Les Pays-Bas et la Suisse misent sur la fiscalité pour financer la hausse de leurs dépenses militaires

En 2010, à cause de la crise des dettes souveraines de la zone euro, le gouvernement néerlandais imposa des coupes budgétaires drastiques à ses forces armées, au point que celles-ci durent se résoudre à abandonner des capacités importantes. Les effets de cette politique se font encore sentir aujourd’hui, notamment dans le domaine terrestre, comme l’a souligné un rapport relativement récent de l’Otan.

Cela étant, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a conduit les Pays-Bas à augmenter significativement leur budget militaire, celui-ci ayant atteint les 2 % du PIB en 2024 [contre une moyenne de 1,3 % du PIB entre 2018 et 2021]. Et ce n’est pas terminé puisqu’ils ont pris l’engagement de porter les crédits dédiés à la défense et à la sécurité à 5 % du PIB d’ici à 2035, conformément aux nouveaux objectifs édictés par l’Otan.

Chargé de former un gouvernement après que son parti – le D66 – a remporté les dernières élections législatives sur le fil, en octobre dernier, Rob Jetten s’est attaché à trouver un accord avec deux autres formations politiques, à savoir le CDA [centre-droit] et le VVD [libéral], afin de former une coalition minoritaire. Et s’il promet un « nouveau cap » pour les Pays-Bas, il n’est pas question de revenir sur les engagements pris par Dick Schoof, qu’il s’apprête à remplacer.

Ainsi, selon l’accord de coalition dévoilé la semaine dernière, le futur gouvernement néerlandais entend utiliser deux leviers pour financer la hausse des crédits militaires. Comme il n’est pas question de recourir à l’endettement afin de maintenir le déficit public à environ 2 % du PIB, il envisage d’augmenter la fiscalité, via la création d’une « taxe pour la liberté », et de procéder à des coupes dans les dépenses de santé et de protection sociale.

Plus précisément, l’accord de coalition évoque une hausse des impôts sur le revenu et les sociétés, l’objectif étant de trouver environ 5 milliards d’euros par an.

Les coupes budgétaires annoncées et la hausse [espérée] des recettes fiscales permettraient d’affecter au budget militaire environ 19 milliards d’euros de plus par an.

Reste maintenant à voir si la future coalition gouvernementale de M. Jetten, qui ne compte que 66 sièges [sur 150], saura trouver des soutiens au sein de l’opposition pour faire adopter ces mesures.

Mesures qui ont également les faveurs du Conseil fédéral suisse. En effet, pour trouver les 31 milliards de francs suisses [33 milliards d’euros] dont le département de la Défense, de la Protection de la population et des Sports [DDPS] a besoin pour renforcer les capacités militaires du pays, il a l’intention d’augmenter la TVA.

« Les moyens supplémentaires doivent être financés par des recettes supplémentaires, car le budget de la Confédération ne contient pas de marge de manœuvre financière et le frein à l’endettement doit être respecté. Après avoir examiné plusieurs options, le Conseil fédéral conclut qu’une augmentation de la TVA était préférable à d’autres mesures en raison des répercussions sur l’économie et la société », a-t-il en effet expliqué, la semaine passée.

Concrètement, le Conseil fédéral parle d’une hausse de 0,8 point de TVA pendant dix ans, à partir de 2028. Le taux normal s’élèverait ainsi à 9,4 %.

« Ces recettes seront affectées au renforcement de la sécurité et de la capacité de défense de la Suisse [qui ne fait pas partie de l’Otan, ndlr] et engagées en priorité pour les dépenses d’armement de l’armée. Un tiers de ces recettes seront destinées à co-financer l’augmentation prévue des dépenses de l’armée à 1 % du PIB, ce qui permettra de soulager le reste du budget de la Confédération », a fait valoir le Conseil fédéral.

Comme cette mesure suppose une modification de la Constitution, les électeurs auront le dernier mot. Aussi, le Conseil fédéral ne devrait pas ménager ses efforts pour les convaincre, déjà que plusieurs partis politiques, de droite comme de gauche, sont vent debout contre ce projet. « La sécurité demeure une condition indispensable pour garantir la liberté, la prospérité et la démocratie. La question n’est pas de quoi nous voulons nous protéger, mais ce que nous voulons protéger », a plaidé l’exécutif suisse.

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105 contributions

  1. jp_perfect dit :

    Concernant les dépenses militaires suisses, il y a sûrement plein de monde qui va dire que 1% du PIB est misérable, mais ce chiffre cache plein de choses.
    Premièrement, rappelons que le PIB suisse est tout simplement colossal. En terme nominal, la Suisse a le même budget militaire que l’Autriche, qui elle dépense 2% de son PIB pour sa défense. Et l’Autriche n’est pas tellement pauvre. En gros, 1% du PIB suisse aujourd’hui signifie 8.5 à 9 milliards de francs. Avec 2% du PIB, la Suisse figurerait parmi les gros budgets de défense du continent.
    Ensuite, la Confédération a une armée de milice. Les salaires des soldats ne sont pas pris en charge par le budget de l’armée, mais par une assurance intitulée « Assurance pour perte de gain ». Seule la maigre solde des militaires est prise en charge par le département de la défense. Cela représente 7,5 francs par jour pour un soldat.
    Enfin, rappelons que la Suisse n’a pas de marine à financer. Or s’il y a bien quelque chose qui coûte cher, ce sont les bâtiments de guerre.
    L’un dans l’autre, l’on s’aperçoit que calculer en termes de PIB ne signifie pas grand chose.
    Pour ceux que ça intéresse, il existe un blog d’actualités militaires suisses. Voici un article parlant justement du financement de l’armée helvète et du périmètre de celui-ci:
    https://livret-service.ch/la-suisse-depense-deja-plus-de-1-de-son-pib-pour-sa-defense/

    • Czar dit :

      « il y a sûrement plein de monde qui va dire que 1% du PIB est misérable » quand on est riche et qu’on fait face à zéro menace à ses frontières, c’est plutôt exorbitant

    • VinceToto dit :

      « par un officier spécialiste au sein du KFK » ( https://www.vtg.admin.ch/fr/cdmt-de-linstruction-a-la-conduite-et-a-la-communication-ccc ). Oui, c’est sympathique comme style.

      • jp_perfect dit :

        Pas sûr de vous suivre, ici. Que voulez-vous dire? Que c’est de la propagande? Une grande majorité des articles se montre critique à l’égard de l’armée ou des politiciens, alors on a vu mieux comme propagande…
        Je rappelle que ce sont, encore une fois, des officiers de milice: ils ont le droit de s’exprimer (contrairement aux militaires français, par exemple) et ne sont guère rémunérés par l’armée.

        • VinceToto dit :

          Clarification: je n’évalue pas cela comme de la propagande politique/militaire mais de l’information par un citoyen. Vous avez bien fait de rappeler pour d’autres que moi que les officiers de milice sont avant tout des citoyens suisses (cela manquait probablement à mon propos).

  2. Ouf ouf dit :

    Quelles rigueurs… contrairement à nous…
    Surtout les Suisses, qui pourraient largement et facilement emprunter, sans conséquences sur leurs bilan et monnaie

    • sepecat dit :

      Vous seriez surpris… « Où est placée l’épargne des Français ? Autopsie d’un trésor à 6 600 milliards d’euros » (https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/ou-est-placee-l-epargne-des-francais-autopsie-d-un-tresor-a-6-600-milliards-d-euros-ce7e58dcd981ff24). Les discours alarmistes ne sont pas toujours fondés et au niveau européen les Français ne sont pas si mal nantis que cela. Quant à la capacité d’emprunter, rassurez-vous les investisseurs savent très bien faire le ratio entre la date de 3300 milliars et l’épargne contre laquelle est reste adossée. Ces mêmes investisseurs apprécient les pays capables par ailleurs de levers l’impôt… Les Français pourraient donc, s’ils le décidaient.

      • jean luc dit :

        le taux d’épargne atteint 18,7% des revenus, un plus haut depuis 1979 , cela indique que les Français sont inquiets sur l’avenir du pays, donc ils épargnent, les investisseurs eux regardent la dette publique par rapport au PIB , quand à lever les impôts, là on peut faire confiance à l’État, les prélèvements obligatoires sont de 47%, le record mondial absolu .

        • Cantatrice dit :

          S’il vous plaît. Quant à. Avec un t. Pas un d.
          Quand à = Lorsque à. Quant à = En ce qui concerne (le fait de).
          Quant à lever les impôts, là, on peut faire confiance à l’État.

      • Capables de lever l’impôt.

    • sepecat dit :

      Excusez les coquilles dans le commentaire… la vision n’est plus ce qu’elle était.

    • Logan dit :

      De la rigueur ? Vous oubliez l’histoire du prix fixce du F-35 !

      • À vos rangs, fixe dit :

        L’histoire du prix « fixce » est sans doute très drôle, mais je préfère celle du prix fixe.

    • Greg dit :

      Cela a toutefois des répercussions sur les prix (TVA). En 2023, 708’000 citoyens vivaient dans la precarité financière. Et à ma connaissance, l’argent emprunté doit être remboursé avec des intérêts, n’est-ce pas ?

  3. Yvon dit :

    En France, on mise sur la dette. Ce qui est une aberration économique et budgétaire, un risque pour notre souveraineté et, en conséquence, une mise en danger pour notre sécurité.
    Accessoirement, nous sommes devenus la risée de l’Europe où notre voix n’est plus entendue.

    • rational dit :

      La France a le crédibilité suffisante pour s’endetter, pourquoi s’en priver ? S’endetter pour un pays est un signe de bonne santé. Sinon personne ne lui prêterait. Or la France, on se bouscule pour lui prêter…

      • PK dit :

        « S’endetter pour un pays est un signe de bonne santé. »

        Non. Avoir la possibilité de trouver facilement des prêteurs est un signe d’une capacité à rembourser (en France, cette capacité (et donc la confiance des financiers) est basée sur la force de l’État à prélever coûte que coûte l’argent du contribuable et c’est la raison principale pour laquelle l’Italie est moins solvable que nous : l’État ne sait « prélever » de force l’argent des Italiens).

        Donc, en résumé, vous pouvez être pauvre, mais avoir une machine infernale capable d’étrangler le peuple pour lui piquer son dernier centime, et vous serez « bancable » pour avoir des crédits. Vous pouvez être Crésus et incapable de piquer le fric du petit peuple et personne ne vous prêtera un radis.

        En plus, quand on est mal financièrement, qu’on n’est pas foutu de faire des comptes à l’équilibre, emprunter est la dernière connerie… Mais bon, le bon sens a disparu complètement de la finance.

      • Momo dit :

        Tu reprends la dialectique des génies qui nous dirigent. 🙂
        De fait tu sembles aussi compétent qu’eux 😉

  4. Fabien Tremm dit :

    Pour le coup, aucun rapport avec l’aviation. C’est marrant cette désinformation volontaire.
    Et oui, un pays qui veut conserver un équilibre budgétaire n’a pas d’autre choix que d’avoir des recettes et dépenses équivalentes.
    Et les besoins exprimés par la société suisse des officiers:
    186 VCI chenillés en service (CV90), 550 nécessaires ;
    134 chars de combat en service, 330 nécessaires ;
    133 artilleurs en service, 32 commandés en remplacement, 188 nécessaires ;
    48 mortiers mobiles commandés, 125 nécessaires.
    Donc l’image clairement cherche à confirmer les biais français.

    • Vortex dit :

      Pourquoi l’aviation ?
      Qui cite uniquement l’aviation ?
      Quelle désinformation ? Et de Qui ?

    • Grotesque dit :

      Et votre biais à vous ?
      On parle d’équilibre budgétaire suite à des dépenses militaires. Rappelez moi, pour le F35 Suisse, il n’y a pas eu de dépassement de budget ?
      Ce dépassement de budget, il est de combien ?
      Vous qui adorez les listes, c’est prodigieux de voir le F35 exclu de votre mania.
      Comme quoi les biais…

      Sacré john ! Ça ose tout…

  5. Robmac dit :

    Il n’y a que deux possibilités pour financer des dépenses militaires : la fiscalité ou la dette … Parfois c’est la fiscalité ET la dette …

  6. lym dit :

    Le contribuable dindon de… la farce dinde!

  7. Alain d dit :

    Des gros paradis fiscaux européens qui ont de la marge !
    Ah, oui, aucun pays européen sur la liste noire de l’UE, pourtant Pays-Bas, Luxembourg, Suisse, etc.
    C’est donc les autres nations qui vont payer « la hausse de leurs dépenses militaires », donc aussi la France et l’Allemagne, et généralement, comme souvent rappelé par ma gueule, pour le profit des entreprises et filiales américaines, négoces et services, notamment les GAFAM.
    Le « sandwich hollandais » entre autres :
    https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/economie-europeenne/des-circuits-doptimisation-fiscale-qui-passent-par-leurope/
    L’un des moyens, pour les Etats-Unis, de tenir l’UE par les cou*lles. Pas besoin de bombes américaines pour tenir les Pays-Bas par les coucougnettes. Oui, oui, encore des F35….
    Lamentable UE !

  8. Roland DESPARTE dit :

    En France, un récent sondage [Ipsos, 8 mars 2025] indique que 68 % des Français sont favorables à l’augmentation des dépenses militaires.
    Si l’on en croit le Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP), pour financer notre réarmement, quatre pistes (leviers) sont évoquées [Mai 2025].
    Premièrement, la maîtrise des dépenses publiques > C’est mal parti !
    Deuxièmement, une hausse majeure des prélèvements obligatoires > Encore s’exclameront beaucoup !
    Troisièmement, une croissance du taux d’emploi > On peut rêver…
    Quatrièmement, le recours à un financement européen > Le levier le plus probable ?
    Par ailleurs, le HCSP note qu’au-delà des contraintes budgétaires, ce réarmement pourrait aussi se heurter à plusieurs obstacles : un recrutement difficile, des chaînes de production tendues, notamment sur la main-d’œuvre ou sur les matériaux critiques.
    https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/comment-financer-le-rearmement-et-nos-autres-priorites-dici-2030
    D’autres pistes sont évoquées par des économistes. Certains proposent des dispositifs pour puiser dans l’épargne des ménages français (soit une capacité de financement de 168 Mds€ en 2024), d’autres soulignent la nécessité d’un « grand emprunt national » volontaire [Comme les quatre emprunts dits « de la Défense nationale » émis entre novembre 1915 et octobre 1918 pour financer l’effort de guerre] et/ou… forcé ! [Visant les contribuables qui payaient le plus d’impôts, en 1983 l’emprunt obligatoire “Pierre Mauroy“ a permis de lever 13,4 milliards de francs auprès de 7 millions de souscripteurs forcés).
    Est également sur la table la possibilité d’augmenter encore la part des prélèvements sur les jeux d’argent et de hasard [Source FDJ = En 2024, le chiffre d’affaires des activités de jeux en France est de plus de 2,6 milliards d’euros, après des prélèvements publics se sont élevés à plus de 4,4 milliards d’euros] ; et une idée fait également son petit bonhomme de chemin, celle d’organiser des loteries (genre tirages exceptionnels du Loto) visant explicitement à financer la défense du pays [Ce qui aurait un bien meilleur rendement que toutes sortes d’emprunts, puisque les gagnants ne toucheraient qu’une faible partie des sommes collectées, selon l’économiste John Morgan].
    Enfin, l’industrie de la défense se finançant largement auprès des marchés de capitaux, certains analystes proposent de labelliser les entreprises de la BITD européenne afin d’augmenter leur attractivité financière, et ce tout en augmentant les commandes publiques [Ce qui devrait provoquer une envolée du prix des actions des grandes entreprises de défense, comme actuellement avec Safran (40 %) ou Rheinmetall (270 %)].

  9. Panda dit :

    La hausse des budgets militaires de la Suisse et de la Hollande est motivée par les nécessités du combat antirusse qui a été décidé par l’OTAN depuis le début de l’opération spéciale de Moscou.
    Ces pays, comme les autres d’Europe, ont donné leur accord pour mener ce combat, : ils doivent maintenant l’assumer financièrement mais ils le font… en puisant dans la poche des citoyens ! Comme je suis surpris !

    Les citoyens ont-ils été une seule fois consultés et ont-ils donné une seule fois leur accord formel par un vote pour participer à ce combat antirusse par leurs finances ? Y a-t-il eu dans un seul pays occidental, un référendum, une consultation démocratique quelconque, pour obtenir l’assentiment formel des populations ? ( qui au passage sont celles qui recevraient en priorité des pruneaux sur la figure si jamais l’affaire dégénérait totalement)

    Si l’on estime que les populations sont d’accord voire même enthousiastes, pour donner leurs économies afin de financer la lutte polymorphe contre la Russie en se préparant un avenir atomisé, alors il n’y a pas de problème : qu’ils assument et qu’ils payent, en construisant leur abri antiatomque derrière le pavillon ou le HLM.
    Je doute cependant que ce soit le cas.

    En France par exemple l’idée générale d’un référendum sur quelque sujet que ce soit a été mise dans un coffre-fort blindé depuis 20 ans ; demander directement au peuple son accord sur des sujets graves voire essentiels, ça ne fait plus partie des grands principes ronflants que l’on vient pourtant claironner sur toutes les tribunes du monde..
    Les citoyens européens ont déjà déboursé, qu’ils le veuillent ou non, des sommes colossales pour l’Ukraine, aux dépens des politiques sociales, éducatives, médicales et autres, de leur propre pays… c’est un choix qui a été fait à leur insu et sans leur demander leur avis. Il y a eu des  » sondages », mais les  » sondages » n’ont jamais été des bulletins de vote.

    Il y a un moment où il faut dire stop et chaque nouvelle élection, même locale, en Europe, indique clairement que les gens disent stop au délire antirusse, qui impacte désormais lourdement toutes les économies occidentales soumises à l’U.E, c’est à dire l’OTAN.
    Et les élections, ce ne sont pas des sondages.

    • Bench dit :

      Et gna, gna , gna! Et gna, gna, gna! Et l’Otan par ci, et le combat anti Russe par là! Et L’UE, et on va tous crever sous les bombes atomiques d’Ivan ( c’est beau, on dirait du speedy grand style !) , et etc….
      Mais vas y donc pépère rochon, dis nous carrément pour qui il faut voter tant que tu y es même si, à lire tes délires, on sent bien pour qui penche ton cœur.

    • Merkava dit :

      Propagande éculée et I-NAU-DIBLE papy !
      J’ai d’ailleurs stoppé le supplice à la fin du premier paragraphe.

  10. Carin dit :

    Ça va faire plaisir aux contribuables suisses, qui ont votés contre le F35A, de savoir qu’ils vont en plus devoir en assumer les dérives…
    Et qu’en plus, ils vont devoir en acheter plus, du fait de la complexité de son MCO, qui cloue les avions au sol, pour un oui ou un non.

  11. Stakan Vada dit :

    Les dirigeants suisses ont commis une erreur manifeste en achetant le F35 qui est largement sur qualifié par rapport aux missions de police du ciel helvétique. Je ne pense pas que les missions de pénétration aériennes et de bombardement, y compris avec l’emport de bombes nucléaires, soient inscrits dans leur doctrine de défense. Désormais, ce sont les citoyens suisses qui assument financièrement cette erreur. Payer pour les conneries de ses propres dirigeants, ça me rappelle la France…

    • rainbowknight dit :

      Choix du F-35 par les dirigeants ? Peut-être ont-ils compris que la Suisse sans l’Europe autour d’elle, c’est comme le monde sans la Russie ….. il faut en tirer les conséquences.

  12. JM10 dit :

    bonjour
    le terme » investir  » dans du materiel militaire me parait erroné car il n y a aucun retour sur investissement le matériel une fois acquis va pourrir dans des arsenaux
    Aujourdhui on joue a  » sherif/poutine fait moi peur  » pour justifier ce gaspillage d argent public au seul profit des entreprises d armements et leurs financiers

    • jp_perfect dit :

      Sauf que les montants investis dans la défense ne s’évaporent pas comme par magie, même pour un pays dont l’industrie de défense est limitée, comme la Suisse. Le DDPS emploie plus de 12 000 collaborateurs, et contribue à un certain nombre de secteurs économiques (construction, services, alimentation, industrie, etc.). Ainsi, oui, il s’agit d’investissement, et celui-ci ne profite de loin pas qu’aux entreprises d’armement.

    • rainbowknight dit :

      1 ) aucun retour sur investissement : ne pas se chier dessus au premier coup de canon c’est investir pour le pet…….
      2 ) pourrir dans des arsenaux : l’utiliser rapidement avant la date de péremption…. mais contre qui , le petit suisse qui se cache dans le frigo ?

  13. Fab le Vrai dit :

    Un taux normal de TVA à 8,1%… ça laisse effectivement de la marge quand l’état à besoin de sous..

  14. Alex Delalibre dit :

    Quatre considérations, en passant:
    – En 1980, le PIB par habitant de la France était égal à celui de la Suisse, et le WSJ considérait que l’économie française était une des plus fortes au monde. (1980, donc.)
    – Dépenses publiques, aujourd’hui, c’est d’abord les retraites, environ 400 milliards d’euros, soit près de 15 % du produit intérieur brut et 42 % des prestations de protection sociale.
    – Plus de 60 % des retraités refusent un rééquilibrage des prestations, en d’autres termes, de contribuer afin d’alléger la charge sur les actifs. En d’autres termes, que la solidarité intergénérationnelle fonctionne dans le sens dans laquelle elle devrait fonctionner puisqu’à l’heure actuelle elle ne fait que consolider l’épargne des retraités grâce aux ponctions sur les revenus des actifs.
    – Enfin, la majorité des retraités est pour le rétablissement du service militaire (notamment « pour remettre au pas ces petits c*ns », eux qui ont commencé « à la mine de sel, 80h semaine, une semaine de vacances, une orange à Noël »), par contre refusent de contribuer à tout effort financier sur la défense. Nos retraités comptent donc sur une masse de jeunes appelés, peut-être armés de Lebel (si l’effort de financement n’empiète pas sur leur retraite pour laquelle ils ont cotisé), pour les défendre.

    • rainbowknight dit :

      Fusil Lebel pour le »boomer » et pour Gén Z/Y/X…. c’est fusil Le babybel ?
      Y a quoi après 1980 : 1981 ? Tu veux pas travailler 42 heures pour essayer de comprendre …..

      • Alex Delalibre dit :

        Personne, personne n’a travaillé 42 heures. Toute cette communication sur la « génération qui a redressé la France » est une des plus grande illusion, au mieux, fraude, au pire, de ces dernières années. Cette génération a disparu depuis longtemps. Aucun boomer n’a travaillé 42 heures semaine, une semaine de vacance et une orange à Noël.

        La génération dont on parle à atteint le sommet de sa carrière entre les années ’90 et ’00, voire ’10. La plupart ont connu les 35 heures, les 5 semaines de congés etc. Et la majorité est partie en retraite entre 55 et 60 ans. En somme, entre les études et la retraite, ils auront passé moins de 30 ans au travail à contribuer (insuffisamment pour ce qu’ils reçoivent aujourd’hui) et ils passeront près de 40 ans à la retraite. Et avant cela l’état leur aura payé les études, ce qui n’est plus nécessairement le cas aujourd’hui. La génération la plus égoïste.

    • Robmac dit :

      Soyez rassurés : l’ex ‘baby boom’ devenu ‘papy boom’ (comme c’est étonnant, personne n’y avait pensé) va disparaitre dans les dix années à venir, et après ce sera votre tour d’être un parasite retraité qui vit au dépend des autres 😉

      Sans doute alors vous souviendrez vous de vos déclarations actuelles, et c’est avec enthousiasme que vous céderez une partie de vos revenus et de vos bien pour aider les futures générations et l’acquisition de matériels militaires. Je vous encourage même à remettre en cause tous les droits sociaux, dont vous auriez honte d’être bénéficiaire …

      • rainbowknight dit :

        C’est faux ! Lui connaîtra l’ IA, la semaine de travail à cinq heures et surtout le Terminator et son fusil à plasma de la mort qui tue…..

      • Czar dit :

        médroits sauciaux ! mon boursin ! jaikotisayyy! dis-moi boulet, dans ta longue et harassante carrière tu comptes tes AG sorbonnardes ?

    • Robmac dit :

      Je vous avais envoyé un message, qui fut censuré …

      Je disais simplement pour vous rassurer que l’ex ‘Baby Boom’ devenu, comme s’est étrange, ‘Papy Boom’, aura disparu dans les dix ans à venir, et qu’alors l’avenir vous appartiendra 🙂

      • Alex Delalibre dit :

        Votre message est bien passé, pas d’inquiétude et pas de victimisation, vous n’êtes pas « censuré ». C’est dommage pour vous, d’ailleurs, car votre propos est un concentré tellement parfait de ce qui cristallise l’égoïsme extraordinaire de cette génération de boomers, vous êtes même incapables d’imaginer que l’on ne puisse avoir un autre horizon que celui des drwazakis et de continuer à piller l’économie et, finalement, la vie des actifs quand tous les chiffres indiquent que le niveau de vie des retraités est supérieur à celui des gens qui travaillent. Enfin. Mais pour répondre, oui, je m’en souviendrai, et j’espère ne pas devenir un de ces vieux égoïstes aigris.

        • Czar dit :

          je note d’ailleurs que c’est un constat sinon universel, du moins commun à ce qu’il est convenu d’appeler l’occident : j’ai des connaissances ricaines qui feraient exactement le même constat, et là-bas, personne ne fait 35h, sauf éventuellement par jour

  15. lecoq dit :

    moi je dit pop corn …

    lever des impots supplémentaires pour absorbés les surcoûts des fail35 par rapport à ce qui a été acheté …
    en plus pour un avion qui n’est pas terminé, qui a une très mauvaise disponibilité, que les USA peuvent couper quand ils veulent, et qui extorque jour après jour ceux qui achètent …

    POP CORN

  16. jean luc dit :

    Depuis des années, les retraités paient les pots cassés, l’indexation des retraites n’est plus automatique. ils ont payé pour leurs retraites, le problème c’est la désindustrialisation de la France, avec plus de chômage, donc moins d’actifs. J’étais scimar , je travaillais 11h par jour + 1h de pause 5 jours par semaine, 3 semaines de vacances. donc 50 heures par semaine et non, 35 h comme toi, tout se faisait à la main, 20-25km par jour au dépôt, 250-300 000 bouteilles transitent chaque jour, par mes mains, chaque casier de 12 Bouteilles en verre, c’était 20-25 kg, cela se répète 200-300 fois par jour, pas de voiture, juste une mobilette. J’ai failli être plusieurs fois victime d’accidents, dus au manque de contrôle de sécurité. Je ne pense pas que tu aies connu les conditions de travail des anciens. Le déficit du régime des retraites est de 6,65 milliards et non 400 milliards annoncés. Les retraités ont constitué une épargne par une viee labeur. Il n’y avait pas toutes ses aides sociales comme maintenant. J’ai travaillé 18 ans en France, j’ai eu droit à 3 mois de chômage, car je me suis débrouillé pour bosser. Travaille et arrête de te plaindre. Les entreprises sont soumises à une forte taxation en France, donc elles partent pour ne pas crever . moi, je suis pour le service militaire, je l’ai fait, je n’en suis pas mort, dans la vie il faut se défendre, pour ne pas avoir la guerre, il faut la préparer

    • Czar dit :

      Depuis des années, les retraités paient les pots cassés, ça me rassure ta mauvaise foi crasse n’est pas limitée à une louange perpétuelle des bienfaits teutons. le niveau de vie des retraités est sans équivalent dans l’Histoire et il est très largement supérieur au reste’ des pays de l’ocde la france est une boumeurocratie, et ce n’est pas un hasard si c’est le candidat des vioques qui squatte le trône depuis une décennie (petit rappel : si les fossiles, la part de l’électorat la plus mobilisée, ne votaient pas, macron aurait été battu en 2017 et 2022

      • jean luc dit :

        Mais eux ont travaillé 40-45h voire 50H comme moi, le smicard, ils n’avaient pas toutes les aides sociales comme maintenant, où tu peux vivre sans rien faire ou presque, faisant des Français des fainéants et des assistés sociaux. Travaille 40-45 h comme tes grands-parents, voire 50 h comme le smicard , et tu verras ton niveau de vie augmenter, cela rendra les entreprises plus compétitives, mais travailler est un vilain mot de nos jours. Et diminuer les aides sociales. les aides du chômage à 1 an et 60% du salaire, deux rendez-vous manqués -30%, avec 3 rendez-vous manqués la radiation pure et simple, là on verra le résultat : Le chômage diminuera. En France, on pénalise ceux qui veulent gagner, ceux qui réussissent sont stigmatisés. Libre à toi de traiter tes parents ou grands-parents de fossiles, cela démontre donc un niveau intellectuel très bas, moi je respectais mes parents, mes filles me respectent.

      • Ouf ouf dit :

        En 2017, c’est peut probable…
        mais pour 2022, c’est clair que c’est les vieux peureux du Covid qui l’ont sauvés

    • Vortex dit :

      Tiens, bizarre, l’orthographe de jean-cul a subitement fait des progrès …

  17. Vortex dit :

    Tiens, puisque l’illustration de l’article montre un F-35, un livre à destination des euro-gagas et autres adorateurs débiles de LM va bientôt sortir :
    « Un avion pour les gouverner tous » de Joseph Henrotin (Belge), éd. du Rocher
    Quelques extraits, parus ici et là sont à la hauteur de mes attentes !
    Ajoutons que l’auteur est notamment spécialiste des questions militaires et stratégiques, et rédacteur en chef de l’excellente revue DSI.
    Pas un pseudo expert professionnel autoproclamé, lui…