Lockheed Martin dévoile le Lamprey, un nouveau concept de drone sous-marin « révolutionnaire »

La lamproie n’est pas exactement un poisson mais un agnathe puisqu’elle est dépourvue de mâchoire. En revanche, elle a une bouche en forme d’entonnoir et des « dents » cornées, ce qui lui permet de s’accrocher à sa proie pour lui aspirer le sang. Selon les sources, il y aurait une quarantaine d’espèces différentes de ce vertébré aquatique. Et une nouvelle, qui n’a rien à voir avec le monde animal, vient de faire son apparition.
En effet, le 9 février, Lockheed Martin a dévoilé le Lamprey Multi‑Mission Autonomous Undersea Vehicle [ou LampreyMMAUV], un drone submersible « révolutionnaire », conçu pour répondre aux besoins exprimés par l’US Navy pour les opérations dans les milieux maritimes contestés.
Son nom tient au fait que, comme le fait la lamproie avec les poissons, ce drone naval est en mesure de s’arrimer à la coque d’un navire de surface ou à celle d’un sous-marin pour recharger ses batteries, grâce à des hydrogénérateurs intégrés, et/ou pour être déployé dans un secteur donné en toute discrétion. Et cela, sans qu’il soit nécessaire de modifier le bateau hôte.
Avec cette capacité, on peut imaginer qu’un LampreyMMAUV puisse se fixer sur la coque d’une frégate ennemie avant d’exploser, à la manière d’une mine patelle. Mais Lockheed Martin n’a pas évoqué cette possible application pour son drone submersible.
Le LampreyMMAUV « peut accomplir un large éventail de missions » et « produire des effets aussi bien cinétiques que non cinétiques », a souligné l’industriel. Pour cela, il emporte des drones aériens [voire des munitions téléopérées], logés dans trois lanceurs bitubes rétractables à « architecture ouverte », des torpilles légères, des leurres ainsi que des bouées acoustiques et des capteurs dont la nature n’a pas été précisée. Enfin, il est en mesure d’établir une liaison avec un aéronef afin de lui transmettre les coordonnées de cibles potentielles. Quoi qu’il en soit, les usages opérationnels possibles sont variés.
Ainsi, grâce à leurs tubes de lancement [optionnels], des LampreyMMAUV seraient en mesure de déployer des drones de surveillance ou de frappe à courte portée dans une zone contestée, « offrant ainsi aux forces alliées de nouvelles options pour surveiller et neutraliser les menaces », explique Lockheed Martin.
« Le champ de bataille moderne exige des plateformes capables de se dissimuler, de s’adapter et de dominer », a commenté Paul Lemmo, directeur de la division « Capteurs, Effecteurs et Systèmes de mission » chez Lockheed Martin. « Le LampreyMMAUV a été financé en interne, ce qui nous a permis de le développer à une vitesse fulgurante et de fournir à la Marine une véritable arme multimission capable de détecter, de perturber, de leurrer et d’engager l’ennemi de manière autonome », a-t-il ajouté.
Cependant, Lockheed Martin n’a donné aucune précision sur les performances de ce LampreyMMAUV, dont il n’a fourni que des images conceptuelles. Aussi, encore faut-il qu’il tienne ses promesses, ce qui, pour un drone sous-marin, n’est nullement garanti, comme l’a récemment expliqué l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale.
« Évaluer un système de drones, c’est apprécier leur résistance et leur employabilité opérationnelle. Les drones aériens actuels tiennent sans problème vingt-quatre heures : technologiquement, la robustesse opérationnelle est acquise. Les drones sous-marins, en revanche, n’ont pas encore cette robustesse… Or un drone sous-marin doit pouvoir tenir longtemps en mer – un jour, deux jours, trois jours. Sommes-nous capables d’aller plus loin ? », a-t-il en effet affirmé, lors d’une audition parlementaire.





Dans son argumentaire, Lockheed Martin ne dit pas que la lamproie, c’est aussi très bon cuisiné à la bordelaise !
Ok, je sors
https://youtu.be/kymVKdCPfVE
Lamproie à la bordelaise de Maïté.
Cette capacité à voyager, discrètement et en maintenant ses batteries pleines, sous les innocentes coques de la marine marchande mondialisée pour aller opérer ou se pré-positionner quasiment partout… Cela ouvre en effet bien des perspectives!
Vous oubliez que dans l’environnement marin réel, les « biologiques », les vagues et les embruns perturbent tout ce qui est « propre » : Pas de ventouse sur une coque avec des algues, pas de SATCOM sur un petit navire par mer forte, ni de détection acoustique quand le bruit de fond naturel est trop fort.
Ce genre de projet étéit déjà fantasmé dans les années 1990…
Sur une coque de navire, un système magnétique serait sûrement plus pertinent qu’une ventouse, mais plus facile à détecter aussi…
On peut tout de même imaginer que, pour bêtement éviter les embrouilles, les assureurs maritimes exigent très rapidement l’installation de systèmes de détection de tels engins sur les navires qu’ils assurent.
concept intéressant; on peut facilement imaginer des scenarios d’usages un peu pervers . par exemple: repérer un bateau ennemi non équipé en lutte sous-marine, se coller dessous…. et rentrer au port en passager clandestin bien discret. une fois à l’intérieur du port ça va être la teuf
Cit :[ par exemple: repérer un bateau ennemi non équipé en lutte sous-marine, se coller dessous…. et rentrer au port en passager clandestin bien discret. une fois à l’intérieur du port ça va être la teuf ]
C’était une des variantes envisagée ( avec de plongeurs ) de l’ » Operación Algeciras » par un groupe d’ex-Monteneros repentis sous le commandement d’un as des as de la question : Sr. Máximo Nicoletti
https://www.diariojornada.com.ar/338939/magazine/la_historia_del_madrynense_que_fue_montonero_espia_carapintada_y_asaltante_de_blindados
On s’étonne de s’étonner mais il a fait parti du » 1er cercle » de l’immense Colonel Mohamed Ali Seineldin
https://eloficiodeescribir.blogspot.com/2013/01/maximo-nicoletti-de-la-santisima.html
Aujourd’hui ces plongeurs et ces » drones rémoras » cela fait parti des menaces identifiées par Go. Nikolaï Patrouchev pour la protection des ports Russes avec une inspection quasi systématique des carènes .
On notera que les attaques contre les tankers Russes ont diminué . Cela ne veut pas dire qu’il n’en n’aura pas d’autres , il peut y en avoir une demain , mais elles sont beaucoup moins fréquentes ..
Les SR Russes ont ils pris langue avec d’anciens Monteneros qui ont pris part à cette geste ? Ils ne sont plus nombreux et ils ne sont plus très frais mais de la très bonne littérature a été publiée sur le dossier !
Tiens ! Si j’ai du temps je vais écrire une histoire comac dans la rade de brest … ;0)
OUPS !
Montoneros .
Dyslexisme révolutionnaire …
Cela fait partie des menaces.
Vous semblez avoir déjà oublié la leçon :
Des ports russes, des ports des Russes.
Les tankers russes, les tankers des Russes.
Les SR russes, les SR des Russes.
La rade de Brest.
Va falloir faire vite alors.
C est pas une menace nouvelle. Et les plongeurs de combats et les robots d inspection de coque ne sont pas la pour décorer.
Pas là pour décorer.
Ça a pas l’air d’être capable de contenir beaucoup de munitions par contre donc « la teuf » sera limitée.
D’où la nécessité d’une torpille anti-torpille (et anti-drone)
D’où la nécessité d’être capable de déployer/récupérer des drones sous-marins pour nettoyer des zones depuis autre chose que des navires (hydravion ?).
Ça avance ailleurs en tout cas.
@Gogo
L’autoprotection de nos navires doit en effet être reconsidérée, au regard des développements en cours. Les dispositifs d’autoprotection (comme le futur Lanceur Modulaire Polyvalent de Naval Group)se concentrent en effet essentiellement sur la menace des drones aériens et de surface, ce qui est tout à fait louable. Mais les drones sous-marins (UUV) sont également une menace qui va proliférer dans la décennie qui vient. Or, nos navires sont à l’heure actuelle fort démunis face à cette menace.
Le développement de mini-torpilles est un impératif, un besoin opérationnel urgent. Tout comme l’installation de systèmes de veille acoustique et de sonars de coque pour les navires qui en sont actuellement dépourvus (Lafayette non modernisées…).
S’agissant des mini-torpilles, on parle ici d’engins d’une longueur inférieur à 1 mètre (50 à 80cm ?), un modèle réduit de leurs aînées, avec une portée ne dépassant pas quelques kilomètres et une charge militaire de quelques kg. Elle pourront être lancées depuis des petits lanceurs pneumatiques sur le pont des navires, ou depuis des encorbellements créées sur les coques à cet effet. Ces engins seront capables de détruire des drones UUV, mais aussi des torpilles assaillantes : une vraie valeur ajoutée, là où nos frégates sont (dans le meilleur des cas…)dotées de simples leurres anti-torpilles.
Ce concept de drone UUV semble très prometteur, car très polyvalent. La possibilité de se « coller » à la coque d’un navire puis de se laisser porter en rechargeant ses batterie est très intelligente et novatrice : elle permet un déploiement et une dépose discrète sur un lieu d’intérêt, en utilisant par exemple des navires de commerce (ou un sous-marin ami), et en arrivant ainsi sur zone avec les batteries pleines donc une autonomie maximum.
La charge utile variée est également un concept innovant : l’engin peut mettre en œuvre jusqu’à 6 drones/MTO, ou plusieurs mini-torpilles, ce qui en fait une menace mortelle dans un large rayon d’action autour de sa position. Des leurres ou des brouilleurs/bruiteurs pourraient également être embarqués, pour induire en erreur un adversaire. Comme le souligne l’article, la charge utile pourrait également « simplement » être une charge explosive, ce qui transformerait alors l’UUV lui-même en torpille intelligente, ou en mine mobile, selon le point de vue…
Sa petite taille (<3 mètres) et son poids de 100kg environ permettent d'envisager des déploiements en grand nombre, par voie navale, mais potentiellement aussi par voie aérienne (largage via C130, par exemple), permettant d'envisager des scénarios type "sea denial", c'est à dire d'interdire à l'adversaire de larges portions de l'océan, pouvant potentiellement s'étendre jusqu'aux approches portuaires de l'adversaire. Ces engins peuvent alors se poser sur le fond, ou naviguer à très faible vitesse pendant plusieurs jours, faisant peser une menace sérieuse sur tout navire ou sous marin adverse.
L'autonomie sur batterie reste le point faible de ce genre d'engin. Dans le cas présent, cette lacune peut partiellement être comblée par les hydro-générateurs intégrés, susceptible de recharger les batteries lorsque l'engin est attaché à un navire en mouvement, ou en présence de courants marins bien orientés.
Cit :[ partiellement être comblée ]
Vous n’avez donc pas confiance dans le talent des ingénieurs et des techniciens de LM pour dimensionner un hydrogénérateur capable de recharger à leur capacité nominale les batteries de ce drone . Ceci dans un intervalle de temps » décent » en tenant compte de la vitesse moyenne du » bateau mère » et des perturbations hydrauliques le long de la carène ?
Homme de peu de foi !
Vous connaissez des « mini-torpilles » installables dans un engin de 3m de long (qui a lui même d’autres compartiments installés dans cette longueur : batteries, électronique, capteurs,etc) ?
Vous imaginez un peu leur distance franchissable avant impact (avec un rapport inverse entre leur vitesse et leur autonomie) ?
Vus imaginez un peu le lancement de drones aériens légers depuis une base de lancement au raz (ou sous) les flots ?
Un rêve humide.
@ji_louis
Vous avez l’original ici ! ;0)
https://www.twz.com/sea/drone-mini-submarine-that-attaches-itself-to-other-vessels-unveiled-by-lockheed
Pour les mini drones aérien, il en existe des modèles qui peuvent être déployé depuis des plateformes sous marines.
Cela va pas chercher loin en terme de capacité (type fpv), mais cela existe.
« En termes de » s’écrit avec « termes » au pluriel, alors qu’« en matière de » s’écrit avec « matière » au singulier.
Mais dans la mesure où l’Académie réprouve l’emploi d’« en termes de » en dehors de son seul sens de « dans le vocabulaire de », autant conserver le singulier et utiliser « en matière de » :
Cela ne va pas chercher loin en matière de capacité.
https://www.academie-francaise.fr/en-termes-de
Des modèles qui peuvent être déployés.
@ji_louis
« Vous connaissez des « mini-torpilles » installables dans un engin de 3m de long (qui a lui même d’autres compartiments installés dans cette longueur : batteries, électronique, capteurs,etc) ? »
Oui. Les mini-torpilles n’ont rien d’un « rêve humide », comme vous semblez le croire. Il en existe plusieurs, certaines en développement, d’autres déjà en service. Par exemple, une des plus légère en service à l’heure actuelle est la Black Scorpion (Leonardo) qui mesure 1110mm de long, un diamètre de 127mm, et un poids de seulement 11kg, dont 3kg de charge militaire : c’est suffisant pour détruire un drone UUV, une torpille, ou endommager significativement un navire ou une embarcation légère, ou pour forcer un sous marin à faire surface. Son autonomie est annoncée pour 3km. Elle est notamment conçue pour être larguée par des drones aériens, mais rien n’empêche d’envisager son utilisation depuis un drone UUV. C’est juste un exemple, il y a de nombreux projets équivalents en cours pour des mini, et même des micro-torpilles, je vous laisse regarder…
« Vous imaginez un peu leur distance franchissable avant impact (avec un rapport inverse entre leur vitesse et leur autonomie) ? »
Oui, on parle d’engins avec une portée très réduite : 1 à 5 km par exemple. C’est largement suffisant pour de l’autodéfense dans le cadre d’un système hard kill anti-torpilles. Et pour un drone UUV, cela lui permet de s’approcher raisonnablement près d’une cible, sans avoir à venir s’exposer « au contact ».
« Vus imaginez un peu le lancement de drones aériens légers depuis une base de lancement au raz (ou sous) les flots ? » Oui, j’imagine assez bien. Je l’imagine d’autant mieux que la vidéo de présentation du drone Lamprey (dans l’article) présente ce type de lancement : les drones sont contenus dans un tube, et sont chassés par air comprimé jusqu’à une hauteur de quelques mètres, où ils déploient automatiquement leurs ailes. On suppose évidemment que ça ne fonctionnera pas si la météo est déchaînée, avec des creux de 8 mètres. Mais le reste du temps, cela semble tout à fait fonctionnel. C’est du moins le pari que font les ingénieurs de LM, qui ne sont pas des farceurs novices en la matière… le lancement peut également se faire en mode sous-marin, le drone étant alors enfermé dans une capsule, qui s’ouvre pour l’éjecter une fois à la surface. Cela existe déjà : je vous laisse également vous renseigner.
Une des plus légères.
Merci d’avoir éclairé ma lanterne, particulièrement sur l’existence de la torpille Black Scorpion.
Pour le reste, la présentation est un dessin animé (ou une vidéo de simulation) présentant idéalement les choses. Malheureusement, l’état de la mer n’est pas souvent à Mer 1 comme montré, particulièrement en Atlantique ou/et en hiver. Mais il est vrai que par surprise, un beau matin calme…
@ji_louis
De rien.
Je pense pour ma part que nous aurions grand besoin de concevoir une mini-torpille compacte (50 à 80cm de long, diamètre environ 15cm), de 10 à 20kg dont 4kg de charge militaire, avec une portée de l’ordre de 4 à 5 km. Cette mini-torpille aurait de nombreux usages potentiels :
– Arme de prédilection pour les drones aériens, type VSR 700, Camcopter S100 et S300, ou pour des drones MALE configuré en version PATMAR (version dédiée de l’Aarok, notamment).
– Arme de prédilection de nos futurs drones UUV.
– Applications potentielles pour la guerre des mines (intégration au système SLAM-F pour le déminage ? intégration de la mini-torpille à une nouvelle génération de mine dormante ?).
– Effecteur privilégié d’un système « hard kill » anti-torpilles sur nos frégates. Une version filoguidée de cette mini-torpille pourrait optionnellement être développée pour cette fonction, le guidage étant alors assuré via le système de combat du navire porteur.
La conception d’une telle arme est loin de représenter un défi insurmontable pour un pays comme le nôtre…
@HMX
Des drones MALE configurés.
Le raz-de-marée et la pointe du Raz, mais au ras des flots.
Vous avez raison : https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/ras
Merci.
ce concept est l’avenir, capteurs déportés, effecteurs deployables sur zone, armement caché et déployable à distance … si nous ne suivons pas le mouvement, nos flottes sont comdamnées à moyen terme …
Il n’y a qu’un seul « M » mais deux « N » à condamnées.
Cit :[ Son nom tient au fait que, comme le fait la lamproie avec les poissons, ce drone naval est en mesure de s’arrimer à la coque d’un navire de surface ou à celle d’un sous-marin pour recharger ses batteries, ]
Lamproie ? Pourquoi pas libellule ou papillon ?
En fait la comparaison qui conviendrait ce ce serait plutôt le … rémora !
Ici » Djônnie le rémora »
https://kawanplongee.com/wp-content/uploads/2020/05/remora-kawan-plongee-1.jpg
https://kawanplongee.com/wp-content/uploads/2020/05/remora-kawan-plongee-3.jpg
Il faut souligner l’ingéniosité des ingénieurs de LM qui ont su intégrer plusieurs briques technologiques mais ce concept de » drone rémora » est loin d’être nouveau .
L’histoire est assez vieille aussi elle commence à s’estomper au milieu des boyaux de ma tête . Cela date de entre 2012 et 2015 .
Un ingénieur ou une ingénieure a hérité d’une petite entreprise liée aux technologies marines . Elle était en difficulté financière . Pour la renflouer ( SIC ! ) iel a pris contact avec des mafieux Sud-Américains . Iel a conçu un » drone rémora » qui se collait à la coque d’un navire de commerce et lorsqu’il approchait des atterrages du port de destination une » équipe de récupération « envoyait un signal US codé . Le drone se détachait avant de faire surface à une certaine distance du » navire mère » et communiquait sa position exacte .. Iel a été arrêté au moment de la fin du montage du prototype . Tout comme ce drone il utilisait des hydrogénérateurs .
Il existe aussi un » drone rémora » avec une ventouse construit il y a 3 ou 4 années par une université Chinoise .
Cit :[ grâce à des hydrogénérateurs intégrés ]
C’est le même principe que le Saildrone™ qui a ses hydrogénérateurs disposés sur le voile de quille !
Des » drones rondiers » mais à chenilles qui évoluent sur les fonds-marins ont des connexions électriques étanches pour se ravitailler après leurs patrouilles sur des postes de ravitaillement posés sur le fond . Ils ont été développés par la société NII ATOLL – НИИ « Атолл »
Une version drone sous-marin existe qui se raccorde à une » tour de recharge » . Là on peut parler de » connexion lamproie » ! ;0)
L’hydrogénérateur permet de s’affranchir effectivement d’une connexion électrique sous-marine et utiliser n’importe quel navire pour l’ancrage !
Pour rester dans le militaire avec Djaunnie . L’ âmoûrrr toujourrrr !
https://www.youtube.com/watch?v=dCaB_bbYXV8
Cit :[ ou en présence de courants marins bien orientés]
Expliquez nous donc ça !
Mobilis in mobile ?
Cela date d’entre 2012 et 2015.
Pour en apprendre plus sur les Petromyzontiformes que sont les lamproies :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal
Cit :[ Et cela, sans qu’il soit nécessaire de modifier le bateau hôte.]
Il faut quand même préciser que le » bateau hôte » cela peut être » ça » !.. ;0) On n’est pas dans le » Yakafokon » …
https://dialogue.earth/content/uploads/2022/06/20220520_Biofouling-illustration_Ricardo-Macia_2560px-1800×1202.png
https://maritimecyprus.com/wp-content/uploads/2021/11/Biofouling-696×360.jpg
Le collage du drone ne peut se faire que sur navire allié. Puisque sa masse va provoquer un dérèglement de l’hydrodynamisme de la coque et provoquer beaucoup de turbulences. Ce qui provoquera une augmentation de la consommation de carburant ( pour le navire) ou d’énergie électrique (pour un sous-marin). Ça a été prouvé par la soudure de compartiment secret sur des coques de cargo pour le trafic de drogues.
Cit :[ Ça a été prouvé par la soudure de compartiment secret sur des coques de cargo pour le trafic de drogues.]
Au Brésil et en Colombie le métier de soudeur sous-marin est un des plus recherché ! ;0)
Maintenant vous avez des barlus qui ont navigué sur des dizaines de milles nautiques avec une ancre trainant sur le fond sans que personne à la timonerie ne s’en aperçoive !
Grâce à » Silicon Mike » – autrefois » Iron Mike » – tout simplement et sans aucune alerte . C’est aussi le cas avec les bio-concrétions .
Les » poches » rapportées sur la carène ne modifient pas tant que ça le comportement du navire : on parle de volume de 2m3 à 3m3 au grand max quand même , hein ! ;0)
Un des plus recherchés.
On parle de volumes.
C’est suffisant pour faire augmenter la consommation de carburants. On voit la différence dans les données juste avec les algues sur la coque après un nettoyage.
Quant à l’ancre, la salle des machines aurait dû s’en apercevoir…
La consommation de carburant.
Le drone fait dans les 3m de long, et la surface frontale ne doit guère dépasser 1m².
Sur un petit bateau, ça peut se sentir, mais sur un géant genre porte-conteneur de 3-400m et 250kt,
avec un moteur de plus de 100 000ch, le freinage ne doit pas être plus important que la salissure de coque avant un carénage.
Et s’il est accroché à un sous-marin, le détecter est une chose, mais s’en débarrasser en est une autre !
Effet d’annonce ?
Comme l’évoque @BEZZON (post ci-dessus 21:13) ce genre de système n’est ni « révolutionnaire » ni novateur. D’autres entreprises (dont françaises) ont proposé de développer des systèmes similaires, des drones “dormants“ dans les fonds marins (pouvant être déposés en toute discrétion par des sous-marins ou des navires civils), des stations sous-marines d’écoute des bruits/des flux/de rechargement et relai de transmission, des drones se rechargeant par induction sur des plateformes diverses dont sous-marines, des drones bénéficiant d’hydrogénérateurs et de batteries de nouvelle génération pour des missions de très longue durée, des mines ou capteurs (d’écoute et de suivi) dronisés capables de se fixer en toute autonomie et discrétion sur la coque désignée d’un adversaire (y compris dans les ports), etc.
L’inventivité et l’ingéniosité des ingénieurs n’a plus vraiment de limite si ce n’est celle financière lorsque l’État ne les sollicite pas. L’innovation à saluer serait-elle que Lockheed Martin a développé cette solution par ses propres moyens ?
Solutions NavalGroup : https://youtu.be/z6NaWl8DiyM
@Roland DESPARTE
Il y beaucoup mieux que le drone sous-marin dormant , il y a la torpille Hammerhead* ! Elle est farpaitement opérationnelle …
https://breakingdefense.com/2020/10/navy-plans-hammerhead-mines-to-box-in-chinese-russian-subs-bottled-up/
Le cas de ces drones ‘ dormants » a été évoqué par M. Lagneau avec les « drones-sonars » dopés à l’IA car la vidéo promotionnelle les montre reposant sur un fond marin . C’est comme les mines terrestres « dormantes » des Houthis ou des drones FPV disposés prés des axes de communication : ils consomment très peu à l’ état de veille .
Maintenant au point de vue énergétique tout apport n’est pas à négliger ! Dans des fonds comme ceux de la Mer du Nord et de la Baltique il faut signaler l’existence des courants de fond qui créent des barkhanes sous-marines et affouillent des câbles . Le fonctionnement des hydrogénérateurs en micro-hydroliennes pourrait être envisagé pour augmenter cette autonomie de veille . Je n’en sais foutre rien . C’est juste une » idée » au dépoté dans le cadre de ma réponse .
C’est juste une « idée » dans une discussion sur la blogosphère , hein . Il faut faire des études de simulation d’ensablement par exemple : le drone se comporte certainement comme un rocher sur un fond sableux dans un » vent de sable » .
Je constate juste que cela n’a pas été fait et je pense que je ne suis certainement pas le premier à formuler cette hypothèse donc cela ne doit pas être judicieux ??
Nous discutons ici en quelques minutes , sans essayer de nous prendre trop la tête , de développements qui prennent parfois des mois et même des années .
* Vladimir Volkoff évoque cette technologie dans un livre paru en 1975 alors que les premières mentions publiques datent de 1976 . Il s’agit de couler un SNLE à la sortie du goulet de brest . Dans un monde sans internet .
@Vladimir,
Merci pour ce complément très intéressant, en particulier concernant les barkhanes sous-marines pour lesquelles l’Ifremer développe diverses études, ainsi que le laboratoire d’analyse, de surveillance et d’expertise de la Marine (LASEM). J’ai également recherché les ouvrages de Vladimir Volkoff sur l’histoire russe pendant la guerre froide (Je ne connaissais pas), je vais fouiller dans ses récits. Merci.
Tiens, LM toujours, avec sa branche aviation, avec son produit phare, le Fail-35 Dinde :
https://www.geo.fr/geopolitique/embarrassant-les-f-35-les-plus-recents-sont-livres-sans-radar-230830
Toujours amusant de tirer sur une ambulance, non ?
Et pendant ce temps-là… https://www.armyrecognition.com/news/aerospace-news/2026/canada-begins-payments-for-14-more-f-35-jets-amid-ongoing-fleet-review-and-u-s-tensions
Peu probable que le Canada aille au delà des 30 exemplaires budgétés avant l’arrivée de Trump… Et l’on parle de 60 à 90 Saab Gripen en complément !
Au Portugal, avec l’arrivée d’un président socialiste pro-européen c’est pareil, LM a pris un coup de 12, et Dassault et Saab reviennent dans la course, le Rafale ayant la préférence d’une partie des militaires.
Il n’y en avait que 16 budgétisé.. La préférence des militaires portugais demeure le F-35A. Par contre la politique, c’est une autre histoire..