Le ministère allemand de la Défense lance la réalisation d’un aéronef hypersonique réutilisable

Ayant été financé en partie par la DARPA, l’agence du Pentagone dédiée à l’innovation, et le Defence Equipment and Support [DE&S] du ministère britannique de la Défense [MoD], le projet SABRE [Synergetic Air-Breathing Rocket Engine], porté par l’entreprise Reaction Engines, visait à mettre au point un réacteur censé permettre à un aéronef de voler à une vitesse hypersonique, c’est-à -dire supérieure à Mach 5.
Le moteur SABRE devait servir au programme « Concept V », qui, lancé par le MoD en 2022, portait sur le développement d’un avion hypersonique monoréacteur. Seulement, la faillite de Reaction Engines, survenue deux ans plus tard, porta un rude coup à cette ambition.
Aux États-Unis, l’US Air Force confia, en 2020, à Hermeus le soin de mener un programme similaire. Programme qui a connu une avancée majeure en mai dernier, avec le premier vol du « Quarterhorse », depuis la base aérienne d’Edwards [Californie]. L’objectif de l’entreprise est de faire voler son appareil à Mach 5 dans le courant de cette année.
La France n’est pas en reste. Dans sa feuille de route publiée en 2019, l’Office national d’études et de recherches aérospatiales [ONERA] évoqua un projet d’aéronef de combat hypersonique pouvant « s’étendre à toute mission d’intérêt militaire » et devant être « capable de réaliser une croisière à haute altitude de longue durée, avec un fonctionnement global de type avion, avec des phases de décollage et d’atterrissage horizontaux sur une piste et une accélération autonome ». Une concept, appelé Espadon, fut dévoilé quatre ans plus tard, lors du salon du Bourget. Depuis, peu d’informations ont filtré.
Mais c’est sans doute l’Allemagne qui, en Europe, disposera la première d’une telle capacité. En 2021, l’Office fédéral des équipements, des technologies de l’information et du soutien en service de la Bundeswehr [BAAINBw – Bundesamt für Ausrüstung, Informationstechnik und Nutzung der Bundeswehr] notifia un modeste contrat de 250 000 euros à l’entreprise Polaris Raumflugzeuge pour évaluer les applications et le potentiel d’un avion spatial pour les missions de renseignement, dans le cadre de son programme RDRS [Rapid Deployable Reconnaissance System].
À l’époque, Polaris Raumflugzeuge, émanation du Centre pour l’aéronautique et l’astronautique [Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt, ou DLR], travaillait sur le concept d’un avion spatial à propulseur Aerospike, appelé Aurora.
« Aurora est conçu pour le décollage et l’atterrissage sur des pistes conventionnelles partout dans le monde […]. Sa mission principale est le lancement de satellites de 800 à 1 000 kg, ce qui permettra ainsi une réduction importante des coûts de lancement par rapport aux lanceurs conventionnels, tout en augmentant fondamentalement la flexibilité, la disponibilité et la sécurité », avait expliqué l’entreprise.
Puis, l’an passé, après des essais satisfaisants, Polaris Raumflugzeuge obtint un autre contrat de la part du BAAIBw pour, cette fois, mener des recherches sur un « véhicule de recherche hypersonique à deux étages réutilisable ».
Mais il est désormais question de passer à l’étape suivante. En effet, via le réseau social LinkedIn, Polaris Raumflugzeuge a fait savoir que le BAAINBw venait de lui notifier un nouveau contrat pour la « fabrication et l’exploitation d’un véhicule de recherche hypersonique à deux étages, à décollage horizontal et entièrement réutilisable ».
« Le concept du HYTEV [Hypersonic Test and Experimentation Vehicle] a été développé lors des travaux préparatoires menés en 2024 et 2025 », a d’abord rappelé l’entreprise allemande. « Ce système, dont la taille et la masse au décollage sont comparables à celles d’un avion de chasse, sera opérationnel d’ici fin 2027 », a-t-elle ensuite promis.
Le premier étage de cet appareil se compose de deux turboréacteurs à double flux et d’un moteur-fusée Aerospike linéaire AS-1 LOX tandis que le second repose sur un seul moteur fusée.
« À notre connaissance, aucun contrat pour un système comparable n’a jamais été attribué auparavant à une entité en Europe, voire dans le monde. Nous nous réjouissons de ce projet passionnant et très ambitieux ! », a commenté Polaris Raumflugzeuge. « Nous sommes extrêmement fiers de la confiance que la Bundeswehr continue de nous témoigner », a-t-elle conclu.





Macron leurs à transférer les ingénieurs et BE de Arian group, du deuxième moteur de fusée, les allemands avance grâce à notre Macron
Plutôt les plans du programme Hermès… le moteur Vinci n’est pas adapté pour
Je ne sais pas si les Allemands avancent, mais votre niveau de français ne suit pas le même chemin…
Oui, mais ça suffit pour coller les affiches du parti politique de son choix et, de toute façon, on ne lui demande pas de comprendre ce qu’il y a écrit dessus.
Ariane Groupe est une société européenne où le gouvernement n’a rien à dire. Le moteur Vinci est monté et assemblé à 20km de chez moi à Lampolshaussen, dans une usine ultra-moderne, les Allemands ont beaucoup progressé en matière spatiale. Le bureau d’étude n’a pas été transféré en Allemagne. Le coût spécifique de l’usine ou du site de
Lampoldshausen n’est généralement pas communiqué sous forme d’un chiffre global unique, car le site est partagé entre le Centre aérospatial allemand (DLR) et l’industriel ArianeGroup.
Toutefois, plusieurs investissements majeurs récents et coûts opérationnels peuvent être identifiés :
1. Modernisation et nouvelles infrastructures
Banc d’essai P5.2 : Ce banc d’essai spécifique pour l’étage supérieur d’Ariane 6 a nécessité un investissement massif de l’ESA et du DLR pour permettre les tests à feu.
Modernisation de la production : ArianeGroup a récemment décidé de transférer l’assemblage final du moteur Vinci (pour l’étage supérieur d’Ariane 6) directement sur le site de Lampoldshausen pour optimiser la chaîne logistique et réduire les coûts industriels.
2. Cadre budgétaire global (Ariane 6)
Le site de Lampoldshausen s’inscrit dans le budget global de développement et d’exploitation d’Ariane 6 :
Développement : Environ 3,8 à 4,2 milliards d’euros au total pour le système de lancement Ariane 6.
Soutien à l’exploitation : L’ESA a accepté de verser jusqu’à 340 millions d’euros par an à ArianeGroup (incluant les activités à Lampoldshausen) pour soutenir la production et l’exploitation du lanceur à partir de 2027.
Ariane GrouP.
De chez moi à LampolDshauSen.
« Le bureau d’étude n’a pas été transféré » il est resté à Vernon.
et il travaille sur quoi? le futur moteur REUTISABLE Promotheus!!
il fonctionne déjà , et il devra être 10 fois moins cher à produire
https://fr.wikipedia.org/wiki/Prometheus_(moteur-fus%C3%A9e)#:~:text=Le%2020%20juin%202025%2C%20de,dans%20le%20d%C3%A9veloppement%20du%20moteur.
@Jean Luc : qui a travaillé là à Vernon, sur les moteurs fusées , juste après 2eme Guerre? humm?
voila ma réponsea) Après la Seconde Guerre mondiale,
plus de 120 techniciens et ingénieurs allemands travaillèrent à Vernon, en France, plus précisément sur le programme spatial français.
Historique de la recherche spatiale à Vernon
Recrutement : Dans le cadre de l’opération « Belle au bois dormant » (opération Dornröschen ou opération nationale), la France recruta des experts allemands en armement, à l’instar des États-Unis (opération Overcast/Paperclip) et de l’Union soviétique.
Localisation : Entre 1946 et 1947, les techniciens du Centre de recherche de l’armée de Peenemünde furent transférés au Laboratoire de recherche balistique et aérodynamique (LRBA), nouvellement créé à Vernon.
Activités : Ces ingénieurs jouèrent un rôle crucial dans le développement des premiers lanceurs français, qui servirent plus tard de base au programme européen Ariane.
Intégration : Nombre de ces scientifiques allemands et leurs familles restèrent définitivement en France, tandis que certains retournèrent par la suite en Allemagne.
Je le savais depuis longtemps. Von Braun, un nazi et un criminel de guerre hors pair, a été nommé directeur des programmes appolo pour la NASA. Promotheus, c’est Ariane Groupe, c’est un moteur franco-germano- italien .
Il est bon ce Macron, il faut le garder
Macron est le premier punching ball du fil, ok. Classique, mais un peu banal quand même.
@Jm
Vous ne connaissez apparemment pas grand chose à la chose spatiale. Macron a effectivement fait du transfert, mais ce n’était pas des ingénieurs en R&D qui sont partie. C’est l’assemblage du moteur Vinci qui est transféré en Allemagne.
Les allemands sont aussi capables de développer des programmes. Faut arrêter de se prendre pour des cadors et de croire que les ingénieurs français sont les seuls capables de tout faire. Les allemands ont aussi des ingénieurs innovants et talentueux, et ils n’ont pas besoin de nous.
C’est Arianne Groupe qui a transféré le moteur Vinci, que Macron soit au courant. C’est juste, légalement il ne pouvait rien faire car Arianne Groupe est une société privée. En fait, les Allemands ont négocié, ils ont fait des investissements très lourds qui se comptent en dizaines de millions d’euros, million que la France a plus. On avance dans le spatial. Une chose à préciser : Le PDG de l’ESA est allemand, le 1er contributeur c’est l’Allemagne. Il est crucial de comprendre que la France est en déclin.
@jean luc
Vous avez raison, c’est une décision d’ArianeGroup. Une décision cependant politique, je pense que vous en conviendrez. J’ai en effet du mal à saisir l’intérêt d’ArianeGroup à faire un accord avec le DLR et l’ESA. Si vous me dites que les ingénieurs français sont tous des crétins que et les ingénieurs allemands sont tous des gens brillants, je vous dirais que vous êtes complètement à côté de la plaque.
Par contre, qu’ArianeGroup ait accepté ce transfert pour avoir de l’argent de l’Allemagne pour lancer Ariane 6, ça je veux bien le croire. Et que Macron n’ait pas mis l’argent sur la table pour sauvegarder la partie française du moteur Vinci, je veux bien le croire aussi.
–
« Le PDG de l’ESA est allemand, le 1er contributeur c’est l’Allemagne ». Je doute que la nationalité ait un intérêt quelconque dans les choix. Les choix dans ce genre d’institution, c’est de l’argent et de la répartition industrielle. L’opinion personnelle du chef de l’ESA, ça n’a rien à voir ici.
–
« Il est crucial de comprendre que la France est en déclin. ». Je pense que vous avez malheureusement raison.
C’est surtout ce qui faisait la force de la France qui est en déclin : la puissance publique, l’État.
Macron a passé son temps à affaiblir l’état.
Ce n’est pas nouveau. Ses prédécesseurs y ont aussi contribué, hélas.
la politique n’est jamais loin dans ce genre de décisions . Il y a eu des négociations franches pour le moteur Vinci entre Ariane Groupe et le DLR pour faire une nouvelle usine pour monter le moteur Vinci, je pense que la France voulait le Vernont , et le DLR Lampolshausen. Le coût est énorme, on parle de dizaine de millions d’€, impossible de chiffrer car « secret défense » comme on dit. Concernant Macron, il n’a pas pu mettre assez d’argent sur la table, mais les Allemands n’ont peut-être pas eu tout ce qu’ils voulaient non plus, c’est un compromis. La nationalité du PDG de l’ESA n’est pas importante en soi, mais elle indique le poids et l’influence de l’Allemagne dans l’ESASA. Je ne crois pas que les ingénieurs français soient des crétins, et les Allemands des dieux, non à Lampolshausen ils travaillent ensemble, simplement les Allemands ont des moyens que les Français n’ont plus. Les seuls crétins que je connais, ce sont les franchouillards qui se cachent la vérité sur notre pays et qui pensent que l’on est meilleurs que les autres. il est possible de visiter le site de Lampolshausen
Josef Aschbacher est autrichien.
Les allemands ont parmi des meilleures instituts techniques et universités, comme la TUM, la Max Planck Institute et bien d’autres, de nombreux chercheurs européens y travaillent et ils récupèrent le plus de chercheurs US virés par Donald.
En effet à ne pas sous-estimer, surtout de la part d’un pays qui a le plus mauvais système éducatif d’Europe et un PIB par habitant en chute libre…
C’est donc pour ça que dans les boîtes de tech allemandes, la plupart des techos sont indiens ou des pays de l’Est.
@Khops
Curieux de savoir à quoi vous faites référence. Vous avez fait un sondage ?
il y as beaucoup d’etranger qui travaillent dans la hig teck allemandes et pas seulement des indiens ou des pays de l’est . il y as 250 000 français qui travaillent en Allemagne en dehors des frontalier , 75% d’entre eux ont un diplômes universitaires. La stupidité est universelle, donc pas de souci pour la trouver. La connaissance et l’intelligence sont très peu courantes, il est parfois indispensable qu’elles viennent d’ailleurs. Cette observation est valable pour tous les pays
Ce n’était pas les ingénieurs en R&D qui sont partis.
Les Allemands.
N’importe quoi…
Non, le bureau d’études d’Ariane n’a pas été « transféré » en Allemagne dans son intégralité, mais la répartition des activités de conception et de production a évolué au sein d’
ArianeGroup (une coentreprise franco-allemande entre Airbus et Safran).
Voici les points clés sur l’organisation actuelle :
Répartition binationale : ArianeGroup possède des bureaux d’études et des sites industriels majeurs dans les deux pays. Le siège social reste en France (Évry/Paris).
Spécialisations géographiques :
En Allemagne : Le site de Brême est le centre de compétence pour le développement et la fabrication de l’étage supérieur d’Ariane 6. Le site d’Ottobrunn (près de Munich) est spécialisé dans les chambres de combustion et la propulsion orbitale.
En France : Le site de Vernon reste le leader historique pour la conception et les essais des moteurs cryogéniques (comme le Vulcain et le Vinci). Le site des Mureaux assure l’intégration de l’étage principal.
Transferts de responsabilités récents : Un accord signé fin 2024 prévoit le transfert progressif de l’assemblage final et des essais de réception du moteur Vinci de Vernon (France) vers Lampoldshausen (Allemagne) pour optimiser la production industrielle.
En résumé, il s’agit d’un rééquilibrage industriel plutôt que d’un transfert complet du bureau d’études. Chaque pays conserve des pôles d’ingénierie stratégiques.
Non, le bureau d’études d’Ariane n’a pas été « transféré » en Allemagne dans son intégralité, mais la répartition des activités de conception et de production a évolué au sein d’
ArianeGroup (une coentreprise franco-allemande entre Airbus et Safran).
Voici les points clés sur l’organisation actuelle :
Répartition binationale : ArianeGroup possède des bureaux d’études et des sites industriels majeurs dans les deux pays. Le siège social reste en France (Évry/Paris).
Spécialisations géographiques :
En Allemagne : Le site de Brême est le centre de compétence pour le développement et la fabrication de l’étage supérieur d’Ariane 6. Le site d’Ottobrunn (près de Munich) est spécialisé dans les chambres de combustion et la propulsion orbitale.
En France : Le site de Vernon reste le leader historique pour la conception et les essais des moteurs cryogéniques (comme le Vulcain et le Vinci). Le site des Mureaux assure l’intégration de l’étage principal.
Transferts de responsabilités récents : Un accord signé fin 2024 prévoit le transfert progressif de l’assemblage final et des essais de réception du moteur Vinci de Vernon (France) vers Lampoldshausen (Allemagne) pour optimiser la production industrielle.
En résumé, il s’agit d’un rééquilibrage industriel plutôt que d’un transfert complet du bureau d’études. Chaque pays conserve des pôles d’ingénierie stratégiques.
moi j’aime que les infos soient justes, en plus le programme Aurora est un programme national allemand
Alors que toute la technologie spatiale française est née du pillage de l’Allemagne de l’après-guerre, c’est plutôt gonflé. Mais bon ils osent tout.
@ragnar17
Et alors, les Allemands nous ont bien pillé les premiers pendant la guerre.
Dédommagement d’une croisade perdue après l’avoir déclarée donc aucun rapport. Et il y a différence entre des biens matériels et PIs. La deuxième rapporte beaucoup plus.
Ne vous ennuyez pas à essayer de faire progresser ce rageux bruxellois.
Violence verbale irrécupérable, absolument aucun intérêt.
Il aurait dû te transférer aussi.
Macron leuR A transférÉ.
D’ArianE Group.
Les Allemands avanceNT.
Avez-vous recherché le mot clé ‘Quaterhorse’? Que pensez-vous de l’entreprise de Nouvelle-Zélande qui a aussi acheter le kit et fait volé depuis deux ans? Pourquoi pas suivre l’avancement des RD et essai moteur par Polaris. Restons calme und méthodique. Ja wohl 🙂
Le projet est très intéressant.
Un petit doute toutefois, la mise en service opérationnelle fin 2027 paraît bien optimiste.
Il a été prouvé à maintes reprises que les ingénieurs allemands sont incapables de réaliser quelque chose de simple comme une adaptation d’un drone de renseignement américain ou encore un drone kamikaze comme ceux que les Ukrainiens produisent par milliers. Mais maintenant ils délirent à propos d’un drone spatial hypersonique pour 2027. Ces Teutons ont décidément quelque chose de commun avec les Russes, et je ne parle pas que de l’amour commun pour les crimes de guerre.
Et les pyramides égyptiennes produisaient de l’électricité.
@Yvon
Surtout avec un moteur Aerospike. Si le principe de ce moteur est très séduisant, personne n’a encore été capable de faire un démonstrateur convaincant et compétitif face aux tuyères conventionnelles.
@NRJ
Sauf erreur, les allemands revendiquent justement une première mondiale , avec l’allumage en vol d’un moteur aerospike dans le cadre de la série d’essais MIRA (MIRA II en octobre 2024).
Par ailleurs, le HYTEV ne sera pas seulement doté d’un aerospike : c’est un engin mixte, avion-fusée. Il décolle avec des turboréacteurs « classiques », puis allume son 1er étage qui prend la forme d’un booster de fusée, le moteur aerospike prenant ensuite le relais après largage du 1er étage. On ne sait pas encore ce qu’il en sera pour le VORTEX de Dassault, qui pourrait partir sur un concept de propulsion similaire bi-étages, ou sur un concept mono-étage.
Il y a eu des annonces de fonctionnement d’un vecteur allemand au dessus de la mer baltique il y a un ou deux ans, équipé d’un moteur aerospike qui aurait fonctionné plusieurs dizaines de secondes. Je n’ai aucun détail, mais c’était une première mondiale. En tous cas, les équipes sont très ambitieuse et ça fait juste plaisir à voir. Réussir un coup pareil, c’est la classe! Chapeaux à nos voisins!
Difficile de ne pas faire de lien entre ce projet allemand HYTEV, et le projet français VORTEX mené par Dassault. Les deux programmes sont totalement concurrents, les deux visant un décollage et atterrissage conventionnels sur piste, un vol atmosphérique, une vitesse hypersonique et des missions en orbite basse. Il existe toutefois des différence notables :
– sur les finalités : Dassault voit plus grand, en affichant dès le départ des missions potentielles variées, assumant totalement la dimension duale civile/militaire, avec des missions scientifiques, commerciales et militaires, comme le transport vers la station spatiale, la mise en orbite de satellites et d’engins spatiaux, la livraison de charges utiles, la maintenance en orbite, la récupération d’objets spatiaux, interventions autonomes… comparativement, les allemands sont plus « timides » sur les finalités poursuivies : l’HYTEV est présenté comme une simple « plateforme de test hypersonique », pour la défense et la recherche scientifique. Des fonctions de mis en orbite de petits satellites, de reconnaissance spatiale et d’essais d’armes hypersoniques sont évoquées. Autre différence fondamentale : une version habitée du VORTEX est prévue, ce qui ne semble absolument pas le cas du HYTEV.
– Sur la charge utile : le projet allemand se limite à une charge utile d’1 tonne en orbite basse. C’est étonnamment faible, pour un appareil qui devrait en principe atteindre 28 mètres de longueur. Le Vortex s’annonce plus ambitieux, même si les chiffres qui circulent sont spéculatifs et doivent être pris avec précaution, et sont d’ailleurs susceptibles d’évoluer en cours de développement. On parle toutefois dans la version finale d’un engin de 12 mètres de long et d’environ 15 tonnes de masse maximale, emportant environ 4 tonnes de charge utile pour la version cargo. A titre indicatif, cette capacité serait donc 4 fois supérieure au projet allemand, et même 2 fois supérieur à la charge utile du X-37B américain.
Ce qui est certain, c’est que Dassault met en avant le fait que le VORTEX sera conçu autour d’une large soute, ce qui crédibilise les chiffres avancés ci-dessus.
– Sur la propulsion : le HYTEV sera bi-étage. Il décollera avec des moteurs à réaction, puis accélèrera via un booster rocket pour l’étage 1, et utilisera un moteur aerospike pour la suite du vol. On ne sait pas encore pour le VORTEX, qui pourrait être mono-étage, ou avec une propulsion combinée.
– Sur le calendrier : les deux projets visent un premier vol en 2026/2027.
Dassault vise un phasage programmatique, avec d’abord un démonstrateur VORTEX-D échelle 1:3 en 2027 (environ 4 mètres de long, envergure 2.5 mètres), puis un VORTEX-S à l’échelle 2:3 en 2028-2030, puis VORTEX-C (cargo) pleine échelle vers 2030, et enfin une version VORTEX-M (manned) habitée, après 2030.
Comparativement, le HYTEV est plus avancé : le programme s’inscrit dans la continuité des projets MIRA (plus de 100 vols d’essais, incluant notamment l’allumage en vol d’un moteur aerospike) entre 2019 et 2024. Le contrat pour un démonstrateur NOVA, d’environ 8 mètres de long, a été signé en février 2025, avec un 1er vol annoncé par Polaris en 2026, et une version pleine échelle (28 mètres) du HYTEV prête au vol fin 2027.
En résumé, les allemands ont un projet HYTEV moins ambitieux (faible charge utile, absence de version habitée, vocation « plateforme de test »/expérimentale) mais un peu plus avancé que celui des français, bénéficiant des essais menés sur des programmes antérieurs, et d’un financement direct Bundeswehr. Le projet VORTEX est pour sa part nettement plus ambitieux, avec une possible version habitée, une charge utile nettement supérieure, une dimension opérationnelle clairement visée (civile, scientifique et militaire), mais accuse à ce stade un retard sur le projet allemand, avec des financements public et privés forcément plus complexes à réunir.
Dernier point, qui risque de donner lieu à pas mal de batailles dans les couloirs de Bruxelles : Dassault a expressément émis le souhait de voir le projet VORTEX adopté (donc financé…) par l’ESA dans le cadre d’Explore 2040, la stratégie exploration de l’ESA. On peut évidemment s’attendre à une vigoureuse contre-attaque allemande sur le sujet !
Pour les Allemands, eux, ils ont une autre approche, c’est de faire plus petit, et après avec les retexs de faire plus grand, on parle d’un A320 27 000 km/h, donc ils y vont plus doucement en matière d’objectif. L’Allemagne avance ces briques technologiques les unes après les autres pour devenir une grande nation spatiale. Dassault s’est montré chiant avec les Allemands, Alors oui, les Allemands feront tout pour que le dossier Dassault soit remisé au placard.
D’ailleurs, c’est la France qui doit déposer le dossier auprès de l’ESA. ESA dont le responsable est allemand, et l’Allemagne est le 1er contributeur.
L’Agence spatiale européenne (ESA) compte actuellement
23 États membres. Les contributions financières sont réévaluées lors des conseils ministériels, le plus récent (CM25) ayant eu lieu en novembre 2025 à Brême.
Principaux pays contributeurs (Budget 2026-2030)
Pour la période débutant en 2026, l’ESA a sécurisé un budget record de 22,3 milliards d’euros. Les quatre plus gros contributeurs sont :
Allemagne : Premier financeur avec environ 5,1 milliards € (soit ~23% des contributions).
France : Deuxième contributeur avec environ 3,6 milliards €.
Italie : Troisième avec environ 3,5 milliards €.
Espagne : Désormais quatrième suite à un doublement de son engagement à 1,85 milliard €.
Le Royaume-Uni suit avec une contribution de 1,7 milliard d’euros.
Liste complète des 23 États membres
Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovénie, Suède, Suisse.
Autres statuts de participation
Membres associés : La Lettonie, la Lituanie et la Slovaquie ont ce statut. Chypre doit rejoindre ce groupe en tant que membre associé courant 2026.
Partenaire stratégique : Le Canada participe à certains programmes de l’ESA via un accord de coopération de longue date.
@ HMX, ta contribution est exemplaire, toi tu ne fais pas partie des franchouillards, un plaisir de te lire
Pas besoin que cela soit Dassault pour que le dossier soit complexe à défendre. Si les allemands ont un projet concurrent, le fait qu’un projet non allemand soit proposé sera une raison suffisante pour le bloquer, que cela soit déposé par la France sera une seconde bonne raison et la raison Dassault n’arrivera qu’en 3ème position. Les allemands sont bien plus offensifs et efficaces que nous pour protéger leurs intérêts économiques. Pas de critique de l’Allemagne dans mon propos, mais une critique de la France.
Ensuite attendons de voir pour le projet, autant sur le segment terrestre (hors radars et système de communication), l’Allemagne nous surclasse autant sur le segment aéro et spatiale c’est l’inverse, leur industrie est à la traine. Alors oui le DLR est un institut de rang 1 au niveau mondial avec des compétences évidentes et des moyens colossaux… mais il faut que l’industrie suivent et là c’est tout de suite beaucoup moins évident. C’est probablement un des avantages compétitifs de la France sur cette thématique, le fonctionnement assez intégré entre l’ONERA, la DGA et certains gros industriels spécialistes du secteur aéro et spatial… encore faut il que le budget suive…
Toujours amusant: le responsable de l’ESA est Autrichien. Pas Allemand. 🙂
Mais pour les nostalgiks à la tschoque comme jean louk c’est toujours le même chose 😉
L’ESA est en état de catastrophe pas naturelle suite aux désastreuses politiques suivies depuis 15-20 ans, notamment par aschbacher, l’autrichien, qui a été mis à son poste par l’EU, qui l’a même reconduit.
Après n’avoir rien vu venir de SpaceX et loupé les programmes Vega et Ariane 6 c’est tout à fait remarquable et prometteur pour l’avenir….
Note: Ariane 6 n’est pas loupée comme fusée, du tout, mais monter le programme sans réutilisation des étages alors que SpaceX le faisait déjà était une erreur gravissime. Sans les subventions à la pelle et le sponsoring de Bezos qui ne peut pas voir Musk l’ESA serait morte alors qu’elle était le Numéro 1 mondial des lancements. Consternant.
De plus la politique de réattribuer les taches au prorata des budgets est portée par aschbacher et écrite dans les texte de l’ESA. C’est la garantie absolue de l’échec.
Cette politique voulue par les allemands à leur profit et donc appliquée par l’UE est aussi ce qui a tué le SCAF parce qu’obligeant le maitre d’oeuvre à apprendre aux ignares à travailler pour produire.
Mais pour le Scaf c’est bien, l’arrogance même appuyée par la veulerie d’un dirigeant zinzin y a trouvé ses limites.
Excellent l’A320 27000 KM/H. 🙂
Il ne relit même plus ce que produit l’IA. Pourtant il apprendrait, mais non… 😉
Les promesses des startups n’engagent que ceux qui les financent…
Quel retard des Us… depuis les records du X-15… mach 6,7… dans les années soixante
Qu’on ils fait après, pendant 50 ans…
Qu’ont-ils fait.
2027 !!!
C’est pas loin….
Pourquoi pas, ils ont l’argent, sûrement le talent,alors pourquoi pas ?
A voir… L’Allemagne avait affirmé récemment qu’elle deviendrait la première puissance militaire d’Europe ; elle en a peut-être les moyens financiers, pas forcément les moyens humains, quant à la doctrine, à voir, elle reste inféodée à l »administration otanienne…
Oui, les ingénieurs allemands ont du talent, mais plutôt pour foirer les choses. Ils ont pris un drone américain qui fonctionne très bien, le Global Hawk, et l’ont transformé en Euro Hawk qui ne fonctionne pas du tout et a coûté 560M€.
Puis Les ingénieurs allemands ont essayé de développer des drones kamikaze, suite aux retex ukrainiennes. Il y avait 2 concurrents principaux: le Virtus de Stark et le HX-2 de Helsing. Le Virtus n’a même pas passé les tests:
« During the German trial at Munster, one unmanned Virtus drone missed its target by more than 150 meters before crashing into woodland. »
Le HX-2 de Helsing aurait passé les tests et a été envoyé en Ukraine. Suite à quoi on peut lire:
« According to Bloomberg sources, the company’s flagship HX-2 strike drone has had take-off problems during trials.
They also said that some of the artificial intelligence components intended to enable autonomous control are missing from the model. »
Les Ukrainiens l’ont tout simplement refusé.
Maintenant, je vous rappelle que c’est le même Helsing qui travaille sur nos Caesar. Je ne sais pas sur quels critères s’est basé Nexter pour choisir un partenaire aussi douteux dans l’un des projets clés qui font vivre l’entreprise. Sans doute pas techniques.
Ho, mais moi qui croyais que les USA mentaient contre l’Europe?
Avez-vous aussi lu que l’Allemagne allait acheter ces drones suicide et pas ceux de Rheinmetall qui sont faits sous licence? Stark et Helsing vont produire ces drones pour l’Allemagne.
Avez-vous lu que Helsing contredit totalement les faits rapportés par Bloomberg? Bloomberg ayant dit que l’Ukraine bloquait de nouvelles commandes? Alors qu’en réalité, des unités ukrainiennes en demandent plus?
https://helsing.ai/de/newsroom/statement-from-helsing
Helsing est une menace à la suprématie américaine dans le domaine. Et Helsing est également en France et emploie des ingénieurs français, participe dans de la lutte anti-sous-marine, la guerre électronique de Saab, et dans le développement d’IA pour avion de chasse avec Saab?
« HX-2 has consistently scored hit rates very close to or of 100% during military tests in Germany, the UK, and Kenya. »
Et si l »aspect IA manque réellement, devinez quelles seraient les raisons? Ce n’est pas de l’IA, mais du deep learning, il nécessite des données, et il est bien probable que les données ukrainiennes ont exclusivement été transférées à Palantir, ou d’autres groupes américains. Et donc, ces drones de Helsing récupèrent probablement des données dans ce domaine.
Preuve du succès de certains drones allemands?
Quantum Systems est l’un des plus gros fournisseurs dans le domaine de la reconnaissance, et ils utilisent maintenant des algorithmes d’IA, permettant de les utiliser avec moins de personnes dans la boucle.
« Helsing est une menace à la suprématie américaine dans le domaine. »
Ah ouai, carrément… 😀
.
« Et Helsing […] participe dans de la lutte anti-sous-marine, la guerre électronique de Saab, et dans le développement d’IA pour avion de chasse avec Saab? »
Il ne manque que la fusée pour peupler Venus et la machine pour transformer le plomb en or. Les crédules goberont toute annonce. Vu que derrière il n’y a pas grand-chose de fait à part des drones dont les Ukrainiens ne veulent pas, cela prouve que la stratégie marketing de l’entreprise est grandement inspirée de Rheinmetall.
Et les Allemands sont le deuxième punching ball, ce qui me semble normal vu le sujet.
Vous avez les sources de tout ça ?
Quand on est noyé par les fausses déclarations.
le canon caesar reste précis si les coordonnées de ciblage sont exactes.
le caesar n’a pas besoin d’ia pour être précis.
les drones civils et non militaires qui font du ciblage c’est sur eux que le pb de précision est  » corrigé  » par l’ia, rien d’autre!
https://youtu.be/Et-yCWLZlyE?si=_o3yl3xyUKj-fClD
A 11’10
J’ai dit qu’il risque de devenir moins précis et moins fiable grâce au choix de coopération avec une boîte allemande au lieu de faire confiance à nos ingénieurs.
Des drones kamikazeS.
Suite au RETEX ukrainieN.
Le drone
Virtus (ou OWE-V) de Stark Defence est déjà opérationnel en Ukraine.
Voici les détails clés de son utilisation sur le terrain :
Début au combat : Son baptême du feu a eu lieu à l’été 2025. Une frappe notable a été confirmée en août 2025 dans la région de Zaporijjia, où le Virtus a été utilisé en tandem avec un drone de reconnaissance Vector de Quantum Systems pour détruire une cible russe.
Utilisation actuelle : Le système est déployé par plusieurs unités de drones ukrainiennes. Bien que les quantités exactes soient confidentielles, Stark Defence fournit ces drones à ses propres frais pour recueillir des données de combat en temps réel.
Adaptation au front : Stark possède une base à Kyiv où ses ingénieurs itèrent directement le logiciel et l’IA du drone en fonction du feedback des soldats, notamment pour contrer le brouillage électronique russe.
Efficacité : En janvier 2026, l’inspecteur général de la Bundeswehr a cité un taux de destruction de cibles supérieur à 90 % lors des tests récents, validant ainsi les performances du Virtus sur le champ de bataille.
Le drone se distingue par sa capacité à frapper des cibles jusqu’à 100 km et son autonomie en piqué final (jusqu’à 250 km/h), le rendant comparable au drone russe Lancet, mais avec une plus grande flexibilité grâce à son décollage vertical.
Encore une info malveillante, désolé, mais il faut mieux vous informer. Au cours de son développement, le Virtus a eu quelques problèmes, mais cela est normal à ce stade, et maintenant il est opérationnel en Ukraine
Ils pourraient se mettre en partenariat avec Dassault ? Je déconne …
Nan, les provoquez pas siouplait.
C’est bien, un projet ambitieux jamais réalisé, avec cette ambition s’ils échouent personne ne pourra leur reprocher.
J’hésite entre deux hypothèses, la recherche d’un passé industriel aéronautique glorieux et il y a vraiment un pognon de dingue à claquer en Allemagne.
Ni l’un ni l’autre, mais simplement l’indépendance nationale, sans dépendre de qui que ce soit.
Quand le sage montre la Lune l’imbécile regarde le doigt…
L’ingénieur s’en gratte la tête, du doigt…
Le soldat vérifie bien que le doigt n’est pas, encore une fois, celui du 3.
(Cause que la guerre de Trois y’en a un peu marre.)
L’Allemagne veut son truc hypersonique? C’est pour son industrie qu’Ã elle.
Le stratégique et a fortiori le tactique elle s’en fiche l’Allemagne.
Elle ne sait conquérir que des marchés, et asservir les industries d’en Europe à sa volonté hégémonique et prédatrice,
à l’exemple de ses maîtres usaméricains.
Il y a mieux que l’hypersonique, mais ça fait moins joli sur les présentoirs video.
Le mieux, et ce devrait être notre « créneau », notre fenêtre industrielle et militaire,
le MIEUX c’est le turbo-stato, ce moteur qui décolle l’avion en turbo puis le pousse en stato.
Il ira probablement toujours moins vite qu’un pur stato,
il ne méritera probablement pas le label « hypersonique ».
Les amerloques en ont fait un, sur le Blackbird.
On devrait, ici en Europe, en France, on devrait faire le notre.
La technologie est là , et les compétences sont encore là …
C’est pas la France qui veut exactement ce que les USA font? Une Europe qui dépendrait totalement d’elle?
Parce que lorsque l’on voit les industriels de la défense en Allemagne, on constate surtout une volonté de produire localement.
Boxer? Pays-Bas, Allemagne, Royaume Uni, Australie.
Lynx? Hongrie, Italie, offert aux USA, en Roumanie, en Australie et en Ukraine.
PzH 2000? Italie
Leopard 2? Suisse, Espagne, Suède, Grèce par le passé. Actuellement collaboration avec les Tchèques et beaucoup de pays acheteurs.
Camions RMMV? Assemblés en Autriche, produits en Australie et au Royaume Uni.
Munitions? De nombreuses usines ouvertes dans les pays de l’est.
Et vous parlez ici de l’absence de stratégique et de tactique?
L’espace se remplit d’acteurs malveillants. Donc ce système semble bien nécessaire à un niveau tactique et stratégique.
Il y a 1000 raisons d’y voir des intérêts. Pouvoir placer en orbite des satellites sans avoir besoin de traverser l’Atlantique. Effectuer des missions de reconnaissance d’urgence là où aucun satellite allemand n’est présent. Développer des moteurs pour des armes hypersoniques. Pouvoir également tester des armes défensives contre ces systèmes.
Et la France en rêve depuis longtemps, donc ça doit suffire à satisfaire votre justification de leur utilité.
Est-ce que tout va fonctionner parfairement? IMPROBABLE. Et c’est normal.
Calmons-nous: il s’agit fabriquer d’un véhicules expérimental pour réaliser des tests, pas de constituer une flotte opérationnelle de wunderwaffen afin de dominer le monde d’ici à l’année prochaine.
Vous avez donc largement le temps de terminer votre verre de pastis avant que vos sombres prophéties se réalisent.
Comment dire que vous n’avez pas compris ?
Avec quelle somme d’argent? Quelle politique? Quel gouvernement?
Nous devrions faire notre moteur.
Ce moteur, nous devrions faire le nôtre.
Y en a.
Polaris Raumflugzeuge est une start-up allemande de technologies aérospatiales basée à Brême. En coopération avec les forces armées allemandes, Polaris développe et étudie actuellement Aurora, un engin spatial sans pilote de 28 mètres de long, ainsi que des systèmes de propulsion à aérospike.
Polaris Raumflugzeuge GmbH a été fondée en 2019 par Alexander Kopp, ancien ingénieur système du Centre aérospatial allemand (DLR). En septembre 2025, l’entreprise employait 60 personnes.[1]
En 2021, Polaris a obtenu un contrat de recherche militaire des forces armées allemandes pour étudier des engins spatiaux destinés à la reconnaissance spatiale et hypersonique, ainsi que l’utilisation d’un moteur à aérospike. Ce projet est baptisé « Système de reconnaissance déployable rapide » (RDRS). Dans un premier temps, Polaris a reçu un contrat de recherche de quatre mois d’une valeur de 250 000 €. Ce contrat, conclu en collaboration avec l’Institut d’aéronautique et d’astronautique de l’Université technique de Dresde, l’Institut de guidage de vol du DLR et le cabinet d’avocats BHO Legal, visait à étudier les caractéristiques techniques et opérationnelles des missions d’avions de reconnaissance utilisant des navettes spatiales, ainsi que les aspects réglementaires et de certification de ces missions.[2][3][4][5][6]
Dans le cadre du projet RDRS, Polaris a depuis obtenu trois contrats de recherche auprès des forces armées allemandes.[7]
Le 29 octobre 2024, Polaris a réalisé le premier vol mondial propulsé par un moteur à hélice. Le moteur AS-1 a été allumé pour la première fois en vol sur le démonstrateur technologique Mira-II pendant trois secondes au-dessus de la mer Baltique. Durant ce laps de temps, il a généré une accélération de 4 m/s² sur la masse de 229 kg de Mira-II et une poussée de 900 newtons.[8][9][10][11]
Le 27 février 2025, Polaris a annoncé avoir remporté un contrat auprès de l’Office fédéral allemand des équipements, des technologies de l’information et du soutien en service de la Bundeswehr (BAAINBw) pour le développement d’un vaisseau spatial hypersonique réutilisable à deux étages. Ce vaisseau sera également capable de placer des satellites plus petits en orbite terrestre grâce à un second étage non réutilisable. Il servira de banc d’essai hypersonique pour la recherche expérimentale, la recherche scientifique et la recherche en matière de défense.[12][13]
Aurora est un vaisseau spatial polyvalent de 28 mètres de long, actuellement en développement. Il est conçu pour transporter une charge utile d’une tonne en orbite terrestre basse et plusieurs tonnes lors de vols suborbitaux. Ce vaisseau spatial est destiné à atteindre des vitesses jusqu’à dix fois supérieures à celle du son. Un premier vol est prévu pour 2026.[14]
À long terme, Polaris prévoit de développer un vaisseau spatial plus grand qu’Aurora. Le « Futur Avion Spatial Lourd » est conçu comme un avion spatial orbital lourd entièrement réutilisable, permettant de réduire les coûts de lancement par rapport aux fusées conventionnelles. Dans un premier temps, il sera réalisé sous la forme d’un « Semi-SSTO » (Semi-Mono-Étage vers l’Orbite) ou d’un concept à « 1,5 étage », qui pourra être progressivement transformé en un SSTO (Mono-Étage vers l’Orbite) à part entière grâce à la maturation technologique. Il est conçu pour transporter des astronautes, des charges utiles et des satellites dans l’espace, éliminer les débris spatiaux et, grâce à un étage supérieur, déposer des charges utiles sur la Lune et dans le reste du système solaire. Cet avion spatial devrait être plus grand qu’un Airbus A320 et capable d’atteindre 28 fois la vitesse du son. [15]
[15] Dans le cadre du projet de système de reconnaissance déployable rapide des forces armées allemandes, Polaris a obtenu en avril 2023 un contrat de l’Office fédéral des équipements, des technologies de l’information et du soutien en service de la Bundeswehr (BAAINBw) pour développer un moteur aérodynamique linéaire et le tester ensuite sur le démonstrateur technologique Aurora « Mira ».[16][7] Des chercheurs de l’Université technique de Dresde avaient auparavant réalisé des progrès dans le refroidissement des moteurs aérodynamiques grâce à l’impression 3D.[17] L’utilisation de ces moteurs offre des gains de performance potentiels pour les engins spatiaux, leur conception étant optimisée pour la pression ambiante à différentes altitudes.[18] Pour tester un tel moteur, Polaris a développé le moteur-fusée aérodynamique linéaire AS-1. Il est alimenté par un mélange de kérosène ou de carburant d’aviation durable (SAF) et d’oxygène liquide (LOX).[19]
En novembre 2023, la société a testé pour la première fois la variante AS-1B du moteur, qui génère une poussée allant jusqu’à 1 kN. Au 14 décembre 2023, dix essais de mise à feu du moteur avaient été réalisés. La version testée était une version plus lourde, principalement destinée aux essais au sol. Polaris a indiqué avoir obtenu une poussée stable et reproductible, sans dommage ni usure constatés entre les essais.[14]
Une version opérationnelle du moteur Aerospike, désignée AS-1F, est prévue pour des essais sur le démonstrateur Aurora, Mira. Deux de ces moteurs ont été fabriqués par AM Global et livrés à Polaris en octobre 2023.
Le moteur a été testé pour la première fois mi-décembre 2023 et a depuis subi 23 essais d’allumage. Selon Polaris, le moteur a produit une poussée supérieure aux prévisions, sans toutefois fournir de chiffres précis. Le 1er février 2024, Mira a effectué son premier essai de roulage sous la puissance du moteur AS-1F, au cours duquel ce dernier a fonctionné pendant 3 secondes à 60 % de sa poussée maximale.[20][21] Suite à l’accident de Mira, les essais du moteur AS-1 se sont poursuivis sur les deux démonstrateurs, Mira-II et Mira-III.[22]
En mars 2024, Polaris a signé un accord d’investissement et de coopération avec le groupe suisse Aero Challenge Group (ACG), prévoyant un investissement de plusieurs millions d’euros d’ACG dans Polaris.[23][24] Parmi les autres investisseurs figurent la société d’investissement américaine E2MC Ventures, l’investisseur spécialisé dans les technologies de pointe Andreas Kupke et la société de coentreprise brêmoise Mittelständische Beteiligungsgesellschaft (MBB).[25]
[25] En octobre 2024, Polaris a annoncé son plus important investissement à ce jour de la part de Dienes Holding, levant un total de 7,1 millions d’euros.[26]
En 2025, Polaris Raumflugzeuge GmbH, en collaboration avec Diehl Defence, a signé un contrat pour le développement de systèmes de défense aéroportés. L’objectif est d’armer des drones.
Désolé pour la longueur du texte, mais il est disponible seulement en allemand, vous y trouvez quelques informations techniques.
j’ai bien lu les commentaires négatifs des franchouillards, simplement il faut arrêter de penser que les autres sont des imbéciles, et que nous Français, on est les meilleurs
Non toi tu n’es pas meilleur, ce n’est plus la peine de nous le confirmer. 🙂
Ton IA s’en charge 😉
je verrai bien comme but faire de la com pour mettre des bâtons dans les roues de Dassault.
Encore les promesses délirantes d’une startup endossée par un politicien qui se fait mousser…
Les américains ont déjà fait plusieurs tentatives d’aéronef très rapides pour les armées (XB-70 Walkyrie, SR-51 Black Bird, etc).
Bilan : Aucune utilité en tant que chasseur bombardier, utilité certaine pour l’espionnage photographique tant que les missiles ne pouvaient pas le descendre, et les satellites faire d’assez bonnes photos. Bref, c’est du passé.
Autre hérésie, deux étages se séparant et tous deux récupérables. Cela marche pour les fusées de SpaceX, pour les avions de Virgin Galactic, mais le deuxième étage est une fusée qui atterrit en marche arrière pour l’un, une fusée qui atterrit en planant (comme les ex navettes de la NASA) pour l’autre. Cela marche depuis des années, mais cela n’a rien à voir avec un avion hypersonique pour aucun des deux étages. Il ne faut pas en plus oublier les problèmes posés par la séparation !
Par contre c’est un très bon prétexte pour subventionner les bureaux d’études, pour alimenter les industries allemandes (parce que côté commandes commerciales ou étatiques d’avion de pointe 100% allemand…).
L’exemple le plus étonnant sur le plan industriel c’est le HOTOL.
Presque aussi bien que la voiture volante.
https://www.aerotime.aero/articles/hotol-british-space-plane-review-history
Donc une start-up qui n’a jamais fait d’avion, dans un pays qui n’a jamais fait d’avion supersonique en propre (et pas d’avion purement national depuis des décennies), vas fait un avion hypersonique entièrement réutilisable de la taille d’un chasseur (jamais fait par personne) avec en plus une capacité de mise en orbite (la aussi jamais fait, on est presque dans du SSTO la). Que pourrait il mal se passer?
En France on a le projet V-MAX, planeur hypersonique, quelle différence avec le project Espadon?
Planeur
En résumé, je constate que les scientifiques, les ingénieurs et les techniciens inventent, conçoivent et réalisent, tandis que les autres analysent doctement, débusquent des articles de presse à droite et à gauche, produisent des synthèses et des conclusions à partir de données souvent approximatives, débattent avec gravité et expliquent pourquoi, ce qu’ils seraient totalement incapables de concevoir ou de fabriquer eux-mêmes (sauf avec la bouche of course), est discutable, voire problématique, heureusement, et merci, la politique veille : elle transforme l’ignorance en certitude, la certitude en discours, et l’ensemble en une remarquable production de vent, stable, abondante et surtout inépuisable… Oui, on aime donner notre avis sur tout, même quand on devrait parfois s’abstenir et faire preuve de davantage de discrétion, surtout en ces temps troublés… Ainsi va le monde.
je ne comprends pas vos réactions anti-allemandes, voilà une avancée technologique importante, qui pourra éviter à l’avenir de dépendre des Américains, ni des Européens, mais la France pourrait aussi bénéficier de cette technologie pour mettre ses satellites en orbite une fois la technologie maîtrisée et sûre, seulement voilà ce n’est pas français . Un pays qui as de l’ambition ,est un pays qui avance . L’Allemagne aspire à devenir une grande nation spatiale. Le fossé technologique avec la France ne fera qu’augmenter à l’avenir.
Parce qu’ils s’en foutent des achats américains et feignent vouloir de l’européen mais ce dont ils rêvent en réalité c’est prendre la place des USA et dominer de la même manière avec le tricolore. D’ailleurs leur slogan serait « que la France meurt plutôt que survivre via l’Europe ». Les mêmes qui il y a 500 ans auraient craché sur l’union avec la Bretagne, la Bourgogne ou la Corse…
@jean luc,
« Le fossé technologique avec la France ne fera qu’augmenter à l’avenir »
Vous êtes de quel côté du fossé ?
Pour mettre ses satellites en orbite et concevoir ses véhicules spatiaux notre nation dispose déjà de moyens et en particulier des travaux de l’agence spatiale française (CNES), maîtresse d’Å“uvre d’Ariane et aujourd’hui architecte de SyLEx ; de puissants moyens historiques et souverains qui font actuellement gravement défaut à la Confédération germanique. Du CNES et de l’ESA à Arianespace, d’Ariane à SyLEx en passant par Vega-C (Avio) et les capacités reconnues d’OHB, la palette des possibilités existe donc à présent, et pour l’Allemagne aussi, si elle choisit de ne pas faire cavalier seul…
Alors, prenez la pelle, et creusez, puisqu’il apparait que c’est ce qui vous importe !
Ce véhicule serait capable de porter des charges militaires, mais sera t il capable de lancer des satellites jusqu’à 1t puis atterrir en 2 partir.. Et pou repartir dans 24h ?
Avant tout, il s’agit d’un véhicule expérimental qui pourra transporter des satellites. Les retours d’expérience permettront aux Allemands de le développer davantage.
En 2 parties.
ils font leur bizz là -desssus et là , pas de cinéma interculturel genre SCATF..
merci les voisins!
L’avènement des avions spatiaux réutilisables va durablement modifier le combat aérien, qui deviendra alors également un combat spatial. Blague à part, les combats spatiaux entre les X-Wings et les TIE fighters de l’Empire qui ont fait le succès de la franchise « Star Wars » ne seront plus totalement de la science fiction…
Dans quelque années, plusieurs pays disposeront d’escadrilles d’avions spatiaux :
– USA : ce sont les plus avancés, notamment avec le X-37B, mais de nombreux autres projets sont en cours (Talon-A, Quaterhorse, Stargzer, R3V, Dream Chaser…),
– Chine : Shenlong opérationnel depuis 2020, projet Tengyun en développement incluant une version habitée,
– Russie : développement en cours d’une navette type X-37B. projet potentiellement impacté négativement par la guerre en Ukraine (pas d’annonces ni de nouvelles récentes…)
– Inde : projet d’un avion réutilisable HSTDV en cours. tests d’un scramjet réussis
– Brésil : projet 14-X en cours. tests en cours d’un scramjet au sol.
– Allemagne : HYTEV (objet de l’article)
– France : VORTEX. 1er vol démonstrateur en 2027, version cargo pleine échelle en 2030, version habitée prévue après 2030.
– liste non exhaustive…
Il sera intéressant de creuser les implications de ce type d’appareil sur le combat aérien/spatial. Outre de possibles combats directs entre ces engins en orbite basse, à coup de laser ou de missiles, on peut supposer que ces avions spatiaux pourront également servir à « faire le ménage » en orbite basse, en détruisant de façon sélective les satellites ennemis (ou en les capturant !).
On peut également imaginer que ces engins pourront larguer des bombes guidées (ou de simples charges inertes guidées tombant à vitesse hypersonique) depuis l’orbite basse directement sur des cibles au sol. Ou qu’ils pourront tirer des missiles sur des avions « classiques » depuis l’orbite basse. Ou encore, qu’ils pourraient « s’amuser » à franchir à plusieurs reprises les limites entre haute atmosphère et orbite basse au cours d’un même vol, brouillant davantage encore les limites entre avion, missile et satellites, pour mettre en difficulté les systèmes de défense antiaérienne/antibalistique les plus évolués.
Enfin, on peut également anticiper le fait que tout comme leurs homologues aériens, ces avions spatiaux pourraient être ravitaillés dans l’espace, leur permettant de rester très longtemps en orbite (le X-37B a réalisé des missions de plusieurs mois dans l’espace…) et d’y mener si besoin des opérations en continu, sans avoir besoin de redescendre au sol (leur point faible…). Cela permettrait également aux pays dotés de ces engins de maintenir une posture dissuasive H24/24, prêt à frapper n’importe quel coin du globe en quelques minutes ou dizaines de minutes…
La militarisation de l’espace est en train de se faire. C’est inévitable. Oui, dans 10 à 20 ans, il y aura des avions de transport de marchandises, des avions de patrouille, des avions de bombardement. Les Européens devront rester unis.
mouais et la Merco qui roule encore 10 ans après, ils ont enterré le modeop?
Laurent LAGNEAU évoque le projet ESPADON…
Le projet ESPADON [ONERA] a bénéficié d’un financement interne de plus de 5 M€ en 2023. En 2024 le budget global de l’ONERA a été de 336 millions €, dont 56,7 millions € de la DGA. Le projet ESPADON demeure actif en phase de recherche prospective, d’études et de simulations. Aucun renseignement n’est public car le projet est classé Défense.
Le projet/concept s’appuie sur l’expertise acquise par l’ONERA, expert étatique dans le domaine du vol hypersonique aérobie, depuis les années 1950… Soulignons que l’excellence de l’ONERA est mondialement reconnue, ainsi que le démontre ses coopérations avec L’US Army Combat Capabilities Development Command (DEVCOM) depuis plus de 50 ans et l’accueil régulier de militaires américains qui participent aux travaux de recherche de l’ONERA, ou en 2024 l’attribution par l‘EREA (l’association des centres de recherche européens en aéronautique) du prix de la meilleure publication scientifique.
Bon courage à nos amis allemands.
Confidentiel Défense ou Secret Défense ?
Cosmic Top Secret
Ca suffira?
Et la base de lancement sera a Peenemünde comme au bon vieux temps……….
A la lecture des commentaires il semble que certains font quelques confusions.
Il faut bien déterminer les objectifs et les domaines d’application.
Voici un petit topo.
V-MAX et V-MAX2 (Maîtrise d’ouvrage DGA, ArianeGroup et ONERA avec participation MBDA) = Vise à acquérir et valider des technologies clés pour les planeurs hypersoniques, comme la manœuvrabilité à très haute vitesse, la protection thermique, les matériaux résistants aux contraintes extrêmes, le guidage inertiel et la navigation en ambiance plasma. Réalisation d’un démonstrateur de Véhicule Manœuvrant Expérimental, planeur hypersonique non réutilisable et non habité. Envoi et largage à partir d’une fusée-sonde (Comme l’US Terrier-Oriole ou SyLEX) à haute altitude (entre 100 et 400 km), puis redescend en planant à vitesse hypersonique (Mach 5 à Mach 20) grâce à sa forme aérodynamique et la portance atmosphérique. Sans propulsion soutenue, son énergie vient du boost initial et de la gravité/rebonds atmosphériques (skip-glide) sur de longues trajectoires (plusieurs centaines à milliers de km), avec rebonds multiples et manœuvres vives contrôlées pour rendre la trajectoire terminale imprévisible et très difficile à intercepter. Son domaine d’application est la pénétration de défenses anti-aériennes et anti-missiles principalement dans le cadre de la modernisation de la dissuasion nucléaire française (lien avec l’ASN4G, ou pour des frappes conventionnelles) [Ses concurrents “HGV“, Hypersonic Glide Vehicles, sont russes, chinois et américains]. Phase terminale “Véhicule manœuvrant“ opérationnel à l’horizon 2030-2035.
SyLEx (Système de Lancement d’Expériences) = Fusée-sonde suborbitale développée en moins de trois ans (contrat 2021) par ArianeGroup pour la DGA. Capacité souveraine de lancement suborbital pour des essais en vol à des altitudes de 140 à 400 km (selon configuration et mission) et lancement de nanosatellites. Propulsion par moteur SPARK développé en interne par ArianeGroup (Propergol solide ≈ 2 tonnes, poussée maximale 325 kN). Deux versions : Block 1 (Altitude 200 km – Charge utile 300 à 600 kg) et Block 2 (Altitude 400 km – Charge utile jusqu’à 600 kg). Statut actuel : Succès total ; fusée-sonde souveraine validée le 28 novembre 2025 par un essai à Biscarrosse (Pas de tir DGA dédié, sans planeur hypersonique pour ce vol inaugural). Domaine d’application : Dissuasion stratégique, démonstrateurs hypersoniques (V-MAX2), mise en orbite, recherche atmosphérique.
ASN4G (MBDA et l’ONERA) : Missile de croisière hypersonique air-sol nucléaire propulsé par statoréacteur. Propulsion soutenue en atmosphère (vol maintenu à Mach 6-7, croisière hypersonique manÅ“uvrante, pointe à Mach 20), avec une trajectoire basse (typiquement 20-50 km d’altitude), avec endurance [Grâce à son moteur air-breathing = qui utilise l’oxygène de l’atmosphère comme comburant], sans rebond exo-atmosphérique majeur, mais avec une grande manÅ“uvrabilité terminale. “Air-lancé“ depuis le Rafale (F4 > F5), portée >1 000 km (plus du double de l’ASMP-A), emporte une tête nucléaire TNA 4G, prévu 2035 [Intégration possible sur V-MAX2].
VORTEX (Dassault) = Véhicule spatial/orbital Orbital Réutilisable de Transport et d’Exploration, c’est un projet d’avion spatial cargo habité et réutilisable [Dassault capitalise sur son expertise spatiale : Hermès, X-38, IXV], lancé sur une fusée porteuse (sans coiffe) vers l’espace extra-atmosphérique, manÅ“uvrant en orbite et dans l’atmosphère, capable d’atterrir de manière autonome sur une piste conventionnelle comme un avion. Quatre phases programmées : VORTEX-D = démonstrateur suborbital à échelle 1/3 (vols pour valider contrôle, matériaux, protection thermique hypersonique, etc.), VORTEX-S (free flyer), VORTEX-C (cargo pleine échelle), VORTEX-M (habité). Collaborations et soutiens par la DGA (signée le 20 juin 2025) dans le cadre de la LPM 2024-2030 et du programme ARES (Action et Résilience Spatiale). Soutien institutionnel du CNES. Recherche de collaboration avec l’ESA (l’Agence Spatiale Européenne ; lettre d’intention signée le 20 juin 2025) dans le cadre de la stratégie “Explore2040“ de l’ESA. 2025 = Partenariat industriel signé en direct avec l’allemand OHB pour réduire les coûts [avec clauses réciproques relatives au secret industriel ; qui a dit que la collaboration franco-allemande était impossible ? …]. Son domaine d’application est le transport vers des stations orbitales (Charge utile > 1-2 tonnes), des services en orbite (inspection, réparation, largage, neutralisation), la récupération d’objets spatiaux, le pré-positionnement de charges militaires, ou des expérimentations scientifiques. Premier vol suborbital envisagé vers 2028.
ESPADON (ONERA / DGA) = Ambitieux projet (sans collaboration industrielle extérieure directe), couvert par le secret, de recherche pour un futur aéronef habité de combat hypersonique ou un bombardier hypersonique militaire. Etudes aérodynamiques, propulsion air-breathing, matériaux, gestion thermique, furtivité, charges utiles, systèmes d’armes, … |Un modèle réduit a subi des essais en soufflerie]. > Mach 5, potentiellement jusqu’à Mach 10. Décollage et atterrissage horizontal sur piste, accélération autonome (stato-réacteur / super-stato), croisière atmosphérique à très haute altitude (entre 20 et 100 km d’altitude) et de très longue durée. Largage d’armement à très haute vitesse [Premier vol envisagé vers 2050] [Briques technologiques disponibles pour le SCAF, selon évolutions et exigences du secret industriel…]. Ne peut être comparé au VORTEX, AURORA ou HYTEV.
AURORA (POLARIS Raumflugzeuge) = Projet allemand d’avion spatial réutilisable, non habité, à deux étages, en collaboration avec le Deutsches Zentrum für Luft und Raumfahrt (DLR, le Centre aérospatial allemand) qui est à l’origine du concept AURORA (repris et commercialisé par l’entreprise privée POLARIS). Le projet s’appuie sur des études et projets financés par l’ESA (l’Agence Spatiale Européenne) auxquels a participé POLARIS [Comme “RESOLVE“ en 2020 (Étude sur les futurs véhicules de lancement réutilisables) et “Rocket Handbrake“ en 2021 (Étude sur les étages réutilisables pour les lanceurs européens)]. Concept d’avion spatial capable de Mach 10+ avec l’emport d’une charge utile de ~1 tonne pour des missions suborbitales/hypersoniques et principalement le lancement de satellites. Décollage et atterrissage horizontal sur piste. Projet intégralement piloté et financé par l’Allemagne (DLR/POLARIS/Bundeswehr).
HYTEV (POLARIS Raumflugzeuge) = Programme spécifique militaire allemand basé sur la technologie AURORA. Accès orbital/suborbital par un véhicule (deux étages) non habité, réutilisable (28 m, masse comparable à un chasseur), propulsion mixte par turboréacteurs et aérospike (moteurs-fusées à ergols liquides). Domaine d’application = test hypersonique, lancement de petits satellites (800-1 000 kg), essais d’armes. Contrat Bundeswehr notifié en 2025 pour un démonstrateur de 8 m “NOVA“ prévu en 2026 et une version pleine échelle 28 m fin 2027 (Démonstrateur). Décollage et atterrissage horizontal sur piste. Comparable au VORTEX mais moins ambitieux (non habité et domaine d’application actuellement restreint).
https://ariane.group/systemes-de-defense/systemes-hypersoniques/
VMAX = SABRE ???
Pourquoi faire ? Ils aiment dépenser du pognon dans des programmes qui ne serviront jamais l’Allemagne en l’état des choses (Otan , engagement US et j’en passe) ! Ils feraient mieux de dépenser ce pognon dans des programmes de rattrapage techno … Pour éviter de trop passer pour des parasites comme par exemple, tiens hop : Le dossier SCAF ! (au hasard ! ou pas …)