Hensoldt développe le planeur HADIS pour ravitailler les forces spéciales infiltrées derrière les lignes ennemies

L’an passé, afin de répondre à un besoin exprimé par la 11e Brigade Parachutiste [BP] de l’armée de Terre, le Pôle innovation technique de défense IDEA³ de DGA/Techniques Aérospatiales [DGA TA] avait émis un appel à projet pour développer un « planeur de ravitaillement autonome largable » depuis un avion de transport.

Ainsi, selon les détails fournis par DGA TA, ce planeur logistique devait être en mesure de parcourir une distance d’au moins 70 km en mode automatique, avec 700 kg de fret logés dans une volume de 1,5 m³. Et cela pour un prix unitaire compris entre 30 000 et 50 000 euros.

Une tel concept n’avait rien d’inédit étant donné que, deux ans plus tôt, les forces spéciales de l’US Army l’avaient déjà mis en pratique avec un planeur GD-2000 fourni par Silent Arrow. Largué par un C-27J Spartan, cet appareil avait volé sur une distance de 64 km avant d’atterrir à moins de 30 mètres de la zone prévue. Puis, en mai 2025, l’US Air Force prit possession de plusieurs dizaines de planeurs logistiques « Grasshopper », capables d’évoluer dans des environnements où les signaux GPS sont brouillés.

Cela étant, en attendant les résultats de l’appel à projet lancé par IDEA³, le groupe allemand Hensoldt a fait savoir, ce 5 février, qu’il venait de tester avec succès un « système innovant de transport sans pilote » appelé HADIS [pour High Altitude Drop Infiltrating System], avec le concours du Centre technique de la Bundeswehr pour les aéronefs et les équipements aéronautiques [WTD 61] et d’un avion de transport A400M Atlas de la Luftwaffe.

Conçu comme un planeur logistique dans le cadre d’un projet d’innovation autofinancé, le HADIS est un appareil autonome et consommable, c’est-à-dire qu’il peut être laissé sur le terrain après avoir été utilisé, sans compromettre les technologies sur lesquelles il repose.

« Lors de la campagne d’essais, […] l’équipe de Hensoldt a pu démontrer de manière impressionnante la fonctionnalité d’une version à l’échelle 1:3 du HADIS. L’extraction par parachute et la navigation autonome vers des points de repère en vol plané ont été démontrées avec succès », a fait valoir l’industriel.

Ce succès ouvre la voie à la mise au point d’un démonstrateur grandeur nature. Des essais sont prévus d’ici la fin de cette année. L’objectif est qu’il soit capable de transporter une charge de 500 kg sur une distance de 120 km afin de ravitailler des unités de forces spéciales infiltrées derrière les lignes ennemies.

« Contrairement aux planeurs autonomes, HADIS peut être utilisé pour effectuer des vols planés beaucoup plus longs, ce qui permet à l’avion porteur de rester en dehors de tout danger », explique Hensoldt.

En outre, s’il vole de manière autonome vers son point de chute grâce à une « navigation par points de cheminement », ce planeur logistique peut également être contrôlé par les troupes au sol ou depuis l’avion qui l’a libéré.

« Le concept de déploiement prévoit le largage de plusieurs systèmes HADIS à partir d’un conteneur de transport. Ces planeurs peuvent voler en formation en essaim jusqu’à un point d’atterrissage commun ou séparé », a précisé Hensoldt.

Photo : Largage du système HADIS à partir d’un A400M / Bundeswehr – Karin Krause

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36 contributions

  1. Yvon dit :

    Il n’est peut-être pas indispensable de réinventer l’eau chaude. Achetons le HADIS.

    • jean luc dit :

      Impossible, c’est allemand, la souveraineté nationale, alors !!! je vois mal un A400M faire ce genre de mission, dans un environnement disputé, il devra être accompagné par des avions de chasse ou des drones.

      • NRJ dit :

        @jean luc
        C’est également mon point d’interrogation. Pour qu’un tel planeur fasse 60 km de vol, il faudrait le larguer très haut. Et un A-400M, ça réagit sans doute assez mal à un missile sol air.

      • JC dit :

        Et les allemands, ils achètent français ? Non, bien sûr, ils sont trop nationalistes. Il ne manque plus qu’ils soient socialistes et aura le bon cocktail. N’est ce pas, l’I.A. berlinoise ?

        • Minou danois dit :

          @JC. « Et les allemands, ils achètent français « . Peut-être les mules de leur infanterie de montagne ?? Ce serait bien suffisant, mais parlent-t’elles allemand??

        • Une heure moins le quart avant JC dit :

          Toujours aussi primaire.

        • NRJ dit :

          @JC
          Quel rapport entre votre commentaire et celui de Jean Luc ?
          Mais pour répondre à votre question, oui les allemands achètent français. Un milliard entre 2014 et 2024 environ. L’Allemagne n’est clairement pas notre premier marché, mais on y vend quand même.
          De notre côté, qu’achète t’on aux allemands ? Si on regarde dans le détail, il y a des fusils d’assaut, mais à part ça ?

    • Vortex dit :

      Pourquoi ? On s’intéresse déjà au sujet …
      https://www.forcesoperations.com/planeur-logistique-leurres-et-protection-anti-drones-dans-le-viseur-de-larmee-de-terre/
      Et voir le commentaire de @HMX ci-dessous.
      A noter, qu’avec IDEA3 se sont les militaires, donc les utilisateurs, qui étudient le projet, pas un industriel : rapidité, coût maîtrisé, efficacité devraient donc être au rendez-vous.

      • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

        Avec IDEA3, Ce sont les militaires, donc les utilisateurs, qui étudient le projet.

  2. Raphaël dit :

    je ne comprends pas la distance franchissable annoncée : avec 16 de finesse comme indiqué dans le spot, sa portée dépendra de son altitude de larguage, de l’altitude du point d’atterrissage, des conditions météo, comme avec n’importe quel planeur…

  3. Sempre en Davant dit :

    Intéressant.

    Les voiles souples de paramoteurs et les motorisations électriques doivent faire rêver au 13 et ailleurs.

    En accrochant le groupe paramoteur dans le dos du conteneur « fraise des bois », l’attache de la voile en haut, le pépin en guise de tête et des actionneurs internes pour courber la voile… Il y a peut être même moyen de récupérer de l’énergie pendant la descente et de faire regretter le tandem au précieux spécialiste qui pourrait être logé dedans : VCDO 😆

    En tout cas c’est bien étudié et la vidéo qui montre l’inconvénient de conserver la voile rigide pour le posé est vraiment bien faite.

    Reste qu’un multicoptère capable de ravitailler le toit de l’immeuble ou plusieurs capables de ravitailler par les fenêtres de l’immeuble…

  4. Bastan dit :

    Et les parachutes-voiles autonomes motorisés ou non ?

  5. HMX dit :

    Ces petits planeurs sont en effet la solution d’avenir pour réapprovisionner des troupes proches de la ligne de contact, à un endroit où aucun aéronef habité ne pourra approcher. Côté américain, il existe déjà le GD2000 de Silent Arrow (700kg à 60km) ou le LG-2K RAIN de Logistic Glider (725kg à 120km). Le concept présenté par Hensoldt est cependant admirable, notamment en raison de la cinématique de lancement qui est originale et innovante, avec une éjection du planeur « par le côté », ce qui permet de placer 5 planeurs dans un caisson de lancement dans la rampe de l’A400M (sachant que d’autre caissons pourraient vraisemblablement être ajoutés, ou les caissons « rechargés » avec d’autres planeurs embarqués en kit). Astucieux !

    La France travaille sur un projet identique dans le cadre d’IDEA3 (« Innovations en DSPO des Equipements Aéronautiques et des Aéronefs en Aéromobilité », pôle d’innovation technique adossé à la DGA TA, qui rassemble notamment la 11ème BP et le commandement des actions spéciales Terre. Un des projets en cours concerne donc justement :
    « un planeur largable à bas coût pour ravitailler les forces. Ce planeur doit pouvoir être lancé de la soute d’un A400M, être en mesure d’amener plus de 700kg ou minimum 1m3 de charge utile à plus de 70km de manière automatique. Plusieurs systèmes doivent pouvoir être largués en série. ManÅ“uvrant, l’outil est aussi potentiellement jetable et ne devra donc embarquer ni système, ni données sensibles récupérables après l’atterrissage »

    Vous aussi, vous avez noté une petite similitude avec le concept présenté par Hensoldt ?… 😉

    La phase 1 du projet prévoit la conception d’un prototype fonctionnel, puis à fournir 4 exemplaires à des fins de tests. La phase 2 prévoit l’acquisition d’une capacité initiale, avec 30 à 90 planeurs, dont le coût unitaire « de série » ne devra pas dépasser 50 000€.

    On attend la suite avec impatience. L’évolution logique de ces systèmes de planeur, c’est l’adjonction d’un petit moteur électrique ou hybride, qui permettra d’étendre considérablement leur portée. C’est indispensable dans des environnements très contestés, type guerre en Ukraine : les 120km de portée sont en effet très insuffisants dans ce type d’environnement, surtout si le porteur doit s’exposer pour larguer en altitude. Les planeurs, aveugles et lents, sont par ailleurs vulnérables lors de leur phase de vol. La solution consiste donc à larguer à grande distance des engins motorisés (motoplaneurs), qui pourront potentiellement planer au début de leur vol sur une centaine de km, avant d’allumer leur moteur et de rejoindre la très basse altitude dès leur arrivée en zone dangereuse. Une portée de 300-500km serait idéale.

    L’autre évolution logique, c’est que ces motoplaneurs ont évidemment vocation à devenir la monture principale de nos troupes aéroportées ! il est en effet devenu impensable de larguer des parachutistes sur une zone, ou à proximité d’une zone, protégée par des moyens antiaériens à longue portée. Ce mode opératoire ne sera plus utilisable que sur des conflits de basse intensité. Le motoplaneur individuel, avec sa portée de plusieurs centaines de km, deviendra le vecteur d’insertion privilégié des parachutistes dans les environnements contestés.

    • nim dit :

      Alors que la guerre en Ukraine force tous les pays à développer des capacités d’interception de drones manœuvrants (motorisés à hélice ou à réaction) le temps des planeurs semble révolu avant même d’avoir commencé. On voit mal quelles seraient leurs chances de survie dans un environnement où des intercepteurs conçus pour détruire des drones autrement plus petits, discrets, rapides, et manœuvrants seraient déployés.

      Et la baisse des coûts d’interception rendue indispensable par les volumes des drone en Ukraine, les rendra sans doute tout aussi abordables et répandus que les fusils mitrailleurs par le passé.

      • VinceToto dit :

        L’avantage du planeur, c’est que les missiles capteur IR(ou à capteurs plus spécifiques hélices de drones, etc. ) vont avoir des difficultés dans certaines conditions. Mais à vitesse lente, l’interception de planeurs sera relativement facile par des drones intercepteurs.

      • HMX dit :

        Un planeur largué en altitude, qui suivrait une trajectoire parabolique parfaitement prédictible jusqu’à sa cible, en évoluant à faible vitesse (100-150km/h ?), constituera en effet une cible facile pour n’importe quel système antiaérien, même basique. Raison pour laquelle j’évoquais la possibilité de motoriser ces planeurs, pour pouvoir les larguer de beaucoup plus loin (sécurité du porteur), et pour les rendre capable de voler au ras du sol pour compliquer une éventuelle interception.

        Un planeur motorisé, filant au ras du sol à +400km/h en jouant avec les masques de terrain, avec des formes et des matériaux relativement furtifs, ne sera en effet pas une cible facile. Pas invulnérable non plus, je vous l’accorde. Mais pas facile à abattre. La probabilité que de nombreux planeurs motorisés arrivent à passer les défenses adverses serait élevée. Revers de la médaille, ces planeurs motorisés seront nécessairement un peu plus coûteux que leurs homologues non motorisés (100 à 150K€ ?)

      • dolgan dit :

        Non. un drone c est bien plus cher qu un fusil d assaut et cela le restera.

        Rappelons que les fusils d assauts neufs sont inabordables pour de nombreux états.

    • VinceToto dit :

      En enlevant le A400M de l’équation, tout devient plus intelligent: des drones cargos de différentes capacités, pouvant larguer par parachute du cargo, voir VTOL.

    • Raphaël dit :

      faire plusieurs centaines de kilomètres en planeur est carrément possible, ça s’appelle du planeur sportif, avec pilotes chevronnés, conditions fumantes et machines avec 40+ de finesse… aucun rapport avec la chose militaire.

  6. Raca dit :

    Ne pas oublier que Hensoldt est une société allemande appartenant en partie à LEONARDO société d ‘armement italienne deuxième actionnaire.

  7. jean luc dit :

    quelques données techniques. Le système
    HADIS (High-Altitude Drop Infiltrating System) est conçu comme un planeur cargo autonome pour les missions à haut risque. Voici un aperçu de ses caractéristiques techniques :

    Performances et capacité

    Charge utile maximale : Jusqu’à 500 kg (ravitaillement, munitions ou équipements spécialisés).

    Autonomie : Distance de vol plané jusqu’à 170 km.

    Plateforme de déploiement : Optimisé pour les avions de transport tactique tels que l’Airbus A400M ; des essais ont également été menés avec des appareils plus petits.

    Atterrissage : Atterrissage précis à l’emplacement cible grâce à un système de parachute.

    Technologie et navigation

    Autonomie : Navigation entièrement autonome par points de passage sans communication externe (« tirer et oublier »).

    Signature : Signature radar et infrarouge très faible (furtivité) grâce à l’absence de moteur.

    Procédure de déploiement : Déploiement par parachute depuis la rampe arrière de l’avion porteur.

    État d’avancement du développement

    État des tests : À l’automne 2025/début 2026, la fonctionnalité d’une version à l’échelle 1:3 a été démontrée avec succès en coopération avec le WTD 61 (Centre technique des armes et munitions 61) des forces armées allemandes.

    Concept : Le système est conçu comme un système jetable et économique afin de simplifier la logistique après son déploiement.

    Le projet est piloté principalement par HENSOLDT en coopération avec ESG Elektroniksystem- und Logistik-GmbH (membre du groupe HENSOLDT).
    1. Système à échelle réelle (Version opérationnelle prévue)

    Cette version est conçue pour le transport de charges lourdes depuis des aéronefs tels que l’A400M.

    Masse maximale au décollage (MTOW) : environ 1 000 à 1 200 kg.

    Charge utile : jusqu’à 500 kg (espace cargo dans le fuselage).

    Envergure : environ 6 à 8 mètres (les ailes sont repliables, ce qui permet un rangement compact du système dans la soute de l’aéronef porteur).

    Longueur : environ 4 à 5 mètres.

    2. Maquette d’essai (Version à l’échelle 1:3)

    Cette maquette a été utilisée pour des essais en vol en 2025/2026 afin de valider l’aérodynamique et le logiciel de commande.

    Masse : environ 100 kg.

    Envergure : environ 2,5 à 3 mètres.

    Caractéristique spéciale : Malgré sa taille réduite, il intègre déjà l’avionique complète et le système de navigation autonome de son homologue plus grand.

    Tableau comparatif
    Caractéristiques Modèle d’essai (1:3) Version finale prévue
    Masse maximale au décollage : env. 100 kg Env. 1 000 kg et plus
    Charge utile minimale (capteurs uniquement) : 500 kg
    Envergure : env. 2,5 m 6 à 8 m
    Taux de finesse élevé (env. 1:15 à 1:20) Optimisé pour une portée de 170 km

    Remarque : Conçu comme un « véhicule télécommandé consommable » (système à usage unique), le HADIS est souvent fabriqué à partir de matériaux légers et économiques (composites ou bois/métal léger spéciaux) afin de minimiser son poids et d’optimiser sa production.
    Conçu pour pénétrer profondément en territoire ennemi, le planeur est doté d’une robustesse maximale :

    1. Logique de navigation

    Chaîne de points de passage : Avant le décollage, les coordonnées (latitude, longitude, altitude) sont chargées dans l’ordinateur de bord. Le planeur relie ces points pour créer une trajectoire de vol optimale.

    Calcul dynamique du taux de plané : Le HADIS étant dépourvu de moteur, le logiciel calcule en continu le taux de plané. Si le planeur descend plus vite que prévu (par exemple, en raison de vents contraires), le système ajuste automatiquement la trajectoire pour atteindre la cible en toute sécurité.

    2. Capteurs et résistance aux interférences

    Navigation GNSS : Par défaut, le système utilise le GPS/Galileo.

    Système de navigation inertielle (INS) : En cas de brouillage GPS ennemi, le HADIS est équipé d’accéléromètres et de capteurs de vitesse de lacet de haute précision. Cela permet au planeur de continuer à voler avec précision pendant un certain temps sans dépendre des signaux satellites.

    Expertise HENSOLDT : Le système de contrôle utilise des algorithmes avioniques HENSOLDT, également employés dans les drones militaires.

    3. Procédure d’atterrissage

    Secteur d’approche : Le planeur navigue de manière autonome vers une zone d’atterrissage prédéfinie au-dessus de la cible.

    Activation du parachute : Dès que les coordonnées de la cible sont atteintes à l’altitude requise, le système déploie le parachute. Ceci permet un atterrissage de précision (souvent à quelques mètres près), crucial pour les forces spéciales en attente de ravitaillement.

    4. Fonctionnement en essaim

    Dans sa phase finale de développement, plusieurs systèmes HADIS pourront communiquer entre eux. Ils voleront alors en essaim, partageant des informations sur les conditions de vent ou les menaces et coordonnant leurs heures d’arrivée à la cible.

    • Raphaël dit :

      avec 15 à 20 de finesse, on est dans les perf’ de planeur d’entre 2 guerres, pas terrible…quant à recalculer en « mode dynamique » la trajectoire, c’est bien beau, mais en cas de dégueulantes sévères, sans moteur, le bouzin va se vacher bien avant son but.

  8. VinceToto dit :

    Je critique souvent les armées françaises, mais alors là dans le genre Saga Afrika elles sont battues par l’Allemagne.
    Si la doctrine d’emploi était plus réaliste, il n’y aurait pas de quoi se moquer de ce système (le prix?).
    Dédicacé à @Panda. Pendant que l’Allemagne et la France se préparent à attaquer, envahir d’autres pays en guerre Haute-Intensité, la Chine travaille à la paix, sauver des civils, l’harmonie et l’écologie: https://youtu.be/OhdWuu8Lq_0 (un modèle parmi d’autres).

  9. GotoRaptor dit :

    120km ?

    Ça me parait un peu juste pour éviter les systèmes anti-air modernes…

    • dolgan dit :

      Scoop personne ne va faire ce type de largage dans une zone couverte par une DCA dense et moderne.

      Cela laisse donc environ 99,99% du globe pour faire joujou.

    • dolgan dit :

      Petit rappel aussi , le Venezuella pourtant « bien équipé » a fait opération porte ouvertes aux hélicos US après quelques frappes limitées.

  10. Raca dit :

    @ jean luc cette information est primordiale Hensold fait partie de l’ entreprise Leonardo et ainsi participé à de très nombreux programmes et indirectrment participe aussi. Jean Luc vous vous trompez aucune société ne prend la participation dans une autre société sans avoir toutes les informations d’autant plus que Hensoldt travaille directement avec les sociétés du groupe Leonardo sur de nombreux sujets. D’ après mes connaissances Leonardo et l’ État allemand ont le même % dans Hensold

    • jean luc dit :

      Désolé, mais tu as tout faux. Hensold appartient à Léonardo, voici pourquoi
      En Allemagne, la notion de
      minorité de blocage (Sperrminorität) dans le secteur de la défense revêt deux dimensions majeures : le contrôle des investissements étrangers et la participation directe de l’État dans des entreprises stratégiques.
      1. Contrôle des investissements étrangers
      Le gouvernement allemand utilise une « minorité de blocage » réglementaire pour protéger ses industries de défense contre des prises de participation indésirables par des investisseurs non-européens (hors UE/AELE) :

      Seuil de 10 % : Contrairement au seuil standard de 25 % pour les entreprises « classiques », le ministère de l’Économie peut examiner et bloquer toute acquisition dès qu’un investisseur étranger franchit le seuil de 10 % des droits de vote dans une société de défense.
      Technologies clés : Ce contrôle strict s’applique spécifiquement aux entreprises produisant des armes de guerre ou des technologies de sécurité critiques.

      2. Participation de l’État (Modèle KNDS/Hensoldt)
      Contrairement à la France, l’État allemand n’est traditionnellement pas un actionnaire majoritaire dans la défense, mais il utilise des participations minoritaires stratégiques pour garantir une minorité de blocage au sens du droit des sociétés :

      Seuil de 25,1 % : En droit allemand des sociétés (AktG), détenir plus de 25 % des actions confère une minorité de blocage permettant de s’opposer aux décisions fondamentales (fusion, modification des statuts, augmentation de capital).
      Exemples récents : L’État fédéral a acquis une part de 25,1 % dans l’électronicien de défense Hensoldt pour empêcher une prise de contrôle étrangère et préserver la souveraineté technologique. Des discussions similaires ont eu lieu concernant une entrée au capital de la division navale de ThyssenKrupp (TKMS).

      3. Contexte Politique
      La nouvelle Stratégie pour l’industrie de la sécurité et de la défense (fin 2024/2025) renforce cette volonté de l’État d’intervenir directement pour protéger des savoir-faire nationaux dans des domaines comme la construction navale, les blindés ou l’intelligence artificielle militaire.
      Là je suis sûr à 100%, Leonardo n’a que 22,1% et n’a pas la minorité de blocage. L’Allemagne n’acceptera pas que Léonardo ait la minorité de blocage .

    • VinceToto dit :

      Anyway/De toute façon, leur cÅ“ur(en C/C++, sqlite, etc.) d’applis sur presque TOUS leurs systèmes est évidemment bien connu par Leonardo.

  11. Rogger dit :

    bien avant tous cette histoire me semblent acceptable si le prix du planeurs reste realiste pour un matériel consommable… ( nous ne somme pas des américains)
    bien donc une armatures en bois avec de la toile pour un élément qui devrait ce déplacer tres lentement… ( moins de 100 km/h ) .
    nous devons envisager un système totalement verrouillé lors de l’approche de la zone et téléguidé du sol lors de la phase de réception…
    l’approvisionnement des troupes au sol a toujours etait un problème et de nombreux batailles ons étaient perdu pas absent de logique efficace… nous devons des maintenant envisager le développement se moyens important que ce soient pour les opérations spéciales ou les assauts aéroportée ( troupe parachutables).
    commander s’est prévoir… envisager toute les solutions a un problème…

  12. Raca dit :

    Leonardo a 25.1% avec possibilité du rachat a 100%