La British Army s’apprête à réduire drastiquement le nombre de ses unités de parachutistes

Contrairement à l’armée de Terre, qui en a lancé plusieurs au Sahel entre 2013 et 2022, la British Army n’a plus mené une seule opération aéroportée [OAP] de grande ampleur depuis l’affaire de Suez, en 1956. Pour autant, au gré des restructurations dont elle a fait l’objet depuis, elle a toujours veillé à conserver des unités de parachutistes, lesquelles sont actuellement réunies au sein de la 16 Air Assault Brigade [16e Brigade d’assaut par air].

Celle-ci se compose, entre autres, d’un peloton d’éclaireurs [Pathfinder], du 216e Escadron de transmission parachutiste, du Parachute Regiment [avec trois bataillons, dont un de réserve], du Royal Horse Artillery, du 23e Régiment de génie parachutiste, d’un bataillon fourni par le Royal Gurkha Rifles et du 13e Régiment de soutien aéroporté.

Or, ces derniers temps, des rumeurs avancent que la British Army serait sur le point de réduire le format de ses troupes aéroportées. Rumeurs auxquelles l’ex-colonel Tim Collins a donné du crédit dans un article récemment publié par le Telegraph.

« On peut sans aucun doute affirmer que la Grande-Bretagne n’a pas besoin de tous les parachutistes qu’elle compte actuellement », a-t-il estimé, avant de souligner que les rares sauts en zone de combat de ces dernières années n’ont été effectués que par des petites unités de forces spéciales. « À l’ère de l’hélicoptère, le largage massif de parachutistes pourrait être considéré comme une capacité de niche », a-t-il fait valoir.

Quoi qu’il en soit, ces rumeurs sont bel et bien fondées… puisqu’elles viennent d’être confirmées par Alistair Carns, le sous-secrétaire d’État britannique aux Forces armées, dans une réponse écrite adressée au Parlement.

La Revue stratégique de défense a « examiné tous les aspects capacitaires, y compris ceux liés aux troupes aéroportées » et elle a déterminé que ces dernières « devraient reposer sur des unités spécialisées et sur un seul bataillon », a affirmé M. Carns.

Selon le site spécialisé britannique UK Defence Journal [UKDJ], les 2e et 3 bataillons du Parachute Regiment pourraient être concernés par cette mesure. « Selon le modèle envisagé, l’insertion de parachutistes resterait une capacité spécialisée et non une méthode de déploiement massif de fantassins répartis entre plusieurs bataillons », écrit-il.

Cela étant, cette réforme fait débat outre-Manche. Certains l’approuvent sans réserve car elle tient compte des réalités opérationnelles actuelles et permettrait de faire des économies.

« L’entraînement des parachutistes est […] très gourmand en ressources car il nécessite des investissements importants en aéronefs, infrastructures, instructeurs, équipements de sécurité et indemnisations pour les blessés, inévitables lors d’accidents », a souligné le colonel Collins, dans les pages du Telegraph.

En outre, a-t-il ajouté, « sur un champ de bataille moderne, l’insertion massive de parachutistes est improbable. Les opérations aéroportées, si elles ont lieu, privilégieront vraisemblablement des moyens rapides et efficaces, tels que les hélicoptères ou les atterrissages rapides d’avions de transport sur des pistes improvisées.

Cependant, avance le UKDJ, d’autres ne partagent pas cet avis car la mesure que s’apprête à prendre le ministère britannique de la Défense remettrait en cause la capacité de réaction rapide de la British Army. Un récent article publié par l’Inspection générale de l’armée de Terre via le réseau social LinkedIn a de quoi leur donner de l’eau à leur moulin.

« Les conflits récents rappellent que la vitesse de déploiement initiale est souvent décisive. La maîtrise des procédés aéroportés, la préparation des unités et la capacité de l’état-major à planifier et conduire une entrée en premier constituent donc un enjeu majeur que l’inspection évalue au regard des engagements futurs, y compris en environnement contesté et multinational », a-t-elle en effet expliqué.

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129 contributions

  1. VinceToto dit :

    Si l’UK n’a pas les ressources humaines pour cela, c’est normal qu’elle réduise la voilure.
    Les troupes dites « para » ont comme mission l’intervention en mode léger, autonome, versatile, parachuté ou pas. Dans des conflits avec de plus en plus de drones, potentiel problèmes logistiques, il y a besoin de ce type de troupes qu’elles soient dites « para » ou autre chose. Au 21ème siècle, dans les armées OTAN, les unités dites « FS » sont utilisées comme « para »/infanterie légère.

  2. kl42 dit :

    Les Anglais ont 10 – 15 ans d’avance sur nous ils sont notre futur dans beaucoup de domaine.

  3. Albatros dit :

    face aux drones…impossible d attérir d un hélico ou d un avion au sol…Le parachute reste le moyen le plus sûr et rapide même si coûteux.
    chinois russes et etatsuniens n ont pas renoncé à cette spécialité indispensable.

    • dolgan dit :

      Vous voulez dire qu en Ukraine, le poser d assaut sur la ligne de front est impossible? Merde dites le aux UKR.

      Vous voulez dire qu en Ukraine, il est impossible d infiltrer des hélicopteres sur des centaines de kilometres pour ravitailler des troupes encerclées? Merde, et Marioupol?

      Vous voulez dire que survoler Caracas avec des Hélicos est impossible?

      PS: Vous vivez vraiment dans un monde ou vous imaginez que les hélicos des 2 camps ne font pas d opérations spéciales derrière les lignes?

      • précision dit :

        D’accord avec l’idée, par contre Marioupol n’est plus un bon exemple car c’était avant la production en masse de drones. Par contre il y a des exemples plus récents en Ukraine, comme du côté de Pokrovsk. Par contre j’ai l’impression que sur ce terrain (contrairement au Vénézuela en effet) les opérations spéciales restent plutôt limitées, au mieux, aux zones disputées, pas à l’infiltration derrière les lignes adverse, même s’il y en a peut-être dont je n’aie pas vu l’écho.

        Concernant le rôle des hélicoptères, RUSI va dans votre sens.
        https://www.rusi.org/explore-our-research/publications/commentary/helicopters-remain-vital-part-joint-force

        • rainbowknight dit :

          Vous pouvez parler parfaitement en russe sans que rien ne trahisse votre origine ukrainienne. Par contre il est bien plus difficile, pas impossible , de parler ukrainien sans que ne se révèle votre russité… est-il utile de s’infiltrer quand déjà vous êtes présent ?
          Les troupes aéroportées offrent l’avantage d’être un  » vivier  » duquel nombre d’opérateurs des FS sont issus. L’hélicoptère n’est qu’un outil parmi d’autres…. il reste appréciable malgré les critiques.
          C’est la volonté , force caractérielle qui vous pousse à vous surpasser… en faisant votre premier saut dans le vide. Vouloir réduire la voilure n’est pas la meilleure décision prise par nos alliés anglais…

        • Batman dit :

          Vous voyez les échos, vous ?

        • « il y en a peut-être dont je n’aie pas vu l’écho. »

          Vous êtes sûr, pour le subjonctif ?

        • Pluriel dit :

          Les lignes adverses.

    • Jack dit :

      Les drones sont dangereux pour les troupes au sol. Le fait qu’elles soient posées par hélico, avion ou parachute ne change pas la donne.

    • précision dit :

      « impossible d attérir d un hélico » c’est pourtant cet « impossible » qu’ont réussi à plusieurs reprises les Ukrainiens à petite échelle, y compris récemment et dans des situations d’encerclement opérationnel où des parachutistes auraient il me semble eu peu de chances d’arriver indemne.

    • VinceToto dit :

      Les hélicoptères de transport sont beaucoup utilisés en Ukraine pour l’évacuation de blessés/morts VIP (OTAN?) loin et plutôt proche du fond. Les drones, voir missiles n’ont pas le temps d’intervenir même si les systèmes de surveillance ont le temps de voir qu’un hélico vient de se poser, etc. .
      Après, il faut être complétement suicidaire ou débile pour vouloir être débarqué prés du front par de l’hélico, en plus typé mission spéciale, car cela fait de vous une cible détectée et identifiée comme prioritaire.

      • dolgan dit :

        Les fameux VIP OTAN. Ils doivent se cacher dans les biolabs de sorros, ont les a toujours pas vu.

      • WinceCoco dit :

        « loin et plutôt proche du fond ».
        C’est vous qui touchez le fond, avec cette vieille lune des troupes de l’OTAN prétendument présentes en Ukraine.

      • Avekoucenzeh dit :

        L’adverbe « voire » signifie « et même », mais pas le verbe « voir ».

        Les drones, voire missiles n’ont pas le temps d’intervenir.

      • Meuh dit :

        Les prés du front ne doivent pas être bien sains pour paître en paix. Et on a plus de chances d’y voir passer des chars que des trains.
        Je préfère nettement les pâtures moins près du front.

    • Tout ce qui monte finit par redescendre dit :

      Atterrir, avec trois r.

  4. HMX dit :

    Décision regrettable de la British Army. Mais qui illustre bien les débats actuels sur l’évolution des unités parachutistes, qui vont devoir évoluer… ou disparaître. L’image d’Epinal de l’insertion massive de parachutiste sautant depuis un avion de transport militaire, façon D-Day, n’est tout simplement plus adaptée aux réalités du combat modernes, et encore moins aux perspectives du retour de combats de haute intensité. Ce mode d’action peut encore se concevoir de façon très ponctuelle, sur des théâtres de basse ou moyenne intensité, face à un ennemi dépourvu de moyens sol-air, et encore…

    A l’image de la Cavalerie, qui a abandonné ses chevaux il y a bien longtemps, les parachutistes vont devoir abandonner leur parachute, pour se tourner vers de nouveaux vecteurs d’insertion. Ces nouveaux vecteurs seront de petits motoplaneurs individuels, à propulsion électrique ou hybride. Il faut imaginer un engin dotée d’ailes déployables, une cellule avec des formes et des matériaux furtifs (composites) ressemblant un peu à un missile de croisière, à l’intérieur duquel prendra place un parachutiste tout équipé. Ces engins seront largués en nombre via un dispositif de lancement par la rampe d’un A400M ou d’un C130. Ces motoplaneurs individuels, consommables ou optionnellement récupérables, permettront aux parachutistes de voler sur plusieurs centaines de km à très basse altitude à grande vitesse (>500-600km/h), avec des risques limités d’interception : une capacité qui changera totalement la donne par rapport aux parachutes actuels. L’avion porteur pourra ainsi réaliser le largage en restant largement à distance de sécurité de la zone à risque, et les parachutistes vont pouvoir renouer avec ce qui fait leur ADN : l’effet de surprise, l’audace, et l’insertion sur les arrières de l’ennemi, là où on ne les attendait pas.

    • sonata dit :

      « l’image d’Epinal de l’insertion massive de parachutiste sautant depuis un avion de transport militaire, façon D-Day, n’est tout simplement plus adaptée aux réalités du combat modernes ».
      En réalité, elles ne l’ont pratiquement jamais été. Face à une opposition sérieuse, on a bien plus d’exemples d’opérations parachutistes ratées que réussies. Et les réussites se sont payées au prix fort. Sans un renfort rapide d’unités lourdes, ces troupes sont trop légères que pour pouvoir tenir le terrain par elles-mêmes, du moins lorsque l’opposition est sérieuse.

    • jo666 dit :

      Ben non , il vaut mieux une Ser très faible avec une empreinte de mouche qu’une grosse avec la vitesse.

      • HMX dit :

        @jo666
        Je ne comprends pas bien votre remarque. Un engin motorisé tel que je l’ai décrit ci-dessus ressemblera visuellement à un missile de croisière, et évoluera de surcroît rapidement et près du sol : deux conditions essentielles pour sa furtivité (radar, visuelle, acoustique), et sa survivabilité.

    • tschok dit :

      Et dire qu’on s’est emmerdé avec l’A400M pour qu’il puisse larguer des parachutistes, et voilà que j’apprends que c’est complètement as been.

      Pfff.

      • Robert Collins dit :

        Si vous tenez à évoquer la désuétude en des termes anglais, efforcez-vous au moins de le bien faire : « has been ».

      • HMX dit :

        @Tschok
        Non, l’A400M restera le fer de lance des TAP. il faudra simplement adapter sa soute pour lancer ces engins individuels, avec un aménagement modulaire de la soute (kit), par exemple un système de racks permettant de lancer ces engins l’un après l’autre à une cadence suffisamment élevée. Un tel système de lancement sera par ailleurs utile non seulement pour les TAP, mais aussi pour transformer l’A400M en lanceur de missiles de croisière /munitions téléopérées.

    • Raphaël dit :

      les vapeurs de Jet-A1 sont nocives pour la santé. A respirer avec modération.

    • Massif des Vosges dit :

      « l’insertion massive de parachutiste » : avec un seul parachutiste, même un gros costaud, une telle insertion n’aurait rien de bien massif…

      L’insertion massive de parachutistes.

  5. Shanti dit :

    Perdre une capacité, c’est immédiat. La retrouver, au besoin, c’est 10 ans de travail. Après, c’est peut-être justifié dans le schéma militaire prévisible des 20 prochaines années. Qui le sait ?

  6. Ronin dit :

    C’est une initiative à imiter. Les unités parachutistes en dehors des commandos n’ont aucun intérêt. Il a été démontré que l’enveloppement vertical est un concept douteux aux résultats souvent hasardeux. Las largages au Sahel l’ont été sur des zones non contestées face à un adversaire de faible envergure.

    Je ne comprends même pas pourquoi la France entretient un brigade entière alors qu’elle ne possède même pas le parc aérien suffisant pour aérotransporter cette même brigade (Ne parlons même pas d’aérolargage) sur une dizaine de rotations.

    La 11e BP devrait être réduite: la moitié des régiments d’infanterie doit être reconvertie en infanterie classique et versé dans une autre brigade. Le 35e RAP devrait être réduit à un groupement d’artillerie, le 1er RHP à un bataillon à deux escadrons, le 17e RGP à un bataillon de génie, le RTP n’a besoin que d’un ou deux escadrons (1 EAMT et 1 ELA).

    • dolgan dit :

      Vous voulez dire que les parachutages cela fonctionne mieux quand on tape dans le mou de l adversaire?

      Mais mais, c est révolutionnaire.

      Tout se passe comme si c était une capacité permettant d obtenir des résultats en tapant dans le mou de l adversaire.

      Mais afin de « démontrer » que cela ne marche pas, il est important de postuler que le parachutage ne sera utilisé que contre les points dur de l ennemi, face a une dense DCA sans SEAD/DEAD, en forte infériorité, sans renforts et en attachant les mains des parachutistes.

    • Mat49 dit :

      @Ronin « Las largages au Sahel l’ont été sur des zones non contestées face à un adversaire de faible envergure. » Ce que nous aurons sans doute encore à faire l’avenir.

      « La 11e BP devrait être réduite: la moitié des régiments d’infanterie doit être reconvertie en infanterie classique et versé dans une autre brigade » Cela deviendrait des divisions déjà que ce sont de grosses brigades.

      « La 11e BP devrait être réduite: la moitié des régiments d’infanterie doit être reconvertie en infanterie classique et versé dans une autre brigade. Le 35e RAP devrait être réduit à un groupement d’artillerie, le 1er RHP à un bataillon à deux escadrons, le 17e RGP à un bataillon de génie, le RTP n’a besoin que d’un ou deux escadrons (1 EAMT et 1 ELA). » Je ne vois pas trop l’intérêt.

      Si on réduit la 11e BP je pense au contraire qu’il faut que cela ait une cohérence et surtout que cela serve à augmenter les effectifs.

      Donc le plus cohérent me paraît au contraire de conserver trois des 4 régiments d’infanterie comme unité parachutiste ainsi que la CCT et de les affecter à la 4e BAeM, c’est à dire avec les hélicoptères, qui est le mode d’action qu’ils auraient le plus de chance d’utiliser sauf dans des cas type Mali ou derrière les lignes amies où le parachutage pourrait encore arrivé.

      La 4e BAeM donnerait sa CCT à la 11e Brigade devenue d’infanterie avec le 1er RH, le 35e RA, le 17e RG, le quatrième régiment d’infanterie de la 11e BP non transféré qui deviendrait d’infanterie et 2 nouveaux régiments d’infanterie. Ce qui permettrait d’augmenter les effectifs au lieu de réduire les rares unités qui restent encore.

      A la rigueur si on a la stupidité de ne pas augmenter les effectifs à l’occasion d’une réduction des troupes para, une autre variante consisterait à ne conserver que deux régiments d’infanterie para et à transformer le reste en une nouvelle BLB grâce à l’affectation des unités de la BFA à cette nouvelle BLB.

    • La moitié doit être reconvertie et versée.

  7. Nogoa dit :

    « Contrairement à l’armée de Terre, qui en a lancé plusieurs lors au Sahel entre 2013 et 2022, … »
    Je ne trouve pas trace en source ouverte de mention de saut opérationnel au cours des opérations Serval (Mali 2013), Sangaris (RCA 2013) ou Sagittaire (Soudan 2023). Quelqu’un peut-il m’en dire plus sur l’utilisation de parachute au cours des opérations des forces armées françaises, que ce soit par la brigade parachutiste, des forces spéciales ou même au cours d’opérations clandestines ?

  8. Alfred dit :

    Il est vrai que la question peut se poser en termes de surprise et de chances de succès avec l’evolution des moyens de detection et d’observation liée à celle de l’armement. Après, il n’en reste pas moins qu’il faudra toujours du monde pour s’emparer d’une zone autour d’un terrain d’aterrissage et la tenir le temps de débarquer des moyens plus conséquents . A moins d’envoyer un charter de « touristes » venant chasser le gros gibier avec armes et bagages, qui loueraient des véhicules sur place? Mais serait-ce conforme aux conventions?

  9. Pierrot dit :

    Si on prend comme « exemple » les VDV à Hostomel fin février 2022… on peut en effet douter de l’efficacité d’un tel déploiement massif de parachutistes !

    • Mat49 dit :

      @Pierrot les VDV a Hostomel ont attaqué en… hélicoptère. Et il y avait une autre attaque au sud pour prendre les ponts du Dniepr qui a eu lieu en… hélicoptère, et qui a réussi d’ailleurs car une pointe blindée a pu rapidement atteindre les unités héliportées.

  10. dolgan dit :

    Dans le même temps, ils abandonnent la capacité amphibie et la capacitée héliportée reposera sur les 2 QE.

    C est en fait l abandon des capacités de projection.

    Je ne sais pas bien ou ils en sont côté transport stratégique et posé d assault. Je doutes que cela soit plus brillant.

    • Robert Collins dit :

      Les Anglais et les Américains écrivent « assault », les Français font des posers d’assaut.

      ♫ J’écris tout de travers, c’est la faute à Twitter ♪
      ♪ Je m’suis trompé de mot, c’est la faute à Dassault ♫

    • Hou houe houx ou où ouh dit :

      Je ne sais pas bien où ils en sont

    • Le doute m'habite dit :

      Je doute. Tu doutes. Il doute. Nous doutons. Vous doutez. Ils doutent.

  11. jean luc dit :

    La dernière opération aéroportée (parachutage de combat) d’envergure menée par l’armée française remonte au début de l’opération
    Serval au Mali, en janvier 2013, où des parachutistes du 1er RCP et de la 11e brigade parachutiste ont sauté sur Tombouctou.
    Cependant, des sauts opérationnels plus récents ont eu lieu dans le cadre d’exercices de haute intensité et de projection rapide, notamment :

    Thunder Lynx (Mai 2023) : Plus de 200 parachutistes du 8e RPIMa ont réalisé un saut opérationnel de nuit en Estonie pour une mission de déploiement rapide.
    Exercices récents (2024-2025) : Dans le cadre de la préparation à la haute intensité (exercices type Orion), des insertions par parachutisme continuent d’être pratiquées par la 11e brigade parachutiste, souvent avec le 1er RPIMa (forces spéciales).

  12. Dodo dit :

    Comme souvent de nombreuses personnes pensent qu’une unité para serait réservée à des missions de parachutages, qu’en dehors de cela, elle serait en attente.

    Un régiment d’infanterie para, c’est un régiment d’infanterie légère comme un autre non para.
    Le parachutage est une capacité optionnelle si nécessaire, si possible. Mais un déploiement aérien non parachuté, un déploiement par voie maritime ou terrestre ce n’est pas que pour les non para.

    Vous n’allez pas obtenir plus de ce même régiment si vous lui enlevez sa capacité à pouvoir être parachuté. Qui peut le plus peut le moins, l’inverse n’est pas vrai.
    Le parachutage n’est qu’un plus en cas de déploiement par cette voie, on ne parle pas ici de régiments qui ne servent à rien ou qui seraient sous-exploités le reste du temps.
    Souvent chez nous c’est la jalousie vis à vis de la prime qui parle plus qu’autre chose.

    On sent la recherche d’une excuse pour réduire du monde dans une armée britannique qui n’arrive pas à honorer ses postes.

  13. ALAN dit :

    Pour notre 11e BP, la réflexion s’impose. Quatre régiments d’infanterie para c’est beaucoup. Si le 2e REP et peut-être le 1er RCP sont des premières unités d’urgence intouchables, il en est autrement des 3e et 8e RPIMa. Les transformer sans les dissoudre serait une idée à développer. Quant au 1er RAP, pourquoi des canons Caesar dans cette unité ?
    La réalité des conflits actuels devrait amoindrir la nostalgie de la guerre d’Algérie où les divisions parachutistes furent en première ligne.

    • PK dit :

      Vous savez, les VDV sont *aussi* en première ligne, et souvent en tête quand il s’agit d’ouvrir le chemin…

      Mais quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage. Et des rageux contre les paras, on les compte la pelle. Pas facile d’avouer qu’on n’a jamais eu les couilles de sauter d’un zinc… Du coup, on surcompense, histoire de cacher sa honte.

    • Mat49 dit :

      @ALAN « Les transformer sans les dissoudre serait une idée à développer. Quant au 1er RAP, pourquoi des canons Caesar dans cette unité ? » Pour que la Brigade puisse opérer comme une brigade classique. C’est ce qui est prévu pour elle dans la majeure partie des cas.

      Pour la réduire que proposez vous de cohérent?

      • ALAN dit :

        @Mat49. Merci d’avoir pris en considération ma réflexion. Pour parler du passé, je me souviens de l’implantation à Nancy pour un court temps de la 11e Division Légère d’Intervention de retour d’Algérie. Elle était constituée de deux brigades para plus la 9e brigade d’infanterie de Marine.
        La création d’une Brigade Légère d’Intervention pourrait être une idée.
        Composée principalement d’une CCT, du 2e REP, du 1er RCP, d’un groupement d »artillerie à base de mortiers de 120 mm, d’un ou deux escadrons de blindés légers, d’un bataillon mixte génie/logistique et… du 5e RHC, pourquoi pas ?.

        • Mat49 dit :

          @ALAN « pourquoi pas ? » Oui pourquoi pas, surtout s’il s’agit de transformer la 4e BAeM en 4e Brigade légère d’intervention car alors restent une CCT 2 RI para qu’on peut transformer en RI simple et tout le reste de la 11e BP qui allié aux deux régiments de la BFA permet d’avoir une BLB en plus à la place de la 11e BP et d’avoir une Brigade Légère d’Intervention.

          Les unités d’appui para de la BLI étant des effectifs en plus.

    • tschok dit :

      Vous êtes sûr qu’il existe encore dans ce pays des nostalgiques de la guerre d’Algérie ? Personnellement, je trouverais cela assez inquiétant, mais bon, je suis prêt à me confronter à toutes les réalités sociales vivantes qui font le sel de mon beau pays.

      Je crois que j’ai des pinces crocodiles qui trainent dans un carton, on pourra parler bricolage comme ça.

  14. Sempre en Davant dit :

    Pendant ce temps en Alaska les troupes polaires sont parachutistes.

    La capacité para n’est pas une supériorité d’oursins sous les bras mais un affranchissement des obstacles terrestres.

    Le parachute dépose des troupes où les autres moyens ne permettent pas d’accéder. Les drones peuvent être risqués là où les hélicoptères sont une perte trop coûteuse.

    C’est un contretemps technologique dans la mesure où les drones logistiques n’ont même pas été conçu.

    C’est presque rigolo de voir que l’idée des paras-forces spéciales pourrait bien être responsable de la fin d’une capacité sans rapport.

    Après tout, le SBS a d’autres préférences de transport et l’on a vu Elisabeth Il, accompagnée de James Bond, sauter d’un hélicoptère.

    Nous n’avons plus de véhicules blindés capables de franchir. Il y a des inondations partout.
    Et ce qui s’organise dans la troisième puissance de l’OTAN ce sont des économies supplémentaires avec un habillage oiseux.

    Il faut se rendre à l’évidence que les forces spéciales aussi perdent des avantages à l’heure des drones.

    Les paras ne sont pas « presque » des FS.
    Ils peuvent être autre chose. Par exemple les spécialistes du combat à pied sans continuité logistique.

    Symboliquement il faudrait qu’ils délaissent les fusils avec des touts petits canons pour citadins de barre d’immeuble, pour d’autres avec un canon de 55 – 60cm pour économiser le soutien par la précision et la portée.

    Il semble que l’idée que le pétrole se raréfie et que la Chine, l’Inde, le Pakistan, l’Afrique en soit aussi gourmand n’a pas atteint Londres.

    Ce qui est ringard c’est l’idée de parachute régiment avec des Ajax, des Challenger, et des foodtruck pour les fish and chips ou le butter chiken…

    La grande élongation par la portière et la logistique par drones directs ou largués d’avion c’est une adaptation au changement climatique.

    Le retour aux vieilles méthodes : tout le monde à poil ,le sac dans le sac poubelle, tais toi et nage, sèche toi et ferme la… n’aura plus l’air d’une brimade quand les eaux cerneront les troupes.

    • Pluriel dit :

      Les drones logistiques n’ont même pas été conçus.
      Que la Chine, l’Inde, le Pakistan, l’Afrique en soient aussi gourmands.

  15. Stakan Vada dit :

    Décision regrettable. Les unités parachutistes c’est avant tout un état d’esprit particulier. Autonomie, réactivité et prise d’initiatives sont leurs caractéristiques en plus de leurs compétences physiques et techniques. Même si leur emploi opérationnel n’a que très rarement été déterminant et que l’emploi des drones réduit encore plus leur légitimité sur le terrain, il n’en demeure pas moins que les parachutistes restent toujours une plus-value dans toutes les armées dignes de ce nom. C’est donc une décision peu pertinente.

  16. Clavier dit :

    Le volume d’unités paras est lié à celui des unités de transport et à celui du financement des primes de saut, les Anglais commencent à le réaliser maintenant qu’ils sont à l’os ….

  17. Antigodon dit :

    Et que vont devenir ces unités ? Dissoutes, supprimées, ou transformées en unités non parachutiste ?

    Au fait, concernant l’armée British, le saviez-vous ? Le nombre total de militaires britanniques toutes branches confondues est inférieur au nombre d’opérateurs de drones russes… Et pour ce qui est de leur glorieuse Royal Navy, il y a autant d’amiraux que de navire de combat.

  18. Thorgal dit :

    Si le mode d’insertion par largage massif apparaît désuet dès lors qu’une défense AA solide est en place, l’intérêt des TAP est ailleurs, il constitue l’objectif supérieur pour tout fantassin, à cause du prestige et aussi de la prime TAP. C’est un vivier pour les FS et une vitrine de recrutement indispensable pour l’AdT. Donc, inutile d’imiter bêtement les anglais.
    Ce qui n’interdit pas de réfléchir à l’évolution des moyens d’insertion liés à l’élaboration de nouveaux schémas opératifs et tactiques, les progrès technologiques en la matière ouvrent l’éventail des possibilités.

    • tschok dit :

      Je travaille d’ailleurs moi-même à la mise au point d’un générateur d’ondes anti-gravitationnelles, dont j’espère qu’elle sera définitive à l’aube du siècle prochain, et je vous promets qu’il permettra des schémas d’insertion de TAP tout à fait surprenants.

      • Reptilien officieux dit :

        Enfin, ça bouge un peu sur Terre ! C’est mignon, on dirait nous, il y a douze millions d’années, quand on essayait encore de traverser les nébuleuses avec des élastiques géants! Gageons qu’ils maîtriseront la transkinogésique quantique à effet tunnel avant l’effondrement de leur système solaire.

        • Lémurien officiel dit :

          « quand on essayait encore de traverser les nébuleuses avec des élastiques géants »

          Vé-ri-dique !
          Quand je vous dis que toute la galaxie se demande comment ils ont fait pour finir par y arriver, ces affreux.

      • Thorgal dit :

        Encore là le réformé P4 aux pieds plats ?
        Tes schémas d’insertion ne m’inspirent rien de bon.

    • HMX dit :

      @Thorgal
      Tout à fait. Les TAP ont toutes leur place dans l’éventail des moyens à notre disposition… à condition de les faire évoluer, notamment en les dotant d’un vecteur d’insertion adapté à la réalité des combats modernes. Le bon vieux parachute a fait son temps, il ne pourra désormais plus être utilisé, en dehors des environnements très permissifs (type Sahel 2013) qui constituent une niche d’emploi, alors que les TAP peuvent faire bien plus… Il faut donner à nos TAP des engins individuels motorisés, qui pourront voler sur de grandes distances (plusieurs centaines de km) à basse altitude, pour qu’ils aient le maximum de chances d’atteindre leur objectif sans subir trop de pertes.

      Voir à ce sujet les programmes d’acquisition de « planeurs logistiques » en Europe et aux USA : ces engins sont pour le moment non motorisés, et réservés exclusivement au transport de matériels et ravitaillement. Mais le moment ne va pas tarder, où on pensera à y ajouter un petit moteur (propulsion électrique ou hybride), et à en faire la nouvelle monture des parachutistes… Ces engins vont redonner aux TAP une liberté d’action, et un effet de surprise qui constituent leur ADN.

    • Ronin dit :

      « il constitue l’objectif supérieur pour tout fantassin » N’importe quoi. Comme si les troupes d’élites se limitaient à cela. Les chasseurs alpins ou l’infanterie légion sont autant d’exemples à suivre et de vivier pour les unités spéciales.

  19. Mic dit :

    Dois-je rappeler à beaucoup ici que les unités parachutistes déployées lors de la « guerre d’Algérie » étaient employées souvent héliportées, mais pas que !
    Elles étaient des troupes d’élites, fréquemment employées pour des opérations au sol et non héliportées, comme la légion !
    Cela reste des troupes qui peuvent être assimilables à des unités de commandos et pouvant intervenir en appui des premiers, bien avant les unités des régiments « terrestre «  !
    Les unités d’infanterie de marine, doit-on les supprimer aussi, car il n’y a plus d’opérations de débarquement, depuis l’affaire du canal de Suez, du débarquement du 6 juin 1944 ou du débarquement de Provence en aout 44 ?
    A ce compte-là, vous croyez que le corps des marines US va être dissout ?

    • Anonyme dit :

      Le corps des marines ne sera certainement pas dissous (la question s’était quand même sérieusement posée après la seconde guerre mondiale), néanmoins, il voit actuellement ses missions et moyens sérieusement bouleversés. L’USMC était devenu une sorte d’US Army bis, plutôt spécialisée dans les projections, y compris dans des pays sans façade maritime (Afghanistan par exemple) avec des équipements très similaires à ceux de l’Army : chars de combat, véhicules de transport d’infanterie lourds, artillerie, hélicoptères de combat et de transport … La mission « débarquement » n’était pas abandonnée mais plus l’unique priorité alors même qu’elle était la raison d’être de ce corps. L’orientation actuelle revient complètement dans cette dimension maritime (pour mémoire, l’USMC dépend du sous-secrétariat d’état à la Navy) avec l’abandon des unités lourdes d’infanterie, de blindés (composante chars entièrement supprimée) au profit d’entités de combat littoral/insulaire plus légères. Et pour en revenir à la question de départ, vous avez raison, les troupes parachutistes ont encore un rôle et un avenir … même sans parachute !

    • Pluriel dit :

      Les unités des régiments « terrestres ».

    • Singulier dit :

      Des troupes d’élite.

  20. debouté Arnaud dit :

    Le « diplôme » de mon père en Algérie était commando parachutiste de l’avant. Saut à 80 kms en arrière des lignes, austères, ennemis, sans soutiens autre que de rentrer en rando de 100 klm. Ils rajoutaient des chaines sur le parachute pour que…
    Je sauterai bien mais pour le plaisir.

  21. mich dit :

    Si je comprends bien ils le font juste par manque de moyens et de personnels , et bien c’est pareil pour nous si on me dit que nous n’en avons plus les moyens ou que le béret rouge n’attire plus grand monde alors réduisons mais bien malin ou bien inconscient celui qui me dit que nous n’ aurons pas besoin de cet outil de projection plutôt aguerri dans les 15 ans qui viennent car quand on casse pas facile de recoller les morceaux ! Perso le format de cette brigade n’a rien de déconnant si correctement équipé en puissance de feu et en appui .

    • PK dit :

      « alors réduisons »

      Quand on porte ce prénom, ça fait pitié quand même…

      Pauvre Saint Michel…

  22. jean luc dit :

    en février 2022, l#opération aéroportée russe a échoué, car les troupes aériennes devaient arriver par avions , la défence ukrainienne a bombardé la piste, les avions ont dû repartir, Les troupes héliportées se sont retrouvées seules sans appuis. Des parachutistes suivis de leurs blindés largués par air auraient pu faire basculer la bataille en faveur des Russes.

  23. Parent 1 soja pansexuel dit :

    Le parachutisme est une activité à risque, on voit nos précautions pour éviter les dégâts en exercice sur ORION 26.
    https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-plan-de-bataille-dorion-26-de-quiberon-a-rennes-en-passant-par-saint-nazaire-et-coetquidan/

    C’est sympa de lire le programme pour les participants.

    Sauter sur Coëquidan, ça aurait plus de gueule que de débarquer d’un TRM 2000.
    Surtout que les les VBL et les AMX 10 RC suivent derrière…
    Les VAB sont hors cadre des photographes de la COM ?

  24. Alain dit :

    Un market garden, ça suffit. Basta.

  25. Rogger dit :

    bien les parachutiste sont des troupes d »elite…et ils ons la capacité de projection la plus élevée… (4 000 hm en quelques heures)
    leur déploiement depent de la disponibilité du nombreux d’avion de transport immédiate disponible…
    ils est regrettable que nous n’ayons pas les moyens de les équipée de petit matériel militaire pouvant etre projets pas parachutes… peits camion ou engin blindé de moins de 5 tonnes…
    ils y a pourtant un vrais besoin dans nos armées occidentale…

    • Mèkeskidi dit :

      « la disponibilité du nombreux d’avion de transport immédiate disponible… » ???

    • Relisez-vous SVP dit :

      Les parachutisteS.
      Troupes d’Élite.
      Et ils onT.
      4 000 km.
      Leur déploiement dÉpenD du nombrE d’avionS de transport immédiateMENT disponibleS.
      IL est.
      Les moyens de les équipER.
      De petit matériel militaire pouvant Être projetÉ paR parachutE. / De petitS matérielS militaireS pouvant Être projetÉs paR parachutE.
      PeTits camionS ou enginS blindéS.
      IL y a.
      Un vraI besoin.
      Nos armées occidentaleS.

  26. Trent dit :

    Ca ne m’étonne pas.
    Depuis qu’on a réparé les ascenseurs au ministère de la défense du Royaume-Uni
    Nul besoin de parachute

  27. Edgar dit :

    « …conduire une entrée en premier constituent donc un enjeu majeur … » (fin de l’article). En effet, dans de nombreuses situations militaires (et politiques) celui qui occupe le premier un objectif sensible (pont, aéroport, ministère, …) obtient un avantage souvent décisif. C’est un vieux principe de cavalerie légère. Les exemples abondent : les raids cosaques en Pologne et en Allemagne en 1813 entrainant le recul progressif des lignes de défenses napoléoniennes, l’invasion du Danemark et de la Norvège en 1940, la prise du pont de Remagen en 1944, … Mieux vaut 12 hussards au bon endroit et au bon moment que 500 fantassins de la ligne en retard et perdus dans la campagne…

  28. Bon, il s’avère au final que cette info devait certainement provenir de Radio Bidasses, car pas plus tard que ce matin le MOD a démenti cette information. Les anti-TAP circulez y a rien à voir….Fermer le ban!

  29. Carin dit :

    Mon dieu, mais que va dire le ministre des affaires étrangères allemand???
    Je suis inquiet…. Très inquiet.

  30. PHILIPPE dit :

    Si vis pacem para bel homme !