La Fayette 26 : Le porte-avions Charles de Gaulle va participer à l’opération « Baltic Sentry » de l’Otan

Le 27 janvier, le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle [GAN ou TF473] a appareillé de Toulon pour participer à l’édition 2026 de l’exercice interarmées de préparation à un engagement de haute intensité « Orion » au large des côtes normandes, avec la mission d’obtenir la supériorité aéromaritime afin de couvrir une opération amphibie. Mais la Marine nationale n’avait pas donné de détails sur la suite de son programme. C’est désormais chose faite.

D’abord, ce déploiement du GAN a été baptisé « La Fayette 26 », ce qui, après les missions « Bois-Belleau », « Foch » et « Clemenceau », est une première nouveauté. Selon la Marine, il s’agit ainsi de rappeler le souvenir du porte-avions La Fayette [ex-USS Langley], qui fut en service entre 1951 et 1963, de souligner le « lien de la France avec la zone Atlantique au sens large » et de mettre en avant une « capacité chère au marquis de La Fayette », à savoir celle consistant à « faire preuve d’audace tout en poursuivant des effets stratégiques de long terme ».

Toutefois, il est difficile de ne pas y voir aussi une référence au 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique, pour laquelle la France tint un rôle crucial, grâce à l’implication du comte de Rochambeau, du marquis de La Fayette et de la Marine royale française.

Quatre objectifs ont été assignés à la mission La Fayette 26. Ainsi, le GAN aura à « contribuer à la posture dissuasive et défensive de l’Otan », « sécuriser les frontières de l’Europe » tant en Atlantique Nord qu’en Méditerranée, « développer l’interopérabilité » avec les forces alliées et partenaires et « promouvoir un espace maritime libre, ouvert et stable ».

Pour les tenir, le porte-avions Charles de Gaulle pourra compter, dans un premier temps, sur la frégate de défense aérienne [FDA] Chevalier Paul, la frégate de défense et d’intervention [FDI] Amiral Ronarc’h, des frégates multimissions [FREMM], un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] de type Suffren, le Bâtiment ravitailleur de forces [BRF] Jacques Chevallier, un avion de patrouille maritime Atlantique 2… et des planeurs sous-marins [gliders].

Ce n’est pas la première fois que de tels engins seront mis en œuvre lors d’un déploiement du porte-avions. Lors de l’exercice Mare Aperto 24 / Polaris, a relaté l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale, en mai 2025, ils ont permis de « détecter quelques navires italiens, que nous avons ensuite pu cibler à très longue distance avec les avions du porte-avions ». Et d’ajouter que cette détection avait été « rendue possible non seulement grâce aux gliders, mais aussi grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour analyser les données recueillies et identifier les signaux pertinents. Cette avancée démontre le potentiel des gliders dans certains domaines ».

Cela étant, la composition de l’escorte du Charles de Gaulle évoluera au fil du temps. « Durant La Fayette 26, des bâtiments de combat italiens, espagnols, néerlandais, marocains, britanniques, norvégiens, danois et allemands renforceront la task force française », précise en effet la Marine nationale. À noter que, entre autres, la FDA italienne Andrea Doria, la frégate néerlandaise de Ruyter et la frégate espagnole Álvaro de Bazán ont déjà intégré le GAN lors de l’exercice Orion 26.

Après l’exercice Orion, le groupe aéronaval doit mettre le cap vers la mer Baltique, où vont se concentrer l’essentiel de ses activités dans les semaines à venir. Ainsi, il intégrera l’opération multidomaine Baltic Sentry [Sentinelle de la Baltique], lancée par l’Otan en janvier 2025 pour protéger les infrastructures sous-marines stratégiques de la région contre d’éventuelles attaques ou actes de sabotage.

Puis, il prendra part à l’exercice Steadfast Dart 26, qui vise à mettre à l’épreuve la Force de réaction de l’Otan. « Cette année, l’entraînement se déroule en mer Baltique, avec l’engagement des moyens du groupe aérien embarqué dans des raids aériens. Il marque également le premier déploiement de la force de réaction alliée dans la zone de responsabilité du commandement de forces interarmées des Pays-Bas [ou plus précisément du Commandement de forces interarmées de Brunssum, ndlr] », souligne la Marine.

Ensuite, le GAN enchaînera avec l’exercice Cold Response qui, organisé par la Norvège, sera couplé, cette année, avec Dynamic Mariner, lequel doit permettre de vérifier l’aptitude des forces britanniques à prendre le commandement de la composante maritime de la force de réaction de l’Otan. Enfin, il rejoindra la mer du Nord pour participer aux manœuvres « Neptune Strike », lesquelles prévoient des séquences de lutte antiaérienne et de lutte antisurface, avec un exercice de tir de missiles de croisière à la clef.

Que fera le GAN par la suite ? La Marine nationale ne l’a pas précisé. « La mission La Fayette 26 démontre ainsi la capacité de la France à déployer une force aéromaritime aux côtés de ses alliés et partenaires stratégiques en Atlantique Nord et en Méditerranée », a-t-elle seulement souligné.

Photo : Marine nationale

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56 contributions

  1. La fôte o réso socio dit :

    De toutes les éditions de l’exercice POLARIS, celle-ci reste ma préférée :
    https://x.com/Marsattaqueblog/status/1582039213591040000

    Est-ce que depuis nous avons une meilleure hygiène numérique toutes armées confondues ?

  2. PHILIPPE dit :

    Souhaitons que des consignes fermes ont été données à tous les sous-mariniers participant à ces manœuvres afin d’éviter un nouveau « Bugaled Breiz » ainsi que regrettables tentatives d’exonération qui ont suivi.
    Cela étant bonnes manœuvres.

    • rainbowknight dit :

      Faut-il prévenir les russes ? Exiger un certain délai sinon ça risque d’être trop Koursk…..

    • Plusdemunitions dit :

      J’ai vu passer une info le mois dernier encore en Manche, le soum a fait surface immédiatement et le chalutier est rentré au port, cela arrive de temps en temps

    • ji_louis dit :

      Décidément, les fake news bretonnes ont la vie dure…

    • Ben voyons dit :

      C’est beau, de telles certitudes…

    • MUREX dit :

      Fishing vessels avoidance
      The UK Code of practice

      C’est un guide établi en 2002 à l’usage de tous les sous-marins opérant dans les eaux Britanniques.Il définit les règles de navigation des sous-marins dans les zones de pêche.
      Brièvement :
      un sous-marin qui n’a pas la vue ne doit pas s’approcher à moins de 3 milles d’un navire de pêche en action de pêche ou non.
      Quande le sous-marin a la vue, la limite est réduite à 1,5milles.
      Ce dispositif est peut-être étendu depuis à toutes les zones OTAN ?

      D’autre part, les constatations faites sur le Bugaled Breizh à la suite de son renflouement sont techniquement incompatibles avec l’intervention d’un sous-marin dans les causes du naufrage.

  3. Ah, héros naval dit :

    « « sécuriser les frontières de l’Europe » tant en Atlantique Nord qu’en Méditerranée »

    Avec un seul porte-avions, ça va être un peu compliqué.

    • Alternative dit :

      Sauf si on compte les Italiens et les espagnols dans les moyens mis en oeuvre ?

      • Yvon dit :

        @Alternative
        Les italiens et les espagnols ne disposent pas de porte-avions mais de porte-aeronefs, ce qui est loin d’être la même chose. Ces derniers ne peuvent embarquer d’Awacs et sont donc limités en capacité de détection. De plus, leurs avions à décollage vertical ont un rayon d’action limité du fait de leur « surconsommation » de carburant au décollage.
        Cela dit, avec une disponibilité très partielle (environ 2/3 du temps) de son unique porte-avions, on ne peut pas dire que la France dispose d’un réel instrument de puissance.

    • Harry Kauver dit :

      Je ne suis pas un spécialiste de la défense anti-aérienne de nos forces navales, mais compte tenu des dimensions de la Méditerranée, du rayon d’action des avions actuels et de la portée des missiles, la présence d’un porte-avions dans cette mer m’apparait désormais particulièrement risquée.

  4. jean luc dit :

    En février et mars 2026, l’OTAN et ses alliés mènent plusieurs manœuvres d’envergure impliquant la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et les États Baltes, visant à renforcer la défense collective sur le flanc Est de l’Alliance.
    Exercices majeurs (Février – Mars 2026)

    Orion 26 (France – Février à Mai 2026)
    Description : Exercice interarmées français de haute intensité incluant des alliés de l’OTAN.
    Localisation : Principalement en France (plusieurs régions métropolitaines dont le Morbihan et le Sud).
    Participants : Environ 12 500 militaires français et des détachements alliés (USA, Royaume-Uni, etc.).
    Objectif : Entraînement à une opération divisionnaire complexe pour la reconquête d’un territoire.
    Steadfast Dart 26 (Allemagne / Baltique – Janvier à fin Février 2026)
    Description : Premier déploiement opérationnel de la nouvelle Allied Reaction Force (ARF) de l’OTAN.
    Localisation : Nord de l’Allemagne (ports d’Emden et Kiel) et mer Baltique.
    Participants : 10 000 soldats de 11 à 13 nations, dont l’Allemagne, la Turquie et l’Espagne.
    Point clé : Un débarquement amphibie majeur a été réalisé le 18 février 2026 à Putlos (Allemagne) pour simuler la protection des côtes baltes.
    Steadfast Foxtrot 26 (Allemagne – 16 au 27 Mars 2026)
    Description : Exercice logistique et de commandement.
    Localisation : Ulm, Allemagne (Caserne Wilhelmsburg).
    Participants : Commandé par le Joint Support and Enabling Command (JSEC).
    Objectif : Tester la fluidité du transit des troupes et le soutien médical à travers l’Europe vers le flanc Est.
    Cold Response 26 (Scandinavie / Baltique – 9 au 19 Mars 2026)
    Description : Manœuvres de défense en environnement arctique et subarctique.
    Localisation : Norvège, Suède, Finlande et zones maritimes de la Baltique.
    Participants : Plus de 30 000 militaires de 27 pays, incluant des forces françaises, allemandes et néerlandaises.

    Rôles stratégiques par pays

    Allemagne : Sert de plateforme logistique centrale (Hub) pour le mouvement des troupes alliées vers les pays Baltes.
    Pays-Bas : Le commandement opérationnel de l’OTAN basé à Brunssum coordonne les déploiements dans la région Baltique.
    France : En plus d’Orion, elle déploie des unités dans le cadre de la mission Lynx en Estonie (Baltique), intégrée aux groupements tactiques de présence avancée de l’OTAN.
    Pays Baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) : Zones de réception pour les renforts de l’ARF testés durant Steadfast Dart, avec un focus sur la défense aérienne et côtière.

    voilà le programme pour nos armées

    • Momo dit :

      « Allemagne : Sert de plateforme logistique centrale (Hub) pour le mouvement des troupes alliées vers les pays Baltes. »

      Très impressionnant. Cela fait peur….
      La nullité confirmée des armées allemandes faits qu’elles ne sont surtout pas invitées à intervenir concrètement.
      Pour éviter de devoir aller sauver les éventuels survivants probablement.

      • jean luc dit :

        L’efficacité du « tout roues » lors d’
        Orion 2026 est au cœur d’un débat doctrinal intense. Ce choix français présente des avantages stratégiques mais bute sur des réalités tactiques brutales.
        ✅ Les avantages (Le pari de la vitesse)

        Projection rapide : Les blindés à roues (Griffon, Jaguar, VBCI) peuvent se déplacer par leurs propres moyens sur des centaines de kilomètres via le réseau routier sans avoir besoin de porte-chars.
        Maintenance simplifiée : Un moteur de camion est plus facile à entretenir en campagne qu’une turbine de char Leclerc ou des chenilles complexes.
        Combat urbain : La roue est plus agile et moins destructrice pour les infrastructures lors de manœuvres dans des zones habitées.

        ❌ Les limites (Le choc de la réalité)

        La « Raspoutitsa » bretonne : Les sols saturés d’eau lors de l’exercice ont montré que les 25 tonnes du Griffon ou du Jaguar s’enlisent là où un engin chenillé répartirait mieux sa masse.
        Vulnérabilité à l’artillerie : Contrairement aux chenilles, un pneu (même avec roulage à plat) reste très sensible aux éclats d’obus, immobilisant le véhicule plus facilement.
        Haute intensité : Le conflit en Ukraine rappelle que pour percer un front, la puissance de feu et la capacité tout-terrain des chenilles restent inégalables.

        ️ Le verdict d’Orion 2026
        Pour l’Armée de Terre, le tout roues n’est pas une « erreur », mais il impose un mode de combat spécifique :

        Éviter le combat de rupture frontal.
        Privilégier le combat collaboratif (programme Scorpion) où la connectivité et les drones permettent de frapper avant d’être engagé.

        En résumé : C’est une excellente solution pour la mobilité stratégique (arriver vite sur le front), mais une solution risquée pour la mobilité tactique (manœuvrer sous le feu dans la boue). L’armée française mise sur l’intelligence et la vitesse plutôt que sur le blindage lourd.
        Les nuls avaient prévu ce genre de difficulté pour l’armée française avec le tout-roue. Très bien pour l’été et l’hiver, mais désastreux pour le printemps et l’automne. Une autre nouvelle, les Polonais ont signé un accord pour permettre le retour et le stationnement de l’armée allemande en Pologne. bon, les Allemands s’attendent aussi à des problèmes, les manœuvres sont aussi faites pour cela

  5. Clavier dit :

    Amusant de devoir  » protéger les infrastructures sous-marines stratégiques de la région contre d’éventuelles attaques ou actes de sabotage (Sic)  » quand on sait qui sont les auteurs du plus brillant sabotage de gazoduc de l’histoire .

    • Alb atroce dit :

      Justement qui ? Vous pensez aux Etats Unis ?

      • Clavier dit :

        et à leur perfide proxy …

        • Pascal, (l'autre) dit :

          Grace à notre « Colombo » @Clavier un grand mystère a été enfin résolu! Merci pour avoir enfin fait éclater la vérité! On devrait vous confier ce mystère qui taraude l »humanité depuis la nuit des temps : »qui de l’œuf ou de la poule est apparu en ptrmier? » Nous voulons savoir!

    • GotoRaptor dit :

      Vous pensez que l’Ukraine prépare une attaque sur la France ?

      ???

    • jean luc dit :

      moi ,je pense savoir ,les allemands aussi pour les commanditaire aussi .

    • Ben voyons dit :

      « quand on sait qui sont les auteurs »

      Ben non, on ne sait pas.

  6. Alb atroce dit :

    Quand on lit cette liste de courses en termes d’exercices aéronavals, qu’on observe le réarmement massif de la Chine avec la construction prévue de plusieurs PAN CATOBAR malgré les missiles hypervéloces et les drones ou même de l’Inde qui veut ses deux PAN ainsi que l’utilisation accrue des Supers PA des Etats Unis comme bases aériennes mobiles et affirmation de puissance régionalement…
    On se demande encore pourquoi certains pensent qu’un PAN est dépassé et trop coûteux, alors même que nous avons la seconde ZEE maritime la plus énorme et bien plus grande que la Chine ou l’Inde mêmes et qu’en avoir un seul de ces PAN ne rime à rien car ne nous permet pas une pérennité à la mer

  7. vrai_chasseur dit :

    Un point intéressant, peu souligné, avec ces participations internationales de frégates dans le GAN français autour du PA CDG, c’est la formation dont bénéficient ces participants.
    Pour un équipage de frégate, participer à un GAN c’est avoir l’opportunité de participer activement à des exercices plus complexes et plus ambitieux, sur des scenarii à la fois ASM, AA et anti-navires, avec des théâtres tactiques qui s’étendent sur plusieurs centaines de km de rayon d’action minimum. Le seul changement d’échelle est déjà un facteur qui tire l’exigence de compétence vers le haut.

    Autre point notable, la FDI.
    La participation au GAN de l’Amiral Ronarc’h a commencé à révéler un point intéressant : ce n’est pas une « petite » frégate de 1er rang mais plutôt une redoutable bête de guerre. Elle fusionne dans un seul navire polyvalent, à la fois les capacités AA d’une FDA (si on équipe comme prévu les FDI suivantes avec tous les lanceurs verticaux) et les capacités ASM d’une FREMM. Beaucoup de regards (y compris français) sur la FDI sont en train de changer.

  8. Dii dit :

    « promouvoir un espace maritime libre, ouvert et stable »
    Ha ouiche, sauf pour ceux qui nous déplaisent bien sûr… Pas de liberté pour les ennemis de la liberté, comme disait l’autre. Formule longuement analysée au cours des siècles et fermement rejetée par tout ce que le monde compte de juristes aussi bien que de philosophes mais on ne va pas se gêner pour si peu. Bref.

    Quelqu’un peut me dire pourquoi les commandants militaires se sentent toujours obligés de justifier la politique au lieu de déclarer tout bonnement qu’ils s’entrainent car c’est leur devoir d’être prêt ?

    • NRJ dit :

      @Dii
      Pour une raison simple : si on leur demande pourquoi, ça évite de devoir répondre « c’est pour aider les bateaux chinois à aller vendre leur camelote en Europe ».

    • Carin dit :

      @DII…..
      C’est qui « les ennemis de la liberté »?

      • Dii dit :

        C’est justement là qu’est tout le problème : ce sont ceux que le pouvoir en place désigne comme méchants.

    • VinceToto dit :

      Pas tous, cela dépend du pouvoir en place. « Nous savons qu’ils mentent. Ils savent qu’ils mentent. Ils savent que nous savons qu’ils mentent. Nous savons qu’ils savent que nous savons qu’ils mentent. Et, pourtant, ils persistent à mentir. » Alexandre Soljenitsyne

    • Pluriel dit :

      Car c’est leur devoir d’être prêts.

    • jean luc dit :

      ils doivent pouvoir justifier auprès des citoyens l’argent que leur a confié la nation . ils doivent aussi communiquer pour préparer la population à une éventuelle guerre avec les Russes

  9. Panda dit :

    L’embouteillage habituel dans la Baltique, qui n’est ni plus ni moins, quasiment, qu’une petite mer intérieure grande comme l’addition de la mer Noire et de la mer Caspienne, va prendre des dimensions grotesques, mais dangereuses..
    Faire évoluer dans des exercices les avions du groupe aéronaval et tout le groupe aéronaval français, ses escortes, plus les équivalents des autres pays de l’OTAN, cela ressemblera plus à un défilé, une parade navale provocatrice, qu’à autre chose, malgré les noms ronflants donnés à la manœuvre.
    Si vous mettez dans une baignoire des dizaines d’objets flottants hétéroclites, certains flottants, d’autres immergés, avec des oiseaux, des mouches, des moustiques qui tournent en rond au-dessus, vous obtenez un beau capharnaüm et des risques de collision avérés..

    Les autorités qui dirigent l’OTAN vont organiser leur carnaval de fin d’hiver avec défilé de chars amphibies costumés, tout ça dans quel but: impressionner l’enclave russe ? tourner en rond dans la baignoire, dans l’entre-soi, pour prouver qu’on est les plus forts ?
    Chercher l’incident à tout prix, à n’importe quel prix, dans un embouteillage soigneusement organisé pour qu’il en soit ainsi ?

    Pendant que toute cette armada coûteuse tournera en rond, les trafics mortifères entre le Maroc et l’Espagne continueront tranquillement à apporter pour toute l’Europe, des tonnes de drogues diverses; ailleurs en Méditerranée les trafiquants de migrants continueront à exercer leur commerce juteux pour inonder la même Europe de populations incontrôlables et ingérables,parmi lesquelles des dizaines de bombes potentielles qui explosent à intervalles réguliers dans les faits divers des petites gens d’Europe, qui n’ont rien demandé, qui n’ont jamais donné leur accord, et qui de plus en plus n’ont que le droit de se taire sous peine de sanctions lourdes du jour au lendemain.

    Le grand cirque Barnum d’un côté, le sordide, le vraiment dangereux qui pourrit un continent entier, de l’autre : tout va très bien Madame la Marquise et dormez en paix, la populace ! : le cirque est en ville et le kaki fait le kéké: tout est normal !

    • Bench dit :

      @Panda :
      Vous êtes un comique qui s’ignore mon vieux Panda radoteur. Comparer un exercice militaire inter allié avec un carnaval!
      Pour quelqu’un qui se prétend au courant de la chose militaire, quelqu’un qui vit dans le réel, quelqu’un qui désire ardemment faire un sérieux boulot de journaliste, quelqu’un qui a toujours des infos que les autres n’ont pas, votre commentaire ci-dessus relève du grotesque et du foutage de gueule. Non, moi je crois que comme le disait fort à propos Arthur, il faut que vous arrêtiez d’essayer de dire des trucs. Au mieux ça fait marrer le lecteur , au pire vous passez pour un charlot bas de plafond . Tout mélanger pour essayer de faire pitoyablement passer un message politique , ça va cinq minutes. Au delà ça devient usant. Enfin, si ça vous plait.

      • rainbowknight dit :

        S’il vous plaît… Charlot avait du talent.
        Panda clame dans sa volubilité haineuse toute sa connaissance du discours tenu à « science popo »…

      • Panda dit :

        Bench :  » Arthur » ? c’est qui, c’est quoi ? ne me dites surtout pas que c’est l’omiprésent médiatique , car je serais obligé de parler de lui, et ça ne sera pas du joil-joli….

        • Bench dit :

          @Panda, voyons pépère, t’as pas honte d’écrire cela sur un animateur télé dans une rubrique commentaires publique. Étonnant et puant de la part de quelqu’un qui hurle à la diffamation au moindre pet de travers à son encontre. Cela dit, plus grand chose ne m’étonne venant de toi.
          Et pour répondre à ta question, puisque manifestement tu n’as pas la ref, le Arthur en question s’adressait à un certain Perceval ! Ça va, tu l’as maintenant ?

  10. NRJ dit :

    C’est une erreur de dévoiler nos équipements pendant ces exercices. Si demain Trump attaque le Groenland, l’armée américaine saura exactement ce qu’on a en stock et comment contrer nos équipements. Ce sera pareil avec le Rafale F5. Il faudra garder nos drones sur le territoire et ne les sortir qu’en cas de guerre, sans quoi on donnera à un adversaire la possibilité de les contrer.

    Il faut toujours garder secret nos meilleurs équipements. Pour rappel, quand le canon de 75mm, il était révolutionnaire et donnait à l’armée française un avantage crucial dans la guerre de mouvement. Le problème c’est qu’on a décidé de le montrer aux allemands pendant la guerre des Boers. Du coup ils ont vu l’étendue de leur retard et one développé un équivalent (un peu moins bon, mais compétitif quand même). La première guerre mondiale aurait sûrement pris une autre tournure en 1914 sans cette erreur de notre part. On n’aurait peut-être fini dans les tranchées, mais pas sans avoir réduit de moitié l’armée allemande dans la guerre de mouvement.

    • mich dit :

      Car vous croyez que l’on pourrait faire la guerre aux USA aujourd’hui ,vraiment ? Cela fait des décennies que nous nous entrainons avec nos alliés et cela n’a rien a voir avec de la politique de quartier , c’est pour justement que nous soyons prêt à nous battre avec eux et ce n’est pas en restant au chaud que cela se prépare , de plus tout est loin d’ être divulguer lors des exercices communs rien de bien nouveau .En tout cas je vois que vous avez de l’ intérêt pour un appareil de chez Dassault !

      • NRJ dit :

        @mich
        « Car vous croyez que l’on pourrait faire la guerre aux USA aujourd’hui ,vraiment ? » Ce n’est pas une question de pouvoir faire la guerre, c’est une question de devoir la faire.
        Si les USA attaquent le Groenland, il faudra entrer en guerre. La question ne sera alors pas de savoir si on perdra (car on perdra), mais de causer suffisamment de dégâts matériels et humains pour dissuader les USA d’attaquer d’autres territoires appartenant à l’Europe. Et nous serions les premiers visé (le jour où Trump apprendra l’existence de la Nouvelle Calédonie, clairement on a du soucis à se faire).

        Dites moi si ce que je dis vous semble absurde, mais montrer nos meilleurs équipements à des pays qui pourraient nous attaquer ne me semble pas exactement la meilleure idée. Et même sans divulguer la totalité de leurs capacités, le fait même de montrer à de potentiels adversaires nos équipements fournit déjà de nombreuses informations sur ce qui peut en être attendu ou pas.

        « En tout cas je vois que vous avez de l’ intérêt pour un appareil de chez Dassault ! » En douteriez vous ?
        Vous donnez l’impression d’être un de ces débiles qui n’a jamais compris qu’on peut apprécier les capacités d’ingénierie et les performances d’un matériel tout en étant simplement en désaccord d’une part avec les méthodes des chefs d’entreprise, ainsi qu’accepter l’impossibilité de financement des produits mentionnés dans le futur.
        J’espère que l’impression est fausse, et que vous avez effectivement des raisons sérieuses de douter de mon intérêt pour un appareil de Dassault.

        Sinon, puisque vous y êtes, vous pouvez m’expliquer ce que serait « une aviation solide » pour l’Ukraine et en quoi le fait d’en disposer aurait significativement changé l’issue de la guerre (en prenant en compte que l’argent que l’Ukraine aurait mis pour ses Rafales n’aurait pas été disponible pour son armée de terre) ?
        Vous m’avez également dit « mais lisez bien tout les rapport de cette époque » Quels rapports pouvez vous m’indiquer, par exemple ? L’Assemblée nationale en fait un certain nombre, donc lesquels précisément me proposeriez vous de lire ? J’espère que ça inclura celui où Dassault annonce un programme Rafale à 26 milliards d’euros par appareil…

    • Bench dit :

      @NRJ : « C’est une erreur de dévoiler nos équipements pendant ces exercices. » Ben voyons , parce que vous vous imaginez que toutes les infos disponibles, non confidentielles, en source ouverte ne sont pas connues de nos compétiteurs et opposants éventuels? Ca sert à quoi la coopération entre marines alliées?
      Confondre Trump et le Pentagone ou l’US Navy démontre chez vous une méconnaissance crasse de ce qu’il se passe sur le plan militaire entre nos deux nations.

      • NRJ dit :

        @Bench
        « Ca sert à quoi la coopération entre marines alliées? » Ca sert à permettre à nos armées de mieux combattre ensemble. Sauf que si demain, on ne combat pas ensemble mais l’un contre l’autre ?

        Je ne dis absolument pas de ne pas faire d’entraînements interalliés (si ce que j’ai écrit pouvait suggérer cela, c’était involontaire), par contre il ne faut pas montrer nos nouveaux matériels.

        « Confondre Trump et le Pentagone ou l’US Navy démontre chez vous une méconnaissance crasse de ce qu’il se passe sur le plan militaire entre nos deux nations. » Petite question : c’est qui le chef du Pentagone aux USA ? Le grand chef, j’entends.

        • Bench dit :

          Le grand chef ? Il est assurément très con et mal dégrossi mais les responsables de la marine US connaissent très bien la valeur de la nôtre et savent faire entendre leur voix !

      • NRJ dit :

        Et ici, par nouveaux matériels, je vois spécifiquement les gliders sous-marins.

    • jean luc dit :

      @NRJ, si tu caches le matériel dans les hangars, tu ne sais pas ce qu’il vaudrait dans la dure réalité de la guerre. Dans la baltique, il s’agit de faire débarquer des troupes dans une région qui ressemble fort à l’enclave russe de Kaliningrad

      • NRJ dit :

        @jean luc
        Je vais préciser ma pensée : C’est une erreur de dévoiler nos équipements les plus modernes (en particulier les gliders mentionnés dans l’article) pendant ces exercices de l’OTAN.
        Dis simplement, je ne parlais pas forcément de cacher nos plus récents matériels dans des hangars. Je dis juste qu’il faut le tester en France, ou tout au plus avec des alliés qui qui ne présentent pas la possibilité d’être nos adversaires demain. Dans cette catégorie, on compte les USA, à partir du moment où ils menacent le Groenland.

        Après, je pense que ce serait une erreur d’attaquer Kaliningrad par la mer. Une opération amphibie contre une région préparée serait aujourd’hui complètement suicidaire (il fallait déjà de lourdes conditions pour avoir une possibilité de réussir pendant la seconde guerre mondiale).

  11. Metwo c'est twop dit :

    1 poil de imitation frime pour un quart de soumission. j’ai mal à ma Royale…:-(