Naval Group et Turgis Gaillard vont développer une version navale du drone MALE Aarok

Lors du « Combined Naval Event » organisé à Farnborough [Royaume-Uni] en mai dernier, un officier de la Marine nationale diffusa une infographie décrivant l’évolution du groupe aérien embarqué [GAé] du porte-avions de nouvelle génération [PA NG] en 2038 et 2045.

Ainsi, il est question d’affecter à ce dernier, dès 2038, un drone de type VSR700, issu du programme SDAM [Système de drones aériens pour la Marine]. Et cela alors que, conçu à partir de l’hélicoptère civil léger Cabri G2, cet appareil devait initialement servir de capteur déporté aux frégates de premier rang.

Cependant, le 16 janvier, la Direction générale de l’armement [DGA] a indiqué que les six VSR700 qu’elle venait de commander à Airbus Helicopters seraient finalement intégrés aux Bâtiments ravitailleurs de forces [BRF]. Ils « accompagneront ainsi le groupe aéronaval, formé autour du porte-avions Charles de Gaulle », a-t-elle précisé.

Puis, selon les plans de la Marine nationale, le PA NG mettra en Å“uvre le drone de combat [UCAV] associé au Rafale F5 à partir de 2040. Mais pas seulement car l’infographie montrait également la silhouette d’un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance], similaire à celle du MQ-9 produit par l’américain General Atomics.

Grâce à l’ajout d’un module STOL [Short Take-off and Landing aircraft / Avion à décollage et atterrissage court], il est en effet possible d’exploiter un MQ-9B SeaGuardian ou un Mojave depuis un porte-aéronefs. Une telle solution est envisagée par la Royal Navy afin de doter ses deux porte-avions de la classe Queen Elizabeth d’une capacité de guet aérien.

Or, avec les trois E-2D Advanced Hawkeye qu’elle doit recevoir, la Marine nationale n’a pas besoin d’utiliser des drones MALE pour assurer une telle fonction. En revanche, elle pourrait sans doute les utiliser pour la guerre électronique, des missions ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance] voire pour la lutte anti-sous-marine.

Quoi qu’il en soit, si elle tient à disposer de drones MALE pour le PA NG [ou même pour le Charles de Gaulle], la Marine nationale pourrait compter sur une solution 100 % française. En effet, ce 30 janvier, Naval Group et Turgis Gaillard ont scellé un partenariat pour développer une version embarquée du drone MALE Aarok.

« Naval Group et Turgis Gaillard ont signé un contrat de collaboration. Il porte sur l’intégration et l’embarquement d’un drone de moyenne altitude et longue endurance sur une plateforme navale », a annoncé le constructeur naval via le média social LinkedIn.

« Depuis janvier, nous collaborons pour étudier conjointement l’intégration physique du drone Aarok à bord, définir des plans de vol, établir le système de lancement et de récupération et étudier l’interface avec le système du navire », a-t-il ajouté, avant de préciser que l’objectif était de « mettre à la disposition des marines le potentiel de ce drone aérien capable de voler plus de 20 heures en dépassant les 15 000 mètres d’altitude ».

Pour rappel, développé sur fonds propres, l’Aarok a effectué son vol inaugural en septembre dernier. D’une endurance supérieure à 24 heures, ce drone emporte une charge utile de 1,5 tonne. Lors du salon du Bourget, Turgis Gaillard a signé un partenariat avec Thales pour équiper son appareil avec le radar à antennes actives [AESA] multirôle « AirMaster S », lequel peut être utilisé pour la lutte antinavire et anti-sous-marine, la surveillance maritime, la recherche et le sauvetage ou encore la cartographie.

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93 contributions

  1. Yvon dit :

    Va t’on enfin se décider à abandonner le monstrueux Eurodrone ?

    • NRJ dit :

      @Yvon
      Ca a déjà été dit, ce serait aussi cher de le continuer que de l’arrêter. Autant le continuer.

      • Yvon dit :

        @NRJ
        Continuer, cela coûte combien ?
        Arrêter cela coûte combien ?
        Et si vous nous donniez les chiffres.

        • NRJ dit :

          @Yvon
          J’ignore combien cela coûte, car les détails contractuels sont toujours confidentiels dans l’industrie (et pas seulement celle de Défense). En revanche, certains députés sont autorisés à avoir accès à ces infos. Et le député François Cormier-Bouligeon en particulier. C’est lui qui a affirmé que ça couterait plus cher de partir que de rester.

        • Vortex dit :

          @Yvon
          En fait, c’est ça…
          On ne sait rien des coûts qu’engendrerait un abandon par un participant .
          A combien se monteraient les pénalités ?
          Il est d’ailleurs fort probable que cette déclaration faite par certains de nos politiques, repose plus sur une considération diplomatique, sachant que certains de nos dirigeants actuels ne voient toujours que par le « couple franco-allemand » qu’il faut à tout prix sauver, et dont l’Eurodrone est le dernier projet vivant, les autres étant tous mort ou en sursis du fait des Allemands.
          Tiens, un pari : Selon qui sera élu en 2027, je vois l’Eurodrone finir comme tous les autres programmes franco-allemands, soit aux oubliettes !

          • Demain, c'est loin... dit :

            Bardella achètera l’Eurodrone, vu l’état de faiblesse dans lequel sera la France en 2027.

            Tout dans les urnes, rien dans les burnes.

      • Roland DESPARTE dit :

        @NRJ,
        L’EuroDrone ne serait-il pas un nouveau coup de Jarnac des allemands…

        • NRJ dit :

          @Roland
          Personne ne nous a obligé à signer pour acheter des Eurodrones, je vous rappelle. On a signé car on voulait un drone Male fabriqué chez nous (car oui rappelons le, les Reaper même francisés sont fabriqués à 100% aux USA) pour notre guerre au Mali.
          Comme on voulait en acquérir et qu’Airbus, ainsi que les pays partenaires, ne se lancent pas dans un programme pour que la France dise deux ans après « vous allez rire, finalement j’ai changé d’avis », forcément le contrat s’est accompagné de pénalités en cas d’abandon de notre part, surtout qu’on a quand même imposé Dassault dans les industriels et que Dassault freine tout le programme. Bref c’est les contraintes classiques et logiques d’un contrat industriel.

          Bref, il est temps d’admettre nos erreur et de les assumer plutôt que de vouloir trouver des têtes de turcs.

          • Huon dit :

            « Dassault freine tout le programme. »

            Vous avez.une source là-dessus ?

          • Merkava dit :

            Plutôt que de dire « Dassault freine le programme « , ce qui est faux, vous devriez rectifier par « Airbus DS est incapable d’assurer son rôle de maître d’oeuvre  » !
            Ce qui semble être plus proche de la vérité, et qui se vérifie par les retards et surcoûts de ce programme dirigé par l’Allemagne.
            Assumez donc l’incompétence d’Airbus DS que vous défendez contre toute rationalité, plutôt que de vouloir trouver une tête de turc, comme vous dites.

          • NRJ dit :

            @Merkava
            « Plutôt que de dire « Dassault freine le programme « , ce qui est faux, vous devriez rectifier par « Airbus DS est incapable d’assurer son rôle de maître d’oeuvre » ! » Si le maître d’Å“uvre attribue à un sous-traitant un travail et que ce sous-traitant se rate, c’est la faute du maître d’Å“uvre ?

            « Ce qui semble être plus proche de la vérité, et qui se vérifie par les retards et surcoûts de ce programme dirigé par l’Allemagne. » Retard, oui. Mais quels surcoûts ? Si vous avez des sources là-dessus je suis intéressé.
            « Assumez donc l’incompétence d’Airbus DS que vous défendez contre toute rationalité, » Assumez que vous êtes un arrogant doublé d’un ignorant. Airbus DS est un industriel compétent, que vous le vouliez ou non.

          • Yvon dit :

            @NRJ
            Dassault est responsable des commandes de vol de l’Eurodrone et je n’ai rien lu qui laisse à penser que ces commandes de vol posent la moindre difficulté .
            Citez vos sources si vous avez des informations contraires.

      • fausse_7tic dit :

        …Mais on n’a pas expliqué pourquoi arrêt = continuation…Je présume qu’il y a des pénalités, mais qui va payer quoi à qui ? Pourquoi n’y aurait il pas de pénalité pour retard ou sous performance ?

        • NRJ dit :

          @fausse_7tic
          « Je présume qu’il y a des pénalités, mais qui va payer quoi à qui ? » La France va payer de l’argent à Airbus tout simplement.

          « Pourquoi n’y aurait il pas de pénalité pour retard ou sous performance ? » Il peut y avoir des pénalités. Ca peut expliquer pourquoi Airbus a imposé GE plutôt que Safran dont le moteur était moins compétitif.
          Il peut y avoir aussi des pénalités em cas de retard, tout dépend ce qui est écrit dans le contrat.

      • Alain d dit :

        Non, s’arrêter ne coutera jamais aussi cher : Maintien en condition opérationnelle, SAV, pièces détachées, évolutions techniques et logicielles, notamment pour l’améliorer, si finalement cette enclume est dépassée, et ne correspondait pas à nos besoins à l’instant T (comme Tensions au jour J). Anticiper et prévoir !
        Etudes amont réalisées avant 2019. Contrat signé en 2020, soit bien avant le démarrage de la « haute intensité » en 2022.

    • Le "T apostrophe" prolifère insidieusement dit :

      Va-t-on.

  2. HMX dit :

    Excellente nouvelle.

    L’Aarok pourrait donc faire son entrée dans la Marine, sur le PA CDG puis sur PA-NG, moyennant l’installation d’un kit STOL. Le GAN retrouverait donc une capacité propre de lutte ASM, perdue avec le retrait des antiques Bréguet Alizé en 2000.

    Dans le détail, l’Aarok serait équipé du très performant radar Airmaster S de Thales (80kg, portée estimée 370km sur cible navale). On devine également sur l’illustration sous les ailes ce qui ressemble à des disperseurs de bouées acoustiques.

    Pour aller au bout du concept, il ne resterait plus qu’à ajouter une arme ASM à cet ensemble : on peut viser la facilité avec l’intégration de simples grenades ASM, à la précision et donc à l’efficacité aléatoire. Le plus pertinent consisterait cependant à développer une mini-torpille aéroportée, d’une masse de 50 à 100kg (contre +de 300kg pour la Mu90, trop lourde pour cet usage).

    Au passage, l’intégration de l’Aarok en configuration STOL sur pont plat ouvrirait également la voie à un possible usage sur nos PHA, cette fois en configuration « attaque au sol » avec bombes AASM et missiles antichars… jolie perspective !

    • François 01 dit :

      sous les ailes ce ne sont pas des dosperseurs de bouées acoustiques mais des sponsons, les nacelles qui contiennent les trains d atterrissage.

      • HMX dit :

        @François 01
        En effet, au temps pour moi !

        Cela étant, il faudra bien doter l’Aarok de ces fameux disperseurs de bouées, si on souhaite lui confier des missions ASM. Disperseurs + mini torpilles, voilà la combinaison qu’il faut viser !

        • mon correcteur dit :

          écrire autant comme au temps jadis?

          • Tant de temps dit :

            « Au temps pour moi » est la graphie préconisée par l’Académie française.

            Mais certains linguistes la contestent et estiment que ce devrait bien être « autant pour moi ».

            Cette querelle lexicologique est assez bien détaillée ici :
            https://www.projet-voltaire.fr/ressources/au-temps-pour-moi-ou-autant-pour-moi/

            Le site « projet Voltaire » se montre légaliste et se rallie à l’Académie, en citant notamment l’expression italienne « al tempo », mais il omet cependant de citer, au crédit des tenants du « autant pour moi », l’expression anglaise « so much for ».

            Sans prétendre trancher la question, je penche pour « autant pour moi ».

    • Green dit :

      c’est le train d’atterrissage que vous voyez sous les ailes.

    • Vincent dit :

      Attention à l’erreur classique, le Groupe Aéronaval n’est pas que le CdG. Il est toujours accompagné de FREMM équipées pour la lutte ASM, à qui il délègue ce rôle.

  3. Slasher dit :

    Turgis ET Gaillard.

  4. Fralipolipi dit :

    « Or, avec les trois E-2D Advanced Hawkeye qu’elle doit recevoir, la Marine nationale n’a pas besoin d’utiliser des drones MALE pour assurer une telle fonction (de guet aérien) »
    … Sauf qu’avec seulement 3 Hawkeye en flotille, et donc seulement 2 Hawkeye à bord du PANG (comme actuellement pour le PA CDG), nous resterions très loin de pouvoir assurer une veille aérienne 24/24-7/7 … comme le peuvent les PAN US, qui embarquent 5 Hawkeye dans leur GAe, et non pas deux.
    .
    Connaissant le prix pas mal élevé des Hawkeye, il est évident que si on arrive à en acheter un 4ème ce serait déjà le bout du monde.
    A ce moment là, un Aarok navalisé pouvant décoller et apponter sur notre PAN CDG serait plus que bienvenu.
    Il pourrait assurer les interims de guet-veille aérienne, entre 2 vols de Hawkeye (qui seraient eux mis en vol pour les missions et périodes les plus importantes).
    .
    Comme un Aarok sera singulièrement plus lourd que la presque-sauterelle Mojave (Aarok = 2,5t à vide-5,4t max /VS/ Mojave = 1,5t à vide-3,2t max),
    ce drone Aarok aura tout intérêt à disposer d’une crosse d’appontage (pas forcément nécessaire pour le Mojave qui décolle et atterri très court). Là, je ne pense pas que ce soit un gros défi (encore que).
    Et le drone Aarok navalisé « idéal » devrait aussi avoir un train avant permettant un catapultage, qui lui ferait gagner une endurance de vol folle, en permettant de la catpulter à pleine charge, avec le plein carbu (impossible sans catapulte, même depuis un très grand PA).
    Et par contre là, ça risque d’être nettement plus complexe (et onéreux) … sauf si on peut réutiliser des trucs connus, par exemple comme le train avant du T-45 Goshawk (masse à vide : 4,2t / max : 6,1t) … mais il ne doit plus être fabriqué depuis 2009 …
    Sinon, faudrait que Safran nous sorte un train avant merveilleux, sur-mesure, en petite série pour pas cher … gloups …
    .
    A suivre avec intérêt en tous les cas.

    • G dit :

      En effet, mais s’ils veulent accéder à un marché viable il va falloir travailler d’emblée sur une version STOL/STOBAR, quitte à sacrifier un peu de masse et d’endurance comme sur le Mojave.

    • Philippe dit :

      @Fralipolipi. « Comme un Aarok sera singulièrement plus lourd que la presque-sauterelle Mojave (Aarok = 2,5t à vide-5,4t max /VS/ Mojave = 1,5t à vide-3,2t max),
      ce drone Aarok aura tout intérêt à disposer d’une crosse d’appontage (pas forcément nécessaire pour le Mojave qui décolle et atterri très court). Là, je ne pense pas que ce soit un gros défi (encore que). Et le drone Aarok navalisé « idéal » devrait aussi avoir un train avant permettant un catapultage, qui lui ferait gagner une endurance de vol folle, en permettant de la catpulter à pleine charge, avec le plein carbu (impossible sans catapulte, même depuis un très grand PA). » GA propose également un kit STOL pour le MQ-9B aussi lourd que l’Aarok… Maintenant, que ce soit du MQ-9 ou du Aarok, il y a tout de même un point qui devrait être problématique: leur envergure.. Même sur d’énormes PA un engin de plus de 20m d’envergure pose de très nombreux problèmes sur le pont… Donc, sans voilure repliable ou « rapidement » démontable j’y vois tout de même un obstacle…

    • La terre est basse dit :

      Le Mojave qui atterrit.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Pour être catapulté, se focaliser sur le seul train avant n’est pas suffisant. Les efforts transmis au train avant doivent pouvoir être répartis sur toute la structure. Donc à moins que ça n’ai été prévu dès le départ je n’y crois pas trop. Mettre une crosse de ravitaillement en vol serait moins compliqué

      • On nous fait croire que le bonheur c'est d'avoir de l'avoir plein nos armoires dit :

        À moins que ça n’ait été prévu.

  5. John Ford dit :

    J’espère qu’il aura la fonction hydravion pour notamment récupérer les drones marins et les déposer discrètement.
    Il pourrait servir aussi pour le secours en mer. Il permettrait de déposer rapidement des secours lors d’un naufrage

  6. Fralipolipi dit :

    « A ce moment là, un Aarok navalisé pouvant décoller et apponter sur notre PAN CDG serait plus que bienvenu. »
    … Erratum : Lire PAN NG (et non PAN CDG, ce dernier n’étant pas trop destiné à recevoir des drones à ailes fixes, par manque de place et manque de ‘souplesse’ de ses catapultes vapeur).

  7. Fralipolipi dit :

    Après, armer la catapulte sur le train avant d’un tel drone avec moteur et hélice tournante à l’avant … ce n’est pas forcément un cadeau …
    Faudrait alors envisager une procédure en plusieurs étapes pour éviter les drames (pas forcément l’idéal si on veut faire vite).

    • bonnechancemonpapa dit :

      @Frmipolipi : « Après, armer la catapulte sur le train avant d’un tel drone avec moteur et hélice tournante à l’avant … ce n’est pas forcément un cadeau … ».
      En son temps le Bréguet Alizé était capable de décoller des pont des PA Foch et Clemenceau sans catapulte. Sur le pont nettement plus grand du futur PANG put-être l’Aarok pourra-t-il faire de même.

    • Marine dit :

      « Après, armer la catapulte sur le train avant d’un tel drone avec moteur et hélice tournante à l’avant … ce n’est pas forcément un cadeau … » … On le faisait très bien avec l’Alizé, même si ce n’était pas tout à fait le même système d’accroche. Après, un drone tel que l’Aarok (n’roll) n’aurait pas forcément besoin d’être catapulté s’il peut utiliser toute la longueur du pont pour sa course de décollage.

      • Fralipolipi dit :

        @Marine
        Oui les Alizés étaient catapultés via élingues. Bien vu.
        Cf ce film à 1:20
        https://www.youtube.com/watch?v=4YUfErI381o
        Mais serions nous d’accord pour faire la même chose aujourd’hui côté sécurité ? (pas certain)
        .
        En tous les cas, revenir à l’elingue serait en effet une très bonne idée.
        Le PA peut facilement stocker des élingues pour des drones Aarok qui ne seraient pas catapultés en masse de toutes manières.
        Et puis cela faciliterait la mise au point de cet Aarok catapultable, en ayant même une structure de cellule allégée (par rapport à une version catapultable via train avant).
        .
        En revanche, se priver de la catapulte serait vraiment tres très dommage, car il est essentiel de maximiser l’autonomie de vol (et donc l’emport carbu) … Le Stobar est à éviter le plus possible (même si cela pourrait servir pour l’export, auprès de l’Inde et son PA Stobar par exemple).

  8. Carin dit :

    Cet engin avance à pas de géant…
    Ça c’est pour ceux qui écrivent des bêtises sur ce matériel… ils se reconnaîtront.
    Je vois très mal Naval Group s’associer à une entreprise et pour un produit sans avenir à court temps.

    • dolgan dit :

      Il est en retard mais il avance a pas de géants. Certains sont toujours pas descendus de leur nuage.

    • jacquesàdit dit :

      il devait sortir des essais l’année dernière. personne n’a dit que ce n’était pas possible, les gens ont dit que les timeline de T&G étaient fantaisistes. D’autre part, on n’a encore rien vu sortir donc les specs n’engagent que ceux qui les croient.

    • NRJ dit :

      @Carin
      « Cet engin avance à pas de géant… ». Non. Pour l’instant, Turgis Gaillard ne sont qu’au début du développement. Pour rappel, ils n’ont fait le premier vol qu’à la fin de l’année dernière. Et ils ne sont qu’une technologie qui existe depuis plus de 30 ans, donc ne parlons pas d’innovation.

      « Je vois très mal Naval Group s’associer à une entreprise et pour un produit sans avenir à court temps. ». Pour l’instant il n’y a rien de concret. C’est un accord de collaboration pour étudier l’intégration d’un drone Male si la marine devait en acheter un. Ça n’engage à rien.

      • Mat49 dit :

        Mais oui rien de concret. C est juste une coincidence si T&G developpe un drone MALE et signe un tel accord. Il serait vraiment debile d y voir un lien comme le fait opex 360…

        • NRJ dit :

          @Mat49
          « C est juste une coincidence si T&G developpe un drone MALE et signe un tel accord. Il serait vraiment debile d y voir un lien comme le fait opex 360… » Coïncidence ou pas, pour l’instant il n’y a rien, vous-même ne le niez pas. On en reparlera quand l’Etat fera une commande, ce que je n’espère pas (mais bon ce ne serait pas la première fois que l’armée finance des programmes débiles).

      • Ne Renonce Jamais dit :

        NRJ, que vous invitiez à une approche prudente et sans emballement concernant les projets de Turgis Gaillard est plutôt sain, mais quand chacun de vos commentaires est une remise en cause systématique des compétences, des capacités et des réalisations de cette entreprise, cela tourne à la critique partisane et pour tout dire suspecte.

    • Vortex dit :

      Présenté il y a deux ans, essais au sol concluants, premier vol en septembre dernier (avec un léger retard de quelques mois dû aux tergiversations de la DGAC, rappelons- le pour les esprits chagrins… ) sûr que ce projet avance à pas de géant !
      Et évidemment que si Naval Group s’y intéresse, c’est qu’il doit y avoir de bonnes raisons !
      Tout comme Renault, qui devrait industrialiser un drone léger de chez T&G dans son usine du Mans.
      En deux ans, beaucoup de chemin a été parcouru par cette petite société, au depart obscur sous-traitant de plusieurs gros du secteur.
      Souhaitons lui « bon vent » !

  9. Tannenberg dit :

    J’espère que T&G pensera a renforcer la cellule et le train d’atterrissage en conséquence, il serait peut être utile de prévoir une version marine non seulement capable d’emporter le airmaster (et de le ramener…), mais également, en remplacement ou en complément, des moyens offensifs, genre ANL, RGL, MU90 par exemple… vue l’endurance prévue et la vitesse de transit, un AAROK M de détection en l’air = 2 AAROK prêts a décoller, un avec les moyens anti surface, un avec les moyens ASM. Cela dit, je ne vois pas vraiment ou se placeraient ces moyens dans la doctrine d’utilisation du GAN, par rapport aux E2D/Rafale déjà a bord.

    • Popotier dit :

      « J’espère que T&G pensera a renforcer la cellule et le train d’atterrissage en conséquence »

      vraie question : n’avez-vous pas la sincère impression de prendre les ingénieurs de T&G pour des demeurés finis ??

    • Opticien dit :

      Vu l’endurance prévue et la vitesse de transit. Pas « vue l’endurance prévue ».

      Dans cet usage, il ne s’agit pas de la « vue » (le sens de la perception oculaire) ni du participe passé du verbe « voir » (même si c’est de lui que dérive ce mot) mais de la préposition « vu » (qui est invariable).

      [De plus, si cela avait été le participe passé de « voir », il aurait fallu l’accorder au féminin pluriel : ‘vues’ l’endurance prévue et la vitesse de transit.]

    • Smecta dit :

      Pour « la vitesse de transit », je n’y suis pour rien.

      • Côlon dit :

        Moi, je fais ce que je peux, mais ne me demandez pas de faire passer des drones ! Ou alors des tout petits.

  10. Vortex dit :

    Tiens, tiens… Très intéressant.
    Beau projet.
    A priori, certains croient en l’Aarok, et voir un « gros » de notre BITD comme Naval Group s’y associer, lui donnera une plus grande visibilité.
    Une solution souveraine, à même de concurrencer l’américain MQ-9E Sea Guardian (que certains européens se sont précipité pour acheter…), et qui balance au passage une nouvelle baffe au très incertain Eurodrone.
    Et surtout, qui cloue le bec à certains, tant les critiques de T&G, que ceux qui assènent à longueur de coms que les industriels français ne font JAMAIS (non, jamais, jamais !) de programmes sur fonds propres…
    Suivez mon regard.

  11. G dit :

    Si la capacité STOL est effectivement recherchée, c’est un projet au potentiel majeur pour plusieurs raisons :
    1) Les Mistral changeraient de catégorie, et de capacité dans tous les domaines.
    2) Application antisousmarine embarquée pour la protection de nos « 4 grosses coques ».
    3) Application ravitailleur (cf mq25) = meilleure utilisation des Rafale M.
    4) Application alerte avancée = plus ‘besoin’ de Hawkeye hors de prix, qui ‘justifient’ le recours à des catapultes elles-mêmes hors de prix, ainsi que le surdimensionnement outrancier du projet PANG… et le renoncement qu’incarne ce concept empoisonné de « fleuron » unique à toute prétention à dissuader ou protéger notre domaine maritime. Décider de faire sans les Hawkeye après 2040 offrirait à la Marine des opportunités assez vertigineuses, même si culturellement ce n’est pas gagné…
    5) Marchés considérables, d’ailleurs.

    • Philippe dit :

      @G. »Application ravitailleur ». Beaucoup trop lent et trop petit ( carburant total)….

    • Typographe dit :

      Anti-sous-marine.

      Quand on ajoute un préfixe à un nom composé (comportant donc un trait d’union), on doit l’accoler au moyen d’un second trait d’union.
      Un portefeuille, antiportefeuille.
      Un sous-marin, anti-sous-marin.

  12. Kamelot dit :

    Bonne nouvelle pour ce drone employable. À priori, la cellule et le train d’atterrissage devront être renforcés pour une application navale en fonction du système de lancement et de récupération (?).
    Un tel choix devrait faire des émules et pose la question de l’emploi de l’Eurodrone.
    En parallèle, l’appontage automatique va se « démocratiser » avec l’avènement de l’UCAV d’accompagnement.

  13. Vhs2 F2 dit :

    Eh ben très bonne nouvelle espérons que l’armée de terre et de l’air suive l’achat de l’aarok

  14. Koudlanski Romain dit :

    Voila une bonne nouvelle , 2 exocet sous un Aarok pour faire de la lutte antinavire , ça déchargerais le couple Rafale F5/ NGF Drone Neuron qui pourront faire des frappes au sol .

    • Math dit :

      Les Exocets, c’est bien, mais dans l’attaque de frégates ennemies, ce n’est pas toujours donné gagnant. Les Aster, SM2 ou SM6 sont présentés comme efficaces contre leur profil de vol, dans les environnements de simulation. Je ne connais pas la part de vrai. Ce qui est le plus efficace, c’est la saturation. L’hypersonique contraint un plus la boucle de réponse. Mais pour augmenter les chances de coup au but, la passe compte. 1 Aarok avec 2 Exocet, c’est pas mal, mais 20 ou 50, c’est plus réaliste.

      • Minou danois dit :

        @Math. « Les Aster, SM2 ou SM6 sont présentés comme efficaces contre leur profil de vol, dans les environnements de simulation ». Les test sont souvent réalisés contre de vrais missiles et pas seulement en simulation…

    • Rai raie raies raient rais rait Ray rei rets dit :

      Ça déchargerait.

  15. YAK dit :

    Alizée 2.0

  16. Mike dit :

    connait on le moteur et la puissance de cette version navalisé probablement un peu plus lourde que le proto actuel dont on ne connait pas l ouverture du domaine de vol

    • Vortex dit :

      Actuellement l’Aarok vole avec un P&W Canada PT6 de 1200 hp.
      Il sera ensuite équipé d’un Safran Ardiden 3 de 1300 à 1600 hp selon la version.

      • mike dit :

        je ne savais pas que le choix de l’Ardiden avait été fait .A ma connaissance pas encore certifié et dont Safran ne dit pas grand chose depuis son échec sur l’Eurodrone . L’augmentation de la puissance dans un contexte de navalisation ( masse à vide plus élevée, performance au décollage ) semble aller dans le bon sens

        • Philippe dit :

          @Mike. « L’augmentation de la puissance dans un contexte de navalisation ( masse à vide plus élevée, performance au décollage ) semble aller dans le bon sens ». Auquel cas, le PT-6 existe en version de près de 2000 hp..

  17. Michel dit :

    Enfin voici une bonne nouvelle! le partenariat entre ces deux sociétés contribuera a bâtir une solution souveraine en matière de surveillance maritime efficace, économique qui laisse envisager une meilleure protection de notre domaine maritime qui en manque cruellement.

  18. jean luc dit :

    En janvier 2026, la vente de la PME française
    LMB Aerospace au groupe américain Loar Group a provoqué une vive polémique en France.
    Voici les points clés de cette transaction :

    L’entreprise : Basée en Corrèze, LMB Aerospace est spécialisée dans les systèmes de ventilation et de refroidissement pour les secteurs aéronautique et de la défense (notamment pour le Rafale et les sous-marins nucléaires).
    L’acheteur : Loar Group, une société américaine spécialisée dans les composants aérospatiaux.
    Contexte et Critiques : La cession a été autorisée par le gouvernement français fin janvier 2026, malgré l’avis défavorable de la Direction générale de l’armement (DGA). Les critiques portent sur la perte de souveraineté industrielle et technologique dans un contexte de réarmement mondial.
    Garanties de l’État : Pour rassurer, le gouvernement a instauré une « golden share » (action préférentielle) permettant de bloquer des décisions stratégiques et a imposé le maintien de la production en France.

    Je ne comprends pas pourquoi un géant de l’armement n’a pas acheté cette pépite technologique.

  19. JILI dit :

    Talentueuse avec l’efficacité de l’esprit d’entreprise, la société Turgis Gaillard. De plus à côté, elle a développé un autre projet de drone avec Renault, et là on est rentré dans l’industrialisation. Tiens bizarre, il n’y a pas d’alliance ou participation avec des sociétés comme Knds ou etc. pour finir à la débâcle ou notre pays à sa desindustrilisation, méthode ou compétence de nos politiciens bureaucrates actuels.

  20. lecoq dit :

    il aura les ailes repliable l’Aarok navalisé ? sinon ca va être compliqué de le stocker dans les hangars …

  21. Youpi dit :

    Premier vol avec un pilote, waw…
    Ce drone est une farce, je ne crois vraiment pas que Turgis & Gaillard aient les compétences et les épaules pour un tel projet (sans même parler des autres).
    Je me demande quand est-ce qu’on va se mettre à produire des drones MALE (ou +) à partir d’une feuille blanche, et non d’une cellule existante d’appareil traditionnel.