La force aérienne israélienne va pouvoir se procurer 30 hélicoptères d’attaque AH-64E Guardian

Pour certains, avec la généralisation des drones sur le champ de bataille, comme c’est le cas en Ukraine, les jours de l’hélicoptère d’attaque seraient comptés.

C’est d’ailleurs pour cette raison que, en 2024, l’US Army a décidé de mettre un terme à son programme FARA [Future Attack Reconnaissance Aircraft] et d’accélérer le retrait de ses AH-64D « Apache », ce qui se traduira par la transformation des escadrons répartis entre les 6th et 17th Cavalry Regiments. En outre, l’armée sud-coréenne partage cet avis, au point qu’elle a l’intention d’annuler l’achat de 36 AH-64E Apache/Guardian qu’elle envisageait de faire avant le début de la guerre en Ukraine.

Cependant, pour d’autres, l’hélicoptère d’attaque garde au contraire toute sa pertinence. En tout cas, c’est l’idée que défend l’aviation légère de l’armée américaine [United States Army Aviation Branch], en voulant associer l’AH-64E à des drones de type « ailier fidèle », à l’instar de la British Army, via le programme NYX, et de l’armée de Terre, qui mise sur le développement « d’engins lancés par aéronef » [ELA] et de « drones tactiques d’aérocombat » [DTA] censés accompagner ses hélicoptères Tigre.

En outre, l’US Aviation Branch a récemment démontré l’apport de l’AH-64E dans la lutte antidrone grâce à la capacité de cet appareil à tirer des missiles Hellfire, des roquettes guidées Hydra-70 de type APKWS [Advanced Precision Kill Weapon System] et des obus de 30 mm. Ce que la force aérienne israélienne [IAF – Israeli Air Force] a su faire, avec ses 48 AH-64A/D Apache, lors de ses récents engagements à Gaza et au Liban.

Aussi, l’état-major israélien n’a nullement l’intention de renoncer aux hélicoptères d’attaque puisqu’il entend se procurer des AH-64E Guardian auprès de Boeing. Ce qu’il pourra bientôt faire, après l’avis émis par la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des exportations d’équipements militaires américains via le dispositif FMS [Foreign Military Sales].

En effet, celle-ci a autorisé la vente potentielle de 30 AH-64E à Israël pour un montant estimé à 3,8 milliards de dollars.

« Les États-Unis sont attachés à la sécurité d’Israël et il est vital pour leurs intérêts nationaux de l’aider à développer et à maintenir une capacité d’autodéfense forte et opérationnelle. Cette vente proposée est conforme à ces objectifs », a justifié la DSCA.

Cette vente potentielle « renforcera la capacité d’Israël à faire face aux menaces actuelles et futures en améliorant sa défense des frontières, des infrastructures vitales et des centres urbains. Elle augmentera l’interopérabilité avec les forces américaines et témoigne de l’engagement des États-Unis envers la sécurité d’Israël et la modernisation de ses forces armées », a ajouté l’agence américaine.

Dans le même élan, cette dernière a également approuvé la vente potentielle à Israël d’hélicoptères utilitaires légers AW119Kx pour 150 millions de dollars, de groupes motopropulseurs APC-MT883 destinés aux blindés de transport de troupes Namer pour 740 millions de dollars et de 3 250 véhicules tactiques légers [JLTV] pour 1,98 milliard de dollars.

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50 contributions

  1. Ouf ouf dit :

    Donc l’hélicoptère n’est pas mort… contrairement à ce que certains, veulent nous le faire croire contre les drones

    • Arioch dit :

      Tout va dépendre du type de conflit, ici la guerre est asymétrique et l’hélicoptère est principalement menacé par des armes légères.
      Dans le cas d’un conflit de haute intensité saturé de moyens de lutte AA modernes et de drones l’hélicoptère paraît en revanche très vulnérable.

      • tschok dit :

        Oui m’enfin pour bombarder Gaza, la version E suffira amplement et je ne prévois aucun désagrément genre DCA velue, rusée et technologique.

  2. PK dit :

    « Cette vente potentielle « renforcera la capacité d’Israël à faire face aux menaces actuelles »»

    On n’imagine pas ce qu’ils vont être capable de faire avec… car sans, ils font déjà très fort 😀

    • Carin dit :

      @PK……
      Ils vont juste détruire des drones Shahed iraniens, à l’aide de leurs roquettes, puis de leurs 30mm. Pour les missiles, il y a le dôme de fer, et toutes les couches qui le composent. En fait Israël veut libérer ses chasseurs, et pour se faire, ils placent leurs hélicos d’attaque, les chasseurs se chargeant de descendre un maximum de missiles, histoire d’économiser ceux du dôme de fer, qui coûtent bien plus cher que les air/air des chasseurs.

      • Philippe dit :

        @Carin. »histoire d’économiser ceux du dôme de fer, qui coûtent bien plus cher que les air/air des chasseurs. » Non, les missiles Tamir coûtent environ 150000 dollars, soit nettement moins que les missiles air-air…

        • Carin dit :

          @philippe…..
          Le « Tamir » est loin de représenter l’ensemble des couches de ce système de protection, qui ont pratiquement toutes été utilisées, lors de la réponse massive iranienne.
          Cessez de contredire, pour le plaisir de contredire…. Vous allez finir par vous ennuyer.

          • Philippe dit :

            @Carin. Les David’s Sling, Barak-8, Arrow ne font pas partie de l’Iron Dome.. Renseignez vous, ce sera suffisant. La suffisance est ce qui vous décrit le mieux.

      • aleksandar dit :

        Vu les derniers résultats de Dome de fer-Blanc face aux missiles iraniens,y a du boulot !
        D’autant plus que pendant la guerre des 12 jours, les iraniens ont majoritairement tiré les « vieux » missiles.
        Sinon, il est juste impossible de détruire tous les drones avec des hélico, question de nombre.

        • jean-louis dit :

          Un rideau d’hélicos, et la vague de drone se transforme en tir aux pigeons.
          Et il n’y a pas que les hélicos pour le faire.

        • Carin dit :

          @Aleksandar……
          Tout dépend du nombre de paniers de roquettes emportés.. mais le but est purement économique, et ne vise pas la destruction de l’ensemble, juste la réduction drastique du nombre de drones et missiles, avant l’entrée en fonction du dôme. Cela n’a pas mal fonctionné avec les seuls chasseurs, Israël optimise en y joignant ses hélicos de combat, qui peuvent transporter pas moins de quatre paniers de roquettes chacun… ça en fait des pipes cassées au stand de la fête foraine non?

          • aleksandar dit :

            Oui mais ce ne sera pas du 100%
            Économiquement et industriellement ce n’est pas soutenable dans le durée.
            Le marteau coûte cher, le moustique presque rien.

        • Vinnie dit :

          Surtout s’ils mettent une demi-journée pour décoller en cas d’attaque surprenante…

      • Marine dit :

        Les missiles anti-balistiques sont certes plus chers que les missiles air-air, mais les missiles air-air ne sont pas capables d’intercepter des missiles balistiques. Les missiles air-air sont utilisés contre des drones et des missiles de croisière, qui eux ne sont pas interceptés par les missiles anti-balistiques. Donc, les interceptions réalisées à l’aide de missiles air-air ne permettent pas d’économiser les missiles anti-balistiques.

  3. L'Argus dit :

    Tiens donc..! L’hélico est de retour…
    Que n’avons- nous pas lu, encore récemment, sur la fin de l’hélicoptère de combat…mort et enterré précipitamment….et soudainement ressuscité…
    Comprenne qui pourra..!

    • jean-louis dit :

      Dans un environnement saturé de DCA comme les fronts en Ukraine, les hélicos sont peu ou pas utilisables. Mais Israël s’est assuré que cela n’arrive pas dans sa région, d’où l’emploi possible (et maintes fois répété) des hélicos.

    • Carin dit :

      @L’Argus……
      C’est le cadre d’emploi des hélicos de combat qui évolue, cela ne rends pas ces engins obsolètes.
      Ces hélicoptères risquent de remplacer les « orgues de Staline », en balançant des tas de roquettes, aujourd’hui jusqu’à 8000 mètres, (un peu plus pour certaines), mais demain?
      Additionnez cela, à la précision métrique obtenue pour ces produits, que n’avaient pas celles de Staline, et vous comprendrez la puissance destructrice qu’un seul hélico peut délivrer, à une distance le plaçant hors de portée des Manpads, voire d’une quelconque localisation, par radars, la course d’une roquette n’étant que fort peu parabolique.
      C’est une des façons d’employer un helico, truffé de capteurs moyenne portée, de jour comme de nuit, par tout temps, et également en mode infrarouge… couplés à une roquette, qui après départ et désignation, continue seule sa course sans lâcher sa cible désignée… il y en a sûrement d’autres.

    • NRJ dit :

      @L’Argus
      Ce qui est intéressant, c’est qu’aucune des personnes qui prédisent la fin de l’hélicoptère d’attaque ne sont capables de dire ce que doivent faire les ukrainiens et russes pour sortir des tranchées.

    • Czar dit :

      disons que la plupart des pays visent à affronter un ennemi doté du même spectre de capacités, là on parle de matos qui permet principalement de maintenir la botte sur la nuque des palestiniens, c’est plus du maintien de l’ordre© que de la guerre proprement dite.

      • tschok dit :

        Encore que dans le maintien de l’ordre, on ne tue pas les manifestants. Enfin, en principe.

  4. tof dit :

    Ce qui m’inquiète dans le concept HA (Tigre) + drones, c’est la charge de travail à bord. Y’a déjà pas mal de capteurs à gerer surtout en « haute intensité »…
    Ça me paraît plus plausible avec un opérateur drone dédié, à bord d’un HM (Caïman NH90).

  5. Roland DESPARTE dit :

    Je me suis efforcé d’imaginer l’AH-64E Guardian et le Tigre mk.3 en cas de prise à partie…
    Si l’armement est similaire (Canon, missiles, roquettes, détecteurs d’alerte, lance-leurres), tout comme l’équipage (un pilote + un opérateur d’armement), il faut admettre que le Tigre a un avantage sur l’hélico US, à savoir sa masse qui est nettement inférieure (3 000 kg VS 5 000 kg) et réduit son inertie ; cela influe fortement sur le rapport puissance/masse qui est donc meilleur pour le Tigre (≈ 0,44 shp/kg) que pour l’Apache (≈ 0,38 shp/kg). Cela permet au Tigre une plus grande agilité et manœuvrabilité ; un point important pour la survivabilité si l’hélicoptère est sous le feu adverse et a un besoin d’évasion immédiate [De surcroît sa vitesse est légèrement supérieure : Tigre = 315 km/h, l’AH-64E = 293 Km/h].
    Le Tigre est plus léger, et ce même en les comparant en charge maxi (10 400 kg VS 6 600 kg pour le Tigre), il est plus vif, change plus vite de direction, accélère plus rapidement en translation et est donc plus difficile à toucher. Et ce même si la motorisation de l’Apache est théoriquement supérieure : 2 moteurs GE T700-GE-701D, pour un total ≈ 3 988 shp (shp = shaft horsepower = puissance utile effectivement délivrée à l’arbre de sortie du moteur pour entrainer le rotor de l’hélicoptère), alors que le Tigre dispose de 2 moteurs MTR390 pour un total ≈ 3 500 shp en situation d’urgence mais avec l’avantage d’être nettement plus léger (rapport poids/puissance).
    Cependant il faut admettre que l’Apache compense en partie par une puissance de feu supérieure et une meilleure protection (blindage renforcé). Notons que si le blindage du Tigre est inférieur, les matériaux composites dont il est fait lui permettent une plus faible signature (RCS) [D’où son utilisation privilégiée par des raids nocturnes à très basse altitude].
    L’autre avantage du Tigre c’est Scorpion (Synergie du COntact Renforcé par la Polyvalence et l’Info valorisatION). L’US Army ne dispose pas d’un système unique et unifié directement équivalent au programme Scorpion français, qui permet au Tigre d’échanger en permanence avec son environnement ami et si besoin de solliciter immédiatement un appui feu (par drone, avion, autre hélico, artillerie,…) tout en ripostant (munitions, leurres) et se dégageant en transmettant sans délai les informations précises nécessaires à l’appui sollicité (type de menace, localisation, nombre, distance, etc.).
    Par contre, malgré une allonge inférieure (480 km alors que le Tigre a un rayon d’action de 740 km), il faut reconnaître que l’AH-64E Guardian est un véritable “tank volant“ délivrant un appui massif (Canon de 30 mm M230 avec 1 200 obus, 16 missiles antichars AGM-114 Hellfire, 76 roquettes Hydra-70 ou roquettes guidées APKWS de 70 mm et deux missiles air-air FIM-92 Stinger, possibilité Brimstone/Spike NLOS), par ailleurs pouvant être doté d’un puissant radar à ondes millimétriques (30 – 300 GHz – AN/APG-78 Longbow) installé au-dessus du rotor principal lui permettant de scanner son environnement, détecter, imager, suivre 128 cibles et des tirs au-delà de l’horizon ; ce qui fait que, bénéficiant d’une grande expérience opérationnelle (Afghanistan, Irak, etc.), il est exporté avec succès dans de nombreux pays (R-U, Inde, Pologne, Australie, Israël, Estonie, Lettonie, Lituanie, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Maroc, EAU, Arabie saoudite, Taïwan, …),

    • Charles III dit :

      qui permet au Tigre d’échanger en permanence avec son environnement ami et si besoin de solliciter immédiatement un appui feu (par drone, avion, autre hélico, artillerie,…). Il y a 10 ans que ces capacités existent sur les AH-64 de l’US Army….

  6. Panda dit :

    Des hélicoptères d’attaque : le message est clair encore une fois.. à ce que je sache les hélicoptères d’attaque ne sont pas conçus pour aller cueillir des fraises,ni même des drones : un gamin de cinq ans pourrait le comprendre !
    Encore une fois donc, c’est un nouveau flot d’armes et de munitions de toutes sortes qui est déversé au bénéfice d’Israël par les États-Unis, pour conforter la politique expansionniste, militariste et colonisatrice de l’État hébreu.
    L’accumulation des armes n’annonce rien d’autre que les tragédies à venir. C’est une certitude absolue.

    Depuis 1947 c’est une succession ininterrompue de drames, de guerres, d’occupations illégales de toutes sortes, grâce à un soutien massif, ininterrompu et aveugle des États-Unis qui réagissent toujours au quart de seconde dès que le moindre incident concernant Israël, a lieu.

    Chacun peut constater l’expansion infinie de cet état, dans la violence, la destruction, l’action des hélicoptères de combat, des bombardiers et des bulldozers préparant les nouvelles colonies.
    Tout cela dans un silence quasi généralisé et malgré littéralement des centaines de résolutions de toutes sortes de l’ONU (qui démontre là sa parfaite inanité ).

    Il existe pourtant une solution au « problème », une seule à mon avis, et qui a déjà été entamée dans le passé, bien avant même l’installation d’une colonie juive en terre de Palestine en 1947: le Birobidjan.

    C’est un ex-oblast soviétique autonome, situé dans la partie extrême- orientale de ce pays. Il fut créé et développé par Staline dans les années 30, pour aider la communauté juive de Russie et d’ailleurs, et lui offrir un territoire pour son développement. Cadeau royal .

    On y parle hébreu, il possède une administration, les services publics, un journal etc. c’est un endroit idéal et déjà préparé pour installer une communauté qui serait désireuse d’utiliser son énergie et ses spécificités religieuses et autres, pour s’y développer, croître et se multiplier.. comme les premières colonies américaines, mais avec des conditions matérielles 1000 fois supérieures.

    De plus, dans le contexte actuel, c’est un lieu excellemment placé au cÅ“ur de la double « menace existentielle » supposée contre laquelle l’Occident dépense presque tous ses moyens : quoi de mieux que de déverser les flots d’argent et d’armement américains pour Israël, dans ce lieu, le Birobidjan ?

    Nous avons eu largement le temps de constater l’échec sanglant d’une implantation de colonies juives en plein milieu d’un monde arabe radicalement différent : cela n’a été qu’une succession de guerres, de massacres, de sang, et finalement une plaie mondiale..

    Au Birobidjan, l’Occident sous la « menace existentielle » double, disposerait d’un pion majeur. Tout le monde pourrait y trouver son compte et les grands espaces de cette région permettraient même l’installation de bases militaires que l’État hébreu jugerait nécessaires. A discuter avec les voisins.

    D’un autre côté, avec des voisins pour une fois en capacité de se défendre, l’État hébreu devrait limiter ses ambitions coloniales sans limites, et respecter enfin les règles de l’ONU et les injonctions du monde civilisé.

    Vive le Birobidjan de demain !

    • Bench dit :

      @Panda : Des hélicoptères d’attaque : le message est clair encore une fois.. à ce que je sache les hélicoptères d’attaque ne sont pas conçus pour aller cueillir des fraises, ni même des drones : un gamin de cinq ans pourrait le comprendre !
      Encore une fois donc, c’est un nouveau flot d’armes et de munitions de toutes sortes qui est déversé au bénéfice de la Russie par l’occident, pour conforter la politique expansionniste, militariste et colonisatrice de l’État Russe.
      L’accumulation des armes n’annonce rien d’autre que les tragédies à venir. C’est une certitude absolue.

      Depuis 2022 c’est une succession ininterrompue de drames, de guerres, d’occupations illégales de toutes sortes, grâce à un soutien massif, ininterrompu et aveugle de l’Iran, de la Chine, de la Corée du Nord qui réagissent toujours au quart de seconde dès que le moindre incident concernant l’Ukraine, a lieu.

      Chacun peut constater l’expansion infinie de cet état, dans la violence, la destruction, l’action des hélicoptères de combat, des bombardiers et des bulldozers préparant les nouvelles colonies russes en Ukraine.
      Tout cela dans un silence quasi généralisé et malgré littéralement des centaines de résolutions de toutes sortes de l’ONU (qui démontre là sa parfaite inanité ).
      Tu vois pépère, ça marche aussi dans ce sens là!

      Quant à ton « il existe pourtant une solution au « problème », une seule à mon avis… » la solution ce serait que tu arrêtes de prendre tes rêves pour la réalité et, surtout, que tu arrêtes de faire des phrases. Tu te fais du mal à radoter ici à longueur de posts mon vieux Panda!
      Et ce d’autant plus que , selon beaucoup de sources, en 2020, les Juifs de Birobidjan fantasmé par toi ne représentent que 2 % de la population. Staline voulait apparaître comme un dirigeant pro juif, mais juste avant sa mort en 1953, il planifiait la déportation de tous les juifs soviétiques vers le Birobidjan. , En fait, il fit de son mieux pour « chasser les Juifs soviétiques dans les marécages ».
      Bref, Malgré les rêves un peu fous et les projets grandioses, le Birobidjan n’a jamais été plus qu’un mirage dans le désert. Et c’est toujours le cas aujourd’hui.

      • Panda dit :

        Bench : Vous cracher le morceau : ce qui vous insupporte au fond, c’est que « je fasse des phrases » . Vous avez horreur des phrases. D’ailleurs vous vous contentez le plus souvent de recopier les miennes : ça aussi, c’est un symptôme. Faites donc une compilation de tous les symptômes que je vous ai indiqués au fil de mes commentaires : ils vont tous dans le même sens, qui demanderait à être regardé en face pour commencer, et traité ensuite

      • Vinnie dit :

        Force est de constater que non ça ne fonctionne pas bien.

      • Czar dit :

        « Depuis 2022 c’est une succession ininterrompue de drames, de guerres, d’occupations illégales de toutes sortes, grâce à un soutien massif, ininterrompu et aveugle de l’Iran, de la Chine, de la Corée du Nord » tiens c’est curieux, monsieurpatate a oublié© de citer l’occupation illégale de l’irak ou celle du kosovo… serait-ce parce que la grave question du droit international et de ses violations ne lui a fait pousser des hémorroides que depuis 2022 ou juste parce que dans un exercice savoureux d’hypocrisie, il considère que les violations faites par le camp du Bien comptent pour moitié, parce qu’être jônti c’est être déjà a moitié pardonné (et surtout qu' »il a pas envie d’avoir à remiser ses souitsheurtes et casquettes de baisebôl qui marquent le beauf occidental 2026 moyen en post-france)

    • précision dit :

      La politique d’Israël est … ce qu’elle est. Par contre le Birobidjan est une triste farce.
      Conditions matérielles supérieures? La bonne blague: les premières années ont été catastrophiques à cause d’épisodes météos difficiles (comme pour les premiers colons américains à vrai dire) dans cette région essentiellement déserte à l’époque, manquant en particulier infrastructures, avec des sols difficiles à cultiver alors que les immigrés y étaient principalement citadins. Sans comptez que les purges staliniennes ont ensuite ciblé (comme la plupart des mouvements que le gouvernement du moment regardait avec méfiance) la pratique du yiddish dans l’oblast. Le « cadeau royal » dont vous parlez était assez largement empoisonné.

      Mais surtout votre argument ou solution néglige les moteurs du sionisme, comme l’avaient négligé pouvoir soviétique de l’époque. Le sionisme peut se targuer d’une grande diversité de courants, mais il se comprend généralement beaucoup plus comme la recréation d’un foyer juif sur la terre ancestrale d’Israël que vers une terre quelconque (ce n’est pas un hasard si dans sionisme il y a Sion), cela a été vrai à tout moment où le peuple juif s’est vu comme exilé hors de cette terre. De l’exil de 70 jusqu’à la recréation d’un état juif en 1948, a fortiori depuis. Les tentatives de délocaliser le peuple juif ont toutes été rejetées face à cette aspiration sioniste vers la terre d’Israël (sans remonter à l’antiquité on pourrait mentionner la proposition britannique en Ouganda au début du XXe qui a connu un désaveu encore plus fort que le Birobidjan).

      • Czar dit :

        « mais il se comprend généralement beaucoup plus comme la recréation d’un foyer juif sur la terre ancestrale d’Israël que vers une terre quelconque (ce n’est pas un hasard si dans sionisme il y a Sion),  » pou quelqu’un qui passe son temps à tortiller du fion avec des poses vétilleuses, je trouve que sur cette question précise, tu arrives à raconter des énormités savoureuses : les débuts du sionisme n’étaient en aucun cas fixés sur la localisation, et encore moins sur la palestine, mais sur le principe : considérer que les juifs constituaient un peuple distinct et donc pas seulement une particularité religieuse dans les différents pays où ils étaient implantés. à peuple distinct – et entendant le rester, il fallait une terre pour affirmer un caractère national. et faut arriver avec ce topos de la « terre ancestrale » les hébreux de l’antiquité ont volé cette terre à deux peuples et en ont même génocidé un , les cananéens pour pouvoir l’occuper. quand tu as été absent 2000 ans, il n’y a aucun espèce de droit de propriété à invoquer (sinon faut être cohérent et redonner aux gaulois la propriété de l’allemagne du sud d’où la civilisation celtique d’est étendue à l’europe entière)

    • précision dit :

      « Nous avons eu largement le temps de constater l’échec sanglant d’une implantation de colonies juives en plein milieu d’un monde arabe radicalement différent : cela n’a été qu’une succession de guerres, de massacres, de sang, et finalement une plaie mondiale.. »

      L’échec est relatif: le peuple hébreux, lui, peut se targuer d’une prodigieuse réussite matérielle et culturelle. Grâce au mécénat de la diaspora, à ses interactions fructueuses avec nombre de pays (y compris, in fine, avec certains pays dans la région), et aux efforts de ses citoyens. Bien sûr cette réussite est inégalement partagée et a un coût terrible. Il y a toujours eu des personnes (que ce soit par conviction humaniste, réalisme politique ou autre) pour faire avancer la paix. Mais oui, la sécurité a généralement primé sur la fraternité, dès avant la renaissance d’Israël, face aux difficulté à définir un équilibre stable qui permette de construire la paix après l’injustice des conflits, et juste par la mauvaise volonté dominatrice de nombreux acteurs. Sauf qu’Israël est loin d’être le seul état à faire face à de telles difficultés, les conflits actuels en témoignent.
      Et, justement, on peut aussi noter que si l’histoire du peuple juif sur cette terre est faite de nombreux conflit avec ses voisins depuis l’origine, ces conflits n’ont pas été bien moins nombreux pendant la période où le peuple juif en a été, au moins partiellement, écarté. Cette terre a presque toujours cristallisé les tensions, attachements et convoitises des puissances de la région et d’ailleurs.

      Non seulement l’idée d’aller implanter un territoire « occidental » à la frontière entre la Russie et la Chine est complètement utopique et peu souhaitable pour les (divers) intéressés, mais elle ne garantirait même pas que d’autres conflits ne la remplacent au Moyen Orient.

      • Panda dit :

        précision : quel délicat euphémisme : « le mécénat de la diaspora » ! Les milliards de dollars qui sont déversés sur Israël depuis 1947, ce n’est pas du mécénat. Le mécénat c’est le soutien financier à la création artistique.

        L’expansion ininterrompue d’ Israël dans des flots de sang depuis 1947, ce n’est pas une création artistique…

        c’est un projet politique basé sur des textes religieux contestables, contestables comme le sont tous les textes religieux du monde.

        Le projet politique d’Israël s’appelle le sionisme: le rêve biblique d’un État religieux qui serait un empire moyen-oriental, sur la base de propositions totalement inacceptables, qu’il y aurait « un peuple élu » et « une terre promise »..

        il n’y a pas sur Terre de proposition civilisationnelle plus exclusive -pour ne pas dire, raciste-, plus ségrégationniste, plus extrémiste religieuse, que celle-là
        l’État d’Israël a été subventionné massivement, quasi-totalement, dès sa création, non pas par du mécénat mais par une volonté de conquête, qui continue à se faire aux dépens de tous les pays avoisinants et de leur population : il suffit de voir le travail des bulldozers israéliens en Cisjordanie actuellement..

        j’ai une incompréhension fondamentale : la communauté juive internationale, qui est particulièrement soudée et organisée, devrait avoir comme but sacré, ultime et unique, de se retrouver intégralement, tous, dans cet état si chèrement payé en sang humain.. pourquoi donc ne le font-ils pas ? Qui les en empêche ? Qu’est-ce qui les retient ?

      • tschok dit :

        C’est surtout que c’est complètement largué. C’est au confins de la Sibérie la plus orientale, on se gèle le cul en hivers, on crève de chaud en été, il n’y a pas un rade à 6000 km à la ronde et les moustiques font la taille d’un poing. Si par miracle on leur échappe, faut courir plus vite que les ours.

        Et en plus, c’est dans ce genre de coins paumés que viennent se vautrer toutes les météorites un peu sérieuses qui percutent la Terre une fois tous les 10.000 ans.

        Un « cadeau royal » qui dit l’autre… Nan mais je rêve.

    • précision dit :

      dernier point, vous écrivez : une solution au « problème ».
      J’espère qu’il n’y avait pas de volonté provocatrice, le terme étant particulièrement maladroit. Je ne suis pas certain que l’existence d’Israël comme état juif soit encore vu par grand monde comme la solution à un problème (je réutilise vos termes) qui voudrait que le peuple juif puisse disposer d’un état propre en tant que tel déconnecté de la terre ancestrale. La majorité des juifs vivent actuellement encore hors d’Israël.

      Si on se lance dans cette spéculation intellectuelle, la nécessité d’un état juif per se, déraciné, si elle a pu être mise en avant comme réponse aux persécutions du XXe siècle, est probablement moins pertinente à l’heure actuelle du brassage des populations en occident. Les questions de tradition (largement invisibilisées dans la société actuelle) et de communautés me semblent devenues moins sensibles, au moins concernant cette « communauté », que son soutien réel ou souvent imputé à la politique de cet état. Mais c’est un point de vue qui peut certes se discuter car en pratique, et encore tout récemment, ce sont les marqueurs communautaires et traditions qui sont souvent ciblés par des mouvements de haine irrationnels dont les ressorts ne sont pas facile à circonscrire.

      • Panda dit :

        Précision : à mon tour de vous apporter une précision : j’ai employé le mot « problème », mais encadré par des guillemets, dans mon commentaire : si vous ne connaissez pas la raison pour laquelle on emploie des guillemets,cela vous amène à déformer mes propos d’une manière malsaine car spécieuse.
        Sur le fond effectivement, je maintiens que le bain de sang permanent au Moyen-Orient depuis 1947, c’est un problème.c’est d’ailleurs probablement le problème majeur de la planète et celui qui risque d’amener à l’holocauste final, si l’on en croit les différentes prophéties d’apocalypse.
        Certaines personnes, dont vous semblez faire partie, sont plus soucieuses de jouer sur les mots et de pinailler, voire d’en interdire certains et de changer le sens d’autres, que de réfléchir au fond des questions et de proposer des solutions.
        Combien de millions de morts dans toute la région depuis 1947 ? Ça ne vous pose pas de problème ? Moi, si .

      • aleksandar dit :

        La nécessité d’un état juif est un problème réglé depuis 1948.
        Et ses frontières tracées par l’ONU.
        Le problème depuis 1967 c’est le colonialisme israélien.

      • aleksandar dit :

        Sinon concernant la  » Terre ancestrale ».
        Dieu lui même les en a chassé.
        Après 2000 ans d’absence, le concept de terre ancestrale est une blague.
        Pour la majorité des ashkénazes de type européen, israel n’est pas la terre de leurs ancêtres et ils n’ont aucun lien génétique avec les populations de Moyen Orient..
        La propagande a pour but de faire croire que les juifs sont un peuple, et un peuple « élu », mais ce n’est qu’une religion.
        Le plus intéressant étant l’utilisation du terme  » peuple juif  » par des personnes qui hurleraient au nom de la laïcité si on employait le terme  » peuple catholique  » ou « peuple protestant » .

    • rainbowknight dit :

      Bah ouais Panda, c’est plus simple de trouver tous ces gens dans un Birobidjan pour un méga pogrom . Pas con le Petit Père des Peuples. Puis les Tatars au Tatarstan et les récalcitrants au goulag.. tu organises des camps pour tous ces gens ou t’imagines aussi un Hamastan ?
      Ton pays à toi c’est le Sovkhozland ou le Kholkozland ?

    • VinceToto dit :

      -40 en hiver, +40 en été, humidité de 75%. Pas étonnant que cela ne se développe pas.

      • précision dit :

        Le climat ne fait pas rêver, mais il ne faut pas non plus exagérer: vous citez les températures records, des extrêmes qui sont ne sont pas très significatifs et sont comparables à ceux de Moscou et de beaucoup d’endroits, en Russie en particulier. Par contre, les moyennes en janvier/juillet c’est -22/21°C alors qu’à Moscou c’est -4/25. Donc en fait c’est plutôt doux en été. Par contre il y a effectivement la mousson (quoique moins de précipitations quand même que dans bien des pays plus au Sud).

      • Panda dit :

        VinceToto : et le désert du Néguev ? c’est paradisiaque ? Pourtant cela a été développé jusqu’à y créer un centre nucléaire pour fabriquer des bombes atomiques et les bases aériennes pour les transporter.. ils ont fait comment ? des dollars, des dollars et encore des dollars, par centaines de milliards : il n’y a pas de miracle mais une recette simple..

    • toufik dit :

      @Panda : merci, intéressant. Mais le Birobidjan (« Oblast autonome juif » selon Wikipedia) reste un territoire de la Russie de Poutine ; avec une population mobilisable pour faire la guerre à l’Ukraine, entre autres joyeusetés post-soviétiques.
      https://www.leparisien.fr/international/russie-vladimir-poutine-promeut-gouverneure-la-mere-dun-soldat-tue-en-ukraine-05-11-2024-RHOBKIHV5RGJDBNXVR4VYXGVQU.php
      Ce sont plutôt les Juifs chinois, pas très à l’aise pour pratiquer leur culte en Chine, qui pourraient s’y intéresser.
      Pour ce qui est des israéliens, en termes d’émigration (Yerida est le contraire de Alya), c’est naturellement vers l’Occident qu’ils se tournent.
      https://fr.timesofisrael.com/pres-dun-million-disraeliens-vivent-a-letranger-dont-environ-30-en-europe-etude/

  7. Kardaillac dit :

    Va falloir pousser les murs pour garer tout ça.
    Ben justement…

  8. peterr dit :

    Oui, il me semble que le raid au Venezuela a été effectué avec des hélicos. Ce ne sont pas des drones qui on posé les FS ni embarqué Supermoustaches

  9. NVG dit :

    Tirer des conclusions parce-que un pays avec une géographie donnée et des voisins donnés achète des hélicoptères de combat est une démarche hâtive.

    L’hélicoptère d’attaque pur ne souffre pas d’un manque d’efficacité mais d’un manque d’efficience.
    Pour faire court il expose au bas mot 30 millions d’euros (Tigre), ainsi que 2 vies humaines qui ont aussi couté des millions d’euros et 5 ans de formation, le tout pour un effet sur le terrain très mesuré.
    Il peut être remplacé par différents drones pour ses diverses missions.
    On parle aujourd’hui de drones ailiers qui iront illuminer les cibles pour ne pas exposer les helicos (tir au dela des vues). Quel interet donc d’employer un hélicoptère habité à la place d’une plateforme porte bombe/missile?

    L’avenir sera une plateforme plus ou moins unique de transport (type NH90) qui fera de la log, de l’évacuation médicale, ou qui délivrera diverses munitions bien à l’abri selon ses missions.

    Considérer que telle ou telle chose est viable ou cohérente parce qu’un état mise dessus n’est pas une bonne idée. (Visions court terme, corruption, incompétence etc…)

  10. Raph dit :

    Blablabla, les français n’ont jamais colonisé leur terre, les israéliens non plus, va faire ta politique chez tes copains de lfi et consorts…

    • précision dit :

      Nul besoin d’être chez apparenté à LFI, le terme de « colonie » pour les implantations israéliennes dans les territoires palestiniens occupés (*), et quelques autres territoires, fait largement consensus en occident, à l’ONU, et est d’ailleurs utilisé largement dans la presse israélienne comme traduction du terme « implantation ».

      Pour ne pas vous heurter, on peut relever que l’expression « territoire occupés » aussi fait consensus en occident et à l’ONU, et est accepté par une partie significative en Israël, mais que d’autres en Israël préfèrent parler de territoires administrés ou Judée Samarie.

    • toufik dit :

      @Raph : « les français n’ont jamais colonisé leur terre, les israéliens non plus » : là, pour le coup, vous faites plus de politique que n’importe qui d’autre ici.

    • tschok dit :

      Ah si, les Francs ont colonisé la Gaule, l’épée en main.

      Alors au début, ils étaient de l’autre côté du limes romains et leurs premières incursions armées du côté empire romain, du moins ce qui en restait, n’ont pas été couronnées de succès, mais ils ont fini par s’installer dans ce qui allait devenir la France.

      Et après la chute de l’empire romain, ils se sont taillés au fil de l’épée un territoire assez considérable sur lequel ils ont établi leur royaume. C’est Cloclo qui a fait ça. Tout est bien expliqué là:https://www.youtube.com/watch?v=ZZHK3_TbUCk

      En fait, c’est assez terrible à dire, mais la France est une colonie… française. C’est la toute première, d’ailleurs. Après, il y en a eu plein d’autres.

      C’est assez fréquent dans l’histoire: des peuples colonisent ce qui va devenir leur pays. Regarder les Américains, c’est ça. Les Russes, pareil. Il n’y a rien de particulièrement extraordinaire là-dedans.