Le ministère des Armées cherche à se doter de la capacité à analyser les flux vidéos grâce à l’intelligence artificielle

En décembre dernier, la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI] a reconduit pour trois ans de plus le contrat qu’elle avait notifié à l’entreprise américaine Palantir afin de disposer de solutions d’intelligence artificielle dédiées au traitement de gros volumes de données [big data].
Rien qu’au regard du «cloud act», qui permet le transfert de données vers les États-Unis, la reconduction de ce marché à une société américaine n’a pu susciter que des interrogations, malgré les garanties données par Palantir.
«Ce renouvellement intervient à un moment où les enjeux de sécurité nationale exigent des capacités technologiques robustes et évolutives, répondant aux normes les plus élevées en matière de confidentialité et de gouvernance des données. Le périmètre de l’engagement de Palantir demeure strictement défini et conforme aux exigences opérationnelles et réglementaires fixées par les autorités françaises», a en effet assuré l’entreprise.
De son côté, la DGSI a expliqué que la décision de recourir à nouveau aux services de Palantir avait été prise «dans l’attente du déploiement d’un nouvel outil souverain», dont elle cherche à se doter depuis… plus de sept ans.
Cependant, en novembre 2024, le service de renseignement intérieur a retenu l’entreprise française ChapsVision pour développer le système OTDH [Outil de traitement des données hétérogènes], censé remplacer celui actuellement fourni par Palantir… pas avant 2027, selon la lettre spécialisée Intelligence Online.
Quoi qu’il en soit, d’autres entreprises françaises spécialistes de l’intelligence artificielle s’intéressent au marché de la sécurité ainsi qu’à celui de la défense.
Ainsi, pendant un temps, il fut beaucoup question de Preligens. Grâce à ses algorithmes permettant de repérer automatiquement des équipements militaires et d’identifier des mouvements inhabituels sur des sites d’intérêt, cette «jeune pousse», rachetée depuis par Safran, avait en effet obtenu le marché TORNADE [Traitement optique radar par neurones artificiels via détecteur], passé au bénéfice de la Direction du renseignement militaire [DRM], du Commandement des opérations spéciales [COS] et du Commandement de la cyberdéfense [COMCYBER].
Plus récemment, dans un tout autre registre, la «licorne» française Mistral AI, spécialiste de l’IA générative, a signé un accord-cadre pour mettre ses logiciels et ses solutions à la disposition du ministère des Armées, «sous le pilotage de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense» [AMIAD], qui se montre particulièrement active en ce début d’année.
En effet, après avoir annoncé la création du LAboratoire Robotique et IA de Défense [LARIAD] conjointement avec l’École nationale supérieure de techniques avancées [ENSTA, sous tutelle de la DGA], l’AMIAD a fait part de son grand intérêt pour les algorithmes d’IA développés par Orasio, une entreprise qui, créée en 2025, a déjà levé 16 millions d’euros auprès d’investisseurs pour assurer son développement.
«L’AMIAD a réceptionné des solutions d’image par IA de la start-up Orasio, spécialisée dans l’IA appliquée à la vidéo. Ces solutions seront expérimentées au service des forces armées françaises afin de renforcer l’exploitation rapide, fiable et sécurisée des données vidéos critiques en environnement opérationnel», a expliqué l’agence du ministère des Armées.
Et d’ajouter : «Ces expérimentations s’inscrivent dans la mission de l’AMIAD d’identifier, évaluer et déployer les technologies d’intelligence artificielle les plus pertinentes pour les armées françaises, qu’elles soient développées en interne ou issues du tissu industriel.»
L’une des solutions proposées par Orasio permet en effet d’analyser, en temps réel ou en différé, des flux vidéos afin de détecter des «événements» particuliers.
«Nos modèles d’IA sont entraînés à détecter et à interpréter des scènes complexes où les approches traditionnelles échouent. Nous utilisons des architectures de pointe, capables de combiner image et langage, pour offrir une compréhension détaillée des situations», fait valoir l’entreprise.
Via le réseau social LinkedIn, celle-ci souligne que la «confiance» que lui accorde l’AMIAD «illustre une réalité nouvelle», à savoir que «pour développer des capacités critiques, nos armées ne sont plus limitées à quelques industriels historiques établis». Et d’y voir une marque de «reconnaissance forte» de sa «capacité à répondre aux besoins de nos armées rapidement.»





Palantir est américain, tiens c’est comme IBM France qui travaille pour le ministère des armées françaises, c’est autorisé, mais pour les Allemands c’est interdit .
Palantir, c’est en attendant la solution souveraine prévue pour l’an prochain .
Et IBM, ce n’est en aucun cas pour des solutions opérationnelles.
Tout l’inverse de l’Allemagne, quoi…
Continue à pleurnicher.
La solution « souveraine » virtuelle, prévue pour « plus tard » c’est avec des microprocesseurs « souverains » produits pour « plus tard » et avec des logiciels « souverains » prévus pour « plus « tard » ?
Jean Luc ne pleurniche pas, il constate. C’est peut être vous qui rêvez tout éveillé ?
Analysez les flux vidéos grâce à l’IA, pardon de le dire, c’est déjà opérationnel en Chine et en Israël entre autres. Encore une capacité pour « plus tard » que les autres ont déjà .
Mais c’est vrai les autres nous « copient »…
Coué était français…
Toujours dans la catégorie « désillusions », la « Dinde » (sic), « grosse daube inopérationnelle » (dixit) est au dessus de Téhéran…
Euuuh… non, depuis cette nuit, c’est du Tomahawk qui est au dessus de Téhéran…
Et même : la Dinde s’est promenée en toute sécurité au dessus de l’Iran il y a quelques mois, les quelques SAM existants étant détruits par le Mossad, infiltré au sol.
Et si après la vague de missiles d’aujourd’hui la Dinde se risque de nouveau dans le ciel iranien, ce sera sans aucune opposition…
A vaincre sans péril …. tu connais la suite, la Licorne !
Continue à faire la grenouille qui se veut plus grosse que le bÅ“uf…
Tu ouvres quand même beaucoup ta grande gueule, quand on voit comment vous vous êtes faits retourner par quelques parapentistes palestiniens, hein
Elle sera bien protégée au moins cette base de données de cibles, pas comme les données médicales de 15 millions de français en libre service ?
Ah le tout numérique ( avec sa fracture..) imposé par l’Etat incapable, incompétent pour contrôler: le Ministère de l’Intérieur et celui des Finances ont été piratés, comme la Fédération de la Chasse, la fédération du tir sportif, du volley-ball, des mairies, des hôpitaux…
Cela dure depuis plusieurs années.
Résultat ? Rien, de pire en pire chaque jour au bénéfice des truands du dark-net.
Il y a longtemps que sur les sites spécialisés, des gens compétents dénoncent la vulnérabilté des base de données en France.
Tout a été privatisé, et l’Etat est incapable de surveiller de près ce que font ses prestataires. Parce qu’il ne faut pas rêver : le désordre qui s’est installé partout dans notre société (insécurité, désinvolture, culte de la glandouille et des 35 heures …), on le retrouve aussi, évidemment, dans le secteur de la gestion des données informatiques.
Lorsqu’on choisi une entreprise privée, c’est souvent la moins chère qui est désignée. Ça n’est donc pas forcément la meilleure…J’ai bien peur qu’il faille s’habituer aux incontinences de notre défense informatique et des réseaux.
Petite question : « l’entraînement de l’IA » a lieu où ?
Car il y a des pays pas chers qui proposent ce service où nos « compétiteurs » y sont très bien implantés: au hasard, Madagascar.
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/03/a-madagascar-la-precarite-des-petites-mains-travailleuses-de-l-ia_6660403_3234.html
L’analyste français est rare et trop cher…
Les cas d’usage étant confidentiels, je ne pense pas qu’on puisse filer l’entrainement de l’IA à des analystes recrutés sans criblage. Par ailleurs, je ne sais pas si les algorithmes dont on parle s’entrainent via un processus d’annotation de masse par des humains.
De l’IA qui entraine de l’IA, c’est déjà en cours, et les données (les fichiers vidéos) proviennent peut-être d’Ukraine.
En 4 ans de guerre, les Ukrainiens ont accumulé une multitude de données, qui sont accessibles à l’analyse par des algorithmes, et qui représente un véritable trésor de guerre numérique. L’idée, si vous voulez y avoir accès, c’est d’expérimenter là -bas votre solution d’IA en le fournissant aux Ukrainiens. Vous aurez du flux de données toutes neuves autant que vous voulez, et même du stock. Le bonheur complet pour une IA qui ne demande qu’à se goinfrer de données produites en masse et constamment renouvelées.
J’ai cru comprendre qu’Orasio a fourni des solutions aux Ukrainiens. Donc, c’est vers l’Ukraine qu’il faudrait regarder, plutôt que vers Madagascar, je pense.
Certains appellent ça la chance, d’autres le talent.
Nous avons eu de la visite:
https://la1ere.franceinfo.fr/reunion/cooperation-france-madagascar-accords-economiques-et-militaires-1675575.html
Quel sens de l’à -propos dans un monde où règne l’a-paix…
https://legrandcontinent.eu/fr/2022/02/18/lere-de-la-paix/
Ça me fait penser aux 30 glorieuses, ou pas un jour sans une nouveauté. L’heure de l’IA vient de sonner, tout ne sera pas bon, mais avec ça, l’humanité va faire quelques pas de géants… car toutes ces nouveautés ne sont pas exclusivement réservées aux armées… les sciences, les soins, l’espace et tout plein d’autre choses vont avancer beaucoup plus vite.
Et l’homme va cesser de devoir réfléchir et apprendre, ce qui le conduira en trois générations à une médiocrité crasse.
Sans compter quelques effets imprévus apparemment
https://www.letemps.ch/cyber/intelligence-artificielle/tres-loin-des-promesses-l-intelligence-artificielle-est-accusee-d-augmenter-la-charge-de-travail-le-stress-et-le-risque-de-burn-out-en-entreprise?srsltid=AfmBOopgIKn4Q5BHqhIHFsiQccLcO5IjGIn2hAHJivd0HR_Q6TcHQUab
« Mouais…….
La médiocrité assez crasse est déjà là . Et depuis un bon moment!
Il n’empêche que certains se sortent les doigts, et cherchent, puis trouvent, des algorithmes d’intelligence artificielle, qui, quoi que vous en pensiez, vont faire avancer l’humanité, dans divers domaines, voire même la propulser dans la galaxie…. À commencer par la colonisation de la lune. Parce que ne vous leurré pas, ce sont des algorithmes d’IA qui géreront tout le bazar d’une implantation lunaire durable.
Même si l’homme est de plus en plus con, et non instruit. On va tout droit vers des temps IA… et même si on sait qu’on en reviendra pour certaines choses, c’est vers ça qu’on va d’abord!
Et j’oubliais, on va très vite en arriver à la surveillance de grandes bases, grands ensembles commerciaux, etc, par une IA, qui avertira de quelque chose qui ne va pas, un gars qui prendra la décision d’intervenir ou pas… mais fini les pièces pleines d’écrans de contrôle qu’il ne faut pas quitter des yeux… ces joujoux vont bouffer le boulot d’un tas de
« surveillants » d’écrans de contrôle, et en plus, elles seront beaucoup plus efficaces, parce que leur attention ne se relâchera jamais.
S’il n’y avait que ceux-là à perdre leur travail.
La plupart des professions du tertiaire et une bonne partie de celles du secondaire disparaîtront.
Est-ce qu’on va demander à Orasio de faire de la vidéosurveillance de base militaire ? Peut-être, vu que c’est la niche de départ de la start up.
Mais, plus globalement, comme on a multiplié le nombre des caméras avec la généralisation des drones FPV, et qu’on a déjà des capteurs optiques performants dans les boules optroniques en tout genre, on a énormément de vidéos de situations de combat à analyser, et la mine d’or est là , je pense.
Et puis, il y a l’utilisation de la vidéo comme outil de sûreté : vous ne filmez plus des foules ou des véhicules, à la recherche d’un terroriste ou d’un automobiliste qui n’a pas sa vignette crit’air, mais vous filmez une installation industrielle, mettons, et vous traquez le petit nuage de vapeur qui s’échappe d’une canalisation et qui annonce la grosse fuite qui va provoquer la catastrophe, par exemple.
Vu que l’armée exploite des infrastructures présentant des risques assimilables à des risques industriels, les solutions d’analyse vidéo par IA peuvent l’intéresser aussi de ce point de vue. Enfin, j’imagine.
Par exemple : un militaire commet une erreur de manipulation lors de l’installation d’une bombe sous la voilure d’un avion, et tel qu’il est parti, il va se faire écraser par la bombe qui va lui tomber dessus dans quelques secondes. Mettons qu’une caméra filme la scène et que le flux soit analysé par une IA entrainée à détecter les erreurs de manip et que ça permette la diffusion d’une alerte, juste avant l’accident. Ca peut être très utile.
Je profite du retour d’un sujet évoquant l’ENSTA pour faire, sans être trop HS, une réponse à GotoRaptor suite à l’échange suivant :
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Gamberge 20 février 2026 à 21:17
« 2200 élèves ingénieurs…
Cela ferait des promotions de 730 élèves, ce qui paraît beaucoup, non ?
À moins que ce ne soit une école avec prépa intégrée ? »
GotoRaptor 21 février 2026 à 2:01
« Euh, une formation d’ingénieur dure 5 ans non ? 2 ans pour l’enseignement des bases et 3 ans de spé. Ça te donne 2200 / 5 = 440 par promo à priori ? »
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C’est à peu près ce que je disais.
Une formation d’ingénieur est bac + 5. Mais les deux premières années sont généralement faites en classes préparatoires (dans les lycées, après le bac) et les trois dernières seulement en école après admission sur concours.
Il existe cependant des écoles dites « à prépa intégrée », dans lesquelles la phase « prépa » et la phase « école » sont réalisées au sein de l’école.
Donc soit l’ENSTA est une école « classique » en trois ans et les promos y sont très importantes (730 élèves), soit c’est une école à prépa intégrée (avec des promos de l’ordre de 440 élèves, en additionnant les préparationnaires et les élèves ingénieurs).
Google étant notre ami à tous, j’ai fait quelques recherches d’où il est ressorti que ce ne serait PAS une école à prépa intégrée.
La fusion récente (actée en 2025, effective à la rentrée 2026) entre ENSTA Paris et ENSTA Bretagne brouille un peu les chiffres, mais il semblerait que l’ENSTA Paris sorte environ 250 ingénieurs par an et l’ENSTA Bretagne environ 180.
Soit un total de 430, ce qui est cohérent avec le nombre de 440 par promo évoqué plus haut, soit un effectif pour les 3 ans d’école d’environ 1300 élèves ingénieurs.
Nous avons donc un gros écart avec les 2200 élèves ingénieurs évoqués dans le précédent article de Laurent Lagneau.
D’où sortent donc ces 900 personnes surnuméraires ?
Même en comptant les doctorants (144 à Paris + 116 à Brest = 260), on n’arrive qu’à un effectif total de moins de 1600 élèves.
Il en manque donc encore plus de 600 pour faire un total de 2200.
Donc, soit il y a à l’ENSTA d’autres formations à côté des ingénieurs et des docteurs (lesquelles ?), soit mes sources sont inexactes (ou je les ai mal interprérées), soit le chiffre de « 2200 élèves » est faux.
Il doit bien y avoir parmi les lecteurs de ce blog quelques personnes idéalement placées pour expliquer cet écart dans les chiffres. D’avance, merci à eux.
Ce n’est pas Laurent Lagneau qui a inventé ce nombre de 2 200. Il figure en bas de page sur fond bleu sur le site de l’Ecole de Brest. Vous devez, comme d’autres, être d’un temps où dans une Grande École il ne devait exister qu’un seul type d’élèves et quelques cas particuliers, comme les étudiants étrangers encore très minoritaires. De nos jours il y en a bien plus, retournez sur Google et vous trouverez par exemple sur le site l’Etudiant, d’autres formations, complémentaires d’autres diplômes, ou en alternance comme c’est la tendance actuelle. Il peut bien exister aujourd’hui 10 sortes d’étudiants ou élèves ou stagiaires ou doctorants dans une École ! Et aussi des diplômes d’ingénieurs délivrés à 45 ans, comme un doctorat en droit attribué récemment à un octogénaire… On est en France, on ne regarde pas à la dépense.
80 ans, c’est pour le plaisir de montrer qu’on n’est pas encore gâteux. 45 ans, c’est l’aboutissement d’un parcours professionnel qui allie la theorie a la pratique. Et ça reserve des surprises a ceux qui n’ont pas les deux, parfois même aux enseignants
« Qui allie la théorie à la pratique » dans ce cas c’est ce qu’on appelait autrefois de la promotion interne, et c’est vraiment très bien. Mais de nos jours, il y a beaucoup de réorientation pour des gens ayant interrompu leurs études, pour courir le monde, ou être moniteur de ski par exemple !… J’ai des exemples tout proche dans ma famille ; c’est bien pour eux, mais c’est le contribuable qui paye. J’ai cité le doctorat en droit d’un notaire retraité pour l’anecdote, il avait hésité entre reprendre une étude ou enseigner le droit.
La guerre, c’est toujours dégueulasse.
C’était 14-18 qui est considérée comme la première guerre « industrialisée », 39-45 comme la boucherie mondialisée ultime et avec l’intelligence artificielle qui facilite la boucherie humaine c’est « l’évolution » comme celle qui concerne la société toute entière qui sera chamboulée si l’on ecoute Peter Thiel et ses copains.
Les israéliens ont montré que l’IA est employée dans le domaine militaire :
https://usbeketrica.com/fr/article/surveillance-et-execution-de-civils-comment-israel-utilise-l-ia-pour-cibler-gaza
La prochaine étape sera donc de lui confier la dissuasion nucléaire ?
Dans toutes les simulations où l’IA possède le bouton atomique, cela appuie à tous les coups.
https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/guerre-futur-95-simulations-ia-choisi-arme-nucleaire-moindre-hesitation-131743/
En Iran, Ali Khamenei alias « le boucher de Téhéran » ( ce n’est hélas ni usurpé, ni un surnom de star du catch) a été tué.
Tous comprennent le message:
https://www.lefigaro.fr/international/apres-la-mort-d-ali-khamenei-tue-par-les-frappes-en-iran-vladimir-poutine-denonce-une-violation-cynique-de-la-morale-et-du-droit-international-20260301
Efficace !
Quand à savoir si Israël aurait pu faire autrement, facile 3dire a posteriori…
https://www.areion24.news/2025/12/19/les-israeliens-pouvaient-ils-faire-autrement-a-gaza/
@vortex voici ma réponse
IBM Sovereign Core (lancement prévu début 2026).
Voici un résumé de la manière dont IBM rend possible l’absence d’ITAR :
Souveraineté opérationnelle : Le client ou un partenaire local (par exemple, en Allemagne) conservant le contrôle total des opérations et de la gestion des clés, l’accès des autorités américaines ou d’IBM USA est impossible, tant sur le plan technique que juridique.
Absence de dépendance vis-à -vis des États-Unis pour les opérations : Les solutions sont conçues pour fonctionner de manière isolée (sans réseau physique) ou dans des environnements locaux isolés. Cela signifie : aucune mise à jour ni accès administratif susceptible d’être soumis aux réglementations américaines sur le contrôle des exportations (telles que l’ITAR).
Base open source : L’architecture, basée sur Red Hat OpenShift, repose sur un code source ouvert, ce qui réduit considérablement la dépendance aux logiciels propriétaires contrôlés par les États-Unis.
Priorité au secteur public : Ces offres sont spécifiquement destinées aux forces armées allemandes, aux agences gouvernementales et à l’industrie de défense allemande afin de renforcer l’autonomie européenne en matière de défense sans dépendre des licences américaines.
Important : Alors que les produits IBM américains sont souvent soumis à la réglementation ITAR, la plateforme Sovereign en Allemagne est explicitement conçue pour fournir une solution « nationale » ou européenne exempte de ces restrictions américaines.
Voilá pour IBM deutchland en clair la filialle frabrique maison made in germany
IBM Sovereign Core
est une plateforme logicielle conçue pour permettre aux entreprises et gouvernements de déployer des environnements souverains prêts pour l’intelligence artificielle. Annoncée en janvier 2026, elle vise à répondre aux exigences croissantes en matière de souveraineté numérique et de conformité réglementaire.
Calendrier de lancement
Février 2026 : Disponibilité en Tech Preview (version d’essai technique).
Mi-2026 : Disponibilité générale (GA) prévue avec des fonctionnalités étendues.
Caractéristiques principales
Contrôle Opérationnel Total : Contrairement aux solutions cloud classiques, le client opère lui-même son plan de contrôle. IBM n’intervient pas dans la gestion quotidienne, garantissant qu’aucune autorité administrative ne passe par des prestataires hors de la juridiction choisie.
Gestion Locale des Identités et Clés : Toutes les authentifications, autorisations et clés de chiffrement restent à l’intérieur des frontières juridiques sous le contrôle exclusif du client.
IA Souveraine : Permet l’inférence de modèles d’IA et l’utilisation de clusters GPU locaux sans exporter de données vers des fournisseurs tiers.
Conformité Continue : Génère automatiquement des preuves d’audit et des données de télémétrie stockées dans la zone souveraine pour prouver le respect des réglementations locales (comme le RGPD en Europe).
Fondation Open Source : Construit sur les technologies Red Hat OpenShift, offrant une flexibilité de déploiement sur site (on-premise), dans des clouds régionaux ou via des partenaires.
Partenariats et Déploiement en Europe
L’Europe est la région prioritaire pour le déploiement initial d’IBM Sovereign Core. IBM collabore avec des partenaires locaux pour assurer ce contrôle opérationnel :
les Allemands veulent leur indépendance nationale
« les Allemands veulent leur indépendance nationale »
Si c’est vraiment vrai, alors ils peuvent enlever le « I » de IBM, qui n’est plus une compagnie « internationale », et le remplacer par le « D » de Deutschland et le « B » de Business par « Bundes ».
Au pire, ajouter un « W » pour Werke…comme pour BMW.
DBMw, cela serait plus significatif d’une réelle indépendance nationale. 😉
Quant à la maintenance des logiciels d’IBM Deutschland, il doit bien y avoir dans le « contrat » une petite ligne pour imposer un accès « privé » pour la maintenance à distance et pour établir le paiement des licences, comme pour les logiciels d’entreprise(s) de défense française(s) utilisant SAP (le logiciel d’ERP).
En plus, la « simple » gestion des licences SAP permet de connaître le nom de tous les utilisateurs du logiciel depuis Walldorf (Allemagne), siège de SAP SE.
(Et c’est du vrai vécu, en tant qu’auditeur interne de contrats de logiciel…)
Sachant que la société SAP est une « spin-off » fondée par des anciens d’IBM, on peut se poser raisonnablement la question des accès à la gestion des licences pour le logiciel de « DBMW ».
Elle est pas belle, la vie ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/SAP_(entreprise)
puis-je te rappeler que t’écrire des accusations sans apporter la preuve, c’est de la diffamation condamnée par les tribunaux , IBM Deuchtland pourrait bien de te le rappeler à l’occasion pour atteindre à l’image de marque de la société . Quand tu signes des contrats, il y a les avocats qui l’épluchent mots après mots. . Il n’y a rien d’étonnant que les fondateurs de SAP soient des anciens ingénieurs de IBM, cela peut choquer les Français, mais en Allemagne changer d’entreprise fait partie de la vie . La société SAP n’est pas techniquement une « spin-off » au sens d’une scission officielle d’une entreprise existante
, mais elle a été fondée par d’anciens employés d’IBM qui ont quitté leur poste pour poursuivre un projet que leur employeur ne souhaitait pas développer.
@jean Luc……
Encore une coquille et un faux.
La coquille c’est que vous devriez lire l’ITAR act, il y est clairement stipulé
« toute entreprise américaine ou ses filiales » ce qui n’empêche pas d’utiliser IBM, mais cette entreprise est de facto sous ITAR.
Le faux est dans votre phrase finale
« les allemands veulent leur indépendance nationale ».. Non, les allemands veulent êtres numéro 1 en Europe…. C’est pas du tout la même chose. Exemple: le chouchou de la classe, peut remplacer le prof quelques minutes, mais il n’est pas, et ne sera jamais le prof!
Votre pays de cœur à perdu la guerre, ce sont les US qui ont fait sa constitution, et ce sont les mêmes qui dirigent, certes de loin, mais ce sont bien les USA qui ont délimité la cour de récréation, ce sont donc eux qui gèrent l’Allemagne.
@Ciblage personnalisé
J’ai déjà signalé que le film de 1970 « The Forbin Project », disponible sur YouTube, était la bonne réponse à la question :
« Obéissez et vous vivrez, désobéissez et vous mourrez ! »
https://youtu.be/kyOEwiQhzMI
L’armée américaine se servira d’OPEN AI :
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/le-pentagone-choisit-open-ai-apres-avoir-cesse-sa-collaboration-avec-anthropic-20260228
Il n’y a pas que le marketing qui aime tout connaître de ses cibles.
Les moyens américains sont sans commune mesure avec les nôtres, nous y seront certainement adossés pour faire face aux chinois:
https://www.ouest-france.fr/high-tech/intelligence-artificielle/chatgpt/role-damazon-valorisation-ce-quimplique-la-gigantesque-levee-de-fonds-dopenai-la-maison-mere-de-chatgpt-e0f0d1a0-13e2-11f1-8725-6cea811c3c37
Les investissements et les moyens engagés par les deux prétendants à la première place mondiale nous vassalise de fait.
@farragut IBM Deutschland propose effectivement des solutions permettant de s’affranchir des contraintes
ITAR (International Traffic in Arms Regulations), bien que l’approche dépende de vos besoins spécifiques (Cloud ou matériel).
1. IBM Cloud Souverain (ITAR-Free)
Pour les clients européens et allemands, IBM a mis en place des zones de cloud souverain qui permettent de stocker et de traiter des données sans qu’elles soient soumises aux lois extraterritoriales américaines, notamment ITAR.
Localisation des données : Les serveurs sont physiquement situés en Allemagne (notamment à Francfort).
Opérations locales : Le support technique et l’administration du système sont assurés par du personnel basé dans l’Union européenne, ce qui évite le transfert de données « techniques » vers les États-Unis, point critique pour la conformité ITAR.
2. Solutions de Chiffrement (Keep Your Own Key)
IBM utilise des technologies comme le chiffrement de bout en bout avec la gestion des clés par le client (KYOK – Keep Your Own Key). Si IBM (en tant qu’entité américaine) n’a jamais accès aux données en clair, le système peut être considéré comme « ITAR-free » pour l’utilisateur final, car aucune donnée contrôlée ne transite techniquement vers une personne américaine non autorisée.
3. Matériel et Mainframes (IBM z16)
Les systèmes mainframe d’IBM, comme l’IBM z16, sont souvent intégrés dans des environnements de défense européens. IBM Deutschland travaille avec des partenaires locaux pour configurer ces systèmes afin qu’ils respectent les régulations locales sans dépendance aux composants ou logiciels spécifiquement listés sous ITAR, en utilisant des versions « commerciales » non soumises à la United States Munitions List (USML).
En résumé : IBM Deutschland ne vend pas un produit unique nommé « Système ITAR-free », mais propose des architectures de Cloud Souverain et des solutions de chiffrement spécifiquement conçues pour isoler les données européennes des régulations américaines.
Les architectures de cloud souverain en Allemagne reposent sur une isolation stricte des données et des processus pour garantir que seules les lois allemandes et européennes (RGPD) s’appliquent
.
Voici comment ces systèmes fonctionnent techniquement :
1. Architecture de Cloud Souverain
L’objectif est d’empêcher l’accès aux données par des entités étrangères (via des lois comme le Cloud Act américain) grâce à plusieurs couches de protection :
Isolation physique et logique : L’infrastructure est intégralement située dans l’Union européenne, avec des régions spécifiques en Allemagne (ex: le Land de Brandebourg pour AWS European Sovereign Cloud).
Contrôle opérationnel : Le support technique, la maintenance et l’administration sont assurés exclusivement par des résidents de l’UE basés localement.
Juridiction unique : En stockant les données sur des serveurs en Allemagne, le fournisseur garantit que seul le droit allemand prévaut, sans « échappatoire » juridique liée à la nationalité de la maison-mère.
2. Mécanismes de Chiffrement Souverain
Le chiffrement est le pilier qui rend les données illisibles pour le fournisseur de cloud lui-même. Deux modèles principaux sont utilisés :
Bring Your Own Key (BYOK) : Le client génère ses propres clés de chiffrement et les importe dans le cloud.
Keep Your Own Key (KYOK) : Le niveau de sécurité le plus élevé (proposé notamment par IBM). Les clés sont conservées dans un module de sécurité matériel (HSM) dédié au client. Le fournisseur de cloud n’a techniquement aucun moyen d’accéder aux clés ou de déchiffrer les données.
Chiffrement en transit et au repos : Toutes les données sont chiffrées dès leur sortie du réseau du client et le restent lorsqu’elles sont stockées sur les disques du centre de données allemand.
3. Standards de conformité allemands
En Allemagne, ces architectures doivent souvent répondre au catalogue de contrôles C5 (Cloud Computing Compliance Controls Catalogue) établi par le BSI (Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information) pour être acceptées par l’administration publique et les secteurs sensibles.