder l’introduction d’un simple « apporteur » de fonds, intégrant des investisseurs financiers qui prendraient la forme de futurs clients, mais n’apporterait aucune ingénierie d’aucune sorte. On l’a déjà répété, les volontés de capitaliser sur les savoir-faire de BAE et ceux de MHI avec le X-2 SHINSHIN, s’articulent sur des « percées » technologiques majeures destinées à équiper le GCAP TEMPEST : réacteurs triple-flux adaptatifs, radars bi-bande X-C distribués 360°, ultra-dilution IR en sillage par tuyères 2D actives, ECM-ECCM très haute puissance de crête, IA appuyée sur ultra-fusion de senseurs, cockpit holographique et puissance de calcul PetaFlopique embarquée, revêtements furtifs résistant aux intempéries sévères, voire même Lasers de puissance alimentés par des génératrices PMSG directement montées en amont des arbres des 2 triple-flux adaptatifs.

    2 > Les Japonais sont particulièrement pointilleux sur la tenue des délais GCAP, chose que l’on sait toujours contrariée par la multiplication de partenaires, ainsi que par la lutte contre les dérives de coûts inhérentes aux programmes d’avion de combat. BAE s’est aussi montré extrêmement rétive à la transmission d’informations techniques clés du GCAP, y compris à Leonardo le 3ème partenaire, qui s’en plaint. Si l’Allemagne arrivait dans le TEMPEST, elle ne serait donc accueillie QUE comme financier PUR, avec , à la rigueur, l’ouverture du consortium sur l’option d’équipements indigènes BundesRepublik en radars AESA et ECM-ECCM par HENSOLDT sur les appareils qui entreraient en service à Berlin……

    3 > Dans ces conditions, une ACCEPTATION d’une hypothétique demande de l’Inde, beaucoup moins avancée que l’Allemagne, de s’insérer dans le GCAP en tant que partenaire technologique relève de la même improbabilité que de voir le Soleil se lever à l’Ouest !

    4 > L’Inde, elle, se rend parfaitement compte du GOUFFRE ABYSSAL entre la montée des menaces chinoises, dont le développement à un rythme frénétique des ultra-stealth J-XDS et J-36 no-tail à tuyères 2D et commandes de vol papillon distribuées 6th GEN et, ENTRE, d’autre part, les innombrables galères du chasseur indigène TEJAS, souhaité en 1983, désigné en 1990, volant en 2001 et toujours INCAPABLE de fiabilité et de production soutenue en 2026 ! Le gouvernement Modi est tellement mécontent de HAI qu’il lui a retiré la sous-traitance des RAFALE futurs, confiée au Groupe Tata. Les Indiens ont appris « à la dure » que l’on ne rattrape pas en 2 décennies près de 70 ans de savoir-faire en chaîne de production d’avions de chasse, en radars AESA, en ECM, en commandes de vol et en fiabilité d’équipement. Tout ça pour aboutir à un petit chasseur qui coûte 70 M€ en sortie d’usine et porte 44% des chargements d’un Su-27 ou d’un Rafale.

    5 > L’Inde est donc confrontée, si elle veut pouvoir affronter la Chine en 2040, à une OBLIGATION de « leap frog », de saut RADIKAL 4th to 6th GEN directement ! Elle réalise qu’elle va peut-être être obligée de court-circuiter l’AMCA pour assurer son agenda stratégique. l’AMCA n’est qu’un 5thGEN bancal qui ne sera qu’un KF-21 bis et qui risquerait de coûter plus du double des 16 milliards $ du TEJAS, ceci avec une entrée en service qui, objectivement, risque de glisser en 2050 !!! Or, qui serait le partenaire, a priori, le plus à même d’assurer ce SAUT Grand-Canyon en apportant la combinaison des know-how 5thGEN solidifiés et des premières retombées des PEA DGA en turbine HT ? …..Dassault ! Saint-Cloud a construit une coopération de sous-traitance indienne qui ne cesse de se renforcer pour la (plus que) perspective de méga-commande 112 RAFALE, qui est maintenant relayée par SAFRAN sur le programme de futur moteur 10kN et extension 12kN PC…

    6 > Dans le même temps, le SCAF agonise de par le blocage entre les 2 acteurs. Un blocage alimenté en arguments d’Hubris sur les nouvelles opportunités d’indépendance financière offertes à AIRBUS D&S par l’inflation VERTIGINEUSE du budget de la Défense de la BundesRepublik, on parle maintenant de 193 milliards € en 2030+. En face, les réticences de Trappier à une gouvernance partagée, forcément minoritaire, combinées à des risques de pillage technologique sur les CDVE, les aubes de turbine HT et les intégrations systèmes 5th GEN +, ont renforcé ces retenues. Des méfiances qui ont explosé avec l’intégration d’IBM comme partenaire Cloud AIRBUS et IA de combat et de par la prévision de futurs blocages export par les oukases d’un BUNDESTAG 2040 ou par le mixage avec des équipements non ITAR-free….

    7 > La France étant, par ailleurs, dans un état budgétaire CATASTROPHIQUE !!! Avec une dérive de la charge des intérêts de la DETTE qui ne cesse d’enfler à plus de 3.475 milliards d’Euros, la France N’A PAS LES MOYENS de se lancer dans un programme SCAF – NGF de plus de 100 milliards !

    8 > Pour toutes les raisons exposées ci-dessous, l’option de CONSORTIUM franco-indien pour concevoir et produire un 6th GEN en commun, apparaît DE PLUS en PLUS non simplement comme une opportunité, mais comme une……..nécessité !!!! élevée au rang de bouée de sauvetage pour Dassault avions militaires…..

    • Pluton dit :

      Tout à fait d’accord avec vous mais, à ce jour, personne, même vous, ne s’est interrogé sur l’opportunité d’un programme 6G. Pour les US ou la Chine, l’argent coule à flots mais pour nous, une puissance intermédiaire pratiquement à l’état de ruines ? C’est un suicide. On connait la loi d’Augustin et à ce rythme, les couts du programme nous obligeront au mieux à une flotte échantillonaire, avec quelques exemplaires paradant sur des bases aériennes vulnérables et d’ailleurs jamais utilisés de peur de casser le jouet.

      La faiblesse du programme « 6G » (ce qui d’ailleurs ne veut rien dire), c’est sa centralisation, un cloud, un « système de système » qui contrôle tout. C’est une mode stupide dans tous les programmes militaires et je crois qu’il faut penser complètement à l’inverse. Un système décentralisé donc résilient et moins vulnérable. L’armée de terre russe verticalisé s’est montré inapte au combat contre des forces ukrainiennes plus dispersées et autonomes. A l’inverse, les Pasdaran en Iran ont disséminé les centres de décision, ce qui leur a permis jusqu’ici de survivre contre un adversaire bien plus fort.

      Plutôt que d’investir 100 milliard dans un chasseur obèse et hors de prix, sans allongé véritable (il lui faudra des ravitailleurs encore plus vulnérables),

      soit on mise sur une famille drone ultra spécialisée et longue portée de type Neuron lourd fonctionnant en essaim (versions guerre électronique , air-air, ravitailleurs, relais de transmissions, frappes au sol). Pourquoi un avion habité au milieu de cet essaim? Même sur un biplace, personne ne pourra contrôler cet essaim seul.

      soit plus ambitieux on mise sur un aéronef capable de décollage sur courte distance mais avec un emport suffisant pour concentrer le plus de capacités possibles sans dépendre d’un système mère, et la seule idée qui me vient, c’est l’A400M. L’avion peut s’arracher du sol en moins de 1200 m sur des pistes non aménagées avec une allonge et un emport considérables, notamment des essaims de drones. IL n’y aura plus de dogfight comme dans TopGun. Le défi, c’est d’envoyer des drones autonomes le plus rapidement et efficacement possible en zone de combat. Je crois que partir de cette avion serait l’option la plus réaliste.

      La dernière possibilité, c’est bien entendu le bombardier type B21 comme proposé par le CEO de Turgis et Gaillard mais là c’est pas nos cordes (d’ailleurs, les B21 sont tout aussi vulnérables sur leurs bases gigantesques)

  41. Bloodasp dit :

    @ONERESQUE: Donc votre conclusion est que cette nième négo avec les Allemands va faire pchiiit si je comprends bien? On va croiser les doigts alors…mais je ne comprends toujours pas cette obstination de Micron à s’accrocher aux Allemands comme ça, déja son attitude avec l’Algérie était incompréhensible, mais là ça frise la haute trahison…