ArianeGroup présente la roquette FLPT-150, développée pour la future capacité de frappe à longue portée de l’armée de Terre

En octobre 2023, la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 ayant privilégié une solution souveraine pour le remplacement des Lance-roquettes unitaires [LRM] de l’armée de Terre, la Direction générale de l’armement [DGA] fit savoir qu’elle lancerait un «partenariat d’innovation» afin de sélectionner la meilleure capacité de frappe dans la profondeur parmi celles qui allaient lui être proposées dans le cadre du programme FLPT [Frappe Longue Portée Terrestre].

Par la suite, deux groupements industriels se formèrent pour répondre à cette sollicitation. Ainsi, MBDA noua un partenariat avec Safran tandis que Thales s’associa à ArianeGroup. Et cela avec l’objectif d’être en mesure d’effectuer les premières évaluations de leurs solutions respectives dans la courant du premier semestre 2026.

Le 4 décembre dernier, donc à l’occasion de la Sainte-Barbe, fête des artilleurs, MBDA dévoila le «Thundart», un système d’artillerie de «nouvelle génération» reposant sur une roquette sol-sol d’une portée de 150 km et dotée d’un module de guidage proche de celui mis au point par Safran pour l’Armement Air-Sol Modulaire [AASM]. Cependant, l’industriel n’avait rien dit au sujet de la plateforme censée le lancer.

De leur côté, ArianeGroup et Thales se montrèrent discrets sur leur projet. Du moins était-ce vrai jusqu’à ce 10 mars.

En effet, via les réseaux sociaux X et LinkedIn, ArianeGroup a présenté la roquette FLPT-150, d’une portée de 150 km. Cependant, l’industriel n’a pas livré beaucoup de détails au sujet de cette nouvelle munition, si ce n’est qu’elle sera «résiliente» au brouillage électronique et qu’elle ne sera pas soumise à la réglementation américaine ITAR [International Traffic in Arms Regulations], ce qui favorisera son exportation. Enfin, elle sera mise en œuvre par un «système mobile et évolutif».

«Le premier démonstrateur effectuera son vol inaugural au premier semestre 2026 afin de valider ses performances. Par ses trajectoires et vitesses, une capacité d’artillerie à longue portée de cette catégorie repose sur des technologies proches de celles utilisées dans les systèmes balistiques», a précisé ArianeGroup.

Pour rappel, il revient à Thales de concevoir les éléments de commandement et de contrôle [C2] de ce système ainsi que le système de guidage et de navigation de cette roquette FLPT-150.

Lors de sa dernière audition au Sénat en tant que Délégué général pour l’armement, Emmanuel Chiva avait précisé que chacun des deux groupements industriels retenus pour le programme FLPT allait «devoir faire une démonstration de sa solution en mai 2026». Cependant, avait-il ajouté, «la confiance n’exclut pas le contrôle, ni la créativité».

«Nous avons l’obligation de regarder ailleurs. Pour des raisons évidentes, nous avons écarté l’EuroPULS israélien. Une solution consiste à acheter des HIMARS aux États-Unis mais il est probable que les Américains ne soient pas capables de les produire dans les temps. Nous regardons aussi une solution française : Turgis Gaillard, à l’origine du système FOUDRE, a développé la conduite de tir avec Airbus. Enfin, nous nous intéressons à la solution indienne Pinaka, qui pourrait faire partie des offsets du programme Rafale. À l’horizon 2026, un choix sera fait sur l’option prioritaire retenue», avait expliqué M. Chiva.

Pour l’armée de Terre, les LRU, du moins les neuf qui restent, arrivant au bout de leur potentiel opérationnel, il est impératif de disposer d’une nouvelle capacité de frappe à longue portée [d’au moins 150 km] pour mettre sur pied une division «bonne de guerre» en 2027.

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91 contributions

  1. G dit :

    Potentiellement deux filières de munitions (partageant aussi peu de goulets d’étranglement que possible) c’est une excellente nouvelle, et permet d’espérer des cadences de livraisons et volumes conséquents -tant pour l’Armée de Terre que pour ses homologues en Europe.
    J’imagine que le plan n’est pas de retomber dans le piège du fournisseur unique par souci d' »efficience » ?

    • Olivier dit :

      Cependant il faut aussi la capacité financière pour maintenir un duopole et non pas uniquement lors de l’acquisition mais également pendant toute la durée de vie des matériels (on voit vite le soucis avec les chars Leclerc). Cela peut passer également par l’export, mais il faut vraiment des produits qui collent au marché, fortement soutenu par l’état (on sait que l’on en est capable: scorpion, rafale, caesar, FDI, etc.) et nouveauté par rapport aux années précédentes: la capacité à livrer rapidement et en quantité (donc probablement avoir une production supérieur aux commandes avec un financement interimaire assuré par l’état).

      • GotoRaptor dit :

        Euh, ça c’est ce qu’on faisait jusqu’à maintenant et c’est une cata. On a besoin une industrie double emploi protégée qui peut passer de civil à militaire quand il y a demande. Les commandes deviennent moins un problème si on est pas obligé de produire des munitions sans arrêt pour maintenir la capacité de prod.

        Tu ne peux pas dépendre à 100% des commandes militaire pour maintenir les moyens de prod, c’est juste pas stable alors que la R&D doit être poussée et constinue.

        • olivier dit :

          Mon commentaire a pour but justement d’expliquer que maintenir un duopole est couteux, c’est un choix (et je ne suis pas sur que la France en ait les moyens). Par contre financer la compétition jusqu’à la sélection finale (méthode des USA) me semble une approche pertinente.

          Je suis assez méfiant de la facilité intellectuelle des industries duals. Il y a de nombreux cas où cela ne s’appliquent pas et sans un filet minimal de commandes récurrentes, la capacité s’éteint (munitions, motorisations des chasseurs, canons, etc.). On l’a vue avec le Leclerc (moteur, chenilles, boite) et on le voit aussi dans le civil (le nucléaire). Quand la remonté doit être faite, soit cela coute une fortune et des délais de dingue (encore une fois le nucléaire) soit ce n’est plus possible (Leclerc). Le secteur de l’infra télécoms est aussi un bon exemple.

          Toutes les entreprises de la BITD ne peuvent pas être des Thales ou des Safran qui ont des portefeuilles de produits étendues et diversifiés leur permettant d’amortir les choques sur un marché donné. Il faut donc sur les capacités critiques avoir une approche long terme et étatique (puisque le militaire est avant tout étatique) avec un très fort soutien à l’export.

          • Relisez-vous SVP dit :

            Je NE suis pas sÛr.
            Des industries dualEs.
            Cela ne s’appliquE pas.
            On l’a vU.
            La remontéE.
            Des portefeuilles (…) étendUS.
            Les choCs.

      • G dit :

        En effet c’est plus cher. Mais plus résilient aussi, et cela participe de l’enrichissement de l’écosystème. Et même si le pari devait s’avérer perdant, ces systèmes trouveraient très vite preneur ailleurs.

      • Taupe du taupe (comme dirait l'autre) dit :

        Une production supérieure aux commandes.

    • François 01 dit :

      Où voyez vous deux filières de munitions ? Un seul concurrent, soit Ariane Groupe/Thales soit MBDA/Safran.

    • HMX dit :

      @G
      Il n’ y aura a priori qu’un seul vainqueur à cet appel d’offres : que le meilleur gagne ! Hâte d’en savoir davantage sur les caractéristiques respectives de la Thundart et de la FLP-T 150. En dehors du fait que ces deux roquettes visent une portée supérieure ou égale à 150km, avec une précision sub-décamétrique, et qu’elle sont ITAR Free, on ne sait pour le moment pas grand chose. Les essais devraient avoir lieu dans les mois qui viennent, « courant du 1er semestre 2026 ». On devrait donc très vite en savoir davantage.

      On note aussi avec intérêt que le binôme Thales/ArianeGroup ne se contente pas de présenter une munition, mais aussi un véhicule lanceur. Le binôme présente donc aussi un visuel montrant un châssis Mercedes 8×8 sur lequel est monté une nacelle contenant 8 munitions (à titre de comparaison, le Foudre de T&G n’embarquerait « que » 6 munitions…). Hâte également d’en savoir davantage sur ce lanceur :
      https://theatrum-belli.com/arianegroup-thales-developpement-dune-roquette-dune-portee-de-150-km/

      Pour revenir à votre interrogation initiale, et on le voit avec les programmes actuels de MTO, le perdant de l’appel d’offres franco-français pourra toujours commercialiser sa munition sur le marché export : la demande est là. Et vu les délais d’approvisionnement pour les HIMARS et leurs précieuses munition, la question des délais et calendriers de livraison devient tout aussi importante, voire parfois plus importante, que le prix… vu le nombre de LRM qui vont entrer en service en Europe au cours des 10 prochaines années, on peut en effet se dire qu’il y aura potentiellement de la place pour plusieurs fournisseurs de munitions.

      • G dit :

        Ce serait justement dommage, non ?
        Qualifier et passer commande de ne serait-ce que 20% du volume total au numéro 2, pour peu que sa solution tienne elle aussi la route (tout de même assez probable) lui faciliterait grandement l’accès au marché export.
        On sait que la demande ukrainienne notamment est bien là, qui pourrait même racheter les munitions en question à la France.
        Nous y gagnerions ainsi en résilience avec une seconde chaîne de production « chaude » apte à nous fournir elle aussi du volume en cas d’urgence, or il me semble que cette diversification est bien en phase avec cette nouvelle époque, par opposition à la logique de l’après guerre froide du modèle échantillonnage -plus axé sur le maintien a minima des compétences.

      • G dit :

        Échantillonnaire, pardon.

        • Carin dit :

          @G……
          Je pense tout comme vous, que les 2 équipes verront leurs produits commandés. D’autant que la course étant la même, les mensurations de l’animal aussi…
          Leurs qualités seront également proches, même la charge explosive risque fort d’être identique.
          Et comme on veut être résilient, je pense que commander à 2 équipes le même travail, n’est pas pour les mettre en compétition, mais bien pour avoir la possibilité de commander plus de matériels en un délai contraint.
          Il en sera de même, pour les très futures roquettes d’une plus grande portée, (500/1000km). Encore que pour 1000km, je n’en vois pas trop l’intérêt, puisque nous avons des missiles qui couvrent cette distance, certes plus chers, mais beaucoup plus destructeurs.

          • Alain d dit :

            « futures roquettes d’une plus grande portée, (500/1000km) »
            Des missiles balistiques ?
            Newton + gravité, et la terre n’est plus plate sur 1000 km. :>))
            Pour tirer dans les coins en phase finale.
            Croisière : itinéraire programmé au ras du sol, ou au ras de l’eau.

          • G dit :

            Cela impliquera évidemment de s’assurer que toutes ces munitions et lanceurs demeurent pleinement interchangeables (paniers, interfaces, ciblage, C2 etc.), mais les normes et la DGA sont là pour ça.

      • Carin dit :

        @HMX….
        Vous vous êtes quad même rendu compte que le « lanceur » est un dessin?
        Qu’il n’existe donc pas…
        Aucun des 2 groupes n’a de lanceur, leur rôle étant de créer une roquette d’une portée de 150km, qui de par ses dimensions pourra être tirée de n’importe quel lanceur en service en Europe.
        Pour le « lanceur » on compte sur celui de T et G, qui selon les modules tirera 6 roquettes, mais pour cette catégorie de roquette, le module pourra en tirer 8… comme les autres.
        Pour information, le « lanceur » dessiné, tire 12 roquettes, ce qui n’est le cas d’aucun en service dans la réalité.
        Vous vous emballez souvent, on dirait l’ami Félix Garcia.

        • Philippe dit :

          @Carin. « Pour information, le « lanceur » dessiné, tire 12 roquettes, ce qui n’est le cas d’aucun en service dans la réalité. » Le K239 est une réalité en service… Sinon le GMARS de LM et Rheinmetall a déjà été testé et peut emporter 12 roquettes.. Ne reste « qu’à  » trouver un client…

        • HMX dit :

          @Carin
          Petit rappel : le programme FLP-T lancé en 2023 par la DGA ne couvre pas seulement les munitions. Ce programme porte expressément sur un système complet :
          – munitions
          – lanceur
          – architecture globale

          Le contexte a son importance. Donc quand un des deux candidats retenu sur ce programme produit un « dessin » du lanceur, le jour même où il dévoile la munition qui va être testée dans quelques semaines (« courant du 1er semestre 2026 »), on est en droit de penser que cela est tout sauf innocent… le projet FLP-T est mené tambour battant et désormais bien avancé, les deux candidats ayant forcément planché depuis le début sur la question du lanceur, directement ou dans le cadre d’un partenariat (le projet Foudre de T&G étant aussi à intégrer dans cette réflexion).

          Bref, libre à vous de ne voir dans ce « dessin » qu’une illustration anodine, une intention vaguement artistique fruit du travail d’une IA ou d’un stagiaire… Pour ma part, je pense au contraire que ce visuel illustre le résultat d’un vrai travail d’ingénierie sur un projet industriel et commercial au stade du développement avancé, mené dans le cadre d’un appel à projet officiel de la DGA.

      • Sur lequel est montée une nacelle.

    • Nicolas sambart dit :

      ce qui fera le différence c’est le coût unitaire de productions et la capacité de cette dernière d’être très importante, ces roquettes devront être pas chères et produitent en masse

      • HMX dit :

        Tout à fait, le coût sera un facteur très important, mais ce ne sera pas le seul.

        J’évoquais l’idée de développer une famille de roquettes modulaires. Chaque roquette serait constituée d’un module propulsion, d’un module guidage, et d’un module charge utile, avec une approche « plug&play » permettant un assemblage rapide de ces modules sur le terrain. L’intérêt majeur serait de pouvoir « mixer » ces différents modules, qui pourraient évoluer indépendamment les uns des autres, permettant d’obtenir des munitions avec des portées et des capacités variées et complémentaires. Une approche modulaire par ailleurs propice à l’établissement de partenariats et de coopérations en Europe et à l’international, visant à élargir l’assise commerciale du projet, et à rechercher la plus grande compétitivité économique.

        Par exemple, il aurait été envisageable de produire des modules « propulsion » et « charge utile » dans un pays partenaire à bas coût de main d’Å“uvre (Inde, pays d’Europe de l’Est… ?), les modules « guidage » restant produits en France. L’objectif serait d’obtenir, à partir de ces composants « low cost », une précision décamétrique ou sub-décamétrique, avec un rapport performance/prix potentiellement imbattable pour une roquette « entrée de gamme ».

        Par la suite, l’approche modulaire permettrait de développer des modules à plus forte valeur ajoutée :
        – Modules propulsion améliorée : roquettes plus rapides et à plus longue portée.
        – Modules guidage variés : guidage inertiel simple, hybride inertiel +GPS/Galileo, guidage terminal avec laser semi-actif ou IR, guidage anti-radar/anti-brouilleurs…
        – Modules charges utiles variées : explosive à fragmentation, explosive anti infrastructures, dispersion de sous munitions, dispersion d’essaim de mini-drones…

        Les clients potentiels (à commencer par l’AdT) pourraient être séduits par cette approche modulaire, où il serait possible par la suite de n’acheter que certains modules pour faire évoluer les capacités des roquettes de LRM face à l’évolution des besoins et des menaces, sans avoir besoin de racheter à chaque fois des munitions complètes.

  2. Yvon dit :

    Acheter des Himars serait une hérésie d’autant plus que les capacités existent en France (MBDA + Safran / Thales +ArianeGroup) et que le potentiel d’exportation est réel.
    Le Foudre de Turgis Gaillard laisse rêveur, il manque juste …la roquette.
    Quant à une coopération à la sauce européenne, c’est la solution à choisir si l’on n’est pas pressé, sans parler du coût.

    • Carin dit :

      @Yvon……
      C’est peut-être avec le système de T et G que les essais de ces roquettes vont se faire….
      Bon j’y crois pas, parce que ça voudrait dire que le module et son camion est prêt.. ce qui ne semble pas être encore le cas. Mais c’est très probablement sur ce matériel que le tout entrera en service.

      • Vortex dit :

        Des essais/simulation (sans munition évidemment …) du Foudre se sont déroulés en fin d’année dernière sur le site DGA du Levant .
        Voir maintenant ce qui va se passer avec les munitions des deux concurrents FLPT …

        • dolgan dit :

          Source? fin d année, ils entamaient les discutions pour ces essais aux dernières nouvelles.

          Et spoiler alert, des essais sur l ile du Levant sans rien à tirer, c est uniquement de la com bas du front.

      • dolgan dit :

        Pour cela, il faudrait vraiment que les liens de TG avec les gus de la DGA réussissent un tour de force.

        Ils travaillent sur leur lanceur et pas avec TG.

    • Olivier dit :

      Oui théoriquement mais non en pratique. Théoriquement l’industrie française est capable de produire à peu près tout et n’importe quoi en équipement militaire. Mais en pratique il faut des fonds et des volumes.

      Donc étudier d’autres alternatives, y compris l’HIMAR, n’est pas nécessairement une hérésie mais une sécurité (on peut avoir un programme qui devient plus prioritaire).

      Je suis favorable à une démarche française, mais l’approche de la DGA me semble saine (surtout d’avoir repiquer le concept américain de mise en compétition par étape avec financement, c’est assez courant de l’autre côté de l’Atlantique y compris sur le civil).

    • jean luc dit :

      L’Euro Plus est déjà là, 100 % fabriqué en Europe, les moteurs ivéco France, Italie, châssis Espagne, système de tir allemands, etc., etc. et programmé pour tirer tous les missiles européens, mais c’est israélo-allemand. ITAR FREI

      • Vortex dit :

        ITAR Free, l’EuroPuls, avec une conduite de tir US ?
        Tsssss…
        Mais bien sûr…
        Du pipeau, du jean-luc, quoi …
        Quand aux différents types de roquettes AccuLAR ou le missile Predator Hawk de conception israélienne mais qui devraient être fabriqués en Allemagne, et qui seront utilisés sur EuroPuls, il est peu probable qu’ils ne contiennent aucun composant américain…

      • Math dit :

        Donc pas souverain. Le Pulse n’est pas fait par un allié indéfectible de l’Europe face à la Russie. À un moment donné, il faut être cohérent. Combien de chars Russes détruits par des Spike?

    • François 01 dit :

      Oui enfin le Foudre c’est juste le lanceur. C’est ce qu’il y a de plus simple à concevoir.

      • Jack dit :

        Le lanceur ET le système de contrôle fourni par Airbus. Si j’ai bien saisi la démarche de T&G, le Foudre peut tirer les roquettes existantes (LRU, Himars, …) et intégrera les futures roquettes issues du programme FLP-T.

        • dolgan dit :

          Non, LM a dit non. Sans qu aucune démarche effective de TG soit connue.

          Et aucune raison que ariane/thales autorise un lanceur concurent.

    • Mélusine dit :

      Le Foudre sera peut-être le véhicule lanceur de cette FLPT-150 et/ou de la Thundart.
      Car pour l’instant, aucun des deux concurrents n’a présenté de véhicule lanceur, et l’échéance de mise en service approche vite, très vite, les 7 LRU en dotation devant être déclarés HS en …2027 ! Et il faut disposer d’une solution opérationnelle avant 2030 !
      Puis viendra par la suite le vecteur de +1000 km, projet ELSA, étudié en coopération avec Allemagne (Aïe ! ), Italie, Pologne, Suède, Royaume Uni, avec entrée en service pour 2035.

      • dolgan dit :

        c est faux, tous les programmes ont leur lanceur…

      • Yvon dit :

        @Mélusine
        Une entrée en service prévue en 2035 pour ELSA. Dans 9 ans ! Cela ressemble à l’Eurodrone….

  3. desi dit :

    « Pour des raisons évidentes, nous avons écarté l’EuroPULS israélien »

    Je ne vois pas quelles sont ces raisons évidentes, est-ce que vous pourriez préciser ?

    • Alain d dit :

      Non conforme, Euro et israélien, bug initial !

    • Vincent dit :

      La France n’achète plus de matériel israélien depuis un bail. En plus d’un grand manque de confiance (peu communiqué) de l’État-Major, ça serait très médiatisé et politiquement explosif. Sans compter les chances non-négligeables qu’un futur gouvernement, même de gauche modérée, brise le contrat dès l’investiture.

      • Ronin dit :

        « La France n’achète plus de matériel israélien depuis un bail » Pourtant les munitions de petit calibre utilisées au sein des armées françaises sont produites par IMI Defense

    • lecoq dit :

      c’est pas francais, l’himars aurait du etre écarté de facto de meme

    • Carin dit :

      @desi….
      Si je vous dit ITAR, cela devrait vous aider à comprendre pourquoi l’europuls a été écarté.
      Quant au HIMARS, c’était la solution si aucune chance de faire du franco/français rapidement…. Mais voilà, ça se concrétise, et plutôt très vite, donc pas de HIMARS non plus!

    • Jeanot dit :

      il faut comprendre que le gvt français est en froid avec le gvt de bibi.
      je vous conseille fortement de regarder la vidéo d’un chercheur à l’ifri récemment auditionné au sénat.
      tout est dit est bien analysé.
      https://youtu.be/a91GDCBF35k?is=Ro6JWXvWiAMQblFp
      A 11min 55

      • UE dit :

        @jeanot. »il faut comprendre que le gvt français est en froid avec le gvt de bibi. » Cela fait près de 60 ans que les gouvernements français et israelien sont en froid, bien avant Bibi….

      • Jack dit :

        Merci pour ce lien. C’est effectivement très instructif.

    • Alain d dit :

      Pourquoi faire un pont d’or à Elbit, accompagné de KNDS -All. ?
      Où se situerait notre souveraineté si nous laissions deux concurrents prendre un tel marché français ?
      Même avec l’obtention d’assemblages en France, déjà pour la R&D, Thales, Safran, MBDA et Ariane Group seraient perdants.
      Même Lockheed Martin n’avait pas voulu coopérer avec Elbit sur ce coup.
      Pas que pour la souveraineté, pour nos emplois aussi.
      Voulez-vous filer des biscuits (nos impôts) pour gaver Israël ? Moi non.
      Et puis, nous n’avons pas de dette…. ?

    • jean luc dit :

      Simplement C’est un produit germano-israélien, il envoie des obus jusqu’à 300km, il intéresse l’Inde, contre 150km pour ariane groupe. Dans combien de temps sera-t-il prêt 2030-2035 ???l’article ne le dit pas, et combien, et le coût pour chaque exemplaire .

      • Vortex dit :

        L’EuroPuls pour l’instant ne tire rien du tout, et surtout pas des obus (!!!) , l’Allemagne n’a même pas encore passé d’accords pour le choix et la construction des munitions !
        https://www.opex360.com/2026/03/07/le-ministere-allemand-de-la-defense-envisage-de-commander-500-lance-roquettes-multiples-europuls-aupres-de-knds/
        Et niveau portée des roquettes, c’est 150 km, comme les solutions françaises.
        300 km, c’est le missile Predator Hawk , quand ArianeGroup travaille sur un missile de +1000 km.
        Et le FLPT doit entrer en service en 2027 !
        Bref, jean-cul toujours à la rue… Un cancre.

      • Grosminet dit :

        @ Jean Luc:

        Hem….

        Pour être PARFAITEMENT EXACT,si l’on ne parle QUE de ROQUETTES,les portées sont similaires entre l’Euro-Puls et ce que propose ce projet…

        Les 300km de portée,c’est avec des MISSILES BALISTIQUES,ce qui est un cran au dessus des ROQUETTES,et largement au dessus des OBUS

        Les objectifs sont des essais en Mai 2026 (« demain »,donc) pour une mise en service en 2027 (après demain,en somme)

        Pour l’Euro-Puls,plusieurs « soucis » font que ce « choix » est quasi impossible:

        Outre le fait de dépendre de l’éventuelle bonne volonté Allemande pour son export chez nous (on se rappelle bien les nombreuses tracasseries à ce sujet quand NOUS vendions à un pays « ami » des matériels conçus avec des éléments allemands) ,il y’a aussi le côté « politique » à l’achat d’armes Israëliennes ET le fait qu’en France,nous avons les capacités technico-financières pour la conception/réalisation (rapidement) d’un tel système d’armement

      • Barba D.Rossa dit :

        Vous comparez un système complet avec une « simple » roquette.
        La roquette FLPT-150 est en calibre 227mm pour une portée de 150km.
        L’euroPULS peut utiliser la roquette EXTRA en calibre 306mm de portée 150km également.
        C’est pas tellement la même chose .
        Pour les « obus » de 300km de portée, il n’y en a pas. Ce sont des missiles en calibre 370mm qui ont 300km de portée.

      • Mélusine dit :

        L’Europuls n’envoie pas d’obus…
        Les roquettes pressenties pour l’armer, après le refus des États-Unis de fournir les munitions, portent à 150 km.
        Ce qui va à 300 km, ce sont les missiles NSM (Norvège), le MBT Predator Hawk (Israël) ou le futur JFS-M de MBDA.
        Mais pour l’instant, aucune munition n’a été choisie, ni commandée ! Seuls des essais avec le NSM ont eu lieu il y a deux ou trois mois.
        Puis, vers 2035, il sera en mesure de lancer le projectile ELSA de +1000 km étudié avec plusieurs pays OTAN, dont la France.
        Sinon, FLPT pour la France, entrée en service AVANT 2030 (on parle d’aller très vite, 2027/2028 est régulièrement avancé !). Comme L’Europuls en Allemagne……
        Mais pour nous, ce sera un équipement 100 % souverain ! Pas comme votre Europuls qui disposera d’équipements américains, comme la conduite de tir et liaison porteur/ vecteur … Et oui, pas ITAR Free votre truc …

    • rational dit :

      Israel n’appartient pas à l’europe. Il faut privilégier l’intégration européenne en premier.

    • Math dit :

      Dépendance à un fournisseur étranger nécessitant un alignement politique incompatible avec la liberté d’emplois. Ex: missile Spike inutilisable en Ukraine du fait de la proximité politique entre Israël et la Russie.
      Pour un projet qui regarde pas mal vers l’Est, ça la fout mal.

    • Momo dit :

      Cela tombe sous le sens. 🙂
      Tu ne comprends vraiment pas?
      Tu blagues 😉

    • Vortex dit :

      Pas ITAR Free, et pour des raisons évidentes de politique.

    • LaMeuse dit :

      Au moment où enfin , les feux terrestres retrouvent leurs places tactique et stratégique, créer une dépendance vis à vis d’un État tiers serait un non sens, quelle que soit sa toxicité. Sans parler des conditions économiques du MCO des lanceurs, comme cela a d’ailleurs été vérifié avec les MLRS/LRU.
      Le partage des standards de munitions et de certains sous-ensembles issus du civil doit être la limite, y compris en Europe, où les alliances politiques actuelles se révèlent fragiles. Ce qui au passage s’applique aussi à nos productions pour les autres Etats de l’UE.

  4. Nicolas80 dit :

    Intéressant, autant acheter français, le Foudre de chez Turgis Gaillard pour faire travailler l’industrie française vraiment prometteur ce duo

  5. Nicolas sambart dit :

    de combien pour une division bonne guerre svp?

  6. toufik dit :

    La compatibilité avec le lanceur EuroPULS (qui se veut « universel » et « polyvalent ») serait un + évident. Est-ce envisageable ?…

    • HMX dit :

      La compatibilité serait techniquement tout à fait envisageable avec HIMARS, EuroPULS et K239 Chunmoo. Tous sont des LRM capables de tirer des roquettes 227mm normes OTAN.

      A ce stade, pas d’indication que la FLP-T 150 a bien un calibre de 227mm (contrairement à Thundart), mais cela semblerait cependant logique et même évident, et tout à fait probable au vu des visuels présentés.

      La compatibilité est complexe car pas seulement fonction du calibre, mais aussi des connecteurs électriques, des protocoles de mise à feu, des liaisons de données… mais aussi, et c’est plus délicat, de l’intégration avec les logiciels de contrôle de tir des constructeurs de LRM et avec d’éventuels protocoles propriétaires : par exemple, on sait que Lockheed Martin (et le gouvernement américain) a expressément refusé à l’Allemagne d’intégrer les munitions GMLRS sur des lanceurs d’origine israélienne (Euro-PULS). Et inversement, LM n’intègre pas des munitions d’autres fabricants sur le HIMARS lui-même.

      Reste à voir si Elbit et KNDS se montreront plus « souples » que LM, sur cette question de l’intégration de munitions de fournisseurs tiers sur leur lanceur Euro-PULS. En théorie, ce sera bien le cas, ce lanceur ayant dès l’origine été présenté comme « flexible et munitions-agnostique ». Mais attention là aussi, le diable est souvent dans les détails… on peut supposer que pour d’évidentes considérations commerciales, Elbit et KNDS n’ont aucun intérêt à se dépêcher d’accorder une certification à des munitions concurrentes…

      • Philippe dit :

        @HMX. « Et inversement, LM n’intègre pas des munitions d’autres fabricants sur le HIMARS lui-même. » Pas tout à fait. Des munitions américaines d’autres fabricants sont possibles, et même existent déjà. La décision de ne pas intégrer des munitions non américaines ne relèvent pas de LM seul…

  7. Vortex dit :

    Si les essais sont convainquants, mais il n’y a pas de raison, Foudre de T&G pour le lanceur + roquette d’un des deux partenariats roquette, et nous avons notre solution souveraine !
    Et 100% européenne !
    Elle est pas belle la vie ? Pourquoi chercher ailleurs ?

    • HMX dit :

      @Vortex
      Je pensais en effet comme vous que les deux concurrents (Thles/ArianeGroup et MBDA/Safran) allaient se concentrer sur la conception de la munition, et qu’ils allaient « naturellement » se tourner vers T&G et son lanceur Foudre pour le choix du véhicule. Ce sera peut être le cas pour MBDA/Safran, qui n’a pour le moment pas dévoilé ses cartes sur la question du lanceur de la roquette Thundart.

      Mais Thales/ArianGroup viennent de lancer un pavé dans la mare, en dévoilant en même temps que la roquette FLP-T 150 un visuel d’un futur véhicule lanceur sur châssis Mercedes 8×8. Donc concurrence frontale avec le Foudre. Avec d’ores et déjà un avantage notable : le visuel montre une nacelle à 8 munitions (contre « seulement » 6 pour le HIMARS et le Foudre) :
      https://theatrum-belli.com/arianegroup-thales-developpement-dune-roquette-dune-portee-de-150-km/

      Bref, cette compétition s’annonce passionnante ! Premiers essais attendus dans le 1er semestre 2026 pour tous les concurrents. Hâte d’en savoir davantage…

    • Mélusine dit :

      C’est sûrement ce vers quoi on se dirige…..

    • Piou Piou dit :

      Sauf que Turgis & Gaillard n’a toujours rien produit de sérieux, leur drone MALE étant complètement obsolète avant même d’avoir effectué son premier vol sans pilote.
      Il faut être pragmatique à un moment donné.

  8. Rogger dit :

    bonjour. bon je souhaiterais que notre choix se porte sur un lanceurs européenne avec un choix de munitions multiples…
    Pour le système nous devons envisager deux types de support opérationnel : un châssis chenilles et un châssis sur roues.
    Pour la roquettes , nous devons voir le coups financiers unitaires de la roquettes et aussi la capacité de production ..
    Espérons que le choix sera conduits pas les opérationnel et non le monde politique…

    • Huon dit :

      Quel est l’intérêt d’un châssis chenillé pour ce type de véhicule ?

  9. sens dit :

    [d’au moins 150 km] pour mettre sur pied une division «bonne de guerre» en 2027. avec une portée de 150 km j’espère que la division n’aura pas besoin de se déployer en opération :/ a combien de temps l’estimation pour une portée de 1000 km avec des dizaines de division ???

    • Math dit :

      Ça va arriver, mais 6000 km me semble un peu plus approprié. À 1000km contre la Russie, ça ne servirait pas à grand chose si on entre en conflit. Il faut taper des usines qui pourraient être au delà de l’Oural. Nos usines sont toutes à portée des moyens de frappe conventionnelle de la Russie. Plaisir de donner, joie de recevoir, etc, etc…

      • LS dit :

        Un Oreshnik français quoi. J’espère qu’ils ne seraient pas déployés à l’échelon de la division ni même du corps d’armée.
        De plus, à quel prix ? Un Oreshnik produit en Russie coute déjà 8 à 10 Mo $ et a une précision relative (100 m ?). On va être très loin du CHI là. Par contre, pourquoi pas comme arme de non-emploi ?

  10. PPSD dit :

    hum idée à la con mais c est peut être à Ariane groupe de faire un avion de 6 ème génération…je trouve que ils vont vite en besogne…

  11. Stakan Vada dit :

    Avec nos misérables 9 LRU réunis dans un seul régiment d’artillerie, à part effrayer les moineaux, on ne devrait pas faire de mal à qui que ce soit. Cette nouvelle roquette ne devrait pas changer grand chose. En revanche avec une centaine de LRU équipés de roquettes FLPT-150, là ça changerait la donne et on commencerait à causer. Mais vu l’état de nos finances, ce n’est qu’un doux rêve…

  12. Malazgirt1071 dit :

    La société turque ROKETSAN peut vous vendre des équivalents Himars de 150 et 300 km de portée et en moins cher en plus,tout un tas de missiles et bombes guidées inexistants dans l’inventaire des pays européens ,des missiles balistiques hypersoniques de haute précision aussi comme le TAYFUN .. 🙂 🙂

    • Vortex dit :

      Et un M51 ou un ASMP-A, vous pouvez nous en livrer ? Non ?
      Ben, si vous voulez, nous si !
      Tiens, on peut même vous faire bénéficier de notre parapluie nucléaire, si vous êtes sage ! 😉 🙂

      • Malazgirt1071 dit :

        Ahah , quand est-ce que votre armée a déjà utilisé ces armes ? Qui permettrait l’utilisation de celles -ci sans conséquences ? Quel âge avez-vous pour dire de telles absurdités ?? 🙂 🙂
        On a vu le résultat du premier combat aérien réel du super Rafale ,le MdCN en Syrie en 2018 a été un fiasco total ,vos belles frégates en façade sont armées comme des pyrogues , l’armée de terre comme un pays de 3 ème rang ,cela fait plus d’une décennie que vos industries stars ne sont pas capable de faire un assemblage pour un drone MALE ne serait-ce que pour de la surveillance ,je ne parle même pas de l’armer , à vous entendre c’était de la rigolade mais c’est la débandade oui.:) 🙂
        Ils leur faut années pour développer des LRU ,LRM alors que vous avez soit disant toutes les briques pour les faire rapidement ??
        Tout miser sur le nucléaire et sur un Rafale qui ne sera jamais un chasseur de nouvelle génération ,c’est tout ce que vous pouvez faire dorénavant ,votre économie ne vous permet rien d’autre ,chercher des partenaires pour commencer de lancer nouveaux projets à la rigueur mais vu le niveau de votre condescendance , les candidats ne se ruent pas . 🙂 🙂
        La Turquie a plus de projets en cours et entrant en service que toute l’Europe réunie , patrouilleurs hauturiers , frégates , destroyers de DA , sous marins AIP, avions de guerre électonique, avions de combat , hélicoptères , drones de combat furtifs ,tous ces aéronefs esuipés en radar AESA GaN et électro optique parmi les meilleurs , drones de surface , une variété de bombes et missiles guidées sans équivalent en Europe,le système de défense aérienne multicouche Dôme d’Acier avec le SIPER pour la haute altitude et longue portée (+100km ) déjà en service et la fabrication de série commencée, qui sera à terme plus complet et plus efficace que ceux fabriqués par l’Europe ,seule la capacité anti missile balistique n’est pas atteinte pour l’instant mais il en est question dans deux à quatre ans max si cela prend du retard , etc etc Tous ces projets ne sont qu’une fraction en cours arrivant à terme ou entrant en service .Le développement d’ armes nucléaires n’est pas une difficulté technologique pour la Turquie , ce n’est pas le plus dure ,chaque chose en son temps , il est évident qu’elle le fera , peut-être même qu’elle a déjà commencé , l’annonce de cela se fera au moment opportun , le gouvernement a ouvertement déclaré qu’elle comptait le faire un jour , il n’y a aucune raison pour que la Turquie ne le fasse pas et personne ne pourra l’en empêcher ,cela fera redescendre sur terre ceux croyant être intouchables alors qu’ils se prennent de surcroît des gifles un peu partout sans même s’en rendre compte . 🙂 🙂

        • Czar dit :

          « On a vu le résultat du premier combat aérien réel du super Rafale »

          c’est sûr que c’est pas au cher kaan que ça risque d’arriver de sitôt

          (il est marrant avec ces lignes très années 90 mais de toute façon pour remplacer des f4 datant de la guerre de corée, c’est presque déjà un progrès)

    • Math dit :

      Et cibler nos frégates en Méditerranée, menacer la Grèce et nécessiter le déploiement de Rafales en dissuasion… C’est un festival aujourd’hui…

    • vno dit :

      Pas ITAR, pas Européen…

    • Mélusine dit :

      Vous n’êtes pas en Europe….
      Vous n’êtes pas une démocratie….
      Vous n’êtes pas ITAR Free….
      Vous ne fabriquez rien que nous ne pouvons faire…
      Vous n’êtes donc pas utile….

      • Malazgirt1071 dit :

        Des drones de combat , des drones de surface , des missiles balistiques,des missiles et bombes guidées, des LRU , LRM , des armes legères etc etc inexistants dans votre BITD ,pour ce qui est des navires de guerre ,des hélicoptères ,des chasseurs ,des systèmes de défense aérienne bien plus complets ,des obusiers ,canons,des blindés et pour ainsi dire tout ce qui touche l’industrie de la défense ,rien à vous envier, c’est vous qui êtes inutiles à la Turquie. 🙂 🙂

    • GotoRaptor dit :

      Non mais on écrase la Turquie en tech missile, c’est juste une question de volonté pour mettre ensemble les briques comme d’hab… Si on peut faire des missiles hypersoniques tirés de sous-marin avec des portés de 10.000 km on devrait pouvoir s’en sortir pour du sol-sol.

      La France a 0 intérêt à financer l’armement d’un pays hostile à un membre de l’union européenne, qui plus est client de notre industrie.

  13. Vins dit :

    Pas convaincu par le raisonnement, le même qui fait que nos armées européennes sont en souffrance.
    Il faut choisir un système, même imparfait et investir dans la masse.
    Les conflits récents montrent que les plus fort sont ceux qui ont les plus gros stocks. Et c’est pas nouveau dans l’histoire de la guerre.

  14. Lakolo dit :

    Thales contribue aussi a la tête militaire dont la charge explosive et au systeme de lanceur polyvalent. Sans compter la munition d’entraînement. Une belle équipe Thales et ArianeGroup pour offrir aux forces en France et a lexport des capacités de frappe balistique tactique..et opérative. bravo aux équipes.

  15. Mica dit :

    Avec les drones qui élargissent sans cesse la « zone mortelle » où tout ce qui bouge est anéanti, 150 km, n’est-ce pas un peu court ?

    Sinon sur un autre sujet mais qui rejoint ma précédente remarque, hollandais et ukrainiens travaillent sur le concept de « mur de drones », il semble que cela donne déjà de trés bons résultats qui seront amplifiés par l IA & l’augmentatoin de l autonomie des bzz volants.

  16. NRJ dit :

    Il est peut-être temps de sortir du traité sur l’usage de sous-munitions. Nos ennemis potentiels (Russie, Turquie, Algérie en premier) n’en font pas partie, et ce type de munition est très efficace.
    Je me demande sinon l’intérêt et le coût de ce type de munition. D’une part car on a des bombes AASM qui feront aussi bien le travail. D’autre part car avoir des roquettes bon marché pour nos lance-roquettes multiples serait bien plus utile en cas de guerre, même au prix d’une précision aléatoire.
    Les choix de l’armée de terre sont quelques fois bien mystérieux.

    • Soult dit :

      @NRJ « Je me demande sinon l’intérêt et le coût de ce type de munition. D’une part car on a des bombes AASM qui feront aussi bien le travail. » La réponse est évidente: comparez qui lance l’AASM et qui lance ces fusées.

  17. Fabien Tremm dit :

    Enfin un projet de missile pertinent. C’est ce qu’il y a de plus important, le lanceur est presque négligeable.
    Et le lanceur devrait être basé sur la même plateforme que le Caesar, même système de navigation et de commandement. Pas nécessaire de faire compliqué quand tout existe déjà. Et maintenant, il faut lister les munitions voulues, et concevoir un lanceur pour recevoir efficacement ces munitions, avec les bonnes dimensions.

  18. Koudlanski Romain dit :

    Plus qu’à attendre les essais de la roquette , pour voir ce qu’elle à dans le ventre .

    • Czar dit :

      de la poudre qui pique et qui tue, roro. depuis le temps que tu lis opex j’aurais pensé que tu connaisses le truc..

  19. Myshl dit :

    Ce qui me révulse c’est l’immense capacité de la France à « préparer » un avenir qu’elle n’a pas anticipé. On en est à « préparer » l’avenir du futur. Un peu beaucoup comme en 1939 on préparait derrière les lignes Maginot la guerre de 25 ans d’avant.
    On ne sait rien anticiper, nos zécoles de guère polycopient les cours d’antan.
    Le dégraissage des effectifs des armées a abouti au paroxysme de la cooptation, népotiste et bien-pensante.
    Il n’y a plus de renouvellement de la pensée, que du remplacement générationnel et donc génétique.

    Ici on nous vend de la roquette longue portée, pour dans cinq ans?
    Kemal a coulé nos bateaux aux Dardanelles à coups de mortiers…

    La roquette longue portée c’est un marché d’avenir,
    certainement pas un besoin de demain,
    encore moins une urgence d’aujourd’hui.