La Cour des comptes appelle à doter le Commandement de l’Espace des moyens nécessaires à l’exercice de ses missions

En novembre, lors d’une visite à la base aérienne à vocation spatiales [BAVS] 101 « général Robert Aubinière » de Toulouse, le président Macron a officiellement inauguré les nouvelles installations du Commandement de l’Espace [CdE], créé dans le cadre de la stratégie spatiale de défense dévoilée en 2019.
À l’époque, la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 prévoyait initialement une enveloppe de 3,6 milliards d’euros pour moderniser et renforcer les moyens spatiaux exploités par les forces françaises. Ce montant devait alors être complété par un investissement supplémentaire de 700 millions d’euros pour développer une capacité de « défense active » en orbite reposant sur des lasers de puissance ainsi que sur deux nano-satellites patrouilleurs appelés YODA [Yeux en Orbite pour un Démonstrateur Agile], dont la mise sur orbite était attendue en 2023, voire en 2024.
La LPM 2019-25 n’ayant pas été jusqu’à son terme, la suivante [LPM 2024-30] a inscrit 6,4 milliards d’euros sur la ligne dédiée aux opérations spatiales, dont 6 milliards au titre d’un « effort prioritaire » en faveur des « programmes d’équipements capacitaires et d’acquisition de services commerciaux spatiaux ».
Cette somme doit financer l’opération ARES [Action et résilience spatiales] qui, portée par la Direction générale de l’armement [DGA], vise à développer d’autres moyens d’intervention en orbite [TOUTATIS, BLOOMLASE, FLAMHE, etc.], des capacités de surveillance renforcées et un système de commandement et de contrôle [C2] au profit du CdE. Elle permettra également de mener à bien d’autres projets, en lien avec le Centre national d’études spatiales [CNES].
Alors qu’il a récemment participé à deux manÅ“uvres orbitales inédites au côté du Commandement spatial américain [US SPACECOM] et qu’il est en train de conduire l’exercice multinational SparteX [successeur d’AsterX], le CdE vient de faire l’objet d’un référé après avoir été contrôlé par la Cour des comptes.
Ayant d’abord appelé le ministère des Armées à bâtir une « politique de ressources humaines qui tienne compte des spécificités du spatial » pour éviter de « se trouver face » à une vague importante de départs de spécialistes « dans les années à venir », les magistrats de la rue Cambon ont déploré le fait que le CdE ne dispose pas encore de ses propres moyens pour mener des opérations spatiales.
« Dans les faits, le CdE ne dispose pas des moyens capacitaires pour exercer » sa mission. En effet, souligne le référé, il n’a pas pris le contrôle opérationnel des satellites existants [Syracuse et Athena Fides relèvent de l’ex-DIRISI, désormais intégrée au nouveau Commissariat au numérique de défense, tandis que le CNES s’occupe des satellites d’observation de la Terre et de renseignement électromagnétique, ndlr]. En outre, les satellites YODA ne lui ont toujours pas été livrés, « en raison de difficultés techniques ».
« Le projet de démonstrateur de satellites patrouilleurs-guetteurs YODA constitue un exemple topique. Alors qu’il devait permettre au CdE de réaliser de premières opérations dans l’espace, ce programme accuse un retard de plus de trois ans en raison de difficultés techniques », avance la Cour des comptes. Cela étant, les programmes capacitaires en cours s’inscrivent dans le temps long et ils peuvent parfois être tributaires de facteurs externes [retard d’Ariane 6, manque de lanceurs, etc.].
En outre, celle-ci s’étonne que, « six ans après sa création, le CdE ne dispose toujours pas d’un système d’information de commandement et de contrôle, pourtant indispensable pour apprécier la situation spatiale et diriger des opérations dans l’espace ». Et d’ajouter : « Cette situation limite la préparation des forces du CdE, en particulier de sa brigade des opérations spatiales ».
S’agissant du volet capacitaire, le référé affirme que la stratégie d’acquisition du CdE, laquelle prend en compte les acteurs du « New Space », n’est pas partagée au sein du ministère des Armées.
« Plusieurs programmes, comme le programme à effet majeur IRIS pour l’observation spatiale, sont ainsi en difficulté en raison des positions divergentes entre d’une part le besoin d’agilité et de résilience exprimé par l’état-major des armées, et d’autre part la stratégie de la DGA tenant compte du maintien de l’expertise technique des acteurs industriels historiques de la base industrielle de défense », y lit-on.
Pourtant, la DGA a récemment confié plusieurs contrats à des entreprises du New Space, comme U-SPACE [programme TOUTATIS] ou Infinite Orbits [programme PALADIN]. Qui plus est, en octobre, elle a lancé le « Pacte Espace » pour « structurer » le dialogue avec les acteurs français du secteur spatial. Cependant, il n’en reste pas moins que, selon la Cour des comptes, le comité spatial mis en place par le ministère en mars 2023 pour « orienter les travaux programmatiques et les choix industriels » ne s’est réuni qu’à deux reprises pour le moment.
Par ailleurs, au-delà des considérations capacitaires et des relations avec le CNES, qui doivent être « clarifiées », le référé souligne que le CdE « ne dispose aujourd’hui d’aucun cadre réglementaire comparable à ceux existant dans le domaine de la défense terrestre, maritime ou aérienne ». Ce qui peut constituer un sérieux problème.
« L’absence de disposition réglementaire dans le code de la défense s’agissant de la défense spatiale est préjudiciable. D’une part, cela prive le CdE d’un cadre légal d’intervention et de la légitimité qui est la sienne à coordonner les moyens spatiaux militaires pour assurer la défense spatiale. D’autre part, la défense spatiale est à ce jour appréhendée par le prisme de la défense aérienne, ce qui apparaît inadapté », explique la Cour des comptes.
« Le cadre juridique actuel ne prend pas en compte la défense de nos moyens spatiaux et l’action dans l’espace destinée à faire face à des actes malveillants ou agressifs conceptualisés sous le terme de ‘défense active' », insiste-t-elle.
Ainsi, il s’agit de définir exactement « les conditions de mise en Å“uvre de la défense spatiale » afin d’instaurer un cadre juridique adéquat.
Dans sa réponse à ce référé, et s’agissant des questions capacitaires, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, n’a pas repris à son compte la suggestion de la Cour des comptes visant à « élaborer une stratégie d’acquisition cohérente dans le domaine du spatial de défense, partagée entre la DGA, l’EMA et le CdE ».
« Je souhaite préciser que, compte tenu du rôle de la Direction générale de l’armement dans le domaine capacitaire, il semble préférable de coordonner les stratégies d’acquisition pour les opérations d’ensemble », a-t-elle estimé.
Quant aux aspects juridiques, la ministre s’est dite favorable à l’intégration d’un titre dédié à la défense spatiale dans la partie réglementaire du Code de la Défense car elle est de « nature à renforcer l’assise juridique de l’action de l’Etat dans le domaine spatial. » Cependant, a prévenu Mme Vautrin, ce n’est pas aussi simple.
« Une telle mesure nécessitera au préalable de trouver un vecteur législatif afin de créer un titre dans la partie législative du code », a-t-elle fait observer. Toutefois, a-t-elle ajouté, « dans l’immédiat, il est possible d’insérer dans le titre relatif à la défense aérienne une section portant sur la défense spatiale ».





Ici , aussi on a l’art de créer du  » mille feuille  » !
Du millefeuille.
Mille-feuille, mille feuille, millefeuille, millefeuilles, mille-feuilles, et j’en passe.
De l’art de casser les bonbons tout en étant incapable de prendre deux secondes pour faire une recherche sur votre moteur de recherche préféré.
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9M2158
Désespérant !
Meuh non. Rolala.
En fait, dans l’histoire d’un pays comme la France, le moment de crise qu’on traverse, c’est un peu de la routine.
Ca peut déraper, bien sûr. Mais ce n’est pas irrattrapable. Et on est encore loin de la perte de maîtrise. Sauf qu’il faut arrêter de considérer que le peu de mou qu’on a encore devant nous est un prétexte à ne rien faire. Voilà , c’est tout.
Sinon, faudrait essayer d’avancer sur la prise de conscience que l’espace est vital. Ca augmenterait nos chances de survie en cas de guerre, je pense. Et accessoirement, ça nous rapporterait du cash, parce que c’est un secteur très profitable pour lequel on a toutes les cartes en main pour nous faire de l’oseille en vendant notre intelligence à des gens très riches qui ont besoin de se géolocaliser pour aller aux toilettes dans leur immense château.
Puisqu’il y a des ultra-riches, autant les faire raquer quand ils ont envie de pisser, c’est à peu près la dernière chose qui nous reste en commun avec eux.
les politiques , ça n’ osent rien, c’est à ça qu’on les reconnaît
Elle est bonne. Très spirituelle.
Ça n’ose rien.
Ils n’osent rien.
Vu nos finances actuelles la seule chose qui reste encore possible c’est de paufiner l’aspect juridique ….
Et si un extra-terrestre nous lit, qu’il n’hésite pas à subventionner ce département ô combien utile de notre belle défense .
Non mais c’est pas bientôt fini, de nous demander du pognon ?
Peaufiner.
Pôfyné!
En chirurgie plastique et réparatrice : peau fit nez.
et bé, ca promet …
Le besoin est là :
https://www.leparisien.fr/international/ukraine/comment-deux-satellites-espions-russes-ont-intercepte-des-communications-europeennes-depuis-lespace-05-02-2026-BPUKXM3QLRHL5GGP2KT2HCFTXM.php
Quelque soit l’administration américaine au pouvoir, nous somles embarqué avec, même si l’Allemagne développe des capacités pour être souveraine (sans la France, mais pas sans les States):
https://fr.euronews.com/next/2026/02/15/nouvelle-guerre-spatiale-froide-pourquoi-etats-unis-et-ue-sont-toujours-sur-le-meme-bateau
La dépendance stratégique à l’espace est dangereuse : Elon Musk là -dessus est bien plus puissant que bien des chefs d’État.
https://www.france24.com/fr/europe/20260217-ukraine-prives-de-starlink-les-russes-peuvent-ils-rebondir-avec-leurs-drones-ballons-barrage-1
Quelle que soit l’administration américaine. Pas « quelque soit l’administration américaine ».
Starlink? Les armées russes ont/avaient déjà ce qu’il faut pour faire sans en 2026 sur le plan militaire pour le front ukrainien. Cependant, avec la fin des services Starlink, il y a eu beaucoup moins de vidéos « propagande » HD sur Internet et communications avec les proches sans l’autorisation du Ministère de la Défense russe (donc ils ont du assouplir certaines règles, mettre certains services en place dans ce domaine).
Ils ont dû assouplir.
Nous sommes embarqués.
Et la déontologie, on en parle ? Un logiciel vendu à prix d’or au CDE… par un ancien chef du CDE ! Petits arrangements entre amis…avec l’argent du contribuable.
Déontologie ? C’est ….comme l’amour en politique . Magouille de gauche ou magouille de droite , ma couille gauche ou ma couille droite, l’important c’est le pouvoir ou de pouvoir.
Je note que les commentateurs, lorsqu’il y a un rapport de la Cour des comptes qui recommande de donner plus de moyens aux armées, ne remettent pas en cause la compétence des rapporteurs ni le bien-fondé pour la Cour de se saisir de la question. Quand c’est un rapport critique sur les armées (par exemple le dernier sur l’AMSCC), là d’un coup on imagine finalement que contrôler les comptes et la gestion d’un organisme public signifie ne contrôler que les comptes et surtout pas la gestion, et bien sûr les rapporteurs sont indigents et n’y connaissent rien.
Situldiscékecévré.
Oui, c’est frappant.
waouh la photo! je ne sais pas si c est une image d illustrateur mais elle est réelle dans cette configuration étoilée basique je l ai photographiée 2 fois avec mon APN ×12+×5n, sur plusieurs mois d observations astronomique (amateur) courantes de conjonction Vénus-Saturne et Lune-Vénus ! disons que mon plaisir fut double en constatant à chaque fois cette trés petite croix interposée en marges ! et entre nous je ( je ne doit pas être le seul) découvre souvent bien d’autres choses extra-territoriales mais bien au « dessus » et rarement seul ! c est trop passionnant et aussi surprenant des correspondances des actualités Aérospatiales!! Le Ciel des nuits nous est de plus en plus animé et c est même très très sympa. CdE ouvrez « l’oeil » ! Bon je vais me faire allumé par les correcteurs comme il y a 4/5 ans j en ris d avance!
Merci Thank you merci a vous et à Tous.
Plusieurs mois d observations astronomiqueS.
Cette trÈs petite croix.
Le ciel.
Je vais me faire allumER.
Merci À vous et à tous.
Vous ne pouvez dire si c’est une photo ou une illustration et vous faites de l’astrophotographie?
Ola bonne question! d abord je n ai pas « gonflé mon melon » comme nombreux dans ces pages et précisé amateur ! 2 em une telle photo c est pas possible et un travail d illustrateur numérique possible certes mais d un autre âge soit 7/8 ans. Vous avez bien lu, APN basic samsung trépied de table en terrasse pour un résultat aux pixels noirs. en prime un passage de l ISS filmé avec le même APN à l attente de son arrivée suivie sur applie tablette jusqu au niveau de la Sardaigne ! certes c est un point lumineux net qui décroît en mini rouge en conjonction d une belle Vénus . Alors les ovnis chut! surtout pas la peine d en parler à notre monde des scienteux! pour nous seuls ces plaisirs. Mdr!
Merci à Vous!
« 2 em » ?
Deuxième : 2e.
Second : 2d.
« Deuxio/deusio/deuzio » (familier) : 2°.
Secundo : 2°.
Deuxièmement.
Secondement.
OH, LA bonne question ! / HÔLÀ, bonne question !
2O.
CE N’est pas.
APN basiQUE Samsung.
Sur applI.
Je ne suis pas expert, mais c’est très probablement une illustration (je ne vais pas énumérer les raisons). Voila une photo dans cet article.
https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/espace-le-nanosatellite-n-ss-la-miniaturisation-au-service-de-la-securite-de-nos-systemes-de-navigation-2850083.html
Comme d’habitude et selon une méthode bien rodée, la France qui prétendait rejoindre la cour des grands a lancé en grande pompe un appendice spatial à son Armée de l’Air, avec des belles plaquettes sur papier glacé, les logos, les couleurs ronflantes…. et puis… rien du tout..
de la com, comme d’habitude, et une jolie coquille vide, comme d’habitude.
On n’a déjà plus les moyens de faire fonctionner une armée de l’air vraiment digne de ce nom, on aurait dû avoir la dignité de ne pas essayer de faire les kékés de l’espace quand on n’arrive déjà plus à régler les fins de mois du pays.
Pas encore entendu raisonner la trompette du Palais , pourtant les champs Elyséens ne sont pas loin de la félicité méritée pour qui s’évertue à trop en faire……
vous avez songé à consulter ?
Et vous ? Il y a tant à faire.
Ton psy a refusé , il m’a dit être trop préoccupé par ton cas…. t’es une exclusivité Panda, prends conscience qu’un ursidé qui cause c’est rare plus encore quand ça raconte de la …..
Tout est présent dans ce rapport de la cour des comptes. Dommages qu’on se heurte ici aux intérêts particuliers des chapelles historiques qui refusent de laisser émerger un commandement en charge d’un nouveau milieu. La composante aérienne a connu peu ou prou des déboirs équivalents jusqu’en 1945
L’ALAT aussi pour échapper à l’armée de l’air.
Cela a été une longue négociation car l’Artillerie ne voulait pas non plus voir émerger cette Arme taillée pour la contre-insurrection et qui a finit de convaincre les plus obtus avec l’exercice « Moineau hardi » …
Armée de l’air elle-même échappée de l’armée de terre quelques décennies auparavant 😀
La Cour des comptes.
DommagE.
Des déboirEs.
Ils ont l’argent et la technologie
Mais ils n’ont que ça.
On a le bon vin,
On a le bon pain,
Et caetera.
En 2026, l’Allemagne franchit une étape historique avec sa première
Stratégie de sécurité spatiale (BMVg.de), prévoyant un investissement massif de 35 milliards d’euros sur les prochaines années. Ce plan vise à transformer le pays en une puissance spatiale autonome capable de protéger ses infrastructures critiques contre les menaces russes et chinoises.
1. Modernisation des constellations (SATCOMBw & SARah)
L’Allemagne remplace ses anciens systèmes par des technologies de pointe :
SATCOMBw Étape 4 : Ce projet de plus de 10 milliards d’euros prévoit le déploiement d’ici 2029-2035 d’une constellation multi-orbites de plus de 100 satellites. Contrairement aux systèmes géostationnaires actuels, cette architecture en orbite basse (LEO) offrira une latence réduite et une résilience accrue face au brouillage.
Système SARah : Opérationnel depuis 2024, ce système de reconnaissance radar de nouvelle génération (développé par Airbus et OHB) fournit des images haute résolution par tous les temps. La Bundeswehr a déjà commencé son exploitation complète en 2025.
2. Défense active et nouvelles capacités
Pour la première fois, l’Allemagne envisage des capacités de « défense active » au-delà du simple soutien logistique :
Satellites « Inspecteurs » : Développement de petits satellites manÅ“uvrables capables d’approcher et de surveiller des objets suspects en orbite (similaires aux capacités russes/chinoises).
Contre-mesures non-cinétiques : Priorité est donnée aux lasers et aux systèmes de brouillage électromagnétique pour neutraliser les menaces sans créer de débris spatiaux, conformément aux engagements internationaux de Berlin.
Avions spatiaux : Des études sont en cours pour des plateformes capables de missions rapides et réutilisables vers l’orbite.
3. Le Commandement de l’Espace (Weltraumkommando)
Le Weltraumkommando de la Bundeswehr (WRKdoBw), situé à Uedem, pilote cette montée en puissance :
Missions : Surveillance de la situation spatiale (SSA), planification d’opérations de défense et protection des systèmes nationaux.
Effectifs : Le ministère recrute massivement des officiers de l’espace spécialisés pour gérer ces nouveaux systèmes complexes.
Autonomie vs Coalition : Tout en rejoignant l’opération américaine Olympic Defender en 2024, l’Allemagne privilégie désormais ses propres filières industrielles (OHB, Rheinmetall) pour garantir sa souveraineté, marquant une prise de distance relative avec certains grands programmes coopératifs européens.
La coopération spatiale militaire entre la France et l’Allemagne repose sur un principe d’
échange capacitaire historique, mais elle traverse une phase de mutation vers une autonomie allemande plus marquée en 2026.
1. L’échange d’images : Le socle du partenariat
Le pilier central demeure l’accord de Schwerin, qui permet aux deux pays de croiser leurs spécialités technologiques :
Radar (Allemagne) : La France a accès aux images radar haute résolution de la constellation allemande SARah (et précédemment SAR-Lupe), essentielles pour voir à travers les nuages ou de nuit.
Optique (France) : En échange, l’Allemagne accède aux images optiques de très haute précision des satellites français CSO (Composante Spatiale Optique).
Status 2026 : Cet échange est désormais entièrement numérisé et intégré aux centres de commandement respectifs, permettant un partage de renseignements quasi instantané.
2. Surveillance de l’espace (SSA)
Les deux nations collaborent étroitement pour protéger leurs actifs en orbite contre les collisions et les menaces :
Partage de données : Les radars français (GRAVES) et allemands (GESTRA) alimentent une base de données commune au sein de l’UE pour suivre les débris et les « satellites espions ».
Exercices communs : L’Allemagne participe systématiquement à AsterX, l’exercice militaire spatial organisé par le Commandement de l’Espace français à Toulouse, simulant des attaques contre des infrastructures orbitales européennes.
3. Projets d’Alerte Avancée (Missiles)
Face à l’émergence des menaces hypersoniques, les deux pays mènent des études communes :
JEWEL (Joint Early Warning Initiative) : Un projet franco-allemand visant à développer d’ici 2030 une capacité de détection par satellite des départs de missiles balistiques et hypersoniques.
Souveraineté européenne : Ce projet est l’un des rares domaines où l’intégration est privilégiée face aux solutions américaines.
4. Tensions et « Compétition amicale »
Malgré cette alliance, 2026 marque une volonté allemande de réduire sa dépendance :
Concurrence industrielle : L’Allemagne investit massivement dans ses propres micro-lanceurs et constellations LEO (orbite basse), entrant en concurrence directe avec certains projets français soutenus par le CNES.
Lancements : Si la France pousse pour l’utilisation exclusive d’Ariane 6 pour les satellites militaires, l’Allemagne a multiplié les contrats avec SpaceX pour ses lancements récents (notamment SARah), créant des frictions sur la « préférence européenne ».
En résumé, la France reste le partenaire le plus proche de l’Allemagne en Europe pour les opérations spatiales, mais la relation évolue d’une complémentarité stricte (Radar/Optique) vers une coexistence de deux puissances spatiales complètes.
.
Vous êtes bien sur de ne pas être cousin avec @Fabrice ?
Vous êtes bien sûr ?
Avec un accent, sinon vous lui demandez s’il est aigrelet.
SSA : il serait intéressant d’avoir plus de précisions :
– quelle contribution de GESTRA au catalogue européen ?
– quel catalogue européen d’ailleurs ? Qu’en est-il des liens (ou leur absence) avec le projet STREAMS du CNES ?
Ariane 6 c’est très bien, mais ce lanceur doit effectuer 18 lancements pour Amazon, la capacité d’Ariane Groupe serait de 11 lancements par an, d’où SpaceX. L’Allemagne développe ses propres capacités pour avoir des petits lanceurs en cours de développement avancé, ainsi qu’une base spatiale flottante pour petit lanceur à Bremerhaven, les essais vont commencer cette année en Mer du Nord au lieu-dit Le bec de Canard
Le bec de canard ?
Attention, hein ! N’allez pas embêter les coin-coin avec vos fusées.
Sinon, je gobe acte ou maille pleine.
En 2026, l’Allemagne franchit une étape historique avec sa première
Stratégie de sécurité spatiale (BMVg.de), prévoyant un investissement massif de 35 milliards d’euros sur les prochaines années. Ce plan vise à transformer le pays en une puissance spatiale autonome capable de protéger ses infrastructures critiques contre les menaces russes et chinoises.
1. Modernisation des constellations (SATCOMBw & SARah)
L’Allemagne remplace ses anciens systèmes par des technologies de pointe :
SATCOMBw Étape 4 : Ce projet de plus de 10 milliards d’euros prévoit le déploiement d’ici 2029-2035 d’une constellation multi-orbites de plus de 100 satellites. Contrairement aux systèmes géostationnaires actuels, cette architecture en orbite basse (LEO) offrira une latence réduite et une résilience accrue face au brouillage.
Système SARah : Opérationnel depuis 2024, ce système de reconnaissance radar de nouvelle génération (développé par Airbus et OHB) fournit des images haute résolution par tous les temps. La Bundeswehr a déjà commencé son exploitation complète en 2025.
2. Défense active et nouvelles capacités
Pour la première fois, l’Allemagne envisage des capacités de « défense active » au-delà du simple soutien logistique :
Satellites « Inspecteurs » : Développement de petits satellites manÅ“uvrables capables d’approcher et de surveiller des objets suspects en orbite (similaires aux capacités russes/chinoises).
Contre-mesures non-cinétiques : Priorité est donnée aux lasers et aux systèmes de brouillage électromagnétique pour neutraliser les menaces sans créer de débris spatiaux, conformément aux engagements internationaux de Berlin.
Avions spatiaux : Des études sont en cours pour des plateformes capables de missions rapides et réutilisables vers l’orbite.
3. Le Commandement de l’Espace (Weltraumkommando)
Le Weltraumkommando de la Bundeswehr (WRKdoBw), situé à Uedem, pilote cette montée en puissance :
Missions : Surveillance de la situation spatiale (SSA), planification d’opérations de défense et protection des systèmes nationaux.
Effectifs : Le ministère recrute massivement des officiers de l’espace spécialisés pour gérer ces nouveaux systèmes complexes.
Autonomie vs Coalition : Tout en rejoignant l’opération américaine Olympic Defender en 2024, l’Allemagne privilégie désormais ses propres filières industrielles (OHB, Rheinmetall) pour garantir sa souveraineté, marquant une prise de distance relative avec certains grands programmes coopératifs européens.
La coopération spatiale militaire entre la France et l’Allemagne repose sur un principe d’
échange capacitaire historique, mais elle traverse une phase de mutation vers une autonomie allemande plus marquée en 2026.
1. L’échange d’images : Le socle du partenariat
Le pilier central demeure l’accord de Schwerin, qui permet aux deux pays de croiser leurs spécialités technologiques :
Radar (Allemagne) : La France a accès aux images radar haute résolution de la constellation allemande SARah (et précédemment SAR-Lupe), essentielles pour voir à travers les nuages ou de nuit.
Optique (France) : En échange, l’Allemagne accède aux images optiques de très haute précision des satellites français CSO (Composante Spatiale Optique).
Status 2026 : Cet échange est désormais entièrement numérisé et intégré aux centres de commandement respectifs, permettant un partage de renseignements quasi instantané.
2. Surveillance de l’espace (SSA)
Les deux nations collaborent étroitement pour protéger leurs actifs en orbite contre les collisions et les menaces :
Partage de données : Les radars français (GRAVES) et allemands (GESTRA) alimentent une base de données commune au sein de l’UE pour suivre les débris et les « satellites espions ».
Exercices communs : L’Allemagne participe systématiquement à AsterX, l’exercice militaire spatial organisé par le Commandement de l’Espace français à Toulouse, simulant des attaques contre des infrastructures orbitales européennes.
3. Projets d’Alerte Avancée (Missiles)
Face à l’émergence des menaces hypersoniques, les deux pays mènent des études communes :
JEWEL (Joint Early Warning Initiative) : Un projet franco-allemand visant à développer d’ici 2030 une capacité de détection par satellite des départs de missiles balistiques et hypersoniques.
Souveraineté européenne : Ce projet est l’un des rares domaines où l’intégration est privilégiée face aux solutions américaines.
4. Tensions et « Compétition amicale »
Malgré cette alliance, 2026 marque une volonté allemande de réduire sa dépendance :
Concurrence industrielle : L’Allemagne investit massivement dans ses propres micro-lanceurs et constellations LEO (orbite basse), entrant en concurrence directe avec certains projets français soutenus par le CNES.
Lancements : Si la France pousse pour l’utilisation exclusive d’Ariane 6 pour les satellites militaires, l’Allemagne a multiplié les contrats avec SpaceX pour ses lancements récents (notamment SARah), créant des frictions sur la « préférence européenne ».
En résumé, la France reste le partenaire le plus proche de l’Allemagne en Europe pour les opérations spatiales, mais la relation évolue d’une complémentarité stricte (Radar/Optique) vers une coexistence de deux puissances spatiales complètes.
.
SARah fonctionne?
Je pensais que les deux derniers avaient été perdus parce qu’ils n’avaient pas pu déployer leur antenne.
Pour ce qui est de la constellation de 100 satellites, ça devrait être un projet européen, pas juste allemand.
Pour le reste, attentons qu’une fusée allemande place ne serait-ce qu’un trombone en orbite avant de s’extasier.
Oui, ils fonctionnent bien, ils ont été sauvés. L’Allemagne ne veut plus dépendre des Américains ou des Européens pour l’espace, question de souveraineté nationale. Le programme initié par la France IRIS a 6 ans de retard, alors elle fait Spock, une base spatiale flottante est en développement, des tirs de démonstration sont prévus pour 2026. Les petits lanceurs sont en cours de développement final, ils seront testés en 2026 . les derniers étages d’Ariane 6 sont montés en Allemagne , celuis qui dépose la trombone justement
Celui.
Est ce qu’ un jour la cour des compte va se contenter de compter et de ne pas donner son avis à tort et à travers sur tout les sujets ?
La Cour des comptes.
Tous les sujets.
Pour la faire courte il faut associer Trump au projet …. parce qu’à Toulouse Gold on connait pour être « plus près des étoiles ».
La couleur préférée de l’agent orange ne manquera pas de le faire réagir.
Trump à créé la Space Force en 2019 lors de son premier mandat. L’US Space Command a établi une présence permanente dans la base américaine de Ramstein, en Allemagne.
S’il faut un dirigeant « fort » pour faire taire les divergences entre services, il faut peut-être éviter de nommer un « banquier d’affaires » à la tête du pays, et comme prétendument Chef des Armées.
Il a fallu batailler longtemps en France pour créer une Armée de l’air autonome, en 1934,pour « faire face ».
Peut-être que la bisbille entre services ne traduit que le manque de volonté pour « faire face à l’administration » ? 😉
Vu qu’on n’y arrive pas, on pourrait peut-être revenir à l’appellation historique « Armée de l’air » et abandonner le « et de l’espace » qui n’était qu’un caprice de Mme Parly (encouragée par ceux de nos étoilés qui ne regardent que de l’autre côté de l’Atlantique)
L’Allemagne ne développe pas de port spatial terrestre sur son territoire, mais elle a mis en place un
port spatial mobile en mer du Nord.
Voici les points clés de cette initiative et de la stratégie spatiale allemande :
Le « GOSA » (German Offshore Spaceport Alliance) : L’Allemagne utilise une plateforme de lancement mobile située en mer du Nord. Ce projet privé, soutenu par le gouvernement, permet de lancer de petits satellites (microlaunceurs) loin des zones habitées.
Investissements massifs : En septembre 2025, l’Allemagne a annoncé un investissement de 35 milliards d’euros dans sa nouvelle stratégie spatiale. L’objectif est de devenir une puissance spatiale motrice en Europe et de renforcer sa souveraineté.
Lanceurs nationaux : Des entreprises allemandes comme Isar Aerospace (avec la fusée Spectrum) et Rocket Factory Augsburg (RFA) testent activement leurs propres lanceurs pour garantir un accès indépendant à l’espace.
Souveraineté et défense : Une première stratégie nationale de sûreté et de sécurité spatiales a été présentée fin 2025 pour protéger les infrastructures orbitales et développer des capacités de défense.
En résumé, plutôt que de construire une base fixe comme Kourou, l’Allemagne privilégie la flexibilité maritime et le développement de microlanceurs privés pour s’imposer sur le marché spatial européen d’ici 2026.
La plateforme
GOSA (German Offshore Spaceport Alliance) est entrée dans une phase opérationnelle concrète avec des tests s’étalant de 2024 à 2026.
Voici l’état d’avancement et le calendrier :
Premiers tests (2024-2025) : Après plusieurs reports, des missions de démonstration ont été lancées pour tester la logistique en mer du Nord. Ces essais utilisaient de petites fusées suborbitales (jusqu’à 7 mètres de long) pour valider les procédures de sécurité et la stabilité de la plateforme mobile.
Pleine capacité (2026) : L’année 2026 marque le véritable tournant avec la planification de lancements plus complexes. La plateforme est désormais capable d’accueillir des microlanceurs européens pouvant transporter des charges utiles allant jusqu’à une tonne vers l’orbite basse.
Localisation : Les opérations se déroulent principalement dans la zone économique exclusive (ZEE) allemande, à environ 350 km au large des côtes, avec des points de lancement situés au nord-est du banc de Dogger.
Le consortium GOSA, dirigé par l’entreprise OHB SE, continue d’ajuster ses fenêtres de tir en fonction des conditions météorologiques de la mer du Nord et des autorisations environnementales strictes imposées par le gouvernement allemand.
il est opérationnel
, mais avec une nuance importante : il est en phase de début d’exploitation commerciale.
Voici la situation précise en ce mois de février 2026 :
Statut actuel : La plateforme est considérée comme active. Elle a déjà validé ses capacités techniques lors de la mission de démonstration « Demo 1 » (fin 2024/début 2025).
Capacité : Elle peut actuellement effectuer des lancements de microlanceurs (fusées légères). Ce n’est pas un port pour « grosses » fusées comme Ariane 6, mais un point de départ flexible pour de petits satellites.
Rythme : Le service n’est pas encore « routinier ». Pour cette année 2026, l’objectif du consortium GOSA est de stabiliser la cadence pour proposer des fenêtres de tir régulières aux entreprises comme Rocket Factory Augsburg (RFA) ou Isar Aerospace.
En résumé : L’outil fonctionne, les tests de sécurité sont validés, et il est prêt à l’emploi pour les clients commerciaux depuis quelques mois seulement.
Les trois principaux nouveaux lanceurs allemands (souvent appelés « microlanceurs ») sont à des stades très avancés, avec des étapes cruciales prévues pour
2026.
Voici le calendrier de disponibilité :
Isar Aerospace (Fusée Spectrum) :
Statut : En cours de tests orbitaux.
Prochaine étape : Après un premier vol d’essai en mars 2025, le deuxième vol de qualification (mission « Onward and Upward ») est programmé pour mars 2026 (ouverture de la fenêtre de tir le 19 mars).
Disponibilité : Si ce vol réussit, la production industrielle est déjà lancée pour des vols réguliers dès fin 2026.
Rocket Factory Augsburg – RFA (Fusée RFA One) :
Statut : Préparation du vol inaugural.
Prochaine étape : Le premier lancement orbital est officiellement prévu pour 2026 depuis le port spatial de SaxaVord au Royaume-Uni.
Disponibilité : Opérationnelle après la validation de ce premier vol de démonstration en 2026.
HyImpulse (Fusée SL1) :
Statut : Transition vers l’orbital après le succès suborbital.
Prochaine étape : Après avoir testé avec succès sa fusée sonde SR75, l’entreprise se concentre sur son lanceur orbital SL1.
Disponibilité : Des vols commerciaux sont envisagés à partir de la fin de l’année 2026 ou début 2027, portés par de nouveaux financements obtenus fin 2025.
En résumé : L’Allemagne devrait disposer de deux à trois lanceurs souverains opérationnels d’ici la fin de l’année 2026, marquant la fin de la dépendance exclusive aux gros lanceurs comme Ariane 6 pour les petits satellites.
, ces nouveaux lanceurs sont
parfaitement adaptés pour soutenir le programme militaire SPOCK (Space Based Optical Communications Key), mais avec un rôle spécifique.
Voici comment ils s’intègrent dans ce projet de défense :
Le rôle de SPOCK : Ce programme, lancé par le centre de recherche de la Bundeswehr, vise à déployer une constellation de satellites de communication laser ultra-sécurisée. L’idée est de créer un réseau internet militaire spatial impossible à intercepter.
Compatibilité technique : Les satellites du programme SPOCK sont des « SmallSats » (satellites de petite taille). Les lanceurs comme la Spectrum (Isar Aerospace) ou la RFA One sont conçus précisément pour ce type de charge. Ils offrent la précision orbitale nécessaire pour placer ces satellites de communication laser sur des orbites spécifiques.
Réactivité militaire : L’intérêt pour la Bundeswehr d’utiliser ces lanceurs allemands est la « réactivité ». En cas de conflit ou de besoin urgent, ces fusées peuvent être tirées depuis le port spatial mobile (GOSA) ou depuis l’Écosse beaucoup plus rapidement qu’une grosse Ariane 6.
Souveraineté : Utiliser une fusée allemande (Isar, RFA) pour lancer un satellite militaire secret (SPOCK) garantit à l’Allemagne une autonomie totale : aucune puissance étrangère ne peut bloquer le lancement ou accéder aux données sensibles lors de l’intégration.
En résumé : Si le calendrier de 2026 est maintenu pour les vols de qualification des fusées, elles deviendront les « camions de livraison » privilégiés pour les futurs satellites du réseau militaire SPOCK.
espérons que tout se passe bien, mais la France a du souci à se faire pour sa première place, mais pour les Allemands seuls compte la sécurité spatiale du pays
Seule compte la sécurité.