Les commandes passées par le ministère des Armées ont atteint le niveau record de 38 milliards d’euros en 2025

En juin dernier, malgré un budget de la mission Défense porté à 50,5 milliards d’euros en 2025, dont 20,2 milliards d’autorisations d’engagement et 10,6 milliards de crédits de paiement pour les programmes à effet majeur [hors dissuasion], la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées s’était interrogée sur l’absence de commandes passées par la Direction générale de l’armement [DGA] auprès de la Base industrielle et technologique de défense [BITD].

« Les entreprises de la BITD ont pris sur leur trésorerie en attendant les commandes. Beaucoup d’entreprises qui ont répondu positivement à la demande du chef de l’État de produire davantage et plus vite et qui ont mis en place des dispositifs de production ne peuvent survivre qu’avec des commandes », avait alors souligné Cédric Perrin, le président de cette commission.

Plusieurs explications pouvaient être avancées : un report de charge ayant atteint le niveau inédit de 8 milliards d’euros, des autorisations d’engagement non couvertes par des crédits de paiement s’élevant alors à 99 milliards d’euros et, surtout, l’adoption du projet de loi de finances [PLF] 2025 en février, soit avec près de deux mois de retard.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est fort probable que cette situation se reproduise cette année, le PLF 2026 n’ayant été adopté que le 2 février, après le rejet d’une ultime motion de censure déposée suite au recours à l’article 49-3 de la Constitution par le Premier ministre, Sébastien Lecornu.

Quoi qu’il en soit, le montant total des commandes passées par la DGA s’est élevé à 38 milliards d’euros en 2025, ce qui constitue un « niveau historique », selon le ministère des Armées. Un niveau bien éloigné des 83 milliards d’euros qui ont été débloqués par le Parlement allemand pour financer 103 nouveaux projets d’armement au profit de la Bundeswehr.

À noter que, sur ces 38 milliards, il faut tenir compte d’un peu plus de 2 milliards d’euros de contrats notifiés par la DGA pour le compte d’autres pays européens : blindés Griffon et Serval [Belgique, Luxembourg], missiles antiaériens MISTRAL [Belgique, République de Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Roumanie et Estonie], CAESAr [Croatie, Estonie], radars GM400 [Bulgarie] et missiles intercepteurs pour le système SAMP/T commandé par le Danemark.

Parmi les commandes passées au profit des forces françaises, la DGA cite celles concernant le lancement en réalisation du porte-avions de nouvelle génération [PA NG], la quatrième frégate de défense et d’intervention [FDI], cinq avions de surveillance et d’intervention maritime Albatros, deux avions d’alerte avancée Saab GlobalEye, des missiles ASTER supplémentaires, un lot de missiles METEOR, des torpilles lourdes ARTEMIS, des munitions de 40 mm à technologie télescopée, 1 110 camions logistiques PL6, le développement et la production du missile balistique stratégique M51.4 et le démonstrateur de laser de forte puissance SYDERAL. Enfin, les achats de plusieurs modèles de drones et de munitions téléopérées [MTO] ont été confirmés.

S’agissant des livraisons, les forces françaises ont reçu, entre autres, le satellite d’observation CSO-3 [programme MUSIS], 11 Rafale, 1 avion ravitailleur A330 MRTT, le 25e A400M Atlas, deux hélicoptères Caracal [sur 8 commandés], 30 Jaguar, 150 Griffon, 113 Serval [dont 10 Serval appui Scorpion], 10 MEPAC, 21 chars Leclerc rénové, le Bâtiment ravitailleur de forces « Jacques Stosskopf », la FDI Amiral Ronarc’h et un drone de surface de guerre des mines issu du programme SLAM-F. En outre, les premières MTO Damoclès et 1 000 mini-drones Sonora ont été perçus par la DGA en décembre dernier.

Enfin, le missile M51-3 a officiellement été déclaré opérationnel en vue de son déploiement à bord des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] en octobre dernier.

Cette année s’annonce tout aussi faste étant donné que la DGA prévoit d’investir 42 milliards d’euros.

Cela étant, il faut prendre en compte les ventes à l’étranger. « Pour 2025, nous devrions, comme en 2024, enregistrer autour de 20 milliards d’euros de prises de commandes à l’export, dont un tiers sur le continent européen », a indiqué Catherine Vautrin, la ministre des Armées, lors de ses vÅ“ux, le mois dernier.

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64 contributions

  1. Fabien Tremm dit :

    Bon, après tous les commentaires (largement exagérés comme bien souvent), le Boxer CRV Block II, qui a certes eu du retard, mais sera livré dans quelques semaines.
    https://www.hartpunkt.de/schwerer-waffentraeger-infanterie-erste-systeme-kommen-in-kuerze-in-die-truppe/
    Rappels du projet avec sources?
    Commande? mars 2024.

    CE BLOCK spécifiquement a été testé pour la première fois? en février 2024. https://www.army-technology.com/news/australian-troops-helped-design-the-block-ii-boxer-vehicle/

    Premier prototype reçu par l’Allemagne? En mai 2024.
    https://www.rheinmetall.com/de/media/news-watch/news/2024/05/2024-05-03-schwerer-waffentraeger-infanterie-fuer-die-bundeswehr-nachweismuster-vorgestellt

    Et l’Allemagne a reçu le premier prototype en version prévue pour la production en été 2025.
    https://www.hartpunkt.de/schwerer-waffentraeger-infanterie-erste-systeme-kommen-in-kuerze-in-die-truppe/

    Livraison? Février ou mars 2026.
    https://www.hartpunkt.de/schwerer-waffentraeger-infanterie-erste-systeme-kommen-in-kuerze-in-die-truppe/

  2. Yvon dit :

    Les montants annoncés sont des Autorisations de Programmes. Si ces Autorisations ne sont pas suivies des Crédits de Paiements ajustés afin d’honorer les facturations au rythme prévu dans les contrats, il s’en suit la quasi-impossibilité de notifier de nouvelles commandes. C’est ce qui s’est passé au 1er semestre 2025 et va se reproduire en 2026. A ce rythme, nous risquons très prochainement une année blanche en terme de commandes.
    On ne pourra pas cacher longtemps que nos finances publiques sont délabrée et que l’heure de vérité approche à grands pas.
    A qui fera t’on croire que le budget de la Défense ne sera pas touché et que les augmentations aujourd’hui annoncées sont en trompe l’oeil ?

    • Yvon dit :

      …et que les augmentations aujourd’hui annoncées ne sont pas en trompe l’Å“il ?

    • HMX dit :

      Voici un petit récap factuel des budgets défense hors pensions, que je me permets de poster à nouveau pour répondre à ceux qui estiment que rien ne change, qu’on avait pas les moyens, qu’on a pas les moyens, et qu’on n’aura pas non plus les moyens dans le futur. Il ne s’agit pas de dire que tout va bien (ce n’est pas le cas !), mais de relativiser et de prendre a minima conscience que les choses évoluent dans la bonne direction :
      budget défense 2013 : 31.4Md€ (1.5% PIB)
      budget défense 2017 : 32.2Md € (1.77% PIB)
      budget défense 2023 : 43.9Md€ (2% PIB)
      budget défense 2024 : 47 Md€ (2%PIB)
      budget défense 2025 : 50.5Md€ (2% PIB)
      budget défense 2026 : 57.1Md€ (2.1% PIB)

      Prospective 2030 : environ 70Md€ (et potentiellement davantage, selon les modifications à la LPM2024-2030 post-élections présidentielles de 2027)

      Prospective 2035 : cible OTAN à 3.5% du PIB, comme tous nos voisins. Selon le taux de croissance, on sera au minimum à 100Md€, maximum 170Md€, avec une hypothèse probable/médiane aux alentours de 120Md€.

      Pour dire les choses autrement, en 2026 notre budget défense a déjà pratiquement doublé depuis 2013 (plus bas historique). Ceci est une observation factuelle, et ce malgré la situation économique et politique du pays. Il aura selon toute vraisemblance triplé en 2030, et quadruplé en 2035, toujours par rapport à cette « année de référence » 2013.

      Alors certes, il y a l’inflation. Alors certes, ça ne va pas assez vite à notre goût. Alors certes, la situation économique du pays est alarmante et nécessitera de faire des économies sur certaines dépenses publiques. Et certes, l’avenir n’est pas encore écrit, et il est théoriquement toujours possible qu’un gouvernement futur prenne des décisions néfastes à la défense nationale. Mais malgré les vents contraires, le budget continue à augmenter, en phase avec la cible de 3.5% du PIB en 2035. Le contexte international fait que cette évolution ne sera pas simplement conjoncturelle, mais bien structurelle.

      Ces efforts budgétaires ont déjà des traductions concrètes, qui commencent à se voir dans les commandes et les livraisons d’armes et de munitions (cf. l’objet de l’article !). Cela continuera à aller crescendo dans les années qui viennent. Ce qui était impossible et même impensable il y a encore 10 ans deviendra parfaitement concevable, et planifiable.

      Le prochain jalon sera l’annonce des évolutions de la LPM 2024-2030, prévue pour juillet 2026. Des annonces seront probablement faites sur une hausse du format des armées à cette occasion. Mais le vrai tournant sera l’élection présidentielle de 2027, avec une probable modification/réajustement à la hausse de la LPM, ou l’édiction d’une nouvelle LPM plus ambitieuse, en phase avec les budgets de la période 2027-2032.

      • rainbowknight dit :

        Bof, variable d’ajustement pour politichiens en mal d’affection électoraliste. L’avantage de la Grande Muette c’est qu’elle n’ouvre pas sa gueule bruyamment dans les rues….
        Surprenant que vous vous fassiez encore des illusions. Quelques contrats/marchés exports qui nous filent sous le nez et vous viendrez nous faire un inventaire que même Prévert n’aurait imaginé …
        Gardez à l’esprit que  » un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »

      • Bercy dit :

        @HMX. « Alors certes, il y a l’inflation.  » . Vous minimiser… Avec l’inflation sur la période 2013-2025, le budget est loin d’avoir doublé. Il a augmenté de 50% en fait. C’est mieux que rien, mais pas de quoi s’enflammer.

      • Bocoudsou dit :

        Merci pour ce rappel toujours utile.

        Il ne calmera pas les tentatives de manipulation des agitateurs de tout poil, mais permettra à ceux qui le veulent de réfléchir.

      • ji_louis dit :

        2013, la dette publique s’établit à 93,5 % du PIB, soit 1925,3 Md€.
        https://www.insee.fr/fr/statistiques/1563409

        À la fin du troisième trimestre 2025, le ratio de dette publique s’établit à 117,4 % du PIB, soit 3 482,2 Md€.
        https://www.insee.fr/fr/statistiques/8686951

        Si le budget de la Défense a augmenté de 81,8%, celui de la dette a augmenté de 80,9% soit à peu près au même rythme, et la dette pèse 60 fois plus : Où vont vraiment les priorités ?

        • Lulu dit :

          ​En moyenne, 1 € investi dans la défense française génère entre 1,30 € et 1,70 € de richesse (PIB) pour l’économie nationale.
          ​Ce chiffre varie selon l’horizon temporel et le type de dépense :
          ​1,50 € : C’est le chiffre clé souvent mis en avant par le ministère des Armées (notamment lors des déclarations de 2024-2025) pour illustrer le retour sur investissement global.
          ​Jusqu’à 1,68 € : À long terme, l’impact est maximal grâce aux exportations et aux innovations technologiques qui se diffusent dans le secteur civil (le « dual »).
          ​Au niveau européen : Certaines études (comme celle d’EY en 2025) estiment même que chaque euro investi à l’échelle de l’UE peut générer jusqu’à 1,94 € de production.

      • Thorgal dit :

        Oui, mais les CP ne suivent pas, d’où l’accumulation d’un report de charges énorme d’une année sur l’autre.
        Comme en tant d’autres domaines régaliens en urgence vitale, dès qu’il s’agit d’argent, de moyens financiers, les gouvernements font semblant, un vrai village Potemkine.
        Le réveil risque d’être brutal, saignant, cruel. La vraie guerre, quoi.

      • Singulier dit :

        Post-élection présidentielle.

    • Clavier dit :

      Le mensonge fait aussi partie de la communication des politiques….
      Je ne me fais aucune illusion sur la suite des opérations….

      • Coup de rabot en attendant le FMI dit :

        Il y a les discours publics sur la remontée en puissance des armées et il y a le vote (diffcile) du budget:
        https://lignesdedefense.ouest-france.fr/budget-des-armees-49-3-et-coup-de-rabot-dans-la-copie-finale-du-plf-2026/

        • Fouyouyouye dit :

          Le FMI, ben voyons. Et l’agence lémurienne de financement intergalactique aussi ?

          • Lémurien officiel dit :

            Ah non, pour ce genre de choses, ne comptez pas trop sur nous.

            Vu ce que nous ont déjà coûté nos efforts de recherche intensive pour tenter de déterminer et corriger le processus qui a fait dégénérer notre première vague exploratoire en ces lamentables spécimens anémiques qui se traînent dans les forêts de vos régions tropicales, on ne va pas en plus vous filer des brouzoufs !
            Vous ne manquez vraiment pas d’air, mes petits hominidés qui osent tout !

            Cela dit, il va bien falloir qu’on finisse par trouver, sinon il va y avoir une grosse vague de dépopulation chez nos scientifiques. Pour l’instant, le Lémurien suprême (gloire à lui) n’a pas encore sévi, mais on sent bien que ça commence à le démanger furieusement entre les omoplates, cette histoire…
            Heureusement pour nos chercheurs, les Reptiliens ont le même problème et n’ont pas non plus l’air de trouver la solution. Mais bon, que ces gros balourds n’y arrivent pas, c’est une pauvre excuse qui ne va pas calmer longtemps l’eczéma du Lémurien suprême (gloire à lui).

            Quand je pense que j’ai été tenté par la recherche dans la folle jeunesse ! J’ai bien fait de choisir la diplomatie, finalement. Surtout qu’à mon poste j’ai la mégabonne justification pour expliquer pourquoi l’invasion n’avance pas.
            Depuis que j’ai envoyé deux douzaines d’exemplaires de nos lointains cousins déévolués au Lémurien suprême (gloire à lui), avec quelques articles en cuir de Reptilien pour faire bon poids, il se montre très compréhensif à mon égard.

      • Bocoudsou dit :

        Et je ne fais aucune illusion sur vos motivations.

    • Vortex dit :

      Euuuuuh… On parle bien de « commandes » ? Non ?
      Et c’est un fait que le budget défense a augmenté, non ?

    • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

      En termes de. Toujours au pluriel.

      En termes de commandes.

      En matière de commandes.

    • Baratinovitch dit :

      Da, Yvonov, le catastrophisme, ça marche toujours.

    • Le "T apostrophe" prolifère insidieusement dit :

      Fera-t-on.

      C’est avec deux traits d’union que doit être utilisé le « t euphonique », pas avec une apostrophe.

      Ce « t euphonique » ne sert qu’à rendre la phrase plus facile à prononcer en évitant un hiatus entre deux voyelles. Il n’a aucune fonction grammaticale.
      Il ne faut pas le confondre avec l’élision de « toi » en « t' » dans un emploi comme « Va-t’en ! »
      Dans « Va-t’en ! », ce « t' » est le pronom personnel « toi » et est le sujet de la phrase.
      Dans « va-t-on », ce « t » est euphonique et ne joue aucun rôle grammatical (le sujet de la phrase est le pronom personnel « on »).

  3. mich dit :

    Faut arrêter avec ses comparaisons des milliards à droite ou à gauche , une politique de défense demande avant tout de la cohérence, de du temps et des personnes bien formés même si on passe à de l’ armement 3D fabriqué tout les quatre matins ! La question est ce déjà le cas chez nous ?

    • dolgan dit :

      La réponse est oui. On est même une référence enviée. Même par nos ennemis anglais sut les RS.

      • mich dit :

        Je suis un peu déçu par votre réponse , que nous soyons envié je trouve le terme un peu excessif mais pas tout a fait déconnant au vu de notre activité ops toujours maintenu à un certains niveau mais le diable se cache dans les détails et c’est le problème de votre oui car je m’ étonne que vous ne soyez pas plus au courant entre autre de nos problèmes logistiques et de formations et qui font que nous n’ avons pas tout a fait l’instrument de puissance qui nous serait si utile actuellement dans un monde redevenu  » humain  » , à partir de 96 il n’aurait jamais fallu aller en dessous des 2,5 % de PIB consacré à la défense comme nos amis Anglais !

        • Relisez-vous SVP dit :

          Que nous soyons enviéS.
          Notre activité (…) maintenuE.
          Un certaiN niveau.
          Entre autreS.
          Tout À fait.
          2,5 % (…) consacréS.
          Nos amis LES Anglais. / Nos amis anglais.

    • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

      Il faut arrêter avec Ces comparaisons.

    • Toue tous tout toux dit :

      Tous les jours.

  4. Robmac dit :

    Le risque de guerre en Europe est important du fait de Vladimir Vladimirovitch, resté figé dans la guerre froide …

    Mais ces 38 milliards de commandes dans un pays surendetté correspondent à quoi ? 35 Mds d’économies ailleurs ? 38 Mds de fiscalité supplémentaire ? ou 38 Mds de dette supplémentaire ?

    Nos ‘représentants’ ont montré leur incapacité à gérer un budget, mais quelle fut la décision ?

    • ji_louis dit :

      Pour vous répondre, je reprends une de mes réponses précédentes :
      2013, la dette publique s’établit à 93,5 % du PIB, soit 1925,3 Md€.
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/1563409

      À la fin du troisième trimestre 2025, le ratio de dette publique s’établit à 117,4 % du PIB, soit 3 482,2 Md€.
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/8686951

      Si le budget de la Défense a augmenté de 81,8%, celui de la dette a augmenté de 80,9% soit à peu près au même rythme, et la dette pèse 60 fois plus.

      • Robmac dit :

        Faisons une expérience de pensée : la dette actuelle serait remboursée en 50 ans uniquement par les impôts sur le revenu payés par 40 M de Français : 3 500 Mds sur 50 ans cela fait 70 Mds à rembourser par an, soit 1 750 € par an pour chacun, soit encore près de 150 € mensuels d’impôts à payer pendant 50 ans par chacun, en supposant que la dette n’augmente pas … L’endettement de la France est faramineux, et va s’opposer à tout développement véritable pendant des décennies.

        La dernière fois que le budget était en équilibre c’était sous Raymond Barre, en 1973 je crois …

      • Robmac dit :

        Bien sûr à cela il faudrait ajouter les impôts ‘normaux’ hors dette.

  5. jean luc dit :

    Moi aussi je m’interroge avec cette phrase : « Plusieurs explications pouvaient être avancées : un report de charge ayant atteint le niveau inédit de 8 milliards d’euros, des autorisations d’engagement non couvertes par des crédits de paiement s’élevant alors à 99 milliards d’euros et, surtout, l’adoption du projet de loi de finances [PLF] 2025 en février, soit avec près de deux mois de retard.  » j’ai du avoir recourt á l’IA pour comprendre cette situation . voici le résultat .
    1. Le « Report de charge » de 8 milliards d’euros
    Ce montant représente des factures impayées par l’État pour des matériels déjà livrés ou des services rendus en 2024, mais dont le paiement est décalé sur le budget 2025.

    Signification : Le niveau de 8 milliards est jugé inédit et alarmant, car il consomme d’emblée une grande partie des nouveaux crédits votés, réduisant la capacité réelle d’investissement pour l’année en cours.

    2. 99 milliards d’euros d’engagements non couverts
    Les 99 milliards correspondent aux restes à payer sur des commandes passées les années précédentes (avions Rafale, sous-marins, etc.) qui n’ont pas encore été réglées.

    Signification : Cela illustre une « inertie » budgétaire massive. Bien que la Loi de Programmation Militaire (LPM) prévoie des hausses de budget, la majeure partie de cet argent est déjà fléchée vers d’anciennes dettes techniques, laissant peu de marge de manÅ“uvre pour l’innovation ou les besoins imprévus liés à « l’économie de guerre ».

    3. L’adoption tardive du PLF 2025 en février
    Le budget 2025 n’a été adopté par le Parlement que les 5 et 6 février 2025, avant d’être promulgué le 14 février 2025.

    Signification : Normalement, un budget doit être voté avant le 31 décembre de l’année précédente. Ce retard de deux mois est la conséquence directe d’une instabilité politique (absence de majorité claire à l’Assemblée).
    Conséquence : Pendant ces deux mois, l’État a dû fonctionner via des « décrets d’avance » ou des services provisoires, paralysant le lancement de nouveaux grands programmes industriels de défense.

    En résumé, vous observez un effet de ciseau : d’un côté, une dette technique et contractuelle colossale (8 + 99 milliards), et de l’autre, un processus politique grippé qui retarde les moyens d’action . j’ai hésité avant de publier mes recherches.
    Alors, qu’est-ce que vous en pensez de cette situation?

    • Wagdoox dit :

      Pas grand chose, si on prend 30 milliards de commandes domestique et 20 milliards soit 50 milliards annuel. En prenant en compte les programmes majeurs et complexes, on est à 3 à 5 ans de productions donc disons même 4 ans entre la commande et la livraison.
      4×50 on est à 200 milliards.
      En prenant en compte les payment pré livraisons et des niveaux commandes jusqu’à plus faible.
      Bref les 99 milliards, c’est du glissement comptable.
      Les 8 milliards par contre c’est plus préoccupant moins pour l’état ou les armées mais pour les petits fournisseurs qui n’ont pas la trésorerie pour ce permettre ce genre de jeu.

      • Roland DESPARTE dit :

        @Wagdoox,
        Globalement d’accord avec vous. Par exemple, selon la presse spécialisée, en juin 2025, la dette de l’État pour Dassault Aviation était de 204 millions €, et pour Dassault Systèmes environ 2,58 milliards €, mais fort heureusement Dassault possède une bonne trésorerie (A la même date : 9,547 milliards € pour DA et 4,08 milliards € pour DS, l’entreprise affichant donc une position nette de trésorerie positive). Mais notre BITD se compose d’environ 4 500 entreprises, avec seulement 9 grands groupes aux reins solides, et quelques 1 000 PME/ETI pour lesquelles ce report impacte fortement leur évolution et leur savoir-faire, aggravant les pressions post-COVID ; ainsi, selon la DGA, 37 % des PME/ETI de la BITD ont signalé des difficultés de cash-flow, 25 % peinant à obtenir des prêts bancaires et 20 % à lever des fonds. Cela limite les investissements en innovation et les montées en cadence, avec des risques de perte d’indépendance… Les experts de la Cour des comptes et du Sénat insistent sur la nécessité d’une visibilité budgétaire accrue et plaident pour une réduction des reports afin d’éviter une érosion de notre BITD.

        • Yvon dit :

          @Roland DESPARTE
          Une réduction des reports nécessite une augmentation des crédits de paiement. C’est bien là que se trouve le problème.
          On peut augmenter sans limite les autorisations de programmes, ce qui permet à la DGA de passer des commandes nouvelles. Mais si les crédits de paiement votés ne sont pas à la hauteur pour payer les factures des programmes antérieurs et des nouveaux programmes, on génère des retards de paiement qui mettent en difficulté la BITD et, en particulier, les petites entreprises et les ETI.
          La solution est plus générale. Il s’agit de faire un effort drastique pour redresser les comptes publics. Encore faut il en avoir la volonté et le courage.

      • jean luc dit :

        Les 99 milliards d’euros d’autorisations d’engagement (AE) non couvertes par des crédits de paiement (CP) correspondent principalement à des
        commandes déjà passées dont le règlement financier est étalé sur plusieurs années.
        Voici la distinction essentielle à retenir :

        Commandes en cours (La majorité) : Pour les grands programmes d’armement (ex: Rafale, sous-marins), l’État signe un contrat global (l’AE). Cela réserve juridiquement la somme totale, mais le paiement (les CP) ne s’effectue qu’au fur et à mesure des livraisons et des étapes franchies par l’industriel. Ces 99 milliards représentent donc le « stock » de paiements futurs nécessaires pour honorer ces contrats déjà signés.
        Restes à payer et « Reports de charges » : Une partie plus problématique concerne les factures pour des matériels déjà livrés mais dont le paiement a été décalé à l’année suivante faute de crédits suffisants. Ce « report de charge » (ou dette fournisseur) s’élevait à environ 8 milliards d’euros récemment.

        En résumé : Ce n’est pas une ardoise d’impayés immédiats de 99 milliards. C’est l’addition de ce que la France s’est engagée par contrat à payer dans le futur pour les équipements qu’elle a déjà commandés.
        Merci à Wagdoox d#avoir répondu à mes interrogations. en espérant que les 99 milliards réservés pour les factures, n’ont pas servi à payer autre chose, car dans ce cas-là, notre armée sera dans de sales draps.
        Quant aux 8 milliards d’impayés, ça c’est vraiment problématique, car cela met en danger les PMI-PME de la défense, car elles n’ont pas souvent la trésorerie suffisante pour ce genre de chose . L’État demande beaucoup d’efforts aux firmes, sans qu’elles fassent le nécessaire

        • Vortex dit :

          Tiens, c’est marrant, notre ami ne fait plus de grossières fautes d’orthographe ou de conjugaison…

          • O'Ftalmo dit :

            En effet, quand il prend le temps de faire mouliner ses réponses par son IA, on ne risque plus la crise d’urticaire ophtalmique en le lisant.

      • jean luc dit :

        petite correction : l’État demande beaucoup d’efforts aux firmes, sans que lui l’État en fasse beaucoup

      • Achetez maintenant, payez en trois fois sans frais dit :

        Les paiements ou les payements, mais pas « les payment ».

      • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

        Pour Se permettre ce genre de jeu.

    • rainbowknight dit :

      Le « Mozart » de la finance sait que la France lève bien l’impôt, il sait également combien la France est riche de par le bas de laine des français…..
      Pas d’inquiétude …. après lui le déluge.

    • Pluriel dit :

      Un effet de ciseaux.

    • Diacritique dit :

      J’ai dû avoir recours.

      Au passé composé, « j’ai dû » s’écrit avec un accent circonflexe sur le « u » de « dû » (qui est le participe passé du verbe « devoir » : dû, due, dus, dues).
      Je dois avoir recours, j’ai dû avoir recours.

      C’est l’article « du », qui s’écrit sans accent.
      J’ai du mal à comprendre, j’ai eu du mal à comprendre.

  6. Deutschland ûber alles dit :

    Les allemands ont prévu sous couvert d’UE de détruire la BITD française en contrôlant les exportations d’armement, pourtant domaine réservé des États-Nations:
    https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/1516559060677114/exportations-darmements-leurope-veut-imposer-son-controle-a-la-france

    La stratégie du boa constrictor appliquée par la grâce de décideurs politiques aux ordres.
    https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/pour-le-porte-parole-des-macroniens-la-france-doit-laisser-son-siege-au-conseil-de-securite-de-lonu

    L’UERSS de la groß Kommission d’Ursula et de ses commissaires germains non-élus, qui se passent du parlement européen si celui-ci fait mine d’autres velléités que d’être une chambre d’enregistrement de leurs oukases.

    Comme le référendum de 2005 du « non » du peuple français à cette horreur, « voté » par un parlement de godillots en 2007 sous Sarkozy le petit homme aux multiples bracelets électroniques.
    Il a eu l’élémentaire présence d’esprit de faire enlever le crime de haute trahison avant d’être éjecté de l’Élysée.
    Ses successeurs ont pris le même chemin, ils sont assurés de leur impunité…

    • jean luc dit :

      Sache que ton pseudo peut te poser des problèmes avec l’ambassade allemande à Paris car interdit en Allemagne. moi j’ai sélectionné cette phrase de l’article de la Tribune Pour la France et très certainement d’autres pays, ce texte sera considéré comme un abandon en rase campagne de leur autonomie stratégique et de leur souveraineté. Ce qui impactera leur politique en matière de relations internationales et les partenariats stratégiques qu’ils ont pu signer avec des pays tiers comme celui entre la France et les Émirats arabes unis par exemple. Si cet amendement porté par les rapporteurs finlandais Pekka Toveri (PPE) et Anna-Maja Henriksson (Renew) était adopté. Il s’agit de deux députés finlandais, et non allemands. Il n’y a aucune initiative allemande dans ce sens. Les Allemands sont de gros exportateurs d’armes, Rheinmetall, KNDS, et d’autres ne seront pas d’accord.
      Les eurodéputés français doivent se battre contre cet amendement, et ne pas coincer la bulle, bien au chaud dans les bureaux des partis politiques à Paris.s. Au boulot, les fainéants

    • PLDDLE dit :

      Ce que vous écrivez est tellement excessif qu’y répondre serait une perte de temps.

  7. Carin dit :

    Si ont veut passer en mode « économie de guerre », si on ne veut pas voir disparaître nombre de petites entreprises très pointues dans la défense, et si on veut augmenter les commandes qu’elles soient matérielles ou munitionnaires, il va falloir régler ces dettes, et principalement celle de 8 milliards d’euros, qui contrairement à celle de 99 milliards, n’est pas un exercice comptable, mais du pognon dû aux entreprises et à leurs associés de la BITD française, qui sont plus ou moins étranglées, par ce trou capacitaire dans leurs trésoreries, et les empêchent de flécher cet argent soit dans leur modernisation, soit (et c’est plus grave), dans la recherche/ développement… ce qui très vite va les conduire vers une incapacité à investir dans leur modernisation visant un plus de production que l’économie de guerre prônée par nos gouvernants leurs imposent!
    Donc oui, nous nous dirigeons vers une année blanche, sauf à établir un calendrier de remboursement de cette dette de 8 milliards, à très court terme (4 ans) grand max, et à s’y tenir, quel que soit le gouvernement en place, et ce bien entendu en plus des crédits de paiements engagés lors des règlements des commandes. Jongler avec le pognon, pour ne pas trop décaisser, peut être utile à un moment donné, mais faire perdurer cette façon de faire, conduit à l’effondrement d’une économie, et donc d’un pays.
    On ne peut plus demander aux français de bien vérifier s’ils sont capables d’honorer les remboursements de leurs crédits, (les prêteurs le font pour eux), et ne pas donner l’exemple au niveau de l’état.

  8. Koudlanski Romain dit :

    J’aimerais savoir quand les rabats joie ,de ce forum seront contents , du budget de la défense de notre pays . On ne peut pas rattrapé en 10 ans, ce qui à été bouzillé pendant 25 ans.

    • jean luc dit :

      Le problème ce n’est pas de rattraper quoi que ce soit, mais simplement de ne pas décrocher par rapport aux autres nations européennes, sans parler de la Chine, les USA. Ou Russie. Par exemple, l’Allemagne c’est 89 milliards pour 2025 .
      Pour 2026,
      l’Allemagne prévoit un budget de la défense massif, dépassant les 100 milliards d’euros (estimé à environ 108,2 milliards d’euros), ce qui en ferait l’une des armées les mieux financées au monde. Ce budget intègre une forte augmentation des dépenses fédérales (plus de 82 milliards) et l’utilisation du fonds spécial Bundeswehr http://www.ekonomico.fr/2025/08/allemagne-berlin-va-depenser-sans-compter-dans-la-bundeswehr/.

      Montant Total : Le budget de la Bundeswehr http://www.ekonomico.fr/2025/08/allemagne-berlin-va-depenser-sans-compter-dans-la-bundeswehr/ pourrait atteindre 108,2 milliards d’euros en 2026, incluant 82,7 milliards du budget du ministère de la Défense et 25,5 milliards du fonds spécial.
      Objectifs : Cette hausse vise à renforcer la sécurité face aux tensions en Europe, notamment via des investissements massifs dans les munitions, les blindés et les transports de troupes.
      Contexte : Avec ces chiffres, l’Allemagne ambitionne de devenir une puissance militaire de premier plan en Europe, avec des dépenses prévues pour dépasser celles de la France.

      Réarmement : Des investissements de 80 milliards d’euros sont ciblés pour les munitions et 50 milliards pour les blindés.
      Le réarmement de l’Allemagne fait peur aux Français, en 80 ans ils n’ont rien appris,. En fait, il s’agit d’un rattrapage, d’une remise à niveau. beaucoup ici redoutent ce décrochage, moi pas car il a déjà eu lieu en France

    • Relisez-vous SVP dit :

      Les rabaT-joie. / Les rabaT-joieS.
      Budget de la Défense.
      On ne peut pas rattrapeR.
      Ce qui A été bouSillé.

    • Trøllala dit :

      Les rabat-joie professionnels ne seront jamais contents.

  9. zizou35 dit :

    et comment paie-t-on ??

  10. rational dit :

    La France doit robotiser et automatiser le maximum d’armement. Avec l’IA, on peut multiplier virtuellement nos forces par 3 ou 4…