Deux navires de la marine américaine sont entrés en collision lors d’un ravitaillement à la mer

Le nouveau déploiement du destroyer américain USS Truxtun [classe Arleigh Burke] n’a pas commencé sous les meilleurs auspices. Ainsi, le 4 février, ce navire a dû revenir à la base de Norfolk [Virginie], qu’il venait juste de quitter, afin de réparer l’un de ses équipements.

Sans préciser la cause de cette avarie, le porte-parole de la 2e flotte de l’US Navy, le commandant Dawn Stankus, a expliqué que « ce retour allait permettre de s’assurer que le navire est en pleine capacité opérationnelle avant de reprendre ses missions ». Finalement, l’USS Truxtun a pu appareiller de nouveau le 6 février.

Ayant rejoint le reste de l’armada américaine déployée en mer des Caraïbes dans le cadre de l’opération « Southern Spear », après cinq jours de navigation, ce destroyer a dû se ravitailler auprès du navire de soutien au combat USNS Supply, lequel venait d’appareiller de Porto Rico.

Seulement, cette manÅ“uvre s’est mal passée car les deux navires sont entrés en collision. Cet incident a fait deux blessés parmi les marins. « Une enquête est en cours », a précisé un porte-parole du commandement Sud des États-Unis [US Southcom]. Ce dernier n’a rien dit au sujet d’éventuels dégâts, si ce n’est que l’USS Truxtun et l’USNS Supply ont pu reprendre leur route par la suite.

Un ravitaillement à la mer [RAM] est une manÅ“uvre toujours délicate, dans la mesure où le bâtiment de soutien et le navire à ravitailler doivent parfois rester côte à côte pendant plusieurs heures, le temps que le transfert de carburant et de vivres se fasse. Et elle l’est davantage quand les conditions de navigation sont difficiles et/ou quand les équipages sont fatigués. « Une erreur mineure peut provoquer un accident potentiellement grave en quelques secondes », explique l’US Navy.

Long de 230 mètres pour un déplacement de près de 50 000 tonnes, l’USNS Supply peut transporter 177 000 barils de carburant, plus de 2 000 tonnes de munitions et d’importantes quantités de vivres. L’an passé, son équipage, composé en grande partie de marins civils, a été distingué par le Military Sealift Command pour son « niveau exceptionnel de préparation opérationnelle, de performance et de sécurité ». Quant à l’USS Truxtun, il était revenu à Norfolk en octobre 2025, après avoir passé sept mois en mer. Autant dire que ses marins n’ont eu que très peu de répit avant d’appareiller pour rejoindre l’opération Southern Spear.

Selon un responsable américain cité par ABC News, une « évaluation des dégâts causés par la collision est en cours afin de déterminer si les navires poursuivront leur déploiement ou s’ils retourneront au port ».

Photo : USNS Supply

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60 contributions

  1. Big Stick dit :

    La première thalassocratie mondiale a des cadences infernales, l’américain moderne a des exigences que n’avait pas ses anciens.
    Tous ces mois de déploiement joueront sur le recrutement.

    L’USSFORD qui se déploiera pour mettre la pression à l’Iran montre aussi la durée des engagements de l’US Navy:
    https://www.leparisien.fr/international/etats-unis/moyen-orient-donald-trump-envoie-un-deuxieme-porte-avions-au-large-de-liran-13-02-2026-NML7QBM3T5AVHGXLQZMW6QSZAM.php

  2. Czar dit :

    « Quant à l’USS Truxtun, il était revenu à Norfolk en octobre 2025, après avoir passé sept mois en mer. »

    je note une culture de la durée dans les déploiements des marines anglo-ricaine, nettement plus que dans la nôtre. est-ce une question de préparation opérationnelle ou bien est-ce que parce qu’on a une définition différente du terme (par exemple équipages rlevés en cours de déploiement) ?

    • Bench dit :

      Les porte-avions américains sont généralement déployés plus longtemps que ceux d’autres pays, en raison de la nécessité ,selon la doctrine US, de maintenir une présence militaire mondiale. Rien à voir avec une quelconque question de préparation opérationnelle.
      Un déploiement est généralement de six à neuf mois, mais cela peut varier en fonction des missions et des besoins. Et il me semble que les équipages ne sont pas relevés. A confirmer.

    • vrai_chasseur dit :

      7 mois en mer, dont des escales
      (ici Alexandrie en Égypte en Sep 2025 : http://www.dvidshub.net/news/549663/uss-truxtun-arrives-alexandria-bright-star-2025-maritime-phase )

      Sinon les équipages fatigueraient et perdraient de leur opérationnalité.

      Ce type de navire polyvalent (Classe Arleigh Burke) est le cheval de trait de l’US Navy, probablement les plus sollicités notamment comme escorte des groupes aéronavals US et alliés.

    • Plusdemunitions dit :

      La doctrine est différente, le nombre et l’utilisation des bateaux aussi. Dans la marine, un déploiement dure au maximum 3 mois. Evidemment en cas de conflit ça peut varier. Mais pour vous donner un exemple concret, comme on a pas assez de bateaux, on change l’équipage. Ainsi il y a 2 ans dans le cadre de la mission Agenor, la Fremm Languedoc est resté 7 mois en mission de combat, l’équipage ayant été relevé une fois à Abu Dhabi.

  3. jean luc dit :

    Ce genre de manoeuvre est extrêmement délicate à mener, et n’est pas sans danger. Les navires ne sont qu’à quelques mètres l’un de l’autre

    • rainbowknight dit :

      La faute au cuistot , ce crétin n’a pas compris que le lapin à bord c’est pas bon, mais pas bon du tout …..
      Le rongeur aurait grignoté un brin et pété un câble…

    • Ératosthène dit :

      @Jean
      Permettez-moi d’en douter :
      https://www.ecosia.org/images?q=ravitaillement%20en%20mer

    • The tough Caustic BeZZon dit :

      Cit :[ Ce genre de manoeuvre est extrêmement délicate à mener, et n’est pas sans danger. Les navires ne sont qu’à quelques mètres l’un de l’autre ]

      Peuh !
      Les tankers et les méthaniers de la  » flotte fantôme « ™© font des transferts STS tous les jours , le soutage (  » bunkering  » ) et l’avitaillement hors carburant en mer sont presque devenus un  » nouveau normal  » dans la marine marchande .
      C’est sans parler – horresco referens – des transferts de poiscaille entre les chalutiers et les  » navires-mères  » frigorifiques Pékinois dans le Golfe de Guinée . ;0)

       » When the going gets tough , the tough… « 

      • Bench dit :

        @ besson radoteur : une RAM n’a rien à voir avec ce que tu racontes rigolo. On te parle de RAM, manÅ“uvre où des navires militaires ravitaillent bord à bord tout en continuant de faire route et toi tu ramènes ta fraise avariée sur tes potes popovs marine marchande qui font du transfert de cargaison bord à bord à l’arrêt.
        Revois ta copie charlot!

        • Caustic BeZZon dit :

          Cit :[ Revois ta copie charlot! ]

          Le vaste monde ne se limite pas au goulet de brest où tu nous affirmes faire des ronds dans l’eau sur une coquille de noix , petit schtroumpf aux très petites nageoires .

          La technique c’est  » STS transfert while underway  »  » bunkering while underway  » mon petit breton aux – très – petites palmes …
          Une de mes vidéos que tu aimes :

          https://www.youtube.com/watch?v=GJxirh5bTwQ

          Pour info aujourd’hui on envisage le soutage de l’ammoniac …

          • Bench dit :

            Le vaste monde,hélas, est aussi peuplé de gros abrutis condescendants et prétentieux qui ne supportent pas qu’on les mette devant leurs erreurs et contradictions, de parfaits crétins dont le besson je sais tout sur tout en est le parfait symbole.

          • Mappemonde dit :

            Le goulet de Brest. Mon petit Breton.

      • Mappemonde dit :

        Les navires pékinois. Le golfe de Guinée.

  4. Robmac dit :

    A propos de navires ravitailleurs, il est de bon ton de dire que le PAN Charles de Gaulle a une autonomie de plusieurs années sans ravitaillement … C’est vrai pour la coque, l’électricité et la production d’eau douce à bord … Mais il faut une navette de ravitailleurs pour le kérosène des avions, pour la nourriture de l’équipage (plusieurs milliers de personnes) et pour les pièces détachées … De plus ce navire est immobilisé six mois régulièrement.

    L’autonomie illimitée est un mythe, il y a seulement besoin de moins de ravitaillements en fioul.

    • Momo dit :

      L’alcool est dangereux pour la santé.
      Attention à la rechute

      • Robmac dit :

        Je suis heureux d’apprendre que vous avez cessé la Kro @Momo … Mais soyez toujours vigilant !

        Et merci pour vos commentaires toujours très pertinents : un porte-avions sans kérosène pour que les avions décollent est du plus grand intérêt stratégique.

    • tschok dit :

      C’est pas tellement que ce soit un mythe, je crois. Le mot « autonomie « est polysémique en français ordinaire. Il désigne aussi bien la capacité à franchir une distance que la capacité à perdurer sans un soutien extérieur, entre autres.

      Votre mythe est en réalité une confusion, ce qui est assez fréquent quand on emploie un mot polysémique, puisqu’en français ordinaire on ne prend pas la peine de préciser sous quelle acception précise on emploie un mot, ce qui se dégage en général du contexte.

      C’est un logique du « ça va sans dire » sauf que… ben si on veut éviter les confusions, ça va mieux en le disant, quoi. Sauf que le français ordinaire est un langage qui est peu protocolé, donc propice aux confusions dès que le contexte devient complexe.

      Ex: votre voisin de table vous dit « passe-moi le sel, steuplait ». Il se dégage du contexte qu’il vous parle de la salière qui est à-côte de vous, pas du sel de la vie, par exemple. Et il ne prend pas la peine de vous le préciser, c’est inutile.

    • The tough Fu-BeZZon dit :

      Vous avez farpaitement raison @Robmac et ce type de soutage peut même être réalisé par des tankers civils dans l’USN !
      En Asie ce sont des marchés qui se règlent parfois au détour d’une rue sombre par une  » bastos dans le cigare » . Le plus fun c’est que les SR de l’USN craignent que ces marchés soient contrôlés par les SR Pékinois au travers des  » triades » ! ;0)
      Finalement les fonks de la Marine Nationale avec leurs BRF font vraiment  » old school  » ,  » vieille école  » ! ;0)

      https://gcaptain.com/u-s-navy-increasingly-turning-to-commercial-tankers-for-at-sea-refueling-operations/

    • The tough Hatteras BeZZon dit :

      Ps : avant que ma remarque taquine sur le BRF ne m’attire les foudres des  » gardiens du temple  » brestois ou de vortequsse …

      https://www.amo-union.org/stena-polaris-performs-first-ever-consol-with-french-navy/

      Il faut noter que ce tanker possède une certification glace et est équipé avec du matos Chuknien ! Le BRF possède t’il une certification glace , zat iz ze queuchtionne !
      Cela  » coupe le pied sous les lichens  » de tous nos experts hurluberlus qui nous assurent que l’ USN est dépendante de la MRC pour ses opérations dans l’Arctique et au Groenland .

      https://www.wartsila.com/marine/customer-segments/references/view/stena-polaris

      • Bench dit :

        @besson d’eau douce , revois ta copie une fois de plus pépère radoteur car la Marine Nationale sait faire également : https://www.defense.gouv.fr/marine/actualites/mission-clemenceau-25-marine-nationale-acquis-nouvelle-competence-ravitaillement-mer
        Bref, tout à tes rêves humides et condescendants, tu ne sais rien faire d’autre que sélectionner ce qui va dans ton sens. Quant à ta lubie récurrente sur la certification glace, elle n’est rien de plus qu’une lubie, un dada de gamin qui s’est trouvé un hochet à agiter.
        Pour le reste, apprends à écrire en français correct, tes propos feront peut-être un peu plus clairs à défaut d’être crédibles!

        • précision dit :

          C’est surprenant cette habitude que vous et Besson avez de vous chamailler. Je veux bien qu’il vous provoque fréquemment. Mais vous pourriez cherchiez à comprendre ce qu’il écrit avant de le critiquer et nous imposer la lecture de vos insultes récurrentes ? Là vous avez tort sur presque toute la ligne: il a raison dans les commentaires au-dessus sur la possibilité de STS transfer underway (on peut peut-être argumenter, wikipédia à l’appui que les manÅ“uvres militaires sont un tantinet plus complexes que celles dans le civil, mais le parallèle qu’il faisait est correct et la crédibilité est de son côté). Il écrit que la France fait un Consol et vous répondez ‘«revois ta copie: la France aussi sait faire un consol » . Faites-vous exprès d’agir comme faire-valoir?

          • Bench dit :

            @précision , tort? Je ne faisais que remarquer dans un com précédent à ce comique prétentieux et adepte du hors sujet que ça se fait aussi chez nous . Quand je lis les textes imbuvables au français quelque fois approximatif et ringard de ce vaniteux qui se croit toujours obligé de la ramener à tort et à travers avec ses Russes, Brésiliens et consorts qui font toujours plus et mieux, ses lectures d’ados attardés, son admiration sans borne pour tous les autocrates de la planète, je me dis qu’opex360 n’est ni Wikipédia, ni YT où ce genre de comique peut déblatérer n’importe comment. Besson n’argumente pas, Besson bourre les crânes. Bref je vous trouve bien gonflé de prendre sa défense, et ce d’autant plus qu’en général ce nuisible le fait très bien tout seul en n’étant pas avare d’insultes bien plus gratinées que les miennes!
            Qui se ressemble, s’assemble précision?

      • The tough old mechanic BeZZon dit :

        Pour info notre hôte M. Lagneau en a causé :

        https://www.opex360.com/2025/01/06/le-navire-ravitailleur-jacques-chevallier-a-effectue-une-manoeuvre-inedite-avec-un-petrolier-civil-americain/

        Il y a des remarques très pertinentes dont celles , pour une fois je suis obligé de l’admettre , du Bar de l’Escadrille qui souligne la certification glace de ce pétrolier .
        Pour un pays qui se veut , faure cheure , une  » puizônze dô rôfôrônce » dans la Baltique et désormais jusque dans l’Arctique il ne serait que temps d’être capable de concevoir et de construire des navires – de guerre – avec une – vraie – certification glace . XPTDR !

        Le MCAK dont il est question dans l’article peut-être considéré comme un  » greffon  » conteneurisé ,  » plug and transfer  » , adaptable sur le pont de nombreux tankers civils .
        Il permet donc de littéralement multiplier les capacités de ravitaillement d’une flotte et ceci avec des modifications réduites au très strict minimum .

        https://www.ndtahq.com/navy-develops-modular-consol-capability-to-refuel-oilers-at-sea/

        En fait on retourne aux  » fondamentaux  » du ravitaillement à la mer puisque par exemple la flotte charbonnière de la  » Great White Fleet » était exclusivement constituée de navires charbonniers achetés à quai et  » militarisés  » .

        D’autres technologies , civiles ben wi , sont actuellement investiguées comme celles nécessaires pour le transfert STS de cellules de lancement verticales ( MK 41 ) . Comme l’ont montré des événements récents en Mer Rouge c’est pas tout de défourailler à tire-larigot pour se retrouver  » tout nu  » et être obligé de retourner à oilpé et à toute berzingue vers un port pour réarmer .

      • Le "T apostrophe" prolifère insidieusement dit :

        Possède-t-il.

        C’est au moyen de deux traits d’union et non d’une apostrophe que doit être utilisé le « t euphonique ».

  5. Themistocles dit :

    Accident hélas pas si rare. Par chance, pas de blessés. Il y a quelques années, le Var et le Jules Verne se sont percutés à Tpulon lors d’une prise de ravitaillement à la mer de nuit. Ce genre d’activité, ce n’est pas un sport de masse et ce n’est jamais sans risque.

    • The tough Caustic BeZZon dit :

      Cit :[ . Ce genre d’activité, ce n’est pas un sport de masse ]

      Ce sport , contrairement à ce que vous affirmez du haut de votre clavier , est pratiqué à travers toute la planète 24h/24 et 365j/an et il s’appelle un  » transfert STS  » . Il est connu sous le terme de …  » transbordement en mer  »
      Et il ne se pratique pas uniquement entre des navires au mouillage .

      Avec un pseudo comac vous devriez le savoir ,  » @Themistocles …

      Les contraintes sont bien sûr différentes mais transférer du carburant ou du fret entre deux navires n’a absolument rien d’exceptionnel et les premiers à l’avoir farpaitement maitrisé à l’époque moderne ce furent d’ailleurs les … contrebandiers ! ;0)

      • tschok dit :

        Oui, c’est vrai, mais la plupart des transbordements se font navire amarré l’un à l’autre, bord à bord, en statique, au large d’un port, l’un des navires servant en pratique de terminal déporté, pour décongestionner les ports ou, effectivement, pour de la contrebande, ou parce que ça coûte moins cher, ou parce que le navire qui transborde ne peut pas accéder aux installations portuaires pour x autres raisons (assurances, normes, gabarit, etc).

        En conséquence de quoi, bon nombre des transbordements qui ont lieu constamment en tout temps et en tout lieu dans le monde ont un petit côté bidouille qui peut, à l’occasion, dangereusement rapprocher le transbordement de la catastrophe pure et simple.

        Ce qui signifie que si la catastrophe est le plus souvent évitée, c’est qu’on a affaire à des équipages aguerris et compétents, ce qu’aucun esprit ami du genre humain ne peut raisonnablement nier, la valeur n’étant le monopole d’aucune de ses parties, celles qui prétendent constituer une élite pas plus que les autres.

        Mais le problème n’est pas là : ce qu’une marine de guerre recherche, c’est de la prévisibilité, ce qu’elle obtient en favorisant la reproductibilité des phénomènes par la formation, l’entrainement et des procédures strictes. Et ça, ce n’est pas un sport de masse.

        Autrement dit : trouver des marins capables d’accomplir toute sorte de transbordements, ce n’est pas un problème, il y en a plein. Vous garantir qu’il se passeront bien, c’est une autre paire de manches. Une armée ne recherche pas des gens capables de faire des conneries, elle n’en manque en général pas. Elle recherche ceux qui peuvent lui procurer le plus haut degré de certitude possible, parce que par construction, elle s’engage dans des opérations à risques.

        Percevez-vous la différence entre :
        – Je veux trouver des mecs capables, pour faire un truc gonflé (sport de masse, à l’échelle de l’humanité en réalité).
        – Je veux trouver les mecs qui vont faire en sorte que tout se passe bien (pas un sport de masse, même à l’échelle de l’humanité). Là, je suis obligé de m’en remettre à un système, comme une armée par exemple.

        Ce n’est pas une question d’élite, c’est une question de système.

      • Themistocles dit :

        J’avais commencé à lire votre post avec un certain intérêt,jusqu’au moment ou vous établissez une comparaison entre une prise deRAM de nuit entre 2 navires en route et un transfert de fret , de jour ,entre 2 navires de charge stoppés en pleine mer par temps calme. Du coup, j’ai arrêté de lire.

        • Bench dit :

          @Themistocles :  » Du coup, j’ai arrêté de lire » , ce qui n’est manifestement pas le cas de certains commentateurs qui trouvent qu' »il a raison dans les commentaires ». Enfin……

    • The tough Caustic BeZZon dit :

      Ps : il est juste et bon de signaler que des transbordements en mer se font aussi entre des tankers civils et des navires militaires . Donc c’est très loin d’être un  » sport réservé à une élite  »
      Le tout c’est de qualifier les équipages aux procédures et les navires en disposant d’équipements ad-hoc comme c’est indiqué dans cet article .

      https://www.navy.mil/Press-Office/News-Stories/display-news/Article/4283108/strengthening-us-navy-jmsdf-interoperability-through-consolidated-cargo-repleni/

      https://www.navy.mil/Press-Office/News-Stories/display-news/Article/4233055/us-rok-navies-conduct-consol-training/

      Cela va d’ailleurs certainement se développer car ce sont surtout des sociétés de services maritimes privées qui assurent de plus en plus le soutage et l’avitaillement des flottes Uésses et autres en Asie par exemple .
      Les  » Fat Leonards » ont de beaux jours devant eux ! ;0)

      https://gcaptain.com/u-s-navy-increasingly-turning-to-commercial-tankers-for-at-sea-refueling-operations/

      Des autres  » spécialistes  » du transfert STS dans la région ce sont les Nord-Coréens ! ;0)

      • Bench dit :

        @besson d’eau douce , revois ta copie une fois de plus pépère radoteur car la Marine Nationale sait faire également : https://www.defense.gouv.fr/marine/actualites/mission-clemenceau-25-marine-nationale-acquis-nouvelle-competence-ravitaillement-mer
        Bref, tout à tes rêves humides et condescendants, tu ne sais rien faire d’autre que sélectionner ce qui va dans ton sens. Quant à ta lubie récurrente sur la certification glace, elle n’est rien de plus qu’une lubie, un dada de gamin qui s’est trouvé un hochet à agiter.
        Il faut donc toujours que tu cherches à avoir le dernier mot en la ramenant à tort et à travers vieux comique! Et surtout ici en mélangeant tout et son contraire.
        L’article parle de RAM, opération courante pour n’importe quelle marine militaire moderne, et toi tu viens déblatérer et tout mélanger en jouant les experts de salon avec tes délires sur le soutage, le transfert de navire à navire, les contrebandiers, etc…..

        Pour le reste, apprends à écrire en français correct, tes propos feront peut-être un peu plus clairs à défaut d’être crédibles!

        • The tough Caustic BeZZon dit :

          @patate

          Je suppose que ta Marine Nationale :

          1- a déjà effectué un soutage en carburant avia du PAN degôlle par un pétrolier souteur civil
          2- dispose de capacités comparables au MSC en terme de pétroliers civils adaptés à ravitailler des navires militaires .

          Pour le reste ce n’est qu’une question de point de vue : vu du MSC c’est une nouvelle capacité que de ravitailler un BRF , vu du BRF c’est une nouvelle capacité que d’être ravitaillé par le MSC . Tu ne voulais quand même pas que je me permette de donner le point de vue de ta MN ! Si ?

          Comme ça tout le monde aura une vision globale de la question ! ;0)

          Maintenant il n’ y a rien d’exceptionnel de construire des pétroliers à usage dual , civil et militaire . Et même de les adapter et adapter des navires militaires à être ravitaillés par eux . ( cf le PAN étazunien ) . Le problème principal c’est en fait la vitesse , pas l’interfaçage car les normes pétrolières sont internationales . Il faut qu’ils soient capables de naviguer au sein du GAN .

          Pour le reste  » d’eau douce  » est un brevet d’honneur , surtout venant de ta part . J’ai effectivement un brevet enregistré au 4o Distrito Naval , c’est un district fluvio-maritime . Et on se ravitaille sur des stations-services flottantes sur l’Amazone ! ;0)

          • Bench dit :

            Un marin d’eau douce restera toujours un marin d’eau douce, fût-il Brésilien pépère!

    • Tintouin dit :

      Belle photo d’un vrai chasseur, qui illustre la notion géométrique des lignes parallèles: ici 3 lignes qui doivent être tenues et ne jamais se croiser pendant toute la durée du ravitaillement.
      Ce BRF est une vraie nounou 🙂

      • Un singe en hiver dit :

        Le futur format de 4 BRF pour la Marine nationale française dimensionnera notre rôle sur les mers et les océans, bien plus que les discours pompeux que cesoit pour l’Indo-Pacifique ou pour l’Artcique.

  6. Philippe dit :

    Les nouveaux bâtiments ravitailleurs de forces de la Marine nationale (classe Jacques Chevallier ) sont dotés d’un dispositif de mesure automatique de la distance entre les bateaux avec télémètre et caméras dans les bordés. Les infos sont visibles du BRF bien sûr mais surtout elles sont aussi transmises en temps réel à la timonerie du ou des bâtiment ravitaillés qui ajustent ainsi leur cap. Le BRF ne peut pas faire grands chose s’il est en sandwich entre 2 navires. Avant, et maintenant encore par redondance, on utilisait un système purement visuel avec des fanions espacés à distance régulière sur des lignes connectant les navires.
    Le ravitaillement en mer n’est pas un sport de masse et les accidents sont vite arrivés.

    • tschok dit :

      Alors là, vous parlez d’un autre phénomène : au début, on a des pilotes qui sont capables de prendre des décisions.

      Mais le fait est qu’on a de plus en plus de systèmes informatiques et électroniques qui rajoute de la reproductibilité du phénomène recherché (ici, de la maîtrise de la trajectoire) de sorte que le pilote se transforme progressivement en gestionnaire d’un système.

      Je fais cette petite incise ici, parce que, ailleurs, j’ai une petite discussion avec un intervenant qui se navre de l’incapacité de l’armée à prendre des décisions et je lui explique que c’est la rançon du progrès : on est de plus en plus entouré de systèmes informatiques qui font qu’on est de moins en moins capables de décider.

      Rien de très original, c’est le sujet d’un film qui s’appelle Sully et qui date déjà de 2016. C’est dire que c’est dans les tuyaux depuis pas mal de temps. C’est un problème central de l’ergonomie des systèmes, en fait. On en a perçu l’existence depuis au moins les années 70 du siècle dernier et aujourd’hui on en explore les ramifications sous l’angle de la cognition.

      Je note que je ne suis pas complètement HS par rapport à votre com : « Avant, et maintenant encore par redondance, on utilisait un système purement visuel avec des fanions espacés à distance régulière sur des lignes connectant les navires ».

      Donc, si on maintient un système purement visuel, c’est qu’on n’a pas complètement renoncé à confier à un humain le soin de prendre, par ses propres sens, la mesure d’une distance et la prise de décision qui va avec cette capacité cognitive. Mais vous précisez que ce dispositif est maintenu « par redondance ». Ca veut donc dire qu’en mode normal, c’est automatisé.

      Donc, à terme, sauf effort spécifique d’entrainement de l’équipage en mode dégradé, on peut supposer un amoindrissement de la capacité cognitive et de prise de décision qui l’accompagne.

      Si on la constate à ‘échelle de la société, je ne vois pas pourquoi on ne la constaterait pas à l’échelle d’un équipage (sauf entrainement spécifique en mode dégradé).

  7. Stakan Vada dit :

    Depuis quelques années la marine américaine fait parler d’elle et pas toujours en bien. Outre le dernier incident, un marin chute mortellement de l’USS Iwo Jima ce mois-ci. Il y a 4 mois, c’est un hélicoptère MH-60R et un F/A-18F qui se sont écrasés séparément dans la mer de Chine méridionale lors d’opérations. En avril 2025, un F/A-18 tombe du pont de l’USS Harry S. Truman. En août 2025, un important incendie à bord de l’USS New Orleans fait deux blessés. En décembre 2024, un avion de chasse F/A-18 de la marine américaine a été abattu par erreur (tir ami) par un croiseur de la flotte américaine lors d’opérations en mer Rouge. En mai 2024, deux embarcations de type LCAC (LC70 et LC84) se sont percutées au large de la Floride lors d’opérations entre le USS Wasp et le USS New York faisant 36 blessés dont 5 graves. et des dommages matériels estimés à 48 millions de dollars. J’arrête là car la liste est longue. Il est donc fort probable, qu’à la lumière de ce bilan, la liste noire continuera de s’allonger dans les mois à venir.

    • Momo dit :

      Tu as le même pour la Chine et la Russie?

    • tschok dit :

      L’accidentologie est un vrai sujet, même et surtout dans le domaine militaire, en période de paix ou de guerre.

      Par exemple, sur l’accident de 1967 du Forrestal, cette vidéo que j’ai trouvée plutôt très bien foutue:https://www.youtube.com/watch?v=YbjLIElW0iw

      Le thème central, c’est la normalisation de la déviance : banalisation de mauvaises pratiques qui, par leur accumulation et leur conjonction avec des facteurs extérieurs, provoque une augmentation ultra-rapide des risques, non détectée jusqu’au moment où ça fait boum.

      Dans le cas d’espèce: mauvaises pratiques des armuriers se combinant avec l’embarquement de bombes potentiellement dangereuses en raison de leur ancienneté et des conditions de leur stockage, le tout dans une dynamique de recherche du résultat opérationnel au détriment de la sécurité.

      L’aspect post catastrophe est très intéressant: je ne savais pas du tout que la plupart des victimes avaient été tuées ou blessées à l’intérieur du bâtiment et que les victimes sur le pont d’envol étaient minoritaires. Et j’ignorais qu’on était passé très près de la perte totale du bâtiment.

      Mais je savais qu’il s’agissait de la plus importante perte endurée par l’US Navy à l’occasion d’un événement unique, non provoqué par l’ennemi, à l’occasion de la guerre du Vietnam. Autrement dit, pas un sujet qu’il faut négliger.

      Une petite remarque, cependant. Vous dites: « Il est donc fort probable, qu’à la lumière de ce bilan, la liste noire continuera de s’allonger dans les mois à venir ».

      C’est un raisonnement qui dit que l’avenir va être comme le passé. Euh… vous n’avez rien de plus construit en magasin? Je veux dire: ce n’est pas un argument totalement idiot dans la mesure où l’être humain a tendance à reproduire dans l’avenir ce qu’il a fait dans le passé. Il a donc tendance à prolonger la courbe des catastrophes par auto-mimétisme. Il refait les mêmes conneries, tout simplement. Par reproduction de ses propres comportements. C’est un facteur comportemental.

      Mais c’est une tendance, pas une forte probabilité.

      C’est-à-dire qu’avec ce facteur comportemental, je peux expliquer que d’ici 10 ans, mettons, il y aura toujours des accidents, mais je ne peux pas prédire que les accidents vont augmenter, ce que vous faites. Car, quand on dit : « la liste noire continuera de s’allonger dans les mois à venir  » en réalité on prédit une augmentation des sinistres.

      Donc, ma question est simple: qu’est-ce qui vous le fait croire?

      D’un strict point de vue probabiliste, le fait qu’il y ait une beaucoup d’accidents dans le passé récent laisse croire qu’il y en aura moins, voire plus du tout, dans l’avenir proche, les probabilités se comportant un peu comme un réservoir qui se vide, puis qui se remplit avec le temps. Du moins d’après ce que j’en ai compris.

      Donc, là, ils ont vidé le réservoir à sinistres et, a priori, ils sont peinards pendant quelques temps.

      Qu’est-ce qui vous fait croire le contraire?

      • précision dit :

        «les probabilités se comportant un peu comme un réservoir qui se vide, puis qui se remplit avec le temps. Du moins d’après ce que j’en ai compris.»
        Alors là soit vous vous moquez (mais je ne pense pas), soit très probablement vous faites une erreur correspondant à une intuition incorrecte des probabilités. C’est même un des biais psychologiques les plus courants dans la perception de l’aléatoire. Si un événement est aléatoire (il faudrait définir précisément comment on modélise les événements générés mais c’est vrai dans la plupart des modèles courants: c’est par exemple vrai pour la distribution de Poisson, et aussi plus généralement pour les processus de Markov) la probabilité des événements dans le futur est tout à fait indépendante des événements du passé. Dans ces modèles, l’idée de réservoir est complètement fausse.

        La distribution de Poisson était considérée adaptée pour l’accidentologie automobile par exemple. Plus récemment on utilise entre autre des réseaux Bayésiens qui satisfont la propriété de Markov, y compris pour les accidents nautiques en général.
        Mais pour les collisions entre bâtiment militaires je ne sais pas si l’échantillon est suffisant pour qu’on puisse faire confiance aux modèles probabilistes.
        En fait une accidentologie plus élevée à un moment donné ferait penser qu’il y a des conditions de stress (ce qui à mon avis vu la situation géopolitique, et politique, actuelle est bien le cas) qui augmentent le risque. Ceci implique qu’il peut être judicieux d’ajuster les paramètres du modèle s’il n’en prenait pas en compte les causes.

        Certains événements catastrophiques produisant des effets de cascade (les « stress » à un endroit augmentant les risques à d’autres) qui peuvent justifier une hausse à venir. D’autres peuvent avoir un effet modérateur (si par exemple des mesures sont prises), mais, aucun modèle que je connaisse ne s’appuie par un illusoire « réservoir de probabilité » à ce sens.

  8. Metwo c'est twop dit :

    on imagine le péril quand il faut remplir le kf35c de mayo en vol!

  9. pascal dit :

    Vouloir dominer toutes les mers …

  10. speedbird101A dit :

    Pour avoir effectué dans la Royale des ravito à la mer depuis la passerelle ,dans les années 80, avec notamment le trio Rance ,Foch ,Guepratte, pour que ce genre d’accident se produise , la plupart du temps c’est soit le gyropilote qui lache, soit c’est le barreur….car le maintien de cap pour ce genre de mission, se pilote en manuel , à 0,5 degré prés , et à une quinzaine de noeuds de vitesse surface …et vu la proximité des autres batiments, pour conserver le parallélisme, faut pas déconner ..

    • tschok dit :

      D’autant plus que le cerveau humain n’est pas superbement équipé pour calculer des angles ou des distances, et pas tellement plus des vitesses, donc la conservation d’un parallélisme parfait entre deux objets en mouvement évoluant sur une mer qui n’est pas forcément étale n’est pas un truc particulièrement naturel.

    • rainbowknight dit :

      Attention avec ces précisions temporelles …. elles sont une indication sur l’âge du Capitaine. Aujourd’hui un « boomer » centenaire ça s’appelle « un trou dans la sécu » pour Nicolas et ses potos. Mémé dans les orties ça suffit, pas le cul sorti des ronces …..

  11. Stakan Vada dit :

    Ça c’est une remarque digne d’intérêt! Faut arrêter la picole!