Le char Leclerc devrait bientôt être équipé d’un système de protection active

Cela fera deux ans, en avril, que la France et l’Allemagne ont relancé leur projet de Système principal de combat terrestre [MGCS – Main Ground Combat System] en signant l’accord d’arrangement de la phase 1A, lequel prévoit d’instaurer huit piliers technologiques [plateformes, feu principal, feux innovants, systèmes embarqués, simulations, capteurs, protection globale et infrastructures] et la création d’une société de projet, détenues à parts égales par les principaux industriels concernés, à savoir KNDS Deutschland, KNDS France, Rheinmetall et Thales LAS.
Seulement, créée en 2025, la MGCS Project Company GmbH attend toujours la notification d’un premier contrat. Et pour cause : la première proposition qu’elle a remise a été refusée par la Direction générale de l’armement [DGA] car son coût était deux fois plus élevé que prévu.
En attendant, la seule commande passée au titre du MGCS par l’Office fédéral des équipements, des technologies de l’information et du soutien en service de la Bundeswehr [BAAIBw] a été notifié au tandem formé par Rolls-Royce Power Systems AG [ex-Tognum AG, filiale allemande du britannique Rolls-Royce] et ZF Friedrichshafen pour le développement d’un groupe motopropulseur hybride.
Pour rappel, le MGCS ne consiste pas seulement à mettre au point un char de combat de nouvelle génération. Il vise aussi [et surtout] à mettre en réseau, au sein d’un «cloud de combat», plusieurs types de plateformes [blindés d’appui, drones, robots terrestres] associées à des armes innovantes [laser, par exemple]. Sa mise en service est espérée en 2040.
D’ici là, d’autres chars de nouvelle génération auront été développés.
Ainsi, aux États-Unis, le M1E3 Abrams, successeur du M1A2 Abrams, va être prochainement évalué par l’US Army. Conçu selon une architecture modulaire ouverte et affichant une masse de 54 tonnes, il est doté d’une propulsion hybride, d’un canon de 120 mm monté sur une tourelle téléopérée ainsi que d’un dispositif pour lancer des munitions rôdeuses. Intégrant un système de protection active [APS], il dispose d’un lance-grenades automatique et d’un missile antichar Javelin.
En Corée du Sud, Hyundai Rotem a lancé le développement du K3, un char également équipé d’un APS mais aussi de brouilleurs pour la lutte antidrone et d’une technologie de réalité virtuelle à 360° pour permettre à son équipage d’observer son environnement en restant protégé. Son blindage sera conçu avec de nouveaux matériaux, comme des modules céramiques. Enfin, il sera armé d’un canon de 130 mm, associé à une conduite de tir intégrant des algorithmes d’intelligence artificielle.
Même si elle est engagée dans le projet MGCS, l’Allemagne envisage un char de transition, qui pourrait être le Leopard 3. KNDS Deutschland et Rheinmetall se sont mis en ordre de marche en étendant l’activité de leur coentreprise PSM GmbH à cette fin. Des contrats d’étude leur ont d’ores et déjà été notifiés, de même qu’à Liebherr, pour le groupe motopropulseur [programme OLYMP].
En France, la question d’une solution intérimaire est régulièrement posée. Et cela alors que la rénovation à mi-vie de 200 chars Leclerc encore en service est actuellement en cours. Or, cette dernière paraît insuffisante au regard de l’évolution des menaces.
Un rapport, publié en novembre par la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a noté une «évolution de la position de la DGA sur cette question, allant jusqu’à évoquer la possibilité du développement d’une solution intermédiaire en coopération». Et de préciser qu’une décision allait être prise «au début de l’année 2026».
L’a-t-elle été ? En tout cas, ce n’est pas ce que suggère une réponse faite par le ministère des Armées à une question écrite posée par le député Marc Chavent [UDR], inquiet d’un possible «décrochage capacitaire de la France si les choix en matière de modernisation des parcs actuels et de calendrier des programmes futurs ne permettent pas de suivre le rythme imposé» par les États-Unis, la Corée du Sud, Israël et… l’Allemagne.
Soulignant que le retour d’expérience [RETEX] des conflits récents «conforte le rôle des blindés lourds» dans les engagements de haute intensité, le ministère des Armées s’est dit «pleinement mobilisé dans la modernisation du char Leclerc».
Ainsi, a-t-il rappelé, la «rénovation à mi-vie du char Leclerc vise à l’intégrer dans le combat collaboratif SCORPION, à améliorer ses capacités de protection [contre les mines, les engins explosifs improvisés, les roquettes et les drones], à traiter les obsolescences lourdes [pas toutes… car le remplacement du groupe motopropulseur est encore un sujet], à optimiser ses capacités d’évolution, à l’intégrer dans les bulles de connectivité, à l’adapter aux zones urbaines, et à optimiser ses capacités d’agression».
Comme cela a été montré lors d’un récent exercice du 5e Régiment de Dragons en Suisse, le char Leclerc peut désormais être équipé d’une cage antidrone [Cope-Cage]. Ce que le ministère des Armées a confirmé dans sa réponse à M. Chavent. Mais il a aussi évoqué l’ajout éventuel de «dispositifs de protection hard kill/Soft kill», des «solutions souveraines» étant «actuellement en développement».
Jusqu’ici, la modernisation du Leclerc [standard XLR] ne prévoyait pas l’intégration d’éléments d’un système de protection active.
Un système «soft kill» est censé empêcher un tir de précision ou l’acquisition d’une cible par l’adversaire avec, par exemple, des fumigènes ou des brouilleurs électroniques. Quant au système «hard kill», il vise à détruire un projectile [missile, roquette, obus] avant son impact contre un blindé.
De tels dispositifs avaient fait l’objet de travaux dans les années 2000, Thales et l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [ISL] ayant conçu le démonstrateur SHarK [«Système Hard Kill»]. Malgré ses promesses, il ne fut pas retenu à l’époque.
Quoi qu’il en soit, lors d’une audition parlementaire, en 2022, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill, avait dit vouloir équiper les Leclerc ainsi que les blindés de la gamme SCORPION avec des systèmes de protection active. A priori, il a obtenu satisfaction.
Les «solutions souveraines» évoquées par le ministère des Armées sont sans doute celles qui sont actuellement développées dans le cadre du Projet de technologie de défense [PTD] «Prometeus» [pour Protection Multi Effets Terrestre Unifiée]. Confié à Thales et à KNDS France, il vise à mettre au point un système de protection globale reposant sur trois technologies, à savoir la «protection passive polyvalente», la «protection réactive» et la «protection active».
En 2023, la DGA fit savoir qu’elle avait testé le système de protection active «Diamant», intégré à un véhicule blindé multirôle Griffon. Mais elle n’a depuis plus communiqué sur ce sujet.





Ne serions nous pas encore une fois de plus un peu à la traine?
Vous pensez réellement que toutes les nations ont déjà équipées leurs blindés de protections actives ?
On déjà équipé.
Bravo ! Vous venez de découvrir que ce forum ne permet pas de retoucher le texte d’un commentaire une fois qu’il est posté.
*Ont déjà équipé.
OK. Quel est votre opinion sur les protections actives envisagées pour le Leclerc ?
Bonne démarche, ce manque est ce qui faisait défaut à la variante rénovée.
Mieux vaut tard que jamais…
Mais l’heure tourne.
Un successeur au XL s’impose, plus simple en entretien maintenance, au cout maitrisé, priorité étant accordée à un châssis commun décliné en une famille d’engins: char de combat (canon, mais pas uniquement, porte drones, lance missiles), VCI lourd, char de brechage génie combat, ravitailleur LOG en ambiance CHI, etc…
Je ne rentrerai pas dans le débat de la coopération au sein de KNDS avec l’Allemagne, je n’ai pas un niveau d’infos suffisant pour être pertinent, donc je ferme ma g….
Sauf que eux peuvent attendre avec le Leo III, pas nous, d’où leur succès export solide.
L’inverse de la situation dans l’aéronautique de combat.
@Thorgal
L’heure tourne, en effet. moderniser le Leclerc avec un APS est une excellente décision, mais qui ne règle rien au fait que notre parc de Leclerc est aujourd’hui insuffisant.
La mort officieuse (en attendant l’officialisation en 2027) du programme MGCS place la France au pied du mur. L’acquisition d’un « char intermédiaire » serait la solution la plus simple et la plus rapide, pour renforcer, puis remplacer nos Leclerc qui arriveront progressivement en fin de potentiel.
Mais une autre voie est possible : anticiper le projet Titan, couper l’herbe sous le pied des allemands et de leur Léo 3, et réaliser un « MGCS à la française » dès 2035/40 (au lieu de 2040-2050). Faire l’impasse sur le « char intermédiaire », et passer directement à la génération suivante. Ce serait aussi le moyen de reprendre pied dans le secteur de la production des véhicules de combat chenillés lourds, parent pauvre de la BITD française, qui s’est spécialisée dans le « léger » et les véhicules à roues, secteur peu rentable où la concurrence étrangère à bas coûts pullule désormais.
Dans les faits, le projet « MGCS-FR » pourrait ressembler à ceci :
– Une famille de véhicules chenillés, déclinée à partir d’une plateforme commune (char lourd, VCI lourd, porte drones, lance missiles, dépanneur et engin du génie, etc…)
– Une conception en rupture / différenciante avec les plateformes existantes. Exemples : moteur à l’avant, système de protection active DIAMANT nativement intégré, essaim de drones aérien de protection nativement intégré, ASACALON 140mm avec munitions innovantes pour la version « char », conception « étanche » de la caisse et motorisation hybride/électrique permettant d’envisager une traversée de coupures humides profondes (>5-10 mètres) pendant plusieurs dizaines de minutes en mode tout électrique, etc…
– Une famille évolutive et modulaire de plateformes robotisées d’accompagnement, optionnellement développées en coopération avec d’autres pays intéressés.
– Des essaims de drones aériens et MTO, conçus dès le départ pour s’intégrer à l’écosystème et au système d’armes de ces blindés, non pas comme des accessoires ou des armes secondaires, mais bien comme un système d’arme principal.
– Un cloud de combat terrestre, qui pourrait être au choix une évolution de Scorpion, ou son remplaçant.
Rappelons que la solution « intérimaire » c’est au cas où les premières livraisons de chars du programme MGCS ne se fasse pas à temps (vers 2040). Ce n’est pas pour acquérir un chars en urgence.
La rénovation du Leclerc n’est donc pas à remettre en question.
Au cas où les premières livraisons ne se feraient pas.
Eh allez, on va remettre une pièce dans le juke-box à connerie(s) !
A l’heure où la France met sur les rails un PA NG avec plein de nouveaux jouets à mettre sur le pont d’envol, il y a des idiots du villages qui trouvent que ce serait bien une nouvelle mouture du Leclerc pour rouiller sous les hangars !
Avec ces gus on n’est pas près de gagner une guerre !!! 🙁
vive les futurs leclerc cercueil voir uk….on rêve à quel prix on a des idées ???grave grave
Jusqu’à présent les armées françaises n’ont jamais arbitré entre la possession d’un porte-avion et celle de chars lourds
200 véhicules… La France est-elle FANNY face aux autocraties, théocraties et autres autoritarismes ?
La chute sera à la hauteur de notre lâcheté communautaire.
Comme le précise « Jack »…la France est une puissance nucléaire , crédible en plus , et cela a un coût qui suppose des choix. Les vagues de blindés qui arriveraient à Reims ou par les Ardennes après avoir traversé l’Europe……ce n’est pas pour demain. » Y en a qui ont essayé…..ils sont toujours dans le Donbass.. ».
Il n’y a pas que les Russes en Europe.
Et les dernières années ont amplement démontré que les surprises stratégiques compromettaient la crédibilité de la dissuasion face aux puissances conventionnelles. Seule la faiblesse de ses moyens empêche l’Ukraine de reconquérir ses territoires perdus ou de menacer Koursk face à une puissance nucléaire pourtant bien décomplexée sur l’usage de la force.
Partir du postulat que la guerre ne sera plus jamais à nos frontières, est-il pertinent et prudent ?
Rien de cela n’inspire confiance.
Cela ressemble à du rafistolage tous azimuts.
A l’évidence la contrainte qui engendre ce qui va s’avérer être une gabegie technique et financière est le MGCS.
Il serait temps, grand temps, qu’à tous les niveaux de l’Etat tout chacun comprenne que ce projet est MORT NE.
Il nous faut d’urgence réunir les briques disponibles dans la BITD Française et compatible avec le programme SCORPION.
Les points essentiels seront donc :
– l’architecture générale de la GAMME de blindés,
– le moteur,
– la synergie et l’optimisation des éléments communs de cette GAMME de blindés,
– la MCO.
Tout cela est à la main de la BITD Française pour autant que tous les niveaux de l’Etat se rendent à l’évidence de l’efficience.
Rappelons que le mieux est si souvent l’ennemi du bien et des finances de la FRANCE !
Rendez-vous demain matin à l’ouverture.
Une belle surprise, et un beau projet à suivre.
Alleluia! Il était plus que temps qu’on prévoit des APS pour nos blindés.
Qu’on prévoie.
Il était temps , que le Leclerc soit doté d’un système de protection active .
@les 2 du dessus……
Un système hard kill, est par définition entièrement automatique,
(l’homme n’est plus dans la boucle), ce qui entraîne obligatoirement de revoir entièrement la position d’un char lourd, ou de tout blindé qui en serait équipé, car ce système ne prévient pas, il détecte et entre en action tout seul, ce qui représente un gros danger pour l’entourage du matériel ainsi pourvu.
Ca fait au moins 5 ans que l’on travaille sur ce système… il est au point, et prêt à être monté, mais il nous fallait attendre d’avoir une modification de l’emploi du char lourd, pour éviter le danger pour ce qui se trouve autour, (fantassins, petits véhicules blindés ou pas, blindés moyens avec tout ce qu’ils ont en tourelle ou exposé, etc…).
Car ce genre de système de protection n’agit que dans la courte, ou très courte portée. Il semblerait que ce problème de doctrine d’emploi soit résolu, et donc que certains de nos matériels vont pouvoir êtres équipés.
Il serait temps, les chars allemands ont déjà cette protection active, mais le Leclerc risque de prendre du poids , combien????
Ils seraient temps que les allemands soient capable de fabriquer une arme nucléaire, un sous-marin lanceur d’engins, un porte-avions… Je continue ou on arrête les comparaisons ridicules ?
Que les Allemands soient capables.
un avion de combat…etc,etc
« Le Leopard 2A8 est doté nativement du système de protection active EuroTrophy, évolution du Trophy conçu par la société israélienne Rafael Advanced Defense Systems. »
La France se veut souveraine en matière de militaire alors que l’Allemagne dépend de pays tiers Israël USA etc.
Les chars allemands ont une protection made in Israël.
La France développe ses solutions souveraines, signe que nous ne sommes pas en pleine panne intellectuelle comme ça le sont les allemands.
Protection active…..israélienne !
Les Allemands ont besoin que quelqu’un leur tienne la main.
Mais surtout pas un Européen ! C’est que la race supérieure a sa fierté !…
La France ‘souveraine’ ne dispose pas d’un nombre suffisant de chars a détruit son industrie et est surendettée … L’Allemagne se rééquipe a grande vitesse avec des débouchés industriels et financiers … et elle achète sur étagère des produits qui ont fait leur preuve et sont disponibles.
L’ÉVIDENCE insolente de l’ultra-nécessité de disposer d’un APS sur blindés de haute valeur tactique dans les CHI modernes a ENFIN percuté dans les instances françaises d’acquisition des matériels.
1 > Comme souvent, conscients des enjeux futurs avec le « nez creux », les ingénieurs de THALES associés à l’allemand IBD avaient testé une Démo d’APS sur un VAB « Shark » dans le cadre d’un PEA DGA…IL Y A …16 ANS !!!!! Excusez du peu https://defense-update.com/20100612_shark_aps.html#google_vignette
2 > Puis, les préoccupations des conséquences d’un CHI étant passées sous le radar, les développements prometteurs avaient été « remis sur étagère…poussiéreuse »…..Résultat des courses : au lieu de proposer un +PLUS+ notable sur nos véhicules blindés, ce qui aurait pu booster leur attractivité, nous avons accumulé des retards comme les Allemands d’ailleurs qui ont été obligés d’adapter du TROPHY….. Décidément, il n’est de pire aveugle européen que celui qui ne veut pas voir…Enfin, mieux vaut tard que jamais……
Le poing blindé sera allemand et polonais, nous sommes relégués à être des troupes auxiliaires.
La France et le Royaume-Uni ont inventé les chars et ce sont désormais les teutons qui vendent leurs produits partout ( avec les sud-coréens qui fabrique leur propre copie du LECLERC).
Tant qu’on achète pas turc, comme pour certains blindages pour des véhicules blindés légers, ce sera déjà bien.
Nous sommes dans l’arrière-cour à faciliter un éventuel débarquement de troupes américaines sur notre territoire vers le front ( la France est hôtel).
Il faut investir maintenant dans le sol-air (et dans les feux dans la profondeur pour contrer l’interdiction A2/AD ).
L’armée de l’air n’est pas capable de faire du SEAD et l’armée de terre française ne veut pas souvenir de l’attrition d’une guerre en Europe.
La Marine nationale a aussi besoin d’abandonner son totem, le manque d’argent et l’augmentation des taux d’intérêts y pourvoira…
Qui peut croire que les français accepteraient les pertes d’une guerre comme celles que l’on suppose en Ukraine ?
Dans la guerre au 21ème siècle, tTant que le drone coûtera moins cher que ce qui l’abat, cela sera un « game changer ».
https://www.usinenouvelle.com/aero-spatial/safran-thales-mbda-et-cilas-sassemblent-pour-concevoir-un-laser-europeen-capable-de-neutraliser-les-drones-a-plusieurs-kilometres.JYIDP34LHBL3RJ43VXIRDXXA7Y.html
Si vous lisez fréquemment mes posts dans ce blog (en bon franglais), vous verrez que je PARTAGE entièrement ce point de vue. La France n’a ni THAAD, ni GBI alors qu’étant un pays de « seconde ligne », d’ « arrière front », les seules vraies menaces en CHI européen face auxquelles elle devrait faire face sont les MRBM et les hypersoniques. DONC, entièrement d’accord, outre quelques modernisations, l’ ESSENTIEL des budgets devrait aller au sol-air et à l’ABM. 16 SAMP/T-NG, 24 VL-MICA-NG, 6 AQUILA et même un intercepteur exo-atmosphérique au moins de la classe du THAAD.
Je partage le besoin d’un Aquila (VS missile hyper manœuvrant endoatmosphérique et balistique = 5 000 km ?
L’espoir fait vivre. Je vous prescrits 10 ans de R&D pour ça, mais je suis d’accord, ça finira par marcher
Les Sud-Coréens qui fabriquent.
Au 21e siècle.
notre pays ne peut pas tout réussir formidablement … les matériaux n’étaient p-etre pas au sommun des espoirs. Attendre n’est pas reculer, abandonner.Rien n’est plus difficile, délicat que de choisir.
Haute valeur tout court, la tactique ça reste un char, IED, RPG, drone, mines, en Ukraine c’est rare de de combat de char.
Excellente nouvelle, si cela se concrétise. On observera quand même sobrement que pour le moment, rien n’est prévu, tout au moins officiellement. Mais apparemment, on s’active en coulisse…
La LPM 2024-2030 ne prévoit en l’état aucun programme d’équipement de nos blindés en système APS. Il faudra donc probablement attendre les annonces sur le changement de format de nos armées (14 juillet 2026 ?), et surtout la révision de la LPM 2024-30 (après mai 2027) pour en savoir davantage. Un tel projet concernerait au premier chef le char Leclerc, mais pas seulement : c’est tout notre parc de blindés qui devrait être concerné. Soit 3 000 à 4 000 kits « Diamant » à acquérir et à intégrer, selon le niveau d’ambition (200 Leclerc + 240 Jaguar + 1400 Griffon + 978 Serval + 630 VBCI, hors probable augmentation de format à venir).
Pour revenir au Leclerc, un APS est en effet la condition « sine qua non » si on souhaite qu’il reste employable et crédible sur un champ de bataille de haute intensité, ou même face à des adversaires asymétriques bien équipés (type Hezbollah ou équivalent). Resterait ensuite la question du moteur, sur lequel la revalorisation XLR avait également fait l’impasse. Dans le contexte actuel, avec l’enterrement du MGCS qui se profile à l’horizon, une bonne nouvelle ne serait pas à exclure sur ce point. Ce qui permettrait au Leclerc de tenir jusqu’en 2040-45.
« Mais apparemment, on s’active en coulisse… »
Moi, depuis la salle – et j’ai payé mon billet – je vois rien.
Je n’ai pas que payé mon billet, j’ai aussi payé mes impôts, qui augmentent. Et je vois toujours rien.
Ah si!
Je vois de plus en plus de mecs qui se vantent. Et même des meufs, maintenant (en jaune). Elles se déguisent en canari. Je trouve ça bizarre. M’enfin bref.
Bon, on va voir.
Un système APS contre les missiles et système d’autodéfense LAD, dans un contexte de lutte asymétrique, oui très bien.
Dans un contexte de CHI, je doute que les solutions existantes suffisent, mais rien ne vaut une expérimentation en condition réelle.
On avait perdu tout espoir! Cela veut certainement dire aussi, puisqu’on met la main au porte-feuille, que toute idée d’un char de transition est morte et enterrée…et que le Leclerc devra, d’une façon ou d’une autre, tenir jusqu’en 2040…et probablement au delà!
Un Leclerc avec un toureleau qui traite les drônes, une protection soft/hard kill et un nouveau GMP EST un char de transition qui suffira à notre bonheur pour un moment…
Par priorité pour les unités de mêlées :
1/ Protection hard-kill et contre les drones pour les blindés d’infanterie à commencer par les VBCI et Griffon. La VRAIE priorité qui ressort des RETEX d’Ukraine.
2/ Améliorations des stocks et du soutien pour soutenir un conflit dur. En particulier les moyens du génie pour franchir les coupures d’eau, les champs de mines et aussi les terrains gras pour nos véhicules à roue qui ne sont pas fait pour ça …
3/ Rénovation à mi-vie du VBCI qui doit permettre d’améliorer le feu et surtout la mobilité.
Ça serrait bien qu’on arrive à lancer au milieu de tout ça l’étude d’un VCI lourd capable d’accompagner le Leclerc en terrain gras et surtout d’affronter l’apprêté des combats notamment en ville. Possibilité de placer une tourelle d’Askalon pour compléter le parc de char Leclerc.
Avec 200 chars, vous ne tiendrez qu’une semaine au combat.
Personnellement, je pense que les Leclerc ne serviront pas à grand-chose sur un champ de bataille, pas plus en tout cas que les Abrams, Challenger et autres Leopard présents sur le front ukrainien. Je suis pour leur modernisation à fond, parce qu’ils existent, qu’ils sont la seule chose vraiment blindée et chenillée que nous ayons, qu’il y a des compétences et une filière à entretenir, et enfin, et surtout, parce qu’on ne sait pas trop comment le combat terrestre va évoluer. J’attends surtout qu’on développe un VCI lourd pour protéger nos hommes et relancer pour de bon la filière terrestre.
Pour ce qui est de la manœuvre, j’espère plutôt voir une association du drone et de l’hélicoptère de manœuvre. Je pense que c’est plutôt avec cela qu’on parviendra à refaire de la percée et du mouvement.
Très bien. Il était suicidaire d’envisager le contraire. Maintenant reste le problème global: à peine 200 chars prévus comme modernisés et rien derrière pour combler rapidement les pertes, le rôle du char est en train de changer radicalement, l’organique autour de celui-ci est obsolète.
Même avec un usage comme canon auto moteur qui sera bien moins consommateur en blindé cela fait minuscule. C’est à proportion de notre armée.
Ah j’oubliais: les moyens de franchissement de coupure humide sont faméliques et le poids du char modernisé rend impératif de passer par quelque rares ponts existants ou ponts mobiles capable de supporter une telle masse.
@Mat49
Une « vraie » modernisation du Leclerc est en effet nécessaire et salutaire, pour le faire durer et qu’il reste crédible jusqu’en 2040-45. Après l’indispensable ajout d’un APS, ne manque plus que la remotorisation pour atteindre cet objectif.
Cela dit, même modernisé « comme il faut », nos 200 Leclerc resteront trop peu nombreux. La question de l’acquisition rapide d’un char intermédiaire est posée, en lien avec les annonces à venir sur l’augmentation du format de nos armées (passage à un format 400 ou 600 chars lourds ?). Le plus simple serait évidemment d’acquérir des chars allemands, ou un châssis allemand sur lequel on grefferait une tourelle et une vétronique française (concept EMBT).
Mais on pourrait aussi revoir à la hausse notre niveau d’ambition, avec un programme national pour une famille de blindés de nouvelle génération, nativement conçus pour le combat collaboratif. Il s’agirait alors de prendre de vitesse les allemands et leur Léo 3, en visant directement des blindés chenillés de nouvelle génération dès 2035/2040 : un MGCS « à la française ». Une famille de véhicules, qui comprendrait notamment un char, mais aussi un VCI lourd, et pourquoi pas une version porte-drones / lance missiles. La spécificité de ces engins serait d’être conçus dès le départ pour travailler avec des plateformes robotisées, agissant ensemble dans le cadre d’un cloud de combat. Cela rejoint tout à fait le projet Titan de l’AdT, la seule « différence » étant le timing : il s’agirait d’avancer le projet Titan d’environ 5 ans, d’une part pour garantir la « soudure » avec la sortie progressive du Leclerc, et d’autre part, pour prendre de vitesse les allemands et voir s’ouvrir des opportunités commerciales essentielles pour la viabilité économique d’un tel projet.
On notera que la BITD française est parfaitement capable de concevoir et de mener à bien un tel projet. A l’échelle française, cela représenterait plusieurs centaines de plateforme (environ 1000 ?) à produire, une base sérieuse, mais la viabilité économique d’un tel programme reposerait nécessairement sur la capacité de la France à exporter cette famille de blindés. D’où l’intérêt d’ouvrir le programme à une coopération européenne et/ou internationale (notamment sur les plateformes robotisées).
@HMX à condition de bouleverser de fond en comble la structure de la dépense publique française et ne plus faire des retraites la priorité absolue il serait possible de faire un programme national, et d’augmenter les effectifs par conscription sélective. Ce serait hautement souhaitable en tout cas.
Mais dans ce cas il faudrait mener des études et des expérimentations approfondies sur ce qui serait produit. Cela ne ressemblerait pas forcément à un char comme ceux conçus jusqu’au début des années 2020.
Ce que vous proposez est cohérent, cela avait été envisagé sous une forme différente au début du programme Leclerc. Mais en 2026 la rupture a faire est peut être bien plus radicale en fonction du retour des expérimentations.
j’ai l’impression que les chars roulent encore moins de temps que ce que peut voler un NH90, c’est dire. La dernière chenille du carrosse ?
Merci pour nos tankistes.
Mon avis est que tout va se jouer lors de la redéfinition de la doctrine d’emploi des forces qui sera probablement alignée sur l’actualisation de la doctrine nucléaire française.
On construit une doctrine d’emploi en fonction de ses capacités, de ses intérêts, mais aussi en fonction de nos partenaires du Vieux-Continent, lesquels actuellement concentrent leurs efforts sur leurs forces dites conventionnelles. Dans ce cadre, le 2 mars 2026, à l’Île Longue Emmanuel Macron a annoncé une augmentation de l’arsenal nucléaire français [en 2025, environ 300 ogives réparties sur 48 missiles M51 à têtes multiples et 54 missiles ASMPA], actant ainsi la fin de « la stricte suffisance » et le retour de l’ambiguïté stratégique, évoquant le possible positionnement des forces nucléaires françaises hors le territoire national ; ce qui implique une obligation « d’épaulement » par nos partenaires européens, ces derniers -comme on le constate- renforçant notamment leur arme blindée et leur artillerie, protégeant ainsi consécutivement les forces françaises, y compris stratégiques, en devenant les acteurs de ce que notre président appelle « l’alerte avancée ».
Ainsi, nos armées devront pouvoir assurer deux missions. La première est celle des OPEX [que certains idéologues croyaient terminées…], la seconde -en cas de haute intensité et dans la lignée annoncée de la « dissuasion concertée »- est celle de coupler nos capacités nucléaires aux capacités conventionnelles européennes.
La “première ligne“ étant assurée par nos partenaires, principalement la Pologne et l’Allemagne [Environ 1 700 nouveaux chars (Leopard, K2 coréen, Abrams,…) et un millier de canons d’artillerie longue portée (HIMARS, PzH 2000, MARS 3, K9 Thunder,…) sont commandés par nos partenaires], il est à mon sens logique de penser que notre propre force blindée et sa nécessaire logistique [que beaucoup semblent ignorer…] seront réduites au minimum. Quelques centaines [200 à 400 ?] de chars lourds de bataille, équipés du système DIAMANT [Tests réussis en 2023 sur blindé Griffon, et candidat le plus probable comme APS « souverain » de nos forces SCORPION], devront être capables de se projeter en OPEX et de contribuer à la seule protection du territoire national ou ponctuellement servir de force d’appui. Ce format “échantillonnaire“ permettra d’assumer nos propres contraintes budgétaires, priorisant la dissuasion nucléaire et l’excellence de nos forces aériennes, ainsi que va certainement le démontrer la prochaine actualisation de notre LPM [annoncée pour ce printemps, avec l’ajout de quelques 36 milliards d’euros aux 413 milliards déjà prévus pour la période 2024-2030]. En ce sens, retenons qu’effectivement, dans le projet de budget 2026, le ministère des Armées évoque une cible de 286 Rafale (contre 225 actuellement) et le renforcement de notre dissuasion ; espérons cependant que nos Forces d’Action Navale et notre Force aéromaritime de réaction rapide (FRSTRIKEFOR) ne soient pas les grandes oubliées, ne serait-ce qu’en mémoire du détroit d’Ormuz…
Certes 200 chars lourds Leclerc, c’est pas assez, ne serait-ce que pour un turnover sur un front.
Il nous en faut 200 de plus, et donc, ce petit surplus, ne sera possible, qu’en faisant fabriquer un char lourd dit intermédiaire, qui risque fort de prendre la place du Leclerc en première ligne…
En attendant un hypothétique MGCS, qui lui (et ses effecteurs, son cloud de combat dédié, etc…), risque fort de ne jamais voir le jour….
KNDS à la solution, mais seulement en partie… il faut à KNDS France, travailler sur ce qui manque (plus grand chose à ce jour), car oui, nous avons tout ce qu’il faut pour se lancer dans ce nouveau char lourd, à quelques rares produits près, qui sont en catalogue chez KNDS Deutschland… (la caisse, et le système d’entraînement tels boite de vitesse, et de transfert, voire système de suspension, si celui du Leclerc est trop complexe à reproduire).
une relique d’un autre âge.
on avait 30 ans pour se pencher sur la question du remplacement par des drones roulant. je me rappelle des dessins des années 90. la guerre des drones étaient déjà travaillées.
la guerre actuelle y était présenté, laser , drones ,missiles balistiques etc.
notre bon vieux tank tiendra car il ne sera pas exposé et utilisé. il faut dire la vérité on ne va pas le déployer, nulle part. il est là au cas où…
on aura dans le futur du drone roulant et des plateformes de contrôle et peu d hommes.
garderons nous la chenille ?
il va y avoir des choix à faire clairement
bonjour. bon le développement d’un système de protection active me semblent des plus importantes… surtout qu’ils existent des système plus ou moins efficaces depuis 10 ans… Le développement d’une solutions souvraine est impérative. Car actuellement le champs d’application reste importantes… ( roquettes RPG. missile AC a attaque horizontal et vertical et dernièrement les drones kamikazes).
Ce système devra pouvoir être adaptable sur plusieurs type de véhicules. (char de batailles. VBCI et autres véhicules de l’avant). La mise a niveau du parck de char Leclers est impératif car ils devra rester encore quelques années en service (2035 /2040 ).
Car malheureusement nous n’avons pas les moyens de changer le parck blindés…( les priorités sont autres ).
Il en est du char Leclerc comme du reste.
https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/1121911587305114/conflit-au-moyen-orient-crise-des-missiles-a-paris
il serait temps et pour les gens qui trouvent cela absurde je les invite à prendre place dans le char sans cette protection mais la peau des autres ont s’en tape aussi même si on a 200 chars s’ils sont bien protégés ça a un effet significatif mais il faut aussi protéger les autres blindés alors les stratèges en chambre ça suffit . Nous sommes lâches égoïstes et endoctrinés
un petit comparatif de la production de blindés en Allemagne (seulement Allemagne)
Chars de combat (Leopard 2)
Production actuelle : Environ 50 chars neufs par an.
Capacité totale : En ajoutant la modernisation et les remises à neuf d’anciens modèles, le volume total peut atteindre 110 à 120 unités par an.
Objectif : KNDS et Rheinmetall investissent massivement pour augmenter ces cadences face à l’explosion de la demande européenne (commandes de l’Allemagne, la Lituanie, la Norvège, etc.).
Véhicules blindés de combat d’infanterie et à roues (Boxer, Lynx, Puma)
Production actuelle : Rheinmetall produit environ 400 véhicules par an.
Capacité installée : Le groupe dispose actuellement d’une capacité totale de 600 unités par an pour ses modèles Boxer, Lynx et Puma.
Expansion (Concept 24-500) : Le constructeur GDELS (General Dynamics) a lancé une stratégie pour être capable de livrer jusqu’à 500 véhicules par an supplémentaire pour répondre aux besoins de mobilité de la Bundeswehr.
Prévisions 2030 : La demande devrait atteindre 1 000 unités par an d’ici 2030, incitant les industriels à doubler leurs lignes de production. combien en France ???
Ah ces Allemands toujours dans le « kolossal »! Un peux pompeux des cercueils à chenilles, non? Et à part les caisses à savon ils sont czpables de quoi…………..assembler des F35 sous licence? Même pas certain!
Devenir la première armée européenne conventionnelle. Eux, ils ne se préparent pas comme la France qui dort. La France, plus personne ne l’écoute
« Devenir la première armée européenne conventionnelle. » Mais oui, in se rassure comme in peut!
« comme la France qui dort » Ce sont plutôt vos fadaises qui endorment!
« La France, plus personne ne l’écoute » Et vous il y a belle lurette que plus personne ne croit à vos conneries que vous sortez en vous paluchant!
Je vais enfoncer les portes ouvertes…
Selon le site américain Global Firepower, qui publie chaque année un palmarès des armées les plus puissantes du monde, avec toutes les réserves que l’on peut opposer à un tel classement, la France est le pays européen qui en 2026 possède l’armée la plus puissante.
https://www.globalfirepower.com/countries-listing-european-union.php
Les projections et l’IFRI indiquent, en puissance militaire pure, à l’exclusion du nucléaire pour lequel la France est la seule à être souveraine en Europe, que -tenant compte des engagements budgétaires récents- à l’horizon 2035 ce sera la Pologne qui sera l’armée européenne la plus puissante ; l’Ukraine se positionnant également possiblement aux premières places (Selon évolution du conflit en cours).
https://www.ifri.org/fr/etudes/pologne-premiere-armee-deurope-en-2035-perspectives-et-limites-dun-rearmement
On peut se féliciter que Berlin dope ses forces militaires, mais l’Allemagne part de très loin et pour devenir une armée réellement « apte à la guerre » (kriegstüchtig), comme l’ont souhaité Boris Pistorius et Friedrich Merz, Berlin devra dépasser la simple logique budgétaire… Tous les experts s’accordent à penser que les budgets annoncés sont un strict minimum pour tenter de reconstituer l’ADN d’une armée dotée d’un équipement potable et d’une combativité remarquable, surtout lorsque la majorité des jeunes allemands (59 %) déclinent l’idée de prendre les armes pour défendre leur pays… [A l’inverse (étonnant) des jeunes français : 60 % des 18-25 ans déclarent être prêts à s’engager dans les armées en cas de guerre…]. Par ailleurs, pendant que certains -comme “Herr jean luc“- se gargarisent du retour du pas de l’oie, d’autres s’interrogent sur le retour de la Bundeswehr au rang des puissances dominantes, d’autant plus qu’un parti aux relents national-socialiste atteint une cote de popularité record en Allemagne, faisant refumer les braises des trois cycles majeurs de destruction de l’amitié européenne (1870, 1914, 1939).
Franchement pour les 200 trapanelles qui nous restent, pourquoi dépenser encore des l’argent pour rien?
Pour quoi faire ?
Du tuning ?
Sans déconner, encore cet esprit bien français! On ne modernise pas, on équipe pas, on anticipe rien, on est à la rue! si on modernise, on équipe c’est à quoi_ça sert, on jette l’argent par les fenêtres…………….. Avec une mentalité pareille on en serait encore à faire du feu avec des silex et même là………………..
La nouvelle devise c’est : »oui mais………….non! »
Quelle