Second porte-avions de la classe Ford, le John F. Kennedy a commencé ses essais en mer

Réceptionné par l’US Navy en 2017 et actuellement déployé en mer des Caraïbes, le nouveau porte-avions USS Gerald R. Ford [CVN-78] n’a pas été épargné par les problèmes techniques, les retards et les surcoûts durant sa construction, laquelle a coûté 12,9 milliards de dollars [auxquels s’ajoutent 5 autres milliards de recherche et de développement].
Affichant un déplacement de 97 000 tonnes à pleine charge pour une longueur de 337 mètres et un maître-bau de 78 mètres, l’USS Gerald Ford met en Å“uvre plusieurs innovations technologiques, dont quatre catapultes électromagnétiques [EMALS], un dispositif AAG [Advanced Arresting Gear] pour récupérer les aéronefs, de nouveaux ascenseurs pour les munitions [AWE, Advanced Weapons Elevator], un blindage électromagnétique [DAPS, Dynamic Armor Protection System] pour le protéger des effets d’un projectile à charge creuse et de chaufferies nucléaires trois fois plus puissantes que celles utilisées par les porte-avions de la classe Nimitz.
Seulement, lors de l’admission au service actif de l’USS Gerald R. Ford, certaines de ces innovations manquaient encore de maturité. Ce fut notamment le cas des catapultes électromagnétiques, fournies par General Atomics [et qui équiperont le porte-avions de nouvelle génération français, ndlr], mais aussi celui du système AAG et des ascenseurs d’armement. Finalement, tout rentra à peu près dans l’ordre quand la capacité opérationnelle initiale du navire fut prononcée en septembre 2022, peu avant son premier déploiement.
Cela étant, l’US Navy avait assumé, dès le départ, le fait qu’il faudrait apporter des améliorations à l’USS Gerald R. Ford au fil de sa carrière opérationnelle. C’est ainsi qu’il a été réceptionné sans avoir la capacité d’exploiter pleinement le chasseur-bombardier F-35C. Et cela notamment à cause de restrictions budgétaires imposées par le Congrès.
« Les porte-avions des classes Nimitz et Ford, de par leur conception, peuvent fonctionner avec des F-35C. Cependant, des modifications leur sont nécessaires pour exploiter pleinement les capacités des F-35 et leur permettre d’être plus efficaces lors d’un déploiement complet », avait en effet expliqué un porte-parole de la marine américaine, en 2019.
Cependant, ces modifications seront apportées à l’USS Gerald R. Ford à l’occasion de son premier arrêt technique. Et cela devait donc être aussi le cas pour le second porte-avions de cette classe, à savoir le John F. Kennedy [CVN-79], dont la construction a débuté en 2015.
Mis à l’eau quatre ans plus tard, ce navire aurait dû être livré à l’US Navy en 2022. Or, selon une annonce faite par son constructeur, Huntington Ingalls Industries [HII], il a entamé ses essais en mer le 28 janvier.
« Aujourd’hui, le porte-avions le plus récent de notre pays, le John F. Kennedy a quitté notre chantier naval de Newport pour entamer ses essais en mer », a fait savoir HII, via le média social X.
Selon les prévisions de l’US Navy, le John F. Kennedy ne lui sera pas livré avant 2027. Et cela pour au moins trois raisons.
La première est que la construction de ce porte-avions était déjà à un stade avancé quand les solutions furent apportées aux problèmes de jeunesse de l’USS Gerald R. Ford.
This huge milestone is the result of the selfless teamwork and unwavering commitment by our incredible shipbuilders, suppliers and ship’s force crew. We wish them a safe and successful time at sea! @USNavy @COMNAV_AIRLANT @USNavyNNPP (2/2) pic.twitter.com/EEwJdltygV
— HII (@WeAreHII) January 28, 2026
« La construction du John F. Kennedy était déjà bien avancée lorsque de nombreux enseignements tirés de l’ expérience avec l’USS Gerald R. Ford ont été identifiés, empêchant ainsi leur mise en Å“uvre en temps voulu pour le Kennedy », avait en effet expliqué Todd Corillo, le porte-parole de HII, en juillet dernier. « À l’inverse, l’Enterprise [CVN 80] et le Doris Miller [CVN 81] ont pu tirer profit de ces enseignements plus tôt dans leur processus de construction », avait-il ajouté.
Un autre raison est que le Congrès a exigé que le John F. Kennedy soit en mesure d’exploiter pleinement les capacités du F-35C avant sa livraison à l’US Navy, alors que celle-ci comptait effectuer les modifications nécessaires ultérieurement.
Enfin, la dernière raison est qu’il a fallu installer un radar AN/SPY-6(V)3, à bord de ce navire alors que l’USS Gerald R. Ford a été équipé du radar multifonctionnel actif à réseau phasé DBR, dont les performances et disponibilité se sont révélées décevantes.
Ces modifications ont alourdi la facture de ce porte-avions, le montant de celle-ci ayant été estimé à plus de 13 milliards de dollars par l’US Navy. Probablement que celles de l’Enterprise et du Doris Miller seront moins lourdes… Mais rien n’est moins sûr.
En effet, l’été dernier, le site spécialisé USNI News a révélé que l’USS Enterprise devrait être livré en 2030 et non en 2029, comme cela avait été initialement annoncé.
« Le calendrier du CVN 80 continue d’être perturbé par des retards de livraison de composants essentiels à sa construction. Les retards de 18 à 26 mois, tels qu’ils avaient été estimés en 2024, se sont creusés pour atteindre 28 mois, ce qui représente un risque pour l’ensemble de la construction du navire. Nous travaillons en étroite collaboration avec le chantier naval afin d’améliorer ces prévisions », avait expliqué un porte-parole de l’US Navy.





Le secteur de la construction navale américaine continue de briller par son inefficacité… certes, construire un PAN de cette taille et de ce niveau technologique n’est pas à la portée de tout le monde, mais de tels délais et de tels surcoûts sont inexcusables pour un pays qui a déjà construit énormément de PAN et qui dispose de l’expérience, des infrastructures, des budgets et de toute la technologie nécessaire.
Dans le contexte d’une potentielle prochaine « Guerre du Pacifique 2 » avec la Chine, il serait sans doute intéressant pour les USA d’évaluer la construction d’une série de « petits » PA de 60-80 000 tonnes, à propulsion classique, qui seront sans doute moins performants que les Ford, mais qui pourraient être construits 2 à 3 fois plus vite, et pour 2 à 3 fois moins cher.
Le cas échéant, même si la fierté et l’honneur US pourraient en prendre un coup, l’idée de faire construire certains blocs dans des chantiers sud-coréens et européens pourraient permettre de démultiplier les capacités et les délais de construction, l’assemblage final et l’armement restant évidemment réalisés aux USA.
Cette méthode s’assimilerait à un « coup de pied aux fesses » pour les chantiers et industriels américains, ou à un « surge » industriel pour rester plus poli… Elle bousculerait en effet beaucoup d’habitudes. Les USA pourraient alors espérer entreprendre la construction en parallèle de plusieurs PA (6 à 8 unités ?), avec des rythmes de construction et de mise à l’eau jamais vus depuis 70 ans. De quoi remonter un peu la pente face à la Chine. D’autant que la méthode serait potentiellement déclinable pour les frégates et destroyers…
Cette initiative serait potentiellement beaucoup plus utile à l’US Navy que l’encombrante classe « Defiant », « super cuirassé lance missiles » voulu par Trump (et pour Trump…), mais qui risque de rejoindre rapidement la classe Zumwalt au rayon des mauvaises idées très coûteuses…
Délocaliser le travail à l’étranger pour augmenter les cadences, impossible car Trump ferait le contraire de ce qu’il a dit, les MAGA seraient contre lui. USA uber alle (USA au-dessus de tout)
vous n avez pas suivi l actualité vous.
USA über alles.
Vous êtes sûr de vivre en Allemagne ?
Et si c’était censé être de l’anglais, c’est USA above all.
C’est sûr, ce serait comme si les allemands delocalisaient la production de leurs F126 en France…
impossible
@jean luc
L’ entité séoulienne a conclu un accord avec l’administration US
https://www.defensenews.com/industry/2025/09/16/south-korean-manufacturers-outline-plans-to-bolster-us-shipbuilding/
L ‘ ICE Pact implique , du moins dans un premier temps , la collaboration des chantiers navals Mooseheadiens et Chukhniens . Les Etazunis ont même envisagé la collaboration de chantiers navals Colombiens qui ont construit un navire d’exploration polaire conçu par Damen .
https://www.wilsoncenter.org/issue/ice-pact
https://www.bairdmaritime.com/security/naval/naval-auxiliary-support/vessel-review-simon-bolivar-polar-capable-research-ship-delivered-to-colombian-navy
Après il ne faut pas faire de caricatures simplistes non plus et de parler d’  » inefficacité  » ! Les chantiers navals étazuniens c’est une suite de  » stop and go  » depuis 80 ans et la fin de la SGM .
Deux gros problèmes semblent avoir été identifiés
1- Augmentation du recours à la construction modulaire . En gros 10% de la construction d’un navire y est réalisée en dehors du chantier naval alors que cela peut atteindre 20% à 50% ailleurs .
2 – Discipline de conception et gestion des variantes
Les US ont des possibilités immenses comme l’extension des zones côtières industrialisées , les ports en eaux profondes ,… Selon plusieurs critères les Étazunis surpassent des pays comme l’entité séoulienne et la nipponie .
Il ne faut pas oublier quand même leurs flottes nucléaires de surface et sous-marine qui s’est construite et qui continue de se construire depuis les années 50 ( Rickover’s navy )
Non, uber, c’est aut’chose, la flèche…
Je vous suis pour l’incroyable incompétence des chantiers navals américains, c’est tout bonnement incompréhensible… ils ont le savoir faire, les ressources et les capacité industriels… pourtant aucun programme ces dernières années ne s’est déroulé comme prévu. Sur ce type de grand programme il y a forcément du retard et des difficultés mais là c’est à chaque fois une catastrophe.
Je suis également favorable à de plus petits PA (modulo que l’on puisse y faire décoller des aéronefs conventionnels, si c’est pour coller du F35B… pas sur de la pertinence vu les faibles performances de la bête). Typiquement je suis pas du tout fan de notre futur PAN NG, j’aurais préféré deux PA type CDG (plus moderne bien sur) en embarquant du rafale F5 + UCAV et non pas le NGF… mais bon.
Par contre votre proposition de faire construire tout ou partie d’un quelconque produit militaire fabricable aux USA est tout bonnement impossible. Les représentants des états (gouverneurs, congressmen, sénateurs) sont ultra puissants et défendent bec et ongles leurs « territoires »… bref rien que l’idée suffirait un faire tomber président. C’est d’ailleurs une des difficultés de l’industrie militaire USA qui doit dispatcher sa production pour s’assurer du soutien politique lors de très gros contrats mais aussi la difficulté des armées… qui se font souvent bloquer par le politique lorsqu’ils veulent virer certains programmes (pour des raisons économiques locales).
Ah bein si vous êtes favorable à la construction de petits PA c’est formidable. L’US Navy n’attendait plus que votre autorisation pour valider le concept.
Merci à vous,
Pas sûr.
Bien sûr.
@olivier
je suis bien conscient que le fait de « délocaliser » hors des USA une partie de la construction navale militaire US soulèverait une tempête de protestation au Congrès. Aucun Président « normal » ne prendrait ce risque en temps « normal ». Mais :
1/ Trump n’a rien d’un Président « normal » : renverser la table est son sport favori, tout comme le fait de mettre la pression sur ses industriels (il l’a déjà montré à plusieurs reprises). même s’il a d’innombrables défauts, il reste un businessman qui comprend le langage de l’économie.
2/ Les temps que nous vivons n’ont plus rien non plus de « normal » : l’ordre mondial issu de la Seconde Guerre Mondiale, et les instances de cette gouvernance mondiale, viennent d’être fracassés par Trump. La Chine est en train de rattraper, et bientôt dépasser la puissance économique et militaire des USA, et l’hypothèse d’une prochaine guerre dans le Pacifique est prise très au sérieux. Or, la construction navale militaire américaine ne parvient pas à sortir de sa crise structurelle (sans parler de la planification stratégique de l’US Navy, elle aussi à la dérive…). Une bonne partie de la flotte de surface doit être remplacée, mais les chantiers américains ne parviennent pas à respecter les coûts et les délais.
Bref, si quelqu’un peut poser ce constat de manière à peu près lucide, et décider de « secouer le cocotier », c’est bien Trump…
Par ailleurs, au-delà des questions d’image et de prestige national, la « punition » ne serait pas non plus si terrible dans les faits : les chantiers américains croulent sous les commandes, qu’ils ne parviennent d’ailleurs pas à livrer dans les temps et dans les coûts. Si une partie des blocs et sous-ensembles étaient produits à l’étranger, le travail d’assemblage resterait réalisé aux USA, de même que l’armement : les chantiers américains et leurs ouvriers auraient toujours beaucoup de travail, mais avec la satisfaction « d’enchaîner » les mises à l’eau selon un tempo beaucoup plus rapide. De quoi faire passer la pilule auprès des représentants du Congrès…
Les capacités industrielles.
@HMX
Toutes vos remarques semblent très pertinentes et logiques, mais comment expliquer cette « soudaine » perte de compétences et de main-d’oeuvre qualifiée ?
Ne pourrait-il pas y avoir une autre explication plus raisonnable pour cet état de fait ? Du genre de véritables « black programs » , mais pas pour l’aviation, mais pour des groupes aérospatiaux, dont la construction nécessiterait le savoir faire des mêmes personnes qui manquent cruellement sur des travaux plus « ordinaires » ?
Si le programme « Solar Warden » (rebaptisé) qui aurait conduit à la création de huit vaisseaux spatiaux de la taille des « supercarriers » actuels, et des vaisseaux accompagnant les groupes aérospatiaux, était en train de se renforcer avec d’autres moyens ?
Après tout, à part les mécanismes de propulsion et une physique à 10 dimensions, cela ne nécessiterait-il pas les mêmes sociétés de construction navales que pour les SNLE, et des équipages de l’US Navy ?
Si Trump a décidé de créer la Space Force en 2019, ne serait-ce pas aussi pour avoir toutes les ressources regroupées à sa main ?
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https://exopolitics.org/living-with-taygetan-ets-on-a-solar-warden-spacecraft-and-their-home-world/
https://www.astrounivers.com/solar-warden-la-flotte-anti-gravitationnelle-dotee-de-technologies-extraterrestres/%5B=
Complément de lecture :
A lire : revue Ikaris n°24 « Flotte spatiale et technologie extraterrestre »
https://www.ikaris.fr/432-tm_thickbox_default/magazine-n24-version-pdf.jpg
https://www.ikaris.fr/fr/numeros-version-pdf/74-magazine-n24-version-pdf.html
Et l’Étoile noire, ils la construisent où ?
Sinon on peut aussi reconstruire des PA type L’USS Valley Forge (CV-45), ça coute vraiment moins cher et on y met dessus des avions type F4U Corsair, très rapide à construire, en nombre, et à prix réduit comparé au F35.
C’est pas « retour Vers le futur » mais « avance vers le passé » lol.
@Toto
Sans aller jusqu’à ressusciter la classe Essex, il existe de nombreux concepts visant à transformer des porte-conteneurs civils en « ponts plats » (avec tremplin), non pas pour mettre en oeuvre de vénérables F4U Corsair, mais plutôt des drones UCAV de dernière génération !
Intégrés au sein d’un GAN/CSG, de tels navires pourraient apporter une valeur ajoutée opérationnelle très intéressante, pour un coût relativement limité. Ce concept peut en apparence sembler « low cost » et être assimilé à un vulgaire bricolage digne d’un pays du tiers monde. Mais il mériterait d’être développé le plus sérieusement du monde. Même par la puissante US Navy…
Comme ce truc iranien ? 🙂
https://www.meretmarine.com/fr/defense/la-marine-iranienne-met-en-service-son-premier-porte-drones
Oui, je confirme, ça fait bricolage de pays du Tiers-Monde !
Et quand on voit leur fameux ex-avion furtif Qaher 313 devenu drone décoller avec un bruit de pétrolette et atterrir en faisant des bonds sur le pont, on ne peut que sourire… Ou s’apitoyer.
C’était du second degré de ma part. Malgré tout, je partage votre avis.
C’était juste pour dire que la façon dont on conçoit les m »machines » actuellement prends trop de de proportion qui font qu’elles sont de plus en plus chères et tout ça, pour finir peut être détruite car la guerre, ça fait de la casse lol.
@HMX. « Cette initiative serait potentiellement beaucoup plus utile à l’US Navy que l’encombrante classe « Defiant », « super cuirassé lance missiles » voulu par Trump (et pour Trump…) ». Désolé, mais cette initiative vient de certains amiraux de l’US Navy, ils en discutent depuis bien avant ce mandat de Trump..
Désolé également : à moins que vous ayez des infos contraires, la classe BBG(X) « Defiant » est bel et bien un authentique caprice du Président Trump, qui a exposé sa vision de la « Golden Fleet » teintée de nostalgie et de souhait de retour symbolique aux « battelships » de 30 à 40 000 tonnes, inspiré par son intérêt personnel pour la classe Iowa et la puissance navale ostentatoire. Le fait que l’idée lui ait éventuellement été soufflée par des amiraux à la retraite nostalgiques de la 2GM n’y changerait pas grand chose… Trump a bel et bien tordu le bras de l’US Navy, imposant sa vision.
Et ce alors que l’US Navy, à peine remise de l’échec total des programmes Zumwalt et LCS, et encore engluée dans l’échec programmatique des Constellation, explorait plutôt des programmes plus modestes et réalistes, comme le DDG(X), destroyer nouvelle génération, de 14500 tonnes environ, pour remplacer sa flotte de surface dans la décennie 2030.
L’irruption des BBG(X), mastodontes non prévus jusqu’ici dans la programmation navale US, risque d’ailleurs d’avoir pour conséquence la mise au placard du programme DDG(X) : encore du temps (et de l’argent) perdu…
« Le fait que l’idée lui ait éventuellement été soufflée par des amiraux à la retraite nostalgiques de la 2GM n’y changerait pas grand chose » L’Amiral Caudle, à la tête de l’US Navy n’est pas à la retraite et un très chaud partisan de ces navires… Dans la Navy, comme ailleurs, il n’y a pas qu’un seul courant de pensée… Je ne prend pas position pour ou contre ce programme… Plus des excellents Arleigh Burke et futurs DDG(X) ont ma préférence… Arleigh Burke, qui, au contraire de ce que vous dites plus haut (« Une bonne partie de la flotte de surface doit être remplacée, mais les chantiers américains ne parviennent pas à respecter les coûts et les délais. ») sont livrées dans les temps et budgets..
Je ne prends pas.
! bonnes remarques ! vous devriez créer une think tank aux USA ou vous embaucher à la DARPA ; ou mieux : construire un PAN .
* le retour au cuirassé apparaît bien surprenant. Est-il pertinent ?
* par contre produire plus d’unités, plus vite et moins chères et peut être aussi plus simples donc moins problématiques, est une option intéressante quel soit le type de matériel considéré.
* par contre, que le secteur soit civil ou militaire, les défaillances dans des secteurs où le savoir-faire semble maîtrisé doit sérieusement interroger,
Faut-il y voir :
=> le ronron de l’habitude et le relâchement qui s’en suit ?
=> un recouvrement insuffisant lors du passage de témoin ?
=> voire des insuffisances dans la formation initiale ? D’où l’intérêt de ne pas laisser filer l’enseignement des fondamentaux…
Ce qui est certain c’est qu’il faut y regarder à deux fois avant de stopper une filière que l’on maîtrise et que, par exemple, les défaillances répétées de Boeing doivent interroger en profondeur afin de retrouver la rigueur d’une part lors de l’élaboration du projet et, d’autre part, par la suite, sur l’ensemble de la ligne de production.
Ce PAN va apporter la paix et la liberté dans le monde !!! Réjouissons nous 😉
Et ce sont quoi ces fameuses « améliorations » qui manquent ? Parce que, concrètement, on n’a pas le début d’un indice dans l’article, sauf qu’elles manquent pour exploiter la Dinde…
En tout cas, c’est un cas d’école bien américain : dépenser 20 milliards de dollars pour avoir un truc qui ne remplit pas le cahier des charges initial, chapeau ! La jurisprudence de la Dinde fait école…
D’après la presse américaine, les « améliorations » qui font défaut pour accueillir le F35C seraient les suivantes :
– Infrastructures de maintenance ALIS/ODIN : les espaces, câblages, stations de travail et connexion sécurisées nécessaires à la maintenance du F35 n’ont pas été installés sur le Ford à l’origine. Cela nécessite désormais une coûteuse refonte des ateliers et de l’AIMD (Aircraft Intermediate Maintenance Division).
– Protections thermiques : le F35 est connu pour la puissance et la chaleur générée par son moteur, qui nécessite de renforcer les Jet Blast Deflectors (JBD) ainsi que certaines zones du pont d’envol, pour supporter cette exposition répétée.
– Installations spécifiques armes et munitions : le F35 utilise des armes spécifiques et des conteneurs logistiques particuliers. Certains ascenseurs d’armes, ainsi que les baies de stockage de munitions, doivent donc être adaptés.
– Autres adaptations mineures : stations de ravitaillement en carburant qui doivent être modifiées, intégration nécessaire de certains équipements de manutention spécifiques (pour les panneaux furtifs et certains capteurs).
– Formation et outillage supplémentaire pour l’équipage, à planifier.
En l’état actuel, le Ford est certes capable de catapulter et de faire apponter de façon ponctuelle des F35C (il a d’ailleurs servi à certifier les EMALS et AAG pour le F35C), mais pas de les déployer de façon opérationnelle, ni de les soutenir dans la durée. Il faudra donc réaliser les travaux et adaptations ci-dessus, pour une somme évaluée aux alentours de 200-300 millions $…
Merci. Une paille, quoi…
Je suppose que les futurs Enterprise et Doris Miller vont être rebaptisés Donald J. Trump et Melania Trump
Ils sont completement au fraise par rapport au chinois, la chine attend 12 porte-avions nucléaires pour 2035. quand au usa on peine à sorti 2 pa gerald ford….
J’espère que le CVN-82 ne sera pas baptisé USS Donald John Trump. Les américains devraient plutôt réserver ce nom pour une suite Hot Shots.
@Vevert250″J’espère que le CVN-82 ne sera pas baptisé USS Donald John Trump Les américains devraient plutôt réserver ce nom pour une suite Hot Shots. », Le CVN-82 aura le nom de…William J. Clinton..et le CVN-83 de George W. Bush…Est-ce vraiment mieux ????
carrément mieux !
Avec Clinton et ses frasques, on se marrait !
Et Bush fils, bah, c’est un Républicain bon teint, quoi.
Mais votre Trump, à peine élu, et c’est un festival de conneries en tous genres, avec en prime un égo surdimensionné, la folie des grandeurs, et à l’évidence un … « petit pet au casque » …
En tout cas, je ne crois pas que son mandat se terminera bien …
La marine américaine est superbement équipée pour servir de support logistique à l’enlèvement d’un dictateur bolivarien.