La Marine nationale a reçu son 18e et dernier Atlantique 2 porté au standard 6

Dans le cadre d’un entretien accordé à l’hebdomadaire Le Point pour la promotion de son livre « Les guerres des mers » [Tallandier], l’amiral Nicolas Vaujour a expliqué que la Marine nationale menait « la vie dure » aux sous-marins russes, en faisant valoir que la frégate multimissions [FREMM] était « la référence dans ce domaine ».
Cependant, l’avion de patrouille maritime Atlantique 2, véritable couteau suisse de l’Aéronautique navale, n’est pas en reste en matière de lutte anti-sous-marine [ASM]. Et cela d’autant plus que, porté au standard 6, il est encore plus performant.
La modernisation de dix-huit Atlantique 2 [sur vingt-deux] fut lancée en 2013, via des contrats notifiés par la Direction générale de l’armement [DGA] à Dassault Aviation et au Service industriel de l’aéronautique [SIAé]. Mais ce programme aura été marqué par des retards… puisqu’il aura fallu attendre novembre 2022 pour que la mise en service opérationnel [MSO] du standard 6 soit officiellement prononcée par la Marine nationale, à l’issue d’une campagne d’évaluation menée par le Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale [CEPA/10S].
À l’époque, le ministère des Armées fit valoir que l’Atlantique 2 porté au Standard 6 avait « déjà démontré sa pleine efficacité lors d’opérations conduites en mer Baltique, en Méditerranée centrale et orientale, en océan Indien ou encore dans le golfe de Guinée, mais aussi au large des approches françaises dans le cadre de sa participation à la défense maritime du territoire ».
Et d’ajouter : « Cette rénovation profonde de l’Atlantique 2 en fait un outil compétitif face aux menaces modernes. Ainsi, jusqu’à leur fin de vie, à l’horizon de 2035, les dix-huit avions portés au standard 6 permettront à la France de rester au niveau de ses alliés les plus performants ».
Quoi qu’il en soit, la Marine nationale a dû patienter pendant près de trois ans pour aligner la totalité de ses Atlantique 2 modernisés. En effet, ce 18 février, la DGA a indiqué que le 18e et dernier appareil mis au standard 6 venait d’être livré à la base aéronavale [BAN] de Lann-Bihoué [Morbihan].
La fin de ce programme laisse augurer une amélioration de la disponibilité des Atlantique 2, cette dernière ayant été affectée par l’immobilisation des appareils devant être modernisés. Et cela alors que la flotte de ces avions, qui a franchi le cap des 200 000 heures de vol en 2022, est fortement sollicitée actuellement.
Pour rappel, la modernisation de ces dix-huit Atlantique 2 a consisté à traiter leurs obsolescences et à leur installer de nouveaux équipements [calculateur tactique, capteurs, optronique, consoles de visualisation des opérateurs, radar à antenne active Searchmaster, sous-système de traitement acoustique numérique de dernière génération STAN, interrogateur IFF TSA2542 et logiciel de mission LOTI].
Opérant en bande X, le radar Searchmaster est sans doute l’élément central de ce standard 6 dans la mesure où il permet de suivre jusqu’à 1 000 cibles simultanément [contre quelques dizaines auparavant], que ce soit à courte ou à longue portée. Cet équipement a en outre été amélioré grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle. Selon Thales, ils permettent « de collecter, traiter et analyser de grandes quantités de données dans des délais très courts afin de présenter aux opérateurs radar une image beaucoup plus synthétique ».
S’il a été conçu pour la lutte ASM et la lutte antinavire, l’Atlantique 2 peut effectuer des missions de renseignement et de surveillance, coordonner un raid aérien [SCAR-C pour Strike coordination and reconnaissance – coordinator], en évaluer le résultat [BDA – Battle Damage Assessment], détruire lui-même des cibles avec ses quatre bombes GBU-12 embarquées ou encore participer à des opérations de sauvetage.
Photo : Marine nationale





Quel avion, quelle histoire!
Et elle n’est pas fini, les vilains russes et chinois (qui se rapprochent par la mer) vont encore en baver. 🙂
Et elle n’est pas finie.
Oui, bien sûr 😉
Bon, pour le renouvellement futur des ATL2 … on sollicite à nouveau les Allemands, histoire de rire un coup !?!..
.
Sinon, côté actualité Patmar européenne, un joli coup des Italiens :
https://www.meretmarine.com/fr/defense/patrouille-maritime-l-arabie-saoudite-devient-le-premier-client-du-c-27j-mpa-de-leonardo
Le 17 février, sur Opex360.com :
https://www.opex360.com/2026/02/17/litalien-leonardo-a-confirme-la-vente-de-quatre-avions-de-patrouille-maritime-c-27mpa-a-larabie-saoudite/
pourquoi alors qu’ils ont un avion comme le SPARTAN J en version patmar ce sont il’s intéressés au Kawasaki p 1 qui coute environ 140 million $
Â
Pourquoi Se sont-ils intéressés ?
https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses
Très bon matériel, mais qui arrive 10 ans trop tard. On devrait déjà etre à mi-chemin du programme du successeur, l’A321 MPA. Consequence du décalage du programme sur 2 LPM faute d’une réelle vision à long terme. Une occasion perdue de disposer d’un produit, opérationnel et réellement éprouvé, à proposer en concurrence du P8 .
En toute honnêteté, je préfère largement l’atl2.
Le p8 est très bien mais une fois qu’une piste a été détecté les américains s’il le peuvent appelle les français car l’heure de vol de l’atl2 est beaucoup moins cher. Il faut pouvoir durer de très nombreuses heures pour « escorter » les bâtiments d’intérêts.
Il est d’ailleurs probable que le a321mpa soit accompagné de drones justement pour pister quand la détection aura été faite.
Je pense au contraire que p8 sera alors vieillissant mais que la demande ira croissance et donc que mpa arrivera au bon moment, la question du secteur choisi par contre… on est même sur un segment et un prix au dessus du p8 (100 tonnes vs 70).
Une piste a été détectéE.
Les Américains (…) appelleNT.
Les Français.
L’heure (…) est beaucoup moins chÈrE.
Les bâtiments d’intérêT.
Que les A321 MPA soiENt accompagnéS.
La demande ira croissanT.
Au-dessus.
C’est peut être aussi le signe que l’on est pas totalement convaincu que la plateforme A321XLR est la bonne pour nos missions… ce sont quand même deux profils d’avion très très différents.
La fatigue d’une cellule d’avion de ligne a basse altitude a de quoi inquiéter.
Être, conséquence.
Pas facile des accents avec un clavier Qwerty…
C’est fou le nombre de personnes qui interviennent dans ces commentaires à partir d’un clavier Qwerty !
Un multipseudo, peut-être ?
Il suffit de regarder sur ce site pour en avoir une modeste idée (descendre pour voir les connexions par pays):
https://www.similarweb.com/fr/website/opex360.com/#traffic
@Thermistocle…..
Le Poseidon, n’est pas à la hauteur de l’ATL2-6…
l’A321 MPA, le sera parce que ce sont les mêmes acteurs français qui vont le faire… Airbus n’étant que le fournisseur de la cellule, et l’assembleur final de ce PATMAR.
Le P8A Poseidon a certes des qualités, mais il n’est pas le meilleur… l’ATL2-6 fait beaucoup mieux.
Même la version précédente de l’ATL faisait déjà de l’ombre au P8A.
Même les américains et l’OTAN, font régulièrement appel à l’ATL, et aux FREMM françaises… parfois même pour retrouver un soum qu’un ATL avait débusqué, et après avoir été relevé par un P8A Poseidon à dû revenir en urgence parce que le P8A l’avait perdu… et vous savez quoi… l’ATL2-6 l’a retrouvé et traqué jusqu’à ce que le soum décroche.
Alors certes, un P8A ou un A321 MPA, arriverait sur place plus vite, mais ça ne suffit pas, pour en faire des avions de PATMAR efficaces, le matériel dernier cri non plus, si les gars chargés de l’exploiter ont des lacunes.
Non, l’Atl2 std 6 n’est pas meilleur que le P8. Si vous limitez lacomparaison au système accoustique, à l’optronique et au radar, cette remarque tient la route. Malheureusement, ca ne s’arrête pas là . l’Atl2 est beaucoup plus lent et, meme s’ il a une grande autonomie, il la « gaspille » en temps de transit. Là ou l’Atl2 peut tenir 4 heures sur zone, le P8 tient plus de 6 heures. Ensuite, l’Atl2 a de grosses lacunes en capacités de communication. La SATCOM relève du bricolage, il n’y a pas de L16, pas encore de L22 et il n’y en aura probablement jamais. En GE , la gamme ESM n’a pas bougé depuis les origines et est maintenant obsolète. On peut certes la compléter par des ‘ »optionnels » mais ils portent bien leurs nom. Plus grave, la cellule, les moteurs,l’hydraulique, la génération électrique etc… accusent leur âge Le décollage par temps chaud reste soumis à l’emploi, de plus en plus compliqué de l’eau/methanol. Malgré les efforts considérables qui ont été faits pour l’améliorer, la disponibilité reste très faible. En tout cas inferieure à ce que l’on attend d’une flotte d’aeronefs basés terre ( 66%). En conclusion je vous confirme que’Atl2 std 6 est un bon avion, qu’il a de bons résultats, qu’une bonne part de ceux-ci sont obtenus grâces aux modernisation intégrées, mais aussi grâce à la qualité de nos equipages. Sur ce point, nous sommes effectivement plus performants que les US. Mais l’Atl2 est maintenant un vieil avion, maintenu en 2026 avec des éléments qui auraient dû etre intégrés en 2016. Et nous n’y pourront plus rien jusqu’à sa fin de vie. Comme pour beaucoup de programmes d’armement en France, on peut resumer la situation par un  » Trop peu, trop tard » . Pour dissiper tout malentendu sur les P8 et les Atl2 : j’ai volé sur les 2.
ACoustique.
MÊme s’il a.
Aux modernisationS intégrées.
Nos Équipages.
Auraient dû Être.
Nous n’y pourronS plus rien.
RÉsumer.
Quand on repense qu’il n’y a pas si longtemps, on avait proposé aux allemands, de leur en prêter gratuitement en attendant le maws…
Leur réponse et leur attitude après coup, aurait déjà dû alerter… (que faire de votre vieu machin et achat de P-8)
On leur avait proposé quatre vieux Atlantique 2 en remplacement des huit vieux P-3 qu’ils avaient reçus des Hollandais. Les expériences avec ces P-3 vétustes avaient été catastrophiques, la marine allemande n’avait jamais pu remplir ses missions avec eux. Et maintenant, vous croyez sérieusement qu’un nombre deux fois moins important d’avions français du même âge aurait dû suffire ? Avec si peu d’avions, la marine allemande n’aurait guère pu former ses pilotes, et encore moins mener des missions dignes de ce nom. N’oubliez pas que les Allemands disposaient autrefois de 20 Atlantic 1. On voulait maintenant les satisfaire avec une fraction de ce nombre. Or, la marine allemande avait besoin de matériel neuf en quantité suffisante et le plus rapidement possible.
Votre vieux machin. Vos vieux machins.
Votre vieille machine. Vos vieilles machine.
Excusez ma naïveté.
Pourquoi ne pas rénover les 22 Breguet Atlantiques 2 restants ?
Cellules abimées ou trop vieillissantes ?
Faire des économies pour financer le Grand Remplacement cher à monsieur Mélanchon ?
Autre ?
Et je regrette vraiment que le projet, actualisé, de Breguet Atlantique 3 ne soit pas sur les rails.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Breguet_Atlantic#Projet_avort%C3%A9_de_l'Atlantique_3_(ATL3)
Les 4 restants doivent servir de réserve en pièces détachées. Certes ne sont plus produites depuis très longtemps. Ensuite les capteurs sont devenues tellement performants que la détection prend moins de temps et libère donc du potentiel ( à condition qu’un navire continue le pistage rapidement derrier la détection).
CertAINes ne sont plus.
Les capteurs sont devenUS.
DerriÈrE la détection.
Les autres cellules sont « rincées », arrivées au bout de leur potentiel en heures de vol. On parle tout de même d’un avion de plus de 30 ans, qui a été largement exploité. Paradoxalement, les rabotages budgétaires de Bercy ( lire loi de finances rectificatives, généralement imposées dans la torpeur de l’été pour ne pas faire de vagues) , reduisant les allocations annuelles en heures de vol, ont contribué à prolonger l’Atl2.
Euh……..?????? … Mélanchon tout ça.
Rappel : 28 ATL 2 ou ATLANTIQUE 2 ont été produits. Seuls 22 étaient encore en service il y a quelques années. Et c’est 18 de ces derniers qui ont été rénovés.
Donc et pour le bon peuple, il n’y a rien de plus à espérer. La place est maintenant à X ? A 321 -Neo XLR/PATMAR.
Euh…….?????? Ici Mélanchon tout ça ne serait-il hors sujet ?
Toutefois, l’ici nommé a été vu par le signataire de ce message  » coude à coude  » avec Serge Dassault et ses « Boys  » au salon du Bourget de 2017. Maintenant si vous voulez savoir le pourquoi du comment, cherchez un peu et vous trouverez.
@Prof de physique……
22 ATL2 c’était la dotation complète de la royale…
La rénovation au standard 6 n’a concerné que 18 de ces 22 avions.
22 Breguet Atlantique 2.
Il n’en reste que 4. Ce sont 18 sur 22 qui ont été rénovés (pourquoi pas la totalité vu l’attrition probable et la petite taille de la flotte, c’est une question à laquelle il n’y a que des réponses spéculatives – la première étant, en quantité insuffisante : la THUNE)
C’était dans la LPM 2019-2025 qu’était prévu la rénovation de seulement 18 ATL2 au standard 6 sur les 22 de la Marine nationale:
https://air-cosmos.com/article/dga-reception-du-10eme-avion-atlantique-2-63868
Quel gâchis de ne pas avoir demandé à Dassault de préparer son successeur.
On dirait que nos dirigeants pensent surtout à détruire notre souveraineté.
Airbus a tellement d’expérience qu’il va maintenant nous montrer tout son savoir-faire pour remplacer ATL2,.
Pourvu que nous ayons fait le bon choix, croisons les doigts.
Ça a été demandé le falcon 10x est avion de la classe 50 tonnes, le 321 de 100 tonnes. Et donc la marine voulait dés le départ « une frégate volante » (et ça se justifie quand on voit les plans de l’armée de l’air pour contrer le dénis d’accès, ça se fera notamment avec la capacité d’emport lourds de drones et munitions via a400m).
L’a321mpa sera grandement français, inversement le falcon 10 x à un moteur RR allemand (oui il faut pas trop chercher, c’est du rr mais produit en Allemagne).
Je suis d’accord pour dire qu’il est dommage de perdre l’expérience de Dassault dans le domaine mais la boite centrale dans cette affaire c’est thales et personne d’autre.
C’est dommage pour DASSAULT qui a été sauvé par la demande des FALCON civils alors que le RAFALE était réputé « invendable » par les MINDEF et locataire de l’Elysée de l’époque ( montrant leur crétinisme).
Je l’avais vu ce FALCON 10X, mais AIRBUS a gagné la partie pour le remplacement des ATL-2:
http://www.paxaquitania.fr/2021/07/le-dassault-falcon-10x-devient-loption.html
DASSAULT n’a pas tout perdu:
https://marine-oceans.com/innovation/la-dga-commande-de-nouveaux-avions-falcon-2000-albatros-a-dassault-aviation-programme-avsimar/
Vivement l’arrivée des Archanges pour remplacer les Gaby dans l’AAE, ça manque cruellement !
http://www.paxaquitania.fr/2025/07/futur-avion-espion-francais-larchange.html
Le Falcon.
La Marine voulait.
DÈs le départ.
L’armée de l’Air.
Le dénI d’accès.
D’emport lourD.
Le Falcon 10X A un moteur.
C’est Thales.
Et quand on parle des MRTT, vous chouinez aussi que Dassault aurait dû les fabriquer ?
@jean……
Airbus emploi aussi quelques milliers de français en France…
Dassault est déjà chargé des Archange, du Rafale F5, du drone de combat, il vient de finir les ATL2-6, et est également chargé de l’avion spatial, tout ça en plus des nombreuses commandes de Rafale, et de leur entretien car heureux détenteur du contrat verticalisé les concernant, rajoutez à cela, les avions civils de luxe, plus le système Cathia à faire constamment évoluer, et vous vous rendez compte que Dassault est loin, très loin d’être négligé.
C’est la raison la plus probable qui a décidé la DGA, avec l’accord du gouvernement français, de faire appel à Airbus pour l’avion de patrouille maritime.
Sachez quand même que pour cet avion, c’est nos entreprises qui vont être chargées de la partie électronique, capteurs, et tout le toutim, Airbus ne fournissant que la coque vide de l’A321, et la main d’œuvre pour l’assemblage de l’ensemble.
@Carin
Question : pourrait-on donner à l’A321 PATMAR une capacité d’être ravitaillé en vol ?
Et si oui, via Perche, ou bien via système Boom (américain – idem aux Awacs actuels) ?
.
Je perçois dans ce choix de l’A321, plutôt que du Falcon 10X, un potentiel souhait d’aboutir à une capacité secondaire de bombardier lourd (avec plus grosse capacité en soute), et donc plus seulement pour embarquer des Exocet ou Mu90, mais aussi pour permettre d’embarquer des Scalp (et/ou leurs remplaçants).
Ce serait bien en rôle secondaire, je précise.
@ Fralipolipi
Pourquoi pas, on en parle déjà pour les A 400 M :
https://www.geo.fr/geopolitique/airbus-va-faire-de-son-a400m-un-colossal-vaisseau-mere-porteur-de-drones-230769
Le logiciel CATIA (sans H, il s’agit d’un acronyme Conception Assistée Tridimentionnelle Interactive Appliquée) c’est Dassault Système, une entreprise bien distincte de Dassault Aviation. Le plan de charge de l’une n’influence pas celui de l’autre.
Il y a mieux que Catia, il y a Katie. Mais sa Katie l’a quitté… https://www.youtube.com/watch?v=aJksApHi9bU
Airbus emploiE.
Quelques milliers de Français.
Le système CATIA.
Un retour aux sources, car avant le retour de la « nouvelle guerre froide », il a bien fallu justifier leur emploi: ils surveillaient les dunes.
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/les-patrouilleurs-du-desert-laviation-de-patrouille-maritime-au-dessus-des-deserts/
Ils étaient déjà redoutables dans leurs tâches avant cette montée au standard 6 grâce à la compétence de leurs équipages.
Il n’y aura pas de standard 7 et le futur aéronef qui remplacera ce vénérable Atlantique 2 a été annoncé : l’A321 MPA.
Ce n’est pas qu’un avion pour la Marine nationale, c’est la réponse à l’hégémonie du Boeing P-8 Poseidon américain vainqueur en Allemagne, un espoir ténu d’avoir uje alternative grâce à Airbus Defence et à Thales.
L’administration Trump a imposé sa marque et quelque soit la future administration américaine cela a tourné les relations entre les États-Unis d’Amérique et l’Europe.
Un avion européen, cela devrait parler aux responsables politiques du vieux continent après la parution de la doctrine de défense américaine en janvier 2026.
L’enveloppe des 3 milliards d’euros devrait permettre l’acquisition d’un dizaines de premiers exemplaires (entre huit à douze) .
Après il faudra attendre d’autres investissements, c’est le prix de l’autonomie à défaut de celui de la liberté.
Dans les mois à venir nous en saurons plus sur la réalité industrielle des 3 milliards d’euros alloués à ce successeur de l’Atlantique 2 .
Des avions dont les deux tiers sont utilisés pour espionner, au service de l’OTAN, les activités russes en Baltique et dans la mer Noire notamment, avec des machines et des équipages vieillis prématurément par des très longue missions quotidiennes depuis des années; une autre partie éparpillée ici et là , selon les circonstances et les éléments morcelés mondialement de notre ancienne présence outre-mer… : il reste au final peu d’avions disponibles pour s’occuper du cÅ“ur de mission supposé : la surveillance et la protection des approches maritimes de l’Hexagone.. si on ajoute la formation et l’entraînement des équipages, cet avion est une autre des arlésiennes de ce qui reste encore de notre « puissance » aéronavale…
M’aurait étonné que le Pandada radoteur ne vienne pas pleurer ici sur le mal être des équipages et raconter; pour la combien de fois déjà ?; que ces ATL2 ne servent qu’à espionner le gentil et innocent Ivan plutôt que remplir leur mission de blanchiment des approches métropolitaines.
Euh mon p’tit Panda, puisque tu as l’air bien au fait de la dispo des ATL2 , combien en vols tous les jours au départ de Lann Bihoue direction la mer d’Iroise au large de Brest ? Les SNLE font des aller retour quotidiens entre l’île Longue et le large ?
Quelle est la surface utile surveillée par un seul ATL2 en une mission de , allez on va dire 10 heures ?
Y-a-t-il un coin repos et une kitchenette à bord pour le confort de l’équipage ?
Etc…
Bench : Eh bien oui, cher monsieur, je répéterai autant de fois que nécessaire la réalité des faits, le cœur du quotidien de ce qui se passe réellement sur le terrain, lorsque je peux en être témoin.
Malheureusement pour notre pays, le public français n’a pratiquement plus le droit d’avoir les faits , il n’a le droit que d’ avoir des récits. Or un récit, c’est de la réalité arrangée, donc en grande partie de la fiction . On apprend ça à l’université, d’ailleurs.
La différence est fondamentale. Les récits sont multiples de par leurs origines, la motivation qui est derrière, les intérêts qui sont derrière et la mise en forme.
Mais ce sont des récits : un peu ce qu’on appelle aussi actuellement, de la docu – fiction : une part d’éléments tirés de la réalité, trois parts de « mise en musique », en fonction des publics à atteindre, du message à faire passer.
Plus de 250 journalistes ont été abattus au cours des événements épouvantables qui se déroulent au Moyen-Orient actuellement: les journalistes de terrain sont devenus la cible favorite, l’ennemi à abattre puisqu’ils peuvent être le seul lien qui existe encore entre la réalité et les récits plus ou moins trafiqués que l’on sert aux opinions.
Lorsque je reprends le même exemple du Moyen-Orient, je constate que les journalistes ont été entièrement « embedded », pris en main et encadrés par une certaine armée bien connue, dès le départ, et qu’on les a guidés soigneusement pour ne leur montrer que ce qu’on voulait bien leur montrer ce qu’ils avaient l’obligation de montrer aux opinions.. cela s’est poursuivi en France, notamment avec des visionnages obligatoires pour les médias, d’un film réalisé par la même armée, à propos des mêmes événements.. le journalisme, c’est donc devenu ça ?
Quel journaliste peut encore avoir accès au réel actuellement, dans un conflit, sans risquer de se faire abattre ? Vous trouvez ça normal ? Moi, pas. Autrefois, les correspondants de guerre n’étaient pas les cibles prioritaires
Donc je répéterai autant de fois que nécessaire chaque part de réel à laquelle je peux avoir accès, en tant que citoyen… d’une certaine façon c’est un travail journalistique, que les journalistes de métier ne peuvent plus faire ou ne peuvent plus faire qu’avec un encadrement très étroit.
Il suffit de voir la communication actuelle, plutôt massive, faite par des spécialistes » relations publiques  » des armées, auprès de toute la presse nationale et locale, pour faire le récit de l’exercice « Orion » : c’est un cas d’école flagrant, encore un.
@ Panda : « Malheureusement pour notre pays, le public français n’a pratiquement plus le droit d’avoir les faits , il n’a le droit que d’ avoir des récits. Or un récit, c’est de la réalité arrangée, donc en grande partie de la fiction . On apprend ça à l’université, d’ailleurs. »
Ouaip! C’est sûr que vous, en matière de récit, vous en connaissez un rayon lorsqu’il s’agit de rapporter ici des faits imaginaires! N’est ce pas ce que vous faites vous même quand vous écrivez « de la docu – fiction : une part d’éléments tirés de la réalité, trois parts de « mise en musique », en fonction des publics à atteindre, du message à faire passer. » La réalité, la vôtre basée sur un ressenti personnel que rien de concret ne vient jamais étayer. Exemple, des Israéliens venant faire ravitaillement en vol au dessus de l’Ile Longue, ou le Monument Américain de Brest qui sert aux USA à espionner la Base Navale!
La mise en musique, la vôtre également, faussée par votre interprétation de faits erronés et biaisés.
Le message, le vôtre, basé uniquement sur une photo en bout de piste prise à un instant T qui ne reflète en rien la réalité des opérations car vous n’en savez rien.
Vous prétendez faire faire un travail de journaliste indépendant, mais vous ne sourcez jamais rien, n’apportez aucune preuve à l’appui de ce que vous affirmez péremptoirement, ne recoupez pas vos prétendues infos qui viennent d’on ne sait où la plupart du temps. Vous répétez à qui mieux mieux que vous êtes dans le réel, lequel? Le vôtre? J’ai bien l’impression que la mise en forme de votre discours ne défend rien d’autre que votre intérêt personnel passablement orienté et fictionnel.
Puisque vous prétendez faire le job des journalistes à leur place, allez y lâchez vous et faites nous un compte-rendu objectif clair et sans passion de cet exercice Orion si mal traité par les pros de l’info. Les faits mon cher Panda, rien que les faits sans affect ni pathos.
Sinon pour conclure, vous pouvez nous expliquer se qu’il passe du côté de Haïfa ces jours ci et qui a l’air de vous mettre dans tous vos états?
Ah, en plus de votre panoplie de Zorro pour Noël, vous en avez eu une de journaliste pour Mardi gras ?
Oh, le petit gâté !
Les approches maritimes de l’Hexagone commencent à Odessa et se finissent à Mourmansk ou Vladivostok…. ainsi on assure la Paix à la France.
rainbowknight : il faudra que vous m’expliquiez un jour comment vous ( et les gens comme vous) gérez la contradiction entre la menace russe omniprésente, planétaire, que vous supputez, et la répétition mécanique du slogan selon lequel tout ce qui est militaire russe est minable, dépassé, déclassé, en ruine et ridicule.. vous vous sentez menacé par l’existence de quelque chose que par ailleurs vous qualifiez de nul..Vous avez peur des mouches, aussi ?
À titre personnel je me sens très nettement plus menacé par tout ce qui peut se passer du côté de Haïfa, que vous ignorez totalement, que par l’ensemble du reste des pays du monde… l’actualité du moment le démontre encore une fois, alors que nous sommes peut-être encore une fois et pour les mêmes causes, qui sont situées là -bas, sur le petit bord de la troisième guerre mondiale,… mais bien sûr cela ne peut vous poser le moindre problème!
Bonne continuation pour votre aveuglement ! Rassurez-vous, c’est une pathologie très répandue.
Tout faux Panda ! La menace russe n’est qu’une explication apportée par qui adore un Maître, un dictateur et sa clique de nervis et voleurs.
Souvent j’ ai précisé que les Russes ne sont pas nos ennemis et aspirent à avoir un mode de vie proche de celui de l’Occident sataniste. Ne viennent-ils pas faire la fête à Courchevel malgré leur proximité affichée avec le bourreau de la Fédération ?
Les menaces je les perçois chez les Putin, Xi, Kim Jong-un ou Khamenei , tous ces individus qui exècrent la démocratie …un peu comme tes potos du Hamas.
Il est vrai que nous sommes très nombreux à manifester un attachement viscéral au mot Liberté…
Et il parle de pathologie !
Vous avez aussi eu une panoplie de docteur pour Mardi gras ?
Vous n’allez plus savoir où les ranger.
L’Arlésienne, c’est votre bonne foi.
Surtout un cataplasme sur une jambe de bois précieux mais vieillissant. Gouverner c’est prévoir et anticiper…….hélas même résultat pour beaucoup de choses. Bravo les italiens.
Regardez bien ce fuselage Bilobé fait pour répondre intelligemment au cahier des charges des marins ( De la place dans des dimensions réduites au possible ) .
Dans le civil et le militaire, le  » bilobage » reviendra t’il à l’ordre du jour des « avionneurs » ?
Un lobe inférieur fait pour amerrir et garantir la flottaison! Je ne sais pas s’il y a jamais eu un test/incident pour le vérifier…
Un peu comme noratlas ou concorde après leur retrait, plus qu’un avion, c’est un design qui ne volera plus
Plusdemunitions : les hollandais ont amerris 2 fois ( de mémoire ) avec des ATL1 …Ça flotte bien…
A largeur et hauteur égale, vous obtenez davantage de volume interne avec un ovale qu’avec un bi-lobage. Il faudra donc chercher ailleurs l’avantage de ce type de fuselage, que dans « de la place dans des dimensions réduites »
Ce fuselage au profil de huit est employé quand on souhaite que le rapport entre le volume de la soute et celui de la cabine habitable soit supérieur au rapport que l’on trouve d’ordinaire.
Hi hi !!!!! Que j’aime faire causer cher François. Mais pas 01, c’est déjà pris……..
Une part de toutes ces améliorations ne peut-elle être réinstaller dans l’A321 MPA ?
Et le bruit spécifique de ses deux moteurs ! Superbe… Un détail mais qui apporte un peu de poésie dans cette lutte discrète contre les SM.
Certes, mais si les réacteurs du futur PATMAR pouvaient s’entendre un peu moins dans la carlingue que les poétiques turbopropulseurs, je voterait pour, avec les deux mains et les deux oreilles : En vieillissant, j’ai un creux dans mon audiogramme correspondant à leur bruit (et des acouphènes permanents).
ji_louis: oui pour l’audition, un  » trou » vers les 800hz..on a tous ça…
13 ans pour moderniser 18 appareils sur 22, et dire que l’on a voulu fourguer ses appareils aux Allemands.
L’Allemagne a décliné l’offre française de prêt ou de cession d’avions de patrouille maritime
Atlantique 2 (ATL2) pour plusieurs raisons stratégiques, techniques et politiques :
Incompatibilité opérationnelle : Berlin a jugé que l’ATL2, bien que modernisé au Standard 6, restait une plateforme ancienne dont la maintenance et la formation des équipages auraient été trop complexes et coûteuses pour une solution de transition.
Urgence du remplacement : La flotte allemande de P-3C Orion souffrait d’une obsolescence critique. L’Allemagne avait besoin d’une solution disponible immédiatement et interopérable avec ses alliés de l’OTAN.
Choix du P-8A Poseidon : Berlin a finalement préféré commander des P-8A Poseidon américains. Ce choix a été perçu comme plus sûr techniquement, même s’il a fragilisé le projet commun franco-allemand MAWS (Maritime Airborne Warfare System) qui visait à créer un successeur européen à l’horizon 2035.
Souveraineté et Standardisation : Le P-8A est déjà utilisé par d’autres nations de l’OTAN (comme le Royaume-Uni ou la Norvège), facilitant la coopération logistique dans la zone Atlantique Nord et Baltique, contrairement à l’ATL2 qui est une spécificité française.
En résumé, l’Allemagne a privilégié une solution « sur étagère » américaine jugée plus moderne et moins risquée logistiquement que l’offre de « dépannage » française.
En résumé, l’Allemagne décline les offres car rien dans la situation actuelle ne semble lui monter au cerveau (y en a t’il encore un?), continuant de payer ses assurances en pure perte… à un assureur qui a dit lui même qu’il était véreux (pb d’audition aussi?)… se permettant en prime de critiquer, rayon dépenses, un voisin qui a encore 3 composantes de son armée qui fonctionnent (même si cela manque de volume/matériels) et une dissuasion nucléaire qui permets de livrer des Scalp (idem côté brittons) aux ukrainiens sans trop se soucier des menaces des sbires de Poutine, tandis qu’ils attendent toujours vos Taurus et que vos politiques arrêtent de boucher leurs chiottes.
« Souveraineté et Standardisation » s’agissant du choix du Poséidon, bravo, « plus c’est gros mieux ça passe » (surtout quand on a le fondement formaté par Oncle Sam!) est visiblement votre credo.
Vous voulez de l’IA Jean Luc ? En voilà !
La décision allemande de choisir le P-8A plutôt que d’accepter la proposition française d’ATL2 constitue un pas décisif vers une dépendance américaine, et ce à plusieurs niveaux qui se renforcent mutuellement.
Le rejet d’une solution souveraine pleinement opérationnelle
L’ATL2 standard 6 n’est pas un appareil en développement ou une promesse industrielle
— c’est un système mature, reconnu comme l’un des meilleurs au monde dans sa catégorie, au point que les Américains eux-mêmes le réquisitionnent pour traquer les sous-marins russes dans l’Atlantique Nord. Prétendre lui préférer le P-8A pour des raisonsde performance ou de maturité technologique ne tient donc pas. Le vrai motif est ailleurs :
le réflexe d’achat sur étagère américain, moins risqué politiquement à court terme, plus simple administrativement, et conforme à une logique d’alignement atlantiste.
La destruction du MAWS comme conséquence directe
C’est l’effet le plus grave. En choisissant le P-8A, l’Allemagne a retiré la masse critique nécessaire à l’existence d’un programme européen de nouvelle génération. Sans partenaire pour partager les coûts de développement, le MAWS est mort. La France se retrouve donc à financer seule son successeur — l’A321 MPA — avec une cible réduite d’environ 10 appareils contre 18 ATL2, ce qui renchérit le coût unitaire et fragilise la viabilité industrielle à long terme. Le choix allemand n’a donc pas seulement hypothéqué la souveraineté de Berlin, il a dégradé celle de Paris.
Le verrouillage par accumulation
C’est peut-être l’enseignement le plus structurel. Chaque achat américain — F-35, P-8A, Chinook pour l’Allemagne — est justifié individuellement par des arguments
d’interopérabilité ou de délai. Mais l’effet cumulé est un appauvrissement systématique de la base industrielle européenne de défense : les bureaux d’études se réduisent, les
compétences s’étiolent, et la capacité à proposer une alternative crédible au prochain cycle d’acquisition s’effondre. On crée ainsi les conditions de la dépendance future, en rendant l’alternative souveraine de plus en plus coûteuse et risquée à chaque itération.
Le paradoxe final :
La France, malgré son choix de l’A321 MPA — solution européenne mais avec une flotte réduite et des coûts de développement non mutualisés — maintient une forme de
souveraineté opérationnelle. L’Allemagne, elle, disposera d’un avion excellent dont elle ne maîtrise ni le logiciel, ni la chaîne logistique, ni les mises à jour capacitaires. Dans un
contexte où les États-Unis remettent explicitement en question leur engagement en Europe, avoir confié sa capacité de guerre sous-marine à un fournisseur américain est un choix stratégique dont la fragilité apparaîtra précisément au moment où elle sera le plus dommageable.
« fragilisé » ? En vérité elle l’a détruit.
Et bien voilà on a nos 18 frégates volantes modernisées dommage que l’on ai pas en plus nos 18 frégates de premier rang , en tout cas nous allons pouvoir maintenir le haut de niveau de compétence de la PATMAR française par son activité et attendre de voir le système à base d’ A321 ,merci la grande Russie !