Le retrait de la France du projet de corvette européenne se précise après l’alliance entre Fincantieri et Navantia

Lancé à l’initiative de l’Italie dans le cadre de la Coopération structurée permanente [CSP ou PESCO], le projet de corvette européenne de patrouille [EPC pour European Patrol Corvette] était censé permettre à la Marine nationale de remplacer ses six frégates de surveillance de type Floréal, qu’elle met actuellement en œuvre dans les outre-mer depuis les années 1990.
En 2019, rejoint par la Grèce, l’Espagne et la Roumanie, le projet EPC fut retenu par la Commission européenne pour être financé par le Fonds européen de défense [FEDef]. Soutenu par l’Agence européenne de défense [AED], il fit l’objet d’un premier contrat [dit CALL 1] notifié par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] à Naviris, une coentreprise fondée par le français Naval Group et l’italien Fincantieri, ainsi qu’à l’espagnol Navantia.
D’un montant de 87 millions d’euros et d’une durée de vingt-quatre mois, ce marché portait sur la réalisation d’études de concept et de faisabilité ainsi que sur une conception initiale pour une « nouvelle génération de navires de guerre ».
Devant afficher un déplacement d’environ 3 000 tonnes pour une longueur de 110 mètres, cette corvette européenne devrait se décliner en trois versions : lutte antinavire, missions de longue durée et patrouilles en haute mer.
« La conception se veut flexible, plus économe en énergie, plus respectueuse de l’environnement, plus sûre, plus interopérable et mieux sécurisée sur le plan cybernétique. Cette corvette est envisagée comme une plateforme utilisable par différents pays européens à partir d’une base commune adaptable aux besoins nationaux », avait alors résumé l’OCCAr.
Puis, en 2024 , à l’occasion du salon Euronaval, Fincantieri, Naval Group et Navantia signèrent un protocole d’accord afin de créer un consortium industriel pour la seconde phase de ce projet [dit CALL 2], qui, dotée de 154 millions d’euros, venait d’être validée par la Commission européenne. L’enjeu était alors de finaliser l’examen critique de conception [CDR] et de construire les premiers prototypes [au moins un exemplaire pour les versions « Full Combat Multipurpose » et « Long Range Multipurpose ».
Seulement, ce projet n’a depuis guère avancé, le contrat « CALL 2 » n’ayant pas pu être notifié aux industriels concernés. Et pour cause : la France n’était plus certaine de sa participation.
«Faiblement armées, sans sonar, ces frégates doivent être remplacées par des bateaux plus lourdement armés. Les corvettes de patrouille européenne étaient, semble-t-il, programmées pour les remplacer. Mais les différentes auditions que j’ai conduites n’ont pas levé le doute sur la participation ou non de notre pays à la deuxième phase de ce programme européen », a en effet expliqué Yannick Chenevard, le rapporteur budgétaire du programme 178 « Préparation et emploi des forces – Marine », en novembre dernier.
Ce que le Délégué général pour l’armement, qui était alors Emmanuel Chiva, confirma au Sénat.
Lors de sa dernière audition parlementaire en tant que Délégué général pour l’armement [DGA], Emmanuel Chiva a été plus clair. « C’est une question de choix » et nous avons fait « celui de ne pas privilégier ce projet de corvette afin d’accélérer le remplacement des patrouilleurs hauturiers, lesquels sont un autre type de navire qui nous permettra de ne pas être déclassés », avait-il dit. Et d’ajouter : « L’exercice n’est pas facile car si la Loi de programmation militaire nous accorde plus de crédits, c’est aussi pour mener plus de projets sur lesquels nous devons faire des arbitrages. C’est la vie normale des programmes ».
Aussi, l’annonce que viennent de faire Fincantieri et Navantia n’est pas surprenante. En effet, les deux industriels ont signé un protocole d’accord afin de coordonner conjointement le projet de la future corvette européenne, via une « coentreprise ouverte à la participation d’autres partenaires ». Exit, donc, Naval Group ?
« Les deux entreprises contribueront également à l’avancement du programme en collaborant à la conception de la version Full Combat Multipurpose de l’EPC et à sa commercialisation auprès d’autres partenaires européens. La constitution de la coentreprise est subordonnée à la finalisation des documents contractuels et à la satisfaction des conditions suspensives habituelles », expliquent Fincantieri et Navantia.
«Cet accord marque une avancée décisive pour le programme EPC, un projet qui incarne l’esprit de coopération européenne et d’excellence technologique. En unissant nos forces à celles de Navantia, nous répondons non seulement aux besoins de nos marines respectives, mais nous posons également les fondements d’une nouvelle norme en matière de défense maritime européenne », a fait valoir Pierroberto Folgiero, le PDG de Fincantieri.
Selon lui, « L’EPC sera bien plus qu’un navire : ce sera une plateforme stratégique d’interopérabilité, d’innovation et de sécurité, capable de renforcer les capacités opérationnelles de l’Europe dans son ensemble ». Et d’insister : «Notre coentreprise témoigne de la capacité de l’industrie à impulser le progrès et l’unité, et à transformer une vision en solutions concrètes pour l’avenir de la défense européenne ».
Reste à voir ce que décidera le ministère des Armées.
«Nos frégates de surveillance tiennent encore à peu près la route. Donc, on est capable de les prolonger. Comme d’habitude, dans nos affaires d’actualisation de LPM, la question est de savoir où sont nos marges. Bon, là , c’est peut-être un peu une marge », avait confié l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale, lors d’une audition parlementaire.
«On pense qu’on peut prolonger nos frégates de surveillance aujourd’hui même si elles arrivent à bout de souffle. Mais on a un besoin de navires de bonne qualité hauturière, endurants – c’est absolument essentiel – et d’un armement un peu durci. […] Donc, c’est un investissement important » , avait-il ajouté. De quoi relancer l’hypothèse d’une commande de corvettes Gowind auprès de Naval Group ?





La France ve encore une fois se retrouver seule .
Et on n’en plaindra pas forcément d’ailleurs.
Ben si justement ! on tourne le dos à un financement européen. Il aurait peut-être été préférable de rester dans le programme et d’adapter le CdC. Encore une occasion de gâchée alors que nos finances ne nous permettrons pas d’être autonomes sur tous les sujets particulièrement les sujets concernant la défense de l’UE.
On en connait pas les détails… donc difficile de savoir les raisons, valables ou limites
AVANTAGES du programme SOLO :
Indépendance industrielle et technologique
Autonomie stratégique
Gain de temps
Concentration des ressources
On a comparé plein de projets SOLO et COOP, et souvent le COLO gagne presque partout pour notre indépendance.
Et notre INDEPENDANCE n’a pas de PRIX.
Selon nos priorités (protéger notre autonomie et nos technologies), le SOLO est le choix qui maximise notre indépendance stratégique.
Mais que va dire Ursula de cette idée, vouloir s’affranchir de l’UE c’est être « rebelle » ….. et priver notre économie florissante des subsides européens pas la meilleure résolution entrevue par le cheffe des Armées….
Pour rouler en Merco, fore sure, la France doit savoir « accepter » les affronts….
SOLO* et non COLO (erreur d’inattention ça arrive)
Si la Gowind est retenue, c’est justement en raison de son coût unitaire …
Et de la R&D déjà réalisée et amortie.
Une Gowind évolution avec de la R&D et l’incorporation d’acquis des FDI.
Nous sommes en banqueroute….
Banqueroute ne veut pas dire fortement endetté.
« mieux vaut être seule que mal accompagnée » souviens-toi, jean-cul c’était l’argument des vents que tu te prenais en soirée OTAN jadis (et que de fureur, le rhin traversa pour ourdir sa vengeance, kolossale comme il se doit)
Comparez donc les missions de la Marine Nationale à celle des autres marines européennes : Nous avons des îles loin, partout, plus que tous les autres européens réunis, et il faut leur assurer un niveau de sécurité et de services proche de celui de la métropole.
Les menaces ne sont pas exactement les mêmes (plus de lutte contre les narcos, les passeurs et les contrebandiers, de la surveillance des pêches plus lointaine, du soutien aux populations, etc), mais ces bâtiments sont le premier niveau de réponse de la France aux problèmes maritimes qui se posent. En cas de grosse crise (pas « juste » un cyclone), ils doivent assurer le job le temps de faire venir une flotte de métropole. Par comparaison, les gros bâtiments des garde-côtes chinois sont plus gros qu’un croiseur américain !
Il est clair qu’on s’oriente sur du plus lourd, avec des dimensions proches des Lafayette ou des côtre US classe Legend.
@ji_louis. « Par comparaison, les gros bâtiments des garde-côtes chinois sont plus gros qu’un croiseur américain ! » Il ne s’agit que d’une tout petite minorité et surtout ils ne sont que peu armés…
La France va se retrouver libre.
Comme elle aurait dû l’être sur le nucléaire civile, comme elle a toujours été sur le nucléaire militaire.
L’Allemagne va investir 2 milliards d’€ dans une centrale expérimentale à fusion nucléaire allemagne investi dans une centrale a fusion nucláire
L’Allemagne a récemment pris des engagements majeurs pour devenir un leader mondial de la fusion nucléaire, marquant un tournant par rapport à sa sortie de la fission nucléaire
.
Voici les points clés des investissements et projets en cours (données actualisées en février 2026) :
Projets de centrales et partenariats
Première centrale commerciale (« Stellaris ») : Un protocole d’accord (MoU) a été signé le 26 février 2026 entre la startup Proxima Fusion, l’énergéticien RWE, l’État de Bavière et l’Institut Max-Planck.
Localisation : Le site de l’ancienne centrale de Gundremmingen en Bavière est privilégié pour accueillir cette centrale basée sur la technologie du stellarator.
Calendrier : L’objectif est une mise en service d’ici les années 2030.
Réacteur de démonstration (« Alpha ») : Un prototype de recherche sera construit à Garching, près de Munich, pour valider les technologies avant le passage à l’échelle commerciale.
Financements publics et stratégie nationale
Plan d’action « Fusion 2040 » : Le gouvernement fédéral a lancé un plan d’investissement de plus de 2 milliards d’euros d’ici 2029.
Infrastructures : Une enveloppe de 755 millions d’euros est spécifiquement dédiée au développement des infrastructures pour la fusion laser.
Soutien régional : L’État de Bavière a annoncé son propre investissement de 400 millions d’euros pour soutenir l’écosystème local et la construction de la centrale.
Recherche et Innovation
Wendelstein 7-X : L’Allemagne exploite déjà à Greifswald le plus grand stellarator au monde, qui a établi en 2025 des records de maintien de plasma (43 secondes à des dizaines de millions de degrés).
Écosystème de startups : Outre Proxima Fusion, des entreprises comme Marvel Fusion, Focused Energy et Gauss Fusion bénéficient de ce nouvel élan budgétaire pour accélérer la mise sur le réseau de l’énergie de fusion.
La réalité énergétique de ta grande Allemagne… actée par une ex physicienne nucléaire de RDA qui mangeait son chapeau sans problème pour durer politiquement, ce qu’elle a bien réussi jusqu’à largement atteindre la date de péremption… cela a été de tourner le dos au nucléaire quel qu’il soit.
En conséquence, le pays fonctionne à ce qu’il y a de plus dégueulasse (pire que le charbon chinois): La houille. Et pas de pb pour araser des régions entières et déplacer des villages dans un pays ou l’escrologie pèse lourd depuis longtemps. Il y a des siècles de réserves alors pourquoi se faire chier à imiter le soleil?
En attendant par conditions d’est hivernales, on se paie la merde du donneur de leçons de l’Europe…
L’énergie de fusion sur le réseau, c’est le graal mais tu ne vivras pas assez vieux pour le voir, surtout en teutonnie, Jean-C.l!!!
Pire que la houille : le lignite…
Le gros point noir de la fusion est le maintien de cette fusion sans que le cœur fonde.
Toutes les recherches Françaises sur le sujet ont aboutit à une impasse.
Mais tout vaut mieux que d’acheter des technologies non Allemandes, n’est-ce pas…
Merci pour ce joli morceau de propagande.
 » a établi en 2025 des records de maintien de plasma (43 secondes à des dizaines de millions de degrés) », on est impressionné, on en reparle dans 100 ans ? Le problème c’est l’énergie injectée et l’énergie produite, vous avez des données la dessus ?
La fusion, heh, le truc qui est toujours dans 20 ans.
Sinon c’est quoi le rapport là ? Les Allemands font ce qu’ils veulent.
Recherche et innovation
Le 12 février 2025, le tokamak WEST du CEA à Cadarache a établi un nouveau record mondial de maintien de plasma de fusion, le confinant pendant 1 337 secondes (soit 22 minutes et 17 secondes)…..
2 Milliards me semble bien peu, même une centrale nucléaire « normale » a fission relativement modeste coute plus cher.
@jean_luc: Mieux vaut être seul que mal accompagné !
Erreur ! Pas quand on a 3500 milliards de dette !!!
« les picards les ont bu, les flamands les paieront
quatre pastards la pinte, ou bien battus seront »
préparez vos carnets de chèque les flamoutches, au moins on vous entendra pas pendant ce temps-lÃ
Notre INDEPENDANCE n’a pas de PRIX.
Selon nos priorités (protéger notre autonomie et nos technologies), le SOLO est le choix qui maximise notre indépendance stratégique.
Sinon, autant abandonner notre indépendance à l’UE …. SNIFFF….liberté, liberté chérie !!
Mieux vaut seul que mal accompagné
l’isolement n’ais pas une solution , on as jamais raison seul
tiens tu défends plus la souveraineté© dès lors que c’est pas un projet allemand ?
Il s’agissait là d’une formule. Nous vivons dans un Monde interconnecté et aucune nation ne pourrait prétendre être seule envers et contre toutes les autres… pas même la Corée du Nord. Ce que je voulais surtout dire, c’est qu’ on ne peut être trahi que par ses (faux) amis… en ceux en qui nous avons accordé notre confiance… qui voudrait profiter malhonnêtement de notre générosité… etc…
Soit, mais on ferait déjà le ménage dans nos financements publics, peut-être aurait-on plus de latitude afin de décider de notre destin…
Justement si ! Puisqu’il n’y a personne pour te contrarier !
Si.
La Paix !
Oui, la France est seule au dela de Suez et de l Atlantique.
Les autres se reposent totalement sur nous.
Non, je ne connais aucun pays, européen ou extra-européen, qui compte exclusivement sur la France.
Cette fois ci ça semble être un choix franco français et pragmatique, pourquoi pas des gowind et améliorées si faisable ? Les ventes actuelles de naval ne laissent également pas forcément à penser qu’il leur faut un/des partenaires ou des clients d’office encore moins pour un résultat qui n’intéresserait pas forcément foule. Cet article ne semble ni inquiétant pour la DGA ni pour naval.
Logique, elle n’a besoin de personne, elle.
Un choix d’équipement militaire est toujours un compromis coût/efficacité. Ainsi, les corvettes Gowind seront à même de remplir au moindre coût l’essentiel des missions envisagées pour l’EPC.
Et ceci en évitant une coopération européenne toujours génératrice de délais supplémentaires, de surcouts, …. voire de dilution des responsabilités en matière de MCO, donc de disponibilité.
Vos Gowind ont les pattes trop courtes… il faudra un navire capable de parcourir 9 à 10 000 nautiques avec… un armement durci, deux conditions très difficile à concilier.
Pour la distance ne vous inquiétez pas. Dans sa version 3100t, il y a de la place pour ajouter des tonnes de carburant en supplément, permettant d’avoir de l’allonge.
Pour ce qui est de l’armement… »elle a tout d’une grande ».
@anthonyl
Et oui, vous avez raison, les Gowind sont loin d’avoir l’autonomie de nos actuelles frégates de surveillance qui est de 10 000 nautiques à 15 noeuds.
Dans un premier temps, ce problème aurait-pu être provisoirement traité, en remplaçant les plus vieilles FS par des frégates légères furtives (FLF) rénovées ou non, qui sont mieux armées et équipées et surtout, avec une autonomie de 9 000 nautiques à 12 noeuds, bien plus proche de celle des FS.
De plus, la durée de vie de ces FLF à été prolongée de 25 à 35 ans, ce qui permettrait par exemple, de baser les plus récentes, la Courbet à Nouméa, l’Aconit à Papeete et la Guépratte à la Réunion, sachant que les deux autres sont appelées à reprendre les missions des PHM, (ex-Avisos) à Brest, dans l’attente de la mise en service des futurs Patrouilleurs Hauturiers.
L’avantage de tout cela, serait de disposer de plus de temps pour étudier et concevoir le successeur de ces FS, peut-être en partant d’une Gowing 2500 boostée d’environ 3 000 t ou autres.
D’étaler dans le temps ces dépenses ou de les réaffecter dans d’autres programmes plus urgents pour la Marine.
De renforcer rapidement, qualitativement et significativement notre dispositif naval dans l’Indopacifique avec des bâtiments plus militaires et bien mieux équipés.
Malheureusement pour en arriver là , peut-être, il aurait été plus avisé d’accélérer la mise en service des deux ou trois premières FDI et de cette façon, de redéployer trois FLF comme cité plus haut.
Ceci vaut également de la mise en chantier tardive des premiers PH qui doivent remplacer les PHM (ex-avisos) complétement usés, pour libérer les deux autres FLF qui seront basées à Brest et de les renvoyer à Toulon afin qu’elles reprennent leurs missions premières…
Votre optimisme est plaisant mais faudrait-il encore que la France puisse être reçue dans les lieux mentionnés….
Il y a des puissances « amicales  » qui s’emploient à « délivrer » les peuples autochtones de l’emprise colonialiste française….
L’impécuniosité de la France, ses finances publiques, ne peut permettre un développement significatif de ces « territoires lointains »…. là où d’autres vendent un rêve d’indépendance et autonomie.
Le défi est grand. La France sera-t-elle capable, seule, d’apporter le dynamisme nécessaire au tissu économique local ? La France voudra-t-elle améliorer les infrastructures utiles pour accueillir une force maritime digne de ce nom si les incertitudes demeurent ?
Conserver les capacités de notre BITD en privilégiant nos entreprises reste vital mais à quoi bon si le pognon de dingue n’autorise que l’envoi de forces pour rétablir un semblant d’ordre républicain et ainsi accroître l’hostilité envers elle ?
Si les « coques » doivent rester à quai que dira-t-on de l’argent mal dépensé ….
Voyez donc certaines Gowind étrangères dont l’autonomie a été dopée, tout en conservant un armement conséquent…
En attendant, c’est parti pour les patrouilleurs hauturiers de la Marine Nationale:
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/les-chantiers-naval-piriou-ont-mis-a-leau-la-tete-de-serie-du-programme-de-sept-patrouilleurs-hauturiers/
Vivement des navires plus costauds pour les temp2plus durs qui dont annoncés!
L’EPC concerne dans ses premières études, 46 sociétés et 12 pays.
Alors la France et Naval Group, pour y faire quoi ? On a déjà tout à la maison avec la gamme Gowind !
Certes, on capterait quelques fonds européens, on gagnerait en interopérabilité, mais le savoir faire de NG serait dilué dans cette coopération pour un retour financier moindre, puisque à partager.
Passons à la Gowind 2500.
Le projet des corvettes est passé par-dessus bord, mais pas les patrouilleurs hauturiers.
Le contexte stratégique de l’EPC et des PH est dépassé, l’État se contentait du rôle de « spectateur engagé » et que la Marine nationale mise tout ses crédits budgétaires sur le PANG…
https://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2025/12/ou-sont-les-corvettes.html
PA-NG et SCAF , deux programmes qui laisseront des miettes pour le budget des Armées….
L’idée d’associer d’autres nations européennes repose sur une contrainte pécuniaire aucunement technologique .
La France, est-ce uniquement l’Hexagone ou plus encore ? C’est la question à laquelle il va falloir apporter une réponse sans plus tarder…. si possible en ouvrant les yeux aux européens.
Si la France se fait dégager de la Nouvelle Calédonie et de la Polynésie, ce sera vite réglé (93% de la ZEE en moins).
https://theatrum-belli.com/la-france-risque-t-elle-de-perdre-son-outre-mer-cr451/
Le retour de la guerre navale est en effet une redécouverte…
https://mars-attaque.blogspot.com/2026/02/conference-navale-de-paris-2026.html
Elle ne se fera pas  » dégager « .
C’est nos  » élites  » qui sont en train de larguer la Nouvelle Calédonie.
Malgré 3 referendums.
C’est ça vos  » valeurs «Â
Raison pour lesquelles la France a le devoir d’ouvrir les yeux aux Européens….
La France n’est pas un boulet, contrairement à ce que quelques-uns s’emploient à faire croire, mais une chance pour l’UE.
La vision court-termiste de nos voisins n’est pas compatible avec le développement de la puissance européenne.
Ce n’est pas quémander que de dire à tous que nos finances doivent d’abord être consacrées au développement de la France hors des frontières européennes…. ainsi l’ UE profitera elle aussi des richesses de la France.
Malheureusement nos « décideurs » ne sont pas à la hauteur des enjeux de demain faute d’avoir eu une « vision » pour la France. Leur vision s’est concentrée sur leur personne et leur destin…. la France une option.
Très bien. La Gowind est là . Elle a déjà été produite.
@Mat49
Je suis d’accord avec vous. On a une très bonne corvette qui s’est d’ailleurs bien vendue. Je ne vois pas l’intérêt d’aller développer une nouvelle.
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Par rapport à votre réponse :
« Je n’ai aucune source disant que quelqu’un veut faire un SCAF national, c’est à dire développer de zéro les 7 piliers du SCAF en national. » Ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas le cas. En fait, pour l’instant, personne ne sait ce qu’est le « plan B » de Dassault.
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« il n’y aura qu’un programme de moteur à faire pour une cellule furtive où Dassault. » Ben non, vous l’avez vous-même admis. Je reprends votre phrase : « Entre 2035 et 2040 on fait passer les standards du nouvel avion avec un nouveau standard vers 2045 puis encore un vers 2055 comme on l’a fait sur le Rafale du F3 au F3R puis du F3R au F4. ». Ca signifie donc qu’on devra continuer à payer le développement, production et maintenance de nouvelles versions du radar, des drones, du système de guerre électronique, de l’IHM, du Cloud etc, exactement de la même façon qu’on le fera si on faisait un SCAF franco-français ou franco-allemand. Vous vous contredisez vous-même sans vous en apercevoir en fait.
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« Si tel était le cas le Rafale F5 ne pourrait pas exister car ce que vous dîtes implique qu’on aurait une sorte d’obligation magique de développer une nouvelle cellule tout le temps. NRJ… voyons. » Je n’ai jamais dit ça, et toutes mes excuses si mes écrits ont pu vous suggérer une telle chose. La cellule est à la rigueur la seule chose qu’on peut plus ou moins garder dans un avion. Mais même ça, en fin de compte, on s’aperçoit que les évolutions du moteur et de l’électronique entraîne à la longue une évolution de la cellule à l’image du F-16 dont la structure du Viper n’a rien à voir avec la structure du F-16A. Et pour le Rafale, on voit que la différenciation F4.1 et F4.2 est l’exemple d’une structure qui elle-même atteint ses limites d’évolution (et ce n’est pas comme si Dassault n’avait pas visé à rendre le Rafale évolutif).
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« Donc non on peut bien développer à partir de briques existantes. » Bien sûr, et développer à partir de briques existantes est exactement ce qu’on ferait dans un SCAF franco-allemand ou franco-français. Ca n’enlève rien au coût dispendieux d’un tel programme.
De la même façon pour le Rafale, Dassault/Thalès/Safran s’étaient basés sur la brique du Mirage 4000, elle-même basée sur la brique du Mirage 2000. Et en fin de compte, ça n’empêche pas le Rafale de coûter 70% de plus que le Mirage 2000 tant à l’achat qu’à l’heure de vol. Personne ne part jamais de 0. Mais les coûts augmentent quand même.
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« L’Allemagne en vient à dire que ce n’est pas la peine de faire un nouvel avion piloté » Ce n’est pas « L’Allemagne », mais un ancien industriel. C’est comme si vous disiez que Bernard Arnault était la France.
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« Cela sauverait une des dernières choses qui marche encore, je ne vois pas comment prétendre le contraire » Vouloir mener un programme aussi coûteux qu’un SCAF franco-français (car oui, votre proposition a exactement le même coût financier qu’un SCAF franco-français), ça ne sauverait certainement pas l’armée française. On l’a vu avec son prédécesseur, le Rafale, qui a mis à 2 reprises l’armée française en quasi-faillite (et on a failli arrêter deux fois le programme alors même que la moitié des exemplaires n’était pas livrée).
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« « Le bloc F4 pour le Rafale n’a aucune modification majeure » Si, regardez la marche entre le F3R et le F4.2. » C’est ce que j’ai fait. A part de l’électronique en plus, il n’y a que des changements/ajouts mineurs de composants (viseur de casque, et IRST). Mais le développement du tout coûte malgré tout 2 milliards, et je n’ai pas de raison de penser que Dassault se fasse 50% de marge dans l’addition.
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« Safran a officiellement annoncé et lancé le programme T-Rex en juin 2025 » C’est vous qui êtes pathétique. Sur quelle source vous basez-vous pour dire que le T-Rex est financé ?
Safran n’a fait qu’une annonce, mais rien n’est financé, donc c’est des paroles en l’air. Si vous n’avez pas de connaissances chez Safran, je ne peux que vous laisser lire la LPM… ou simplement les articles qui parlent du T-Rex. Celui-ci par exemple: https://www.usinenouvelle.com/article/safran-commence-la-conception-du-m88-t-rex-le-moteur-surpuissant-du-futur-rafale-f5-de-dassault-aviation.N2234313
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« C’est fout le niveau de ridicule que vous arrivez à atteindre. Chaque fois c’est encore plus pathétique… » C’est qui le gars ridicule et pathétique là ? Petit conseil, la seule façon pour éviter de paraître définitivement grotesque est d’avoir une source béton montrant que le T-Rex est financé. Ca risque de prendre du temps…
Donc je répète la question : Pourquoi aurait on les moyens de faire le Rafale F5 et pas le SCAF vu que votre source (« Le budget de l’état et la trajectoire de sa dette ») semble indiquer qu’on ne pourrait faire ni l’un ni l’autre ? (je précise que seulement 300 millions sont financés sur le Rafale F5 pour des études amonts. On est clairement loin du compte niveau financement).
@NRJ « Ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas le cas » Si car comme expliqué les allemands parlent d’un programme qui ne comporteraient que les piliers 3 à 7 et la France n’a plus qu’à faire les piliers 1 et 2 pour lesquels les études du SCAF couvrent une partie des études.
Si la France ne veut pas développer les 7 piliers du SCAF seule c’est tout simplement parce qu’elle développe/parachève déjà dans le cadre du F5 les parts des piliers 3 à 7 qu’elle n’a pas déjà .
Les allemands ont bien compris que Dassault avait joué sur le manque d’argent du gouvernement français pour le contraindre à accepter via le F5 de développer/achever les piliers du SCAF qu’Airbus peut développer tout de suite seul et laisser Trappier bloquer le SCAF. Illogique allez vous me rétorquer? Pas vraiment pour les raisons ci-dessous.
Déjà cela permet à Dassault de faire pression sur Airbus en lui montrant que Dassault fait déjà les piliers SCAF qu’Airbus à en charge et n’acceptera pas un SCAF avec ce qui est jugé moins bien que le produit interne de Dassault.
Ensuite Dassault avait déjà des briques existantes qui ne vont pas coûter grand chose et tout cela va aider à l’export qui rapporte de l’argent à l’état puisque Dassault paye des impôts en France. De plus 100% des fonds vont dans des entreprises fiscalisées en France alors que ce ne serait pas le cas dans le SCAF, donc le retour pour l’état serait plus faible.
Si la France laisse faire Dassault c’est avant tout car elle à l’argent pour faire ce que je décris mais pas la part française du SCAF et encore moins un SCAF seul. Et surtout cela soutient l’export à court terme via le Rafale F5 donc une rentrée d’argent dans l’industrie française sans que l’état décaisse.
Donc mettre l’argent dans le SCAF et pas dans un programme qui soutient l’export à court terme est financièrement néfaste pour la France à court terme. Le court terme c’est tout ce qui compte pour nos gouvernants. Je ne vous dit pas que c’est bien je vous dit que c’est ainsi.
Mais ici Dassault en faisant ce que je décris joue sur le tableau court terme en appâtant l’état qui paye aussi, moins cher, une base pour le long terme même si ça ne l’intéresse pas.
« Ben non, vous l’avez vous-même admis. Je reprends votre phrase : « Entre 2035 et 2040 on fait passer les standards du nouvel avion  » Puisque passer des standards c’est juste mettre à jour un avion/système existant ce n’est pas en développer un nouveau.
« La cellule est à la rigueur la seule chose qu’on peut plus ou moins garder dans un avion » Là ce ne serait pas le cas dans ce que vise manifestement Dassault.
« Ca n’enlève rien au coût dispendieux d’un tel programme. » Sauf que là avec ce que fait Dassault il n’aura plus grand chose à développer pour avoir un système 6G une fois le Rafale F5 développé, et ce dernier l’est avec énormément de brique existantes comme la furtivité qui n’ont pas besoin d’être développées. Donc les utiliser coûtera très peu ce d’autant que comme nous seul décideurs cela va bien plus vite.
« De la même façon pour le Rafale, Dassault/Thalès/Safran s’étaient basés sur la brique du Mirage 4000, elle-même basée sur la brique du Mirage 2000 » Il n’y a aucun élément à ma connaissance qui soit commun entre le Rafale et les avions précédents.
Là avec ce que je décris le nouvel avion à 100% des composants internes du Rafale F5 sauf le moteur et 100% des systèmes qui vont autour comme les drones. Donc encore une fois aucun besoin de développer autre chose que la cellule et le moteur pour ce nouvel avion puisque le reste, dont 100% des systèmes électroniques, ce sera fait avant via le Rafale F5 ou des programmes antérieurs dont on prendrait ou mettrait les briques à jour comme le Neuron.
« Ce n’est pas « L’Allemagne », mais un ancien industriel » Non c’est le chancelier dans un podcast.
« Vouloir mener un programme aussi coûteux qu’un SCAF franco-français  » A aucun moment, ce que je décris, c’est à dire développer une cellule furtive qui reprend 100% des composants internes du Rafale F5, sauf le moteur, ne peut égaler la part française dans le SCAF surtout si on ramène ça à la dépense nette de l’état dans ce cas: budget – impôts de la BITD – impôts sur le bénéfice sur l’export. Surtout que les études financées dans le cadre du SCAF pourront être réutilisées.
« C’est ce que j’ai fait » Donc vous vous êtes couvert de ridicule comme toujours.
« Sur quelle source vous basez-vous pour dire que le T-Rex est financé ? » La LPM… si vous la lisez vous seriez moins pathétique.
@Mat49
« Si car comme expliqué les allemands parlent d’un programme qui ne comporteraient que les piliers 3 à 7 et la France n’a plus qu’à faire les piliers 1 et 2 pour lesquels les études du SCAF couvrent une partie des études. » Des allemands ont mentionné ça, ce qui ne signifie pas qu’on ne ferait pas un SCAF avec ses 7 piliers en franco-français.
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« Si la France ne veut pas développer les 7 piliers du SCAF seule c’est tout simplement parce qu’elle développe/parachève déjà dans le cadre du F5 les parts des piliers 3 à 7 qu’elle n’a pas déjà . » Si on devait faire sans les allemands, bien sûr que les piliers 3 à 7 continueraient à être développés. Ces différents doivent naturellement être améliorés dans par l’intégration de différentes tranches sans quoi nos équipements seront obsolètes d’ici 2050.
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Votre logique sur la « pression » que Dassault essayerait de mettre sur Airbus est illogique. Si le gouvernement français manque d’argent, alors on essayerait de geler le développement du F5 pour pousser au maximum le SCAF justement car le SCAF est financé avec l’argent espagnol et allemand en plus du notre. Si on manquait d’argent comme vous l’indiquez par votre source, on n’essayerait pas de développer le F5 qui va coûter une blinde.
Maintenant je rappelle une chose : le F5 n’est pas financé à l’heure actuelle. 300 millions d’euros d’études amont, c’est marginal.
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« Ensuite Dassault avait déjà des briques existantes qui ne vont pas coûter grand chose » Le Rafale F4, qui n’apporte qu’un nombre marginal de composants (le viseur de casque et l’IRST, rien de plus), c’est 2 milliards pour le développement. Soit 1/5 du coût de R&D du Rafale. Il n’y a que vous pour dire que ça ne coûte pas grand chose.
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« De plus 100% des fonds vont dans des entreprises fiscalisées en France alors que ce ne serait pas le cas dans le SCAF ». A l’inverse l’argent allemand et espagnol ira en partie dans nos poches pour les composants que nous produisons. Si on fabrique 1 avion entier, ou 1/3 de 3 avion, le retour sur investissement est le même pour l’Etat. Donc faire en coopération est neutre niveau rentrée des impôts.
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« donc une rentrée d’argent dans l’industrie française sans que l’état décaisse ». Car vous croyez que développer le F4 puis le F5 est gratuit ? On parle de 2 milliards pour le seul développement du F4. Sans compter qu’en 2035, on commencera à voir la fin du Rafale. Donc aucune garantie que des pays nous achètent des Rafales F5 si on prépare nous même le successeur.
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Je répète donc ma question : qu’est-ce qui vous permet de dire qu’on n’a que les moyens de faire le F5 et pas le SCAF ? Quels éléments sérieux possédez vous pour crédibiliser cette thèse ? Les arguments que vous posez sont jusqu’ici tous très discutables.
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« Donc mettre l’argent dans le SCAF et pas dans un programme qui soutient l’export à court terme est financièrement néfaste pour la France à court terme ». Je suis d’accord avec cette phrase. Nos politiciens sont juste occupés par le court-terme et « omettent » en soutenant Trappier dans le SCAF la perte d’un programme qui nous sera bénéfique à long terme.
Mais bon, Dassault possède le Figaro et il y a bientôt des elections. Donc même si Trappier devait insulter notre mindef, celui ci se mettrait quand même à plat ventre.
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« Puisque passer des standards c’est juste mettre à jour un avion/système existant ce n’est pas en développer un nouveau. » C’est « juste » mettre à jour comme vous dites. Ça veut dire qu’il faut installer des composants plus puissants, de nouveaux radars, IHM, un nouveau système de guerre électronique et de nouvelles générations de drones à associer et tout ça coûte une blinde, et c’est la raison pourquoi un programme comme le Rafale coûte 43 milliards d’euros.
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« Donc encore une fois aucun besoin de développer autre chose que la cellule et le moteur pour ce nouvel avion »
Vous vous contredisez encore. Je vous sors votre propre citation « Entre 2035 et 2040 on fait passer les standards du nouvel avion avec un nouveau standard vers 2045 puis encore un vers 2055 ». Vous savez ce que vous écrivez ?
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« Il n’y a aucun élément à ma connaissance qui soit commun entre le Rafale et les avions précédents. » vous croyez que Dassault a réinventé les commandes de vol entre le Mirage 2000 et le Rafale ? Ou que Safran a réinventé le moteur d’avion entre le M53 et le m88 ?
Pour faire le Rafale, les industriels se sont utilisé sur les connaissances et savoir-faire acquis sur les avions de chasse précédent et les ont adapté au Rafale. Ils se sont basés sur des briques existantes exactement comme on le ferait si on devait faire une nouvelle cellule d’avion de chasse et un nouveau moteur.
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« dont 100% des systèmes électroniques, ce sera fait avant via le Rafale F5 ou des programmes antérieurs dont on prendrait ou mettrait les briques à jour comme le Neuron. ». Bien sûr et c’est justement ça qui coûte très cher.
Je répète donc ce que je disais et à la description de votre programme (vous n’arrivez pas à nier) :
Un système aéronautique de combat comme le SCAF, c’est une cellule d’avion, une motorisation, des drones (dépendant de la génération « d’avion de combat »), le système de guerre électronique, le radar, et l’IHM (on pourrait aller plus loin, mais on va limiter à ça pour l’instant). Et c’est la totalité de tous ces éléments, à la fois en développement (avec les différentes tranches d’avions, qui se modernisent régulièrement à l’image des versions F2, F3 etc du Rafale), production et maintenance qui vaut plusieurs dizaines à une centaine de milliards d’euros entre 2040 et 2080.
Donc vous proposez de développer de 0 une cellule un moteur. Et ensuite, vous voulez faire de nouveaux standards c’est-à -dire, nouveaux drones, système de guerre électronique, radar, et IHM et ce, en 2045, puis 2055 etc. Donc on arrive exactement à ce que je décris et qui coûte de l’ordre d’une centaine de milliards d’euros. Mais apparemment dans votre pensée magique, on gagne beaucoup d’argent.
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« Non c’est le chancelier dans un podcast. ». Merz a dit que l’Allemagne devait se faire son avion de chasse mais qu’un avions e chasse était maintenant obsolète ? Première nouvelle.
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« aucun moment, ce que je décris, c’est à dire développer une cellule furtive qui reprend 100% des composants internes du Rafale F5, sauf le moteur, ne peut égaler la part française dans le SCAF « . Vous avez raison, ça ne va pas égaler mais être 3 fois plus cher. Vous proposez un SCAF franco-français.
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« Donc vous vous êtes couvert de ridicule comme toujours. ». Mes propos sont pourtant tellement sérieux et étayés que vous n’osez pas les nier et les discuter. Donc à part de l’électronique en plus, il n’y a que des changements/ajouts mineurs de composants (viseur de casque, et IRST) dans le standard F4. Mais c’est vrai que parler de « big data » et de « rafale connecté » sur un PowerPoint, ça peut duper facilement les nigauds dans votre genre.
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« « Sur quelle source vous basez-vous pour dire que le T-Rex est financé ? » La LPM… si vous la lisez vous seriez moins pathétique. ». A quelle ligne votre vous un financement du T-Rex qu’on rigole un peu ? C’est regrettable mais elle T-Rex n’est toujours pas financé aujourd’hui.
Pas étonnant au fond, aucun pays européen n’avait besoin d’un navire doté de suffisamment d’autonomie pour faire Clippeton-Papeete aller-retour, et assez marin pour patrouiller dans les 40e rugissant, ou endurer une saison cyclonique autour de Madagascar. Tout cela en emportant un armement significatif.
Donc espagnols et italiens avancent de concert, sans attendre la France qui tergiverse. C’est logique, et de bonne guerre. Et c’est peut être un mal pour un bien.
Ce projet de corvette EPC (mais il en est de même pour les Gowind…) est en effet terriblement « classique », et manque singulièrement d’ambition, à l’heure où le combat naval va lui aussi changer de nature. Il n’ y a pas que sur terre, que les drones changent la donne…
La France (et Naval Group) pourrait donc avoir l’opportunité de concevoir un navire radicalement différent des concepts de corvette existants. Il s’agirait de concevoir un navire autour d’une fonction principale : l’emport de drones. Là où à l’heure actuelle, les corvettes sont, dans le meilleur des cas, accessoirement capables de mettre en Å“uvre quelques drones (ce n’est jamais leur mission principale).
On pourrait donc imaginer un navire différent, peut être catamaran (pour bénéficier d’une très large plateforme aéro couvrant la majeure partie du navire) de 3000 à 5000 tonnes, conçu autour d’un vaste hangar central polyvalent relié au pont via un ascenseur, d’un petit radier ou de rampes sur l’arrière avec des rails/grues de manutention, permettant de mettre en oeuvre des drones de surface ou sous marin, et toute une gamme d’engins aériens qui lui permettront de surveiller et contrôler une vaste bulle aéromaritime, ce qui est la mission principale d’une corvette.
Outre un classique canon de 76mm, 8 à 16 missiles antiaériens (MICA VL ?), et un module LMP pour l’autodéfense, le navire pourrait innover en prévoyant sur chaque bord (partiellement masqué sous la plateforme aéro, donc sur une grande longueur) un vaste « couloir » dédié au lancement de missiles en containers : c’est un mode de lancement classique pour les missiles antinavires qui sont toujours tirés de cette façon, mais on pourrait imaginer faire la même chose avec des MDCN (moyennant des adaptations) ou son successeur Stratus RS/Lo, ou encore des munitions téléopérées à longue portée, ou encore des munitions kamikazes (type « one way effector » ou équivalent). Selon leurs dimensions, plusieurs dizaines de containers pourraient donc potentiellement être disposés sur chaque bord. Ces armes n’auraient bien sûr pas vocation à être embarquées de façon permanente. Mais cette capacité inédite ferait de ce navire un véritable couteau suisse, utile y compris dans des contextes « haute intensité » où l’allonge procurée par ses drones lui permettraient de renseigner et d’agir à distance. De quoi renvoyer aux oubliettes les concepts actuels de corvette…
Et beh… que de bonnes idées…
Je trouve que la coopération dans le domaine naval a bien plus de sens pour les équipements (radars, missiles, drones, cellules de lancement, sonar), que sur le design des navires ou sur leur construction. À ce titre les coopérations avec l’Italie et le Royaume unis sont très bien. J’ai un peu plus de doutes sur l’intérêt du reste.
Quitte à développer une nouvelle classe de navires qui prenne complètement acte du changement introduit par les drones, satellites et missiles omniprésents, ainsi que de la difficulté à créer de la surprise, on pourrait aussi imaginer une corvette submersible inspirée du concept SMX25 de DCNS, qui permettrait de s’en protéger efficacement tout en créant de nouveau un peu d’incertitude en face -toujours difficile à réaliser avec un petit format comme le nôtre, dont la position des unités n’est pas assez compliquée à suivre pour réellement dissuader.
Le concept du SMX-25 était en effet particulièrement novateur, hybride entre navire de surface et sous-marin. Présenté à Euronaval 2010… il y a déjà 16 ans ! Il n’a pas pris une ride, bien au contraire : à l’époque, il ne répondait à aucun besoin ni à aucune menace clairement identifiée (dividendes de la paix…). L’audace du concept a été applaudie, et point final. Un tel navire pourrait aujourd’hui être remis au goût du jour. Peut-être sous la forme d’un grand drone emportant de nombreux tubes verticaux, une version revisitée du « Frappeur » de René Loire.
La principale limite à ce concept (déjà évoqué à l’époque) serait son coût, sans doute au moins équivalent et même supérieur à celui d’un sous marin à propulsion classique de même gabarit. Les coûts de maintenance seraient également probablement aussi élevés que ceux d’un « vrai » sous marin. Mais l’avantage opérationnel apporté par ce concept de navire pourrait bien gommer ces préoccupations financières…
Oui il me semble qu’à l’époque le concept visait une rapidité de projection à grande distance comparable à un SNA, avec un navire certes moins capable mais surtout beaucoup moins cher. Aujourd’hui ce qui séduit c’est plutôt cette idée d’un bâtiment ouvertement offensif, qui peut se protéger en plongeant plutôt que par l’inflation d’un encombrant et coûteux arsenal défensif…
Encore merci de bien vouloir nous rejoindre à « L’embauche » de ce lundi 02 mars à 08h30 porte K.
Eun bistoule vous sera servie.
C tout.
Dites donc, camarade, la DRM va finir pas s’intéresser à vous !
Oui sur une feuille blanche on peut tout imaginer. Le coup des lanceur MDCN dans des containers amovibles selon les missions c’est un peu n’importe quoi.
Le hangar et le radier vous les placez où dans un catamaran ? Un projet réaliste c’est un compromis. Il faut faire des choix. Et choisir c’est renoncer.
Il faut prendre des FDI
Intéressante, la « Gowind 3100 » malaisienne KD Maharaja Lela… 3100 t, 111 m. Avec notamment un loong deck qui accueillera potentiellement un des H225M Caracal de cette marine.
https://www.navalnews.com/naval-news/2026/01/malaysias-littoral-combat-ship-set-sail-for-the-first-time/
Elle n’est pas tout à fait opérationnelle, mais ça ne saurait tarder. Et il y en aura 6 au final pour la Marine
royale malaisienne…
Pourquoi pas des FDI?
Une grosse commande d’un coup pour bien lancer la ligne de production et accélérer rythme de livraison
Parce que c est prix fois 2 à 4 . Et un cout de possession également bien plus élevé.
Parce que cela ne correspond pas à la mission, ni au besoin.
beaucoup de projets Européens ne sont que des financements pour développer entretenir des compétences , l’ont peut penser aussi qu’il s’agit de reverser des financements vers des pays donateur.
la France avec ses corvettes Gowind mais aussi ses nouveaux patrouilleurs hauturiers a tout ce qu’il faut sur le papier, juste une ligne de crédit
Est-ce que la Gowind est évolutive techniquement ? Pourra-t-elle gérer des drones ?
Elle le peut …
Il faudra un navire de 3000t bon marché, comme la Floréal, on dirait.
La Gowind est trop chère et la future corvette européenne semble être sophistiquée.
Pourquoi ne pas faire un PHM de 3000t ?
Attendez… votre navire doit avoir 10 000 nautiques d’autonomie (soutes carbu et vivres de grande dimension) et doit pouvoir faire face à n’importe quelle conditions de navigations (être long et large plus équipement de stabilisation) . Ensuite, il doit avoir un armement durci ce qui signfie sans doute sonar de coque + helico lourd ASM, une capacité d’autodéfense anti aerienne (Mistral + radar de veille + canon anti aérien) et des moyens anti navires (missiles+ veille surface) une capacité d’emport commando (logements + bossoirs et radier pour ETRACO) + mise en oeuvre de drones… il doit être capable de courir derrière les navires marchands les plus rapide (ca veut dire 24-25 noeuds) et sa motorisation doit être d’un entretien facile, rapport aux limites techniques dans les DROM COM. Par ailleurs il faut compter des locaux munitions de taille importante car il n’y a pas à ma connaissance de stockage à terre outre mer… techniquement ça irsque d’être très difficile de faire entrer tout cela dans 2500-3000 t.
Sonar de coque et hélico ASM, vous pouvez oublier amha.
C est des navires destinés a des zones ou il n y a pas de soums ennemis, et peu voir pas de soums alliés. Au mieux, ils seront aptes a acceuillir des NH90 .
Et on tend plutôt vers du MICA VL, le mistral étant un peu court face a des voisins qui n ont pas des aviations impressionnantes mais tout de même en progression.
https://www.letelegramme.fr/finistere/concarneau-29900/a-concarneau-la-construction-du-premier-des-nouveaux-patrouilleurs-hauturiers-francais-avance-6745782.php
Les PH auront du Mistral. Je pense que ce sera pareil pour les frégates de surveillance, traditionnellement moins équipées en armes et plus en capteurs ( hélicoptère, drones, …)
Pas vraiment.
Les FS c est une catégorie au dessus des PH.
Les PH c est clairement des « rang 3 » , les FS c est le bas du spectre des rangs 2.
On peut faire aussi bien et moins cher….pourquoi toujours rechercher des partenaires qui compliquent les processus industriels que nous maîtrisons parfaitement !
Plus question de parler projet avec l’Allemagne, surtout qu’ils concurrencent Naval Group de toutes les manières possibles et imaginables.
Pour « une souveraineté européenne » concurrençant le Starlink d’Elon Musk, j’attends juste de voir comment ils vont couler IRIS2 pour détruire dans l’oeuf toute tentative de sortir un peu d’un système américain.
Sans déplaire à la Chine.
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/02/25/un-chancelier-dans-letat-ingenieur-les-coulisses-du-voyage-de-merz-a-pekin-et-hangzhou/
Les allemands ne veulent que régner sur l’Europe, par le faux-nez de l’UE, on le voit avec l’application du MERCOSUR (bagnoles, machines-outils, chimie) sans aucun respect pour les parlement européen, pourtant à la solde de Berlin:
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/27/ue-mercosur-l-accord-commercial-entrera-en-vigueur-sans-attendre-le-vote-du-parlement-europeen_6668611_3234.html
Il s’était temps d’avoir des navires militaires…avec des armes. Sortir une frégate européenne à 200-300 millions pour avoir un canon de 76, et encore, un sonar sans torpilles et un sadral, je ne vois pas l’intérêt.
La gowind, voir fdi, serait plus approprié à l’époque actuelle. Et je ne parle pas des marins, mettre 80 gars formés et compétent pour surveiller les dauphins…
Ou nous n’avons plus les moyens et on diminue les missions.
Quelle que soit la pertinence du choix,
il me fait sincèrement plaisir de voir nos voisins, les soeurs de la France, réussir en mer.
MAIS un truc m’agace encore et toujours.
Le truc qui m’agace c’est la « commission européenne » qui dispose de fonds distribuables de sa propre « souveraineté » infondée, sur décision du toujours Gouvernorat général allemand de Brussel, des fonds que la France continue d’abonder, au titre de sa « contribution » comme la France s’acquittait jadis des « frais d’occupation ».
Il est honteux que la France paye des gens à Brussel qui s’en vont dépenser les sous de la France contre la France.
Y’en a comme marre que Brussel s’arroge des droits, et use de moyens (financiers) qui sortent de sa compétence, qui sont une injure à la saine concurrence, une négation des prétendus fondements de l’UE.
Mais pour tout le temps qui nous reste encore à genoux devant la gauleiter Ursula,
on fera comme si l’UE était une union libre, accessoirement démocratique.
L’UE est la recopie de l’URSS. Moscou est à Brussel.
La « commission » est le « comité central ».
Le « conseil » est le « Politburo ».
L’OTAN est les Pacte de Varsovie.
L’UE est la recopie de l’URSS.
Poutine rigole.
Hey, Mich Mich, lève un peu le pied sur la propagande politique. C’est pas parce que les élections arrivent que tu dois dépasser les quotas demandés.
Est-ce que tu es allé en URSS, non, moi si 5 fois sous Brejnev, Antropov, Gorbatchev, du nord au sud, ouest en est. Sache que tes commentaires t’auraient conduit à la loubianka à Moscou (KGB) et au goulag. au moins ici tu peux dire tes conneries, tu ne seras pas enfermé ou liquidé tout simplement .
Au dessus, avec machin, c’est le ronron habituel…… Ce boulet !!!!! Yayaya.
Perso je pense que pour notre « outre-mer » et ses 2,5 millions d’habitants, il nous faut 04 vaisseaux qui cette fois soient construits pour surveiller au dessous, sur et au dessus des flots. Des bâtiments résilients durs, qui soient bien armés, et qui auraient à mettre en oeuvre toute cette série de capteurs offensifs ou non, qui par leurs capacités permettraient de meilleures veilles faites pour contrer des menées illégales ou guerrières d’indésirables et ce sur de vastes espaces marins. Vous l’aurez compris, des porte-drones rendus apte à souvenir des pointes de vitesse appréciables qui seraient, mais en plus lourd et plus accueillants que ce que vont mettre en ligne la Belgique et les Pays Bas pour une éventuelle guerre des mines.
Pour mieux comprendre, reprenez et exploitez le cahier des charges du PNR ( 132 millions € ) construit par DAMEN pour le Portugal.
Certes une telle adoption obligerait à nous interroger sur le combien de patrouilleurs classiques a acquérir en plus ( type Socarenam ) pour une être mis au service les quatre zones géographiques maritimes sous souveraineté française.
Conclusion : Outre-mer, la spécificité de la mission maritime impose aujourd’hui la mise en flotte de matériels qui sont à trouver ou créer hors de cadres connus ou mieux des chemins battus.
Des beaux bateaux payés avec des emprunts en dollars, en euros ou en monnaie de singe ?
Attendez de voir les 40 milliards d’euros de coupures budgétaires à trouver pour tenir les 5% de dettes de l’État français en 2027.
Sans compter, que d’ici là , en plein exercice, il y aura la présidentielle et derrière le FMI.
Ce seront les canots de secours et les bouées de sauvetage qui seront à la mode.
Re…..
Encore un béotien, probablement très bien, qui s’inscrit dans le ronron habituel. Soit : Un boulet de plus…….
Mais je vous réponds.
Comme vous, je sais que les Finances Publiques sonnent le creux et qu’il y a des élections.
Perso, déjà je pense que les FP seront en meilleure santé quand chaque citoyen et chaque SA etc, paiera en fonction de ses revenus ou de ses résultats réels. Mais là , il se trouve des gens, peut-être sympathiques par ailleurs, qui sur ce simple point, l’équité, deviennent pour le moins très frileux.
Et de vous préciser que pour avancer sur ce sujet comme pour d’autres aussi sérieux, cela doit se faire en reprenant les règles ordinaires de la Démocratie, elle qui a été vraiment griffées ces derniers temps et cela sur tous les bords ( Bruyants ou Youpies ).
C’est con la vie ?
L’analyse des plans de charge et des stratégies industrielles de NavalGroup et de Fincantieri apporte peut-être une réponse au retrait de la France du “projet corvette européenne de patrouille“ EPC.
NavalGroup [environ 17 000 employés et un carnet de commandes de ~18 milliards €] opère sur 10 sites, tous en France [Cherbourg, Lorient, Nantes-Indret, Brest, Toulon, Ollioules, La Londe-les-Maures, …] avec un plan de charge étalé jusqu’en 2050 pour les SNLE 3G, alors que Fincantieri [environ 23 700 employés, 27 500 d’ici 2030, et un carnet de commandes de ~60 milliards €] gère 18 chantiers sur 3 continents [Dont 8 en Italie, 3 aux USA, et d’autres en Roumanie, au Vietnam et en Norvège].
Fincantieri, plus “gros“, présente donc une plus grande flexibilité que NavalGroup.
NavalGroup est orienté vers des programmes spécifiquement militaires, longs et spécialisés, tels les FDI jusqu’en 2030+, les drones aériens VSR700, les Barracuda jusqu’en 2030-2035 (qui impliquent à eux seuls 2 500 personnes et 800 sous-traitants) ou les SNLE 3G jusqu’aux années 2050, ainsi que les Scorpène pour l’Indonésie (dès juin 2026) et les Barracuda pour les Pays-Bas (2034-2039), tout en poursuivant la montée en puissance (upgrades industriels) de deux sites spécialisés : celui de Lorient pour répondre à la demande [FDI et éventuelles corvettes Gowind] avec une capacité recherchée de 2 FDI par an grâce à la mise en place de processus industrialisés (6 en cours pour France et Grèce, livraisons 2026-2030, 1 million d’heures par FDI), et celui de Nantes-Indret où un nouveau bâtiment (Orion, 8 500 m²) a été construit pour les réacteurs K22 (pour le PANG). A signaler un plan de recrutement > 4 500 personnes sur 3 ans pour soutenir les programmes futurs et qu’à ce jour aucune surcapacité critique n’est signalée malgré le report de livraisons de FDI françaises pour prioriser la Grèce [A noter que les Chantiers de l’Atlantique présentent également un plan de charge de plus de 15 ans de travail à venir].
Fincantieri, plus “gros“ est aussi plus polyvalent, développant une stratégie mêlant le militaire et le civil (bâtiments militaires 40% + navires de croisière et mixtes + offshore). Sa grande dispersion géographique et le nombre de ses chantiers lui offrent plus de flexibilité, ainsi que le démontre le déplacement des sections “croisière“ vers la Roumanie et le doublement prévu de sa production “offshore“ au Vietnam. Cette flexibilité permet à Fincantieri d’anticiper les goulots d’étranglement et de projeter vers de potentiels nouveaux programmes (Comme les EPC). Avec une croissance remarquable de 8% par an, Fincantieri bénéficie de surcroît du doublement de la défense navale italienne, avec une reconfiguration globale et des contrats export significatifs [FREMM pour l’Égypte, PPA (Pattugliatore Polivalente d’Altura) pour l’Indonésie, Constellation pour US Navy,…].
Le retrait de NavalGroup apparait donc en rapport avec ses capacités (Plan de charge) et à sa stratégie industrielle de prioriser ses acquis et la haute qualité de produits bien définis par ses bureaux d’études.
@Roland DESPARTE
Fincantieri est une société remarquable qui a toutefois commis une FAUTE monumentale en vendant à des chantiers navals chinois son savoir-faire dans les bateaux de croisière qui sont là véritable « poule aux œufs d’or » de l’entreprise (et aussi celle des Chantiers de l’Atlantique).
Les chinois ont lancé récemment un bateau de croisière de taille modeste, histoire de se faire la main. Mais ils apprennent très vite et d’ici peu ils inonderont le marché avec des géants de la croisière et sortiront les européens (dont Fincantieri et les Chantiers de l’Atlantique) de ce marché. Impardonnable !
Faut peut être arrêter de répéter des bêtises comme un perroquet, fincantieri a vendu UN, UN design aux Chinois qui en outre vieux et dépassé. Vraiment la bonne excuse de l’époque pour ne pas céder les Chantiers de l Atlantique à Fincantieri…
Bonjour Massimiliano,
Pour le design vendu aux chinois je ne sais pas, mais pour les Chantiers de l’Atlantique une éventuelle prise de contrôle par Ficantieri n’est plus à l’ordre du jour depuis 2021… Et les dernières commandes « World Class » conforte l’entreprise qui -comme je l’ai dit- a un Plan de charge de 15 ans. Et il aurait été inimaginable de confier la construction du PANG (livraison 2038) à Ficantieri, même si c’est une grande entreprise d’un pays ami.
Je n’ai pas parlé d’acquisition récente Roland. Mais sortir l’excuse chinoise pour Fincantieri…
@Massimiliano
En 2024, la Shanghai Waigaoqiau Shipbuildind (SWS) a livré un premier navire de croisière géant aux standards occidentaux, le Adora Magic City. La SWS est une filiale de la China State Shipbuilding Corporation (CSSC).
C’est la CSSC qui avait conclu en 2014 l’accord de licence avec FINCANTIERI. Tout ceci relève de la coïncidence évidemment.
Et je trouve quant à moi que le perroquet est un animal bien sympathique.
Bien cordialement.
Et Alexis Kohler n’a aucun lien familiaux avec MSC, non non non
Je répète UN design de vendu, qui était déjà daté, de la à dire « vendre son savoir-faire »
Le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique nous ont rendu un fier service pour avoir saboter les projets de sous-marins nucléaires avec l’Australie (AUKUS).
Naval Group aurait été anglo-saxon.
Laissons-les se débrouiller entre eux:
https://www.leparisien.fr/international/la-vente-des-sous-marins-americains-a-laustralie-menacee-par-un-rapport-du-congres-americain-08-02-2026-4OT5CBWM5FD5ZE33O3W22RD7TQ.php
Que Naval Group réussisse à vendre ses frégates à la Suède et continue à travailler pour la France.
bonjour. ils semblerait que notre pays ai beaucoup de besoins et comme toujours l’argent fait défaut…
Donc les spécialistes ons fait des choix, s’est avant tout leur travail…
personnellement je ne crois pas que nous ayons a crainds une guerre de haute intensités dans la zone maritime de responsabilitéimmédiate… ( sauf en mer de chine . et nous n’avons aucune zone ou terre a defendre ).
personnellement je crois que nous devons toujours rester au minima dans les projets européens. afin de faciliter des acquisition (futures) si nous en avons les moyens et apporter notre expertise afin de développer au mieux les projets communs..( fiabilité technique. réduction des équipages. système évolutif. )
Donc soit Gowind soit Patrouilleurs Hauturiers mieux armés ? Dans tous les cas vu le contexte ce sera difficile de proposer un navire de 3000T uniquement armés de mitrailleuses/rapidfire…ce serait du gâchis de plateforme.
La France maîtrise encore mal la méthode allemande : annoncer une grosse commande, capter beaucoup de crédits R&D, puis réduire drastiquement la commande.
Il faudrait pour ça une coopération pleine et entière de Bercy, ce serait un changement à 180°.
C’est pourtant leur façon de faire depuis longtemps… idéalement en ayant contribué à lester le programme pour qu’il ait le plus grand mal ensuite, cf A400M.
C’est pas Bercy qui est à mon sens en cause, mais le crétinisme et la mémoire de poisson rouge de tous nos présidents (entre autres, les politiques qui ne sont pas dupe il y en a hélas peu) depuis des décennies.
Une Gowind pourquoi pas… mais pas la 3100 ni la 2500, c’est un poil trop pour du second rang, mais conviennent très bien pour l’armement.
Cela éviterait de repartir sur la planche à dessin… nous n’avons plus le temps pour ça.
Ils ont déjà les chantiers pour élaborer ces bâtiments pourquoi s’associer où il n’y a rien à gratter et pour des bâtiments qui ne correspondent pas à nos besoins ?
Bonjour,
Certaines Gowind ont une autonomie largement suffisante.
8 000 milles pour la classe Bouchard, 5000 milles pour celles vendues à la Malaisie.
Quant à l’armement durci, celles vendues à la Malaisie sont apparemment bien armées.
Et la plupart disposent d’un sonar remorqué
cordialement
@Brand……
Exactement, pour l’armement y’a rien à redire, c’est la taille de ces produits qui est un poil de trop.
Mais s’il faut repartir de la planche à dessin, elles sont parfaites!
Les Gowind existent en petit , moyen et grand – et même si besoin en moyen-, moyen et moyen+.
Alors c’est une excellente nouvelle que ce retrait annoncé du projet « européen », comme des autres qui ne servent qu’à faire gagner de l’argent à nos concurrents.
Prochaine étape : le SCAF à la poubelle, et là on célébrera vraiment – sauf Macron bien sûr, et ses thuriféraires (courtisans) sui disent « on se fiche des intérêts industriels, le politique avant tout » Surtout qu’ils ne changent rien, que tout le monde comprenne bien qui ils sont.
La France en ruine va pouvoir construire ses corvettes en toute souveraineté …
On peut très certainement développer de solides avisos d’environs 2800t, rustiques mais bien armés pour l’outremer, la protection des approches maritimes et l’escorte ASM. Pas besoin d’un projet européen pour ça. En en basant 2 par site outre-mer et une flottille sur chaque façade maritime on peut viser une trentaine de bâtiments à produire de manière industrielle par des chantiers sous-traitant de Naval Group. Sonar de coque, sonar remorqué, 2 nouveaux VLS plus large avec quadpack de missiles (24 Mica, 24 missiles petits missiles rôdeur de frappe polyvalent, 4 Milas), 1x76mm, 8 Exocet, 1 espace pour 2 containers 20pieds, un espace modulaire pour emport des drones avec 2 baies sur les flancs, 1 LMP avec 8 Mistral et 30 roquettes, 1x40mm rapidfire, 1 helico 6t, 2 rampes de mise à l’eau â la poupe pour RHIB). Un outil polyvalent, évolutif, et dissuasif pour les « compétiteurs » qui formera un premier rideau de présence, renseignement et souveraineté.
Des frégates submersibles type smx-25 seraient un vrai plus pour éclairer les groupes aéronavals, de même que des catamarans LCAT de haute mer pour la flotte amphibie et l’outremer,capables de plager une compagnie mécanisée légère.
L’intérêt du SMX25 aujourd’hui serait plutôt de recréer de l’incertitude pour l’adversaire et rehausser la probabilité d’une présence française invisible, afin de le dissuader ; pas d’augmenter le nombre de navires dans un groupe aeronaval dont par definition tout le monde sait déjà qu’il est dans tel carré de 100km. Le concept de SMX25 me semble ainsi plutôt celui d’un navire opérant seul, entre SNA et corvette, pour patrouiller, dissuader et si nécessaire faire mal en attendant les renforts.
@Laurent,
FDI = 700-855 millions €
Gowing 3100 = 350-400 millions €
Gowing 2500 = 375-420 millions €
Gowing 1000 = 80-90 millions €
SMX25 = 300 à 600 millions €, tout de même…
Voir un article intéressant dans “le fauteuil de Colbert“ à ce sujet (2010-SMX25) :
https://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2010/10/chronique-de-strategie-et-tactique_18.html
Plus léger qu’une FDI mais plus armée qu’une FREMM ? Vous décrivez une licorne, sans parler des conteneurs ou de la présence d’un sonar remorqué ainsi que d’une rampe à la proue totalement incompatible. Gardez en tête que ces navires doivent en premier lieu avoir une autonomie 2 fois plus importante que les FREMM et qu’ils ne seront pas de premier rang. Franchement si les FLF et les FS sont remplacées par 11 navires avec nativement un sonar de coque et 4 exocet, ce sera déjà excellent. Les silos verticaux seraient presque utopiques, mais je vous rejoins sur les capacités de déploiement d’embarcations de surface avec 4 baies ainsi qu’un large hangar aérien.
On passe nos FDI sous armées en remplacement des Floréal, et en frégate de première ligne on commande a la place des versions « jumbo » a 64 VLS et Brouilleurs?
Inutile de lancer les tomates, je suis déjà sorti =====>[]
On dirait que l’on se rapproche du pragmatisme naval sur l’idéal politique européen.