Selon un ancien PDG d’Airbus, Berlin a commis une « erreur stratégique » en s’alliant avec Paris pour faire le SCAF

Faute de pouvoir surmonter le désaccord profond entre Dassault Aviation [désigné maître d’Å“uvre] et Airbus sur la meilleure façon de développer un avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter], le Système de combat aérien du futur [SCAF] est dans une impasse. Et l’Allemagne s’impatiente, au point d’envisager de se retirer de ce projet, comme l’a suggéré son chancelier, Friedrich Merz, la semaine passée.
Contrairement à Paris, qui fait de ce dossier un enjeu politique, Berlin considère que le NGF, tel qu’il a été défini, ne correspond pas aux besoins de la Bundeswehr, cette dernière ne disposant pas de porte-avions, ni de forces stratégiques. Ce dont on pouvait toutefois se douter au moment du lancement du SCAF par le président Macron et la chancelière Angela Merkel, en juillet 2017.
D’ailleurs, PDG d’Airbus entre 2012 et 2019, Tom Enders a récemment estimé que, en se détournant de son partenaire habituel dans le domaine de l’aviation de combat – à savoir le Royaume-Uni -, l’Allemagne avait commis une « erreur stratégique ».
« La décision du gouvernement allemand en 2017 de développer la prochaine génération [d’avions de combat] non pas avec Londres, mais avec Paris, était principalement motivée par la déception politique liée au Brexit. Rétrospectivement, il s’agissait d’une erreur stratégique », a en effet affirmé M. Enders, dans une tribune publiée par le réseau Redaktionsnetzwerk Deutschland, le 23 février.
Actuellement, M. Enders est à la tête du Conseil allemand des relations étrangères, président du conseil d’administration de KNDS et membre du conseil de surveillance de Helsing.
Par ailleurs, l’achat par Berlin de chasseurs-bombardiers F-35A est une « autre grave erreur » aux yeux de l’ex-PDG d’Airbus.
« L’Allemagne n’a pas non plus besoin de nouvelles plateformes américaines, ce qui ne ferait qu’accroître et prolonger sa dépendance envers des États-Unis de plus en plus imprévisibles. L’achat des avions de chasse F-35, excessivement coûteux – initié sous le gouvernement Merkel – fut, après l’abandon du partenariat historique avec les Britanniques, une autre grave erreur », a-t-il fait valoir.
Sur ce point, et sous réserve qu’il ne se soit pas trompé, M. Enders a fait une petite révélation. Pour rappel, la coalition gouvernementale dirigée par Mme Merkel avait initialement choisi le F/A-18 Super Hornet de Boeing pour remplacer les chasseurs-bombardiers Tornado et permettre ainsi à la Luftwaffe de maintenir sa participation aux plans nucléaires de l’Otan. La décision d’acquérir des F-35A a été prise par le chancelier Olaf Scholz, en mars 2022. Faut-il en déduire qu’elle était dans les tuyaux bien avant ?
Quoi qu’il en soit, pour débloquer le SCAF, et comme le pilier le plus important de ce projet est sans doute le « cloud de combat », c’est-à -dire la bulle de connectivité censée garantir l’interopérabilité entre les forces aériennes françaises, allemandes et espagnoles, une solution consistant à développer deux avions de combat de nouvelle génération a été proposée par l’Association des industries aérospatiales d’outre-Rhin [BDLI] et Airbus.
Ayant présidé les deux par le passé, M. Enders estime que cette proposition est une fausse bonne idée car elle « ne constitue pas une analyse objective des nécessités militaires et technologiques ».
« L’Allemagne possède sans aucun doute les capacités technologiques pour développer son propre avion de chasse », a toutefois concédé M. Enders. Mais, a-t-il ajouté, « les coûts et les délais seraient colossaux » car « même en étant prudent, il faudrait lever des centaines de milliards de dollars rien que pour le développement [ce qui paraît exagéré, ndlr] » et « sa mise en service n’interviendrait pas avant la fin des années 2040 au plus tôt ».
En clair, pour l’ex-PDG d’Airbus, le développement d’un avion de combat allemand flatterait le « prestige nationale » mais il siphonnerait les « budgets de la défense pendant des décennies » sans contribuer forcément à la « puissance de combat de la Luftwaffe, même à moyen terme ».
Pour autant, M. Enders ne plaide pas explicitement pour un maintien de la participation de l’Allemagne au SCAF étant donné qu’il n’a cité que deux issues possibles pour permettre à l’industrie allemande de contribuer au développement de ce qui pourrait être le dernier avion de combat avec équipage.
« Les Britanniques, avec leur programme international GCAP [Global Combat Air Programme], ou le Suédois Saab sont des partenaires potentiels », a-t-il avancé. Prêchant pour sa paroisse, M. Enders n’a pas manqué de souligner que le Gripen E/F avait récemment  » volé et combattu de manière totalement autonome » grâce à un logiciel d’intelligence artificielle fourni par Helsing. C’était « probablement une première mondiale », a-t-il insisté.
Cela étant, pour M. Enders, l’avenir de l’aviation de combat ne repose pas forcément sur le développement de chasseurs-bombardiers « toujours plus complexes » mais sur celui de drones de combat [UCAV], qu’il voit comme étant « essentiels à la réussite des opérations aériennes futures ».
Les UCAV « pourront être développés par l’industrie européenne d’ici quelques années seulement, à condition que les constructeurs établis collaborent avec les entreprises et start-ups spécialisées dans les logiciels et l’IA », a développé M. Enders… alors que Helsing propose le drone de combat CA-1 Europa. « Compte tenu du contexte actuel des menaces, nous avons besoin de ces capacités non pas à partir de 2040, mais au plus vite », a-t-il conclu.
La réflexion de l’ex-PDG d’Airbus fait écho aux propos tenus par le chancelier Merz, la semaine passée. « Aurons-nous encore besoin d’un avion de combat piloté dans 20 ans ? », s’était-il en effet interrogé.





Donc, il vient d’expliquer que l’Allemagne doit acheter des Rafales F5 et des neurons…
Les Allemands sont incorrigibles. A fuir!
Ça c’est votre traduction, pas la leur…
Comme le travail pour le GCAP est déjà reparti, et en plus les Italiens s’estimant léser
T.E. plaide en fait pour l’alliance avec les Suédois
Et ça tombe bien, il travail pour eux…
où comment faire d’une pierre deux coups
L’Allemagne ? Acheter du matériel français ? Unmöglich !
Fait quelques années qu’un F-16 a volé sans pilote.
La coopération germano-anglaise a donné un Typhoon bien inférieur au Rafale. Est-ce que Dassault a eu peur de passer à la moulinette allemande comme Airbus l’a été. L’Allemagne représente aujourd’hui 3 fois la production française du géant européen.
La dronisation aura toujours la connectivité comme maillon faible. Avec la crypto sur calculateur quantique et de l’IA, les attaques sur les clouds de combat obligera une connectivité durcie comme jamais. Les hommes seront toujours dans le ciel.
Dur mais pas faux. On peut aussi dire que penser que les allemands allaient financer >50% d’un avion conçu par Dassault était aussi de l’ordre du fantasme.
Ce que T.E. explique a demi-mot aux allemands, c’est que sans les français, ça être plus cher et surtout plus long
donc pas de fierté mal placé… mais ça… ça va être difficile pour eux à avaler
Tu as bien fait de venir t’exprimer sur le forum toi. 🙂
Comme première impression c’est excellent, tu es parfaitement identifié.
Au plus haut niveau d’expertise bien sûr 😉
Pas faux. L’accord semblait (un peu) au bénéfice de la France, au départ. L’arrivé de l’Espagne a inversé les choses en donnant un poids trop important au couple Alemano-Espagnol.
50 % ? Vous les sortez d’où ? D’un chapeau ?
On dirait une « expertise » d’NRJ !
Il ne s’agissait pas de financer 50% d’un avion conçu par Dassault, mais de financer 50% d’un programme impliquant Dassault, Airbus, Hensoldt, Thalès, Safran, MTU… Dont l’avion n’est qu’une partie. Ne pas oublier qu’en échange de la maîtrise d’Å“uvre accordée à Dassault sur l’avion, les Allemands avaient obtenu celles sur le cloud de combat ou sur les effecteurs, par exemple.
Cette intervention confirme une fois de plus que ce projet relève avant tout de l’affichage politique précipité alors que ses fondations industrielles et doctrinaires (doctrines militaires) sont des plus bancales.
On comment vouloir faire rentrer un cube dans un trou rond à coups de marteau…
L’erreur originale à été de vouloir en faire un programme politique et non industriel…
c’est en fait une grave erreur…
L’erreur originale a été d’élire un incapable narcissique à la tête de l’État.
après tout, pour que ça tourne rond, il faut bien que ça soit carré !
Il y a 60 ans les missiles devaient remplacer les avions…
Mais ils n’y ont pas renoncé (à remplacer les avions).
L’allongement de leur portée va progressivement clouer au sol ou au moins forcer à reculer beaucoup de types d’aéronefs, jusqu’à les rendre obsolètes.
Dans la guerre du futur il y aura des munitions intelligentes, des intercepteurs de munitions intelligentes et des bunkers.
Bon des capteurs aussi, et deux-trois autres choses. Mais on va tendre vers ça. Et quand je dis bunkers c’est au sens large, parfois des « forteresses » où les défenses antimissiles seront plus denses qu’ailleurs.
En revanche les engins ultra-sophistiqués qui s’aventurent hors des forteresses, bourrés de missiles, se feront de plus en plus rares à mesure que les missiles-drones-MUs gagneront en portée, en « intelligence », en vitesse et en manÅ“uvrabilité. Ces engins porte-missiles deviendront de moins en moins nécessaires et de plus en plus vulnérables.
Ça n’arrivera pas du jour au lendemain et ce ne sera jamais total mais c’est le chemin que ça prend. Missiles, intercepteurs de missiles, forteresses. Le reste, attention.
Je ne sais pas de quoi je parle mais je suis sûr de ce que je dis.
Va t’on continuer longtemps a jouer au ping pong verbal !
Pendant ce temps, le zéro et l’infini
J’entends bien.
Le problème, c’est que j’ai peur.
C’est la France qui fait véritablement une erreur de compter sur Berlin pour un tel projet.
L’Allemagne a certes fait une erreur stratégique en achetant du F35 qui va lui siphoner ses budgets de défense mais c’est loin d’être la seule sur le continent. Quant à ce projet de système de combat aérien en coopération franco-allemande, c’est clairement la France qui a fait l’erreur stratégique. Il était couru dès le départ que ça n’aboutirait pas et que ça allait être une perte de temps épuisante pour nous. L’Allemagne ne tient compte ni de nos intérêt ni de nos besoins et cherche à piller nos techno tout en prétendant avec arrogance tout payer toute seule.
Rendez vous compte qu’on en est au stade où on en est revenu exactement au même point qu’en 1991 quand Mitterand a été forcé de quitter le programme Eurofighter: nos besoins militaires sur les futures capacités de l’avion sont remises en question. On ne va évidemment pas payer pour un matériel militaire qui ne fait pas ce qu’on lui demande de faire ! Du coup il va falloir dénoncer aussi l’eurodrone d’Airbus… La France ne va pas payer 34% du prix (pq c’est 34% et pas 50% depuis l’arrivée de l’Espagne) pour faire construire par les Allemands d’Airbus un drone dont elle n’a pas besoin. Non mais allo quoi !
Il est tout a fait exact que la coalition d’Angela Merkel avait fait le choix du F18 pour « porter » la bombe nucléaire américaine B61. Mais, ce qui n’est pas dit dans l’article c’est qu’à la suite de ce choix, les américains ont retiré au F18 l’habilitation à porter cette bombe, ne laissant au gouvernement d’Olaf Scholz la seule possibilité pour cette fonction que d’acheter le F35. La manÅ“uvre américaine a fait ainsi tomber les allemands dans le « club » des acheteurs du F35.
Par ailleurs, la question de savoir si nous aurons encore besoin d’un avion piloté dans 20 ans pour les combats de haute intensité est plus que jamais pertinente. La disposition par la France d’un Scaf-1 (Rafale F5 + Ucav + cloud + …) lui laisse un peu de temps pour trancher la question avion piloté ou avion non piloté.
Le projet Scaf franco-allemand n’a désormais plus de raison d’être.
Les américains sont toujours l’affût pour avoir le monopole de l’aéronautique militaire en Europe et ils ont placés leurs pions pour que cela advienne ainsi.
Le F-35 est l’outil de ce plan sans accroc:
https://theatrum-belli.com/scaf-interrogation-sur-la-bombe-nucleaire-americaine-b61/
Et l’Allemagne est leur complice…
M. Enders a en effet raison, le SCAF a sans doute été une erreur stratégique, du point de vue allemand. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que sortir du SCAF en 2026, soit 9 ans plus tard, constitue probablement une nouvelle erreur stratégique : car désormais, les jeux sont faits en occident sur les programmes de chasseurs de nouvelle génération : F47 aux USA, et GCAP en Europe. Après son divorce avec la France, L’Allemagne va se retrouver bien seule, quand bien même elle réussirait à bâtir une nouvelle coopération avec l’Espagne ou la Suède.
Concrètement, les allemands vont devoir arbitrer entre les hypothèses suivantes :
1/ Se lancer seuls dans un programme national, concurrent du NGF français et du GCAP en Europe, donc un 3ème chasseur Gen6 en Europe (!) : c’est la solution évoquée, mais aussitôt écartée pat Tom Enders, car elle sera très coûteuse, très longue et assez aléatoire, l’Allemagne ne maîtrisant à ce jour pas toutes les briques pour réaliser en toute autonomie son propre chasseur, même si personne ne doute qu’elle pourra le faire avec du temps et un gros paquet de milliards.
2/ Solution hybride : concevoir une cellule allemande, mais avec des moteurs étrangers. Les allemands pourraient donc être tentés de faire le forcing pour « sauver » coûte que coûte la co-entreprises EUMET, qui allie Safran et MTU pour la conception du moteur du SCAF. A voir si la France leur fera ce cadeau inespéré… sinon, il faudra acheter sur étagère le moteur du GCAP, ou un moteur américain.
3/ Construire en Allemagne, sous licence, le « Super F35 Nascar » promis par Lockheed Martin, avion qui n’existe pas encore et qui ne dispose à ce jour d’aucun client de lancement : LM serait probablement ravi de signer avec l’Allemagne, client « naturel » car déjà doté du F35. LM verrait sans doute d’un très bon Å“il l’idée de vendre ensuite depuis l’Allemagne le « Super F35 made in Europe » à toute l’Europe du F35, à grands coups d’aides européennes… et les allemands pourraient sans doute négocier des contreparties intéressantes avec un tel contrat. Reste que cette solution ne serait qu’à demi satisfaisante : les allemands récupèreraient certes la plus grande partie de la charge industrielle, mais dans les faits, il s’agirait basiquement de construire en Allemagne un avion conçu aux USA, avec des moteurs américains sur lesquels les allemands n’auraient aucune prise. Par ailleurs, cela renforcerait encore un peu plus la dépendance de l’Allemagne aux USA… un bon calcul dans le contexte actuel ?…
4/ Achat sur étagère de GCAP, ou de F47 si les USA l’acceptent, le cas échéant avec quelques offsets industriels et d’assemblage local : la pire des solutions puisqu’elle signerait un renoncement complet à toute forme d’ambition dans le domaine de l’aéronautique militaire. Cette hypothèse est donc la moins probable.
La solution la plus probable pourrait donc être la solution 2/, car permettant à l’Allemagne de concilier ses aspirations et ses ambitions en matière d’aéronautique militaire, tout en restant raisonnable et réaliste en termes de budget et de calendrier. Toutefois, on ne peut pas écarter d’un trait de plume l’hypothèse 3/, connaissant le tropisme allemand pour les USA, la tentation des allemands de vouloir renégocier des droits de douanes un peu moins punitifs avec les USA, la roublardise et le pouvoir de « persuasion » du locataire de la Maison Blanche, et la force du marketing de LM…
Très bonne analyse… comme souvent
L’hypothèse 2 semble difficile sans les Suédois, mais vont-ils s’entendre..!.?
La 3 me paraît très probable, car L.M. est dans une difficulté sans nom avec la futur version et le moteur du F-35
mais en l’élargissant légèrement, boum… bi-moteurs, et embarquer les allemands serait rassurant pour les acheteurs européens
Contrairement à vous, je pense que l’option 4 est la plus probable. Soit l’achat d’un système étranger avec fabrication locale.
En effet, d’ici 20 ans l’Allemagne et Airbus n’auront tout simplement pas de marché export pour leur avion, déjà pris par des concurrents mieux placés et depuis plus longtemps (GCAP, F47, rafale ou futur avion français, ect..). Airbus n’a rien de bien spécial a proposer, ils partent de très loin dans cette course la. Et l’Allemagne n’est pas perçue comme un exportateur fiable auprès de certains pays qui pourrait vouloir un tel avion (Turquie, Arabie saoudite, Egypte). Plus le problème du moteur, et le refus d’indépendance des USA. Il n’y a rien qui va en fait.
Le renoncement a déjà été acté, mais pas avoué, avec les achats de F35 (avec une part de fabrication locale), et les futures fabrications sous licence de drones d’Anduril ou d’autres constructeurs US. Aujourd’hui l’Allemagne, par orgueil, refuse de travailler avec la France alors qu’elle acceptera encore et encore la domination des USA sans broncher. ce ne sont pas des ingénieurs qu’il leur faut, ce sont des psys.
« . ce ne sont pas des ingénieurs qu’il leur faut, ce sont des psys. »
Bonne analyse !
@Green
l’option 4/, celle du renoncement pur et simple, semble quand même aller à l’encontre des déclarations récentes d’Airbus et des dirigeants allemands. Malgré les milliards d’euros mis sur la table, la « première armée d’Europe » n’aurait donc pas son propre chasseur, réduite à acheter sur étagère à l’étranger comme un vulgaire « pays du Club Med »… c’est évidemment possible, mais le choc sera rude, notamment pour Airbus, qui devra rester assis sur le canapé à regarder passer les commandes auprès d’autres avionneurs… Raison pour laquelle je n’y crois pas trop. Je pense que l’Allemagne va tenter quelque chose. Les enjeux sont trop importants, et outre Rhin, l’argent coule à flot… Airbus va forcément proposer une ou plusieurs stratégies alternatives au SCAF, et le Bundestag suivra…
Quant à l’argument de l’absence de marché export, c’est en effet un risque, mais ce risque est-il vital pour un pays comme l’Allemagne, visiblement prêt à dépenser des dizaines de milliards d’euros et dont le principal objectif ne semble pas être commercial, mais bien d’acquérir un statut et des compétences ? D’autre part, et c’est l’argument que je développais en faveur du lancement d’un programme de chasseur Gen6 franco-français, les perspectives export s’annoncent radieuses dans un monde de plus en plus instable et dangereux… cet argument vaut donc aussi pour un éventuel avion allemand, qui pourrait lui aussi trouver preneur.
Si cela se trouve le Le Gen 6 arrivera bien tard pour l’export si cela se trouve : si c’est le cas, les pays vont difficilement choisir un avion de promesse par rapport à un avion opérationnel. Si les combats démarre avant 10 ans, ce sera plié avant.
Excellent. Le 3/ est fortement pressenti, Rheinmetall lorgnant déjà dessus.
Mais à mon sens, votre 4/ est hors de propos.
Tom Enders est dans sa ligne et, pour l’Allemagne, il n’a pas forcément tort.
Pour présenter l’homme, Tom Enders est Officier de réserve dans la Bundeswehr, ancien dirigeant d’EADS puis d’Airbus, assistant parlementaire au Bundestag proche du ministre allemand de la Défense, intervenant pour divers instituts (dont l’International Institute for Strategic Studies (IISS) à Londres), président de l’Association allemande de l’industrie aérospatiale (BDLI), puis récent (2025) Président du Conseil d’administration de KNDS malgré les rumeurs [je suis prudent…] d’enquêtes pour corruption lancées en Autriche, au Royaume-Uni, en France et aux Etats-Unis.
Proche des patrons de la BITD allemande, il ne fait qu’apporter de l’eau au moulin en cherchant à enfoncer le clou pour la sortie des Allemands du projet SCAF. L’affaire a assez duré, qu’ils sortent ! [Et tant pis pour notre cher président…].
 »Et bien fait pour notre c-o-n de président » serait plus juste!
Tom Enders est toujours aussi culotté.
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Alors selon lui, l’Allemagne aurait (seulement) commis 2 erreurs stratégiques ??? :
– celle de partir avec la France plutôt qu’avec le UK pour le SCAF : mais là il oublie de dire qu’avant cette décision de 2017, c’est la France qui était en partenariat avec le UK pour un drone UCAV Scaf !!! Et la France a laissé tomber son Scaf avec le UK, entre autres, pour faire plaisir à l’Allemagne de Merkel .. qui était seule en rase campagne à l’époque.
Bref, déjà ici, il réécrit l’Histoire comme ça l’arrange.
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– autre erreur, celle de commander des F35 plutôt que des F18 : sauf que l’Allemagne n’a pas fait de « choix ». Elle a juste fait ce que les US lui ont imposé pour pouvoir continuer à mettre en oeuvre la bombinette B61-12 … Les US ne voulaient pas leur vendre le F18 pour cela (alors que l’intégration n’aurait pas du couter bien cher). Il n’a pas non plus été question d’acheter le F15 (qui a été le 1er avion qualifié pour la B61-12, … avant le F35). L’Allemagne n’a pas choisi son avion pour cela. Elle a juste choisi de continuer à payer les US pour continuer à héberger les bombes B61 (en double clés) sur leur sol, et à les mettre en oeuvre à ses frais par des avions US, choisis par les US (le F35), et commandés par l’Allemagne. Le choix allemand a juste été celui d’un renouvellement de vassalisation pleine et entière.
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En plus de ces 2 affirmations biaisées, Tom Enders oublie surtout de dire que c’est AIRBUS Defense GmbH le problème majeur du SCAF aujourd’hui, et rien ou personne d’autre !!!
Car cet Airbus Defense GmbH refuse de rester à sa place, celle du moins sachant, Airbus Defense GmbH refuse que Dassault exerce son rôle (pourtant incontestable) de leardership et de maitre d’oeuvre … qui lui était pourtant dévolu (tellement logiquement) dès le tout départ du projet SCAF … c’était très clair dans les accords de départ de 2017.
Seulement les Allemands n’ont eu de cesse depuis de tenter de tordre le bras à tout le monde, de manière plus ou moins sournoise, en pensant qu’ils allaient pouvoir tout imposer à tout le monde.
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Mais voilà , … Dassault est un champion responsable et expérimenté (Dassault connait depuis longtemps les vilains coups des gros fourbes). Et Dassault, fort du grand succès du Rafale, reste toujours aussi solide et incontournable.
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Par ailleurs, M. Enders devrait savoir aussi depuis longtemps qu’il y a en France des pré-requis minimas de souveraineté, notamment pour la Dissuasion nucléaire.
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Bref Tom Enders n’a manifestement pas changé. Toujours un aussi bon joueur de pipeau !!!
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Et les Allemands sont toujours autant plongés dans l’ambiguité, l’amvivalence et la contradiction.
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Ils passent tout aux US d’un côté, puis disent vouloir plus d’autonomie vis-à -vis d’eux, mais pour cela, ils veulent juste bouffer tout cru les Français plutôt que de faire un honnête partenariat avec eux, alors que ce sont les Allemands qui sont en lacunes capacitaire et de savoir-faire, et que c’est bien la France qui dispose de l’arme nucléaire et qui se doit de continuer à conserver un minimum de souveraineté – notamment dans l’aviation de combat – pour la mettre en oeuvre.
Et après cela, après avoir dit que le SCAF serait une bétise pour l’Allemagne, ces Allemands continuent de souhaiter à bénéficier de la protection de la dissuasion nucléaire française … quand il n’y a pas 1 ou 2 clowns là -bas qui prétend même vouloir en prendre le controle (avec leurs petis bras sans doute).
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Pour conclure … same shit as usual.
J’ai également butté sur la partie F18 qui d’après de moins récentes lectures était effectivement une décision business US pour justement vendre d’avantage de F35 et certainement pas une coquetterie allemande.
Oui Tom Enders arrange les bidons à sa sauce et réécrit l’histoire.
Le projet originel SCAF était franco-britannique et date de 2014 au sommet de Brize Norton. Il s’inscrivait dans la continuité des accords de Lancaster House.
Là aussi Enders reprend aujourd’hui à son compte des éléments clés qui avaient été décidés il y a plus de 10 ans lors de ce sommet : plutôt qu’un nouveau chasseur, la priorité était de développer un drone intelligent ailier sans pilote franco-britannique, en capitalisant sur le savoir-faire acquis sur le nEUROn.
Le Brexit en a décidé autrement et la France s’est tournée vers l’Allemagne comme « second choix », même si ce qualificatif est un peu irrévérencieux pour les allemands. Les anglais quant à eux n’ont pas fait appel à l’Allemagne pour le GCAP mais aux italiens.
Bref M. Enders se donne le rôle de celui qui avait le choix à l’époque tout en reprenant une « vision » UCAV qui existait déjà il y a une décennie entre français et britanniques.
Au passage, cette vision a été celle proposée par Dassault en 2014 : faire évoluer les chasseurs Rafale et Typhoon (c’était possible avec BAE Systems comme partenaire qui maitrisait l’essentiel des systèmes de l’EF2000) vers un standard collaboratif apte à intégrer un ailier UCAV qui tirera parti des technologies du nEUROn.
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Là où Tom Enders a raison : le savoir-faire industriel requiert des décennies en aéronautique ce qui coûtera une fortune déraisonnable à l’Allemagne pour le développer seule.
Helsing, dont il est co-président du conseil d’administration, l’apprend à la dure en Ukraine : ses drones dopés à l’IA ont un taux de réussite de seulement 34%, contre 75% pour les drones ukrainiens de dernière génération. La qualité industrielle globale ne s’acquiert pas en une nuit.
Belle excuse, la frappe nucléaire et la navalisation ont un impact marginal sur l’appareil si c’est intégré dès la conception. Il suffit de regarder les capacités d’emports du Rafale face au Typhoon qui n’est ni navalisé ni capable de tirer un ASMPA et à part une double ou triple validation tirer un ASMPA ou un TAURUS c’est pareil au niveau structurel de l’appareil. Non les allemands ayant échoué à piller le savoir faire français et diluer le leadership de Dassault en intégrant espagnols puis les belges (on se demande d’ailleurs l’apport de ces deux pats), ils partent comme des princes en invoquant que le NGF ne serait pas adapté aux besoins allemands…
On doit finaliser le F4 actuel et on a un gros contrat avec l’Inde à finaliser. Puis on a le Rafale F5 dont plusieurs briques techno serviront au futur NGF. Donc l’important est d’attendre car les leçons qu’on tirera du F5 pourraient avoir un impact sur le design et la doctrine d’emploi d’une futur NGF. Sans les allemands. Qu’ils prennent du F35 grand bien leur fasse.
On sent chez les gouvernants Allemands , le souhait de redevenir un constructeur reconnu en avion de chasse, car le Tornado n’a pas été la réussite esperée, et l’Urofighter etait plus un avion britannique
xe souvenir du « grkzzly »
C’est plutôt la France qui a commis une erreur stratégique en s’alliant avec Berlin pour faire le SCAF. Faut pas inverser les rôles…
« Berlin considère que le NGF, tel qu’il a été défini, ne correspond pas aux besoins de la Bundeswehr, cette dernière ne disposant pas de porte-avions, ni de forces stratégiques. Ce dont on pouvait toutefois se douter au moment du lancement du SCAF »
Et donc ?
Kikicé qui ne respecte pas les accords passés ?
« pour M. Enders, l’avenir de l’aviation de combat ne repose pas forcément sur le développement de chasseurs-bombardiers »
Et oui, on ne sait pas de quoi sera fait l’aviation de chasse à l’horizon 2060 …
Et personne ne peut dire si la méthode de Dassault, de proposer des itérations du Rafale avec UCAV en complément, n’est pas LA bonne idée pour le court/moyen terme.
M. Enders a enfin été touché par la grâce !
Alléluia ! Tant il nous avait habitué à autre chose…
Si ça pouvait arriver à certains « experts ou ingénieurs autoproclamés » de ce site (vÅ“u pieu) …
Moquez-vous des allemands mais gardez-vous de les croire incapables….
Ayez à l’esprit les excellentes relations que l’Allemagne entretient avec ….l’Inde.
Cette même Inde qui garde des liens très proches avec Israël dans le partage et l’échange des connaissances du ressort de la BITD. Deux pays qui excellent dans l’informatique et l’approche de l’IA.
L’Allemagne et Israël c’est aussi une solide « amitié »…
Les intérêts de la France pourraient, à moyen ou long terme, se voir fragilisés par des « alliances » économiques desquelles la France serait exclue.
L’approche de l’avionneur français ne peut être comparée avec la vision US ( politique et technologique) mais elle est assurément la meilleure pour nous. DSI hors-série 105 ou areion24.news  » aviation de combat : l’enjeu de la puissance de calcul »
Commercialement sera-t-elle bonne si d’aventure le Rafale indien privilégie des technologies indigènes au détriment des « produits » français ? Le prix final ne sera pas le même.
Dans le lien que vous avez eu l’amabilité d’indiquer (vente Rafale) j’ai noté « structurer l’accord gouvernement à gouvernement avec clarté, à séquencer la production nationale avec cohérence et à négocier les transferts de technologie avec la fermeté nécessaire … » les Indiens se sont ils penchés sur les déboires du SCAF ?
La realpolitik les allemands connaissent et ne se gênent pas pour l’appliquer même s’ils doivent nous marcher dessus. Le rapprochement est une illusion si on le pense immuable. Enders n’est qu’une voix qui se mêle à beaucoup d’autres…
La leçon apprise au travers d’ AUKUS ne doit jamais être oubliée…
Super ! Et ?
Ça change quoi à la recette de la choucroute ?
Qui ne respecte pas les accords passés dans le cadre SCAF ?
Hummm ?
Les accords ? Vous êtes bien naïf si vous pensez que la « parole donnée » oblige quiconque à respecter celle-ci….
L’Honneur est une notion qui s’efface devant les intérêts et le pognon de dingue….
Quant à la recette de la choucroute, elle peut différer d’un côté ou l’autre du Rhin
Ah, et j’y pense, puisque vous évoquez l’Inde et le Rafale… Allez faire un tour sur meta-defense.fr y voir le dernier article sur le sujet, qui répondraen partie à vos questions…
Les réponses nous étaient connues dès le premier Rafale indien…. sorti des chaînes.
Cet ancien patron d’Airbus parle pour sa paroisse entreprise.
Comme les Allemands ne savent pas faire seul un avion de combat du moins autre que très moyen et très cher et avec de l’aides extérieures + un moteur étranger, faire des drones c’est plus simple surtout quand sa boite a rachetée un fabriquant qui a conçu un drone. Et puis faire du lobbying pour dire que les avions pilotés c’est has been car on est incapable d’en faire…., ça mange pas de pain.
Dassault a mal pris que cette boite se prenne pour les rois de l’IA, avec un IA certainement très imparfaite.
Les langues se délient sur ce programme. Tout le monde veut la fin du SCAF mais qui aura le courage ou la folie de partir en premier ?
C’est pas une question de courage ou de folie mais d’intérêt. La France avance de son coté sur tous les sujets, et l’Allemagne voit bien qu’elle reste bloquée donc c’est elle qui le plus intérêt à sortir du piège même s’il faudra lâcher des sous pour cela. La France peut attendre patiemment et continuer ses développements en cours, ce que ne peut pas faire l’Allemagne car dépendante des technologies des autres.
C’est la raison pour laquelle tous les acteurs de poids allemands monte au créneau. De toute façon il est impossible de sortir un avion correspondant aux deux besoins et exportable. Ce projet est mort né dès le début et on voit que l’Allemagne a sous estimé la volonté de Dassault ou surestimé le pouvoir du gouvernement à faire plier Dassault. Et donc se retrouve dans une impasse.
Donc l’affaire est pliée puisque les besoins ne sont pas les mêmes. Reste plus qu’à l’auteur en sursis de cette gabegie d’en tirer les conséquences et manger son chapeau au lieu d’invoquer les mânes des fondateurs spirituels de l’UE. Quant au cloud de combat commun, il ne faudra pas oublier de pouvoir s’en deconnecter pour la mise en oeuvre de l’armement nucléaire.
Faut croire qu’en Allemagne, ils sont un peu plus réalistes sur le coût d’un programme.
Le SCAF, même franco-français coûtera une blinde, ne l’oublions jamais. Pour rappel, avec la même équipe d’industriels (Thalès, Dassault, Safran), le coût d’acquisition du Rafale a augmenté de 70% et le coût de l’heure de vol augmenté de 90% (et je précise que l’inflation est prise en compte), sachant que le Rafale a déjà mis l’armée française en faillite (il a failli être arrêté deux fois faute de moyens alors même que moins de la moitié des commandes n’avaient pas été livrées).
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Et cette fois-ci, on aura l’Allemagne pour nous concurrencer à l’exportation, et les allemands ont des moyens supérieurs à la France, surtout qu’on est proche de la faillite. Après, certains coqs français sur leur tas de fumier se prennent pour des cadors et pensent que les industriels allemands ne pourront jamais réaliser. Mais n’importe qui ayant déjà travaillé en Allemagne en ingénierie sait qu’ils ont aussi des ingénieurs innovants et talentueux.
Maintenant, prendre les allemands pour des nuls fait surement partie de notre culture et de nos traditions, ça remonte même à 1870 avec le beau résultat que l’on connait tous….
toujours aussi con tes commentaires
Au tant que les tiens. Et NRJ, n’est pas raciste…Lui.
Il est au moins nettement antifrançais ce qui pourrait être une forme de racisme.
@Pinard
Je suis anti moi-même, MDR. Pas de doute, tu fais partie des débiles.
Comme l’animal est-hélas- Français, ou se présente comme tel (mais nous sommes habitué à ses mensonges…) on peut dès lors affirmer qu’il est totalement schizophrène !…
Et on en revient à sa santé mentale dégradée, que j’ai déjà évoquée plusieurs fois ici…
Etant donné que tu dénigre systématiquement et je dis bien systématiquement tout ce qui est français, je maintiens que tu es antifrançais! En plus tu dis être français mais on n’aura jamais aucune preuve. La magie du pseudonymat sur internet… Tu pourrais très bien être belge ou canadien ou algérien ou même binational. Va savoir… Pour finir des mecs qui auraient préféré être ceci ou cela ça a toujours existé. Va lire la biographie du compositeur Mendelssohn et tu verras que ça n’a rien de si impensable.
@VOrtex
Salut le chienchien.
Tu as dit «Sinon, sur les Mistral vendus à la Russie, tu disais qu’il ne fallait pas, qu’ils allaient les copier».
Tu peux expliquer où tu as vu que j’avais écrit ça ? Source et citation ? Allez le clébard, on replonge sa tête dans son sot de mouise, tu y seras très bien
Et je te rappelle que tu as affirmé en prime « Dans le cas contraire, je présenterai mes sources. Et alors………. « . alors, puisque tu le proposes, je veux bien tes sources. J’aimerais bien dire que tu es au niveau 0, mais ce n’est pas le cas. Tu essayes de creuser autant que faire se peut. Et tout le monde se moque de ta tronche.
Il y avait aussi cette citation :
« Surtout que nous a affirmé dernièrement que ces mêmes Russes, allaient percer le secret des Rafale Serbes. ». Où ai-je dis cela ? Vous avez une source ? Une citation ? Allez, j’ai envie de ma partie 2, tu es drôle à lire tellement tu es stupide.
@pinard
« Etant donné que tu dénigre systématiquement et je dis bien systématiquement tout ce qui est français » Preuve ? Source ? Où me voyez vous faire ça ?
LÃ tu as deux choix :
1) Soit montrer des « preuves » qui vont démontrer l’inverse de ce que tu veux démontrer. Et tu seras grotesque.
2) Ne rien faire et tu seras définitivement ridicule.
Tu t’es mis dans la mouise mon vieux. Je ne sais pas ce que tu vas faire, mais tu n’en seras que plus drôle à lire 🙂
@NRJ « Le SCAF, même franco-français coûtera une blinde, ne l’oublions jamais » Ce qui explique que plus personne n’ait envie de faire le SCAF et son calendrier interminable et que chacun veuille se rabattre sur des solutions à échéance 2030-2035 existantes ou en développement.
Pour le reste vos poncifs sur le Rafale font rire tout le monde, 70% de surcoût on serait proche des surcoûts de l’EF 2000 voyez vous: https://www.opex360.com/2025/12/25/selon-un-rapport-le-cout-unitaire-de-leurofighter-est-deux-fois-plus-eleve-que-celui-du-rafale/#google_vignette
« Et cette fois-ci, on aura l’Allemagne pour nous concurrencer à l’exportation » Ils nous concurrençaient déjà via l’EF 2000, EF 2000 dont vous nous dîtes à quel point il est la preuve de leur supériorité commerciale et technologique éclatante sur nous, rappelons le encore.
« la France, surtout qu’on est proche de la faillite » Là dessus tout le monde sera d’accord sur le fait que le politique global de la France consiste à se suicider à petit feux sur tous les plans.
« Après, certains coqs français sur leur tas de fumier se prennent pour des cadors et pensent que les industriels allemands ne pourront jamais réaliser » La question n’est pas juste de faire un avion, la question c’est de faire un avion sans acheter ailleurs une partie des composants et que cet avion soit au top sur le plan commercial pour compenser les commandes étatiques faméliques à des cadences artisanales des états européens. Peut être que l’Allemagne peut y arriver aussi mais ensuite le sujet est: à quel coût et surtout dans quels délais?
Parce que la Turquie a fait une cellule d’avion, la Corée du Sud aussi, l’Inde aussi, le Japon aussi. Mais sont ils au niveau des constructeurs installés ça c’est moins sûr.
Vous niez l’évidence car elle vous gêne, mais si on prend les briques technologiques du Rafale F5 en cours de développement sans l’avion et le moteur cela fait 5 piliers sur 7 de ce que devait être le SCAF qui sont financés par la France seule pour elle seule. Donc comment justifier de doublonner un tel développement par une participation au SCAF?
@Mat49
« Ce qui explique que plus personne n’ait envie de faire le SCAF et son calendrier interminable » Le SCAF franco-allemand, peut-être. Mais un SCAF national, ça je veux bien que vous partagiez vos sources.
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« Pour le reste vos poncifs sur le Rafale font rire tout le monde, 70% de surcoût on serait proche des surcoûts de l’EF 2000 » Où me voyez vous annoncer 70% de surcoûts concernant le Rafale ? Je ne vois pas où j’écris ça dans l’article.
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« Ils nous concurrençaient déjà via l’EF 2000, EF 2000 dont vous nous dîtes à quel point il est la preuve de leur supériorité commerciale et technologique éclatante sur nous, rappelons le encore. » Ils ont fait l’EF avec d’autres partenaires et avec des choix techniques qui par malchance ont été moins porteurs que ceux qu’on a fait pour le Rafale (la fin de la guerre froide a paradoxalement été une chance pour le Rafale, puisque ça a mis l’accent sur les avions polyvalents, ce qui n’était pas le cas jusque là . Mais à aucun moment on n’avait anticipé). Maintenant si les allemands font solo, ce ne sera pas forcément la même chose, surtout qu’on n’aura pas forcément la chance non plus d’avoir un élément imprévu qui donne la chance à notre production, comme la guerre froide l’avait fait pour le Rafale.
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« Là dessus tout le monde sera d’accord sur le fait que le politique global de la France consiste à se suicider à petit feux sur tous les plans. » Et du coup, la seule solution que vous y trouvez est de casser les dernières choses qui marchent encore. Ca nous mène à mon commentaire après.
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 » à quel coût et surtout dans quels délais? » Ils ont 15 à 20 ans pour y arriver, s’ils veulent remplacer les Eurofighter. Ca me paraît largement suffisant, pas vous ? Quant au coût, s’il n’arrivent pas à financer, il est certain qu’on n’y arrive pas non plus, vu la différence de budget entre eux et nous.
Maintenant, ils achèteraient peut-être quelques composants sur étagère, en commençant par le moteur. En quoi est-ce problématique ? La Suède a acheté des moteurs américains pour ses Gripen et elle nous a soufflé le Brésil, la Colombie, et la Suisse (qu’elle a cependant perdu pour d’autres raison). Vous voyez donc qu’on n’a pas besoin de tout faire en solo pour arriver à vendre… surtout qu’on vend nous-mêmes nos Rafales avec des technologies étrangères. L’exemple est l’Inde, qui a plusieurs systèmes de défenses montés sur Rafale mais acheté aux israéliens plutôt qu’à nous.
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« Donc comment justifier de doublonner un tel développement par une participation au SCAF? » Il n’y a pas de dédoublement car le SCAF n’est que la suite du Rafale F5, et bien évidemment, il s’appuiera sur le travail fait pendant le Rafale F5.
15 À 20 pour combler leur retard serait une prouesse incroyable à ce stade, que leur ingénierie n’a pour l’instant pas démontrée être en mesure de faire. La chine a mis 40 ans avec l’aide de la Russie, une budget énorme et des dizaines de milliers d’ingénieurs, et n’est pas encore parvenue au même niveau que les occidentaux, mais s’en approche de très près maintenant, au moins sur le papier.
Ce n’est pas une question de budget, ou de capacité intellectuelles des ingénieurs, mais d’expérience, de compétence d’équipe, de référentiel technique mis en pratique, et des données, qui ne s’achète pas aussi facilement que vous semblez le croire.
@Mat49
Par rapport à votre commentaire sur https://www.opex360.com/2026/02/18/le-chancelier-merz-remet-en-cause-la-participation-de-lallemagne-au-projet-de-systeme-de-combat-aerien-du-futur/
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« Et 2 qui fonctionnent valent mieux qu’un moteur de F 35. Et même à deux additionné à une cellule seule cela ne vous évite pas le ridicule quand vous prétendez que c’est trop cher. » Je ne sais pas si vous réalisez que vous êtes à l’ouest. Tout ce que je dis, c’est que la motorisation du Rafale coûte de l’ordre de 15 millions d’euros, voire plus.
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« « LE T-Rex est lancé ? » Il est dans le programme et donc lancé, c’est dans la LPM, 318 million c’est juste le début pour la levée de risque. Et c’est lancé depuis octobre 2024 très cher. » Et bien non. Vous ne connaissez l’affaire. Safran a effectivement fait une annonce, mais rien n’est financé concernant le T-Rex. Votre propre source (« Le budget de l’état et la trajectoire de sa dette ») le démontre.
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« J’ai répondu : ça coûte moins cher. Et même vous ne pouvez pas ignorer pourquoi reprendre une cellule en production c’est moins cher. » C’est vrai, mais si on est en faillite, le fait que ça coûte moins cher ne permet pas de se le payer non plus. Dit simplement, si je n’ai que 1 centime dans mon porte-monnaie, le fait d’aller à Macdonnald est certes moins cher mais tout autant inatteignable que d’aller dans un restaurant 3 étoiles. Pour le Rafale F5 et le SCAF, c’est pareil.
Donc je répète la question : Pourquoi aurait on les moyens de faire le Rafale F5 et pas le SCAF vu que votre source (« Le budget de l’état et la trajectoire de sa dette ») semble indiquer qu’on ne pourrait faire ni l’un ni l’autre ?
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« Si tel était le cas le Rafale F5 ne pourrait pas exister  » Quelle est la contradiction avec ce que je dis ?
Je redis donc : Un système aéronautique de combat comme le SCAF, c’est une cellule d’avion, une motorisation, des drones (dépendant de la génération « d’avion de combat »), le système de guerre électronique, le radar, et l’IHM (on pourrait aller plus loin, mais on va limiter à ça pour l’instant). Et c’est la totalité de tous ces éléments, à la fois en développement (avec les différentes tranches d’avions, qui se modernisent régulièrement à l’image des versions F2, F3 etc du Rafale), production et maintenance qui vaut plusieurs dizaines à une centaine de milliards d’euros entre 2040 et 2080.
Donc vous proposez de développer de 0 une cellule un moteur. Et ensuite, vous voulez faire de nouveaux standards c’est-à -dire, nouveaux drones, système de guerre électronique, radar, et IHM et ce, en 2045, puis 2055 etc. Donc on arrive exactement à ce que je décris et qui coûte de l’ordre d’une centaine de milliards d’euros. Mais apparemment dans votre pensée magique, on gagne beaucoup d’argent, c’est intéressant.
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« Et profitant du fait que passer des standards ne soit pas si couteux » Pas si coûteux les blocs ? Pardon ? Le bloc F4 pour le Rafale n’a aucune modification majeure de l’appareil (le F4, c’est très majoritairement de l’électronique, les quelques composants en plus se limitent seulement à un viseur de casque et à un IRST). Et il a coûté presque 2 milliards d’euros pour le seul développement, soit 1/5 du coût du développement du Rafale, pour donner une idée.
Maintenant imaginez le coût du standard F5 quand il faudra changer le radar, ajouter des drones, voire même ajouter un nouveau moteur.
Donc non, contrairement à ce que vous pensez, passer des standards coûte très cher aussi.
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« De toute façon, le SCAF c’est cuit, donc autant faire mieux plus vite, moins cher et 100% souverain. » Comme ça on s’assure que notre BITD terrestre et navale et sacrifiée pour les seuls intérêts des actionnaires de Dassault Aviation. Super idée, il n’y a pas à dire.
@NRJ « Mais un SCAF national, ça je veux bien que vous partagiez vos sources. » Je n’ai aucune source disant que quelqu’un veut faire un SCAF national, c’est à dire développer de zéro les 7 piliers du SCAF en national.
La France partirait avec le Rafale F5 comme base où elle a déjà en développement la majorité des piliers qui étaient supposés être développés dans le SCAF. Donc en Franco-français au lieu d’un SCAF en franco-français c’est à dire sept piliers à développer, il n’y aura qu’un programme de moteur à faire pour une cellule furtive où Dassault. Safran comme Dassault pourront de plus réutiliser les études faites dans la phase 1 sur le SCAF pour faire cette cellule et ce moteur de NGF franco français.
L’Allemagne en vient à dire que ce n’est pas la peine de faire un nouvel avion piloté. Donc là encore ce n’est pas un SCAF ce qui est évoqué , c’est à dire sept piliers, car il n’y a pas les piliers 1 et 2 dans ce dont parle les allemands.
« Et du coup, la seule solution que vous y trouvez est de casser les dernières choses qui marchent encore » Cela sauverait une des dernières choses qui marche encore, je ne vois pas comment prétendre le contraire.
« Quelle est la contradiction avec ce que je dis ? » Le Rafale F5 se fait sans développer une nouvelle cellule et un nouveau moteur de zéro. Le drone n’est pas non plus développé de zéro car reprend comme base le neuron. Donc non on peut bien développer à partir de briques existantes.
« Le bloc F4 pour le Rafale n’a aucune modification majeure » Si, regardez la marche entre le F3R et le F4.2.
« Comme ça on s’assure que notre BITD terrestre et navale et sacrifiée » Au contraire au lieu de payer un tiers du SCAF nous payons le prix du moteur et de la cellule seulement en réutilisant les études déjà budgétée du SCAF. Ce qui libère des fonds pour el terrestre et le naval.
Ce que je défends est la meilleure option sur le plan budgétaire, industriel et militaire pour la France.
PS: coût unitaire du M-88 environ 4 millions d’euros.
PS 2: Safran a officiellement annoncé et lancé le programme T-Rex en juin 2025 lors du Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget: https://www.safran-group.com/fr/espace-presse/safran-lance-version-poussee-augmentee-du-m88-destinee-aux-futures-evolutions-du-rafale-2025-06-17
C’est fout le niveau de ridicule que vous arrivez à atteindre. Chaque fois c’est encore plus pathétique…
@NRJ j’avoue ne pas très bien comprendre votre position.
Le seul programme en coopération qui ne soit pas menacé ou à l’arrêt est le Tigre modernisé (au rabais) avec l’Espagne seule.
Le SCAF est visiblement mort, tout le monde l’a acté à demis mots, le MGCS devrait suivre et peut être l’eurodrone.
L’Allemagne a l’Espagne et la Suède comme partenaires naturels sur un programme alternatif au SCAF mais les récentes déclarations du chancelier laissent clairement planer le doute sur le fait que le F 35 ne soit pas la solution des allemands pour 2040. L’Allemagne dont le budget de la défense est devenu conséquent a de quoi se contenter d’un Léopard 3 purement national en lieu et place du MGCS. Elle a un programme national intérimaire en lieu et place du Tigre modernisé. A fait ses emplettes en matière d’artilleries et de PATMAR.
Donc en 2030 le seul programme majeur en coopération en développement impliquant des pays de l’UE risque d’être… le GCAP qui implique le RU et le Japon, deux pays hors UE, et un seul état membre l’Italie.
L’Europe de la défense a sans doute vécu sous sa forme de synergies industrielles et capacitaires systématiques qu’elle a toujours connu. Mais rien n’empêche de la faire sous une autre forme.
« Et cette fois-ci, on aura l’Allemagne pour nous concurrencer à l’exportation »
laule. je vois fort les pays se précipiter pour acheter un gronavion d’un pays qui n’en a jamais produit, écarter la concurrence autour de laquelle leur culture opérationnelle est structurée depuis des décennies, et qui coûtera une blinde.
tu as l’air d’oublier, helmut, que la réputation, là , ne joue nullement en votre faveur. il s’agit pas de vendre vos grosses bagnoles surcotées. dans ce secteur, vous c’est Lada.
« et les allemands ont des moyens supérieurs à la France, »
« moyens » de quoi, tête de noeud ? tu réalises que lorsque les allemands surmontant leur réunionnite frénétique produiront un truc potentiellement valable, ses concurrents européens – et je parle même pas des américains seront déjà en train de remplir leurs carnets de commande export ?
« certains coqs français sur leur tas de fumier se prennent pour des cadors  » et parle-nous maintenant des mythomanes qui se prennent pour les descendants de Rome au point d’en avoir usurpé l’aigle impériale ?
Côté melon(i), ces almusantes prétentions de sauvages chérusques sont pas mal non plus
« Maintenant, prendre les allemands pour des nuls fait surement partie de notre culture et de nos traditions »
oh de ce côté-là tu ferais bien de te regarder dans un miroir avant de vomir : entre les prussiens qui aiguisaient leurs sabres sur le perron de l’ambassade de France en 1806 avant de se faire retourner en 18 jours, où leurs descendants de 1914 qui clamaient « nach Paris ! » pour la guerre fraiche et joyeuse© et qui n’ont jamais vu que Versailles je crois que l’arrogance se porte aussi bien du mauvais côté du rhin.
Ils ont vu, revu, Versailles en 1870. Mais shut, le faiseur d’histoire
ils l’ont surtout revisité en 1919, comme tu pourrais le savoir, même si tu n’étais pas convié, redondant phraseur gelbe.
Et au final, on les a ni*** !
Et on a occupé certaines de leurs régions de 1945 à 1955, et on a vu Berlin avec une zone sous occupation française.
Mais « chut », hein le faiseur d’Histoire ! … 😉
@czar et goose: ce serait trop long de vous expliquer, le bassin de Rhur, vos « on » , on dirait de l’humour belge. Pinaillez vous sur votre relecture
@Czar
« je vois fort les pays se précipiter pour acheter un gronavion d’un pays qui n’en a jamais produit, écarter la concurrence autour de laquelle leur culture opérationnelle est structurée depuis des décennies, et qui coûtera une blinde. » C’est pas les allemands qui vendent des Léopard 2 à un paquet de pays ? Si leur culture leur permet ça, clairement je me méfierais…
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« « moyens » de quoi, tête de noeud ? « . Moyens financiers, crétin.Tu veux qu’on compare leur budget de Défense au notre ?
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« américains seront déjà en train de remplir leurs carnets de commande export ? ». Qu’est-ce que je disais déjà ?
Ah oui, certains coqs français sur leur tas de fumier se prennent pour des cadors et pensent que les industriels allemands ne pourront jamais réaliser un avion de chasse, et je rajoute « dans une horizon qui leur permette de concurrencer nos productions ».
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« des mythomanes qui se prennent pour les descendants de Rome au point d’en avoir usurpé l’aigle impériale ? ». Vous confondez Autriche et Allemagne mon cher. Ou alors c’est juste le fait de voir un aigle qui vous fait tiquer ? C’est vraiment que vous n’avez rien de sérieux à dire si vous en êtes réduits à ça…
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Il y a des arrogants de l’autre côté du Rhin, c’est certain. Mais eux sont plus réalistes sur les besoins et sur nos capacité à faire un avion.
« C’est pas les allemands qui vendent des Léopard 2 à un paquet de pays ?  »
personne ne remet en cause l’impact de la réputation – d’ailleurs surfaite- des allemands sur les blindés : rappelons qu’ils avaient contrairement à nous zappé le truc pendant la 1ère GM et qu’en 1940, leurs blindés étaient de plus médiocre facture que les nôtres.
alors que lmamx30 s’est relativement bien exporté , ils ont bénéficié pour leur Leo d’une stratégie d’amélioration successives qui s’est montrée payante sur le plan commercial et n’ont pas payé l’effet calendrier lorsque le leclerc révolutionnaire a émergé en pleine fin de guerre froide.
ironiquement, c’est la stratégie des petits pas faite par dassault pour son chasseur, et les allemands n’assument pas que dans ce secteur, ce ne sont pas eux la puissance industrielle reconnue.
« Tu veux qu’on compare leur budget de Défense au notre ? » si le budget était un marqueur suffisamment pertinent, les britanniques auraient des forces armées en bien meilleure forme que les nôtres.
chacun sait que la bundeswehr est juste une gigantesque bureaucratie qui avale des milliards, comme l’était l’armée prussienne décrite par clausewitz en 1806, et qu’elle mettra de longues années à redevenir autre chose que le machin qui, au lendemain de l’invasion de l’ukraine était défini par son patron comme incapable de remplir ses plus élémentaires engagements.
le budget défense augmente dans des proportions qui laissent cette fois augurer de pouvoir mener à bien ce programme seuls si nécessaire.
et d’ailleurs il est toujours bon d’avoir la contrainte financière d’un programme structurant comme celui-ci, c’est généralement sous ce genre de pression que les pouvoirs publics sont conduits à réformer un peu la gabegie permamente du saucialâ„¢ vrounzais.
mieux que « du beurre ou des canons », « des apl ou un porte-avions »
« Ah oui, certains coqs français sur leur tas de fumier »
le fumier, c’est un engrais, c’est utile, contrairement à toi. on se prend pas pour des cadors, on se prend pour ce que l’on est, le deuxième exportateur d’armes derrière les stazunis. un des quatre, bientôt cinq pays à savoir faire un moteur d’avion de chasse, et ton pays d’origine ou de coeur ne fait pas partie de ce lot-là .
et l’on ne s’excusera pas de ça.
« Vous confondez Autriche et Allemagne » laule helmut : le saint empire romain germanique, c’est où d’après toi ? et elle vient d’où, toujours d’après toi, l’aigle allemande que l’on voit inscrite sur leur drapeau ?
allez un indice pour toi : 962.
« Mais eux sont plus réalistes »
méwoui, les allemands sont réalistes, ils seront nach paris en 15 jours, à moscou pour l’hiver, la lignite remplacera aisément leur nucléaire et les voitures électriques avant 10 ans.
s’ils étaient réalistes, ils n’auraient jamais saboté le pont en or que réprésentait pour eux le scaf offert par macron par idéologie fédéraste et incurie budgétaire: le moment est passé. zeitenwende comme on dit chez toi.
Dans l’ingénierie personne ne prend les Allemands pour des nuls, surtout en France ‘e mélangez pas les commentaires de ce site à la réalité industrielle. Je suis ingénieur dans le spatial et je sais très bien que les Allemands sont compétents. Ils sont en revanche très centrés sur eux-mêmes et ne supportent pas que les français puissent faire mieux que eux quelque part ça c’est indéniable donc votre fin de commentaire est plutôt valable pour l’autre côté du Rhin… En revanche, avec les tocards et les traîtres à la solde des Allemands qui nous gouvernent, c’est plutôt une prouesse qu’on arrive encore en France à sortir du bon matos…
Je confirme !
@Harrick
« surtout en France ‘e mélangez pas les commentaires de ce site à la réalité industrielle ». Si seulement ce n’était que quelques débiles arrogants sur un blog… Je vous rappelle les phrases de notre brillante ministre de la Défense : https://www.opex360.com/2025/11/11/evoquant-le-scaf-mme-vautrin-insiste-lallemagne-na-pas-la-capacite-pour-fabriquer-un-avion/.
L’arrogance des petits coqs français sur leur tas de fumier, c’est malheureusement au niveau politique.
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Je vous rejoins sur votre critique des allemands…. même si je pense qu’on peut attribuer votre critique autant à eux qu’à nous-même. Niveau considérer qu’on sait mieux faire que les autres, dépendant des personnes, ça peut aller assez loin chez nous aussi.
Et autant les allemands sont des gens (trop) posés, autant faire entendre raison à quelqu’un chez nous, ça peut être compliqué, surtout quand il y a un marseillais en face. C’est ce qui fait d’ailleurs notre caractère et notre culture, mais peut être compliqué à gérer en milieu professionnel.
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« En revanche, avec les tocards et les traîtres à la solde des Allemands qui nous gouvernent ». On a les hommes politiques qu’on mérite. Nos hommes politiques font des décisions idéologiques car il y a des personnes dans votre genre qui ne sont que dans l’idéologie et incapable de ne rien comprendre. Je me trompe ? Si c’est le cas, expliquez moi les éléments rationnels qui appuient votre déclaration sur nos gouvernants qui seraient à la solde des allemands.
Il ne vous a pas échappé que nous avons laissé filer tout un pan de notre industrie sur des injonctions germaniques, sans aucune réponde de la part de nos gouvernant. Vous qui ne cessez de répéter à raison que nous sommes en faillite, et bien nous venons juste de jeter par la fenêtre au moins 335 Milliards dans la PPE, et peut être plus si les dommages sur le parc nucléaire que cette politique risque de provoquer, le tout sur une injonction de VDL avant la fin du mois de février. C’est un exemple concret de traitrise.
Et là dessus hélas il n’y a aucun autre politique dis « raisonnable » qui s’est élevé contre, signe qu’ils ont tous un intérêt au moins personnel dans cette gabegie.
Dans le même temps Engie a augmenté ses tarifs de 6,2 % en février pour se préparer à encaisser le choc économique de cette gabegie et recommencera en Aout ses 10 ou 12% de plus…
@Harrick les français ont une belle réputation d’arrogance outre Rhin.
Les Francs arrivés entre l’an 500/600 sont issue d’une peuplade germaniques…
tel père tel fils………..
Et réciproquement. Dans le secteur auto : il faut toujours laisser les allemands s’exprimer, et quand ils ont fait le tour du sujet bosser concrètement (avec eux bien sur) la solution pragmatique. C’est pas difficile mais ca prend du temps et cela coute toujours beaucoup plus cher que d’aller directement à l’essentiel. Dans l’aéro c’est un peu pareil, sauf que les heures d’ingénierie coutant beaucoup plus chère, on a tendance à être moins patient et donc vu comme « arrogant »…
D’un côté il y a d’après vous,le coq Français sur son tas de fumier et de l’autre, encore d’après vous ???
L’on aurait tendance à dire des Allemands, chauvinisme à souhait, pilleurs de technologie etc etc….
C’est bien mon NRJ ! Toujours aussi naze, ce qui caractérise l’ensemble de tes coms, avec tes mensonges, délires et frustrations, mais le tout c’est de l’affirmer et d’y croire !
Peut être arriveras tu à convaincre… Un jour…Un sourd et aveugle…
En attendant, tu excelles à faire rire ! C’est déjà bien…
il est là lui?
va falloir changer de disque tu te répète pépère!
pour la concurrence allemande je te signale que le typhoon est en concurrence avec le typhoon de tous les développeurs contributeurs!
4 pays malheureux !
Alors la concurrence allemande dans les avions de chasse on s’en tape la poche à churros vois tu .hihi
Et puis c’est un avion qui prend que des branchées à l’exportation, tjrs deuxième .
Airbus n’a qu’à finir son drone volant déjà .
Comme confirmé par la plus élémentaire des logiques, se plaindre comme Merz de l’incompatibilité notoire des cahiers des charges français et allemand, presque 9 ans après le lancement du SCAF, relève de l’une des plus « hénaurmes » mauvaise-fois diplomatiques jamais pondue par des chancelleries. Cela relève plutôt carrément du faux prétexte de rupture de la part d’un adultérin indélicat et encore à condition que ce goujat soit chaussé avec « de gros sabots » qu’on entend venir à des kilomètres. A part cette grotesque argutie de Merz en aparté initial, les remarques de Enders, lui, contiennent des éléments à la fois rationnels et irréalistes car visiblement « déconnectés » des réalités élémentaires :
1 > L’alliance d’AIRBUS avec les partenaires du GCAP en tant que co-concepteur est quasiment impossible, on l’a rappelé, surtout à cause des réticences marqués du consortium mené par Mitsubishi et de l’attitude de BAE. Ni l’un ni l’autre ne souhaitent voir débouler un mastodonte dans une boutique de futures porcelaines hi-tech faites de moteurs à cycle variable, d’IA de pilotage mission, de matériaux composites avancés en assemblage, de matériaux furtifs résilients ou de radars distribués bi-bande X-C ( L ). On en veut pour preuve déjà le « blocage » obstiné des données BAE critiques à Leonardo, pourtant partenaire….Alors, avec AIRBUS….
2 > L’alliance avec SAAB est aussi légèrement dénuée de réalisme. Les besoins des Suédois vont vers un chasseur léger capable d’atterrir très court sur des autoroutes et non pas sur un intercepteur lourd portant 8 METEOR et autres en soute et capable de réaliser des missions de très longue autonomie sans ravitaillement, avec rayon d’action 1.000 NM+. On ne boxe pas DU TOUT dans la même catégorie entre un monomoteur de 16 à 18 t.f MTOW et un bimoteur qui va friser les 29 à 33 t.f de masse maximale au décollage.
3 > Pour le reste des réflexions d’Enders, à part les « centaines de milliards » nécessaires qui sont faux (maximum 100), le propos de l’ex-PDG d’AIRBUS contient, hélas pour Berlin, de cruelles vérités sur l’impossibilité pour l’Allemagne d’assumer seule la R&D puis l’industrialisation d’un grand cankred Delta à LVCON Su-57 de 22 tonnes.f à vide. La soumission au F-35 a été contrainte par les impossibilités de s’intégrer à l’alerte nucléaire OTAN avec les obsolètes gravitaires B-61 (lamentable obligation) et par la volonté de disposer des acquis de la fusion de données Lockheed et des atouts d’un véritable 5thGEN+, même en supportant tous ses défauts et ses 1.731 anomalies de divers ordres, réglées très lentement.
4 > La suggestion finale d’Enders, récurrente, de « porte de sortie » AIRBUS face à toutes ces impasses pour l’établissement de Manching, prend donc la forme du développement d’un très gros UCAV à pilote Super-IA, voisin de ce qu’ AIRBUS a présenté à l’ILA 2024 à Berlin avec son WINGMAN à canard, doté d’une entrée d’air soc à la Su-75. https://www.opex360.com/2024/06/04/airbus-defence-space-devoile-un-concept-de-drone-ailier-pour-leurofighter-ef-2000/#google_vignette
5 > Au vu de la rapidité foudroyante de développement de l’IA et des nouvelles approches visant à re-privilégier la synthèse des informations plutôt que le « tri » ultra-massif de databases gigantesques, il n’est EFFECTIVEMENT pas dit qu’un appareil robot ne soit pas capable au-delà de 2030 de définir les approches optimales de manÅ“uvres vis-à -vis d’une situation tactique donnée. La tâche est ardue et complexe tant les capacités d’adaptation et le savoir-faire des pilotes de combat sont énormes, mais l’IA n’a pas fini de nous sidérer. Dassault en est aussi parfaitement conscient puisque son alliance sur le sujet avec THALES-CortAIx date du 25 novembre dernier.
Vos commentaires sont toujours à propos et bien argumentés.
Bonjour ONERESQUE,
Plutôt d’accord avec vous pour le point 1.
Par contre je suis plus mesuré en ce qui concerne l’alliance avec Saab. Peter Nilsson, responsable des programmes avancés chez Saab Aeronautics, n’exclue pas une participation suédoise sur le GCAP en ce qui concerne les drones « Loyal Wingman », un domaine dans lequel Saab excelle ; et dans la même trame, participer avec les allemands dans le cadre d’un programme similaire apparait réaliste, ainsi que semble le démontrer les essais menés dans le cadre du « Project Beyond » où les suédois ont collaboré très activement avec la société allemande d’IA Helsing [Système d’IA Centaur]. N’oublions pas qu’au-delà des Gripen, les bureaux d’études de Saab travaillent sur tout une famille de systèmes, dont un nouveau chasseur habité et des avions sans pilote. Or, pour porter des missiles lourds, les allemands possèdent déjà le F-35 [et demain certainement le F-47] ; on peut donc valider l’idée que l’Allemagne puisse choisir de se doter de chasseur “plus léger“ et polyvalent, bardé d’IA, avec ou sans pilote [Et on rejoint le point 5), donc collaborer avec Saab.
Le problème d’Airbus est qu’ils ont pas d’autres choix et que attendre les éloigne d’une possibilité de faire quelque chose d’intelligent. En revanche Dassault a sa feuille de route, travaille ses sujets, et s’en fout que le projet culotte gentiment.
C’est la raison de la monté au créneau des dirigeants allemands.
Quand aux drones / robot de vol : Oui cela ouvre le champ des possibles, mais quand on a l’habitude de combattre les IA pour les faire dérailler, on s’perçoit quand même qu’il ne faut pas compter que sur les drones. Il faut garder de l’humain dans la boucle pour innover en directe, sortir du contexte pour surprendre. Ce que le drone ne saura pas faire tout seul. Donc l’aviation avec des pilotes restera toujours utile, sous la forme d’un avion de chasse ? Possible mais pas sur,, mais il est beaucoup trop tot pour abandonner la filière.
Il faut se souvenir du mandat de ce sac à m**** de Tom Enders à la tête d’EADS: il en a fait sa mission de combattre l’influence française dans le management du groupe et ses divisions, a bloqué à la fusion EADS-BAE Systems, a oeuvré pour démolir la R&D en france (fermeture de Suresnes, Paul Eremenko à Toulouse) . Imaginez une seconde que G.Faury essaie de faire en Allemagne la moitié du carnage que T.Enders a fait en France: personne ne le laisserait faire.
On peut aussi parler de sa fascination bizarre pour les US qu’il a toujours vu comme modèle à copier (il y a fait la plus grosse partie de sa carrière). Et la mega-migration vers les outils cloud de Google pour le groupe…
Qu’on écoute ce type en Allemagne comme si c’était un sage devrait nous faire prendre conscience de certaines choses
@Texas,
Vous êtes plus incisif que moi !
Il faut reconnaitre que certains critiquent sa position dans les négociations du FCAS, rappelant son rôle dans l’échec de la fusion EADS/BAE en 2012, ainsi que son implication dans le vaste scandale de corruption qui a touché Airbus [Pots-de-vin versés à des responsables publics dans plusieurs pays pour obtenir des contrats d’avions et de satellites ; je précise que Tom Enders n’a fait l’objet d’aucune poursuites pénales individuelles aux États-Unis]. Tom Enders fut également suspecté par la justice autrichienne dans une enquête sur des fraudes présumées liées à la vente d’avions Eurofighter à l’Autriche (2003). Plus grave peut-être, il pousserait maintenant à une « vente » de KNDS via une introduction en Bourse [Il est président du conseil de surveillance de KNDS], ce qui risque de réduire la part Nexter au sein du Groupe KNDS, favorisant des actionnaires principalement allemands [Certains évoquent une possible prise de participation de l’État allemand]. Enfin, ses bonnes relations avec Helsing [Il est au conseil d’administration] font redouter qu’il influence les décisions au profit d’un avion sans pilote, au détriment du SCAF.
On peut parler d’un homme au profil disruptif, pour le meilleur comme pour le pire.
@Roland DESPARTE
Bonjour. Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas d’accord avec vous. Tom Enders a été un artisan actif du projet de fusion EADS/BAe. L’echec de ce projet est essentiellement dû au gouvernement allemand qui faisant le constat que les activités militaires d’Airbus, essentiellement situées en Allemagne allaient de facto passer sous le contrôle de BAe dont l’activité est quasi-totalement militaire, l’Allemagne allait perdre le contrôle de ce qui allait devenir Airbus DS, alors que la France avait sur son sol les sièges des divisions Avions et Hélicoptères.
Annoter également que c’est Tom Enders qui a réuni à Toulouse le siège de la maison mère Airbus jusqu’alors partagé avec Munich.
Bien cordialement .
Faire entrer le loup Gogole dans la bergerie a été une erreur majeure, hélas pas la seule, de « TomTom » (le seul GPS qui ait régulièrement voulu me faire passer à travers champs) qui comme souvent avec les allemands dans Airbus (entre autres), a été habile pour noyauter les organigrammes et pu atteindre le graal national du niveau d’incompétence de Peters.
Tout cela pour aboutir à un double système de messagerie+bureautique car bien entendu l’état français a coincé sur ce sujet, en plus des employés subissant les outils pas au niveau et devant éviter de se mélanger les pinceaux selon le sujet traité: Il en irait alors de leur responsabilité personnelle (plutôt que de celle de leur ex-PDG ayant, comme toujours avec les cons, tout osé jusqu’à l’impensable)!
Et comme en pareil cas les menaces n’évitent pas toutes les erreurs, je dirais que face à un Dassault très soucieux de ces problématiques dans son intérêt et celui des clients, collaborer avec un Airbus DS au SI niaisement ouvert aux US par le débile sujet de l’article et toujours bien trop payé pour sa connerie (jusqu’à ignorer le tordage de bras du F18->F35, c’est dire le niveau d’ignorance ou de malhonnêteté, au choix du lecteur, de ce pauvre type), c’était sans doute déjà un gros problème.
C’est sûr, ils en sont encore au stade de faire un bombardier ou un lanceur de maquettes avec l’A400M… Il faudra du temps et de l’argent pour faire mieux que le F-35. 🙂
C’était certainement difficile pour Mme Merkel de faire un SCAF avec les anglais après s’être opposé à la fusion EADS/ BAE dont M Enders était un fervent supporter, comme Mr Hollande d’ailleurs.
Si se rapprochement avait eu lieu on se demande quelle place DA aurait obtenu dans un programme de type SCAF?
Mme Merkel, merci pour cette décision.
A propos du titre, je me permets de souligner que la réciproque est tout aussi vraie.
Les Allemands au départ étaient d’accord , pour que le leadership du SCAF soit attribué à Dassault .
@Koudlanski Romain……
Non… pas du SCAF… du NGF, qui n’est qu’un des piliers du SCAF, dévolu à Dassault pour la maîtrise d’œuvre.
Nos amis allemands, et espagnols, font tellement de bruit, et d’obstruction sur ce projet, qu’on se doute que derrière ces 2 pays, il y a les US, qui ne veulent à aucun prix que l’Europe (comprendre la France), ne sorte un NGF de 6eme génération, avant leur F47…
Et le meilleur moyen d’y arriver, c’est précisément de bloquer le projet SCAF, en bloquant le pilier numéro 1, le NGF.
Mme Parly, était déjà en son temps allé au Bundestag, expliquer a ces messieurs/dames le sens du mot
« traîtrise »…
Rien n’a changé depuis, c’est toujours les US qui mènent la danse.
Oui, au départ…
Puis ils ont renié les accords passés, et ont voulu mettre la main sur des technologies Dassault.
Tom Enders, lorsqu’il était PDG d’Airbus, mettait tout en oeuvre pour reduire l’influence de Toulouse dans l’organisation d’Airbus (plan power 8 avec reduction des effectifs en France et statusquo en Allemagne … alors que la productivité était a 3/1 en faveur de la France … Rappel : juste sur l’A380 : les Allemands n’ont pas été capable ou voulu utiliser les logiciels de conception utilisés au sein d’Airbus, pas de chance c’était Catia … et ont induit un retiard de plusieurs années a cause d’incompatibilité des plans de cablage gérés par les Allemands … Sabotage ..), il a essayé a plusieurs reprise de transferer le siège social en Allemagne … La France à ce moment a mis le ho-là car c’était une période grave …
Faudrait quand même pas oublier qu’Airbus est né de la fusion des entreprises Francaises, auquelle ont été ajoutés des entreprises Européennes, mais la majorité du savoir vient de la France … merde à la fin …
Une *************, tout ce qui sort de sa bouche est frappé du sceaux de l’infamie …
bref
Oui j’ai bien connu cette période d’airbus étant sur place … Rien d’autre à ajouter
Si un petit truc à ajouter : la cinquième colonne est là et joue de tous ses atouts pour couler la France encore plus vite.
Elle bave dans nos médias acquis à Berlin sous couvert de l’UE de Bruxelles qui étale sa propagande immonde sûre de remporter le morceau :
https://www.lepoint.fr/editos-du-point/edito-nicolas-baverez-VQG2TXDHTNGKZOCZOCJLAWRWWY/
Et bien implantée partout:
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/livraison-d-informations-secret-defense-a-une-puissance-etrangere-la-justice-relaxe-un-ex-ingenieur-de-la-dgse-20260223
Nous en avons eu un très bel exemple à Munich dernièrement pour le don de la dissuasion nucléaire française « à l’UE »…
Cette histoire d’ingénieur-barbouze qui plante la Boîte pour les fritz me rappelle un vieux nanard: « LE SAINT PREND L’AFFÛT » de Christian-Jaque de 1966)
La réalité est plus fourbe qu’un scénariste taquin se foutant des codes des films d’espionnage de naguère.
@ Deutschland Puber alles : ce pauvre N…Bz ferait bien de s’aviser que l’Allemagne se désindustrialise elle aussi (55000 emplois perdus dans l’automobile en 2025, 111000 depuis 2019) et qu’elle est tétanisée de voir comme elle commence de voir son industrie se faire détruire par les produits chinois.
L’agressivité des dirigeants allemands envers la France me semble plus relever d’une peur panique de la situation dans laquelle se trouve l’Allemagne (se donnant ainsi l’illusion d’être toujours les meilleurs) que d’une vraie hostilité envers la France. Je dirais que l’Allemagne n’est pas encore tombée assez bas pour consentir à tendre la main à la France. Mais ça va venir. Et vite.
Ce que N…Bz ne veut pas voir, c’est que c’est la folie réglementaire et libre-échangiste de l’UE qui nous coule (France et Allemagne zusamen).
Le problème c’est Von de Layen et conmission européenne hors de contrôle.
Faire le paon pour Berlin en prétextant l’UE, c’est prévu !
https://www.leparisien.fr/politique/un-moment-important-du-mandat-emmanuel-macron-prononcera-lundi-un-discours-sur-la-dissuasion-nucleaire-francaise-en-europe-25-02-2026-SL3WQKA6SJCCTPX3REJW6LVBQM.php
Merci de rappeler ces pbs de CAO ! et :
« L’Allemagne possède sans aucun doute les capacités technologiques pour développer son propre avion de chasse »
Méthode Coué ! :
Les commandes de vol électriques , les radars , les traitements de surface pour la navalisation ….
hum ? tout cela est maitrisé en Allemagne ?
Bonjour, il y a fort à parier que les industriels se « tiré la boure » entre eux, dans le développement puis l’industrialisation des vecteurs non habités. Le meilleur exemple est le scaf. À moins qu’une organisation intelligente, comme avec le Neuron, n’apparaisse comme la seule efficace. Pour revenir au scaf, mort né d’après moi. Je pense qu’une coopération déséquilibrée d’un point de vue technologique (savoir faire, secret de fabrication et autres…), issue d’une longue maturation et d’investissements énormes, ne pouvait fonctionner qu’avec des industriels d’un niveau comparable, Anglais ou Suédois. L’Allemagne, n’apportent pas suffisamment de savoir, mais bénéficient trop facilement du savoir faire des autres (Dassault) ne peut satisfaire à cette coopération. C’est le type même d’un plan mal pensé en amont, révélant la méconnaissance du monde industriel (surtout de défense), mais imposé par dogmatisme politique. Ici, le « couple franco-allemand » de la défense européenne.
Le scoop d’Enders, ici, est qu’il laisse entendre que le F-35 était « dans les tuyaux » bien avant l’annonce officielle de mars 2022, il laisse entendre que l’Allemagne jouait double jeu avec la France depuis le début, c.-à -d., sous Merken en 2017. Quelles étaient donc leurs intentions ? Bah, siphonner les savoirs de Dassault, for sure.
Enders (comme Merz) font croire que l’avenir, c’est l’avion sans pilote, piloté par l’IA. L’Allemagne est là aussi très en retard par rapport à Dassault, Neuron, Rafale F 5…
C’est encore un coup de boche à trois bandes … En gros, ils vendent comme une « vision du futur » ce que Dassault est déjà en train de tester sur piste.
C’est assez clair, non. Enders vient de vendre la mèche. L’Allemagne n’a jamais voulu un avion commun, elle voulait une technologie commune… avant de s’en aller avec les plans sous le bras.
Merci à Eric Trappier pour avoir mis fin à ce pillage.
bonjours… bon l’Allemagne doivent supporter le chantage des américains et les pression industrielle d’airbus…
Donc ce n’est pas simple … Donc ce désir de coopération et de développement industriel ( filliere aéronautique de haut niveau) semblent etre difficile a atteindre..
Dans tous les cas les développement seul d’un projets d’aibus risque de coûter tres chere et la facture sera supporter par l’Allemagne…
Donc la coopération franco allemand me semble souhaitable.. Maintenant cela n’as d’intérêt que si l’avion a beaucoup d’éléments communs et si les deux projets sont différents et non concurrentiel…
Pas simple a réaliser…
Ai-je été censuré ?
on parle bien de Tom Enders le PDG anti France qui a été dégagé après avoir vendu airbus aux US ?
Monologue hors propos et référence à 1870. La base avec NRJ.
Alors pour les Français, ce sont les Allemands, pour les Allemands, ce sont les Français. Pour l’A380, la faute vient d’Airbus Groupe donc le siège est à Toulouse, dirigé par un Français.
Le « fiasco » du câblage (CATIA v4 vs v5)
Ce défaut de synchronisation logicielle a été la cause principale des retards massifs du programme :
Versions différentes : Les ingénieurs allemands et espagnols utilisaient CATIA v4, tandis que les équipes françaises et britanniques étaient passées à CATIA v5.
Le problème technique : Les deux versions ne géraient pas de la même manière le calcul de la torsion et du cheminement des câbles en 3D.
Conséquences : Lors de l’assemblage final à Toulouse, les 500 km de câbles (environ 100 000 fils) étaient trop courts de quelques centimètres ou ne passaient pas aux endroits prévus.
Impact financier : Ce « bug » de conception a entraîné un retard de deux ans et un surcoût estimé à plus de 6 milliards de dollars.
La faute revient donc aux Français car le siège social est en France .
Le SCAF est signé en 2017 par Macron-Merkel, le 1er est un roi sans royaume, la 2ème est en retraite. Les besoins ne sont pas les mêmes, en plus se pose le problème de l’IA, car il est possible qu’un avion sans pilote va se poser. Moi, je pense que Merz a raison de se poser la bonne question, qu’est-ce que nous aurons besoin d’un avion avec pilote ?
Pour moi, mieux vaut arrêter ce projet car trop de commentaires aigre-doux ont été échangés.
Abstenez vous de déverser votre propagande anti Française sur ce Blog, ça devient lassant.
Danke, Arsch Kopf.
Donc en traduction d’après vous c’est la faute des français parce qu’ils n’ont pas obligé les allemands à passer comme eux à la version 5…
ou inversement leur faute pour être passé à la version supérieure, et ne pas être rester à la 4
c’est lunaire comme argument… allemand
Ah ah ah ! Sacré jean-luc ! Le siège social qui décide de l’opérationnel ! Excellent !
Et pour le crash de l’A400M à Séville, c’est la France aussi, j’imagine ?… 😉
Les Allemands sont dans une impasse… Il n’y a aucun partenaire en Europe qui accepterait les conditions allemandes, que ce soit Saab, BAE Systems ou Dassault Aviation.
Il ne leur reste plus que la carte américaine à jouer, ou le 100 % allemand ; mais ça coûtera très cher et ce sera très long !
@ le 100% allemand est une chimère
évidemment qu’ils vont travailler avec les ricains… mais aux conditions des ricains…
@Bobby,
Ne croyez pas cela, je suis persuadé que certains manoeuvrent dans l’ombre… J’ose espérer que nos dirigeants vont réagir car la volonté d’isoler Dassault existe, et j’ai également beaucoup de craintes pour Nexter…
À voir si les Allemands arrivent à convaincre Saab, mais je n’y crois pas trop. Les Suédois utilisent des monomoteurs légers ; ils ne vont pas s’embarquer sur un intercepteur lourd inexportable…
Et pour le GCAP, je ne crois pas qu’ils auront les retombées technologiques et industrielles qu’ils espèrent, même si, d’un point de vue besoins, c’est ce qui leur correspond le mieux…
c’est ce qu’ils ont prevu de faire depuis le debut … aveec au passage un siphonage des techno francaise, et un blocage du developpement en france, pour nous mettre en tension …
ya plus que le micron pour pousser … quekl con celui la
« il faudrait lever des centaines de milliards de dollars rien que pour le développement [ce qui paraît exagéré, ndlr] »
La rédaction n’a pas tort au sens premier, c’est clair, mais Enders qui ment en disant que l’Allemagne est en mesure de faire son NGF en l’état compte dans les centaines de milliards qu’il mentionne les centaines de milliards nécessaires ^pour acquérir les compétences.
Et comme il sont au début de rien cela les projetterait à la fn des années 40…
Autant dire que c’est une fausse piste pour faire trop tard un avion obsolete, au mieux moyen et vraisemblablement très médiocre en regard des autres à ce niveau qui possèdent eux les compétences et progressent chaque jour une peu là où les allemands pérorent avec suffisance et arrogance.
Quant au GCAP vu comme la solution soyez certains que les Brits ont une expérience suffisante avec l’EF2000 qui leur doit tout pour tenir à longueur de schlag les pénibles suceurs de sang. Once bitten, twice shy.
Alors les suédois seront-ils suffisamment benêts pour essayer de dîner avec le diable?
Pas dit mais pas sûr que non, à voir dans les deux ans après une première approche de survie à la Dassault qui méritera d’être confirmée.
La solution US tend les bras à Merz & co qui vont probablement tomber dans le panneau en jouant sur un assemblage chez Rheinmettal pour obtenir les budgets de l’UE, qu’ils se verseront eux-mêmes direct.
Je suis le seul a trouver que Mr Enders, est légèrement optimiste? Je veut dire, il dit que ne pas faire avec le RU était une erreur… ce qui présuppose que Londres aurait bien voulu travailler avec eux. C’est possible, certes, mais le considérer comme une évidence j’irais pas jusque la.
@Mad……
Le projet SCAF est à la base français. C’est la France qui l’a proposé aux anglais dans un premier temps, mais voyant que ces derniers n’entendaient pas ne pas prendre le pilier moteur et cellule, la France a repris son projet sous le bras, et est allé le proposer aux allemands, non sans le partager en piliers. Les allemands ont d’abord été d’accord, et ont signé l’accord cadre partageant les piliers, du SCAF et du MGCS, pour lequel une entreprise a été créé (KNDS), en associant NEXTER à KMW… tout roulait bien, jusqu’à ce que le Bundestag se mette dans la partie, et impose Rheinmetall dans le MGCS, l’équilibre n’étant plus respecté le MGCS s’est enlisé. Puis c’est Airbus DE, qui voyant que Dassault était nommé comme prévu dans l’accord cadre, à la tête du pilier numéro 1 (le NGF), a fait des pieds et des mains pour imposer sa filiale espagnole, qui par un tour de passe/passe s’est vue compté comme une entité à part entière… ce qui donnait à Airbus DE Allemagne un décompte de 70% des voix face à Dassault maître d’œuvre, et entendait à ce titre se charger du pilier numéro 1 , tout en gardant Dassault maître d’œuvre histoire de le forcer à donner ses petits secrets…
Dassault a dit NON, et le SCAF s’est retrouvé également bloqué…
Pour tenter de faire en sorte que le gouvernement français torde le bras de Dassault, les allemands, ont pris la décision de joindre les 2 projets (si pas de SCAF, pas de MGCS), mal leur en a pris, Dassault est toujours le négociateur désigné, et l’Allemagne risque très fort de soit se retrouver sans rien… soit de se lancer seule dans l’aventure (avec Airbus DE cela relève plutôt du suicide), car Airbus DE ne cédera pas plus à une entreprise allemande, qu’il ne cède à Dassault, ou Leonardo, qui sont sous les ordres d’Airbus DE dans le cadre de l’Eurodrone, depuis plus de 10 ans, et qui n’arrivent pas à faire avancer ce projet, car encore une fois, Airbus DE veut pouvoir disposer à sa guise des savoirs de ces 2 entreprises… ce que bien entendu elles refusent.
Tant qu’Airbus DE sera mené par des hyènes, l’Allemagne se vera fermer toutes les portes, sauf celle des US, qui comme à leur habitude, vont capter des milliards de dollars, pour couler ce projet d’avion de 6eme génération, et finir par vendre un F47 largement bridé et au prix de l’or, aux allemands.
Voilà l’avenir de l’Allemagne… se tenir dans l’ombre des USA, tout en réclamant la lumière aux européens!
Cela relève de la psychiatrie.
S’allier avec un pays qui n’a pas du tout la même doctrine d’emploi pour concevoir de l’équipement est complétement con … A l’image des décideurs français depuis un bon bout de temps.
C’est perdre de l’argent et du temps qui ne pourront pas être regagnés.
La coopération avec l’Allemagne est possible, il suffit de le vouloir. Je prends le dernier des exemples, le remplacement de nos camions. On achète des Mercedes, on colle le logo « Arquus » , un coup de peinture « Terre de France » et hop, le tour est joué!
Les multiples dépendances de l’Allemagne la rendent vulnérable.
Le gage que constitue l’achat de F35 d’une part et les demandes appuyées pour bénéficier du parapluie nucléaire français d’autre part expriment, me semble-t-il, un certain désarroi.
Par ailleurs :
* la complaisance stupide de von der Leyen lors de la rencontre avec Trump en Ecosse
* la participation européenne à la mise sur pied d’un Onu-bis par Trump
* sans oublier l’espionnage de partenaires européens (Allemagne et Danemark notamment) pour donner des gages au « grand frère » américain
tout cela doit inciter la France, dont au premier rang notre président, a redoubler de prudence notamment à propos du Scaf car ce n’est ni plus ni moins que la cohésion européenne qui est en jeu.
L ‘Allemagne n’a pas d’autre solution que de faire une coopération pour le développement d’une avion de 6eme génération.
Rien ne dit que le F47 américain sera vendu à l’export.
Quand à la France qui n’a même pas accès à un avion de 5eme génération, il lui faut en urgence démarrer le développement de son avion de 6eme génération. 1 milliard d’€ et 8 ans ont déjà été perdus.
Il s’agit d’un divorce pour de bon.
 » Pas de porte-avions, ni de forces stratégiques …  »
Le contexte est le même qu’il y a un demi-siècle au moment de la rupture qui donnera naissance au Rafale d’un côté et au Typhoon de l’autre …
Qu’espéraient sincèrement les politiciens de deux nations en 2017 ?
Après avoir lu attentivement tous ces commentaires, il est vrai qu’à l’allure folle où se développe l’IA, il y a des questions à se poser quant à la pérennité du pilotage d’un avion de chasse. Si 2046/2050 paraît inaccessible pour un boumeur comme moi, c’est la porte à côté pour de grands projets aéronautiques. Alors, il serait peut-être plus sage de cultiver le réel visible, à savoir le Rafale F5 et son UCAV associé.
Voilà ce qu’il en coute de vouloir absolument faire du SCAP un projet politique, quand le divorce arrive, il est aussi politique.
Encore une victoire du maitre des horloges.
Mais est-il déjà maître de lui même..!.?
L’incompatibilité était prévisible dès le début des négociations, les deux pays affichant chacun un cahier des charges peu miscible. La France intègre la navalisation et la capacité de dissuasion nucléaire dans la conception d’une unique cellule ainsi que le principe de souveraineté technique totale. En cas de compromis franco-allemand l’avion du SCAF aurait suivi la voie du F-35 : une cellule primitive de base, tout le reste modulaire et assemblé en fonction de la variante demandée, la production des différents composants (voilure, train, etc. ) dispersée (les ailes aux USA et en Italie, le fuselage arrière au RU… ) et l’assemblage final sur des lignes « universelles » configurables en temps réel, une multiplication des sites (USA, Italie, Japon). Tout cela est possible (A400M) mais coûteux. Or le programme F-35 (X-35 tiré du JSF) a été financé par l’ensemble des partenaires internationaux, dont le Canada, la Grande-Bretagne, le Japon, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark, à des niveaux divers. Une envergure difficile à atteindre en Europe dans une alliance franco-allemande pour un avion plus complexe à développer. Dassault sait faire un avion seul, dans toutes ses dimensions, pour un coût moindre, d’ailleurs les grandes lignes sont déjà pensées. Saab a lui aussi choisi de faire seul. Voici donc déjà deux modèles européens en lice : une diversité bienvenue.
L’Allemagne désirerait disposer d’une des armées européennes les plus efficientes et puissantes à ce que j’ai récemment lu et elle ne possède même pas de porte avions et n’a pas la volonté d’en acquérir dans un proche avenir !?
Tout ceci me fait penser que leurs orientations et décisions politiques d’acquisition de matériel manquent vraiment de sérieux ;-(
D’autre part, il faut que les nations européennes ne se fournissent plus que sur le marché européen…
Ce qui est sûr avec les Allemands c’est qu’ils sont hors-sol complètement déboussolés d’abord sur l’ énergie avec la Russie (ils ont voulu détruire le nucléaire français) ensuite avec la Chine et maintenant avec les US pour leur défense. le problème que nous avons c’est qu’ils sont aux manettes de l’Europe en grande partie et donc il risque de poser des problèmes suite à leur décision. le sauve qui peut mais d’abord moi.
L’allemand préfère évidemment
s’associer à l’anglais plutôt que
s’allier au français.
Le français n’est qu’un allié, régional, local.
L’anglais est une passerelle, un marchepied, un paillasson vers les USA.
Comme d’hab…
L’allemand cherche d’abord à qui obéir.
La liberté pour l’allemand consiste à choisir à qui obéir.
commentaire de quelqu’un qui as jamais mis les pied en Allemagne , voir jamais sorti de son trou .
L’allemand standard est toujours vexé quand on lui présente sa vérité
Quarante-trois millions d’USAméricains se déclarent d’origine allemande.
Quand on nous martèle le « monde angloSAXON »… Y’a comme du vrai.
L’allemand a un tropisme américain.
Pour l’allemand l’anglais n’est que le paillasson où s’essuyer les pieds avant d’entrer aux USA.
L’allemand n’est pas européen, ou il ne l’est qu’au Gouvernorat général de Brussel,
là où la gauleiter Von Ursula surpasse Von Bismark.
Un avion avec l’allemand?
On a déjà fait le Transall, trop court pour l’Afrique, avec un moteur anglais.
On a déjà fait l’Alphajet, qu’on se traîne à la PAF…
Les italiens ont fait le Tornado avec l’allemand, belle réussite industrielle, lamentable avion.
Les italiens ont fait le « Typhoon » avec l’allemand. Idem.
On ne fait pas un avion avec l’allemand.
On assemble des pièces détachées supposées voler ensemble.
Faire un avion avec l’allemand c’est faire un truc DIN (Deutsches Institut für Normung).
C’est pas faire un avion…
Vous êtes quand même dur…
« PDG d’Airbus entre 2012 et 2019, Tom Enders » Le SCAF c’était un projet US?
Tom Enders est sans doute l’expert militaire le plus compétent d’Allemagne. Ce major de réserve a travaillé au sein du service de planification du ministère de la Défense avant de rejoindre le secteur privé et d’accéder aux plus hautes fonctions chez Airbus et EADS, fleurons de l’industrie de défense européenne. Aujourd’hui, cet homme de 67 ans est président du Conseil allemand des relations étrangères, membre du conseil de surveillance du spécialiste allemand des drones Helsing et président du conseil d’administration du constructeur franco-allemand de chars KNDS.
L’Association allemande des industries aérospatiales (BDLI) et le syndicat IG Metall militent pour le développement d’un avion de chasse allemand. Cette initiative intervient dans un contexte de conflit persistant entre Airbus et Dassault concernant le leadership et la parité industrielle au sein du projet franco-allemand FCAS, qui connaît des difficultés.
Cependant, cette initiative conjointe de l’association industrielle et du syndicat ne relève pas d’une analyse objective des besoins militaires et technologiques, mais plutôt d’un excès de confiance de la part du secteur industriel.
Ces deux entreprises militent pour le développement d’un avion de chasse allemand. Un appel à une évaluation réaliste plutôt qu’à l’arrogance politique : Tom Enders, commentateur invité de RND et ancien PDG d’Airbus et d’EADS.
L’Allemagne n’a pas développé d’avion de chasse de manière indépendante depuis la Seconde Guerre mondiale. La production sous licence du Starfighter a été suivie de programmes multinationaux réguliers : le Tornado avec la Grande-Bretagne et l’Italie, puis l’Eurofighter, auquel participe également l’Espagne. Ce dernier est modernisé en continu depuis 2003. D’autres appareils sont en commande ; la Luftwaffe continuera d’utiliser l’Eurofighter pendant encore des décennies.
L’Allemagne peut ainsi se targuer de plus de 50 ans de coopération fructueuse dans le développement d’avions de chasse, notamment avec la Grande-Bretagne. La décision du gouvernement allemand en 2017 de développer la prochaine génération non pas avec Londres, mais avec Paris, était principalement motivée par la déception politique liée au Brexit. Rétrospectivement, il s’agissait d’une erreur stratégique.
Un investissement de plusieurs centaines de milliards d’euros
Techniquement, l’Allemagne serait sans aucun doute capable de développer son propre avion de chasse. Cependant, les coûts et les délais seraient colossaux. Prenons le F-35 comme référence : son développement et son programme ont coûté bien plus de 400 milliards de dollars. Même en étant prudent, l’Allemagne devrait lever des centaines de milliards de dollars rien que pour le développement. Mise en service : au plus tôt fin des années 2040.
Nous aurions un projet de prestige national qui ne contribuerait en rien à la puissance de combat de l’armée de l’air, même à moyen terme.
Tom Enders
En clair : nous aurions un projet de prestige national qui engloutirait les budgets de la défense pendant des décennies et ne contribuerait en rien à la puissance de combat de l’armée de l’air, même à moyen terme.
L’Allemagne n’a pas non plus besoin de nouvelles plateformes américaines qui ne feraient qu’accroître et prolonger sa dépendance envers des États-Unis de plus en plus imprévisibles. L’achat du F-35, excessivement coûteux – initié sous le gouvernement Merkel – fut, après l’abandon du partenariat historique avec les Britanniques, une autre erreur majeure.
L’Allemagne peut participer au développement de la prochaine – peut-être dernière – génération d’avions de combat pilotés. Les Britanniques, avec leur programme international GCAP, ou le Suédois Saab, sont des partenaires potentiels. Saab, avec Dassault, est le seul constructeur européen à développer des avions de chasse de manière indépendante depuis des générations. Le Saab Gripen E, doté d’une architecture logicielle de pointe, a volé et combattu de manière totalement autonome pour la première fois l’été dernier, avec à son bord un agent d’IA de la société allemande Helsing – probablement une première mondiale.
Le Gripen de Saab vole lui aussi grâce à la technologie allemande.
Mais la véritable erreur d’appréciation de la BDLI (Association allemande des industries aérospatiales) et d’IG Metall (Syndicat allemand des métallurgistes) réside ailleurs : l’avenir de la guerre aérienne ne réside pas dans des plateformes haut de gamme, pilotées et toujours plus complexes, avec des cycles de développement de vingt ans. Il réside dans des systèmes de drones autonomes hautement intelligents – appelés « véhicules aériens de combat sans pilote » (UCAV) – où les logiciels, les capacités d’IA et une production de masse rentable sont plus importants que la conception du cockpit ou la perfection aérodynamique.
L’alliance de la production de masse, de l’excellence technologique et du renseignement est une condition sine qua non du succès des opérations aériennes de demain. L’industrie européenne sera en mesure de fournir les capacités techniques nécessaires, notamment les drones de combat (UCAV), d’ici quelques années seulement si les constructeurs établis unissent leurs forces à celles des entreprises et start-ups spécialisées dans les logiciels et l’IA. Face à l’évolution des menaces, nous avons besoin de ces capacités non pas à partir de 2040, mais au plus vite. Une opportunité pour l’Allemagne de prendre les rênes.
C’est là que réside l’avenir de l’aviation militaire allemande.
Grâce à ses vastes capacités industrielles et technologiques, l’Allemagne pourrait devenir un chef de file européen dans le développement d’avions de combat habités.
Le gouvernement allemand devrait investir judicieusement dans ce domaine émergent. Il devrait également résister à la tentation d’acquérir des plateformes américaines sous prétexte qu’elles seraient disponibles quelques années plus tôt. Le renforcement de la base industrielle et technologique européenne et allemande devrait être une priorité absolue. Et en matière d’augmentation de la production, l’Allemagne, puissance automobile où jusqu’à 15 000 véhicules sortent quotidiennement des chaînes de montage, est un leader en Europe.
L’autonomie, la robotique et l’intelligence artificielle s’imposeront dans l’aviation militaire. Et très bientôt, comme le démontrent les essais de Saab et Helsing. L’aviation de combat habitée ne jouera plus qu’un rôle marginal d’ici vingt ans. Investir dès maintenant dans un programme national allemand pour un avion de combat habité de sixième génération constituerait un gaspillage colossal de ressources. traduit de l’Allemand https://www.rnd.de/politik/deutschland-braucht-drohnen-und-kein-eigenes-kampfflugzeug-Z4TZHTSLIFFT3LWG3LFOUL2VDY.html
Pour ma part, je pense qu’il faut passer directement aux avions sans pilote, les turques le font, SAAB aussi avec les Allemands d’ailleurs