SCAF : Airbus et le syndicat IG Metall mettent la pression sur le chancelier Merz pour rompre avec Dassault Aviation

En 2017, il fut convenu que la France prendrait la direction du Système de combat aérien du futur [SCAF] tandis que l’Allemagne assurerait celle du Système principal de combat terrestre [MGCS – Main Ground Combat System] et que ces deux projets seraient menés selon le principe du «meilleur athlète». En outre, il n’était pas question de les élargir à d’autres partenaires tant qu’ils ne seraient pas solidement établis.

Puis, l’année suivante, s’agissant du SCAF, la France et l’Allemagne s’accordèrent sur une fiche commune d’expression des besoins [HLCORD – High Level Command Operations Requirements Document]. Et la nécessité de développer un avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter] doté d’une capacité nucléaire et pouvant être embarqué à bord d’un porte-avions fut confirmée.

Tels étaient donc les paramètres initiaux. Seulement, la France fit plusieurs concessions à l’Allemagne. En 2019, elle accepta, à la demande de Berlin, d’accueillir l’Espagne dans le projet. La même année, sous la pression du Bundestag, elle donna son accord à la création d’une coentreprise entre Safran et MTU, de droit allemand, afin d’assurer un meilleur partage des tâches entre les deux motoristes. Enfin, le SCAF étant organisé en pilier, Airbus Deutschland se vit confier ceux relatifs aux drones et au «Cloud de combat».

Mais ce n’était pas encore suffisant aux yeux de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui, en février 2021, estima que les industriels d’outre-Rhin devaient être à «un niveau satisfaisant face à leurs homologues français». Et d’évoquer la question de la «propriété intellectuelle» et celle du «partage des tâches», notamment pour l’avion de combat de nouvelle génération, dont la maîtrise d’œuvre avait été confiée à Dassault Aviation, avec Airbus pour partenaire.

D’où le blocage actuel. Grâce à la participation de l’Espagne, la voix d’Airbus compte double face à Dassault Aviation qui, de facto, peine à tenir son rôle de maître d’œuvre. C’est pourquoi son PDG, Éric Trappier, revendique 51 % du projet [et non 80 % comme cela a été faussement avancé].

Depuis, les relations entre Dassault Aviation et Airbus sont particulièrement tendues… et Berlin, qui devait préciser ses intentions au sujet du SCAF en décembre, n’a toujours pas annoncé la moindre décision. Si ce n’est que, le mois dernier, le chancelier Friedrich Merz a remis en cause le cahier des charges du NGF, pourtant validé en 2018, avant de suggérer un retrait de l’Allemagne du projet.

Quoi qu’il en soit, outre-Rhin, certains ne cachent pas leur impatience Ainsi, le 5 mars, favorable au développement de deux NGF pour le SCAF pour surmonter le blocage actuel, le comité d’entreprise d’Airbus Deutschland et le puissant syndicat IG Metall ont donné de la voix, avec une manifestation ayant réuni plusieurs milliers de personnes, dont Michael Schoellhorn, le PDG d’Airbus Defence & Space, de Marie-Christine von Hahn, la présidente de l’association de l’industrie aérospatiale allemande [BDLI], et Florian Herrmann, le président de la Chancellerie de l’État de Bavière.

Le président du comité d’entreprise d’Airbus Deutschland, Thomas Pretzl, a donné le ton. «Le gouvernement allemand doit garantir la souveraineté aérienne de l’Allemagne, indépendamment des caprices de la politique américaine ou de ceux d’un constructeur aéronautique français. C’est cela, la souveraineté. Aujourd’hui, elle est assurée avec l’Eurofighter, demain avec son successeur. Nous sommes prêts !», a-t-il lancé.

Le PDG d’Airbus Defence & Space a rejeté la responsabilité du blocage du SCAF sur Dassault Aviation. «Si le projet est pris en otage, si les règles convenues sont contestées unilatéralement et si l’industrie et les besoins allemands sont ignorés, nous ne pourrons pas remplir notre mission industrielle», a-t-il fait valoir.

Et cela alors que, vingt-quatre heures plus tôt, le PDG de Dassault Aviation avait dénoncé le fait qu’Airbus ne respectait pas les règles édictées lors du lancement du projet…

«Il n’est pas vrai de dire que nous ne respectons pas nos engagements. Nous les respectons à la lettre. C’est Airbus qui ne respecte pas l’équation du début. […] Dès le départ, il était clair que la France était leader sur le SCAF alors qu’elle ne l’est pas sur le MGCS. Et que Dassault était leader du pilier NGF et en assumait la responsabilité», a rappelé M. Trappier.

Quoi qu’il en soit, M. Schoellhorn a de nouveau réclamé une solution à deux NGF pour le SCAF afin de sortir d’un «blocage qui met en péril notre base industrielle en Allemagne et les capacités futures» de la Luftwaffe. Mais, surtout, il n’accepte pas qu’Airbus ait un rôle secondaire.

«Ce que nous n’accepterons jamais, c’est qu’Airbus soit un simple fournisseur et que nos puissants partenaires de l’industrie allemande […] soient écartés de ce projet», a-t-il asséné, avant de dénoncer des «règles de propriété intellectuelle unilatérale».

Quant au chancelier de l’État de Bavière, il s’est quelque peu enflammé. «Nous pouvons et voulons mettre en Å“uvre ce projet européen qu’est le SCAF, de préférence avec nos partenaires [lesquels ?]. Notre objectif demeure le développement d’un avion de chasse de sixième génération sous l’égide de l’Allemagne. Il est désormais crucial de sortir de l’impasse et d’impliquer pleinement l’industrie allemande», a-t-il dit. En clair, il remet en cause les principes établis en 2017…

Enfin, la présidente de la BDLI a seulement réaffirmé son soutien à une solution à deux NGF, «l’un répondant aux intérêts stratégiques de l’Allemagne et l’autre aux besoins de la France». Et d’ajouter : «Le gouvernement allemand doit désormais envoyer un signal clair pour construire un avion de chasse de nouvelle génération sur un pied d’égalité avec ses partenaires européens». Reste maintenant à attendre la décision de M. Merz.

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

180 contributions

  1. Dewoitine dit :

    puisque notre mozart est pas fichu de voir les choses en face, prenez donc les choses en main. Allez raus les doryphores et bonne chance pour retrouver un partenaire aussi bonne pâte que nous.

    • HMX dit :

      Notre « Mozart » a en effet perdu sa baguette de chef d’orchestre… mais il refuse encore pour le moment d’acter le décès du SCAF (et du MGCS). Officiellement, en dépit du bon sens et de l’intérêt national, il poursuit ses efforts pour dépasser les « blocages industriels ». Une énième concession/renoncement n’est donc hélas pas à écarter.

      En attendant, cette scène de ménage devient lassante et même gênante, avec Airbus et Dassault qui se jettent la vaisselle à la figure en se renvoyant la faute. On notera que la différence, c’est qu’il n’y a aucune voix discordante côté allemand, les politiques soutenant comme un seul homme la position d’Airbus. Côté français, on entend les mouches voler… pas beaucoup de politiciens pour soutenir Dassault. Et surtout pas à l’Elysée…

      Les allemands risquent néanmoins de payer cher leur arrogance actuelle. Malgré les rodomontades et les « nous sommes prêts ! », quoi qu’ils en disent, ils ne le sont pas. Les milliards aideront, mais ne suffiront pas. Les options qui s’offrent à eux sont loin d’être toutes prometteuses :
      1/ Construire seuls un avion 100% allemand, ou en coopération limitée avec certains pays n’ayant eux même pas d’expérience dans la conception et la fabrication intégrale d’un avion de combat (Espagne, Suède…). Cela leur coûtera des fortunes, et leur prendra énormément de temps, pour acquérir des compétences qui leur font défaut : moteurs, commandes de vol… quand cet avion volera-t-il, et d’autre part, quels débouchés commerciaux pour cet avion « made in Deutschland » soumis aux caprices export du Bundestag, et qui risque d’arriver après tous les autres sur le marché ?
      2/ Construire une cellule allemande… mais taper à la porte de Paris, Londres ou Washington pour disposer d’un moteur, et d’autres sous-ensembles que la BITD allemande aurait du mal, ou mettrait trop de temps à maîtriser. Improbable il y a quelques années, c’est désormais une hypothèse sérieuse, vu les ambitions affichées actuellement par Airbus.
      3/ rejoindre un programme d’avion 6Gen existant, le GCAP notamment : cela reviendra à devoir signer un gros chèque, et à s’assoir sur un strapontin. La Grande Bretagne ne sera pas plus partageuse que la France sur la maîtrise d’œuvre et la propriété intellectuelle, et l’Italie et le Japon râlent déjà sur le partage industriel pas assez généreux à leur goût. hypothèse à écarter.
      4/ Faire un deal avec Lockheed martin, pour produire en Allemagne le « Super F35 Nascar » qui n’existe pas à ce jour, et n’a pas de client de lancement… l’Allemagne serait justement le client rêvé, car déjà équipée de F35, avec l’idée de vendre à toute l’Europe des « Super F35 Made in Europe », à grand coup d’aides européennes… L’Allemagne pourrait y voir l’occasion de (re)négocier des contreparties avec les USA, sur les droits de douane notamment. Airbus devrait alors se contenter d’un simple rôle de sous-traitant/assembleur d’un avion conçu aux USA. Hypothèse néanmoins possible, et même probable compte tenu du tropisme allemand pour les USA.

      • Ouf ouf dit :

        Le point 4 est le plus probable
        À grand renfort de stickers Made in Germany, et l’honneur sera sauf
        Et ils diront que la différence avec le F-35 d’origine, c’est eux qui l’ont fait

      • lym dit :

        Pas certain que les politiques qui se joignent a IGM et dirigeants d’Airbus au bal des pleureuses soient forcément opportuns à imiter: Tous ceux qui se sont intéressé même superficiellement à ce projet savent bien quel était le partage d’origine et que l’Allemagne s’en torche.
        Dès lors, ceux qui râlent en clamant qu’ils peuvent tout faire illustrent surtout le fait qu’en réalité ils savent parfaitement que ce n’est pas le cas, tandis qu’ici on attends sereinement qu’ils décident de se calmer et respecter les règles du jeu (peu de chances arrivé à ce niveau d’embrouille)… ou de prendre eux mêmes la porte!

      • Watoo dit :

        « 4/ Faire un deal avec Lockheed martin, pour produire en Allemagne le « Super F35 Nascar » »

        A mon humble avis ils y vont tout droit avec des armes Israéliennes en plus.
        L’Allemagne est désormais le Cheval de Troyes en Europe des industriels Américains et Israéliens.
        Pas surprenant qu’ils veuillent couler le SCAF depuis un moment.

  2. Titeuf dit :

    C’est la fête du slip !!!
    L’arrogance de l’Allemagne n’a plus de limite !!!
    Je veux tout,je décide de tout et rien qu’à ma façon c’est comme ça et point barre.
    Je dicte les règles et les transgressent quand cela m’arrange et à m’à guise bref je suis l’Allemagne !!!
    Un clone des USA version mini moi ( pour ceux qui ont la réf…) .
    Tenez bon Dassault, on lâche rien !!!
    Dans un an Jupiter s’en ira , mais vu la tournure que ça prend ça va pas traîner, la fin est proche !!!

    • Khops dit :

      L’Allemagne est un peu les ISA du vieux continent. Même exceptionnalisme, même besoin de diriger, même volonté de soumettre les autres

    • Beetlejuice dit :

      Bref, qu’ils aillent se faire f…..

  3. Fralipolipi dit :

    Marre des ces misérables partenaires … il n’y a pas un Merz pour rattraper une Angela …
    Il faut que cette mascarade prenne fin.

    • Khops dit :

      Au final Fralipolipi, ce n’était peut être pas si mal de laisser trainer un peu le truc. Maintenant, ça pousse les allemands à montrer leur vrai visage au monde entier et ça montre pourquoi le truc n’avançait pas. C’était peut être le but recherché

      • ragnar17 dit :

        Visage bien plus reluisant que celui de Dassault !

        • Czar dit :

          on sent le patriotisme français à fleur de peau des groupies de Boris

        • Tonton Marcel dit :

          Qu’est-ce qu’il a qui ne vous plaît pas, mon visage ?

        • Vortex dit :

          Ce n’est pas ce que disent les Indiens…
          Ni les Emiratis, ni les Indonésiens, ni les Qataris, ni les Égyptien, ou encore les Croates, les Serbes, …………….

  4. Mat49 dit :

    La solution à deux avions ayant un cahier des charges différent mais devant tenir compte de composants communs est la pire de toutes. Surtout pas ça.

    • le sicaire dit :

      @Mat49 Avec la solution à deux avions il y aura 2 cellules distinctes… seul la motorisation et le cloud de combat avec ces capteurs seront éventuellement en commun.

      • T632 dit :

        Motorisation commune avec un avion de suprématie aérienne plus lourd?

      • Mat49 dit :

        @le sicaire pas forcément pour limiter les coûts sur le papier. Ce qui est une mine à surcoût et à rallonge du calendrier ensuite.

  5. G dit :

    La mise en scène ridicule de ces soi-disant divergentes industrielles depuis plusieurs années devient lassante. On se moque de savoir quel industriel est moins insupportable que l’autre.
    La vraie question est que les besoins n’ont jamais convergé, et que ce projet n’a jamais été davantage qu’une chimère politique, un nonoss diplomatique parce qu’il fallait enfin faire sourire deux personnes sur la même photo.
    L’Allemagne n’a pas besoin de deployer d’autres armes nucléaires qu’américaines, quand la France a besoin d’emporter un ASN4G.
    L’équation était déjà difficile à résoudre du temps de la paix éternelle pré-2022, mais l’attaque russe a encore rebattu les cartes : il n’est plus seulement question désormais de compétences, mais aussi de capacités militaires.
    On voit mal comment tout ce petit monde pourrait désormais se rasseoir ensemble pour revoir ensemble la copie ; à chacun donc de réécrire la sienne.
    Côté français, cela permettrait notamment de changer quelques petits détails gênants, comme le fait qu’il va être difficile de sortir du gabarit du Rafale si l’on veut une version embarquée par exemple…

    • Vortex dit :

      Difficile de sortir du gabarit du Rafale ? MDR !
      La taille du futur PANG devrait pourtant vous mettre la puce à l’oreille…

      • G dit :

        Justement, il s’agit là d’un projet ‘vitrine’ de temps de paix, qui n’existe que par l’obstination de Macron, son obsession pour les apparences et son besoin de changer de sujet après le covid en 2020.
        Les porte-avions en tant qu’outils militaires, c’est 2,3,4 ou zéro mais *surtout pas 1*, qui ne sert qu’à maintenir des compétences ou se montrer ici et là. Il est donc peu probable que le ruineux projet de ‘cathédrale PANG’, obsolète dans son principe même vu le besoin impérieux depuis 2022 de SNA, frégates, PATMAR, munitions supplémentaires, etc. lui survive. Tout comme la grotesque ‘classe Trump’, autre exemple de caprice présidentiel sans valeur stratégique, mais impossible à dénoncer sans lui faire perdre la face.

        Si la Marine veut des (>2) successeurs au CDG, cela imposera donc de revenir a des navires de taille plus raisonnable, et donc à une aviation embarquée compatible : avions et drones futurs devront donc être du gabarit du Rafale/F-18, et les drones de l’envergure d’un E-2, grand max.

      • G dit :

        (PS : et moi, l’idée de voir cette folie des grandeurs totalement déconnectée de nos besoin réels nous affaiblir pour les 4 prochaines décennies ne me fait pas rire du tout…)

    • Huon dit :

      « il va être difficile de sortir du gabarit du Rafale si l’on veut une version embarquée par exemple ». Pourquoi ? Le F14, par exemple, était embarqué et bien plus imposant qu’un Rafale.

      • G dit :

        Oui mais il opérait de navires 2 fois plus grands et aurait sans doute eu du mal à le faire depuis le CDG… ou *ses* successeurs, qui feront vraisemblablement la même taille.

        • Huon dit :

          OK pour le Charles de Gaulle, depuis lequel le NGF n’aura cependant pas vocation à opérer, me semble-t-il. L’USS entreprise faisait dans les 85 000 tonnes, soit pas si éloigné du tonnage prévu pour le successeur du Charles de Gaulle. On peut certes faire des supputations sur l’avenir du programme. Mais pour l’instant, le futur porte-avions a des mensurations qui devraient permettre d’opérer, si besoin, un avion plus massif.

          • G dit :

            Justement, jusqu’à la dernière décennie, le consensus était que le principal défaut du CDG était sa solitude et non sa taille. La Marine n’a pas manqué de le rappeler à de très nombreuses reprises en réclamant un PA2, pas forcément nucléaire d’ailleurs.

            Sauf qu’à un moment (changement générationnel ?) les priorités semblent avoir spectaculairement changé :
            – fini la recherche d’une capacité permanente pour dissuader des adversaires étatiques dans un environnement de guerre froide,
            – place à une logique de « fleuron » unique sauvegardant le maximum de compétences industrielles pour les générations futures…

            Quelqu’un ici sait-il comment s’est opérée cette bascule radicale ? Existe-t-il une trace écrite et publique de l’immense travail intellectuel qui, à la fin des années 2010, entérine ce passage dans l’ère de la paix eternelle ? Par exemple un rapport parlementaire ou autre ? Merci d’avance

      • EchoDelta dit :

        C’est une question de prix. LMe F14 Coutait 3 x plus cher qu’un avion de la catégorie du Rafale.

        • Huon dit :

          Certes, mais cela n’a rien à voir avec le fait d’être embarqué ou non.

    • GotoRaptor dit :

      On sait depuis un moment que le SCAF sera plus volumineux, coopération Allemande ou pas il le sera car ce jet a une position différente du Rafale c’est un système de tir longue portée et un cerveau dans un essaim de système, on attendra pas du dogfight de cet avion. Et je ne pense pas que ce soit un probleme avec le PANG qui a était pensé pour ça justement…

      • G dit :

        Précisément, depuis 2022 la France était coincée avec ces deux-là :
        – admettre l’inanité du projet ‘PANG’ ne permettait plus d’embarquer cet énorme NGF, trop gros pour tenir sur deux PA moyens ou trois PA légers ;
        – mais ramener le NGF à une taille raisonnable ôtait la dernière justification possible au surdimensionnement insensé du PANG, indispensable pour dépasser les Queen Elizabeth (et donc non négociable pour certains éminents stratèges).
        – ajoutons à cet épineux problème de poule et d’Å“uf la terreur d’être le premier à contredire le Palais et voilà, vous avez perdu une décennie et un bon milliard…

        … Et si tout ce pataquès permettait finalement de trancher dans le vif, pour en finir avec ce numéro dcirque « NGF+PANG » des années 2010 (= le gentil monde d’avant) sans perdre la face, et pouvoir enfin élaborer une vraie stratégie ? Ce serait mieux que de devoir griffonner des LPM en marge des obsessions Élyséennes, non ?

  6. Yvon dit :

    Les allemands misent sur les difficultés économiques, budgétaires et gouvernementales de la France pour faire plier notre pays.
    Dont acte ! Les allemands font seuls leur NGF, c’est a dire que, le moment venu, ils achèteront des F47 avec probablement une chaîne de montage de fuselage confiée à Rheinmetall (qui met déjà en place une chaîne de montage de fuselage de F35). A noter au passage qu’Airbus DS aura tout perdu.
    De son côté, la France poursuit avec le Rafale F5 + UCAV + Cloud+ … Et, le moment venu, elle décidera de la pertinence d’un NGF. Le tout, étalé dans le temps, doit être finançable.
    Mais tout ceci ne peut se dérouler sans être accompagné d’une réflexion stratégique : la France n’a pas à assurer une quelconque protection nucléaire à l’Allemagne. Cela n’apporte rien à la sécurité de la France et n’a, par conséquent, aucun intérêt.
    Aux allemands de continuer leur inféodation aux États-Unis, avec toutes les incertitudes que cela comporte. Je le répète, un pays non doté d’arles nucléaire est un nain militaire. A l’Allemagne d’assumer ses choix.

    • G dit :

      « Et, le moment venu, elle décidera de la pertinence d’un NGF. »
      Absolument.

    • Marcorr dit :

      Acheter les F47 avec une chaîne d’assemblage des fuselages, c’est bien plus que ce que propose actuellement Dassault. Il y aurait également l’avantage économique de ne pas avoir à financer le développement en France avec des fonds allemands pour ensuite acheter l’un ou l’autre avion en stock.
      Mais blague à part, je doute qu’il existe un pays au monde prêt à acheter le F47 aux conditions proposées par la présidence actuelle.

      • Mad dit :

        L’accord actuel désiré par la France laisse a l’Allemagne et a l’Espagne les drones, le cloud, la furtivité les capteurs et 49%du NGF, 50% du moteur (dans une société de droit allemand), le lead + 50% du MCGS (dans une société de droit Allemand).
        Non pas tout a fait identique a un achat de F47 ou ils n’auraient aucun autre droit que de payer, de se faire pomper toutes leurs données, et de supplier les USA de maintenir le flux de pièces de rechanges.

        • Marcorr dit :

          L’accord actuel prévoit que l’Allemagne finance 49 % du NGF sans obtenir en échange ni la conception ni la production du NGF. Au contraire, selon Trappier, la construction du NGF devra être concentrée en France sur les lignes Dassault, avec des fournisseurs choisis par Dassault sans compensation industrielle. En pratique, il s’agit d’un achat sur étagère.
          Si elle achetait le F47, je le répète, ce serait de la folie pour n’importe qui, selon Yvon qui a écrit plus haut qu’elle aurait en échange au moins une ligne d’assemblage en Allemagne. En ce qui concerne le moteur, il a toujours été précisé dans ces pages que les pièces chaudes seraient dans tous les cas développées et produites en France. Pour les drones, toujours dans ces pages, on espère abandonner les drones allemands pour passer à ceux dérivés du Neuron. Pour les capteurs, le chef de file est INDRA et, d’après ce que je lis ici et là, l’entreprise italienne Leonardo est plus impliquée que n’importe quelle entreprise allemande.
          Enfin, vous mentionnez le MGCS, mais comme il s’agit d’un programme différent, je ne pense pas qu’il y ait de convergence sur ce programme non plus, mis à part les menaces selon lesquelles si un programme ne se poursuit pas, l’autre prendra fin.

          • Czar dit :

            « L’accord actuel prévoit que l’Allemagne finance 49 % du NGF »

            dis-moi le pizzaiolo, tu penses que raconter du pipo sur un sujet mille fois débattu va bouleverser les avis ? déjà comment l’allemagne pourrait financer 49% dans un projet tripartite ? ( et qui l’est par une initiative allemande)

            je comprends que par projection vous vous colliez dans la situation allemande, parce que pour le Tempest, c’est un peu vous les passagers clandestins, mais évite de gâcher de la bande passante en pure perte, l’histoire on la connait.

          • Mad dit :

            L’Allemagne ne finance pas 49% du NGF, mais 33% du SCAF.
            L’Allemagne a accepté, en échange de tout ce que j’ai listé que la conception soit sous lead Français. Ca ne veut pas dire qu’ils n’y auront pas part, sil ils sont les « best athlete » dans un domaine il leur sera confié.
            La construction n’est même pas évoquée a ce stade, je ne sait pas d’où vous sortez votre idée, mais comme pour l’EF2000 si le SCAF continuait il y aurait selon toutes probabilités 3 lignes, une dans chaque pays. Cela n’a donc rien d’un achat sur étagère a part si vous considérez l’EF2000 comme un achat sur étagère.
            De plus vous oubliez encore une fois opportunément que le SCAF c’est vachement plus large que le seul NGF. Et que le France a sonné littéralement tout le reste pour conserver le lead sur le NGF, ce que l’Allemagne a accepté… avant de changer d’avis, mais en voulant quand même garder tout ce qu’elle a obtenu bien sur.
            Le drone issu du Neuron est pour le Rafale… et issu en partie du fait que le drone sous responsabilité Allemande n’a pas avancé d’un pouce en 8ans. Tout ce qu’on sait c’est que pour pour leur drone de « souveraineté européenne » ils demanderaient de l’aire a Kratos… les USA.
            Et non le MCGS n’est pas séparé, les deux programmes sont liés officiellement et dans la parole politique depuis le premier jour.

            Conclusion: le SCAF, tel que le veut la France donne plus a l’Allemagne qu’elle ne pourrait en espérer nulle part ailleurs, a moins de se faire un programme 100% national. Et le F47 (si encore il est exportable a l’inverse du F22) est ce qui lui couterait le plus en lui rapportant le moins.
            Si le SCAF tombe a l’eau, du fait d’ADS principalement, il est probable que le vrais résultat soit l’achat de F-35, en partie construit (fuselage) par Rheinmetal.

          • Marcorr dit :

            L’Allemagne a accepté que la conception soit réalisée sous la direction française, mais pas exclusivement en France, et a accepté que la production ait lieu exclusivement en France. Avec l’histoire du « meilleur athlète », on laisse entendre que la conception relève de la compétence exclusive de Dassault, que le choix des fournisseurs ne peut se faire que par Dassault et, toujours dans ces pages, on a toujours affirmé que le fait d’avoir plusieurs chaînes d’assemblage ne ferait qu’augmenter les coûts, de sorte qu’il n’y aurait qu’une seule chaîne dans les usines Dassault. Tout cela toujours au nom du « meilleur athlète ».
            Selon cette logique, au moment de la construction, quelle différence y aurait-il entre acheter un avion construit en France (SCAF) ou un avion construit outre-Atlantique (F47) ? Au moins dans le second cas, il y aurait des compensations industrielles. Dans le premier cas, outre le fait d’avoir financé le développement sans retour sur investissement, je doute qu’il y ait en échange des contrats avec des dépenses équivalentes.

            J’en profite pour remercier ceux qui pensent qu’en insultant (Zar, pour ceux qui ne comprendraient pas), ils peuvent obtenir gain de cause.

            Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

      • EchoDelta dit :

        Il vont en réalité financer assez peu car 50% du 1/3 du financement total, dont une fraction partira dans le NGF provienne de fond EU.

        • Marcorr dit :

          Cela vaut également pour la partie française (et espagnole, j’ajouterais).

    • Archer dit :

      Aaah, ça me fait plaisir, rien à ajouter. Pourvu que l’on revienne à notre petit parapluie nucléaire…

    • baldin dit :

      Il serait interessant de voir Airbus concevoir et construire un avion de 6eme generation, pour rappel l’Eurofighter etait issu d un demonstrateur exclusivement anglais. Nous avons un partenaire avec qui ont est habitué a travaillé c est l’Inde, ils auront une flotte proche de la notre avec les Rafales avec des chaines d’assemblages, leur probleme c est Hal avec une qualité et une productivité qui ne sont pas encore au niveau, mais TATA aviation a un bon niveau.

    • Carin dit :

      @yvon……
      Vous vous trompez sur le nucléaire français.
      Pour faire ce que vous préconisez, il nous faut sortir de l’Europe, et de l’euro…
      Et comme nous ne sortirons jamais ni de l’une ni de l’autre, l’Allemagne et l’ensemble des pays représentants soit l’Europe soit la monnaie unique qu’est l’euro, et l’Europe, tout ce beau monde bénéficiait de facto de notre couverture nucléaire.
      Aujourd’hui le président français, mais pas que… loin de là, y met un prix….
      Vous pouvez penser ce que vous voulez du sieur Macron, mais le ou la suivant, continueront dans la même voie, parce qu’à ce jour, cette couverture est entièrement gratuite pour les européens, et que par voie de conséquences aux frais des contribuables français.
      Ensuite, Macron n’offre pas la dissuasion Française à cette Europe, il officialise le fait que tous en profitent.
      Quant au pilotage de très haut niveau, je vous invite à relire tout ce que l’Allemagne a écrit, écrit encore, et écrira sur le SCAF, même après sa mort officielle.
      Ce que dit le chancelier allemand, est très loin de la parole des évangiles.
      Vous remarquerez que seul ce pays fait du bruit autour de cette couverture nucléaire…

  7. MAS 36 dit :

    Je m’installe : cacahuètes…pop-corn…amendes salées…. :  » ouvrez le ban ! « 

    • Ô, mot faux, nie ! dit :

      Les amendes, même salées, ne sont pas comestibles.

  8. Ouf ouf dit :

    Le chancelier de l’État de Bavière, dît à demi-mot que c’est l’Allemagne qui doit être leader…
    C’est le retour de la Deutschland uber alles…
    C’est pas la 1er fois que je l’annonce… et je prédis une montée en force à l’avenir…

    • Archer dit :

      Ouaip, en Bavière, en y chante dans les campings, encore des champs pour le moins nazillon… Ils rêvent toujours du grand Reich millénaire. Et c’est pire en Autriche. Ils ont annoncé clairement qu’ils voulaient être la première puissance d’Europe.

      • antares78 dit :

        Vous êtes des malades… Exactement ce dont vous accusez les autres.

  9. georges dit :

    Je suis 100% pour l’Allemagne c’est vrai quoi dans tous les programme il faut qu’elle soit leader.
    Il faut que Dassault se soumette !
    Comme ça ils feront un avion avec l’aides des US, peut être de SAAB, d’Israël, perdront des € pour un avion passable et achèteront d’autres avions US.

    • antares78 dit :

      Ce n’est pas ce qu’Airbus DS, IG Metal et des politiques réclament. Ils ne veulent pas soumettre Dassault mais une collaboration équitable. Les idées de soumissions, ça ça vient des fantasmes de certains qui ne lisent qu’une moitié de l’histoire et bricolent sur créer un récit « gentil français, méchant allemand ». C’est triste de voir une telle immaturité et paresse intellectuelle.

      • Beetlejuice dit :

        Ke crains que les faits soient têtus, en l’occurrence ils vous donnent tort, et ce n’est pas nouveau….

      • Khops dit :

        Ce n’est clairement pas ce que dit l’article et les citations.

      • EchoDelta dit :

        Disons que lorsque :
        – L’on remet en cause les accords initiaux
        – On fait rentrer une autre partie de la société mere pour doubler son pouvoir dans le projet
        – On explique finalement que le CDC sur lequel on s’est mis d’accord est finalement caduque après reflexion
        – On explique qu’on ne veut pas être sous traitant mais leader sans avoir le savoir faire
        On peut parler de fantasme mais ces fantasmes sont quand même solidement étayés par la réalité des faits.
        Qu’est ce que les allemands ont produits sur le sujet depuis 9 ans ? Quels sont leurs résultats d’étude ? Ont-il seulement étudié quoi que soit ? Quelle est leur doctrine d’emploi du vecteur NGF ? Rien le néant, le vide intersidéral. Mais ca veut diriger, peser, décider ? Mais de quoi et pour faire quoi ? Rien encore le vide intersidéral…

    • G dit :

      Saab n’est pas le pire des choix… Le Gripen est une belle machine, conçue pour opérer depuis une aire d’autoroute avec deux camions et trois mécanos.

  10. Bloodasp dit :

    Bon maintenant que la mort du NGF semble actée, il faut porter le coup de grâce au SCAF, SAFRAN doit se retirer de EUMET et puis quoi encore, mais c’est dingue cette histoire ils s’arrêtent jamais les casques à pointes, ce qui me rends fou c’est qu’ils essayent constamment de nous prendre pour des demeurés, je très sérieux ça commence vraiment à m’inquiéter. Mais qu’ils aillent acheter sur étagère leur moteur, chez LM, RR ou Saturn…pas question qu’on leur fabrique un réacteur. Le bon côté des choses étant que nos politiques ne peuvent plus prendre des décisions allant contre l’intérêt des Français, il était temps!

    • Pico dit :

      N’exagérons rien, un moteur en commun serait une bonne chose tant que c’est Safran qui le réalise.

      • Air dit :

        Non, si ils veulent un moteur, ils l’achètent et c’est tout, ça n’a aucun intérêt de coopérer avec eux sur le sujet quand on voit le comportement sur le SCAF, c’est soit l’avion, soit rien.

      • EchoDelta dit :

        Non si le droit de véto vient nous embêter. Il faut couper toute dépendance d’un pays aussi versatile au gré de ses propres intérêts.

      • Scipion dit :

        Ce serait une bonne chose pour qui?

      • Pico dit :

        On ne s’est pas comprit. Ce que je voulais dire c’est que tant qu’à développer un nouveau moteur pour nous autant qu’ils utilisent le même. Pas en coopération mais en achat sur étagère, ce qu’ils feront sans doute.
        Ça ferait plus de volume produit et plus de technicien en europe formés dessus.

  11. Math dit :

    Bon, et bien là, c’est carrément hostile. Mieux vaut accepter leur retrait du projet. Si c’est une posture, elle est très crédible.

    • Carin dit :

      @Math…..
      Mais personne ne les retient…
      Ils quittent ces 2 projets quant ils veulent… apparemment ces eux qui y reviennent constamment, malgré toute la mousse qu’ils font autour de leurs capacités à réaliser l’ensemble d’un SCAF, ils sont toujours après nous.

      • Scipion dit :

        C’est vrai que leur éternel départ du projet commence à devenir un running gag.
        Ils n’ont pas la technologie et ils le savent très bien.

  12. Gros Beignet dit :

    Ce qui est flagrant pour ceux qui connaissent l’histoire, c’est que les allemands n’ont JAMAIS ce critère « non-négociable » de travailler à parité avec les américains ni même avec britanniques sur quelque projet que ce soit, où sous-traiter pour eux ne pose pas vraiment de problèmes … sauf avec la france.
    C’est un problème d’égo pueril, vraiment comme à l’époque MBB / DASA.

    Et on peut de demander pourquoi ont-ils besoin d’un partaine expérimenté si leur industrie aéro est si puissante et a beaucoup d’oseille pour la financer ?? Mystère

    • Ouf ouf dit :

      Le français en général est toujours vu comme brouillon, pas sérieux, pas fiable, parlant beaucoup pour pas grand chose
      bref inconstant, inconséquent, incompétent dans la gestion et la planification…
      en quelque sorte la cigale qui se dore au soleil
      suffit de voir les post de j-l, ça reflète leurs idées

      • EchoDelta dit :

        Pour tant dans l’industrie il n’y a que quelques allemands qui ont cette visions. Les autres voient en nous un concurrent puissant, compétent et à abattre pour régner. Et cela je l’ai vu plusieurs fois.

    • Arnaud dit :

      Qui a parlé de l’amitié franco allemande ?
      Le psychopathe de l’Élysée va encore faire son guignol avec ses déclarations pitoyables.
      J’espère que Trappier va tenir, il sauve un des derniers joyaux que le guignol n’a pas encore réussi à vendre ou détruire.

      • Carin dit :

        @Arnaud….
        Mr Trappier est aux ordres du
        « guignol », comme vous dites.
        Il le dit d’ailleurs lui-même, lorsqu’il déclare que Dassault peut accepter le partage prôné par Airbus DE, et attendre gentiment pendant 20 ans qu’Airbus DE se dépatouille avec un tel projet, tout en prenant des milliards d’euros…. Comme pour l’ eurodrone… ça fait plus de dix ans que ce projet piloté par Airbus DE, pédale dans la choucroute… Airbus DE est incompétente, mais représente des milliers d’emplois dans divers pays d’Europe.
        Tout ce que veut Airbus, (et là, je parle de la maison mère dirigée par Guillaume Faury), c’est devenir le géant européen en aviation civile (ça c’est déjà le cas), mais aussi en aviation militaire… et là, c’est beaucoup moins le cas.
        Dassault, BAE, mais très bientôt SAAB et les Italiens, sont tous dans la ligne de mire d’Airbus.
        Dassault ne joue pas, BAE ne joue plus, SAAB a bien fait comprendre qu’elle n’était pas disposée à
        « partager ses savoirs », et Leonardo, qui n’a pas encore été contacté officiellement ne sera pas sur une autre ligne de conduite quant à ses savoirs.
        Ne reste que les ukrainiens qui ne sont plus au niveau, et les US qui sont en embuscade, pour couler le projet, et imposer leurs productions.
        Et si l’Allemagne insiste tant pour ressusciter le SCAF, à leur sauce, c’est parce qu’ils savent ce que je viens de vous écrire, et si leur sauce est si relevée, c’est juste parce qu’ils pensent qu’en demandant beaucoup, ils obtiendront moins, mais bien plus que ce qu’ils peuvent obtenir de ces options, et que ce dont ils sont capables.

  13. Khops dit :

    L’orgueil allemand dans toute sa splendeur.

    • Michel dit :

      Bon débarras!

    • G dit :

      Belle mise en abyme.

      • Khops dit :

        Vous travaillez souvent avec des allemands ?

        • Scipion dit :

          Cela m’est arrivé à plusieurs reprises et je peux vous dire que j’ai parfois été surpris par une tendance à ne pas tenir les engagements pris, et parfois écrits sur le bon de commande.
          Et en plus ils avaient l’air de trouver ça normal.

  14. L Perenna dit :

    L’Allemagne d’aujourd’hui réalise son projet historique, celui de Bismarck et de Hitler, dominer l’Europe. Et Macron s’en satisfait au nom de la construction européenne. Autre remarque, Airbus qui est censé appartenir autant à la France qu’à l’Allemagne est totalement aux ordres de Berlin, son PDG français a t’il des ancêtres Vichistes?.

    • Vortex dit :

      Vous confondez Airbus SE qui appartient à plusieurs européens, et Airbus DS GmbH qui est allemand, une division du premier et représente l’Allemagne dans le SCAF .
      Notons que Airbus DS dispose d,’une filiale Airbus DS France.

  15. Sharpei dit :

    l’Allemagne veut être leader de quoi ?Elle n’est même pas capable de s’opposer réellement aux USA dans la guerre économique tout comme elle ne le faisait pas avec le Russie avant 2022. En tant qu’européen je ne suis pas rassuré. Allemagne est le maillon faible de l’Europe.

  16. Rondeau dit :

    Merz ne pourra aller contre les industriels bavarois ; IG Metall et son parti donc le projet est mort politiquement pour lui ; cela l’affaiblirait sans compter qu’il est en coalition avec Pistorius entre autres.

  17. B.M. dit :

    On comprend mieux certaines choses quand on regarde le CV de Michael Schoelhorn sur le site d’Airbus DS :
    https://www.airbus.com/en/about-us/our-governance/michael-schoellhorn
    Après 10 ans passés dans l’armée comme pilote d’hélico et après avoir repris des études d’ingénieur il a passé 20 ans chez Bosch où il a fini comme COO de la branche électroménager.
    C’est à dire que ce type qui n’a jamais fabriqué que des aspirateurs et des machines à laver prétend en savoir autant qu’Eric Trappier sur la fabrication d’un avion de chasse. On comprend que le courant ait du mal à passer entre les deux !!!

  18. BESSEAU dit :

    La position de Macron ne qu’être politique. J’ose espérer qu’il n’est pas si idiot que ça et qu’il a bien compris que le projet était mort. Maintenant, laisser les allemands jeter l’éponge avant nous est certainement le but avouer de tout ce cirque qui dure quand même depuis très longtemps. La pression est clairement chez les Allemands et pas vraiment chez nous. Vivement la fin officielle pour voir ce que Dassault a dans ses cartons (nul doute que ça doit bosser déjà sur le remplaçant en loucedé à Saint Cloud … et depuis quelque temps déjà…)

    • LS dit :

      Non, le but de Macron est de refiler la patate grillée à son successeur. Il n’a plus qu’un an à tenir.

  19. phil135 dit :

    on va bien voir s’ils parviennent à rattraper leur retard techno assez conséquent. en attendant ça met les choses au clair: la politique de l’Allemagne est décidée par ses industriels. du mercantilisme pur jus, et plutôt à courte vue

    • Gros Beignet dit :

      Ouais alors Attention: retard techno en aviation militaire, certainement. Mais partout ailleurs ils ne sont pas loin derrière ou à parité : spatial, blindés, electronique, radars… Il ne faut pas se gargariser et investir et innover pour ne pas se faire rattrapper: selon les derniers classements ils sont juste derrière la France en chiffres export d’armement (surtout grace à Rheinmetall)

  20. As_D dit :

    Comme par hasard c’est le seul pilier ou c’est un français qui a le lead qui pose problem. Qu’ils aillent donc concevoir un avions 100% germanique qu’on rigole, deal. Mais dans ce cas qu’on aille au bout de la logique : on remet en cause le lead allemand sur les autres piliers, notamment le cloud et l’armement. C’est de bonne guerre non ?

  21. pldem806 dit :

    Les USA doivent bien se marrer et se frotter les mains !
    Ce n’est pas pour demain que les états européens vont cesser d’acheter à prix d’or des F35, enfin …. d’acheter …. de louer devrait-on dire.

  22. Alfred dit :

    Jouons leur jeu. Faisons trainer tout en travaillant sur le F5 et son remplacant sans en avoir l’air pour mieux les planter. Pendant ce temps là le NGAP avancera lui aussi, et il restera la fabrication des cales de train d’aterrissage à partager avec les Teutons qui pourront exprimer pleinement leur supériorité.

    • Fabouze dit :

      c est exactement ce qu il se passe. le dev du F5 + effecteur est en cours. mais sans commande ferme de neuron par le gouvernement français nous n aurons pas l équivalent d un F35 bien utile pour la pénétration d une zone contestée.

      • Carin dit :

        @Fabouze…..
        Les pilotes français pénètrent les zones contestées depuis des lustres.

  23. Toto dit :

    Le plus intelligent pour l’Allemagne serait de faire son scaf avec de la technologie américaine. Au lieu d’acheter des f35 ng et des f47 ils auront un produit made in Germany qu’ils pourront revendre à d’autres pays. les USA seront constants d’imposer de nouveau leurs technologies quitte à lâcher du l’est sur l’assemblage et certaines technologies…

    • EchoDelta dit :

      Les USA n’ont aucun intérêt à faire produire leurs avions en Allemagne. Et faire émerger un nouveau concurrent. Les Allemands actuellement sont en retard mais il ne faut pas non plus les prendre pour des incapables. Ils l’ont prouvé par le passé. Et leur remettre le pied à l’étrier est une faute commerciale majeure.

  24. R2D2 dit :

    Les allemands ont raison de mettre la pression en tentant le tout pour le tout: si ca passe c’est énorme pour eux, ils passent de la seconde division (car l’Eurofighter a été conçu par les Anglais) à la première (en pillant une bonne fois pour toute l’aéronautique francaise… tout en sachant que le pillage a commencé lors de la création d’Airbus).

    Dans le pire des cas cela ne marche pas et ils retournent voir les Anglais et Italiens (qui ne sauteront probablement de joie quand il faudra rebattre les cartes de qui fait quoi). Ou alors tentent de siphonner les Suédois.

  25. sepecat dit :

    « Ce que nous n’accepterons jamais, c’est qu’Airbus soit un simple fournisseur et que nos puissants partenaires de l’industrie allemande […] soient écartés de ce projet » … Tout est dit. Et confirmé : « Notre objectif demeure le développement d’un avion de chasse de sixième génération sous l’égide de l’Allemagne. ». Comme l’ont souligné plusieurs commentaires sur ce forum, l’Allemagne se déculotte régulièrement lorsqu’il s’agit de conclure des partenariats / coopération avec les US notamment, mais n’accepte jamais qu’un industriel français puisse avoir des compétences supérieures aux siennes (en l’occurrence il s’agit même de plusieurs industriels puisque le GIE Rafale c’est un constructeur, de l’avionique et des moteurs). Nous assistons à une fuite en avant de l’Allemagne qui cherche désespérément à charger la France et démontrer que l’échec du programme, quasiment acquis, lui est totalement imputable. Les Teutons sont tombés sur un os et cela perturbe fortement leur logiciel… Sachant que de son côté Dassault avance vite et assure ses chaînes de montage mais surtout ses financement pour plusieurs années, il est de plus en plus patent que la France n’a pas besoin de l’Allemagne pour construire le SCAF dont de plus en plus de personnes se demandent d’ailleurs s’il est pertinent de concevoir un appareil de « sixième génération » (terme galvaudé) lourd, complexe et probablement inadapté aux besoins français. Bref, larguons les Allemands, nous ne nous en porterons que mieux.

    • Scipion dit :

      Je suis d’accord. Les spcécifications actuelles donneraient un avion trop cher.
      En plus le cloude de combat attribué aux Allemands a été sous traité aux Américains. Pour l’indépendance c’est catastrophique.
      Alors arrêtons le massacre.

  26. benoit dit :

    ils sont odieux.
    les syndicats Allemands et Airbus feraient bien de relire les accords et devraient prendre une leçon de droit.

    sérieusement entre l’échec de toutes les collaborations industrielles et la remise en cause du seul accord qui veut des Allemands?

    • Air dit :

      Ils sont comme les Américains : pour eux, le droit international ou européen, ça ne vaut rien, seuls comptent leurs intérêts.

  27. VonBulot dit :

    Bon en vrai, les français sont les pires partenaires qui soient. Ils ont besoins d’un avion navalisable, porteur de l’arme nucléaire et faisant le reste des missions communes. Mais nous voulons être leader sur le sujet et faire payer à tous une plateforme multi capable dont les allemands se contrefichent; d’où leurs mécontentements.
    Cela est entendable tout comme Dassault Aviation est le meilleur compétiteur. Mais le ver est dans le fruit, sur le ngf, Thales certainement le meilleur compétiteur en terme de radar (et de sonar) a été évincé pour mettre Indra à la place. pardon pour Indra mais en terme de radar embarqué sur aéronef il n’y a même pas comparaison. Thales est détenu à 26.5% par Dassault et pareil pour l’état français.
    Mais SCAF n’est pas que le NGF, c’est tout un système avec la connectivité et les réseaux qui vont avec. Il serait trop bête de tout laisser tomber pour ne pas froisser les ego de nos grands industriels européens.

    • G dit :

      C’est assez juste hélas ; j’ajouterais aussi que les européens n’ont aucune intention de payer un radis pour subventionner notre brûlant désir de porte-avions, sans grand intérêt pour la défense de l’Europe avant 2022 et encore moins prioritaire depuis…

    • EchoDelta dit :

      Mais personne n’a forcé les allemands à entrer dans ce projet. Ils y sont rentrés car ils ont implicitement reconnu que le Rafale est infiniment supérieur à l’EF2000 et que ses ventes exports sont beaucoup plus importantes. Ils y ont vu une opportunité commerciale de revenir au premier plan, en acceptant les besoins français. Puis maintenant de vent la difficulté, et peut être leur impossibilité de livrer ce qu’il leur ai demandé, il exprime le souhait de changer le CdC. Du coup ils tentent de réécrire l’histoire. Mais soit ils étaient complètement con il y a 9 ans, soit leur duplicité est sans borne. Mais il n’y a pas d’autre alternative.

      • Marcorr dit :

        En réalité, l’Allemagne s’est mise dans une situation délicate avec la France parce qu’elle voulait imposer la vision franco-allemande à toute l’Europe. À commencer par les sacrifices imposés aux pays dits PIGS, mais au moment où ils auraient dû subir le même traitement, les règles ont été changées. À commencer par le sauvetage des banques allemandes. Deuxièmement, l’Italie et la Grande-Bretagne ont subi les caprices de Berlin et les révisions constantes du projet dans le but de réduire les coûts du Typhoon, mais qui, en réalité, les ont fait grimper en flèche. Conscients de cela, ils ont préféré renoncer à l’Allemagne et à son argent.

  28. Carin dit :

    La question que je me pose, vu l’étalage de compétences que tout ce beau monde affiche, c’est pourquoi insister?
    Montez votre NGF, greffez-le à votre SCAF, et cessez de passer pour les pitres que vous êtes en venant mois après mois, pleurer sur un SCAF qui a vous entendre, ne vous apporte rien.
    Montrez au peuple allemand que vous avez des couilles, pas que dans les journaux, et réalisez votre rêve de suprématie européenne.
    Faites votre SCAF au grand complet, et cessez de venir toquer à notre porte.

    • G dit :

      La décision a été prise au Palais, et est devenue une question d’ego -et donc irrévocable jusqu’en 2027 quoi qu’il en coûte (et peu importe la menace russe). Idem pour les projets PANG, MGCS, etc.

    • Scipion dit :

      Heu…franchement vous devriez poser cette question aux Allemands.

  29. Archer dit :

    Sauf que là, Dassault a posé le flingue sur la table. Éric Trappier a compris que si on lâche sur la propriété intellectuelle, on ne partage pas un avion, on fait un don d’organes à un mort-vivant industriel. Les Allemands veulent nos brevets pour se refaire une santé aéronautique sur notre dos.

    Et ils jouent sur notre faiblesse financière. Ils attendent comme des vautours sur une branche, espérant qu’on sera tellement fauchés qu’on leur vendra les bijoux de famille, aviation, spatiale, nucléaire …

    Nous, on a le Rafale F5, le nEUROn, et surtout, on a encore les clés de chez nous. Et ça, ça les énerve, Merz va jusqu’à dire que l’on fait pas beaucoup d’effort sur le budget défense. Arte Schiesse.

  30. Plusdemunitions dit :

    Et dire qu’on leur a donné les moteurs Vulcain d’Ariane 6… Avec toutes ces concessions françaises, il doit bien avoir des programmes sur lesquels la coopération avec eux a été un avantage pour les industriels français ? Help.

  31. My two cents dit :

    Je reste persuadé qu’on peut créer quand même un avion commun Scaf compatible (cloud et drones) MAIS EN PLUS du NGF.

    Ça veut dire deux avions : NGF plus un avion plus lourd (25 tonnes) entre partenaires européens, tous compatibles cloud/drones SCAF.

    Ce qui se passe en Iran et les missiles Israéliens nous montre qu’il faut un avion lourd capable de longues missions (donc endurance + confort pilotes + drones ravitaillables) et capable d’emporter deux missiles type Silver Sparrow (et même plus gros jusqu’à 4 tonnes si trois sous munitions de précision) tout en étant capable d’autoprotection (du genre hypothétique future version air-air anti R37 / PL17 de l’Aster).

    Pas donné tout ça mais financé entre pays européens et les briques technos sont communes.

    • Fabouze dit :

      je ne suis pas d’accord. ce qu il se passe en Iran n a rien a voir avec ce que la France doit être capable de faire. je ne paye pas des impôts pour aller bombarder un pays a l’ autre bout du monde, en dehors de toute coalition de droit international. on a besoin d un petit avion navalisable pour la défense de notre pays (dom tom compris) et le soutien des coalitions.

      • G dit :

        Pas mieux.

      • My two cents dit :

        « on a besoin d un petit avion navalisable pour la défense de notre pays (dom tom compris) et le soutien des coalitions »

        Les missions épuisantes de 10 heures en Rafale avec nombreux ravitos , les possibles bloquages d’espaces aériens , des munitions qui vont inévitablement prendre du poids dans les décennies à venir … etc…
        La France (et l’Europe) a/ont besoin d’un appareil plus massif car sinon on risque d’être bloqué plus tard par une cellule et des soutes trop petites.
        Les 15 tonnes du NGF Dassault étant plus que largement suffisantes pour le reste.

        • G dit :

          Pour les missions de 10 heures à 4500km sans ravito avec de (très) grosses munitions on aura les A321MPA ; et se « contenter » de ce bombardier (oui) certes moins glamour mais disponible et abordable permettra justement de dégager des crédits et de l’énergie pour imaginer et enfin déployer des munitions dignes de notre savoir-faire et qui nous font encore cruellement défaut pour « être craints », comme dit l’autre.

          • My two cents dit :

            Ma foi, nul n’est prophète en son pays …

            Je reste quand même persuadé qu’on fait une erreur à la fois sur le Patmar et sur notre manière d’appréhender le combat longue distance…

  32. Pwouet dit :

    Airbus est seulement allemand maintenant ? Car ils s’expriment vraiment comme si c’était le cas.

  33. Huon dit :

    « sous l’égide de l’Allemagne » ?! Ces gars-là sont vraiment impayables. Ils osent tout.

  34. Bastan dit :

    Un avion navalisable n’est pas une utopie pour des pays ne possédant pas de PA. Des pilotes formés pourraient avec ce type d’avions renforcer les forces aéronavales alliées durant certaines opérations. Suffit de regarder une carte du monde. En cas de conflit avec la Chine par exemple, une très grande partie se jouera sur mer, tant pour la logistique, la protection des transits maritimes, que pour le positionnement et la dispersion des forces.

    • Lagrange dit :

      @Bastan une guerre contre la Chine est une guerre ou seule grandes puissances peuvent peser.

      Et aucun interet pour les allemands de developper un avion navamise pour des PA deja pleins.

      • Bastan dit :

        Une guerre contre la Chine sera mondiale. Faudra remplacer les pertes rapidement, voire au jour le jour.

        • G dit :

          Oui. Et les japonais et les coréens par exemple, qui n’ont pas de réacteurs ni d’armes nucléaires, n’y feront pas de la figuration pour autant, loin de là. Ils ont investi dans des sous-marins modernes et nombreux, idem pour les munitions.

        • Mat49 dit :

          @Bastan les européens ne boxent pas dans la division de ceux qui pourront participer.

  35. lecoq dit :

    le seul obstacle a la fin de cette mascarade, c’est: micron …

    encore 1 an …

  36. Gauthier dit :

    La France a cru qu en accordant des concessions et en sacrifiant le MGCS aux Allemands, elle allait sauver le SCAF. En réalité, elle a montré qu elle était faible, et les Allemands, supérieurs, ont tout pris. Cela étant, c est pareil sur l énergie, le Mercosur, etc. donc pas de surprise

  37. jean luc dit :

    MOI J’AI LU CETTE PHRASE  » Le président du comité d’entreprise d’Airbus Deutschland, Thomas Pretzl, a donné le ton. «Le gouvernement allemand doit garantir la souveraineté aérienne de l’Allemagne, indépendamment des caprices de la politique américaine ou de ceux d’un constructeur aéronautique français. C’est cela, la souveraineté. Aujourd’hui, elle est assurée avec l’Eurofighter, demain avec son successeur. Nous sommes prêts !», a-t-il lancé.  » CE QUE LES FRANCO-FRANCAIS N’ONT PAS VOULLU LIRE OU COMPRENDRE EMPÊTRER DANS LEUR MENTALITÉS FRANCHOUILLARDES  » En fait Macron dit à Merz NGF contre la Bombe française, pour moi c’est simple pas de NGF avec dassault, tant pis pour la bombe. je pense que cela peut être une chance pour les constructeurs aéronautiques de progresser .

    • antares78 dit :

      Quand tu lis ici ce que signifie l’Europe ou la souveraineté française, c’est mettre l’Europe à la botte de certains français et écraser, humilier ses voisins. Surtout les Allemands. Dans une moindre mesure les Britanniques. Les Espagnols et les Italiens en auront pour leur grade ensuite. Un délire nostalgique napoléonien et paranoïaque. Pitoyable.

      • Czar dit :

        TOUTES les remises en cause de l’accord initial de 2017 sont le fait des allemands.

        ton obsession pathologique envers notre pays nous fait rire, et nous convainc de faire l’exact inverse.

    • Khops dit :

      Et du coup, ça achète américain pour la moitié de ses achats sans problème. C’est quand même beau de sortir cet argument alors que les politiques allemands ne cesse de dire que la défense de l’Europe passe par les États-Unis. Faut arrêter la schizophrénie.

    • Vortex dit :

      Merz, le mec avide de souveraineté européenne, qui a couru voir Trump après sa rencontre avec Macron ?
      Impayable jean-luc….

    • Lagrange dit :

      @jean luc faites nous vous regardons.

    • Fopakrié dit :

      Pas la peine de hurler.

  38. House dit :

    J’ai gagné mon pari, en même temps fallait pas etre bien malin, ou amnesique pour croire une seconde qu’un projet avec la T€utonie, 51 eme sous etat US, pouvait fonctionner… J’attend avec impatience de voir la tronche du gun gen6 t€uton …

  39. EchoDelta dit :

    Pauvre Airbus DS qui ne sait plus quoi faire pour essayer de mendier une coopération de DASSAULT. C’est le grands théâtre. Je pense que dans la tête de Trapier il est acté depuis longtemps que la rupture est consommé, et qu’il devra y aller seul. Safran est les point de vigilance, avec EUMET. Il faut en sortir proprement et ne lâcher aucune PI. C’est ce qui est le plus inquiétant dans cette co-entreprise. Sur ce sujet je ne le sens pas bien…
    Après nous pourrons nous occuper de sortir du MGCS, reprendre Nexter sous pavillon français et lancer un char moyen pour couvrir nos besoins.
    Le prochain président aura du pain sur la planche…

  40. Naledi dit :

    Au delà du SCAF c’est une rivalité France Allemagne déclarée. Rapprochement ALLEMAGNE et Italie, l’Espagne en ballottage. UK, je t’aime moi non plus, mais bon, rosbifs et frogs devront composer ensemble. Et la Pologne toujours en sandwich avec une Allemagne prête à s’acoquiner avec la Russie et son gaz.
    Un air de déjà vu…

    • jean luc dit :

      Britanniques, français, pourquoi pas ???? Les critiques me changeront les idées, les franchouillards pourront rappeler le 3-7-1940 et MERS-el-kebir et la mort de 1397 marins, la perfide Albion, etc etc etc. La perte de notre empire colonial, inde sous louis XIV et Louis XV, Waterloo, Faschoda-Krise 1898 . Non, vraiment cela me changera les idées. Pour l’Espagne, elle ira avec la France. Le gouvernement est socialiste, veut dépenser plus pour le social que pour la défense, pays qui devint l’eldorado pour les clandestins

      • Fernando dit :

        @Jean Luc Avant de parler de l’Espagne, occupez-vous plutôt de la reconstruction de vos casernes, qui tombent en ruine. « Français de Berlin », j’entends votre accent guttural d’ici.

  41. Matou dit :

    Ce qui prête à sourire, c’est qu’outre Rhin, il n’est pas rare que l’on passe pour arrogant. Quand la mauvaise foi n’a plus de limite… Bismarck est-il de retour ?

    • sepecat dit :

      C’est effectivement assez savoureux… Dès lors qu’un Français émet une critique c’est de l’arrogance, mais bon nombre de nos partenaires européens ou autres évitent soigneusement de procéder à toute introspection quant à leur propre attitude. Il suffit de visionner quelques émissions télé ou vidéos, parcourir quelques articles ou fréquenter quelques forums pour s’apercevoir que l’arrogance de leurs ressortissants ou de leur personnel politique n’a rien à nous envier et, bien souvent, nous surpasse largement. Lorsque la France refuse d’aller en Iraq, c’est de l’arrogance (justifiée) envers les US mais lorsque Trump déclare à tout va qu’il veut faire un Arc de triomphe dépassant celui de Paris (cf. https://theconversation.com/une-ambition-monumentale-pourquoi-donald-trump-veut-il-creer-a-washington-une-copie-de-larc-de-triomphe-274636) c’est normal, on est aux « ouaisses » et tout est grand chez eux. Lorsque je parcours la presse francophone suisse, belge ou canadienne, on ne peut pas dire que les leçons qu’ils entendent donner aux Français ne soient rien d’autre que de l’arrogance… et dans le même temps ces mêmes « partenaires » plient l’échine devant les US et acceptent sans broncher de se retrouver liés pour des décennies et voir siphonner leurs finances / se retrouver dépendants. Les Allemands nous voient comme des comiques, ce que nous sommes parfois mais, contrairement à leur avis très tranché sur le sujet, pas tout le temps et il arrive même que nous soyons plus visionnaires et performants qu’ils ne veulent bien le reconnaître (et surtout le supporter). La situation actuelle avec des Européens pris de panique et commençant à courir dans toutes les directions depuis que le fermier en chef Trump s’est révélé particulièrement instable est à ce sens représentative de cette arrogance qui prévalait dans les chancelleries envers la France, posture de bon ton pour dénigrer un pays qui, bon an mal an, n’a jamais voulu rentrer dans le moule que les US entendent depuis longtemps imposer aux autres en général, leurs « alliés » en particulier. Aujourd’hui tout le monde accourt pour voir comment bénéficier d’un parapluie nucléaire que durant des décennies ils ont préféré déléguer alors que la France investissait, concevait et produisait en conformité avec sa doctrine basée sur le monde tel qu’il est et non pas sur un monde bisounours ou le grand frère US était censé venir au secours de tout le monde sans rechigner. Les Allemands sont particulièrement comiques en ce domaine, refusant tout ce qui ressemble à du nucléaire militaire mais acceptant que les US stockent sur leur sol des bombes que, contradiction majeure, ces mêmes Allemands ne peuvent même pas déclencher seuls… Mais on n’en est pas à un paradoxe près outre Rhin et les arguments avancés ces derniers temps pour diaboliser la France dans le SCAF et la faire passer pour seule responsable de cet échec annoncer sont à ce titre assez représentatifs d’un état d’esprit revanchard. La France sait concevoir et produire dans le domaine militaire, n’en déplaise aux Teutons, et découvrir aujourd’hui nos besoins après avoir signé il y a plusieurs années un document qui les explicitait clairement est assez représentatif d’une mauvaise foi génétiquement ancrée chez Airbus Deutchland.

    • jean luc dit :

      Oui c’est vrai car les Français passent pour être arrogants et donneurs de conseils, mais on leur reconnaît aussi qu’ils sont bien formés et compétents. Les Allemands sont très admiratifs concernant notre capacité à foutre le bordel et à tout casser chez nous

      • Czar dit :

        arrête avec ce « nous » selon le droit français, un ressortissant agissant comme un national étranger peut être déchu de sa citoyenneté française, c’est un point de droit très utile et je gage qu’il sera utilisé à fond dans les années à venir.

  42. Clavier dit :

    On avait un avion  » politique « , maintenant il est aussi  » syndical « ….!
    Je me demande à quoi le prototype ressemblera s’il voit le jour…?

  43. Olivier dit :

    Donc si j’ai bien compris Rafale F5 avec le début de l’environnement « SCAF » (UCAV, armement, etc.), puis on remplacera le F5 par le NGF? Bon vent à l’Allemagne, comme disait Desproges… nos avis divergent …

    Aucune inquiétude pour la partie savoir-faire opérationnel (les spécifications) et le savoir-faire technique (développement et production).

    Par contre:
    – Avec quels partenaires? J’ai en tête l’Inde qui peut apporter à la fois la puissance financière et le volume pour amortir le développement et assurer une base industrielle suffisante (maintenance, production de pièces, etc.), d’autres options à envisager parmis le club Rafale? EAU?
    – Où sont les lignes budgétaires? Sachant que 1) le ou la prochaine président(e) pourra tout remettre en cause et 2) le budget actuel est très loin du fameux « poid de forme » (100mds/an si j’ai bien compris)… on est sur un enjeu qui dépasse largement le « SCAF » mais dont ce programme est totalement tributaire.
    – Etant donné que le Rafale F5 puis le NGF vont coûter une blinde, nous ne pourrons pas en acquérir en grande quantité (déjà que nous avons déjà un trou capacitaire avec les Rafales actuels) et il faudra probablement les réserver aux missions « clés » (dissuasion nucléaire et conventionnelle). Du coup ne faudrait il pas un chasseur entrée de gamme (une Dacia en fait) pour le reste (police du ciel, missions asymétriques, etc.)… des F4 pour assurer ce rôle? Un nouveau projet avec Saab afin de travailler une offre industrielle « entrée de gamme »?
    – Quelle stratégie pour décoreller d’une part le chasseur et d’autre part les UCAV, les suites ISR/SEAD et les missiles qui vont devoir suivre des cycles de vie beaucoup plus courts du fait de l’évolution permanente de la menace? Simple à dire mais à mettre concrètement en oeuvre…

    Enfin une dernière question: est il raisonnable/réaliste d’imaginer le « SCAF » sur le futur PA? Entre les aéronefs pilotés et les effecteurs déportés… quelle serait la cadence raisonnable de décollage que l’on peut envisager? En vrai cela donnerait quoi? 20 NGF et 40 UCAV? Je m’interroge sur le gain opérationnel réel dans le cadre du PA.

    S’il y a des bonnes âmes pour partager leurs points de vue…

    • a dit :

      Sauf que le Rafale F5 (je parle de l’avion habité pas du système complet) ne coûtera pas beaucoup plus cher que le F4. Le système F5 complet, par contre…
      Si j’ai bien compris, le camion à effecteurs avancé, la police du ciel, ce seront les F4 non-rétrofit et les Rafale F5 qui auront en plus le rôle de C2 et de porteur de GE dans un système F5. Le DEAD, l’ISR en milieu contesté et l’interception d’avions furtifs, ce sera le système F5 complet dont le Neuron. Je me demande même si les Rafales F5 et certains F4 non-retrofit ne seraient pas optionnellement transformables en UCAV dans un système F5, notamment comme porteur d’effecteurs et de système GE, seul le C2 ayant réellement besoin d’être habité.
      Une mission pouvant être menée par plusieurs systèmes F5, reconfigurables à la volée en cas de pertes, qui doivent rester les plus petits possible pour ne pas saturer leur C2.
      Le jour où le C2 aura besoin d’être furtif (2035/2040 ? selon la vitesse d’évolution des kill web) alors Rafale F6 furtif (sans soute) ou NGF (avec soute) mais avec un gap en termes de prix du Rafale F6 et encore plus du NGF.
      Oui, il y aura (peut-être) moins de systèmes F5 dans le PANG qu’il n’y a de Rafale F4 dans le CdG. C’est grave ?
      Quant aux systèmes F5 sur CdG, il n’y aura pas sauf à allonger sa durée de vie. Ce sera un trou capacitaire pendant la décennie 2030, mais on ne refait pas le passé.

      • Mat49 dit :

        @a « Le jour où le C2 aura besoin d’être furtif (2035/2040 ? selon la vitesse d’évolution des kill web) alors Rafale F6 furtif (sans soute) ou NGF (avec soute) mais avec un gap en termes de prix du Rafale F6 et encore plus du NGF. » La prochaine cellule pilotée aura besoin d’être furtive, mais pour avoir un 6G nous n’avons besoin en plus du F5 que d’une cellule furtive et de son moteur.

    • Math dit :

      Je me pose les mêmes questions que vous. Il y a tant de missions différentes qui exigeraient des plateformes adaptées… l’escorte, la frappe, la défense de zone, la frappe en profondeur, la frappe nucléaire, la masse, l’interception. Le Rafale a été une réponse redoutable, mais cette affaire de masse rebat les cartes. Je suis assez confiant de ce que j’entends jusqu’à maintenant, sauf en mer.

    • Mat49 dit :

      @Olivier « puis on remplacera le F5 par le NGF? » Même pas, nous pourrons juste faire une cellule, des commandes de vole et un moteur. Le reste sera repris du F5.

      Comme le F5 n’implique pas un développement en partant de zéro et que beaucoup de choses seront en partie des éléments amélioré du F 4.3 cela coûtera nettement moins cher que ce qu’on aurait fait dans le SCAF. De plus Dassault et Safran pourront réutiliser les études effectuées sur le SCAF qui sont déjà payées.

      Donc aucun besoin de partenaires. Le SCAF est à 100 milliards initialement car cela compte un développement de tout à partir de zéro (pour que tout le monde bénéficie de la PI comme sur l’EF 2000) et un système avion/drones conçu pour exploser les records de coût unitaire afin d’assurer une rentabilité malgré 50 à 60 systèmes commandés par pays.

      Donc faire un équivalent du NGF en solo sera infiniment moins cher. Le F5 qui vise à faire ce que nous n’avons pas déjà dans les piliers 3 à 7 du SCAF est financé sans problème. Donc cela montre que c’est abordable pour nous de découpler: d’abord le F5 puis la cellule du nouvel avion avec son moteur et ses commandes de vol.

      Ce qui signifie aussi que notre 6G serait infiniment moins cher que ne l’aurait été le SCAF et peut être là bien plus tôt.

      « Du coup ne faudrait il pas un chasseur entrée de gamme » Là par contre hors de porté pour nous deux avions. Faire un 6G comme je le décris c’est parfaitement possible mais plus non.

      Sur le PA ce serait plutôt 30 avions et 30 drones inspirés du Neuron.

      • G dit :

        Le Rafale part d’une excellente base et je serais surpris que les parents du dernier pilote du dernier Rafale aient déjà leur bac.
        Il a le potentiel pour durer comme la famille F-15, sans même parler d’un « Super Rafale » qui serait certes reconçu en profondeur mais largement dé-risqué et moins coûteux que de repartir d’une feuille blanche, cf. les réussites des Super Hornet et Eagle II… Bref on a de quoi voir venir.
        Continuer à s’exciter sur ce « NGF » risque de simplement nous retarder dans le développement et l’expérimentation des 2 ou 3 UCAV à adjoindre au F5 selon les missions (dont un STOL qui permettrait de garder pas mal d’options ouvertes, tant pour l’aéronavale qui risque de compter ses catapultes sur les deux majeurs, que pour l’AAE qui appréciera de pouvoir opérer depuis un bout de nationale).

        • Mat49 dit :

          @G « Le Rafale part d’une excellente base et je serais surpris que les parents du dernier pilote du dernier Rafale aient déjà leur bac. » Peut être mais sa cellule est clairement datée et avec le F5 il arrive en bout de potentiel d’évolution.

          « Il a le potentiel pour durer comme la famille F-15 » Pas souhaitable avec l’évolution des cellules modernes.

          « Continuer à s’exciter sur ce « NGF » » Nous n’avons pas besoin d’un nouvel avion complet. Juste une cellule furtive, un moteur et ses commandes de vol, tout le reste dont le radar serait repris à l’identique du Rafale F5.

          • G dit :

            Sur ces deux points (absence d’urgence ; ne pas repartir d’une feuille blanche) nous sommes bien d’accord.

    • G dit :

      Les UCAV pourront « tourner » en l’air de manière décorrélée des Rafale -puis éventuellement des NGF s’ils voient le jour -et sans doute en nombre différent, il semble un peu tôt pour tenter d’arrêter ce genre de paramètre : à ce stade personne ne sait quels seront les appareils français dans 25 ans, ni sur quel(s) enventuel(s) porte-avions ils seront censés apponter…

  44. Canot major dit :

    Le 4 eme reich ( l’économique )à l’œuvre…il n’y a qu’à voir le résultat de la coopération à 50/50 des accords du début pour le char franco allemand…très vite fagocité par l’industrie germanique et le Bundestag..il y a eu des précédents avec le A400..les allemands voulaient des plus grandes participations du fait qu’ils avaient passé plus de commandes d’avions…une fois les accords passés ils ont baissé leur commande. L’affaire de l’évolution des tigres..récemment et également le projet d’avion de patrouille maritime..aucun projet franco allemand ne tient la route..et cela va empirer du fait qu’ils veulent être l’armée la plus puissante d’Europe, ( il y a du boulot…)

    • Gauleiters en tenue latex dit :

      Les industriels de l’armement allemands n’ont besoin d’aucun concurrent à pomper pour faire et vedre des chars, le projet MGCS était un attrape-couillon pour mieux pomper le savoir-faire français en matière d’aéronautique pour un avion de chasse que les all3nnont pas, même s’ils ont avalé AiRBUS.
      https://blablachars.blogspot.com/2026/02/la-fin-dun-totem-une-opportunite.html

      L’Allemagne veut régner sans partage sur l’Europe, mais n’oublie pas que cela n’est possible qu’en étant le mandataire des États-Unis d’Amérique.

      La mise à bas de la France, cnest leur projet.

  45. valerianf dit :

    Après le « Deutchland uber alles » bavarois, il faut cesser toute collaboration technique avec l’Allemagne.
    Lorsque que le Rafale a été développé, il n’y avait aucune vente à l’export et toutes les critiques le qualifiait de trop coûteux et trop sophistiqué. Avec le temps, son positionnement à changé.
    Que le France développe un digne successeur au Rafale.
    Et si un jour nos voisins acceptent que leurs avions communiquent avec l’avion français, alors il faudra développer un interface de communication. S’ils ont des F35, c’est même pas la peine d’y penser.
    La France est en Europe: comme l’Ukraine l’a montré, des avions pas trop lourds et demandeurs en maintenance sont nécessaires pour tenir la Russie en échec.
    Dassault peut le faire.
    Les seuls obstacles sont les choix présentiels, actuels et futurs.
    La France a historiquement besoin d’un budget militaire équivalent à celui de l’Allemagne.

  46. Pascal 06 dit :

    #antares78
    A travers votre commentaire, vous êtes dans le recit inverse : méchant français et gentils allemands ! En avez-vous conscience ?
    Que dire d’un chancelier allemand qui découvre le cahier des charges du SCAF, et qui indique l’incompatibilité après 9 ans, et l’impossibilité pour les allemands ? Ils connaissaient les attentes françaises dès le début (avion pour être utilisé sur un porte-avions et vecteur de la charge nucléaire entre autres), c’est vraiment une réaction grossière et qui résume l’état d’esprit des allemands dans ce dossier à savoir la mauvaise foi. Ce sont des éléments factuels et non des fantasmes ou chouinements.

  47. Mike dit :

    j aimerais voir en France le president de region, le patron du GIFAS , nos syndicats manifester comme en allemagne pour defendre notre emploi. …car au dela de toute consideration de souverainité chere à nos politiciens enarques « europeaniste » c est bien cela qui est en jeu…tout le r este est de la gesticulation a usage interieure
    .

  48. Jean-soutien dit :

    Die Deutschen raus!

  49. St-Jacques dit :

    Il faut arrêter de fantasmer avec l’Inde
    C’est un grand pays avec d’énormes besoins. En revanche en terme de capacité technique ils ne savent pas faire et n’ont rien démontré : le Tajas et cie n’a rien démontré puisque il faut s’acheter, encore et toujours, des nouveaux avions à l’étranger
    Tout au plus sont-ils capables – avec l’aide exterieure- de faire de l’assemblage local;
    Il n’y a aucune compétence pour le développement d’un chasseur de 6 génération (même de 5 !)

    • G dit :

      Je crois que l’idée avec l’Inde est moins d’aller chercher leurs compétences que leur argent et les benefices en volume d’un besoin réellement partagé :

      – un avion porteur de l’arme nucléaire et apte à prendre la succession du Rafale, tant à terre que sur leurs porte-avions (qui eux aussi font dans les 40 000t donc pas question de partir dans la folie des grandeurs) ;

      – une solution de catapultage pas forcément nouvelle mais plus abordable et moins risquée qu’une malheureuse paire d’emals américaines pour leurs futurs porte-avions. En partager les coûts de développement ne serait pas idiot.

      -> ils ont peut-être moins de compétences que les Allemands, mais peu ou prou le même cahier des charges que nous, et c’est peut-être là l’essentiel non ?

  50. Sharpei dit :

    Les questions qui se posent :
    Pourquoi les Allemands ont accepté un partenariat avec les Français pour un avion qui ne correspondait pas à leur souhait ?
    Pourquoi la France a accepté la participation de l’Espagne sans maintenir le partage 50% FR, 50%DE/ES ?
    Pourquoi tergiverser dans ce dossier alors que rien ne correspond aux attentes de chacun ?

    • Archer dit :

      Tout à fait d’accord. Les politiques aussi bien côté français et allemands ont eu tout faux.

  51. Thierry dit :

    Malgré les commentaires téléguidés sur nos politiques, je pense que notre exécutif manÅ“uvre bien plus efficacement que son homologue germanique. Le pouvoir est bien plus centralisé en France qu’en Allemagne. Merz est dépendant des aspirations de son parlement pour édicter une stratégie ce qui explique la girouette en matière de vision moyen long terme. Merz doit composer avec des parlementaires qui ne pensent qu’aux plans de charge des usines implantées sur leur territoire, d’où la multiplication des chaines de montage en sous-traitance de RheinMetall (sol, naval), qui ne posent aucun problème à l’Allemagne.
    Nos politiques sont tous sauf naïfs comme certains veulent le laisser entendre. Nous ne voyons que la posture officielle qui s’apparente à de la diplomatie ou de la comm. Les véritables discussions nous échappent et sont certainement bien moins emphatiques (il s’agit de vécu). Les industriels ou les syndicats n’ont pas besoin de mettre de forme pour s’exprimer car ils ne représentent qu’eux mêmes et leur parole est donc bien plus facile et directe.
    Afin de sortir par le haut, il serait plus judicieux de se mettre d’accord sur une architecture commune d’un cloud de combat pour l’ensemble des couches: sol, air, mer et espace. C’est à mes yeux la clé d’une indépendance stratégique de l’Europe vis à vis des USA.
    A bas niveau, des normes telles que STANAG ou celles des Liaisons 16 ont pu être mises en place garantissant que tous les armements occidentaux puissent être montés sur des pylônes respectant un cahier des charges ou que 2 avions puissent communiquer du data en standardisant le conteneur et le contenu.
    Définissons un cahier des charges de combat cloud et laissons les alliances industrielles ou nationales décider de ce qu’elles souhaitent concevoir ou construire, que la priorité soit opérationnelle (opérations navales et nucléaires) ou économique (plan de charge industriel), mais faire en sorte que tout ce qui intègre nos armées en Europe puisse échanger de manière souveraine, fluide et sécurisée (la cyber !!!) de la voix, de la vidéo, du data. Le vrai scandale du F35 en Europe n’est pas l’avion en lui-même mais son écosystème séduisant sur le papier (maintenance prédictive, real time monitoring…) mais terriblement permissif pour les clients vis à vis des USA. L’Europe est friande des normes: nous avons toutes nos chances d’y arriver.

  52. Vortex dit :

    Les paramètres initiaux, tels que décrits dans l’article, ainsi que les concessions faites par la France, font fermer leur grande g***** à tous les francophobes et autres anti-Dassault, dont, évidemment « l’expert professionnel autoproclamé » de ce site, l’inénarrable NRJ !
    Ceux-ci qui affirment, toute honte bue, que c’est les Français qui ne respectent pas les accords, que c’est Dassault qui veut tout pour sa pomme !…
    On voit bien aujourd’hui que la réalité est bien loin des affirmations de ces piliers de comptoir . Leur décridibilisation est totale !
    (Qu’est-ce qu’on se marre quand même sur ce sujet du SCAF ! On va s’ennuyer quand il sera officiellement abandonné ! 🙂 )

  53. Rogger dit :

    bonjour. bon la bonne question est de savoir qui vas payer la facture de développement la société Airbus ou le gouvernement allemand…
    Maintenant que l’ons est d’accord pour deux avions différents avec des composantes communs.
    ils semblerait que cela ne convient pas …
    Donc l’objectif n’est ils pas d’arrêtet toute coopération de développement communs ?
    Ons est en droit de se poser des questions… qui est derrière cela et qui tire les ficelles…
    Maintenant IG metal ce syndicat majoritaire en Allemagne ne devrait pas faire de la politique… mais s’occuper des intérêts des travailleurs allemands et de sont peuples…
    Dans tous les cas. une coopération commune de développement est dans l’intérêt économique de nos deux nations. l’équipement d’avions de 6ème génération dans nos armées ne pourra que renforcer nos armées…

  54. VinceToto dit :

    Il faut comprendre qu’avec leur industrie qui s’effondre lentement, cela va être bientôt pire: ils veulent plein de pognon rapidement. Quant à l’espoir raconté par l’AfD de pouvoir retrouver le gaz et les ressources russes pour faire redémarrer l’économie allemande, tant qu’il y aura l’UE et l’OTAN, que l’Allemagne sera dedans c’est fortement improbable.

  55. benoit dit :

    Il y a clairement un rapprochement Germano-US…
    Les actions des industriels Allemands sont clairement à regarder sous ce prisme.

    Ce qui me surprend toujours c’est que Airbus à l’origine c’était le symbole de la réussite européenne avec une jolie part française disons même des fleurons.

    Et maintenant Airbus c’est le symbole du pire en matière de gestion… Les Allemands n’y sont pas pour rien.

    Sinon pour ceux qui pense que les Allemands sont tout puissant, leur économie est actuellement durement touchée. Ceci explique aussi beaucoup de choses.
    Après je ne comprends pas trop ce bras de fer absolu sur le SCAF-NGF ? Sachant qu’on ne sait même pas ce qu’il en est vraiment du futur de l’aéronef piloté…

    Quand on voit la guerre moderne la domination aérienne fait tout, la perdre c’est s’enliser donc le Allemands font un caca nerveux mais pourquoi ? PArce qu’ils sont faibles ? ou parce qu’ils sont simplement les proxys des US ?

    La question à se poser c’est pourquoi les Allemands ont fait intentionnellement échouer toutes les collaborations stratégiques pour le France ? MGCS Maws Tigre3 Eurodrone et j’en passe…

    ET pourquoi les politiques Français continuent à se comporter comme des larbins ? Macron en tête.

  56. Marty dit :

    Pendant ce temps là, au royaume brexit, les sujets du Roi Babar délaisses bières tiède et fish and chips pour ein bitter und schnitzel.
    https://news.sky.com/story/tomorrows-newspaper-front-pages-12427754
    Voir la page du tabloïd The Star.

  57. Poil à gratter dit :

    Cela prouve bien qu’Airbus est devenue allemand. Une voie que Dassault ne veut pas emprunter. L’avenir de Dassault est du côté de l’Inde et de ses excellents ingénieurs . Quant à nous, les maths sont devenues une option au lycée. Bisounours, nous sommes.

  58. Trent dit :

    IG Metall défend les intérêts des travailleurs allemands.
    Ils veulent du pognon pour faire un avion qui ne leur servira à rien. Mais ça ce n’est pas grave.
    L’important est qu’il y ait du travail car l’industrie automobile va être coulé par la Chine car cette même Allemagne refuse de serrer la vis sur la Chine

  59. Posteur dit :

    Assez drôle, mais juste sous l’article, il y avait celui-ci qui s’était mis en première position comme pour … rappeler quelque chose ?

    https://www.opex360.com/2022/06/23/au-salon-aeronautique-de-berlin-le-chalet-dedie-au-scaf-fait-limpasse-sur-dassault-thales-et-indra/

    Et on y voit clairement qu’Airbus et l’Allemagne avaient déjà éclipsé leur partenaire espagnol et français à l’époque pour leur programme NGWS censé remplacer les Tornado.

    Ils n’ont gardé que ceux qui pouvaient vraiment les aider, soit MBDA et Safran (Eumet), car ils n’avaient pas les capacités suffisantes (MBDA) ou ne les avaient tout simplement pas (Safran) pour leur appareil.

    En bref, à peine après le début et pour ceux qui n’auraient toujours pas compris (ou feraient exprès de ne rien comprendre et blablatent pour rien), les Allemands n’avaient jamais eu l’intention de collaborer avec les Français ou les Espagnols (des supports de table pour ces derniers).

    Tout ce cirque, c’était un attrape-nigaud, une pièce de théâtre pour faire porter le chapeau à leurs partenaires et donner un faux semblant de coopération, pour dire « on a essayé mais les autres ne veulent pas donc on fait seul » pour faire porter le chapeau et passer la pilule.

    C’est pareil pour les Suédois, ils servent juste de faire-valoir et leur relation va se briser encore plus vite avec Airbus qu’avec Dassault vu qu’il y a moins de temps à perdre et que l’échéance pour l’appareil approche.

    Donc, même si on cédait du terrain, les Allemands trouveraient un moyen pour rompre la coopération avec les Français, c’est une pure perte de temps depuis le départ et Macron devrait aller consulter un psychologue, un ophtalmo et un ORL, la sainte trinité qui le sortira de sa cécité multiple dans laquelle il se cache et ne veut pas sortir.

    Ce mec est un pure idéologue fanatique complètement inutile à la France, c’est dire si F. Hollande (avec le SMV) a plus fait pour le pays que ce guignol pour lequel une partie des gens a voté car ils ont vu « qu’il s’y connaissait en économie ».

    Ah sinon, ça parle de l’Italie et du Japon, voire de la Suède, mais tout le monde semble avoir oublié que l’Arabie saoudite est toujours sur le banc à attendre et ça ne serait pas improbable que l’Allemagne s’allie avec elle pour se faire « financer » les surplus que coûtera un développement de A à Z d’un appareil.

    Car, contrairement aux idées reçues, les finances de l’Allemagne sont « discutables »… C’est bien d’être « sérieux financièrement », mais quand on tient à ses sous, on n’a pas forcément envie de les dépenser, donc se cacher derrière une soi-disant rigueur budgétaire si ce n’est pas pour utiliser ses deniers économisés et « gagner » grâce à quelques magouilles sur l’UE (l’énergie par exemple), ça ne sert à rien de s’en vanter pour peser sur ces programmes en coopération, ça revient au même qu’être un partenaire « intermédiaire » qui n’a pas de faire-valoir industriel comme l’Espagne, ça vaut ce que ça vaut…

    On l’a déjà vu avec les 100 milliards que le voisin germain a déployés : ils ont surtout servi à remettre à niveau l’armée allemande qui était à la traîne. Ça fait l’effet « Waouh » sur le coup mais ça ne veut absolument pas dire que ça sera maintenu ou tenable à terme et qu’il n’y aura pas de baisse à venir qui rabattra les cartes.

    L’Allemagne est comme Picsou, elle parle (agit aussi) de rigueur budgétaire, d’économie et d’une bonne santé financière, mais ensuite, elle refuse de dépenser si elle n’a pas le maximum de retour derrière, elle sait très bien au fond que ce n’est pas envisageable, pas sérieux et que ça lui coûterait au final plus cher de tout développer elle-même (dans le cas du SCAF) que de coopérer car elle part de presque 0 mais elle essaye quand même pour voir ou elle peut aller.

    L’argument financier est un faux argument, je peux très bien dire que la France peut se permettre le SCAF toute seule, c’est totalement possible, on est à 3000 M de dettes, ça change quoi, 50 ou 100 milliards de plus ? On s’endette déjà chaque année pour financer des structures publiques qui ne font que monter en coût, qu’est-ce qui empêche un endettement supplémentaire ?

    Rien à part de la morale et de l’idéologie et bizarrement, aucune réponse sérieuse pour contrer cet argument car il ne va pas dans le sens de ceux qui sont contre ça, à savoir prôner le SCAF comme objet d’idéologie et de géopolitique à l’échelle européenne, inenvisageable à concevoir seul car… ben, « c’est pas bien de le faire seul », c’est le seul argument qui est relevé et qui revient constamment mais qui se cache derrière des implications argumentaires de « rigueur budgétaire et de finance ».

    Et pour pousser le bouchon, parler de faillite est totalement ridicule dans ce genre de situation car ce n’est pas le SCAF qui va y précipiter la France, mais d’autres choses, et même si la France fait faillite, tout le monde va prendre cher en Europe, et un peu tout le monde.

    Un pays qui importe plus que ce qu’il exporte, ça fait de la casse dans les finances de certains pays et un trou dans le budget européen. La France deviendra en plus un pays qu’il faudra alimenter financièrement, imaginez un peu les pauvres Allemands qui vont chialer en voyant les chiffres s’aligner, inconcevable, la solidarité européenne, mais seulement quand ça les arrangera, et il n’y aura pas que eux que ça va faire chier.

    Ça fait longtemps que la dette n’est plus un argumentaire viable pour faire pression quand tout le monde s’endette et joue avec ça et dépasse des sommes totalement astronomiques (cas de l’Oncle Sam), tout le monde vit à crédit et dépasse même les intérêts à rembourser pour ne pas dire qu’ils sont incapables ou mettront un temps phénoménal à tout rembourser et même ceux qui prêtent n’ont même pas les finances qu’ils prêtent, ce sont des chiffres alignés sur des Excel et d’autres logiciels qui ne veulent plus rien dire et ne représentent plus rien, on se fait de l’argent sur les intérêts de l’argent qu’on a prêté qui ne nous appartient même pas et les ressources encore exploitables dans le monde, ne permettront pas de rembourser la dette de tout les pays.

    ——

    Bref, faux débat et la situation est inutilement compliquée par des stupidités politiciennes. Vivement que ça prenne fin rapidement et, pour ne pas citer d’autres compères plus haut, ça devient soulant de lire chaque semaine un énième copié-collé sur le SCAF où on apprend presque rien à part les crises de nerfs d’un patron d’entreprise, qu’il soit allemand ou français, ce dont on se fout bien car il n’y a pas que eux que ça énerve, cette situation inutilement entretenue par quelques-uns.

  60. lecoq dit :

    faut juste garder une interface commune, pour accéder au meme info sur LES clouds Britaniques, Allemands/USA, et Francais … pouvoir interconnecter les différents effecteurs ET :
    – Continuer le F5 avec son propre cloud
    – Avancer sur l’UCAV issu du neuron
    – Avancer sur les effecteurs MBDA

    Et poursuivre les travaux du NGF en interne pour sortir un NGF de 6eme génération vers 2035/2040 …

    Les Clients catpifs suivront sans soucis

    Les Allemands seront au mieux morts né sur leur daube ou auront droit à un strapontin avec les anglais (tu payes et tu achètes … tu auras un peu de prod mais surtout tu fais pas chier)

    Les Suédois suivront leur proppre chemin et ce sera tres bien

    Les USA apres avoir siphoné les budgets européens mettront l’accent sur leur chimere F47, et abandonneront le developpement du F35 … qui poursuivra sa vie en tant que dinde hors de prix, mais avion exporté en masse … mais sans avenir …

    Les turcs, dans 35 ans auront un bel avion, les Koréens, dans 20 ans, les Indiens dans 10 ans, auront des développements intéressants avec la France …

    PS: j’ai oublié Safran, jouer double jeu avec EUmet (ou un truc comme ca), pour bouffer au ratelier des Teutons et siphoner leur budget, mais en developpant avant tout le M88-Trex et la suite … Avant tout

    Si ce sont des stratéges c’est le plan, sinon ce sont des branques …

    BREF

  61. Myshl dit :

    Ah ben oui mais là ça le fait pas,
    y’a comme de la concurrence déloyale, du trust voire du cartel.
    L’industrie allemande flanquée de syndicats dévoués s’en va pressurer le chancelier…
    Ben il va chanceler le chancelier.
    Un peu comme si en France la CGT, la CFDT, FO, la CFTC s’en venaient, avec la bénédiction de LFI, expliquer au locataire de l’Elysée que:
    « Bouge toi le cul un peu! ».

  62. Chill dit :

    NRJ, ou es tu ? aide nous viiiite….

  63. Patrico dit :

    Titre . »SCAF : Airbus et le syndicat IG Metall mettent la pression sur le chancelier Merz pour rompre avec Dassault Aviation »
    je lis ce titre presque tous les jours sur d autres sites et médias !! Et je me dit à chaque fois , mais qu es ce qu ils attendent !!! Dassault a du boulot , d un côté à construire et livrer ses commandes ce qui est déjà un sacré challenge pour notre fleuron National de niveaux Mondial , extrêmement jalousé ! soyons certains et, j espère qu’ il a déjà d abord sur ses tréteaux des drones novateurs dignes de la Maison! Et, que son SCAF à lui il a bien sûr sous les mains expertes de ses Ingénieurs et techniciens hors pairs quasi prêts !!! E.T ne lachez rien le Père fondateur on le connais dans la famille, il vous regarde!!
    Merci Thank you merci à vous et à Tous

  64. Jacques dit :

    En voyant le titre je me suis demandé si j’allais trouver le fameux adjectif « puissant » devant syndicat ig metall dans l’article comme à l’accoutumée et ça n’a pas loupé.

    Cette formule est l’équivalent du « Géant » utilisé pour des amazon, carrefour, etc. Les syndicats allemands étant plus influents la formule paraît étrange pour un français mais ça fait sens pour une syndicat de plus de 2,2M d’adhérents (3x la CGT). Il ferait bon que la presse française précise de temps en temps pourquoi elle qualifie ce syndicat de puissant pour ne pas sembler être coller une étiquette gratuitement.

  65. Jym dit :

    Airbus a déjà le lead du cloud et drones. On n’entends pas Dassault pleurer dessus. Reste l’avion où Airbus a l’arrogance de se croire plus compétent.

  66. THEVENON dit :

    Cet ancien pilote de l’ARC et pilote d’essai canadien d’avion de 5ème génération conseille vivement en fin de vidéo de faire le SCAF, car dit-il :  » l’important aussi est de ramener les pilotes vivants ! »

    https://www.youtube.com/watch?v=KdHBZNE414U

    • Momo dit :

      » l’important aussi est de ramener les pilotes vivants ! »

      Quelle brillante analyse!
      Personne n’y avait pensé, il devrait être décoré pour cette révélation.
      Et cela apporte enfin l’argument imparable pour faire le SCAG parce-que sans les allemands nos pilotes risqueraient sans doute de ne pas rentrer.
      Contrairement à l’avion?

  67. Berlin, le mandataire des États-Unis d'Amérique en Europe dit :

    L’Allemagne achètera des avions américains car AIRBUS est incapable de fabriquer un avion de chasse.