Naval Group et Thales s’allient pour une « intelligence artificielle de pointe » dédiée aux systèmes navals

Comme l’amiral Nicolas Vaujour, son chef d’état-major [CEMM] ne manque pas de le souligner, l’intelligence artificielle [IA] « n’est pas une simple perspective théorique ou un projet futur, mais une réalité » que la Marine nationale « déploie activement », avec notamment l’appui du CSDIAM [Centre de support de la donnée et de l’intelligence artificielle de la Marine].
Cela a notamment été le cas lors de la mission Clemenceau 25, menée par la groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle dans la région Indopacifique. Ainsi, Thales a pu mettre à l’épreuve le système Golden AI qui, grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle, accélère et automatise l’analyse des données par les intercepteurs de radars [R-ESM]. « En standardisant et en accélérant l’analyse, cet outil réduit significativement la charge de travail des opérateurs, tout en améliorant la précision des rapports d’interceptions », avait expliqué l’industriel, lors de la remise du prix Perseus, en novembre.
En outre, grâce à l’IA, « on a multiplié entre 40 et 50 la production du Centre d’interprétation et de reconnaissance acoustique [CIRA] », avait souligné l’amiral Vaujour, l’an passé.
Quels que soient les domaines [drones, combat collaboratif, maintenance prédictive, renseignement, guerre électronique, aide à la décision, etc.], l’intelligence artificielle est désormais incontournable pour les forces navales. D’où l’entrée de Naval Group au capital de cortAIX, la filiale de Thales dédiée à l’IA.
« Naval Group […] entre au capital de cortAIx France, à hauteur de 20%, et rejoint sa gouvernance. cortAIx […] s’enrichit d’une ingénierie de pointe en IA appliquée aux systèmes navals de défense avec l’ouverture d’un centre dédié à Ollioules dans le Var, au plus près du site de Naval Group », a annoncé Thales, ce 10 février.
L’objectif de ce partenariat est de mettre rapidement à la disposition des forces françaises des « solutions intégrant une IA de confiance cybersécurisée et souveraine, qui renforcent leur supériorité opérationnelle face à des menaces en constante évolution, tout en gardant un contrôle humain ».
À noter que cortAIX et Dassault Aviation ont récemment scellé un « partenariat stratégique » pour poser les « bases d’une nouvelle génération d’intelligence artificielle au cÅ“ur des systèmes de combat aérien collaboratifs – maîtrisée, supervisée, souveraine, sûre et de confiance, au service de la société ».
Quoi qu’il en soit, cinq domaines seront au centre de ce partenariat entre Naval Group et Thales, à savoir : le combat collaboratif, les systèmes d’aide à la décision, la guerre électronique, la simulation pour la préparation opérationnelle et la logistique.
Pour le PDG de Naval Group, Pierre Éric Pommellet, cette entrée au capital de cortAIx marque une « étape importante » pour l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes développés par son entreprise. « Fort de la mise en commun des ressources de nos deux entreprises, ce partenariat stratégique marque une accélération significative pour le futur de l’ingénierie et des systèmes navals, dans laquelle l’IA joue un rôle de plus en plus important », a-t-il souligné.
Cette coopération entre Naval Group et cortAIX permettra de « mutualiser les expertises » et « d’accélérer l’intégration d’une IA souveraine dans les systèmes critiques », ce qui permettra de « répondre plus rapidement aux enjeux des forces armées », a fait valoir Patrice Caine, le PDG de Thales. « Cette alliance les aidera à prendre une longueur d’avance face à des menaces de plus en plus nombreuses et immédiates, dans un environnement toujours plus complexe, tout en gardant l’humain en contrôle », a-t-il conclu.





Naval Group, Thales, Dassault et d’autres en France situent d’emblée l’IA comme un élément différenciant en matière de défense.
Tout ce qui peut être étudié par la BITD et les centres de recherche associés le plus en amont possible d’une mise en œuvre dans un programme d’armements est bénéfique à la Défense.
Il est permit d’espérer que le quantique fait l’objet de la même attention tant il bouleversera, en matière de calcul, de transmission, de détection, … tous les concepts d’armements dans les (toutes) prochaines années
Il est permis.
En ce qui concerne le quantique, la France est dans le peloton de tête mondial en ce qui concerne la communication et surtout la sensorique, et au top européen pour le calcul, même si l’UE s’échine à lui mettre des bâtons dans ses roues.
Place très honorable… Pour l’instant.
« et surtout la sensorique » frangliche sans signification, essaie « captronique » pour voir
La France a quelques champions dans sa BITD, mais les sous-traitants sont tous sn train de crever avec les reports dee charges monstrueux d’années en années.
La France se désindustrialise:
https://www.lexpress.fr/economie/reindustrialisation-ce-que-cachent-les-investissements-record-en-france-TGIL6YPVWNCLDG6ICNWBXTQZXM/
C’est un problème depuis au moins 30 ans: un rang 1 qui tient la route par son assise financière et sa diversification (produits et géographiques notamment pour Thales et Safran) mais en dessous c’est la catastrophe. C’est notre faiblesse structurelle par rapport notamment à l’Italie et à l’Allemagne qui ont des ETIs et des PMEs industrielles solides tournées vers l’export.
Les causes sont malheureusement multiples rendant leur traitement compliqué: charges pesant sur la production (les impots de production, encore une belle innovation française), coûts des salaires, fiscalité illisibles (pénalisant les petites structures), niches fiscales pour masquer la misère trop complexes pour les PMEs et les ETIs (CIR, etc.), principe de précaution et de consultation transformant la moindre implantation industrielle en chemin de croix, etc. Ensuite on vient rajouter la faiblesse du capital risque en France, la difficulté d’accès au financement bancaire, l’usine à gaz des aides régionales (et encore c’est peut être les moins compliqués, le FEDER étant peu exigeant en controle) et de la BPI (des conditions telles que pas mal de boites préfèrent y renoncer)…. Le tout saupoudré d’un endettement massif de toutes les strates (villes, départements, état) empêchant la mise en place de plan de relance conséquent.
Dernier élément observé: beaucoup de pays concentrent leurs investissements sur certains sujets ( Espagne, Allemagne, Italie, USA, etc.) permettant des effets leviers rapides et puissants. En France on saupoudre pour faire plaisir à tout le monde et au final les financements ne sont pas efficaces car trop étalés.
La mise en place de plans de relance conséquents.
Fiscalité illisible.
Des effets de levier.
Des aides régionales (et encore c’est peut être les moins compliquées.
La France se désindustrialise, depuis deux ans les fermetures d’usines surpassent les ouvertures, et les orientations stratégiques incohérentes sont alarmantes…
https://www.economiematin.fr/ppe-3-politique-energie-france-edf-butre
C’est toute l’Europe qui connaît ce phénomène…
Le PIB de l’Italie et de la Pologne devant celui de la France de Macron…
Que dire de plus ?
Mais oui. Il paraît que même le Vanuatu et la Gambie nous sont passés devant dans tous les domaines. Macron démission !
Tous les pays occidentaux se désindustrialisent. Même l’Allemagne. Les PIB se virtualisent au rythme de la désindustrialisation.
Pas en PIB brut.
En 2025 : France 7e, Italie 12e, Pologne en deçà des 20 premiers.
Au Café du Rond-point, on peut faire dire beaucoup de choses au PIBPPA ou au PIBPH, sans parler du PIBPPAPH, mais en matière de marchés d’armements à l’international, c’est le PIB brut qui compte.
De plus, je sais pas, mais de moins, ça je sais : tout ce que vous avez dit 😉 Parce que vous serez heureux d’apprendre que non, la France n’est pas derrière l’Italie ni la Pologne en termes de PIB, ni brut ni en PPA, ni même par habitant. Pour répondre à un autre commentateur, d’ailleurs, en matière de marchés d’armements à l’international, c’est pas directement le PIB brut qui compte, mais la part qu’en capte l’Etat, ses liquidités, en somme (et, surtout, sa volonté)
On se rassure comme on peut, n’est-ce pas ?
L’Italie, qui était encore il y a peu les guignols de l’Europe, nous passe devant. Mais ça, c’est la réalité, et je comprends très bien qu’elle vous soit insupportable. Continuez à faire l’autruche. Les autres, eux, bossent et avancent…
Ou quand  » Mozart « a perdu le sens de la partition pour privilégier la répartition du « ruissellement »….. les temps difficiles sont notre devenir.
Derniers « investissements » principalement dans des data centers. Pour faire quoi? https://youtu.be/aDaOgu2CQtI?t=180s
Le plan se déroule comme prévu.
Je ne suis pas certain de comprendre. Ça demande beaucoup d’autres infos, sur la nature des codes utilisés pour ces cas d’usage. Si les codes sont des technologies propriétaires, alors ça vaut qqch. sinon, c’est bien, mais ça resterait au niveau cas d’usage, soit une réutilisation de briques étrangères. Les cas d’usage ont une valeur ajoutée évidente, mais ce serait ralant. On ne ferait que de l’assemblage.
Ne pas confondre « râler » (avec un accent circonflexe) et « rager » (sans accent).
Ce serait râlant, ce serait rageant.
Espérons que cette intelligence artificielle de 2026 soit plus efficace que l’intelligence biologique en Å“uvre dans la marine de 1940.
Je fais le pari devant tout le monde ,et en particulier devant tous les numérico-gaga de haut vol ,tous aussi cons et aveugles qu’une clé USB , que viendra le temps , ou il faudra inévitablement détruire l’intelligence artificielle avant qu’elle ne détruise l’humanité … »science sans conscience n’est que ruine des ames  » …..et je suis loin d’etre un pacifiste….
J’ai pas compris l’article, j’ai pas compris le système, c’est une menace, faut tout casser. Le tout droit des champions…
Le problème, c’est que détruire l’humanité, on en rêve tous secrètement …
Ou au moins les autres. Mais plutôt tuer tout le monde que personne.
Enfin je veux dire, tant qu’on n’a pas essayé, on peut pas savoir si ce serait bien ou pas. Faut voir.
3…2…1… Minuit !
C’est très facile de vérifier si une IA ou un humain est intellectuellement et idéologiquement vérolé. L’IA peut s’utiliser pour rechercher du plus « vrai » ou pour étudier et manipuler les gens vers le faux. Ce qui rapporte le plus à court terme étant évidement la deuxième option.
Il s’agit de capacités souveraines, visant par exemple à faire beaucoup mieux que nos oreilles d’or dans les soums nukes, à filtrer le navire de pêches, du drone ennemi, etc. Il n’y aura pas d’IA américaine dans un SNA ou SNLE.