Le chancelier Merz remet en cause la participation de l’Allemagne au projet de Système de combat aérien du futur

En novembre 2017, fraîchement nommé chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre avait alerté les parlementaires sur les difficultés auxquelles il fallait s’attendre au sujet du projet de Système de combat aérien du futur [SCAF], lancé quelques mois plus tôt par le président Macron et la chancelière allemande, Angela Merkel.

« S’agissant de la coopération européenne et de l’avion de combat européen, il est manifeste que l’Allemagne souhaite combler son retard dans un certain nombre de secteurs technologiques et industriels, dont elle est notamment absente depuis plusieurs années. S’associer à la France pour créer un futur avion de combat vise à récupérer une compétence qui a été, jusqu’à présent, perdue », avait en effet prévenu le général Lecointre. La suite lui a donné raison.

Cela étant, en avril 2018, alors qu’il n’était nullement question d’ouvrir ce projet à d’autres partenaires européens, la France et l’Allemagne approuvèrent une fiche commune d’expression des besoins [HLCORD – High Level Command Operations Requirements Document] concernant l’avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter] sur lequel devait reposer le SCAF. Et ce document soulignait la nécessité de développer un appareil « navalisable », c’est-à-dire pouvant être mis en œuvre depuis un porte-avions.

Par la suite, contrairement à ce qui avait été initialement convenu, le SCAF dut s’ouvrir à un troisième partenaire, en l’occurrence l’Espagne. Et cela, à la demande de l’Allemagne. Ce qui chamboula l’architecture industrielle de ce projet, en particulier pour le NGF étant donné que, désigné maître d’œuvre pour son développement, Dassault Aviation se vit mettre en minorité par rapport à Airbus, grâce à l’implication de ses filiales allemande et espagnole.

Le bras de fer engagé par l’avionneur français pour être en mesure d’assurer sa maîtrise d’œuvre explique en grande partie la raison pour laquelle ce projet est bloqué à la phase 1B depuis plusieurs mois, Airbus refusant toute concession. Et le tout étant assorti de différends sur les questions de propriété intellectuelle et de partage des tâches

Pour sortir de cette impasse, une solution consisterait à développer deux avions de combat tout en maintenant la coopération autour des moteurs, des effecteurs et, surtout, du « cloud de combat »… Solution qui a été proposée, la semaine passée, par l’Association allemande des industries aérospatiales [BDLI] et le puissant syndicat IG Metall, et à laquelle semblent se résigner les états-majors.

Seulement, lors d’un entretien accordé à plusieurs journaux européens, le président Macron a rejeté cette idée. « Pour ma part, je considère que les choses doivent avancer. Et de la même manière sur le char de combat, d’ailleurs. Parce que vous imaginez, si d’aventure, le partenaire allemand remettait en cause l’avion commun, on serait obligé de remettre en cause le char commun », a-t-il dit.

A-t-il eu l’occasion d’évoquer le sujet avec Friedrich Merz, l’actuel chancelier allemand, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité ?

Quoi qu’il en soit, ce 18 février, invité du podcast politique « Machtwechsel« , M. Merz a clairement remis en cause la participation de l’Allemagne au SCAF s’il est impossible de dépasser le blocage actuel. C’est la première fois qu’un haut responsable allemand émet une telle hypothèse publiquement.

« Il ne s’agit pas d’une querelle politique. Nous avons un réel problème au niveau du cahier des charges. Et si nous ne parvenons pas à le résoudre, nous ne pourrons pas poursuivre le projet », a en effet déclaré le chancelier allemand.

« Les Français auront besoin, dans la prochaine génération, d’un avion capable d’emporter des armes nucléaires et d’opérer depuis un porte-avions. La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment », a-t-il ajouté. Alors pourquoi avoir signé le HLCORD en 2018 ?

Quant à l’éventualité de développer deux avions de combat pour un seul système, M. Merz a estimé qu’elle soulevait des considérations “structurelles” pour ce projet.

« La question qui se pose maintenant est la suivante : avons-nous la force et la volonté de construire deux avions pour des exigences différentes, ou seulement un seul ? », a-t-il demandé. « La France souhaite n’en construire qu’un seul et l’adapter à ses propres spécifications. Mais ce n’est pas ce dont nous avons besoin », a-t-il ensuite insisté, avant de laisser entendre que l’Allemagne pourrait se tourner vers d’autres partenaires. « Il y en a d’autres en Europe, les Espagnols en tout cas, mais aussi d’autres pays intéressés pour en discuter avec nous », a-t-il assuré.

L’Élysée n’aura pas tardé à répondre au chancelier allemand. « Les besoins militaires des trois États participants n’ont pas changé, qui incluaient d’emblée la dissuasion française comme les autres missions de l’avion du futur », a rétorqué la présidence française. Et de conclure : « Au vu des enjeux stratégiques pour notre Europe, il serait incompréhensible que des divergences industrielles ne puissent être surmontées alors même que nous devons collectivement montrer unité et performance dans tous les domaines intéressant son industrie, sa technologie et sa défense. »

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271 contributions

  1. Bastien dit :

    Historiquement toutes les décisions politiques consistant à forcer deux industriels à travailler ensemble sur un produit commun alors qu’ils ne le souhaitent pas se sont soldées par des catastrophes industrielles avec pour grave conséquence la disparition d’un des deux poids lourds !

    Étonnant que Monsieur Macron ne sache pas ça bon sang, c’est de l’histoire industrielle de base !

  2. Vequiya dit :

    c’est avec l’Inde qu’il faut faire cet avion ! Pas avec les allemands qui demeurent des rivaux peu fiables. Ils ne pensent qu’à leurs intérêts, preuve en est encore avec le Mercosur.

    • Frite1Belge dit :

      Que les Allemands ne pensent qu’à leurs intérêts, c’est normal, j’espère que les Indiens aussi. Le plus simple pour la France, c’est de le faire seul, elle s’enlèvera l’épine du pied que constitue l’accumulation des spécifications des uns et des autres qui finissent toujours par alourdir la note. Et pour l’instant les indiens n’ont vraiment pas le niveau.

    • Carin dit :

      @Vequiya….
      L’Inde aussi a de gros besoins en matière de retard industriel….
      De tout temps la France a aidé de tels pays, mais jamais ils n’ont eut accès au cœur de nos connaissances… nous aurions presque les mêmes problèmes avec l’Inde qu’avec Airbus DE.
      Je dis presque, parce que les Indiens ne sont pas des bouches, comme les dirigeants allemands d’Airbus DE, ils ne nous feraient aucun coup tordu, mais n’ont pas la profondeur des connaissances techniques nécessaires pour un tel projet… Airbus DE non plus, mais il y a d’autres entreprises en Allemagne, et sûrement en Espagne aussi, qui peuvent remplacer Airbus DE dans au moins une partie du NGF. Ces entreprises n’existent pas encore en Inde.

      • Momo dit :

        Non
        Les Indiens n’ont pas pour objectif de liquider Dassault.
        Au contraire
        Ils sont plus intelligents que les allemands

        • Redoutable dit :

          1er décollage de SCAF aura lieu du 12 août 2065, 2080 sera opérationnel.

      • Derkyk dit :

        On a dit la même chose les Turcs et désormais ils ont produit un avion de 5e génération, des drones dont un à réacteur embarqué sur un porte-drone.

        L’Inde va posséder des usines de Dassault et Safran ainsi que des ingénieurs et des ouvriers qualifiés pour la maintenance des Dassault Rafale, enfin un transfert de technologie pour assurer la maintenance, la maturation du Rafale à l’avenir et l’intégration des armements indiens sur l’avion.

        L’Inde est parfaitement positionné pour être le premier client du SCAF, et les intérêts techniques/opérationnelles du SCAF se rejoignent avec la France : Capable pour des mission nucléaires, embarqués sur un porte-avion et tous les détails qui vont la 6e génération (tandis que les Allemands remettent désormais en cause le besoin d’acquérir un avion de 6e génération).

        Il n’y a pas meilleur allié que l’Inde pour le SCAF et on peut pas croire que l’Inde sera bloqué dans le temps avec une même technologie comme nous l’avons fait avec la Turquie. Vendre des avions/Faire des avions avec des partenaire c’est une alliance financier, militaire et technologique qui ne dit pas son nom mais qui dure à long terme. Nous avons bien intérêt à sécuriser à long terme une alliance avec l’Inde dans l’indopacifique qu’avec l’Allemagne qui est déjà de facto notre allié dans l’OTAN et l’UE mais dont nous avons trop de divergence économique, politique et militaire.

        • Mat49 dit :

          @Derkyk « une alliance avec l’Inde dans l’indopacifique » Notre seul intérêt c’est de leur vendre des armes. L’indopacifique c’est pour les pays qui ont une flotte de guerre importante.

          Ensuite avec le Rafale F5 nous avons déjà en développement la majorité des piliers du SCAF. aucun intérêt de faire un équivalent à ce programme.

      • Desty dit :

        Je me permet de corriger votre faute d’orthographe Carin: les indiens ne sont pas des boucheRs. Ce que sont historiquement les Allemands. Le poids de l’Histoire, les exactions du XXe siècle et tout ça….
        Il serait peut-être temps de les remettre à leur place et de leur rappeler que la collaboration avec l’Allemagne ne s’est jamais faite au bénéfice de la partie française donc qu’il est plus que temps qu’elle s’arrête !
        Bonne chance !

    • Jack dit :

      Loin de moi l’idée de les sous-estimer mais les industriels indiens sont loin d’avoir les mêmes compétences qu’Airbus DS. En outre, si vous pensez que l’Inde ne pense pas à ses intérêts, c’est mal connaître ce pays.

    • jean dit :

      Je ne comprends pas que tout le monde abdique sur la possibilité pour la France de le faire seule.
      Evidemment que si nous en avons besoin, nous pouvons le faire seuls..
      C’est un choix politique.

      Vivement que Macron dégage.

    • NRJ dit :

      @Vequiya
      L’Inde ? On parle de ce pays qui n’est même pas fichu de mener un appel d’offre correct et vous voulez mener un programme industriel avec eux, c’est bien ça ?
      Rappelons quand même que leur industriel, c’est HAL, une entreprise tellement bonne que leur produit, le Tejas, a réussi l’exploit d’arriver 30 ans après le Gripen et d’être moins bon que ce dernier. C’est quand même très fort, vous en conviendrez.

      Après, oui les allemands défendent leurs intérêts. Tout comme nous d’ailleurs. Mais je suppose que pour vous, on doit être les seuls à avoir ce droit de défendre nos intérêts. Ce serait assez pathétique comme niveau…

      • Derkyk dit :

        L’Inde contrairement à l’Allemagne ne plonge pas sa tête dans le sol pendant 9 ans pour ignorer les besoins opérationnelles de ses militaires.

        • NRJ dit :

          @Derkyk
          Les allemands ne l’ont pas fait justement. Je vous rappelle que les états-majors français, allemands et espagnols se sont mis d’accord.

  3. Mica X dit :

    C’est désormais un secret de polichinelle et Merz est plus pragmatique qu’Angela, il est évident que vouloir faire un seul avion pour des besoins si déférents n avait pas de sens, il a le courage de l’acter lui, à la différence de notre hystéro de service qui en redemande.

    Et tout ceci indépendamment des épisodes précédents.

  4. Yvon dit :

    Le SCAF est (était ?) un projet politique.
    La volonté de l’Allemagne est, avant tout, de constituer une puissante industrie militaire à même de se substituer (au moins partiellement) à ses industries traditionnelles (automobile, chimie, …) en difficulté du fait de la mondialisation déréglée.
    L’intégration de l’Espagne au projet n’était rien d’autre qu’une « prise de guerre  » allemande afin de donner à l’Allemagne le leadership effectif du projet.
    En France, il n’y a plus qu’E. Macron pour croire au Scaf. Espérons que son entêtement ne sera pas préjudiciable aux intérêts industriels et militaires français.
    Quant à l’armée de l’air française, elle disposera avec le Rafale F5 d’un Scaf-1. Le moment venu, il lui sera nécessaire de disposer d’un NGF pour se substituer à l’avion Rafale qui alors accusera son âge. La France devra t’elle réaliser cet avion seule ou en coopération ? Les circonstances de l’époque contribueront à la décision.
    Reste aussi à trancher l’avenir de la coopération entre Safran et MTU sur le moteur du Scaf. Continuer serait donner, sans contrepartie, un coup de pouce à MTU.

    • Mica X dit :

      Le SCAF tel qu il a été voulu dans le passé est-il encore d’actualité ou bien est-il déjà dépassé ?
      Les évolutions des systèmes d’armes et leur autonomisation vont tellement vite actuelement, la lenteur du projet et sa lourdeur sont de sacrés boulets.

    • G dit :

      Mais quelle suprise, les soi-disant blocages industriels cachaient en réalité des divergences sur le cahier des charges, mais qui aurait pru prédire ! On a effectivement l’impression que les Allemands :
      1) veulent se laisser la possibilité technique de bénéficier d’une future dissuasion élargie, mais sans payer pour l’instant ;
      2) n’ont jamais vraiment cru à cette histoire de super-PANG unique de 80000t capable d’accueillir n’importe quel avion, sortie du chapeau pour la campagne électorale de 2020-2022 (mais dont ils ne pensaient pas « vraiment » qu’E.Macron s’y accrocherait jusqu’en 2027).

    • tschok dit :

      Nan mais Yvon, un projet comme le SCAF ne peut être que politique, parce qu’il implique un accord entre Etats.

      Honnêtement, est-ce que vous voyez un consortium industriel européen proposer de sa propre initiative un avion de combat à différents Etats européens, afin de constituer le pilier de leur aviation de combat pour le demi-siècle à venir, sans que ce programme soit inspiré par une volonté commune de ces Etats?

      En Europe, il n’y a qu’un seul industriel qui le fait, il est américain, c’est Lockheed Martin, et l’avion est le F-35.

      Avec le SCAF, il était justement question de mettre fin à cette mainmise américaine sur les grands programmes industriels européens d’armement, en commençant par le segment avion de combat, puis avec le MGCS, le segment char, etc.

      Il était question non seulement de reconquérir notre marché, mais de reprendre la maîtrise de nos programmes.

      Résultat des courses, même pas 10 ans plus tard, c’est en train de partir en capilotade : quand on achète un avion de combat en Europe, 9 fois sur 10, c’est un F-35 et 70% de ce qu’on achète est made in USA.

      Clairement, la politique d’autonomie stratégique lancée par Macron depuis une dizaine d’années est un échec cinglant. Nos souverainistes imbéciles, qui sont centrés sur la détestation de Macron, s’en réjouissent, mais ils ne comprennent rien.

      C’est une défaite de la France, une mise en pièces de ce qui lui restait de stratégie : la recherche de l’autonomie stratégique de l’Europe est le dernier grand geste stratégique accompli par un dirigeant français dans l’histoire de ce pays depuis que Chirac a soumis au référendum le traité constitutionnel européen.

      En vingt ans, deux échecs. En relation avec l’Europe, tous les deux. Faudra quand même faire le bilan, un jour. Perso, je ne suis pas persuadé qu’on se vive comme un peuple européen. J’ai franchement des doutes. Je commence à croire que la place de la France sur une carte n’est pas en Europe. Bref, on s’en fout.

      Toujours est-il qu’on se retrouve avec un programme SCAF à financer pour une livraison dans 20 piges et que, pour l’heure, on n’a pas le premier euro à mettre dedans. Sur fonds propres, je veux dire. Du financement par de la dette, ça oui, on a. Mais comme on finance de plus en plus de trucs par de la dette, même ça, ça devient de plus en plus serré.

      Donc, inch Allah et on verra bien.

      Mais on vient de se prendre une baffe dans la gueule, les gars. Stratégiquement parlant, je veux dire. Et au passage, ce qui s’amorce, c’est la marginalisation de la France par rapport à un groupe de tête qui sera allemand, italien, polonais, etc. Ca aussi, il va falloir gérer.

      • Derkyk dit :

        Vous diminuez les pensions de retraites et vous avez l’argent pour restructurer presque tout en France, pas tout en même temps bien sur… le SCAF, les centrales nucléaires, la recherche etc… On fait comme on a fait avec le budget des armées, les pensions de retraites deviennent la nouvelle variable d’ajustement. Bien sur politiquement c’est la mort assuré puisque les vieux votent massivement.

      • Yvon dit :

        @tschok
        Aristote disait : »je ne suis ni grec, ni athènien, je suis citoyen du monde ».
        En paraphrasant, je peux dire que si je suis profondément attaché à ma terre de France, je me sens citoyen du monde mais, en aucun cas européen.

    • Czar dit :

      safran a l’état français pour actionnaire : en cas de coup de jarnac allemand, j’imagine que la monnaie de leur pièce sera rendue

      hors de question de les laisser monter en compétences à notre détriment futur. qu’ils achètent un moteur ricain ça ne fera jamais qu’un matos de plus

    • Fralipolipi dit :

      @Yvon
      « Reste aussi à trancher l’avenir de la coopération entre Safran et MTU sur le moteur du Scaf. Continuer serait donner, sans contrepartie, un coup de pouce à MTU »
      … Absolument, d’autant qu’avec l’évolution T-Rex d’un côté et le moteur AMCA avec l’Inde de l’autre, ce partenariat avec l’Allemagne n’est plus du tout justifié ou inétressant (il ne l’a quasi jamais été en fait, vu que Safran sait tout faire seul) … et c’est encore moins pertinent s’il doit persister-subsister le moindre minuscule risque que les Allemands puissent plus tard user de leur participation au moteur NGF (sur les parties froides) pour ensuite bloquer toutes nos futures ventes exports.
      .
      S’ils avaient fait les parties froides des moteurs M88 actuels, les Allemands auraient bloqué au moins 80% des ventes export actuelles du Rafale (ils auraient bloqué les ventes à Egypte, Qatar, Serbie, EAU, because Yemen …, et auraient ralenti les ventes à l’Inde … pour arriver à les faire annuler à terme). Ils auraient été les fossoyeurs du programme français Rafale !!!
      .
      Si les Allemands restent sur le moteur du NGF, nous sommes cuits ! Le programme NGF français sera mortellement plombé dès l’origine.
      Car s’ils bloquent plus tard une vente Export, il n’y a aucune chance que Safran puisse rapidement remplacer MTU pour ces parties froides « interdites » …. cela prendrait des années, notamment avec tous les tests et certifications requis ensuite … et les ventes et prospects espérés seraient tous condamnés à faire pschitt entre temps, les uns après les autres.
      .
      Il ne faut absolument pas rester avec le loup MTU dans la bergerie France !!!
      Souveraineté et raison d’Etat obligent.

      • Ouf ouf dit :

        C’était justement l’un de mes précédents post…
        certains ont répondu que Safran n’était pas assez c.. pour se faire piéger
        bon, j’en suis pas persuadé, à voir

        • Fralipolipi dit :

          @Ouf ouf
          Pas persuadé non plus … pas du tout en fait !
          Il suffit aux Allemands de mettre une jolie promesse dorée sous le nez du PDG de Safran (pas seulement sur le sujet des moteurs NGF, cela peut être sur des tas d’autres dossiers) pour le faire galoper vers un tel piège !
          … Safran, comme toutes les sociétés, cherche à sécuriser et augmenter ses bénéfices, donc une promesse allemande (officieuse ou officielle) de bcp de revenus … pourrait faire tomber Safran dans ce piège.
          .
          Le feu rouge doit alors venir de nos autorités politiques et de la DGA.

    • Carin dit :

      @Yvon…..
      Vous n’avez pas l’air de vous rendre compte, mais si vous décortiquez la
      « réponse » de Macron, il invite l’Allemagne à bien relire les engagements pris approuvés et signés par les 2 pays, et il invite son homologue allemand à y revenir….
      En dépit de tout ce que l’Allemagne a fait pour contourner sa propre signature…
      Mais Macron n’est pas plus con que vous ou moi, (il sait se servir de ses neurones, et est entouré de gens pour l’aider à prendre des décisions), ce que vous et moi n’avons pas!
      Mais moi, je comprends que Macron a dit à son homologue allemand, que c’était soit le contrat signé, soit la porte, et chacun pour soi!
      Vous avez sûrement remarqué, que ça fait environ 2 mois, que Trappier se tait… parce que la fin du projet SCAF est déjà acté, celle du MGCS aussi par voie de conséquences, et que c’est au président de la république française de faire la dernière offre, avant fermeture complète.
      Le problème et non la balle est dans le camps allemand, depuis pas mal de temps, et ils peuvent le tourner dans tous les sens, pour trouver une faille, ils n’arriveront à rien s’ils continuent à s’entêter, et seront exclus de ce projet d’avenir.
      Quant aux éventuels partenaires capables de remplacer la France, ils n’existent que dans leurs têtes… même s’ils pensent à Leonardo, et que l’Italie y pense aussi, malgré tous les savoirs de cette entreprise, aucun chasseur digne d’une génération 6 ne sortira, d’une part, et Airbus DE ne changera pas son comportement dominateur, pas plus avec Leonardo qu’avec Dassault, même si cette branche n’a pas le quart du début d’un commencement de savoir, contrairement à Leonardo ou Dassault. Voyez l’eurodrone qui pédale toujours dans la semoule malgré qu’Airbus DE (maître d’œuvre), a sous ses ordres Leonardo et Dassault depuis plus de 10 ans!

    • Archer dit :

      Le général Lecointre l’avait prédit dès 2017 : L’Allemagne cherchait via le SCAF à « combler son retard ». Un retrait signifierait que MTU abandonne l’ambition de maîtriser à nouveau un moteur de combat complet.

  5. JFM dit :

    Très bien, qu’ils fassent leur avion……..s’ils le peuvent…
    Marre de ces donneurs de leçons qui nous marchent dessus en permanence et profitent d’un macron totalement affaiblie, ridiculisé, qui prône l’UE en permanence à défaut de défendre notre souveraineté, nos intêrets vitaux, notre économie, nos industries dont celles de la défense, notre commerce, notre agriculture, notre culture, notre histoire et nos vraies valeurs !
    Que le divorce entre nos deux nations soit prononcé le plus rapidement, marre de cette UE qui ne nous rapporte rien et surtout nous coûte cher, soit 28,8 milliards d’euros cette année et plus si on prend en compte d’autres contributions !

    • coléo91 dit :

      « à défaut de défendre notre souveraineté, nos intêrets vitaux, notre économie, nos industries dont celles de la défense, notre commerce, notre agriculture, notre culture, notre histoire et nos vraies valeurs ! »

      Parce que vous croyez que l’avenir du pays est dans ‘nos….nos…nos… ». On est en 2026 et faut un peu réfléchir. En dehors de l’Europe comme entité géopolitique/économique/militaire aucun des pays qui la compose n’a d’avenir ! Sauf a être les vassaux de quelques dinosaures.

      • Jacques dit :

        L’argument de la vassalité.. Bruxelles est sans doute la plus grosse concentration de lobbies de la planète et l’Europe le plus grand vassal des USA… et c’est sans doute plus du fait des UK et de l’Allemagne que de la France de CDG à Chirac. Je ne comprends pas votre argument.

    • Carin dit :

      @JFM……
      Si vous croyez que le prochain président de France, ignorera le fait que seule la réelle construction de l’Europe de la défense nous permettra de parler d’égal à égal avec n’importe quel grand de ce monde, vous vous leurrez.
      Même la blonde ou sa doublure le savent, même le haineux de LFI le sait, d’ailleurs vous pouvez voir qu’aucun de ces personnages ne juge Macron sur ce volet.
      Il est révolu le temps des « quittons » l’Europe, « sortons » de l’Euro etc…
      On ne l’entends plus qu’en passant devant le bar PMU « LE BALTO », mais libre à vous d’y croire.

      • Phd37 dit :

        Vous mélangez l’Europe et l’Union Européenne… Nous ne pouvons quitter l’Europe puisque la France est en Europe, mais nous pouvons quitter l’Union Européenne pour choisir de coopérer différemment avec les pays d’Europe, c’est ce qui existait avant maastrich. Et ça fonctionnait mieux que maintenant !

  6. Artyparis dit :

    Tout a changé depuis 2018 et le début du Scaf.
    L’Allemagne a longtemps payé son écot aux US pour équiper ses armées. Et voilà les caprices de Trump, les lubies sanguinaires de Poutine.
    Nos industriels ont peut-être naïvement cru que les urgences allemandes allaient leur apporter des milliards.
    Non, l’Allemagne ne veut pas couper le cordon avec Washington et compte bien s’équiper avec du matériel allemand. Ses industriels souffrent (ne pas s’en réjouir, se sont nos partenaires) et espèrent bien profiter des tonnes de contrat attendues.
    Le cloud de nos avions : foutaises, dans ke cadre Otan cest un pré-requis, ce le sera aussi entre européens si l’Otan tombé à l’eau.
    Les caractéristiques du Scaf : foutaises. Les allemands s’intéressent aux nukes fr mais ne veulent pas développer son vecteur.
    Et pour l’aspect PA, le Rafale a 1 version navale qui n’a certainement pas entamé son potentiel. Combien de clients achètent cet appareil sans avoir de PA.

    Avant tout une histoire de répartition des contrats, chaque industriel veut bien sûr le max. Et aussi le reve allemand de profiter gracieusement des connaissances de Dassault.

    Ce projet est mort.
    Bon courage à ceux qui travailleront avec les allemands.

    • Green dit :

      Le projet initial a été lancé en 2018, alors que l’Allemagne était déjà effarée par Trump.

      Aujourd’hui on irait qu’elle compte s’en sortir par un mélange de déni et de servilité renouvelée.

    • Ouf ouf dit :

      @ Bon courage à ceux qui travailleront avec les allemands
      En payant pour des travaux et non une coopération, ils trouveront tjs qquns…
      Suédois, Turcs, Anglais,…

  7. Georges Frérot dit :

    Depuis le temps que les alertes ont été lancées,
    nous voilà au bout du bout.
    Notre Foutriquet National doit être dur de la feuille.
    Et, au surplus, un peu lent de la comprenette, doux euphémisme.
    Alors à ce stade, hors SCAF et MGCS moribonds, aucun des projets de coopération en armement conclu depuis 2017 entre l’Allemagne et la France n’ont abouti.
    La mesure efficiente est donc d’en tirer les conclusions qui s’imposent à toutes personnes dotées d’un peu de bon sens.
    Arrêtez ces deux derniers programmes de « coopération » SCAF et MGCS.
    Engageons le processus menant très rapidement au démonstrateur NGF Dassault et à un Cloud de Combat Ouvert, pouvant par exemple se connecter à système indien équivalent.
    Au regard des contrats de Safran, Thales et Dassault avec l’Etat Indien des opportunités de coopération peuvent être trouvées pour le NGF, qui répondrait aux contraintes aéronavales de l’Inde.
    Pour ouvrir le débat faisons l’effort de produire un SCAL EG ITAR Free.
    Nous éviterons ainsi la déconvenue Égyptienne du refus d’exportation américain.
    Et 300 SCALP à 240 M€ cela devrait aiguiser les appétits de ceux qui ont perdu le marché des F16 Viper contre le Rafale.
    Mais il y a urgence, alors il faut trancher, avec comme seule et unique ligne directrice l’Intérêt de la Nation, de la FRANCE !

    • tschok dit :

      Notre foutriquet national a essayé de faire quelque chose, avec les moyens à sa disposition. Et il en avait peu.

      Vous vous gargarisez de son échec, alors que c’est notre défaite.

      Mais, intellectuellement, je ne pense pas que vous ayez les épaules pour le comprendre. Quand on met une phrase comme celle-là dans un com, c’est qu’on n’a pas le niveau :

      « Pour ouvrir le débat faisons l’effort de produire un SCAL EG ITAR Free »

      Nan, c’est plus le problème principal. Oui, ç’a été le problème quand on vendait des Rafale à l’Egypte, mais aujourd’hui, nos problèmes sont d’une tout autre dimension. Faut passer le braquet supérieur, Jojo. Faire de l’ITAR free, c’est une condition nécessaire, hein, je dis pas le contraire. Mais c’est pas suffisant. En faire l’alpha et l’omega de nos objectif de développement, c’est juste voir le problème par le petit bout de la lorgnette.

      • Derkyk dit :

        Notre défaite, pour peu que les autres ont décident… Si notre objectif à tous est de promouvoir des idées fédéralistes ainsi qu’une armée européenne unifié. Ce n’est pas mon objectif. Des alliances sont possibles en Europe et en dehors de l’Europe mais les idées fédéralistes ce n’est pas mon souhait ni le souhait de beaucoup. Le SCAF est une vitrine politique pour une « Europe de La Défense », visiblement les Allemands ont enterré leur tête pendant 9 ans pour ignorer les besoins opérationnelles de leur propre militaire et de ceux des Français et Dassault qui regroupe nos savoirs-faire n’a pas pour souhait de muter/fusionner ou laisser place à un « Airbus de La Défense ».

        Pour peu que certains y décident, on peut dire que c’est une victoire française que Dassault ne s’efface pas au profit d’un Airbus de La Défense, pour peu que d’autre y décident, c’est une défaite pour nous tous de ne pas pouvoir surmonter l’égos national, faire bloc en commun pour une puissance fédéraliste européenne (de mon point de vue ne peut être qu’une énorme bureaucratie comme l’URSS, je doute que cela nous rendra crédible même si sous son autorité il dispose de l’ensemble des moyens de l’Europe).

        L’Intérêt militaire Allemande est belle et bien un avion à long rayon d’action et à emport d’armement important (donc très lourd), une capacité aéronavale et un petit avion ne correspond pas aux intérêts Allemands, le GCAP répond mieux à leur besoin. L’intérêt industrielle Allemande est du savoir-faire et maintenir les usines en activité sur le long terme mais visiblement ils n’auront pas les propriétés intellectuelles, la Bundestag a menacé de n’accorder aucun financement si Dassault continuait sur cette position.

        Pour peu que moi j’y décide, se lier politiquement, économiquement et militairement à l’Allemagne dont l’histoire des coopération est mauvaise ne peut être une bonne idée. Le SCAF est un système d’arme qui nécessite financement et une volonté politique forte et inébranlable, je doute que l’Allemagne comme elle l’a fait pour le MAWS et la modernisation du Tigre a une volonté politique forte de participer et d’y accorder un financement au fil du temps pour la maturation d’un avion qui ne correspond pas à ses besoins opérationnelles et dont les besoins industrielles ne sont pas non plus acquis.

        C’est la même histoire avec le Rafale qui a fahi plusieurs fois se terminer car la volonté politique et le financement était incertaine avant son succès commercial (il a fallu sacrifier des projets militaire pour continuer à soutenir le Rafale, visiblement sur le long terme c’est payant) ou encore l’Eurofighter dont la maturation est à 4 vitesses (attendre la volonté politique et le financement des 4 états du consortium pour enfin lancer sa maturation) ou encore d’accepter son exportation à des clients dont la réputation des droits de l’homme est mauvaise (comme les EAU, l’Inde etc…).

        Pour peu que j’y décide. C’est aussi une victoire des Europeistes qui souhaitent être pragmatique à proposer un avion qui répond aux besoins opérationnelles de tout le monde (en Europe, très peu de monde sont intéressé par une autonomie stratégique vis à vis des Américains et d’un avion aéronavale) plutôt qu’à proposer une vitrine politique pour y diffuser leur idées fédéralistes sans réel succès opérationnelle.

      • MonCulEnColleretteSurLaCommode dit :

        Il est chafouin notre intellectuel sur chaise roulante.
        Son égo est tel, que quand il perd : « c’est notre défaite », tout le monde a perdu. Et nah.
        Et puis pour taper une phrase comme celle-ci : « Mais, intellectuellement, je ne pense pas que vous ayez les épaules pour le comprendre. » — au delà de son habitus narcissique—, il faut vraiment s’être davantage musclé les épaules qu’autre chose ; bien que par pure intuition, je dirais : ni l’un ni l’autre. Se gonfler le narcisse lui suffit.
        Dans tout son charabia saupoudré d’un semblant de structure, la seule justification à la nécessité de rester en collaboration avec un pays qui a méticuleusement saboté six autres d’entre elles (MAWS, Tigre, CIFS, etc.) en achetant américain ou en tentant de prendre le « leadership » sur tout sans en avoir les compétences (Eurodrone), c’est : « Faut passer le braquet supérieur, Jojo. »
        Commence par passer le tien de braquet, respecte les gens, à force de te mater t’es tombé dans l’eau.

      • Georges Frérot dit :

        Il faut simplement comprendre que l’Inde souhaite nous acheter 300 SCALP,
        et que cette vente sera en l’état soumise à la bonne volonté des USA, car ils ne sont pas ITAR Free !
        Quant à ce fiasco c’est bien celui qui depuis 2017 a imposé, lui et lui seul , envers et contre tout, une coopération franco allemande dans l’industrie de défense.
        Quant à faire de l’ITAR Free un quelconque Alpha et Omega, c’est votre lecture très objective qui vous conduit à cette conclusion.

  8. Karl Besseau dit :

    « Les Français auront besoin, dans la prochaine génération, d’un avion capable d’emporter des armes nucléaires et d’opérer depuis un porte-avions. La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment »
    Les Allemands ont mis 9 ans pour s’en apercevoir. Bravo messieurs.
    9 ans que ce cirque dure alors que c’était voué à l’échec d’avance. Pas besoin de sortir de saint Cyr pour le savoir à l’époque. J’imagine qu’en 2080 lorsqu’on commencera les études pour remplacer le SCAF (ou plutôt sa composante « avion ») on ira une fois de plus se tourner vers les Allemands pour trouver un partenaire … une histoire sans fin. A croire que nos politiques ne retiennent rien.

    • Panthère dit :

      Ça s’appelle juste se foutre du monde. Je ne serais même pas étonné que Macron ait fait tout ce cirque pour pilonner nos relations en UE pour des raisons qui nous dépasse, c’est pas possible d’être aussi stupide et forcené.

    • tschok dit :

      Karl, est ce que vous avez retenu ce qu’il y a d’important dans la phrase ?

      Je vais vous le dire, parce que visiblement ça vous a échappé : « La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment ».

      Pour le moment.

      C’est ça qui est important dans la phrase.

      Avant de dire que nos politiques ne retiennent rien, essayez au moins de comprendre, histoire de donner l’exemple.

    • Archer dit :

      En 2017, pour sauver le couple franco-allemand post-Brexit, on a fait semblant de croire qu’un seul avion pourrait remplacer à la fois le Rafale (nucléaire, porte-avions) et l’Eurofighter (interception pure).

      Résultat : 9 ans de perdus en « discussions de partage de tâches » où l’Allemagne a surtout tenté de récupérer le savoir-faire de Dassault et de Safran, pour finalement admettre que les besoins sont incompatibles.

      Au final, on recommence le même cirque que dans les années 80 où la France veut un avion léger et navalisable. Les Européens (dont l’Allemagne) veulent un avion lourd. La France part seule et fait le Rafale. Les autres font l’Eurofighter.

      Comme vous le dites, en 2080, on ira effectivement re-proposer un mariage à Berlin parce que « le coût du développement seul est trop élevé », oubliant que le coût de la mésentente est encore plus lourd.

      Bilan de tout ça: La France se retrouve exactement là où le général Lecointre l’avait prédit en 2017. Elle a un savoir-faire immense, mais elle a perdu 10 ans de temps de développement industriel à essayer de convaincre un partenaire qui, au fond, n’a jamais voulu du même avion.
      Attendaons le discours que Macron doit tenir le 27 février sur l’acte de divorce ou non.

  9. Marcorr dit :

    Je pose également cette question ici, car je n’ai toujours pas reçu de réponse : depuis quand Airbus Espana a-t-il remplacé Indra Sistemas en tant que référent espagnol pour le programme FCAS ?

    • Fernando dit :

      @Marcorr Je vais vous répondre. Jamais. Le chef de file espagnol du projet est Indra. Et je ne comprends pas bien ce que Merz veut dire à propos de l’Espagne car, actuellement, les exigences que nous formulons dans la péninsule Ibérique sont bien plus proches de celles des Français que de celles des Allemands. Ils risquent d’avoir une surprise.

    • Archer dit :

      Indra reste le « référent politique et administratif » pour Madrid, mais Airbus España est devenu le « référent industriel réel » pour tout ce qui concerne la cellule de l’avion.

      • Fernando dit :

        @Archer Mais la cellule n’est pas essentielle, ou du moins pas tant que ça. Ce qui compte, c’est le « carburant », et à cet égard, Indra est bien supérieur à Airbus. La décision sera politique, et je pense que l’Espagne restera fidèle à la France (si elle lui offre une alliance loyale) ou suivra sa propre voie, en cherchant d’autres partenaires sans l’Allemagne.

  10. LM dit :

    Pour Macron, l’utopie européenne dans sa forme actuelle passe avant tout le reste.
    Peu importe d’avoir un bon ou mauvais avion, peu importe son prix, ce qu’il faut c’est un symbole.
    On est dans le domaine de la foi européenne.
    Si l’idée de départ est louable (1 avion européen), cela fait des années que les réalités industrielles et opérationnelles rendent caduque ce projet.
    C’est de l’acharnement thérapeutique depuis des mois.
    Vivement 2027 pour la fin de cette triste comédie.
    Espérons finalement que les allemands aient plus de bon sens que nous et arrêtent les frais dès cette année.
    Mais que de temps perdu.

    • tschok dit :

      Encore un qui ne comprend rien, c’est consternant.

      • LM dit :

        « C’est celui qui dit qu’il l’est »
        Désolé, je me mets au niveau de vos arguments.

        Plus sérieusement, dès le cahier des charges et la répartition des taches ils y a eu malaise chez tout le monde.
        Techniquement, c’était presque un remake du F111 avec le fiasco total de la version B pour l’US navy.
        Et au niveau gouvernance, pire que l’eurofighter qui coûte 2 fois un Rafale pour faire 3 fois moins de type de missions.
        (même si c’est un excellent intercepteur)

        Il y a d’autres sujets pour faire avancer l’Europe si on y croit encore.
        Sur ce sujet, Macron s’est obstiné tout seul avec ses courtisans.
        La chute est rude pour tout le monde…mais continuer aujourd’hui serait pire que tout.
        Le « couple » Dassault/Airbus est brisé pour longtemps : il n’y plus aucune confiance dans l’autre.
        Cela fait des mois qu’il fallait trouver un moyen commun de sortir proprement de la situation.
        Laisser les allemands prendre l’initiative de la rupture est lamentable pour l’image de la France.
        C’est cela qui est consternant.

    • Bribri dit :

      Exact, espérons qu’il n’aggrave pas la situation les quelques mois qu’il lui reste.

    • HMX dit :

      @LM
      Vous avez (hélas !) bien résumé le problème.

      Côté français, on est dans l’idéologie aveugle, la « foi » la plus totale dans une mystique pro-européenne qui serait la réponse à tous nos problèmes, et l’horizon politique indépassable. Cet avion n’est pas un outil militaire, mais un objet politique. Et tant pis si Dassault, la BITD française, et l’intérêt national doivent être sacrifiés sur l’autel de cette ferveur religieuse.

      Côté allemand, plus pragmatique, cet avion est d’abord et avant tout un projet industriel, et ce depuis le début. A cela s’ajoute des considérations plus récentes, et cette fois plus politiques, liées aux fortes augmentations du budget de la défense allemand, désormais presque double de celui de la France: l’Allemagne affirme désormais haut et fort son souhait de devenir la première armée d’Europe, et cela implique qu’elle estime disposer des moyens (financiers et industriels) et surtout de la légitimité (c’est l’élément nouveau !) pour concevoir « son » avion de combat, ou au minimum de bâtir ou rejoindre une coalition de pays volontaires avec un partage industriel beaucoup plus favorable à ses intérêts que sur le SCAF, où c’est la France qui domine.

      Le discours de Merz, qui constaterait subitement et naïvement au bout de 9 ans, que les besoins français et allemands divergeraient sur l’avion de combat futur, ne trompe personne : l’Allemagne cherche simplement à justifier sa sortie du programme, et l’argument est commode à exploiter car facilement compréhensible pour l’opinion publique.

      Vivement la fin de ce mauvais feuilleton. Et malgré l’immense hypocrisie des allemands, merci à Merz de tirer enfin un point final sur ce projet SCAF, ce qui va (enfin !) obliger la France à sortir du registre religieux/mystique/tabou pro-européen, pour se livrer à un vrai exercice de realpolitik, dont nous avons grand besoin…

      Au passage, on note que le SCAF entraînera dans sa chute le MGCS, ce qui là non plus n’est pas un mal : nos cavaliers pourraient voir un nouvel horizon se dessiner, sur le remplacement du Leclerc, dans la décennie 2030, et non plus en 2045/50 et au delà…

    • Archer dit :

      Très bien, si Merz tire le trait final, les ingénieurs français, eux, vont enfin pouvoir travailler sans avoir un traducteur et un avocat allemand derrière chaque épaule.

  11. Ouf ouf dit :

    M.Merz soulève l’ambiguïté originale… que Merkel ai accepté si facilement le porte-avionnable et les conditions nuc.
    Soit elle n’en avait pas compris les implications, soit elle est passée outre ses conseillers, soit c’était de l’embarquement « truqué » dès le départ…

    • tschok dit :

      Vu le soin méthodique et méticuleux avec lequel les Allemands ont progressivement saboté tous les programmes qu’on a lancés en commun, on peut effectivement se le demander.

      Perso, je crois qu’ils sont beaucoup plus désordonnés et versatiles qu’on ne le pense. Il n’y a pas de malice dans ce qu’ils ont fait, mais plutôt une accumulation de changements de direction brutaux et pas toujours réfléchis, alors qu’en cours de route on s’est tous retrouvés dans un contexte stratégique extrêmement instable, ce dont nous n’avions pas vraiment conscience en 2017, et que ça les fait flipper encore plus que nous.

    • Archer dit :

      Pourquoi avoir signé en 2018 ? En 2018, l’Allemagne d’Angela Merkel a signé le HLCORD (le cahier des charges) incluant le nucléaire et le porte-avions pour une raison purement politique : sauver le couple franco-allemand après le Brexit. Berlin pensait qu’en acceptant les besoins français sur le papier, ils pourraient ensuite « noyer » Dassault dans une structure à trois (avec l’Espagne) pour récupérer les technologies critiques. Merz a ensuite réalisé que Dassault ne lâchera jamais la commande de vol et les IPs, pareil pour Safran, même si Safran a déjà trasférer pas mal de savoir-faire à MTU.

      • Derkyk dit :

        Car Merkel partage avec Macron des idées fédéralistes, ils acceptent que nos nations s’effacent pour une Europe Fédérale. Il ne reste que Macron désormais.

  12. Vortex dit :

    Excellent article qui rappelle :
    1/ Le manque de compétence évident de l’Allemagne dans certains domaines;
    2/ Ses tentatives d’escroquer Dassault en essayant de capter ses technologies critiques;
    3/ Sa volonté de prendre la main sur l’ensemble du programme SCAF;
    4/ Ses manœuvres pour y arriver, en intégrant l’Espagne, aux dépens des accords passés;
    5/ Son comportement versatile, notamment sur une version navalisable, reniant là aussi les accords passés.
    Bon résumé donc, qui met clairement en cause l’Allemagne et la rend, fort justement, responsable de l’échec imminent du programme SCAF, et ce, malgré les affirmations hors sol de certains « experts ou ingénieurs professionnels autoproclamés » de ce site …
    Au delà, rappelons que quasi TOUS les programmes franco-allemands initiés récemment ont été abandonnés, ou sont en passe de l’être de la seule initiative allemande.
    La France lui rendra peut-être la pareille en se retirant de son cher Eurodrone, totalement obsolète aujourd’hui ?

    • tschok dit :

      Des compétences, ils en ont, ne vous inquiétez pas. En particulier celle qui compte, puisqu’elle est à la base de toutes les autres : ils savent apprendre à apprendre.

      Donc, s’ils s’en donnent les moyens – et ils les ont – ils acquerront ce qui leur manque, c’est une question de temps.

      Nous-mêmes, les compétences dont on parle, nous ne les avons pas encore. Dassault, par exemple, n’a jamais conçu un avion furtif. Il va falloir qu’il l’apprenne, alors que sa culture d’entreprise jusqu’à une date récente était anti-furtivité. Il n’y a pas si longtemps encore, Trappier lui-même racontait à qui voulait l’entendre que la furtivité, c’était de la merde et que ça ne valait pas un clou. Mais il a viré sa cuti depuis peu, avec le drone du Rafale F5. Il est soudainement devenu un thuriféraire de la furtivité, dont il a vanté les mérites absolus devant, par exemple, nos sénateurs.

      Il y a donc des miracles qui peuvent se produire. Des petites révolution coperniciennes qui changent tout.

      • Jeanot dit :

        je me demande si tu es pas plus que nrj
        Va falloir que tu etayes tes propos erronés cher!
        Quand et où trappier a t il dit que la furtivité c’est de la merde.
        il a fait un drone de 7 tonnes le poids à vide d’un mirage 2000.
        c’est pas un drone fpv c’est un avion sans pilote et furtif.

      • Vortex dit :

        Certaines compétences mon vieux tschoky, certaines…
        Les CDVE par exemple, les parties chaudes de moteurs, les cellules à géométrie optimisée,….
        Pour Dassault et la furtivité, vous vous mettez le doigt dans l’œil jusqu’au…. passons… Les programmes Logiduc, nEUROn, ça vous parle ?
        Alors une culture d’entreprise anti-furtivité ? MDR ! Dassault avec son Rafale, a simplement fait ce que les militaires demandaient.
        D’ailleurs, le Rafale, a intégré certaines caractéristiques (structures en dent de scie, … ) de furtivité en urgence et avant sa mise en service . Vous croyez que c’était pour faire joli ?
        Pour les déclarations de Trappier, que vous nous relayez en « mode gros mytho » sourcez donc qu’on rigole !
        A moins que… Vous voulez concurrencer le NRJ ! Ah ah ! Je vous ai percé à jour !
        Nous n’avons pas fini de rigoler !

  13. Philippe G dit :

    Le jeu de blame gaming a commencé. Le projet était enterré depuis des lustres, aux yeux des Allemands en tous cas qui n’ont pas d’urgence pour développer un avion avec leurs F35 tous neufs et qui ont coûté une blinde. Le seul intérêt était de pouvoir faire tourner leurs usines, pas celles de Dassault. Attendons-nous à une nouvelle déconvenue sur le MGS où nous allons être mal parce que nous n’avons plus vraiment les savoir faire, ni même la structure industrielle pour faire de nouveaux chars de combats…

    • Tourne Bille dit :

      Oui, c’est triste; il faudra acheter des chars Américains (ou Coréens).

    • tschok dit :

      Il faudrait déjà qu’on en veuille, des chars lourds, ce qui n’est pas une question totalement tranchée.

      Notamment pour des raisons budgétaires. Si on regarde le budget que les Italiens ont mis sur la table pour se constituer un segment lourd moderne au grand complet, je crois qu’on est aux alentours de 20 Mrds €, soit l’équivalent de 2 PAN-NG.

      Ça refroidit les ardeurs.

  14. Titeuf dit :

    Le projet SCAF ou la fumisterie atteint des sommets côté allemand et aussi espagnol ne l’oublions pas.
    Apparemment d’après ce monsieur, l’Espagne serait avec elle ( étonnant….) pour la suite sans la France.
    Cela n’a que trop durer, la séparation doit être rapide,franche ( le peuvent ils…) et chacun fait ce qu’il lui plaît.

    • Fernando dit :

      @Titeuf Cet homme tient beaucoup de choses pour acquises concernant l’Espagne. Et il risque d’être déçu.

      • Titeuf dit :

        @Fernando.
        Déçu,non pourquoi ?
        l’Espagne est souveraine de ces choix…. . Non ?

        • Fernando dit :

          @Titeuf Déçu car il craint que l’Espagne ne s’allie à l’Allemagne. Il semblerait que certains milieux politiques et militaires espagnols soient lassés de l’attitude allemande. L’Espagne partage des besoins avec la France (navires embarqués, capacités nucléaires) et n’est pas disposée à y renoncer. Si la France est un partenaire fidèle et ne nous considère pas comme de simples assembleurs de ses produits, nous continuerons probablement à travailler ensemble. Dans le cas contraire, d’autres options s’offrent à nous, mais sans l’Allemagne.

  15. MARBEUF dit :

    Sortons rapidement de cette impasse et avançons seul ou avec des partenaires fiables.

  16. Ouf ouf dit :

    Maintenant on comprend mieux l’intervention hors sol de Johann Wadephul…
    Mettre Macron face à ses contradictions, vouloir le SCAF seul sans les finances… où plus précisément sans les sous-sous allemands (qui était du coup avec conditions de partage technique)

  17. Aymard de Ledonner dit :

    Le programme étant mort, il convient maintenant de réfléchir à la manière de faire porter la responsabilité de l’échec à d’autres que soi. C’est comme cela qu’il faut interpréter les déclarations de Mertz sur l’arme nucléaire et l’usage depuis un porte-avions. Mais cela ne fait pas tellement sérieux de faire semblant de découvrir cela maintenant.
    Les fameux partenaires évoqués par Mertz ne sont en réalité pas si nombreux et si enthousiastes que cela. GB, Japon et Italie ont déjà du mal à s’entendre entre eux et les italiens se plaignent déjà de ne pas être assez impliqués. Ce n’est pas pour accepter de concéder une part de leur gâteau aux Allemands. l’Allemagne sera naturellement bienvenue en temps que cliente, mais en ce qui concerne l’activité pour Airbus, je n’ai lu aucune proposition de la part du consortium.
    Les suédois ont entrouvert la porte…tout en faisant tout de suite tout une série de réserves qu’on auraient pu croire venir de Trappier. Clairement les suédois ont été marqués par l’attitude de l’Allemagne et d’Airbus. Par ailleurs ils n’ont certainement pas oublié comment TKMS avait voulu couler leur Kochums national.
    L’Espagne a critiqué dans un premier temps Dassault mais cela fait un moment que les espagnols observent la dispute Dassault/ Airbus de loin en prenant bien soin de ne pas prendre parti. L’Espagne voudrait un PA donc s’engager avec un partenaire qui explique que l’avion ne sera surtout pas navalisable, ça doit clairement moyennement les motiver.

    En réalité la solution de Mertz consiste à faire un très gros chèque à Airbus pour qu’Airbus développe un avion en solo ou quasiment en solo. Il fait tapis. C’est une prise de risque maximum. Il se dit qu’il suffit de mettre suffisamment d’argent sur la table et Airbus lui fera son avion. Pour moi le risque de crash est considérable mais l’histoire jugera. On reproche souvent aux Allemands leur frilosité donc ici on peut au moins saluer le courage de la démarche même si on ne sait pas trop quelle est la part de courage et quelle est la part d’inconscience.

    Messieurs les Allemands, allez-y, nous attendrons votre feu avant de commencer le notre.
    Là où Dassault n’aura que l’embarras du choix pour choisir des partenaires parmi les clients du rafale, Airbus a en réalité très peu d’appuis potentiels en dehors des US.

    • Panthère dit :

      L’Espagne voudrait un PA donc s’engager avec un partenaire qui explique que l’avion ne sera surtout pas navalisable, ça doit clairement moyennement les motiver.

      Elle achètera le F-35C, ce n’est pas si grave… de toute manière, l’Espagne n’achètera jamais de Rafale et elle a bien montré qu’elle était du côté allemand à plusieurs reprises malgré sa légère vindicte contre Airbus à l’époque.

      • Ouf ouf dit :

        Faut pas désespérer… y avait bien des F-1… c’était pas si vieux, et ils en étaient satisfait

    • tschok dit :

      Les Allemands vont devoir gérer les conséquences de leurs décisions, et grand bien leur fasse. Quant à nous, il faut livrer dans 20 piges un successeur au Rafale, qui aura alors plus d’un demi-siècle. On n’a pas le premier euro à mettre dans l’affaire, il faudra voir ce qui subsiste des partenariats qui ont été tissés dans le cadre du SCAF et en inventer de nouveaux au besoin, et on ne sait même pas si l’avenir est encore aux avions pilotés.

      Et j’ajouterais : aux avions atmosphériques. Est-ce que l’avion de combat du futur sera encore atmosphérique ?

      Ben je sais pas.

      Donc, a priori, une belle aventure technologique.

    • NRJ dit :

      @Aymard
      « Pour moi le risque de crash est considérable » Pourquoi ? Il y a pas mal d’industriels compétents en Allemagne, faudrait quand même se le rappeler. Et ils ont 15 à 20 ans pour accoucher d’un SCAF. Donc les rares domaines où ils ne sont pas compétents, ils ont bien suffisamment de temps pour le devenir.

      « Là où Dassault n’aura que l’embarras du choix pour choisir des partenaires parmi les clients du rafale, ». Qui ça ? J’espère que vous n’allez quand même pas dire l’Inde ?
      Quant aux réserves suédoises, elles ne sont pas différentes de celles qu’impose Airbus pour une coopération. Donc, ces « conditions » de Saab, ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau.

    • Momo dit :

      Airbus Defense n’a aucun appui industriel et c’est bien normal. Ils vont devoir payer très chers, aux US très probablement via un partenariat à sens unique des technos et composants qui les empêcheront en plus d’être itar free.
      Idéalement Safran devrait arrêter toute aide à MTU ou revoir très fortement à la hausse le prix à payer pour sa contribution.

      Quant aux Espagnols ils jouent au mieux le rôle ingrat du boute en train au sens hippique du terme. 🙂

      • Fernando dit :

        @Momo Waouh, il a l’air de s’y connaître en matière de boute en train. Nous, on utilise des voitures depuis des lustres. Salutations à votre étalon.

  18. Sempre en Davant dit :

    Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
    À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
    N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
    Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
    Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
    Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !

    Pour un Rostand, combien de plagiaires ?

  19. bonnechancemonpapa dit :

    Les masques tombent.

    Actant l’impossibilité de l’Allemagne à siphonner la technologie française, Le Reichkanzler Merz, casque à pointe en tête, s’en va bouder dans son petit coin. Il n’y a que Macron, tel un jeune prétendant éconduit pour lui courir après : ne me quitte pas, reviens, reviens.

    Pitoyable.

  20. EchoDelta dit :

    « Les Français auront besoin, dans la prochaine génération, d’un avion capable d’emporter des armes nucléaires et d’opérer depuis un porte-avions. La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment »
    Spéciale dédicace à NRJ qui ne ne croyait pas dans cet écart significatif de spécification de l’avion. Eh oui je sais que cela parait incroyable car la France avait annoncé la couleur dès le début, mais Merz a hérité de cet accord qu’il ne veut plus honorer de son coté, et qui l’embarrasse, ce que je peux comprendre, mais il faut arrêter de faire passer la France et les français pour des girouettes ou des malhonnêtes alors que ce sont les allemands qui sont des girouettes sur ce coup là…
    Si la politique ne s’en était pas mêlé, nous n’aurions pas construit ce projet ainsi.

    • NRJ dit :

      @EchoDelta
      « Spéciale dédicace à NRJ qui ne ne croyait pas dans cet écart significatif de spécification de l’avion. » Dédicace inutile. En quoi pensez vous que le fait d’opérer depuis un porte-avion soit problématique pour les capacités d’un appareil ? Je vous rappelle à tout hasard que le Rafale sait opérer depuis un porte-avion et que c’est un très bon appareil pour les armées de l’air. Preuve en est, ses nombreuses exportations.
      Si Merz prouve une chose, c’est qu’il ne veut pas s’en prendre fondamentalement à la France. C’est la raison pour laquelle il invente ce bobard pour duper ceux qui ne connaissent rien au dossier. Car , faut-il vous le rappeler, les états-majors se sont mis d’accord. Le problème est aujourd’hui strictement industriel, avec le désaccord Airbus-Dassault.

      Mais puisqu’on y est, vous avez dit « Et oui la conception pour tirer un missile Nucléaire dans la doctrine française obéit à des règles très précises, très intrusive dans l’architecture EE de l’avion ». Pouvez vous nous expliquer ? Pour ma part, je ne vois aucune raison technique qui puisse empêcher un avion fait en coopération de tirer un missile nucléaire, et encore moins si on part du principe qu’on pourrait adapter le matériel et les procédures de dissuasion nucléaire au NGF.
      Vous donnez réellement l’impression d’inventer les raisons les plus absurdes pour éviter de faire le NGF dans le but de cacher une donnée simple du problème : Dassault tente d’escroquer les États (y compris la France) et les autres industriel.

      Autre question, puisque vous avez l’air de croire aux affirmations d’un homme politique, pourquoi l’Allemagne a signé l’accord HLCORD en 2018 ? Et pourquoi Merz ne se réveillerait qu’aujourd’hui pour s’apercevoir qu’un avion navalisable est inconciliable avec les besoins allemands presque un an après son élection, et après que les états-majors se soient mis d’accord ? Je suis intéressé de lire votre réponse là…

      A mon avis, ce que voit Merz, c’est que Dassault tente de la lui mettre à l’envers avec le soutien actif ou passif de l’Etat français (ça sert d’être propriétaire du Figaro…) et qu’il faut mettre la pression aux français.

      • Jeanot dit :

        Tout irrité par le chancelier allemand qui prend position sur le projet.
        Bah merde alors nrj que va t il te rester pour essayer de nous convaincre .
        plus rien!
        et comme un malheur n’arrive jamais seul on fera le mgcs seul aussi.
        on est proche de fubiler là
        on t’enverras des fleurs.hihi

        • NRJ dit :

          @jeanot
          « Bah merde alors nrj que va t il te rester pour essayer de nous convaincre » Pour ça j’ai toujours une carte : vous.
          Quand vous répondrez à la question : qui payera la part des allemands et espagnols si on fait un SCAF franco-français ? Vous ?
          Si c’est le mindef, que voulez vous sacrifier pour compenser ? Nos futurs sous-marins ? Nos futures frégates ?
          Normalement c’est là où les débiles dans ton genre se ridiculisent…

      • EchoDelta dit :

        Arrêter 5 mn votre mauvaise foi et reconnaissez pour une fois que vous avez dit n’importe quoi, il y a deux jours.
        Je vous ai dit qu’il y avait divergence sur les besoins et les spécifications de l’avion et que Dassault ne voulait pas se retrouver à gérer un projet qui ne peut pas répondre aux deux besoins divergents exprimé.
        Faire un avion embarqué nécessite de faire des choix structurants sur la taille et sa cellule qui ne peuvent pas être du goût des allemands, même chose avec l’emport de l’arme nucléaire.
        Je je vais pas détailler les besoins et spécificités d’un avion dans la doctrine française et si vous ne comprenez pas pourquoi et bien réfléchissez et vous trouverez seul la réponse.
        J’apprécie que vous disiez que Merz finalement raconte n’importe quoi… on se demande bien pourquoi alors que ce qu’il dit est logique et démontré, que c’est la même raison qui a fait diverger le projet ACF en deux avions distincts.
        Mais bien sûr ce serait encore et toujours la faute de DASSAULT même quand le chef d’état allemand dit le contraire…

        • NRJ dit :

          @EchoDelta
          « et reconnaissez pour une fois que vous avez dit n’importe quoi, il y a deux jours. ». Vous vous basez sur quoi pour dire ça ? Les paroles d’un homme politique ? Du coup si Macron dit qu’il est un très grand président, vous le croirez aussi ?

          « Faire un avion embarqué nécessite de faire des choix structurants sur la taille et sa cellule » bien sûr, il y a quelques modifications marginales à l’échelle de ce programme, et je précise que ça n’empêche en rien de faire un bon avion. Un exemple ? Le Rafale. Oseriez vous dire le contraire ?
          Les contraintes d’un avion navalisable sont parfaitement secondaires, et vous le savez aussi bien que moi.
          Quant à la taille de l’avion, les états-majors ont déjà convergé. Quand oserez vous enfin l’admettre ?

          « Je je vais pas détailler les besoins et spécificités d’un avion dans la doctrine française et si vous ne comprenez pas pourquoi et bien réfléchissez et vous trouverez seul la réponse. ». Je ne vous demande pas de tout spécifier, juste d’expliquer en quoi le fait de pouvoir tirer un missile nucléaire nécessite un changement structurel de l’appareil. Mais vous refusez de le faire car vous n’avez en fait rien à répondre.
          Vous pensiez pouvoir le duper par de la poésie debile, mais le problème c’est que je suis ingénieur. Donc sur de la technique, je sais quand on me raconte de la daube et quand c’est logique.

          « on se demande bien pourquoi alors que ce qu’il dit est logique et démontré ». C’est logique et démontré et complètement obsolète. Car, rappelons le une nouvelle fois, les états-majors se sont déjà mis d’accord. Je sais que ça ne vous plaît pas et que vous voudriez l’inverse, càd que les états-majors annoncent des contraintes irréconciliables. Mais pour votre malheur, ce n’est pas le cas. Il serait temps de s’en rendre compte.

          • EchoDelta dit :

            En gros tout le monde ment, Dassault, la DGA, Le chancelier allemand, sauf … NRJ qui détient la vérité vraie !
            Sur le tir d’un missile nucléaire réfléchissez juste à la chaine de commandement et d’autorisation de tir et vous aurez un aperçu de la complexité ! C’est quand même pas compliqué à comprendre ou vous faites exprès ? Vous croyez que l’on balancer un tir nucléaire sans contrôle ?
            On ne sait rien de l’accord entre les états majors donc vos supputations sont non avenues. Vous racontez ce qui arrange votre histoire d’un Dassault coupable de tout… mais sans aucune preuve concrètes.

          • NRJ dit :

            @EchoDelta
            « En gros tout le monde ment, Dassault, la DGA, Le chancelier allemand, sauf … NRJ qui détient la vérité vraie ! » Ben non. Où me voyez vous dire que la DGA ment, par exemple ? Vous avez une source ?
            Si vous aviez deux sous de jugeotte, vous sauriez qu’on ne peut pas faire confiance à tout le monde, en particulier dans un domaine politique et industriel où tout le monde défend son intérêt. La parole de Dassault ou d’Airbus doit par exemple être prise avec la mesure et le recul approprié. De même que la parole de Merz et Macron.
            Par contre, les militaires de la DGA et de l’armée de l’air n’ont rien à gagner à défendre Dassault (à moins bien sûr que Trappier s’emploie à leur faire une retraite dorée chez Dassault, mais rien ne me laisse penser cela). Donc on peut attendre une bien plus grande sincérité de leur part.
            Ca ne veut pas dire que Merz, Macron, Trappier, ou Faury mentent forcément. Par contre, chacune de leur parole doit être pris avec la réserve appropriée. Ca vous paraît absurde jusqu’ici ?

            Et quand, dans votre cas, vous êtes incapable de m’expliquer le sens qu’a la parole de Merz si ce n’est en inventant un scénario bidon, et bien on comprend qu’il n’y a pas de sens dans les paroles de Merz et que ses motivations sont différentes de celles exprimées.

            « Sur le tir d’un missile nucléaire réfléchissez juste à la chaine de commandement et d’autorisation de tir et vous aurez un aperçu de la complexité. C’est quand même pas compliqué à comprendre ou vous faites exprès ?  » Bien sûr que j’ai compris cette partie là. Ce que je comprends plus encore, c’est que vous êtes à côté de la question. Je vous parle ingénierie et impact sur la construction de l’appareil, et vous me sortez chaîne de commande et autorisation de tir. Vous êtes donc encore à me balancer de la poésie, et malheureusement pour vous, ça ne marche pas avec moi.
            Donc je vous répète la question : En quoi le fait de pouvoir tirer un missile nucléaire nécessite un changement structurel de l’appareil ?(je vous rappelle votre propre citation : « la conception pour tirer un missile Nucléaire dans la doctrine française obéit à des règles très précises, très intrusive dans l’architecture EE de l’avion »).
            Ce n’est quand même pas compliqué comme question.

            « On ne sait rien de l’accord entre les états majors donc vos supputations sont non avenues » On sait juste que les états-majors sont à l’heure et qu’ils ont rendu une copie où ils ont convergé sur l’appareil qu’ils voulaient. Je sais que ça vous énerve, mais la vérité a son droit. Il faut l’accepter, même si c’est dur.

            « Vous racontez ce qui arrange votre histoire d’un Dassault coupable de tout… mais sans aucune preuve concrètes. » Que Dassault veuille la majorité de la charge de travail sur le SCAF, c’est officiel, pour votre information. De même que la France ne paye qu’1/3 du développement de l’appareil pour la phase 2. Je ne vois pas ce qu’il vous faut de plus comme preuves concrètes, car il n’y a rien de caché.

      • EchoDelta dit :

        Autre question, puisque vous avez l’air de croire aux affirmations d’un homme politique, pourquoi l’Allemagne a signé l’accord HLCORD en 2018 ? Et pourquoi Merz ne se réveillerait qu’aujourd’hui pour s’apercevoir qu’un avion navalisable est inconciliable avec les besoins allemands presque un an après son élection, et après que les états-majors se soient mis d’accord ? Je suis intéressé de lire votre réponse là…

        C’est plutôt aux allemands qu’il faut poser la question : ils ne découvrent pas cela aujourd’hui. Donc peut être pensaient-ils faire plier la DGA ou planter Dassault qui n’aurait de toute façon pas pu faire avion pour les 2 besoins des deux pays, ce qui pourrait peut être expliquer assez bien l’entrée de l’Espagne pour tordre le bras à la DGA pour faire un avion comme eux le souhaite.
        Mais c’est aux allemands de répondre sur ce point car pour moi cela reste malgré tout un mystère vu que toutes les données françaises étaient connues et n’ont pas changé.
        J’ai toujours dis que marier la carpe et le lapin ne pouvait pas fonctionner.

        • NRJ dit :

          @EchoDelta
          « C’est plutôt aux allemands qu’il faut poser la question ». Je ne doute pas qu’ils auront la même difficulté que vous à répondre à cette question. C’est bien pour ça que je vous la pose, surtout que c’est vous qui remettez en question mon point de vue.

          « Donc peut être pensaient-ils faire plier la DGA ou planter Dassault qui n’aurait de toute façon pas pu faire avion pour les 2 besoins des deux pays, ». Donc selon vous les allemands lancent un programme en acceptant nos conditions sina que non concernant le cahier des charges, mais ce serait selon vous pour finalement supprimer ces conditions quelques années après. C’est bien ça ?
          Du coup, tout ce qu’il ferait selon vous serait perdre leur temps et leur argent pour un échec prévisible.
          1ère question. : Vous êtes au courant que ce sont des êtres dotés d’intelligence ?
          2ème question : Vous vous rendez compte que vous êtes tellement à la rue pour expliquer le comportement absurde des allemands que vous en êtes réduit à trouver un raisonnement encore plus absurde ?
          Et vous dites que je suis de mauvaise foi….

          Le comportement des allemands, en apparence absurde, est logique : Merz met la pression sur la France, sans pour autant nous attaquer frontalement. Mais le problème est toujours le même : Le désaccord Airbus-Dassault, et non pas une soi-disant divergence sur le cahier des charges, alors que les états-majors sont d’accord.
          Et si vous ne me croyez pas sur la convergence du cahier des charges, lisez cet article une bonne fois pour toute : https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/scaf-les-armees-de-lair-reaffirment-leur-besoin-dun-systeme-de-combat-aerien-du-futur-2191945

          • EchoDelta dit :

            Cet article ne dit absolument rien de la convergence technique du NGF, et c’est bien là le problème. Que les deux ou trois pays soit d’accord d’avoir un cloud de combat à plusieurs pour coopérer, avec des effecteurs et des avions, tout le monde est d’accord, maintenant de savoir ce que l’on met dans ce cloud de combat, là plus personne n’est d’accord. Et cela c’est la réalité du terrain, qu’a reconnu froidement Merz.
            Les Allemands ne sont certainement pas idiots mais ils peuvent aussi se tromper lourdement sur des grands sujets, comme ils l’ont fait avec leur dépendance au Gaz russe, l’arrêt des centrales nucléaire, l’électrification de l’industrie automobile (au passage on notera l’ambivalence de ces deux décisions simultanées !)… Bon j’arrête là. je pense que tout le monde comprend.
            Alors pour leur armée, dont ils n’utilisent pas leurs armes au combat, avoir un avion X ou Y pouvait parfaitement ne pas être structurant pour eux il y a 9 ans, sauf que maintenant ils se rendent compte que cela pourrait l’être… avec le lâchage des USA.
            Parfois il ne faut pas chercher midi à 14h et inventer je ne sais quel complot de Dassault pour expliquer un blocage qui est tellement évident que c’est l’éléphant au milieux de la pièce.

          • NRJ dit :

            @EchoDelta
            « Cet article ne dit absolument rien de la convergence technique du NGF, et c’est bien là le problème » Vous avez lu l’article ? Ca dit juste que les états-majors ont convergé et qu’un accord a été trouvé sur les besoins (autrement le cahier des charges de l’appareil).

            « maintenant de savoir ce que l’on met dans ce cloud de combat, là plus personne n’est d’accord Et cela c’est la réalité du terrain, qu’a reconnu froidement Merz. » On ne doit pas lire les articles de la même façon. Merz ne mentionne même pas le cloud de combat, je vous laisse relire plus haut, mais là il faut juste lire l’article. Ou alors, vous avez d’autres informations que moi, et je serai ravi de les lire, donc n’hésitez pas à les partager.
            Je commence à comprendre pourquoi vous dites que mon article des échos ne dit rien de la convergence technique du NGF.

            « Les Allemands ne sont certainement pas idiots mais ils peuvent aussi se tromper lourdement sur des grands sujets » Bien sûr, tout comme nous. Je vous rappelle qu’on a voulu casser notre propre nucléaire….
            Mais là on ne parle pas de décisions politiques de personnalités guidées par l’idéologie de leurs électeurs, mais juste de la stratégie complètement débile que vous attribuez aux responsables allemands, stratégie qui consisterait selon vous à s’engager financièrement et politiquement dans un programme où ils savent qu’on mettra des limites sine qua non. Et ce dans le simple but qu’on oublie pour une raison obscure ces limites quelques années après.
            Vous avouez vous-même que cette stratégie est profondément stupide, et en plus de ça, il n’y a rien à gagner d’un point de vue électoral, surtout en Allemagne (car oui, en 2018, l’armée n’était pas très bien vue là-bas).

            « avoir un avion X ou Y pouvait parfaitement ne pas être structurant pour eux il y a 9 ans, sauf que maintenant ils se rendent compte que cela pourrait l’être… avec le lâchage des USA. » Ca veut dire quoi être « structurant » dans le contexte que vous décrivez ? Si vous sous-entendez que les allemands voulaient dépenser des dizaines de milliards pour avoir un avion inutilisable, j’ai comme quelques doutes. Mais bon, si vous pensez que les responsables allemands n’ont rien dans la tête, j’aurais du mal à vous faire entendre raison.

    • Momo dit :

      NR-JLuc va trouver de nouveaux mensonges pour vous expliquer en 300 lignes que vous avez tort…. 🙂
      On parie? 😉

  21. lecoq dit :

    Les Allemands sont des cons prétentieux … bonne route … nous on continue avec notre F5, notre UCAV, notre Cloud, nos clients, nos besoins …

    le NGF de 6ème génértion sera lancé en 2030 et viendra remplacer le F5 à l’horizon 2040, de manière fluide, avec notre base client, qui aura elle basculé sur le F5 et son UCAV souverain avec son cloud pleinement fonctionnel …

    il reste juste un écueil : micron et son ambition européenne sans avenir …

    • Fralipolipi dit :

      @lecoq
      « il reste juste un écueil : micron et son ambition européenne sans avenir … »
      … Effectivement.
      Et comme il semble que notre PR Macron lorgne désormais sur la présidence de la BCE pour finaliser sa carrière de haut-fonctionnaire VIP au chaud … nous pouvons bien largement craindre qu’il cède – aujourd’hui – à maintes demandes de Bruxelles et d’ailleurs … pour y favoriser son élection après-demain.
      C’est un risque réel, et ce risque évident doit être annoncé et dénoncé tout de suite par tous les Médias, pour que ce grand zigouille ne risque pas de torpiller plus avant notre pays !
      https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-presidente-de-la-bce-christine-lagarde-prevoirait-de-demissionner-avant-la-fin-du-mandat-d-emmanuel-macron-20260218

      • farragut dit :

        @Fralipolipi
        BCE, ou bien Deutsche Bank?
        A comparer les comportements de Macron ou du patron de la DB (cf docu Moneyland passé sur ARTE et toujours dispo sur YouTube) , il n’y a pas beaucoup de différences entre ces deux banquiers !
        La DB gagne son argent en jouant avec les CDS, c’est-à-dire en pariant sur la défaillance des clients à qui elle « prête »!
        Macron joue avec les industriels français, en les « vendant » au plus offrant (pour financer ses élections successives).
        La BCE n’étant qu’un faux-nez de la DB, il a besoin de miser « contre » la France, comme le Mozart de la Finance qu’il se croit être…
        Et il n’est pas étonnant que la « Justice » française ait mis 6 ans à exploiter les Epstein files, comme la DB a étouffé les alertes de ses propres employés sur le risque de financer « Jeffrey » (re-visionner le début de Moneyland)…
        Bonne lecture! Documentaire vraiment édifiant sur le comportement des banquiers et des Allemands.

    • tschok dit :

      Si vous estimez que l’autonomie stratégique européenne n’a pas d’avenir, la messe est dite, alors.

      Donc, l’objectif, un fois qu’on a dit cela, c’est de nous adapter à ce que nous offre une Amérique qui a bien l’intention de rester dominatrice, elle.

      Finalement, vous proposez de faire comme les autres Etats européens, si je vous suis bien, non? Entre nous, je ne nous vois d’ailleurs pas vraiment d’autre porte de sortie, actuellement. Et j’ai l’impression que le monde des affaires en France est en train de faire le même calcul.

      On fait le bilan de l’échec de la stratégie de Macron et on en tire les conséquences.

    • NRJ dit :

      @Lecoq
      Et d’où viendront les milliards que l’Allemagne et l’Espagne devaient nous donner ? De votre poche ?
      Normalement c’est à cette question que les personnes à l’intellect limité n’ose plus répondre.

      • EchoDelta dit :

        Ben de notre poche comme cela aurait dû être depuis le début…

        • NRJ dit :

          @EchoDelta
          Vous avez 50 000€ disponible ? Je ne sors pas le chiffre par hasard, c’est la dette par habitant en France.
          Donc après que vous ayiez payé cela, vous aurez combien à mettre dans un SCAF franco-français ?

          • EchoDelta dit :

            C’est une question de choix budgétaire. On dépense trop dans les prestations sociales qu’il faudra couper, et mettre plus dans la défense. Je pense que ces derniers temps on a pu avoir un bon aperçu de la gabegie des finances de l’état, donc retrouver des marges de manœuvre, ne semble pas difficile avec un peu de bonne volonté !

          • NRJ dit :

            @EchoDelta
            « Je pense que ces derniers temps on a pu avoir un bon aperçu de la gabegie des finances de l’état, donc retrouver des marges de manœuvre, ne semble pas difficile avec un peu de bonne volonté ! » Parlons en. La dernière mesure un peu sérieuse pour trouver ces marges de manœuvre budgétaire, c’était la réforme des retraites de Macron de 2023 (la seule réforme sérieuse qu’il ait engagé en 10 ans d’ailleurs). Aujourd’hui la mesure est suspendue, et tous partis politiques à part LREM et LR veulent revenir sur cette réforme des retraites. Mais pour vous, il faut donc « un peu de bonne volonté », c’est bien ça ? Précisez bien, car je ne voudrais mal vous comprendre.

            Et du coup, vous êtes d’accord pour qu’on vous coupe votre retraite et vos dépenses de santé ? Je précise que ce ne sera pas pour faire un SCAF franco-français, mais d’abord et avant tout pour réduire notre déficit de 180 milliards d’euros par an. Le SCAF, peut-être qu’on n’en parlera qu’après.

            Donc non, il ne faut pas juste de la bonne volonté.
            Vous êtes un yakafokon, en fait non ?

      • farragut dit :

        CDS?

  22. Derkyk dit :

    Merz privilégie les intérêts allemands, Macron accepte l’effacement de Dassault au profit d’un projet politique : l’Europe de La Défense (un projet technocratique et fédéraliste, on peut être européiste, on peut pas nier que ce projet n’est qu’une bureaucratie énorme et Dassault qui doit muter/fusionner ou laisser place à un Airbus de la Défense).

    Est-ce réellement l’intérêt Français d’accepter que ses industriels nationaux s’effacent pour un projet fédéraliste et technocratique ? J’en doute. L’important est que Merz est pragmatique, reconnait que le SCAF est mort après tout ce temps perdu et cherche une alternative pour l’industrie allemande (le GCAP ? Suede-Espagne-Allemagne ?).

    Macron pouvait compter sur Merkel (qui visiblement a fait comme Macron sur le SCAF, elle a ignoré les besoins des militaires Allemands), aujourd’hui il est seul à maintenir en vie le SCAF et je doute que le SCAF survivra à son successeur. Encore (peut être) une dernière année à perdre avant de réellement relancer un projet pour remplacer le Rafale à l’horizon 2040.

    Cela démontre de manière flagrante que plus personne ne croit au SCAF sauf Macron. Que le SCAF n’est en vie que grâce à Macron et que les autres projets comme l’Eurodrone, le MAWS, MGCS, modernisation du Tigre, Eurobonds, EPR, extension de la dissuasion nucléaire (les discussions n’ont pas significativement avancer depuis mai 2025) etc… sont abandonnés ou très difficile à faire naitre (mais pas impossible) avec l’Allemagne. On a perdu un temps fou (9 ans, merci Macron), peu importe la responsabilité, les divergences politiques, industrielles et militaires sont trop grandes pour réunir le tout dans un projet fédéraliste et technocratique, d’autres alliances sont possible comme avec l’Inde ou les Émirats Arabes Unies.

    • tschok dit :

      « Est-ce réellement l’intérêt Français d’accepter que ses industriels nationaux s’effacent pour un projet fédéraliste et technocratique ? »

      Le problème avec vous, les souverainiste imbéciles, c’est que vous avez prêté à Macron une idéologie qui n’était pas la sienne, parce que c’était le seul modèle intellectuel qui était à votre portée et vous n’avez toujours pas compris que ce n’était pas ça du tout son objectif.

      Et là, maintenant, vous ne comprenez pas qu’on vient de perdre. Même si par ailleurs, le SCAF n’était pas forcément un bon projet, je ne dis pas ça (d’ailleurs, je pense que c’était un mauvais projet, mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec celles que vous avez en tête).

      Bref, ça vous passe complètement au-dessus de la calebasse, c’est horrible.

      Et maintenant il va falloir rebondir dans des conditions difficiles, ça va être sportif notre avenir.

      • Derkyk dit :

        On peut difficilement ne pas prêter à Macron ses paroles. Ils a appelaient plusieurs fois à la création d’une armée européenne unifié, une idée fédéraliste. Ou encore que Merkel a ignorer les besoins opérationnelles de ses militaires et que cela s’est arrêté jusqu’à Merz 9 ans plus tard.

        Le problème avec vous les Européistes imbéciles est de croire qu’il n’y a pas d’autre choix que de faire un bloc uni en Europe. La réalité semble plus un mariage forcé entre deux individus qui ne partagent pas les mêmes convictions et les mêmes projets pour l’avenir. Des alliances sont nécessaires et à ce jour une alliance avec l’Inde à l’autre bout du monde est bien plus réaliste qu’avec l’Allemagne. Dassault n’a visiblement pas de problème à un transfert de technologie et à laisser les Indiens produire la majorité des Rafales en Inde.

        Le SCAF Franco-Allemand est une vitrine politique pour des idées fédéralistes, la réalité est rapidement arrivé, les deux états ont des opinions politique, militaire, énergétique et industrielle trop divergent pour faire bloc. Pas que dans le SCAF mais dans presque tout les projets Franco-Allemand. Et cela ne souligne pas que la coopération européenne est une illusion car de nombreuse coopération en dehors de l’Allemagne ont pu aboutir, seulement qu’une coopération avec l’Allemagne n’est pas réaliste.

        • Alternative dit :

          Le SCAF Franco-Allemand est une vitrine politique pour des idées fédéralistes.
          .
          Non, doublement, triplement. D’une part, ce n’est pas une vitrine, pas plus que l’EF2000, l’A400M, le Méteor ou le F35 sont des vitrines. Ou pas plus, si vous le voulez, que la future coopération entre Dassault et l’Inde. Ce sont des montages économiques entre alliés. D’autre part, l’idée fédérale dans le domaine militaire est une notion beaucoup trop abstraite par rapport aux réalités opérationnelles d’une guerre aux frontières de l’Europe. On ne parle pas de plans à 30 ans, mais coordination pour 2027-2030.
          .
          Dernier point, les coopérations avec l’Allemagne aboutissent quand les intérêts sont convergents, ce qui est néanmoins souvent le cas dans de nombreux domaines. Que le domaine militaire ait été à l’avant-dernier poste des préoccupations allemandes ces 30 dernières années ne signifie pas que de nombreuses autres coopérations de premier ordre n’aient pas été de qualité et généralement fructueuses.

      • Alternative dit :

        Je suis assez d’accord avec ce constat, et particulièrement sur le scaf qui est un mauvais projet pour des raisons qui n’ont rien à voir avec Dassault, Airbus, la France ou l’Allemagne. On n’a pas besoin de cathédrales construites en 100 ans où le moindre détail est une œuvre d’art, on a besoin de préfabriqués, de truc qui fassent 80% du job pour 10.000 fois moins cher, jetables et un cycle de dev en semaines. Cela étant, il reste beaucoup à faire dans le domaine, et avec de bons projets. Ce n’est pas comme si le pays le plus avancé au monde en matière de drones était l’Ukraine.

    • bonnechancemonpapa dit :

      « avant de réellement relancer un projet pour remplacer le Rafale à l’horizon 2040 ». C’est sans doute en réflexion avancée : je ne serais pas étonné que Dassault ait quelque biscuit dans sa besace. Au reste, il y aurait peut-être une opportunité à ouvrir avec l’Inde, dont les besoins semblent convergents avec les nôtres (même appareil Rafale – y compris dans l’aéronavale -, souhait d’acquérir un PA catobar). Il y aurait peut-être d’intéressantes synergies à étudier.

  23. VinceToto dit :

    Cela me fait penser à un test de QI: https://youtu.be/hVvAQmAlO1M?t=94s
    Le Chancellier Merz ferait mieux de s’occuper des problèmes récurrents de pannes de son brise-glaces sinon l’Allemagne va manquer de gaz LNG: https://maritime-executive.com/article/german-icebreaker-malfunctions-impacting-lng-imports

  24. Tourne Bille dit :

    «Les Français ont besoin, dans la prochaine génération d’avions de combat, d’un avion capable de transporter des armes nucléaires et d’opérer à partir d’un porte-avions. Ce n’est pas ce dont nous avons besoin actuellement dans l’armée allemande» .
    Peut-on imaginer que dès le début les Germain voulaient couler le projet ? Et expliquer que c’était la faute des Français ?
    En tous cas il est bien temps de s’en rendre compte; que ce soit Mertz ou Macron qui a grand tort, à mon avis, d’insister aussi lourdement.

  25. Qui ça ? dit :

    Il n’y a qu’une seule personne qui y croit encore dans un SCAF franco-allemand. Bonne nouvelle, il quittera le palais de l’Élysée au plus tard l’année prochaine … Le projet ne survivra pas à son départ.

  26. Sharpei dit :

    En fait, les allemands voulaient juste récupérer notre savoir faire. Le projet commun n’avait pas d’autre objectif, encore moins de celui d’avoir une aviation standardisée entre nos deux pays.

    • Panthère dit :

      Vous venez de découvrir le poteau rose concernant les allemands ?

      Mieux vaut tard que jamais après tout, ils n’ont jamais eu de considération pour ce projet ni pour le MGCS qu’il pouvait faire seul.

      • Si le poteau avait été rond au lieu d'être carré… dit :

        Découvrir le « poteau rose » au lieu de découvrir le pot aux roses, c’est délibéré pour vous moquer de votre interlocuteur ?

        Le doute m’assaille autant qu’il m’habite (et non le doute « Masaï » autant qu’il… Ahem !) et dans le doute votre serviteur préfère ne pas s’abstenir, donc, hop !, lexicographie :
        https://dictionnaire.lerobert.com/dis-moi-robert/raconte-moi-robert/droles-expressions/decouvrir-le-pot-aux-roses.html

        Dans le même style, nous avons aussi le grand classique de la guerre du « golf » plutôt que la guerre du Golfe, le plus rare « peindre » la girafe au lieu de peigner le girafe, ou encore le très mystérieux « haut » de boudin à la place d’eau de boudin (celui-là, c’est mon préféré, relevé ici même sous la plume de – si ma mémoire n’est pas trop taquine – ce cher Speedbird101A, qui devait encore s’appeler Guépratte à l’époque).

  27. zaza24 dit :

    Effectivement, il est curieux que les objectifs du départ (en incluant donc la dissuasion française ET la version marine) soient remis en cause aujourd’hui ???

    • NRJ dit :

      @zaza
      On peut supposer que Merz essaye de mettre la pression au gouvernement français pour qu’on remette enfin Dassault dans le rang.
      Dassault essaye d’escroquer les États (y compris la France) et ses partenaires en voulant se réserver une majorité du NGF, alors que la France ne paye qu’1/3 de la facture. Et comme les autres industriels refusent de se laisser marcher dessus, du coup, Dassault bloque tout. A l’heure actuelle le gouvernement français ne fait rien, soutenant Dassault tout au moins passivement (on comprend pourquoi Dassault est propriétaire du Figaro…).
      Pour Merz, il faut donc commencer à taper du poing. Et comme il ne peut pas s’en prendre directement au gouvernement français et faire un gros incident diplomatique, il prend ce prétexte bidon.
      Ce qui est intéressant d’ailleurs, c’est que les états-majors se sont déjà mis d’accord (https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/scaf-les-armees-de-lair-reaffirment-leur-besoin-dun-systeme-de-combat-aerien-du-futur-2191945). Ça fait donc du point principal de Merz, la divergence du cahier de charge, une critique totalement obsolète.

      • Momo dit :

        Alors pinnocchio, ton nez est plus long que tu n’ez grand? 🙂
        A part les invectives et imprécations tu n’as toujours rien trouvé? 😉

        • NRJ dit :

          @momo
          Je te retourne la question. A part les invectives et imprécations tu n’as toujours rien trouvé sur mes « mensonges » ?

      • Czar dit :

        « alors que la France ne paye qu’1/3 de la facture »

        un tiers de la facture du scaf, pas du ngf, tête de noeud.

        • NRJ dit :

          @Czar
          Si vous connaissiez votre sujet, vous sauriez que la charge de travail est répartie à égalité entre les 3 pays pour tous les piliers.
          Par ailleurs, comme le NGF représente jusqu’à 80% du SCAF (ce n’est pas mon chiffre mais celui de l’IFRI, pour votre info), avec 50% de la charge de travail sur le SCAF, la France escroque les autres pays.

      • Motus dit :

        @NRJ Ouvrez les yeux… Merz vise directement Macron et le gouvernement français en remettant un cause un point fondamental pour la France depuis 2017, il a très bien compris que Dassault ne pouvait pas agir ainsi sans soutien politique en sous main.

        Il veut pousser la France a quitter le programme car il sait très bien que ce qu’il demande est acté depuis le départ comme incontournable pour la France.

        • NRJ dit :

          @Motus
          Merz essaye surtout de trouver n’importe quelle excuse pour sortir. Et cette histoire de navalisation de l’appareil est l’illustration même d’une excuse bidon. Alors même les états-majors se sont mis d’accord sur le cahier des charges, on est sensé croire que Merz s’est réveillé 8 après le départ du SCAF et 1 an après son élection pour se rendre compte que l’appareil devait être navalisable. C’est absurde.

          « Il veut pousser la France a quitter le programme car il sait très bien que ce qu’il demande est acté depuis le départ comme incontournable pour la France. » C’est vrai, mais c’est surtout l’Allemagne qu’il pousse à faire quitter le programme. D’ailleurs l’Espagne a soutenu la France.
          Maintenant je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il vise Dassault et le soutien que Trappier a chez les politiques français. On a décidé par pure lâcheté et opportunisme politique de donner à Dassault les clés de notre politique de Défense.

          • Motus dit :

            @NRJ C’est pas absurde politiquement ce que fait Merz il veut juste pas qu’on dise que c’est lui qui a donné le coup de grâce au programme. il veut que ce soit Macron qui jette l’éponge car c’est lui qui peut le faire pas Trappier.

      • EchoDelta dit :

        Quelle pression ? n’est plutôt un aveu d’échec de sa part… car ils se voient bloqués et sans solution.
        La France a 0 pression sur le sujet. Dassault enchaine avec safran, MBDA et Thales sur le rafale F5 qui sera le banc d’essais du SCAF.
        Les allemands n’ont pas d’alternative autre que sortir pour aller ailleurs et donc acter la mort du projet.

        • NRJ dit :

          @EchoDelta
          « car ils se voient bloqués et sans solution » Pourquoi ? Si demain Dassault finit enfin de rentrer dans le rang et d’arrêter d’escroquer ses partenaires, peut-être que Merz « réalisera » que la navalisation ne pose finalement aucun problème (on le voit pour le Rafale d’ailleurs. Un appareil navalisable ne signifie pas un mauvais appareil) et se rangera avec son état-major qui avait déjà convergé avec les états-majors français et espagnols.

          « La France a 0 pression sur le sujet » Aucune pression effectivement. A part la facture que représentera un SCAF en solo. Pour rappel, entre le Mirage 2000 et le Rafale, on a fait x 2 en coût d’acquisition et de maintenance, et le Rafale nous a déjà mis sur la paille. N’importe qui pouvant anticiper un peu (mais les hommes politiques sont comme beaucoup de commentateurs ici et comme les français de façon générale, ils n’anticipent rien) comprend que faire 3 programmes d’avions différents en Europe serait stupide, en particulier pour la France qui n’a pas les moyens de se payer un programme aussi dispendieux, surtout que nous sommes endettés jusqu’au cou. Donc au contraire, la perspective de voir l’Allemagne sortir du programme est un point de pression.
          Et puisque vous mentionnez le Rafale F5, il est ou le moteur TRex ? Il est enfin financé par l’Etat ? Car Safran a bien fait une sortie, mais rien n’est prévue à l’heure actuelle.

  28. Green dit :

    Chaque nouvel argument allemand pour sortir du marécage qu’ils ont eux-mêmes créé est plus consternant que le précédent.

    A tout le moins cette fois ci il y a une reconnaissance et un aveu.

  29. Archibald dit :

    Fun fact: l’avion naval et le bombardier nucléaire, c’est pile le même argument, pile 40 ans après, que le split Typhoon / Rafale.

    « L’histoire ne se répète pas, mais elle rime. » Mark Twain.

  30. Mat49 dit :

    « Les Français auront besoin, dans la prochaine génération, d’un avion capable d’emporter des armes nucléaires et d’opérer depuis un porte-avions. La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment » Certes les allemands le savaient depuis le départ, mais objectivement ce qu’il dit est censé.

    L’Allemagne n’a pas besoin de l’appareil dont a besoin la France, donc elle veut sortir du SCAF qui impliquait que les exigences de tout le monde soient prises en comptes. Et la France qui développe déjà seule les piliers du SCAF dans le Rafale F5 à part la cellule et le moteur, n’a pas le besoin de faire les deux, une fois le Rafale F5 développé vers 2030 seule une cellule et son moteur suffisent pour avoir la totalité des piliers du SCAF en franco-français plus vite et moins cher.

    Surtout que le SCAF n’est pas cohérent avec la fin de production du Rafale qui va intervenir avant 2040, donc il faut un nouvel avion avant 2040. Il n’est pas non plus cohérent avec les finances de la France qui du fait du Rafale F5 n’a plus l’argent pour participer au SCAF mais a l’argent pour faire la cellule furtive et le moteur qui lui manquent pour un équivalent du SCAF 100% franco français avant 2040.

    Maintenant ne crions pas victoire trop vite, tout cela va dans le bon sens pour la France, mais l’Elysée s’acharne alors que plus personne ne veut du SCAF Outre Rhin.

    • Green dit :

      Ni en France. Mais il y a un jeu politique en cours, le « blame game » comme on dit en anglois, savoir qui sera vu comme le fautif.

      Ce que j’aimerais savoir c’est ce qu’en pense les espagnols, et ce qu’ils comptent faire ensuite.

    • Audry dit :

      La France a les moyens du SCAF, du Rafale F5, de trois PANG, de 18 SNA, de 6 SNLE, de 30 frégates de premier rang et de beaucoup d’autres choses encore (et pas nécessairement dans le domaine de la défense) si, et seulement si, elle ne fait plus de la dépense sociale un paradigme indépassable. Si l’on ramène les dépense de retraite à la moyenne européenne, on gagne plus de 90 milliards d’euros par an. Si l’on allonge le temps de travail des fonctionnaires à la moyenne européenne, on gagne plusieurs centaines de milliers d’équivalents temps plein ce qui permet de réduire substantiellement les effectifs dans les trois fonctions publiques. Si l’on arrête de subventionner le secteur non-marchand, l’Etat et les collectivités locales économiseraient près de 23 milliards d’euros chaque année. Si l’on supprime les aides au non-travail (à commencer par la retraite à 62 ans, les 35 heures, le RSA, le chômage versé pendant deux ans (trois mois suffisent amplement) et les aides versées sans contrepartie), c’est encore quelques dizaines de milliards d’euros d’économiser. Si l’on tape dans la montagne des aides au logement (logement social, exonération de taxe foncière pour les HLM et bailleurs sociaux, exonération d’impôt sur les sociétés pour les bailleurs sociaux, APL, etc.), on peut aussi récupérer quelques dizaines de milliards d’euros.

      La France n’a les moyens de rien parce que la dépense publique est largement orientée vers la glandouille et la destruction économique. Si l’on remet l’église au milieu du village, la France a encore beaucoup d’atouts pour se créer un futur à la hauteur de ses ambitions (i.e. à la hauteur des ambitions de n’importe quel citoyen ayant un peu de respect pour son pays).

      • NRJ dit :

        @Audry
        Au moins il y a des propositions. C’est suffisamment rare pour être mentionné.
        Du coup, sur un déficit de 180 milliards par an, vous mentionnez pouvoir réduire par 90 milliards sur les retraites, 23 milliards de subvention sur le secteur « non-marchand » (c’est quoi ?), « quelques dizaines de milliards » sur le chômage, et encore quelques dizaines sur les aides au logement.
        Sur la fonction publique par contre, il n’y a pas de réduction possible sans arrêt direct des embauches. C’est ce qu’avait fait Sarkozy avec le non-remplacement d’un fonctionnaire sur 2, et je vous le donne en mille, il est toujours critiqué pour ça.
        D’ailleurs, quand on regarde les dernières performances de la France en matière d’économies c’est Macron avec sa réforme des retraites. Et je vous le donne en mille, la dernière assemblée que nous avons collectivement élu est revenue dessus, et la réforme des retraites de 2023 est maintenant suspendue.
        Donc le yakafokon est surement très bien, mais vous conviendrez qu’il trouve assez facilement ses limites.

        Que l’on réduise le déficit avec ça me semble effectivement assez logique. Mais où voyez vous les moyens de faire 3 PA, 18 SNA (pourquoi pas 30 tant qu’on y est ?) et 30 frégates ? Comment chiffrez vous ? Et pensez vous réellement que ce soit le meilleur usage de l’argent des contribuables ?
        Surtout que vous oubliez une chose : la France est le pays où les entreprises payent le plus d’impôts. Si on ajoute une baisse des impôts, qui devra donc être financées par d’autres économies que vous ne mentionnez pas, alors on retombera d’autres problèmes.
        Enfin, un petit souci de long terme (mais qui s’occupe du long terme ?), on a un petit réchauffement climatique en cours, réchauffement dont on s’attend à quelques menus problèmes type émeute de la faim et fortes migrations. S’y préparer demande là aussi des dizaines à centaines de milliards par an. Vous préférez donc investir dans des armes pour buter les français à la prochaine émeute de la faim, ou vous préférez qu’on se donne les moyens de s’adapter à la nouvelle donne ?

        • FJAG dit :

          Moi qui croyait que la France était le pays ou il y avait le plus de niche fiscales et de subventions aux entreprises… enfin, l’un n’empêche pas l’autre.
          https://www.latribune.fr/economie/france/la-france-est-championne-d-europe-des-dividendes-au-deuxieme-trimestre-1006053.html
          A qui faut t’il serrer la ceinture ? A celui qui à juste de quoi vivre en dépensant son argent en France, ou a celui qui creuse le déficit commercial en important des produits de luxe ?

          • NRJ dit :

            @FJAG
            « Moi qui croyait que la France était le pays ou il y avait le plus de niche fiscales et de subventions aux entreprises…  » Vous semblez avoir oublié un petit détail : c’est en France qu’on taxe le plus les entreprises et les particuliers. Et même après subvention, l’organisme Rexecode a fait le calcul que nos entreprises étaient les plus taxées dans en Europe à l’exception du Danemark. Et avant de me dire « ah oui mais peut-être qu’ils ne sont pas fiables », je vous laisse d’abord lire leurs écrits et voir les faillites -si elles existent- dans leurs calculs.

             » ou a celui qui creuse le déficit commercial en important des produits de luxe ? » MDR. Je vous rappelle que l’industrie du luxe est une des dernières industries françaises qui marchent. Mais bon, en bon gaucho, vous vous tuer les dernières choses qui marchent en France, c’est logique.
            « A celui qui à juste de quoi vivre en dépensant son argent en France » MDR. Est-ce que par hasard vous seriez au courant que nos dépenses de santé sont remboursées, que nos enfants ont l’école gratuite, qu’on a des allocations chômage pendant plus de deux, selon les cas, et que les français sont ceux qui partent le plus tôt à la retraite en Europe ? Mais à part ça, les français sont pauvres comme Job.
            Qu’il y ait des personnes en situation de précarité en France, c’est incontestable. Mais allez dans d’autres pays, vous verrez ce que c’est que la vraie misère.

      • aleksandar dit :

        C’est bizarre, ces gens ne parlent jamais de la fraude fiscale qui coûte plus que les aides sociales dénaturées !
        Mais c’est toujours plus facile de taper sur les faibles, n’est ce pas ?

        • NRJ dit :

          @aleksandar
          Qu’avez vous avec la fraude fiscale ?
          Qu’en savez-vous que ça coûte plus que les aides sociales ? Par nature c’est illégal, donc toute étude sur le sujet n’a aucune valeur. D’ailleurs, la fraude fiscale ne « coûte » rien, par nature. C’est juste un manque à gagner, Et si on va parler, on peut aussi affirmer que les violations des règles de conduite sont un plus grand manque à gagner que la fraude fiscale. Du coup, on fait quoi pour supprimer les violations aux règles de la route ?

          Ce n’est pas une question de taper sur les faibles, c’est une question d’avoir des propositions réalistes. Vous ne proposez rien pour arrêter la fraude fiscale (notamment car il n’y a en définitive pas grand chose à proposer), et vous ne savez même combien on gagnerait à la clé en l’arrêtant.

      • Audry dit :

        @NRJ : Je vois les choses assez simplement : En 2024, la dépense publique représente 57,6% du PIB en France contre 49,2% pour la moyenne européenne. En 2024, le PIB de la France était de 2920 milliards d’euros, donc nous sur-dépensons quelques 245,3 milliards d’euros. Si l’on tape dans la dépense publique improductive (à commencer par la dépense sociale et la suradministration), on peut non seulement retrouver l’équilibre budgétaire à iso-périmètre fiscal mais en plus engager des baisses d’impôt pour les entreprises (donc retrouver de la compétitivité, réinvestir dans l’outil productif, innover, gagner des parts de marché, créer de la valeur pour l’ensemble des français et des recettes fiscales nouvelles, etc.). Il n’y a rien d’impossible en soi, mais la situation est suffisamment dramatique et explosive pour que les choix soient faits et assumés par les français. Et si les français ne veulent pas rééquilibrer les comptes publics, ils perdront tout et ce sera leur choix. De toutes les façons, le petit jeu qui consiste à laisser les déficits filer et la dette enfler trouve toujours une fin autrement plus ruineuse qu’une gestion saine des finances publiques.

        Ensuite, on est sur un espace de discussion dédié à la chose militaire. Je ne suis pas là pour écrire un traité de sur le réchauffement climatique, la faim dans le monde et la raréfaction des ressources essentielles au maintien de la prospérité dans nos sociétés. Donc oui, il y a plein de choses à considérer et évidemment les dépenses militaires n’ont pas vocation à devenir l’alpha et l’oméga de la dépense publique comme l’est aujourd’hui la dépense sociale. L’idée n’est pas de passer d’une extrémité à l’autre, mais seulement de souligner que la France a les moyens de se payer ce qu’elle veut (notamment tout ce que j’ai cité) et d’investir dans ce qu’elle veut à la hauteur des besoins qu’elle fixe… ceci à la seule condition de ne plus faire de la dépense sociale un horizon indépassable.

        @aleksandar : Dans la mesure où la fraude sociale n’est presque pas recherchée, ni même vraiment documentée, on se gardera de la chiffrer par rapport à la fraude fiscale (qui elle, pour le coup, est véritablement recherchée et très documentée). On ne trouve que ce que l’on cherche. Le jour où les autorités mettront le paquet sur la recherche de la fraude sociale, les chiffres monteront sensiblement et la comparaison avec la fraude fiscale présentera un intérêt. Mais dans un pays où l’on achète la paix sociale quitte à ruiner l’avenir de tous, cela ne risque pas d’arriver.

        • NRJ dit :

          @Audry
          « Si l’on tape dans la dépense publique improductive » C’est quoi la dépense publique improductive ? Je vous rappelle à tout hasard que Trump et Musk ont tenté ça aux USA. Et le résultat n’a pas exactement été à la hauteur des attentes (on va le dire comme ça…).
          Si vous voulez réduire la fonction publique, c’est le non-remplacement d’un fonctionnaire sur 2. Et là on retombe sur ce qui a cassé Sarkozy, tout au moins autant que sa réforme des retraites.

          « donc nous sur-dépensons quelques 245,3 milliards d’euros » Oui, mais c’est 245 milliards qui retombe en France. Alors que si on utilise cet argent pour rembourser nos dettes, c’est de l’argent qui part de France. Je suis le premier à dire qu’on peut trouver une ressource financière dans ces 245 milliards, mais ne croyez simplement pas qu’on aura 245 milliards qui arriveront finalement dans les poches de l’Etat. Ce sera bien moins que ça, car cet argent ira dans les autres pays chez nos financiers. Donc moins d’argent pour toutes les belles idées que vous écrivez.

           » Il n’y a rien d’impossible en soi, mais la situation est suffisamment dramatique et explosive pour que les choix soient faits et assumés par les français » Je vous rappelle qu’à la dernière élection, les français ont choisi d’avoir la NUPES comme premier parti de France. Si vous voulez des choix de rigueur budgétaire, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas gagné…

           » si les français ne veulent pas rééquilibrer les comptes publics, ils perdront tout et ce sera leur choix. » Complètement, je vous rejoins là à 100%.

          « Donc oui, il y a plein de choses à considérer et évidemment les dépenses militaires n’ont pas vocation à devenir l’alpha et l’oméga de la dépense publique comme l’est aujourd’hui la dépense sociale » Merci de le préciser, car quand vous annoncez « du SCAF, du Rafale F5, de trois PANG, de 18 SNA, de 6 SNLE, de 30 frégates de premier rang et de beaucoup d’autres choses encore », on a vite fait de comprendre l’inverse.

          « L’idée n’est pas de passer d’une extrémité à l’autre, mais seulement de souligner que la France a les moyens de se payer ce qu’elle veut (notamment tout ce que j’ai cité) et d’investir dans ce qu’elle veut à la hauteur des besoins qu’elle fixe… » On a toujours les moyens. Si on dépense 20% de notre PIB dans la Défense, je ne doute pas qu’on puisse se payer plein de beaux bateaux. Le problème, c’est qu’on retombe dans ce que vous décriviez plus haut par « dépense publique improductive ». N’oubliez pas que la Défense, d’un point de vue économique, c’est totalement improductif (si ce n’est à la rigueur par les exportations, mais dans ce cas, c’est dans l’autre pays qui dépense de l’argent pour aucun bénéfice économique). Donc avoir 18 SNA en situation de paix, à part pour dépenser inutilement l’argent de l’Etat, je ne vois pas l’intérêt.
          En fait, en voulant améliorer le budget français, vous nous expliquez surtout comment vous allez l’empirer. Vous remplacez juste dépense sociale par dépense militaire. Le résultat est juste aussi catastrophique, on le voit aujourd’hui en Russie.
          Et comme je disais, avec le réchauffement climatique, il y a d’autres problématiques à anticiper, et les solutions ne seront malheureusement pas gratuites. Donc si on a de l’argent à dépenser, il y aura surement d’autres secteurs qui seront dans le rouge.

    • NRJ dit :

      @Mat49
      « Certes les allemands le savaient depuis le départ, mais objectivement ce qu’il dit est censé. ». Ce qu’il dit est sensé et absolument pas en opposition avec le fait de faire un avion en commun.


      « Il n’est pas non plus cohérent avec les finances de la France qui du fait du Rafale F5 n’a plus l’argent pour participer au SCAF ». Source ?

      « mais a l’argent pour faire la cellule furtive et le moteur qui lui manquent » Du coup on n’a pas l’argent pour faire le NGF, mais on a l’argent pour faire un nouveau Rafale qui n’aura plus rien en commun avec le précédent. Ben si mais oui bien sûr.
      Rappelons le une bonne fois : si on change la structure d’un appareil (pour le rendre plus furtif en particulier), son moteur, son radar, son IHM, son système de guerre électronique, c’est un autre appareil, et peu importe qu’il y ait une vague ressemblance.
      Ce que vous semblez penser (mais dites moi si je me trompe), c’est qu’en faisant évoluer un F-16A en F-16V ça coûterait significativement moins cher de partir de 0 pour faire un F-16V. Dans la monde réel, ce n’ est pas le cas. S’il y a une économie (peut-être dans le dimensionnement des vis de la roue et encore…), elle ne sera jamais que marginale.

      • Mat49 dit :

        @NRJ « et absolument pas en opposition avec le fait de faire un avion en commun » A ceci près: « « Il ne s’agit pas d’une querelle politique. Nous avons un réel problème au niveau du cahier des charges. Et si nous ne parvenons pas à le résoudre, nous ne pourrons pas poursuivre le projet ».

        « Source ? » Le budget de l’état et la trajectoire de sa dette. Continuer le SCAF et le Rafale F5 en même temps n’a aucun sens dans le contexte budgétaire actuel. Nous n’avons pas les finances pour se payer le luxe d’un programme redondant et inutile.

        « Du coup on n’a pas l’argent pour faire le NGF, mais on a l’argent pour faire un nouveau Rafale » Non juste un nouveau moteur et une cellule, le reste nous avons déjà en développement via les fonds alloués au Rafale F5.

        Et c’est vous qui prétendez partout que la cellule c’est pas cher et que ce qui compte dans le prix c’est les équipements internes. Donc vous ne pouvez pas dire que développer juste une cellule et un moteur soit cher.

        Et c’est vous qui prétendez partout que la cellule c’est pas cher et que ce qui compte dans le prix c’est les équipements internes. Donc vous ne pouvez pas dire que développer juste une cellule et un moteur soit cher.

        Et c’est vous qui prétendez partout que la cellule c’est pas cher et que ce qui compte dans le prix c’est les équipements internes. Donc vous ne pouvez pas dire que développer juste une cellule et un moteur soit cher.

        Et c’est vous qui prétendez partout que la cellule c’est pas cher et que ce qui compte dans le prix c’est les équipements internes. Donc vous ne pouvez pas dire que développer juste une cellule et un moteur soit cher.

        Et c’est vous qui prétendez partout que la cellule c’est pas cher et que ce qui compte dans le prix c’est les équipements internes. Donc vous ne pouvez pas dire que développer juste une cellule et un moteur soit cher.

        « Rappelons le une bonne fois : si on change la structure d’un appareil » Nous ne changerons pas la structure du Rafale puisqu’on ne partirait pas de lui. Nous ferons une autre cellule totalement nouvelle avec un nouveau moteur mais dedans et autour nous mettons tout ce qu’on est en train de développer pour le F5 dont les drones, le serveur, les systèmes électroniques…

        Donc, à l’évidence, ce n’est pas faire « évoluer un F-16A en F-16V » comme expliqué. Oui vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit.

      • NRJ dit :

        @Mat49
         » A ceci près: « « Il ne s’agit pas d’une querelle politique. Nous avons un réel problème au niveau du cahier des charges. ». On est d’accord que c’est bien un homme politique qui dit ça et que vous le croyez ?
        Du coup, si Macron dit qu’il est un très grand président, vous allez le croire tout autant ?
        Mais puisque vous avez l’air de croire aux affirmations d’un homme politique, pourquoi l’Allemagne a signé l’accord HLCORD en 2018 ? Et pourquoi Merz ne se réveillerait qu’aujourd’hui pour s’apercevoir qu’un avion navalisable est inconciliable avec les besoins allemands presque un an après son élection, et après que les états-majors se soient mis d’accord ? Je suis intéressé de lire votre réponse là…

        « Donc vous ne pouvez pas dire que développer juste une cellule et un moteur soit cher. ». Si vous mentionnez le moteur, c’est que justement il n’y a pas que la cellule. Pour donner un ordre d’idée, le moteur F-135 du F-35 coûte 12 à 15 millions de dollars l’unité. S’il y a le même prix pour le M88 (plus petit, mais au nombre de 2), ça fait 20% du prix d’un Rafale, et 1 milliard de coût de développement pour le M88 TRex.

        « Non juste un nouveau moteur et une cellule, le reste nous avons déjà en développement via les fonds alloués au Rafale F5. » Quels fonds ? Le moteur T-Rex et le Rafale F5 ne sont pas encore financés. Je vous rappelle d’ailleurs votre source : Le budget de l’état et la trajectoire de sa dette. Pourquoi aurait on les moyens de faire le Rafale F5 et pas le SCAF. Je vous défie de pouvoir répondre à cette question.

        « Nous ne changerons pas la structure du Rafale puisqu’on ne partirait pas de lui. Nous ferons une autre cellule totalement nouvelle avec un nouveau moteur mais dedans et autour nous mettons tout ce qu’on est en train de développer pour le F5 dont les drones, le serveur, les systèmes électroniques… ». Donc un nouvel avion, et comme les systèmes embarqués comme le radar, la guerre électronique, l’IHM, les drones et autres évolueront (à moins que vous n’imaginiez garder les mêmes systèmes jusqu’en 2080, et dans ce cas annoncez le), alors ce sera au global le même prix qu’un SCAF.
        Donc ce que vous nous décrivez est ni plus ni moins un SCAF franco-français. Et vous essayez de nous faire croire que ce sera moins cher ….

        « . Oui vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit ». J’ai un peu trop bien compris justement. La seule chose qui pourrait faire une économie, c’est si vous annoncez qu’on gèlera les systèmes internes et externes (drones, radar, IHM, guerre électronique etc) de votre remplaçant du Rafale jusqu’en 2080. Mais vous ne l’avez pas fait. Et ça signifierait avoir un appareil obsolète d’ici 2050.

        • Mat49 dit :

          @NRJ « Et si nous ne parvenons pas à le résoudre, nous ne pourrons pas poursuivre le projet » » Donc il a bien un problème avec la poursuite du projet. Je ne crois pas ce qu’il dit sur le cahier des charges qui n’est qu’un prétexte mais un prétexte à une opposition au projet.

          « Pour donner un ordre d’idée, le moteur F-135 du F-35 coûte 12 à 15 millions de dollars l’unité » Le moteur le plus cher qui soit. Donc sophisme de la généralité abusive de votre part.

          « Pourquoi aurait on les moyens de faire le Rafale F5 et pas le SCAF » Je compare faire une cellule + un moteur qui reprend les équipements du F5 et le SCAF. Et j’ai déjà répondu à votre question.

          « Quels fonds ? Le moteur T-Rex et le Rafale F5 ne sont pas encore financés » Si le programme est déjà lancé.

          « et comme les systèmes embarqués comme le radar, la guerre électronique, l’IHM, les drones » Déjà développés dans le cadre du Rafale F5 comme expliqué.

          « J’ai un peu trop bien compris justement » Au point de croire qu’il s’agissait de reprendre la cellule du Rafale, puis au point de croire qu’on allait pas reprendre les équipements du F5 pour le nouvel avion. Vous faites exprès de faire semblant de ne pas comprendre. La dépit sans doute…

          • NRJ dit :

            @Mat49
            « Le moteur le plus cher qui soit » Oui, mais il y en a qu’un seul de moteur, pas 2. Le M88 est peut-être un peu moins cher, mais il en faut 2. Mais je vous en prie, dites nous combien coûte le M88. Si vous ne savez pas, vous comprendrez qu’un coût minimum de 15 millions est ce qu’il y a de plus vraisemblable pour la motorisation du Rafale. Et 15 millions, ça fait 20% du prix d’un Rafale monoplace, comme j’indique dans mon précédent commentaire.

             » Quels fonds ? Le moteur T-Rex et le Rafale F5 ne sont pas encore financés » Si le programme est déjà lancé. » LE T-Rex est lancé ? Première nouvelle. Vous avez une source ?
            Quant au Rafale F5, il n’est que « lancé », pas financé. Actuellement, seulement 318 millions sont financés pour les études amont d’ici 2030 (https://www.defense.gouv.fr/dga/actualites/ministere-armees-totalise-4-milliards-deuros-nouvelles-commandes). Donc je vous repose la question : Pourquoi aurait on les moyens de faire le Rafale F5 et pas le SCAF ? Si j’en crois votre source, on ne dépensera rien pour le Rafale F5 après 2030.

            « point de croire qu’il s’agissait de reprendre la cellule du Rafale, puis au point de croire qu’on allait pas reprendre les équipements du F5 pour le nouvel avion » J’avais compris ça, je vous rassure.
            Votre idée n’est pas du tout compliquée à comprendre. Le seul problème c’est que vous refusez de répondre quand je vous demande d’assumer les conséquences du choix
            Je vais vous le faire simplement:
            Un système aéronautique de combat (pour le F5 ou le SCAF), c’est une cellule d’avion, une motorisation, des drones, le système de guerre électronique, le radar, et l’IHM (on pourrait aller plus loin, mais on va limiter à ça pour l’instant). Et c’est la totalité de tous ces éléments, ) à la fois en développement, production et maintenance qui vaut plusieurs dizaines à une centaine de milliards d’euros entre 2040 et 2080.
            Votre idée basique, c’est de dire qu’on va juste faire la cellule et la motorisation, ce qui fait une économie substantielle, puisqu’on évite de payer pour les autres éléments entre 2035 et 2080.
            Le petit problème, c’est que si on gèle entre 2035 et 2080 les drones, le système de guerre électronique le radar et l’IHM, et bien notre futur système aéronautique de combat sera complètement obsolète dès 2050, et il se retrouvera à la rue. Maintenant la question est de savoir si vous assumez vouloir un système aéronautique de combat obsolète. Si vous me dites oui, dans ce cas je serai parfaitement d’accord avec vous sur le fait que vous proposez une économie énorme.
            Par contre, si vous me dites qu’on lancera quand même la nouvelle génération des systèmes électroniques mentionnés, et bien le budget total entre 2040 et 2080 alloué à notre système aéronautique de combat sera tout simplement le même si on faisait un SCAF franco-français.
            Donc osez assumer vos opinions et répondez à cette question simple : Voulez vous un système aéronautique de combat qui sera obsolète dès 2050 ?

          • Mat49 dit :

            @NRJ « Oui, mais il y en a qu’un seul de moteur, pas 2 » Et 2 qui fonctionnent valent mieux qu’un moteur de F 35. Et même à deux additionné à une cellule seule cela ne vous évite pas le ridicule quand vous prétendez que c’est trop cher.

            « LE T-Rex est lancé ? » Il est dans le programme et donc lancé, c’est dans la LPM, 318 million c’est juste le début pour la levée de risque. Et c’est lancé depuis octobre 2024 très cher.

            « c’est que vous refusez de répondre quand je vous demande d’assumer les conséquences du choix » La conséquence du choix c’est de faire moins cher, plus vite, et très performant.

            J’assume pleinement défendre de tels choix, surtout quand il va de toute façon falloir faire sans le SCAF.

            « Pourquoi aurait on les moyens de faire le Rafale F5 et pas le SCAF ? » J’ai répondu : ça coûte moins cher. Et même vous ne pouvez pas ignorer pourquoi reprendre une cellule en production c’est moins cher.

            « c’est une cellule d’avion, une motorisation, des drones, le système de guerre électronique, le radar, et l’IHM » Donc à l’évidence prendre tout dans le Rafale F5 qui est déjà largement financé, sauf la cellule de l’avion et les moteurs pour les réutiliser à partir de 2035 sur une nouvelle cellule avec une nouvelle motorisation est un choix technologiquement parfaitement rationnel et financièrement totalement pertinent.

            « Et c’est la totalité de tous ces éléments » Si tel était le cas le Rafale F5 ne pourrait pas exister car ce que vous dîtes implique qu’on aurait une sorte d’obligation magique de développer une nouvelle cellule tout le temps. NRJ… voyons.

            « puisqu’on évite de payer pour les autres éléments entre 2035 et 2080 » Encore la pensée magique ridicule de NRJ.

            Entre 2035 et 2040 on fait passer les standards du nouvel avion avec un nouveau standard vers 2045 puis encore un vers 2055 comme on l’a fait sur le Rafale du F3 au F3R puis du F3R au F4. Et profitant du fait que passer des standards ne soit pas si couteux on concentre l’effort d’investissement sur le successeur de l’avion entré en service en 2035, cet avion/drone 7G entre en service vers 2060 et est donc à mi vie en 2080.

            Parce que oui contrairement à l’homme de paille pathétique que vous nous pondez passer des standards ne signifie pas redévelopper tout de A à Z.

            De toute façon, le SCAF c’est cuit, donc autant faire mieux plus vite, moins cher et 100% souverain. Comme ça vous nous divertirez en venant prétendre que c’est nul de faire le meilleur.

    • Lagrange dit :

      @Mat49 je suis d’accord sur le calendrier mais pas sur le Rafale F5. Cela ressemble fort à un plan B en catastrophe de chez Dassault qui a rassemblé les briques technologiques existantes (Rafale, Neuron) afin d’avoir un programme temporaire qui permette de ne pas insulter l’avenir: si les avions pilotés disparaissent le gros drone développé dans le cadre du F5 peut rester, si le programme SCAF continue Dassault pourra arguer que ce qu’on veut y développer est déjà là en partie, si le SCAF tombe à l’eau cela permet d’attendre un peu en ayant déjà budgétisé les grandes lignes du plan B.

      Par contre développer une nouvelle cellule et un nouveau moteur, même en se fondant sur les équipements du F5 ce n’est pas anodin. Une cellule plus grosse et furtive avec un nouveau moteur c’est un coût non négligeable et les équipements du F5 devront être adaptés. C’est moins cher que de partir de zéro mais cela paraît compliqué sans volonté politique forte d’augmenter le budget.

      Un partenaire prêt à acheter aussi le nouvel avion en le « branchant » sur son écosystème Rafale F5 paraît incontournable dans l’état des budgets actuels. Problème il n’y a personne de crédible pour ça car l’acheteur participerait aux coûts de l’industrialisation initial et voudrait sans doute sa chaine et des compensations industrielles importantes sur un programme qui serait limité grosso modo à la cellule et le moteur.

      Je sais certains vont dire l’Inde! l’Inde! Mais ce n’est pas aussi simple. Sans parler de leurs problèmes administratifs récurrents, ils ne pourront revendiquer que le fait d’assembler des cellules avec des sous ensembles produits en France, le retour industriel serait trop limité pour eux.

      • Mat49 dit :

        @Lagrange « Par contre développer une nouvelle cellule et un nouveau moteur, même en se fondant sur les équipements du F5 ce n’est pas anodin » Par rapport à un SCAF franco-français c’est infiniment moins cher et nous n’avons pas vraiment le choix.

        « paraît incontournable dans l’état des budgets actuels » Si on arrête le SCAF nous aurons une petite marge.

        Après pour le partenaire, s’il faut vraiment en trouver un, il faut attendre de voir ce que Suède et Espagne font après le SCAF.

  31. Stakan Vada dit :

    Dès qu’il s’agit du domaine régalien on touche concrètement les limites de la soi-disant Union européenne. D’accord pour une ligue des commerçants européenne mais certainement pas sur le plan politique. Nos intérêts ne sont pas forcément ceux de nos voisins, surtout les allemands. Quittons la commission européenne et soyons libres de nos décisions.

    • bonnechancemonpapa dit :

      @ Stakan Vada : vous avez tout à fait raison : l’Europe est une Guilde des marchands géante, une sorte de super Ligue Hanséatique, principalement animée par les Luthériens. Il est donc normal que nous ne parvenions pas à accorder nos violons : ces gens-là raisonne comme des boutiquiers. Ils ne sont intéressés que par la croissance de leur chiffre d’affaires, une obsession. Ils sont près à tapiner tant qu’il faudra dans les couloirs de la Maison Blanche pour la conserver comme nous l’ont récemment bruyamment démontré Von der Layen et Rutte – qui jouent en catégorie olympique de la discipline, la bourgeoisie française n’étant par ailleurs pas en reste.
      Là où la France raisonne indépendance.

      • bonnechancemonpapa dit :

        « ces gens-là raisonne ». Il fallait lire « ces gens-là raisonnent », bien sûr (Ouf, j’ai réussi à corriger avant notre Bescherelle national 🙂

  32. Michel dit :

    Ça alors ! Qui l’aurait cru … la team Dassault doit être triste elle qui avait tant à apprendre de la part de nos « amis » Allemands.
    Cherchons des alliances sérieuses avec des partenaires qui ne veulent pas être affiliés à un Parrain quelque soit son continent, l’Inde est un bon exemple mais il y en a d’autres.

    • rainbowknight dit :

      L’Inde, voilà pourquoi le chancelier allemand s’est offusqué de l’égoïsme français ? Une France qui parie sur une puissance , l’Inde quand son Allemagne a parié sur une autre , la Chine….
      Les perspectives sont bien différentes pour français et allemands dans une Europe qui devient un enjeu prépondérant pour ceux qui maintenant sont concurrents….
      D’un côté ou de l’autre, les coups de ….. vont pleuvoir comme à Gravelotte. Nous sommes prévenus .
      Savoir ce que l’avionneur français aura concédé à l’Inde, pour s’ouvrir un marché crucial, fera l’objet de toutes les attentions particulièrement si les concessions accordées seront similaires à celles refusées à l’Allemagne….
      Difficile d’aborder sereinement des négociations quand un échec se dessine ailleurs… le chancelier aurait voulu mettre la pression sur Dassault, il n’eût pu mieux faire.
      Rififi dans l’ Union, pour les Européens c’est l’heure des choix qui approche….
      Le Félon franco-allemand s’appelait SCAF…

      • Michel dit :

        Exactement, mais dans le cas de l’Inde il y aura si il voit le jour un retour économique, quel est celui que l’Allemagne propose ?
        En Europe du nord les défenses de la plupart des pays dépendent des US. Avant de jouer la veuve éplorée l’Allemagne ferai bien de montrer l’exemple sincèrement et non pas par les mots mais par les faits.
        Il est a souhaiter pour que le business avec la Chine ne sera pas un mauvais choix, pour l’instant je n’ai pas l’impression que se soit le cas.
        Pour les accords Franco indiens il faut aussi considérer que depuis bien longtemps dans le domaine militaire cela marche plutôt bien pour Naval Group et Dassault :
        ​Dassault Aviation (73 ans)
        ​Depuis 1953 : L’accord initial concernait l’avion de chasse Ouragan (baptisé Toofani en Inde).
        ​Années 1980 : Livraison des Mirage 2000, piliers de l’armée de l’air indienne.
        ​2016 – 2026 : Commandes successives de Rafale (36 en 2016, 26 Rafale Marine en 2025, et un accord pour 114 appareils supplémentaires en février 2026).
        ​Naval Group (21 ans)
        ​Depuis 2005 : Signature du contrat pour la construction locale de six sous-marins de classe Scorpène (programme P75).
        ​Depuis 2008 : Création de la filiale Naval Group India pour ancrer la présence industrielle française.
        ​2023 – 2025 : Accords pour trois sous-marins Scorpène additionnels et projets de coopération pour l’exportation.

        • rainbowknight dit :

          TKMS est en course pour le prochain sous-marin. En annonçant se « retirer » du SCAF c’est un coup porté à la France et Dassault. Les Indiens sont en position de force pour négocier…. malgré les annonces des proches du Palais rien ne certifie la signature du contrat à cette heure. Si le cheffe des Armées rentre à Paris avec un fiasco , il saura à qui dire Danke schon…
          J’espère me tromper.

  33. benoit dit :

    Merz remet en question les caractéristiques du future avion française pour le système SCAF ( capacité nucléaire et marines ) qui selon lui , La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment , alors qu’il a acheté des f35 par dizaines aux américains avec ces mêmes caractéristiques !?

    • EchoDelta dit :

      Ils ont pas payé le développement : c’est cela qu’ils ne veulent pas : financer un programme avec des spécifications dont ils n’ont pas besoin pour l’instant.

  34. Aramis dit :

    Il aurait voulu humilier @NRJ qu’il ne s’y serait pas pris autrement.

    • Merkava dit :

      Bah ! Ce type n’ayant aucun amour propre, vous allez voir qu’il va ramener sa fraise !
      Et nous expliquer, à grands renforts d’insultes et de mensonges, que la mer est rose et le soleil rouge !

      • NRV dit :

        Oui la mer rose… et la mer morte ?
        Et les soleils rouge… les naines rouge, c’est quoi ?

      • NRJ dit :

        @Merkava
        Oh le pauvre chéri. il croit pouvoir insulter les gens sans se reprendre en retour dans la figure ce qu’il balance. Un peu stupide, mais tellement logique.

        Quant aux mensonges, tu me diras lesquels. A mon avis, ton niveau intellectuel est trop limité pour que tu puisses vraiment trouver quelque chose. Mais bon, peut-être que je vais être surpris, qui sait ?

        • Lagrange dit :

          @NRJ c’est bon là vous allez pouvoir sortir les mouchoirs. L’Allemagne discute de nouveaux achats de F 35. En en achetant régulièrement jusqu’en 2040 elle élimine sur le papier tout besoin du SCAF car le F 35 sera toujours relativement crédible dans 20 ans à 30 ans.

          L’Allemagne, si les avions pilotés sont encore là, n’a pas besoin d’un avion avant 2060 car elle aura le F 35. Et la France a besoin d’un avion en 2035 pour faire la jointure avec le Rafale dont la chaine n’a plus que quelques années à vivre et qui commence vraiment à faire son âge.

          Rien ne colle entre Paris et Berlin.

          • NRJ dit :

            @Lagrange
            « L’Allemagne discute de nouveaux achats de F 35. » Ca vient d’être démenti.

            « L’Allemagne, si les avions pilotés sont encore là, n’a pas besoin d’un avion avant 2060 car elle aura le F 35 » Ce n’est pas avec 35 F-35 que l’Allemagne va aller très loin. Par ailleurs, si l’Allemagne fait en solo, elle a besoin d’avoir un carnet de commande aussi gros que possible, de manière à rentabiliser l’investissement. Exactement de la même façon que nous quand on a lancé le Rafale. C’est pour ça qu’on a mis la marine à contribution alors que les marins voulaient du F-18.

          • Lagrange dit :

            @NRJ  » Ca vient d’être démenti » Personne n’y croit.

            « Ce n’est pas avec 35 F-35 que l’Allemagne va aller très loin » Elle en aura plus à l’avenir.

            « Par ailleurs, si l’Allemagne fait en solo » Ils n’y songent même pas, ils sont lucides.

            Bref même vous vous noyez le poisson quand on énonce qu’a l’évidence le SCAF est mort et que les obsèques sont proches. C’est dire si le cadavre est froid.

          • NRJ dit :

            @Lagrange
            « Personne n’y croit. » Si vous ne voulez pas voir les faits, ça ne regarde que vous. Moi j’accepte les faits et la dure réalité.
            A l’heure actuelle vous n’avez rien pour appuyer l’hypothèse que les allemands vont acheter du F-35. Et à mon avis, sauf si les allemands veulent faire plaisir pour les droits de douane, ils n’en achèteront pas pour les raisons que j’ai mentionné avant.

            « Ils n’y songent même pas, ils sont lucides ». L’hypothèse est étudiée par les responsables allemands. Et ils auraient tort de ne pas évaluer l’option : à part quelques petits coqs français sur leur tas de fumier, personne ne doute vraiment de la compétence des industriels allemands, Airbus, Hensoldt, Diehl en tête. Et plus encore que ça, l’Allemagne a de l’argent et a 15 ans devant elle si elle voulait faire un avion en solo. Largement de quoi compenser toute montée en compétences dans les rares domaines qu’ils ne maitrisent pas.
            En fait, le seul élément qu’ils me sauraient pas faire, c’est le moteur. Et pour ça il peuvent l’acheter sur étagère. Il y a pas moins de 4 motoristes possibles (GE, Pratt&Whitney, Safran et Rolls-Royce).

            « quand on énonce qu’a l’évidence le SCAF est mort et que les obsèques sont proches. C’est dire si le cadavre est froid. » Le cadavre n’est pas encore froid. Mais la possibilité d’un échec est réelle et indéniable. Et ça n’enlève rien au fait que ce serait la pire bêtise que l’on pourrait faire. On va mettre l’armée française sur la paille avec un programme dispendieux et vous n’avez pas le courage d’assumer les consequences de ça.

    • Tourne Bille dit :

      ah ah 🙂

    • JFM dit :

      @Aramis
      Je n’osais pas le dire 😉 🙂
      Comme d’habitude, il va attendre et sauter sur tous les commentaires pour répondre……heu, pour répandre son fiel anti-français.
      Sa cervelle doit fumer en ce moment, vu que rien ne va dans son sens !

    • NRJ dit :

      @Aramis
      En quoi ça m’humilierait ? Là je suis curieux de vous lire….

      • Aramis dit :

        @NRJ je suis curieux de voir comment vous allez réussir à nous prétendre que « tout se déroule conformément au plan » comme on dit chez vous.

        • NRJ dit :

          @Aramis
          Où ai-je dit que tout se déroulait comme prévu ? Et puis en France, on n’a pas de plan, ça se saurait. Nos politiques, à notre image (vous le voyez notamment sur ce blog) n’anticipent rien et sont d’une lâcheté confondante. L’explosion de notre déficit en est une première illustration. Et une deuxième illustration, c’est le SCAF où les politiques laissent Dassault diriger la politique de Défense par pure lâcheté et opportunisme politique (ce n’était pas pour rien que la famille Dassault est propriétaire du Figaro).

        • Aramis dit :

          @NRJ « Où ai-je dit que tout se déroulait comme prévu ? » A donc maintenant vous admettez que c’est la merde. Enfin.

          « Nos politiques, à notre image (vous le voyez notamment sur ce blog) n’anticipent rien et sont d’une lâcheté confondante » Mais pourquoi ce refus incompréhensible d’un programme taillé pour faire exploser les records de surcouts et de retard?

          « ce n’était pas pour rien que la famille Dassault est propriétaire du Figaro » Le Figaro, c’était donc ça le secret.

  35. vrai_chasseur dit :

    Le chancelier Merz est probablement coincé entre son industrie et son armée. Avec une France qui maintient son cap, sa marge de manœuvre est encore plus étroite.
    D’un coté l’industrie allemande qui réalise, face au mur des ambitions élevées du SCAF, que la marche technologique est nettement plus haute à franchir pour eux que pour l’industrie française – et qui ne veut pas pour autant lâcher la proie pour l’ombre et mettre en péril tous les emplois du bassin industriel bavarois,
    De l’autre la Bundeswehr, plutôt favorable au SCAF mais qui a également des lacunes capacitaires accumulées depuis plusieurs décennies, à combler d’urgence – et demande donc des arbitrages entre le court et le long terme, quitte à ne pas regarder la provenance des équipements.
    On ajoute pour compliquer encore plus les discussions, l’attitude politique habituelle des 2 pays, qui tous les deux détestent par dessus tout que l’autre pays lui dise quoi faire : « maintiens le SCAF » contre « fais ton avion moi je fais le mien ».
    La réalité est que si l’Allemagne se met en congé du SCAF, elle se tire probablement une balle dans le pied : elle n’a aucune alternative de même niveau, ni avec le GCAP, ni en solo.

    En contraste, les coopérations militaires de la France avec d’autres pays européens avancent concrètement, par ex. avec la Suède, qui attend impatiemment la visite prochaine du GAN français à Malmö pour développer ses capacités interalliées ( http://www.forsvarsmakten.se/aktuellt/nyheter/franskt-hangarfartyg-till-sverige/ )

  36. Dan64 dit :

    Nous progressons lentement vers l’arrêt. Bon maintenant, l’échéance française, c’est 2027!Avec notre président, incapable de taper du poing sur la table. Because l’état de nos finances et notre influence lilliputienne en Europe. Que d’années de perdues et ce n’est pas fini!!

  37. Soult dit :

    Donc là @NRJ les allemands ne remettent pas en cause quelque chose qui avait été acté et signé?

    • NRJ dit :

      @Soult
      Ben non. Où voyez vous quelque chose de acté et signé, ici ?

      • Soult dit :

        @NRJ je sais pas moi. Mais un certains N-ère-J a écrit à @zaza « Ce qui est intéressant d’ailleurs, c’est que les états-majors se sont déjà mis d’accord (https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/scaf-les-armees-de-lair-reaffirment-leur-besoin-dun-systeme-de-combat-aerien-du-futur-2191945). Ça fait donc du point principal de Merz, la divergence du cahier de charge, une critique totalement obsolète ».

        Il raconte que des salades ce N-ère-J…

        • NRJ dit :

          @Soult
          Où voyez vous une remise en cause ? Les états-majors se sont mis d’accord, mais tant que la phase 2 n’est pas signée, le cahier des charges n’est pas acté.
          Tu ignores tout du monde industriel, c’est assez triste à lire…

          • Soult dit :

            @NRJ Ah bon? Mais alors quand le Sénat ecrit ceci: »L’ensemble des spécifications souhaitées ont fait l’objet d’un document cosigné » [COSIGNE !! MDR!!] « le 26 avril 2018 par le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’Air et le général Bühler, Director General for Planning : le HLCORD (High Level Common Requirement), approuvé l’année suivante par l’Espagne. Le HLCORD décrit ainsi de matière relativement précise les exigences auxquelles devra répondre le NGWS, coeur du SCAF national de chacun des pays participant au programme.

            Afin de parvenir à ces spécifications communes du besoin militaire, les deux pays ont du s’entendre sur les missions réalisables. Il devra ainsi s’agir d’un système polyvalent , qui comprendra à la demande de la France la possibilité d’APPONTAGE ».

            Source ici:https://www.senat.fr/rap/r19-642/r19-6424.html

            COSIGNE!! PTDR!!

          • EchoDelta dit :

            Faudrait savoir : on diverge ou on converge sur les spécifications ??

          • NRJ dit :

            @EchoDelta
            On converge. Lisez l’article des échos une fois pour toute.
            Mais ce n’est pas parce qu’on converge sur les specifications qu’on converge sur la répartition industrielle, surtout si Dassault veut s’accaparer la majorité du NGF.

          • NRJ dit :

            @Soult
            Et où voyez vous une remise en cause à l’heure actuelle ? Merz dit « si nous ne parvenons pas à le résoudre, nous ne pourrons pas poursuivre le projet ». Ça ne veut donc pas dire qu’il veut un appareil incapable d’apponter. Il affirme juste vouloir un appareil capable de répondre aussi aux besoins allemands.
            Donc pas de remise en cause du HLCORD.

            C’est un homme politique, évidemment que les termes qu’il utilise sont vagues, qu’attendiez vous de lui ?

  38. Logan dit :

    C’est fou comme l’histoire du SCAF commence à ressembler à celle de l’Eurofighter.
    Les allemands vourdraient détruire l’industrie aéronautique militaire européenne, ils ne pourraient pas mieux s’y prendre.

  39. Pascal 06 dit :

    Mertz n’est pas pragmatique ! Il est plutôt sournois. Il évoque une incompréhension et une incapacité à faire avec les attentes initiales du SCAF de la partie française. C’est de la mauvaise foi. Maintenant, il veut privilégier l’industrie allemande ce qui peut se comprendre, mais doit-il rester dans une certaine mesure…Après, il ne faut pas perdre de vue qu’il est « infeodé » aux américains, ces derniers ne voient pas d’un bon œil un futur concurrent tel le SCAF.
    Autre élément qui confirme cette emprise, l’annonce des allemands qui n’ont plus de missiles anti-aeriens pour l’Ukraine. Aucun scrupule de leur part, ils « tranchent »…
    Antérieurement, il y a eu des projets avec les allemands qui ont abouti mais nous sommes rentrés dans une nouvelle ère depuis une décennie. Ils optimisent à tout va sur les financements et projets militaires européens en neutralisant de l’intérieur, en s’associant en parallèle avec des entreprises américaines pour produire dans leurs usines, en faisant traîner et en complexifiant les projets jusqu’à à limiter leurs commandes propres sans parler de leurs vetos éventuels sur les ventes.
    Je pense que nous n’aurons pas de difficultés à trouver des partenaires plus fiables après ce simulacre allemand.

  40. Robmac dit :

    Ha bon !!! Les Allemands n’ont pas besoin d’un avion de ‘supériorité aérienne’ qui décolle d’un porte-avions et transporte une bombe nucléaire non américaine ? ça alors : si on avait su …

    Mais Dassault va pouvoir construire son SCAF tout seul, en toute souveraineté !!!

  41. Merkava dit :

    Déclarations du CEMA français…
    Déclarations de Merz…
    Article de notre hôte…
    Tout est l’inverse des affirmations du pathétique @NRJ !
    Tout contredit les déclarations hors sol de l’expert à la petite semaine @NRJ !
    Son discrédit est confirmé.
    Son humiliation est totale !

  42. ONERESQUE dit :

    Là, ça commence à devenir à la fois risible et pathétique tant le théâtre de postures des 2 états vire à la Tartufferie….La Présidence française « fait mine » de se cramponner, offusquée, à de « grands principes » rationnels, raisonnables, logiques (Cartésiens ? ) et d’invoquer aussi de son côté une reproche « si d’aventure………on serait obligé de remettre en cause le char commun »…..Menace ridicule sachant la mort annoncée du MGCS devant le Leoprad 2A8 et bientôt 3. Menace quand même du Président Macron, à peine voilée donc, d’éjection globale SCAF-MGCS en réponse à l’assertion du Chancelier MERZ « La France souhaite n’en construire qu’un seul et l’adapter à ses propres spécifications. Mais ce n’est pas ce dont nous avons besoin »

    1 > Dans cette tragi-comédie INTERMINABLE, personne n’est plus DUPE. Les responsables politiques savent pertinemment que les positions respectives Dassault vs Airbus sont maintenant irréconciliables (depuis 2 ans)…MAIS PERSONNE ne veut porter la responsabilité de l’échec. Aussi, chacun prépare ses arguments de « dédouanement massif » sur lesquels appuyer une sortie « avec les honneurs » de la part de gens de « bonne volonté » qui resteront (dans leur perspective à eux) immaculés de tords aux yeux de l’Histoire de la coopération européenne.

    2 > On l’a souligné et re-souligné et re-re souligné, les 2 « partenaires » du SCAF-NGF sont tous les 2 à l’heure actuelle des boxeurs handicapés, l’Allemagne d’une part avec ses pertes de compétence en moteurs avancés, en intégration globale 5th GEN et en clientèle mondiale inexistante, la France d’autre part en capacités de financement faméliques 2027-2040. Ces « trous » sont très probablement les raisons fondamentales pour lesquelles le dossier n’arrête pas de ne pas mourir, d’agoniser à la vitesse d’un escargot cacochyme…..

    3 > Ceci dit, financièrement parlant, la BundesRepublik dispose de capacités d’endettement KOLOSSALES et pourra mettre sur la table suffisamment de dizaines de milliards pour mobiliser dans les 10 ans qui viennent des partenaires AUTRES que français, assoiffés de participation à des programmes foisonnants de retombées technos, dont déjà forcément l’Espagne.

    4 > L’hypothèse d’entrée de SAAB chez SCAF AIRBUS pur reste encore PLUS QUE sujette à caution car elle se heurte au très farouche indépendantisme suédois hérité de la neutralité centenaire. A CONTRARIO, 100 milliards d’€ de R&T-DEV-PROD sont AUSSI quand même la « pierre taille obélisque dans le jardin de Stockholm ». Une petite nation qui ne sera JAMAIS assez solide pour financer un 6th GEN trop ambitieux. Il faut aussi garder à l’esprit que SAAB et l’armée Sverige, c’est SURTOUT le cahier des charges d’un monomoteur polyvalent de 12 à 13 tonnes atterrissant sur des autoroutes dispersées et non pas celui d’un intercepteur ou avion d’interdiction Luftwaffe longue frappe BIMOTEUR, grand delta à LEVCON, vastes soutes pour TAURUS et METEOR et grosses réserves de kéro, à viser 1.250, voire 1.500 NM d’allonge sans ravitaillement. On le voit, SAAB + AIRBUS cogne sur de très GROS OBSTACLES et BEAUCOUP d’empêchements.

    5 > L’entrée sur le GCAP d’AIRBUS demeure également une hypothèse plutôt fantaisiste comme cela a été aussi maintes fois réitéré. BAE et Le consortium japonais ne veulent PAS voir débouler AIRBUS dans un développement techno aussi démesurément ambitieux TOUS AZIMUTS (Moteurs cycle variable 15 t, Radars X et C et ECM combinées distribués 360°, composites 80%, IA adossé à des PetaFlops de puissance CPU, cockpit massivement holographique, absorbeurs d’ondes hyper-résilient usure etc……). BAE et LEONARDO ne sont prêts qu’à faire « acheter sur étagères » le TEMPEST par Berlin, avec, à la rigueur de l’électronique HENSOLDT et de l’IA IBM. L’Allemagne n’a OBJECTIVEMENT pas l’épaisseur d’un papier à cigarettes pour s’insérer dans le GCAP.

    6 > Les relations privilégiées UK et France avec les pays arabes rendent d’un autre côté l’apport de fonds du Golfe ou de Djeddah plus qu’improbables dans un SCAF pur AIRBUS et le KAAN ou le BOROMAE sont déjà là en embuscade pour d’autres potentialités de coopération avec d’autres pays. L’Inde ayant choisi le RAFALE pour sa part.

    7 > On le voit, aussi bien la France, incapable TRÈS probablement d’assumer 100 milliards d’€ de programme NGF ces 10 prochaines années QUE l’Allemagne et l’Espagne, incapables pour toutes les raisons invoquées ci-dessus, de s’allier à d’autres pays aéronautiques tout en partant avec une énorme LACUNE know-how parties chaudes moteur 6thGEN, ne vont sortir du SCAF-NGF INDEMNES ! En tout état de cause, les trop lourdes contradictions du cahier des charges combinées à la concurrence tacite acharnée des intérêts industriels ont été, sont et continueront obsessivement à constituer de TROP GROS HANDICAPS pour un tel programme…..surtout si on refuse la dernière ultime porte de sortie à 2 appareils……

    • HMX dit :

      @ONERESQUE
      Globalement d’accord sur cette analyse. Toujours un plaisir de vous lire.

      Je serais quand même plus nuancé sur « la France, incapable TRÈS probablement d’assumer 100 milliards d’€ de programme NGF ces 10 prochaines années » : d’une part, cela représente en moyenne « seulement » 10 milliards / an, un chiffre pas si terrifiant ni hors de portée, à l’heure où les budgets de défense ont déjà doublé depuis 2013, et vont encore doubler d’ici à 2032-2035. J’écris cela en n’ignorant rien de la situation économique et budgétaire générale du pays, qui est à ce jour catastrophique. Mais la défense est un secteur budgétaire qui a été épargné jusqu’ici, et qui à mon avis le restera, de gré ou de force, pour la décennie qui vient (quelle force politique au pouvoir aurait l’idée de « couper » dans le budget défense alors que les périls montent de partout ?). Les indispensables économies se feront donc nécessairement sur d’autres secteurs. Ce ne sont pas les pistes qui manquent. Je ne développe pas ici, car ce n’est pas l’objet de ce site !

      Ensuite, si la France devait réaliser seule son SCAF-FR, je voudrais introduire l’idée que la marche ne sera peut être pas aussi haute que 100 milliards € : en effet, la France pourra s’appuyer sur le Rafale F5 qui aura déjà été développé d’ici là. En d’autres termes, là où les allemands ont beaucoup d’argent dans la poche mais les mains vides et une page blanche devant eux, nous aurons de notre côté déjà un cloud de combat (celui du F5), et au moins un effecteur déporté qui volera (le Neuron NG). Le SCAF-FR nécessitera probablement une évolution de ce cloud, et l’ouverture à d’autres effecteurs déportés. Mais financer de telles évolutions à partir d’une base existante coûtera nettement moins cher, que d’avoir à tout concevoir, développer, tester et industrialiser en partant de zéro. Le futur SCAF-FR pourrait ainsi voir le jour avec une cellule entièrement nouvelle, mais une avionique et un cloud directement issus du Rafale F5, au moins dans son « standard 1 ». De quoi revoir sérieusement à la baisse les délais nécessaires, et le coût de 100 milliards €. Ou pour le dire autrement, à supposer que les 100 milliards soit une hypothèse crédible, il faut considérer que le développement du standard F5 fait déjà partie de ce montant.

      • ONERESQUE dit :

        @HMX. Effectivement, le SCAF Dassault pur hériterait naturellement des matériels IA + Cloud du Rafale F5 et, globalement, cela contribuerait à descendre probablement oui en-dessous de la barre des 100 milliards de programme. Les questions en suspens restent très nombreuses : quid des mesures budgétaires des successeurs de Macron ? Encore inconnues. Quid du futur moteur EUMET qui ne sera probablement pas simplement le T-REX à cause d’un besoin d’abaissement de la consommation avec un cycle variable à haut taux de dilution par le triple-flux ? BEAUCOUP d’incertitudes qui contaminent un programme qui coûtera de toutes façons nettement plus que 50 milliards ( presque une année de Défense ) et personne effectivement n’est en mesure de dire ce qui adviendra au final….

        • HMX dit :

          @ONERESQUE
          Les incertitudes sont en effet élevées. Probablement que ce programme coûtera entre 50 et 100Md€, même en tenant compte des acquis du Rafale F5. Mais les incertitudes étaient également élevées quand nous avons lancé le programme Rafale au début des années 1980. Pari qui a pourtant largement été relevé, malgré le « trou d’air » des années 1990-2000 et les « dividendes de la paix ».

          Pour ma part, je pense que lancer un tel programme aujourd’hui peut à nouveau constituer un pari gagnant. Il n’ y a plus aucune période « dividendes de la paix » en vue au cours de la décennie qui vient, bien au contraire, les risques de tensions internationales sont à leur maximum. La demande en avions de combat de nouvelle génération ira croissant, avec le renouvellement « naturel » des parcs de chasseurs actuels, et les besoins nouveaux liés au contexte géopolitique très incertain. Un chasseur français, qui se présenterait comme le successeur naturel du Rafale avec qui il partagerait une « filiation » commune (et un marché…) pourrait trouver sa place à l’export : il n’existe à ce stade aucune raison rationnelle d’en douter. Le Rafale montre la voie. On devrait d’ailleurs davantage faire la pédagogie de ce programme, longtemps présenté comme un gouffre, et désormais « cash machine », pas seulement pour Dassault, mais aussi pour les finances publiques !

          S’agissant des mesures budgétaires post-Macron, comme indiqué plus haut, il est douteux qu’un gouvernement s’engage à « taper » dans les crédits de la défense d’ici à 2035. Evidemment, on ne peut pas en être certain à 100%. Mais la France, tout comme ses voisins, a accepté l’objectif à 3.5% du PIB fixé dans le cadre de l’OTAN. Il s’agit à l’heure actuelle d’un des (très) rare sujet de consensus dans la politique française.

          Sur le moteur EUMET, rien ne dit qu’il restera franco-allemand, tout dépendra des négociations en cours. Mais Safran a le savoir faire pour finir de développer seul ce moteur. Si besoin, il serait tout à fait envisageable que le prototype du SCAF-FR soit motorisé par des M88 T-REX : rappelons que le prototype du Rafale a fait son 1er vol en 1986 avec des F404 US (moteur du F18 !), et que c’est seulement en 1990 que l’appareil a reçu ses M88 ! Mais à ce stade, il n’y a pas (encore) de raisons de douter que le moteur AMCA du SCAF ne sera pas prêt à temps…

    • aleksandar dit :

      Sur le papier ses capacités d’endettement sont KOLOSSALES.
      La réalité c’est qu’ils n’ont pas oublié l’hyperinflation des années 30 et que son économie est en récession.
      Il va falloir convaincre le Bundestag d’emprunter et cela ne sera pas une mince affaire, tout partis confondus.
      A part les écolos qui sont des ânes.

  43. Chill dit :

    NRJ, pas trop déçu …?

  44. Ératosthène dit :

    « le partenaire allemand remettait en cause l’avion commun, on serait obligé de remettre en cause le char commun », a-t-il dit. »

    J’ai été agréablement surpris, çar c’était loin d’être évident de la part du traître national.

    • HMX dit :

      @Eratosthène
      Menace en carton de la part de notre PR… à l’heure où le Léopard 3 s’apprête à être dévoilé, pas sûr que les allemands soient terrorisés à l’idée de perdre un partenaire aussi indispensable que la France pour le char du futur…

      La vraie question, derrière l’annulation du MGCS, c’est de savoir : que fait-on de l’alliance KNDS ? Sachant que poser la question, c’est déjà y répondre…

  45. Mike dit :

    Le petit joujou de l’incapable-en-chef ne survivra pas à sa disparition en Mai 2027. Dix ans de perdus pour … rien. Je l’annonçais déjà en 2018.

    • HMX dit :

      Oui et non… les développement réalisés par Dassault et ses partenaires pour le NGF sont loin d’être perdus. En revanche, il faudra mettre les bouchées doubles sur les piliers qui étaient confiés à l’Allemagne : cloud de combat, et effecteurs déportés notamment. Mais ça tombe bien, car ces développements sont déjà amorcés dans le cadre du Rafale F5 : quelle heureuse coïncidence…

  46. MC² dit :

    Je suis dans l’attente de la bonne parole germano-teutonne de NRJ et Jean-Luc. Leur silence m’inquiète, auraient-ils fait défaut au STO ?

  47. hdo dit :

    Novembre 2017: le général Lecointre avait en effet prévenu :
    « S’associer à la France pour créer un futur avion de combat vise à récupérer une compétence qui a été, jusqu’à présent, perdue (par l’Allemagne)»
    ==> L’Allemagne avec Merz constate qu’avec Dassault (qui refuse avec raison de partager sa propriété intellectuelle ) il sera impossible d’atteindre ce but de souveraineté nationale Allemande
    ==> décide donc de sortir du NGF ( peut être pas du SACF..)
    C’est très logique.
    et le PR Macron a tenté de leur forcer la main depuis 2017 afin de créer un unité de défense européenne mais c’était mission impossible.

    les autres raisons publiées genre « pas les mêmes besoins » c’est juste de l’affichage

    D’où toutes les manœuvres de l’Allemagne depuis lors pour affaiblir la France:
    -entrée de l’Espagne avec Airbus Espagne
    -une société Allemande pour le moteur Safran-MTU: donc le moteur sera Allemand!! aie aie aie , France qu’as tu fait??

    Youppie! nous avons un compétiteur aérospatial en Europe!

    Conclusion:
    -5% sur le SOCIAL et +5% (100Mds€/an) pour la défense ENFIN!!!

    • jean luc dit :

      -une société Allemande pour le moteur Safran-MTU: donc le moteur sera Allemand!! aie aie aie , France qu’as tu fait?? la société en question 60% Saffran ,40% MTU . , le moteur va bien il avance .

  48. PHILIPPE dit :

    Est-il nécessaire de rappeler que l’Allemagne (comme d’ailleurs le Danemark) nous a espionnés pour le compte des USA ?
    Monsieur Macron pas d’entêtement svp.
    Récemment un responsable indien à déclaré en substance :
    « tout ce que vous fournit la Chine l’Inde, pays ami, peut vous le procurer ».
    Parmi les cinq anciens comptoirs français (dont tout le monde se rappelle les noms !) en Inde qui sait :
    * que le lycée français de Pondicbery fournit toujours de brillants diplômés ?
    * que bien des Pondichériens se sont engagés dans nos TDM ?
    En avant !

  49. Clavier dit :

    Merz ne va pas rester chancelier bien longtemps tout comme Macron et Starmer qui vont être corneriser sous peu ….!
    Les projets fumeux de nos élites démonétisées vont devoir être oubliés et ce sera une bonne chose…..

  50. LEONARD dit :

    Il faut travailler à la manière des americains. Le gouvernenent fait une sollicatation auprès de différents constructeurs (Boeing, lockheed, northrop). Il choisit ensuite ce qui lui semble la meilleure offre. L’europe devrait faire la même chose et ne pas « politiser » le débat. Pour ma part, je trouve que Dasssault devrait construire un premier prototype tout seul. Ensuite les differents etas europeens compare par rapport aux autres produits disponibles en europe (BAe, Saab, etc) et choisiessent en conséquence. Mais je pense, in fine, que Dassault devrait se lancer dans la course sur ses propres fonds. Les différents clients mondiaux verront qu’un avion sera « enfin » disponible, même s’i lsera très cher. Au moins, cela fera une alternative aux avions americains.

  51. JC dit :

    Bien sûr que les allemands vont faire leur propre NGF, puisque Macron leur a donné les clés pour le moteur.

  52. Alb Atroce dit :

    C’est un jeu de dupes.
    Qui croit encore à une quelconque participation stratégique avec un pays dont le Gouvernement ne peut rien faire sans l’aval d’un Bundestag qui ne jure que par son industrie ?
    Les allemands continueront leurs courbettes financières (ils en ont les moyens) aux anglo saxons, avec le projet des anglais ou même financeront le futur avion étatsunien – ils le font depuis 1945…
    Le Gouvernement allemand ne cesse d’attaquer les intérêts industriels français, tout le monde le sait et les exemples sont nombreux.
    Comme par exemple via l’UE le lobbying allemand pour changer la réglementation sur les paratonnerres avec France Paratonnerre qui disposait d’un monopole en la matière avec une technologie innovante mais qui a été victime des agissements de l’Allemagne (https://www.youtube.com/watch?v=QGiRA27AIVQ) les paratonnerres européens sont maintenant moins bons et plus chers et cette boite va devoir fermer.
    Ou même la filière nucléaire civile nationale française contre les éoliennes au début allemandes ou danois et maintenant chinoises. Ici l’Allemagne a fait un très mauvais calcul, une fois encore, en faisant entrer le loup chinois dans la bergerie UE via les écolos allemands + le gaz russe et maintenant les usines hyper polluantes au charbon allemand toujours pour des raisons pseudos écolos (https://www.youtube.com/watch?v=zMr8RpR2hlw). ,
    L’Allemagne veut faire une OPA sur l’industrie militaire en Europe et en veut à la BITD française ainsi qu’à sa dissuasion nucléaire qu’elle veut éclater entre responsables ( https://www.lefigaro.fr/vox/monde/comment-l-allemagne-est-en-train-de-prendre-le-pouvoir-sur-les-questions-de-defense-en-europe-20260213), etc etc etc…
    .
    Pour le SCAF, les allemands nous l’ont encore fait à l’envers, on peut compter sur eux pour défendre leur seul intérêt déguisé avec des oripeaux européens (ce qui est beaucoup plus filou que ce dont sont capables nos pauvres énarques benêts de l’européanisme). Macron a tort de persister, le SCAF doit se faire en interne comme pour le Rafale. 10 à 12 milliards par d’investissement ce n’est rien au regard de tout ce qui ruissellera dans le future et ruisselle aujourd’hui au profit de notre BITD la seconde du monde aussi grâce aux Rafale. Nous vendrons du SCAF comme nous vendons de plus en plus de Rafale. C’est stratégique et demandé car ITAR libre. On trouvera donc des prospects sans aucun souci y compris en Europe.

  53. Kantaten**** dit :

    Malheureusement, c’était couru d’avance. A besoins différents, solutions différentes. C’est aussi simple que cela. Les allemands deviennent pire que les anglais à une certaine époque . Reste l’épineuse question du cloud de combat. Les plus ancien se souviendront de la comédie qui a abouti à l’AMX 30. Poutine doit se marrer. Lamentable pour la défense de l;Europe.

  54. Jean dit :

    Revenons à l’histoire du Rafale et sa soudaine apparition et ses essais en vol inattendus :
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/12/le-rafale-27-ans-d-attente_4575585_3234.html
    Une saine lecture, qui montre que n’est pas un Mozart de la politique Nationale et Internationale qui veut, encore moins un industriel brillant.
    Nous n’avons plus actuellement de d’hommes et de femmes d’Etat, où sont-ils passés?

  55. Bribri dit :

    Je ne vois que des critiques des teutons mais c’est notre foutriquet qui offre sur un plateau l’industrie française aux pays étranger…
    L’Allemagne aurait tort de se priver de mettre la main sur des secrets industriels que notre foutriquet brade au nom de l’intérêt européen.

  56. Phil de la Reco dit :

    Ce que je ne comprends pas c’est que depuis le début, tout le monde connaissait le gap qu’il existait entre les besoins Français et Allemands. Et maintenant on s’aperçoit qu’il faudra 2 modèles pour coller aux besoins?…. Non mais ils nous prennent pour des jambons ?

  57. avendetto dit :

    apres le rafale viendra le super rafale

  58. Mad dit :

    ENFIN, ils commencent a regarder le cahier des charges, ca n’aura pris que 8 ans.
    Ca finira comme la dernière fois, dans 20 ans ils ferons un PowerPoint montrant leur avion avec une crosse d’appontage (absolument irréaliste sur un appareil pas fait pour ca) parce qu’ils se rendent compte que ne pas l’avoir fait navalisable ca peut leur couter un export. Et ils achèterons un avion US pour porter la bombe. Mais au moins, on avance.
    C’est en 2017 que ca aurait du être réglé (bon a leur décharge c’était supposé l’être partiellement en 2018, mais finalement non…).
    C’est vraiment si compliqué de se dire « on se met d’accord pour un avion avec telle liste de capacités, avec priorité sur telle ou telle capacité si il faut faire un compromis » dès le début avec 1) on est d’accord, on commence le projet ou 2) on est pas d’accord donc on fait pas le projet ensemble?

  59. Olivier dit :

    Dommage si cela ne se concrétise pas…Mais un avion 100% français…je crois impossible financièrement parlant…
    Et cela n’avancera pas avant 2027…année des Présidentielles…Et suivant l’élu(e), vers 2030, on commencera à évoquer le F-35 pour équiper les forces…pour 2035…comme les allemands finalement

  60. lecoq dit :

    tout n’est que pretexte

    a l’origine deux projets, SCAF et MGCS
    -> Nexter Fusionne avec Klaus Machin : 50/50
    -> Dassault / Airbus + Safran /MTU : 50/50
    (ne parlons pas des autres projets, Maws, Togre, Eurodrone, le SAMP/T, ya aussi un truc sur les missiles … récemment les radars, tiens si on donnait notre techno aux allemands … )

    Combien de temps apres ???
    – Reinmetal vient deséquilibrer le MGCS … Les Allemands ralent car les francais ont un truc à imposer dans le MGCS, le Canon … HORS DE QUESTION
    – Airbus Espagne vient rejoindre Airbus Allemagne … Mince l’équilibre est Rompu …

    Quelques années où l’allemagne et Micron cherchent à faire un trou au cul de Trappier … et là …
    Ben mince, la feuille de route d’origine est inacceptable …

    Et l’autre minus qui court après les SChleus … prêt a détruire Dassault, la dissuasion la dilapider dans l’Europe, donner les secrets de safran à MTU, les moteurs Vinci … c’est déjà fait, les Turbines Arabelle … A ben mince c’est aux USA qu’il donne ca … LMB (fabricaunt des ventilos de tous les équipements sensibles de la défense francaise … hop -> USA …

    N’oublions pas le tout nouvel ultimatum de macron : en juin soit l’europe avance, soit il dissout la France et la donne à l’Allemagne … (ce n’est pas exactement dans ces termes, mais c’est exactement ce qu’il nous pend au nez …)

    Mais il croit que les allemands vont faire campagne pour lui pour élire un président Européen ??? Sans déconner ….

    • jean luc dit :

      Ne t’inquiète pas, la Marie est pourrie de dettes, les Allemands diront non. Macron a dit que si le NGF ne se fait, on pourrait revoir le MGCS, les Allemands là ils rissolent , ils n’ont pas besoin de la France pour faire les blindés

      • Ouf ouf dit :

        Mais cher johan wadeluc , nous rissolent aussi…
        pas avoir besoin Allemagne pour faire avions

  61. E-Faystos dit :

    je suis jadis tombé sur une vidéo Anglo-Saxonne qui critiquait la France parce que lors des réunions préparatoires à l’eurofighter, elle est partie en campant sur ses positions quand les britanniques exigeaient des « compromises ».
    En fait, la vidéo dénonçait que les Français ne voulaient pas se plier aux exigences maximalistes des Britanniques qui font de l’eurofighter un avion assez lourd, et spécialisé, voir « spécial » quand à son ADN.
    les Allemands qui ont appuyé les britanniques pour tordre le bras des Français ont ensuite apporté leur savoir-faire développé avec les Américains.
    et ils se sont arrêtés au milieu du gué.
    .
    premier problème, l’eurofighter à rapidement dû adopter des améliorations aérodynamiques connues depuis le concorde, mais dont les ingénieurs avait mal compris l’utilité (les petits onglets sur l’avant de la prise d’air, entre autres choses) parce que l’aérodynamique, ça s’improvise pas.
    l’eurofighter devait aussi être un champion de la maniabilité post décrochage,à la manière des avions russes.
    Mais pour aller au bout, eurojet devait travailler sur des moteurs à poussé vectorielle.
    projet annulé depuis, parce que rien ne bat un missile en manœuvre, et depuis, les Allemands et Italiens développent leurs propres électroniques sans tenir compte des Britanniques, bien heureux d’être cocus…
    le problème des alliances est profond en Europe.

  62. jean luc dit :

    Merz, pose la bonne question : dans 15-20 ans, aurons-nous besoin d’un avion avec un pilote ? scaf ngf merz pose t’il la question d’un avoin avec pilote
    Oui,
    Friedrich Merz remet explicitement en question la nécessité d’un avion de combat piloté pour le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur).
    Le chancelier allemand a exprimé ses doutes le 18 février 2026, s’interrogeant sur la pertinence d’un appareil avec pilote à l’horizon 2040 face à l’évolution technologique des conflits.
    Ses principales interrogations portent sur :

    L’utilité du pilote : Il se demande si, dans 20 ans, le besoin d’un avion de combat piloté existera toujours, citant l’importance croissante des drones démontrée par la guerre en Ukraine.
    Le coût et la complexité : Merz souligne la difficulté de construire un appareil répondant à des profils d’exigences divergents entre la France et l’Allemagne.
    La survie du projet : Ces déclarations jettent un froid sur la coopération franco-allemande, évoquant même la possibilité pour l’Allemagne de se retirer ou de privilégier d’autres solutions technologiques.

    Pour rappel, le concept initial du SCAF prévoit un « système de systèmes » incluant un avion de nouvelle génération (NGF) piloté, accompagné de drones (« Remote Carriers »). C’est ce pilier central de l’avion piloté que

    • Ouf ouf dit :

      Posons la même question a propos des blindés lourds type Léopard
      cher Johan Wadeluc…

    • Fabiano dit :

      Dire que tout ça, c’est quand même pour se foutre sur la gueule entre êtres humains, de quelques nationalités qu’ils fussent!

      • Fredodo dit :

        cela sert aussi a freiner les ardeurs de ceux qui veulent nous foutre sur la gu..le.

    • EchoDelta dit :

      Pendant que Merz s’interroge, la team Rafale avance…

    • Momo dit :

      Baisse la tête tu auras l’air d’un coureur
      Vas y champion!

      Finalement la première impression était encore une fois la bonne: Merz fait du Chirac en germain….il y est tout aussi productif et efficace.
      Mais il,parle
      Et Georgia lui sourit quand il la regarde de haut de ses 1m90….

  63. Argo dit :

    Toutefois, son remplaçant aura effectivement besoin d’être plus volumineux que le Rafale pour mettre l’armement en soute et avoir plus d’allonge en configuration lisse ?

  64. Koudlanski Romain dit :

    Bref on est , pas plus avancés .

    • Typographe dit :

      Si vous pouviez essayer de ne pas semer vos virgules au hasard dans vos phrases, cela serait fort civil de votre part.

      Bref, on n’est pas plus avancé.
      Bref, nous ne sommes pas plus avancés.

  65. Bloodasp dit :

    Je ne sais pas si c’est une coïncidence, mais je trouve les officiels allemands bien agités en ce moment, ils multiplient les déclarations plus ou moins agressives à notre endroit, y aurait-il une corrélation avec la visite de Micron en Inde pour officialiser la vente de +114 Rafale, une usine pour la production de H125 locale, usine pour produire des munitions Hammer ou encore un réacteur dans la catégorie 10/12t de poussée et surtout qu’il se murmure que Dassault et les Indiens pourraient faire un SCAF ensemble…A défaut de pouvoir le faire avec les casques à pointes…je sais pas je sens comme de l’aigreur côté allemands, non?

    • VinceToto dit :

      Comme les comédiens impotents au pouvoir en Allemagne ont des difficultés en interne et en externe(la Russie ne perd pas, leur passe devant en économie/industrie, D. Trump, Xi Jinping, etc.), pour se faire valoir ils s’attaquent à d’autres comédiens impotents, exemple: l’Etat français.

  66. Pascal, (l'autre) dit :

    Pas d’intervention de NRJ et de Jean Luc à 19h37 alirs que ce sujet est ouvert depuis la mi jounée………………surprenant suurtout que l’on parle de l’Allemagne! Sinon notre voisin verrait bien nos armes nuc sur ses avions, ils sont de plus en plus…………. »lunaires » ‘(ils doivent mettre des trucs bizarre dans leurs saucisses, et leurs bières!)

    • bonnechancemonpapa dit :

      Oui, je m’inquiète.
      Le petit Jean-Luc et le jeune NRJ sont demandés à l’accueil par leurs parents.

  67. FJAG dit :

    « Les Français auront besoin […] d’opérer depuis un porte-avions. La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment ».
    L’Allemagne ne fait pas partie d’une économie mondialisée. Elle n’a pas besoin de sécuriser le commerce avec l’Inde et l’Amérique du Sud, elle n’a d’ailleurs nullement insisté pour signer ces accords. Elle n’a pas d’avantage besoin d’assurer le suivit de ses satellites au dessus du Pacifique.
    D’évidence, seul des riverains directs de l’Europe (la Moldavie ?) la menacent, se protéger des puissances de taille comparable ou supérieurs (USA, Chine, Inde, Indonésie…) est évidement absurde, ce n’est pas comme la montée en puissance du fret, indice clair de la capacité de projection en cas de conflit mondial, permettait à tout un chacun de se faire livrer des drones des antipodes en deux semaines.
    Et en cas de guerre avec le voisin russe, pouvoir se projeter sur les arrières du plus grand pays du monde ne saurait avoir d’intérêt.

    Dans dix ans, quand ils auront découvert que le progrès à réduit le monde à peau de chagrin, on aura droit, après la mutation de l’EuroFigther de chasseur en bombardier, à celle de son successeur en avion embarqué.

  68. Alfred dit :

    Tout ceci n’est que gesticulation des deux politiciens pour sortir personnellement par le haut d’une affaire qui etait foireuse des le départ. Et le voyage du forcené de l’Elysee en Inde doit certainement plus au travail effectué en amont par Dassault et Safran qu’au sien.

  69. aukera dit :

    Je pense que dans cette histoire les grands perdants pourraient être les anglais, si les allemands et les italiens s’associent sur un nouvel avion. La France pourra largement se débrouiller.

  70. Jym dit :

    En fait il ne faudrait même pas en vouloir aux Allemands. C’est bien Emmanuel Macron qui dans sa grand arrog…pardon intelligence politique envers et contre tous les spécialistes, a poussé le projet alors qu’on s’entendait bien avec les anglais. Les Allemands n’ont fait que de se saisir une opportunité inespérée.

  71. P4 dit :

    @Tschok et ONERESQUE

    En 2017 notre niveau d’endettement était monstrueux et cela n’a pas empêché le Rafale d’atteindre le niveau de vente stratosphérique actuel auprès de nombreux clients dont certain comme l’Indonésie n’avait jamais eu d’avions Français, soit une conquête authentique de marché.

    Dans le même temps, le standard F4 a vu le jour et le F5 n’a cessé de voir son périmètre élargi avec l’adjonction d’ un UCAS et d’ un nuage de combat alors que l’Eurofighter, au-delà de sa genèse imparfaite, évolue peu.

    Dans ces conditions vos positions de cassandres frisent le ridicule. Je ne dis pas que la route sera sans embûche mais les Allemands sont un véritable boulet, les Anglais pourraient les traiter de perfides!!!

    Nous sommes en Europe mais comme le Rafale nous avons une vocation mondiale, soyons confiant dans nos forces.

  72. Rogger dit :

    bonjour bon. ils faut bien comprendre qu’ils y a beaucoup beaucoup d’opposition au devellopement de tout projets de cette taillle …
    bien si ils y a deux avions . ils doivent avoir énormément de compossznte commun . mais cela devra etre deux avions différents et non concurrentiel…
    certe simple a dire . mais difficile a réaliser.
    car nous risquons d’avoir deux avions totalement inutile et tres différents…
    Chaque pays doit effectivement savoir se qu’ils veux a la fin de sont projets…
    N’importe comment l’Allemagne restera encore dans ses errance car sans Coopération ils resterons les vassaux de la technologies américaines…
    mais bon je crainds que les opposition est gagnier et que nos deux pays ne gagne pas grand chose dans notre volonté de coopération…. ( au détriment de la france et de l’Allemagne) .

    • P4 dit :

      Un NGF (SCAF)Allemand sera hors de prix parce qu’en retard et trop lourd donc invendable, au final la Luftwaffe n’en voudra pas et l’achètera à minima et il traînera sur les parking et dans les hangars comme l’Eurofighter avec un taux de disponibilité faible.

      Si ils ont besoin de parties chaudes pour la propulsion pourquoi ne pas les leurs procurer sans dépendre d’eux sur le reste, ils n’auront certainement pas mieux ailleurs.

  73. Olivier C dit :

    Si séparation il y a, on doit aussi le faire sur les réacteurs. Laissons les allemands pédaler dans la semoule avec un truc qu’ils ne savent pas faire.

  74. Carloman dit :

    … cette annonce de Merz alors même que l’Inde propose à la France un partenariat sur un « SCAF » franco-indien… ? C’est bien sûr un hasard…
    On peut arguer tout ce que l’on veut, au gré de ses sensibilités politiques, ce n’est pas ce qui est intéressant. Ce qui l’est, en revanche, c’est la vente prochaine des Rafale, l’installation d’une ligne de production et d’un partenariat stratégique avec l’Inde.
    concentrons-nous sur le futur au lieu d’ergoter inutilement.

  75. Mike dit :

    Maintenant evitons d aider MTU à acquerir le savoir de Safran pour les parties chaudes.
    question subsidiaire: si les cahiers des charges différent les masses des avions à pleine charge doivent etre differentes….et par consequent les poussées moteurs et leur domaine de vol respectif ne sont plus les memes…donc il n y aura pas les memes temperatures d entree turbine HP…donc deux parties chaudes pas identiques…interet d une entreprise commune Safran/Mtu? je ne suis pas motoriste mais suis interessé par des avis contradictoires.

  76. basstemp dit :

    3 articles en moins de 24h sur cette Allemagne prise la main dans le sac a tenter de vouloir détruire la puissance technologique aéronautique française (et européenne, car au vu des récentes déclarations, ils ont aussi envisagé de venir polluer de la mm façon le programme britannique c’est l’évidence meme et ont probablement fini par « capter » que peut être ils étaient en train de se griller définitivement a ce propos, enfin pour moi ils sont déja « Kramé », on le savait que l’Allemagne était pilotée par la CIA mais a ce point la whouaaah)

    Alors un coup c’est « on va négocier que chacun fasse son appareil » , puis « non on s’en va » , puis « on va acheter du F35 » allez c’est bon ! N’en jetez plus, la coupe est pleine !!!

  77. jean luc dit :

    Friedrich Merz s’est montré très
    sceptique et critique vis-à-vis du SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) ces derniers mois.
    Voici les points clés de sa position (actualisée en février 2026) :

    Remise en question du projet : Merz a ouvertement mis en doute la poursuite du programme sous sa forme actuelle. Il estime que les besoins de l’Allemagne et de la France sont trop divergents (notamment sur la capacité nucléaire et l’usage sur porte-avions privilégiés par la France).
    Doute technologique : Il se demande publiquement si investir des milliards dans un avion de chasse habité est encore pertinent pour l’horizon 2040, suggérant que les drones et les systèmes non habités pourraient être plus efficaces.
    Menace de retrait : Face aux blocages industriels persistants entre Dassault Aviation et Airbus, il a laissé entendre que l’Allemagne pourrait quitter le projet si aucun accord clair sur les spécifications techniques n’est trouvé.
    Efficacité budgétaire : Bien qu’il soutienne une défense européenne forte, il refuse que l’Allemagne finance un projet « paralysé » par des querelles politiques et industrielles.

    En résumé, Merz n’est pas opposé à la coopération de défense en soi, mais il est contre le maintien du SCAF dans sa configuration actuelle, qu’il juge inadaptée aux intérêts allemands et potentiellement dépassée technologiquement.

  78. Trent dit :

    La naïveté des commentateurs ici m’étonnera toujours.
    Macron (la France plutôt) ne voulait pas du SCAF dans les conditions de partage technologique (de pillage du savoir faire français) telles que voulues par l’Allemagne.
    L’Allemagne n’est intéressée que par la construction d’une base industrielle solide dans l’aéronautique militaire. A la limite l’avion avec les Français c’est secondaire. Mais vu que les Français refusent de se faire empapaouter, ils actent la fin du projet.
    La subtilité de la chose est que ce sont eux qui arrêtent, pas nous.
    L’Allemagne méprise la France parce qu’elle considère que nous sommes des germains métissés (donc inférieurs). Elle ne s’en remettra JAMAIS à la France pour quoi que ce soit de stratégique.
    Le blabla de Merz sur le nucléaire militaire français est typique de la méthode Allemande :
    1- ils font des compliments
    2- ils vous disent que certaines choses sont à améliorer (en gros c’est de la merde);
    3- ils vous expliquent pourquoi vous vous tromper et pourquoi il faut faire comme ils disent.

    Appliquée à la soit-disante volonté d’opérer des missiles nucléaires français ça donne :
    1- Vous les français vous êtes forts vous avez des bombes nucléaires, on pourrait les utiliser bravo !
    2- Néanmoins, il faudrait que l’Allemagne décide de les utiliser souverainement (LOL) ;
    3- Vous n’avez pas d’argent, vous avez des dettes, il est nécessaire que vous laissiez ça à des gens sérieux, parce que c’est aussi votre intérêt

    Il faut bien comprendre que pour l’Allemagne c’est :
    – Soit on leur laisse les clefs de notre nucléaire et on dit merci ;
    – Soit ils se débrouilleront pour le faire eux-mêmes (certes ça prendra du temps mais les grandes lignes du plan d’action sont décrites au dessus).

  79. Vortex dit :

    Sérieux, je viens de passer un bon moment à lire les commentaires ci-dessus !
    Le bête NRJ vient de se prendre des tartes par majorité de contributeurs, et le voir désespérément essayer de retomber sur ses petites pattes, en se contredisant, en insultant est un vrai délice !
    Mais quel bouffon !
    Oui, un bon moment !

  80. Bloodasp dit :

    @Jean Luc: Soyez honnête intellectuellement, les spécifications française étaient sur la table depuis le début:
    1) Un avions navalisable, donc pas trop lourd
    2)Un avions devant transporter une arme nucléaire, l’ASMP -R en l’occurence.
    Et voilà que votre chancelier découvre en 2026, que les besoins allemands et français sont trop différents pour continuer, dont act.
    Alors allez au bout du raisonnement, ok vous voulez faire un avion avion seul, pas de problème mais ça sera sans les sous-traitants de Dassault, donc pas de moteur SAFRAN et pas de THALES dans la boucle, et chacun son Cloud… un moment donné il faut être cohérent et puis profiter de l’état de faiblesse de laquelle se trouve la France actuellement n’est pas très amical, nous nous en souviendrons quand la gouvernance aura changée en France!

    • Fredodo dit :

      pourquoi tu réponds à J-L.
      c’est une IA qui ecrit à sa place. La présentation point par point ne trompe pas.

  81. rainbowknight dit :

    Rien à dire, les allemands collent à l’actualité et nous font un coup de ….Putin.

  82. C'est si simple dit :

    C’est simple pourtant cette histoire. Dassault, pôle de compétences en Europe veut choisir ses sous traitants européens, choix basé aussi uniquement sur les compétences. L’ Allemagne fait semblant de ne pas comprendre afin de piller l’industrie aéronautique française. Car nos amis ne vendent plus de voitures et relancent donc leur industrie d’armement. Ils deviendront de plus en plus voraces pour sauver leur industrie lourde. Pourvu que Safran ne se fasse pas avoir par MTU pour le moteur. L’avenir de Dassault, c’est l’Inde et ses ingénieurs. A part ça, ça va bien à la maison et vous NRJ ? Si on avait attendu les Allemands, on n’aurait jamais vendu de Rafale. Arrêtons d’amuser la galerie.