La Roumanie veut acquérir au moins douze hélicoptères H225M Caracal grâce au dispositif européen SAFE

Actuellement, la force aérienne roumaine [Forțele Aeriene Române] aligne cinquante-sept hélicoptères de manœuvre de type Puma, à savoir trente-cinq IAR-330L/M et vingt-deux IAR-330 SOCAT [une version armée], assemblés en Roumanie grâce à une licence accordée au constructeur Industria Aeronautică Română [IAR] par Airbus Helicopters [ex-SNIAS] dans les années 1970.
Cette coopération franco-roumaine s’est renforcée en 2016, avec l’inauguration, à BraÈ™ov, d’une usine commune dédiée à la production de l’hélicoptère H215. À l’époque, il s’agissait pour Airbus Helicopters de réduire les coûts de fabrication afin d’obtenir des contrats auprès de pays souhaitant disposer d’appareils fiables et rustiques. Mais pas seulement car l’industriel lorgnait aussi sur le renouvellement des IAR-330 de la ForÈ›ele Aeriene Române.
Seulement, le ministère roumain de la Défense eut d’autres priorités à financer… et l’achat de nouveaux hélicoptères passa au second plan. Cependant, en juillet dernier, Airbus Helicopters revint à la charge en lui proposant quatre-vingt-dix H215M devant tous être assemblés à BraÈ™ov.
« Ce n’est un secret pour personne : nous savons que les hélicoptères IAR-330 Puma, produits il y a 50 ans à Brașov, ont atteint la fin de leur durée de vie. Et, surtout, ils ne peuvent plus être améliorés ni intégrer de nouvelles technologies. Il est temps de passer à une nouvelle plateforme offrant des perspectives similaires », avait expliqué Georges Durdilly, le Directeur général d’Airbus Helicopters en Roumanie.
Sauf que la conception du H215M est déjà ancienne… et que l’état-major roumain souhaite un hélicoptère moderne, comme le H225M Caracal.
« Ce sont eux [les militaires] qui vont au front, pas nous. Nous ne pouvons pas les forcer à accepter un modèle, même s’il est produit ici. C’est à eux de décider s’ils en ont besoin ou non », avait toutefois affirmé Radu Miruță, en octobre, quand il était encore ministre de l’Économie [il est depuis passé à la Défense, ndlr].
Quoi qu’il en soit, le choix du Caracal est désormais officiellement confirmé.
En effet, selon la liste des achats qu’il prévoit d’effectuer grâce aux prêts financiers accordés par la Commission européenne au titre du dispositif SAFE [Security Action For Europe], le ministère roumain de la Défense veut acquérir douze H225M Caracal pour 852 millions d’euros, au travers d’une commande conjointe avec son homologue français. A priori, ces hélicoptères ne devraient donc pas être assemblés en Roumanie
En revanche, évoqué au début de ce mois, l’achat d’hélicoptères H175M auprès d’Airbus Helicopters ne semble plus être d’actualité. Du moins, il ne figure pas dans la liste des programmes devant être financés grâce au mécanisme SAFE.
En outre, grâce aux 16,5 milliards de prêts consentis par la Commission européenne, Bucarest va financer l’achat, auprès de la France, de douze radars de moyenne portée [pour 258 millions d’euros] et de 934 missiles sol-air MISTRAL [pour 626 millions d’euros].
Par ailleurs, il est aussi question de 139 blindés de transport de troupe Piranha 5, de 1 370 camions, de systèmes sol-air à courte portée Skynex et Skyranger ainsi que de 198 véhicules de combat d’infanterie [probablement des KF-41 Lynx de Rheinmetall, pour 2,98 milliards d’euros] et de 2 patrouilleurs hauturiers, pour 700 millions d’euros. Enfin, une enveloppe de 440 millions d’euros est prévue pour acquérir 240 000 fusils d’assaut aux normes de l’Otan.





Ma question : pourquoi le Caracal a t-il encore autant de succès ? Qu’est ce qui fait que le NH 90 n’est pas retenu ?
Couts d’acquisitions et d’exploitations supérieurs ?
Performances inférieures ?
Manque de fiabilité du fournisseur ?
Les coûts d’entretien et d’acquisition moins sont moins chers, et la maintenance est plus garantie (Airbus Hélicoptère Marignane) qu’avec le HN90 (consortium NH industrie). Et au final les performances critiques ne sont pas si éloignés.
Le NH 90 paye le fait que l’attelage pour sa production et son entretien n’est pas efficace même si le produit est réussi mais avec des défauts quand même. La France qui semble la seule à ne pas se plaindre à peut être trouvé des parades ou exiger une interface spécifique pour l’entretien de son parc.
Les coûts sont moindres.
L’entretien et l’acquisition sont moins chers.
Airbus HElicoptERS.
Le NH90.
NHIndustrieS.
Les performances critiques ne sont pas si éloignéEs.
La France (…) A peuT-Être trouvé (…) ou exigÉ.
Car le Caracal est ancien, moins coûteux et qu’on est beaucoup plus souple pour transférer une charge industrielle.
La Roumanie cherche cette partie réalisé chez elle, comme pour le Cougar auparavant.
Cette partie réalisée.
Je me posais la même question.
à priori le Caracal affiche des capacités et surtout une rusticité supérieure au NH90.
Mais Caracal est franchouillard et NH90 est européen
Airbus préfère vendre des Caracal qu’ il produit à 100% alors que pour le NH90 il n’ est qu’ à 62,4 % de participation.
Les Caracal ne pourra plus évoluer beaucoup mais actuellement ses performances ne sont que très légèrement en dessous de celles du NH90.
Et par exemple il dispose d’une perche de ravitaillement ce qui n’est pas encore le cas du NH90 même pour sa version Forces Spéciales destinée aux Espagnoles et aux Français.
Je suppose aussi que ce dernier est plus cher que le H225M.
Il a aussi très mauvaise réputation quand à sa maitenance.
Il est plus facile pour un client d’avoir à faire à un constructeur plutôt qu’à un consortium où tout est plus lent et plus compliqué.
@Tschok
Là ce que vous dites est n’importe quoi. On ne conçoit pas un hélicoptère pour qu’il prenne juste du budget de R&D. Les industriels du NH90 ne sont pas plus ravis que vous qu’il y ait des défauts sur les hélicoptères.
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Par ailleurs, on confond souvent NH90 NFH et TTH. Même s’il n’a pas été parfait, le TTH n’a pas posé de grandes complications. Le NFH a posé plus de problèmes, et il faut bien admettre que les Etats en sont à l’origine pour une partie. C’est les Etats , dont la France, qui ont précipité l’entrée en service du NH90 NFH. Et quand on précipite un programme, ça fait des erreurs de jeunesse (et les industriels avaient perdu la main, ce qui n’a évidemment pas aidé). Dans le cas en question, il y a eu pas moins de 4 standards intermédiaires, et ce fut des mises à jours importantes qui ont été nécessaires pour y remédier. D’où des disponibilités très faibles. Ce n’est malheureusement que maintenant qu’on va voir si le NFH est réellement mauvais.
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Maintenant Airbus a plus intérêt à vendre le Caracal qu’ils font à 100% que le NH90.
@NRJ,
Je vous dis pas qu’ils ont fait ça part vice, je vous dis qu’ils l’ont fait par nécessité.
Imaginez un pays comme la France, par exemple, avec un grosse BITD, et une armée conçue sur le modèle de la Guerre froide, avec des générations de matériels à remplacer, comme des hélicoptères de manœuvre ou de combat, des chars, des VCI, des avions de chasse, des navires, des missiles, etc.
En bonne élève de la Guerre Froide, qui dépense par an entre 2% et 4% de son PIB dans sa défense, la France lance ses programmes de renouvellement au cours des années 80, et au début des années 90: Rafale, char Leclerc, VBCI, tigre, NH-90, porte-avions CDG, etc. Et ça roule ma poule.
Sauf que le 9 novembre 1989, le mur de Berlin s’effondre sans prévenir la direction et le 25 décembre 1991, l’URSS implose en laissant plein de petits morceaux partout sur la moquette. S’ouvre alors l’ère des dividendes de la paix et on procède à des lâchers de Colombes dans toute l’Europe, désormais libérée de la menace de la troisième guerre mondiale.
Tout cela était bel et bon, mais qu’est-ce qu’on allait faire de tout l’attirail militaire qu’on avait accumulé sur deux générations et dont on avait consciencieusement lancé le renouvellement? Et qu’allait-on faire de cette BITD, qui était déjà un secteur de pointe dont la France était fière, parce qu’elle contribuait à sa grandeur et à sa souveraineté? Comment la faire survivre dans un monde désormais en paix?
Évidemment, on a fondé de grands espoirs sur l’export. On était déjà le troisième ou le quatrième exportateur mondial d’armement, après tout. Oui, mais ça s’est révélé plus compliqué que prévu, notamment parce que nos alliés ont commencé à se délester de leur matos sur le marché de l’occase (ce qui a flingué le programme Leclerc, je vous le rappelle). Donc, l’export était certes une planche de salut, mais elle ne pouvait pas être la seule.
Oui mais alors quoi d’autre?
C’est là que les politiques et les industriels ont eu une idée géniale: produire des armes qui se caractérisent par leur indisponibilité, c’est-à -dire des armes dont le coût d’acquisition et de MCO est prohibitif, ce qui permettait de maintenir un modèle de production non plus de masse, parce que ça n’était plus possible, mais un modèle d’artisanat de luxe. Et des armes très sophistiquées, pour avoir de la valeur-ajoutée à partir de petites quantités produites.
Ce qui revenait en pratique à produire des armes qui servent à tout, sauf gagner des guerres. Surtout pas, d’ailleurs, puisque personne ne voulait plus les faire.
Cette ère d’insouciance a fini par prendre fin, de façon graduelle, ce qui nous amène à aujourd’hui, avec l’emploi d’une expression qui nous désarçonne, « l’économie de guerre », mais surtout avec le retour de la guerre en Europe.
Rendez-vous compte qu’une économie de guerre, ça nous semble tellement étrange qu’on ne sait même plus ce que c’est. Faut demander à un prof d’économie et un prof d’histoire pour comprendre le concept tant ça nous semble incongru et bizarre, alors qu’en fait c’est très simple: une économie de guerre produit des armes pour gagner la guerre.
Bref, notre histoire récente s’organise en périodes historiques et ces périodes ont eu une influence sur la nature des armes. C’est banal de le dire, en réalité. Si vous y réfléchissez 30 secondes, ça relève même du truisme.
Là -dessus, je vous concède que je ne me casse pas trop la tête et que je sépare les armes en deux grandes familles:
– Celles qui se rapportent aux périodes où la priorité était surtout de faire survivre la BITD selon un modèle de production d’artisanat de luxe à forte VA, donc des armes conçues d’abord et avant tout pour faire grailler les gens du secteur,
– Celles qui se rapportent aux périodes où la priorité est de revenir à des considérations opérationnelles, donc les armes qui servent à gagner les guerres.
Je suis prêt à reconnaître que j’aurais pu affiner un peu plus mon modèle d’analyse. Mais, fondamentalement, je ne dis rien d’extravagant.
D’ailleurs, quand on regarde par exemple le F-35, il me semble qu’on se rend bien compte que cet objet technologique a été conçu dans le souci de faire vivre l’industriel qui le produit, et puis un peu quand même, mais de façon plus marginale, dans le but de gagner la guerre, non?
Et puis quand on regarde des avions comme le Gripen ou le Rafale, on constate que l’opérationnel reprend sa prééminence dans leur conception même. Non?
Vous trouvez que ce que je dis est ahurissant, ou que ça correspond à une sorte d’impression qui se dégage malgré tout de ce que vous pouvez vous-même constater?
Bon, eh ben voilà : s’agissant du NH-90, chuis navré d’avoir à vous le dire, mais spontanément, je le classe dans la famille des armes qui font bouffer la BITD, alors que je classe le Caracal dans la famille des armes qui sont conçues pour gagner les guerres.
Je ne l’ai pas fait de façon complètement arbitraire, non plus.
Cela dit, je relève qu’il existe une version du NH-90 pour nos forces spéciales, ce qui signifie que la bête est désormais considérée comme apte au combat velu. Mais il s’agit d’une version de luxe qui reste quand même assez difficile à exporter et qui constitue un micro-parc non-représentatif de l’ensemble du parc des machines encore en service (dans les armées qui n’ont pas encore décidé de s’en débarrasser).
Mais j’attire votre attention sur le fait que je n’ai jamais nié que la machine avait du potentiel (son avenir: devenir enfin une arme qui fait gagner les guerres). J’ai juste spécifié de quel type de moule mental elle venait (son origine: être une vache à lait pour la BITD).
Il sera d’ailleurs intéressant d’observer la transformation progressive des armes »vache lait » en armes « qui font gagner les guerres » dans le cadre de l’économie de guerre et de la transformation lente mais réelle de la société française accompagnant la prise de conscience de la proximité de la guerre.
Vous noterez qu’au centre de cette réflexion sur la transformation des armes et de la guerre, on a les drones, surtout les plus légers, qui passent du statut de gadgets pour ados technophiles au statut de « game changer ».
Je doute que les forces spéciales du royaume d’Espagne ne soient composées que de femmes.
Il doit bien y avoir quelques Espagnols capables d’y rivaliser avec les Espagnoles.
Ou alors c’est le retour des Amazones ?
Avoir à faire quelque chose : devoir accomplir un tâche.
Avoir affaire à quelque chose ou quelqu’un : être confronté à quelque chose ou quelqu’un.
Il est plus facile pour un client d’avoir affaire à un constructeur plutôt qu’à un consortium.
@Frite1Belge,
Parce que ces deux armes relèvent de deux philosophies complètement différentes:
– Le NH-90 est une arme qui a été conçue dans le but de faire bouffer la BITD: elle est performante, mais sa disponibilité opérationnelle passe au second plan, puisque c’est justement sur son indisponibilité opérationnelle que la BITD va se goinfrer sur la durée de vie de l’engin, après s’être goinfrée une première fois en l’ayant vendue à un prix délirant.
– Le Caracal, lui, est une arme qui a été conçue dans le but de gagner la guerre: elle est globalement moins performante parce qu’elle est construite sur une base ancienne, mais elle est conçue pour avoir une disponibilité opérationnelle, pas une indisponibilité opérationnelle semi-permanente.
Ces deux grandes familles d’armes datent de deux époques différentes:
– Le NH-90 date d’une époque (les années 90) où on pensait sincèrement qu’on ne serait plus vraiment en guerre: les armes de cette génération répondaient davantage à la nécessité d’assurer la survie des industriels de l’armement dans un monde en paix et au désir des Etats d’acquérir des objets technologiques qui confèrent rang, dans un ordre de puissance fondé sur le prestige.
– Le Caracal, dans son esprit actuel, il est post attentats du 11/09 et s’inscrit dans une dynamique de retour de la possibilité de la guerre. Là , on demande aux ingénieurs de moins déconner dans la sophistication et de faire des trucs plus opérationnels. Les armes de cette génération confèrent rang dans un ordre de puissance qui est davantage fondé sur de la capacité opérationnelle solide, et le prestige lié à la possession d’un objet technologique qui brille de mille feux, on s’en fout, vu que ça marche jamais quand on en a besoin et que ça coûte une fortune.
Vu que la tare originelle du NH-90 n’a pas été complètement corrigée, même encore aujourd’hui, après plus d’un quart de siècle d’errements divers, ben on commercialise le truc qui marche, quoi, c’est-à -dire le Caracal. Et il se vend bien. Les acheteurs sont contents.
Mais pourquoi?
Ben parce que la guerre est vraiment revenue, maintenant. On n’est plus dans la dynamique où on prend difficilement conscience d’un retour possible de la guerre, comme dans les années 2000 et 2010, on est dans la dynamique où la guerre s’installe ici comme chez elle. Elle a son verre de lait et ses pantoufles, maintenant.
Si on reprend l’historique des Roumains: on a essayé de leur refourguer une version antédiluvienne du Puma (le H215M). Ils n’en ont pas voulu, ils veulent un truc plus performant. On n’allait pas leur refiler le NH-90, ça marche jamais quand on en a besoin. Donc, il ne restait plus que le Caracal, finalement.
Or, la Roumanie, c’est l’autre coin de la carte européenne où ça peut flinguer sévère. Quand vous regarder les zones de contact de la Russie avec l’UE, vous avez les pays baltes, la Finlande et la Suède en haut, au milieu la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie, et en bas, vous avez l’Ukraine, la Moldavie et… la Roumanie. Et puis la Bulgarie aussi, mais un peu à l’écart pour l’instant.
Bref, la Roumanie c’est un hot spot et il faut que les Roumains fassent comme tout le monde : se préparer à la guerre. La vraie, pas celle qu’on s’en fout parce qu’on est loin. Celle qui peut vraiment vous tomber sur le coin de la gueule, que vous soyez d’accord ou pas. Donc, ils ont une liste de courses et ils s’achètent des vraies armes, maintenant. Plus les armes à la con qui ont été conçues pour faire bouffer le complexe militaro-industriel, qui par ailleurs est très prospère.
Le Roumanie ne souhaite pas acheter du matos d’ancienne génération. tres bien pour les 12 Caracals. a voir si les autres se feront remplacer par les même appareils
Les 12 Caracal ne sont pas les 12 caracals.
Et c’est dommage, car c’est mignon un caracal : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a5/Caracal001.jpg
HS mais si Trump veut le Groenland, il semblerait qu ‘il ait du pain dur la planche : https://www.msn.com/de-de/nachrichten/other/blamage-im-eis-us-armee-bei-man%C3%B6ver-von-finnland-deklassiert/ar-AA1UZHQO?ocid=msedgdhp&pc=NMTS&cvid=6977dd52a7534ba3bf3f9fad2c6623d2&ei=6
Pour résumer : « Les différences étaient clairement évidentes lors de l’exercice hivernal de l’OTAN « Joint Viking ». La manœuvre a eu lieu dans le nord de la Norvège, une région peu peuplée au-dessus du cercle arctique. Les unités américaines durent y faire face à d’importantes difficultés. La direction de l’exercice a dû briser temporairement les réservistes finlandais, déployés comme forces ennemies, afin de ne pas exercer davantage de pression sur les soldats américains. « Il fallait dire aux Finlandais d’arrêter de faire pression sur les Américains car c’était humiliant et décourageant », a déclaré une source, selon le rapport du Times. »
NB sais pas si le lien fonctionnera
 » Les organisateurs ont demandé aux Finlandais de « céder » aux Américains afin d’éviter des situations jugées humiliantes et démoralisantes pour ces derniers (Lire : finir prisonniers des finlandais ), soulignant l’importance de maintenir la motivation et la confiance des troupes pendant les manœuvres. »
Pas tres crédible ce storytelling du Times…
Tout le monde sait que le GI’s de base ne vaut pas tripette au combat. La force des Américains, c’est leur log de folie, leur capacité à envoyer 1000 pélots à l’endroit où la seconde puissance mondiale peine à en envoyer un seul…
Il y a très peu de combats au corps à corps où les combattants américains ont gagné « à la régulière », sans noyer l’ennemi sous la masse de leur feu¹.
Je me souviens déjà dans les années 90 que les fameux « cous de cuir » US s’étaient fait mettre une branlée par des appelés du contingent bien de chez nous (la bif, même pas des TAP)… Les jeeps US ramassaient les casques et les fusils (prétendument le copains inséparables du Marine !), abandonnés par ces troupes « d’élite », fatiguées d’avoir capahuté dans la pampa auvergnate…
¹ : je ne me souviens où avoir lu cela, mais en Corée, pour abattre un Nord-Coréen, le combattant US dépensait le poids de l’ennemi en munition… à moins que cela ne soit au Viet-Nam. En tout cas, c’est significatif de leur façon d’opérer. C’est efficace, mais c’est un modèle exclusif, qu’aucune nation ne peut suivre, faute d’avoir les moyens de leur log.
La guerre ce n’est pas une » baston de rue » /style « sort si t’est un homme » dans un bar.C’est quoi « la regulière?
C’est l’usage de la violence, dans des bornes, peut être !…mouais..
(Il parait qu’ils utilisent des arbalètes..scandale /concile..au 13 ème siècle,pas Chretien!)
Un aphorisme de G Patton ? « Let the other guy dies for his country »
Pour aller dans le même sens, en sept-dec 1990 pendant le début de la guerre du golfe (opération Daguet), les Commandos Renseignement et d’Action dans la Profondeur (CRAP) passaient par notre camp, à AL-Hasa, pour une nuitée. Les Marines US qui étaient avec eux étaient rhabillés par ces commandos avec nos treillis Français en coton (les treillis US en synthétique causaient moult « bourbouille » (échauffement). Egalement ces pauvres Marines découvraient avec bonheur nos rations de combat avec de la vraie bouffe et réchauffable! Sinon c’était le capot du MV au soleil (la nuit moins bien…), le pq aussi..
Donc oui, ce qui fait la force des US c’est leur masse déployable à l’instant « t », pas la valeur des hommes.
Oui, mais la grande différence entre l’armée française et l’armée américaine, c’est qu’au Vietnam l’armée française s’est vraiment pris une branlée (Dien Bien Phu), alors que les Américains, non. Ils n’ont pas gagné, mais ils n’ont enduré aucune défaite de cette envergure (celle qui vous fait perdre une guerre et qui vous oblige à négocier avec votre ennemi alors qu’une partie de votre armée est dans ses camps de prisonniers).
Après, on peut gloser à l’infini sur la valeur combative individuelle du soldat américain, mais n’empêche qu’au niveau armée, vous avez un exemple historique de théâtre d’opérations où on s’est pris une branlée et eux non.
@tschok
Le niveau d’investissement n’est pas le même non plus. La France n’a pas engagé pendant la guerre d’Indochine ce que les USA ont engagé au Vietnam.
C’est la force des américains, ils ne se sont jamais retrouvés dans une situation où leur ennemi était tout au moins à parité. Ca ne leur a pas empêché de subir des défaites humiliantes, bien que sans effet stratégique. On peut mentionner Kasserine Pass, par exemple.
Elle y a engagé ce qu’elle avait de meilleur, et elle s’est pris une branlée quand même.
A noter que les Américains ont financé un tiers du coût de cette guerre. Donc, en plus, ils nous ont filé un coup de main.
Kasserine Pass, c’est pas au Vietnam. Chuis pas en train de vous dire que l’armée américaine est invincible, je vous dis juste qu’au Vietnam il y a eu deux catégories d’impérialistes occidentaux:
– Les Français, qui se sont fait virer à coups de pied dans le cul après s’être fait dérouiller par les Viets,
– Les Amerloques qui ont fini par lâcher l’affaire, non sans avoir massacré des centaines de milliers de gens, parce qu’ils ne parvenaient pas à massacrer les autres, qui continuaient à leur tirer dessus. Les mecs se sont découragés, ils en ont eu marre, ils se sont barrés en laissant derrière eux des prisonniers et des morts, comme nous quoi. Sauf qu’ils ne se sont pas fait dérouiller, eux.
Voilà , je voulais juste répondre à PK et à ceux qui abondent dans son sens.
On pourrait rajouter qu’en 1940 l’armée française s’est fait laminer en quelques semaines, et pour l’essentiel en quelques jours de combats (à partir du 15 mai, ça commence vraiment à sentir le gaz) et qu’en 1944, elle était incapable de libérer la France seule. En résumé:
– En 1940, l’armée française était incapable de défendre son pays, même avec l’aide des Britanniques
– En 1944, elle était incapable de le libérer seule
Donc, les Britanniques et les Américains ont dû s’en charger, au prix de dizaines de milliers de morts.
Et lui, il trouve intelligent de tourner en dérision la combativité des soldats américains. Il fait du Trump inversé, quoi. Et en plus, sur le fond, ça thèse est complètement réversible: il soutient que les Américains sont nuls en combat, mais bons en logistique et que c’est grâce à ça qu’ils gagnent.
Trèèès bien cher PK, mais rappelez-nous où et comment ont débarqué les troupes françaises en 1944: en Provence, grâce à la logistique américaine. Sans la logistique américaine, ils auraient dû venir à la nage et combattre avec leurs vieux fusils Lebel, sans aviation et sans char.
Donc, la logistique américaine, elle a quand même permis à l’armée française de rejoindre la France pour participer à sa libération aux côtés des autres armées alliées et des résistants de l’intérieur.
Et sans la logistique américaine, pas de libération de Paris par la 2e DB du général Leclerc. D’ailleurs, très probablement, ni lui ni de Lattre de Tassigny n’existeraient en tant que personnages historiques dotés de l’aura qui est la leur aujourd’hui.
On peut même se poser la question pour de Gaulle. Observons qu’il débarque en France en juin 1944 depuis un navire français, mais il arrive à Bayeux dans une… jeep, conduite par un soldat britannique:
https://www.youtube.com/watch?v=xqPaoFjVkgk
Voir à partir de 2:30, car on a les images de son arrivée en jeep. Sans cette jeep, de Gaulle aurait loupé son rendez-vous avec l’histoire. Ben oui, il n’y aurait pas eu de discours de Bayeux en 1946, puisqu’il n’y aurait pas eu d’arrivée de De Gaulle à Bayeux en 1944.
C’est bien beau de se foutre de la gueule des Amerloques et de réduire leur valeur combattante à leur seule logistique, mais même seulement sur ce plan-là , les monuments les plus sacrés de l’histoire de France actuelle n’auraient pas existé sans eux et leur foutue logistique.
Le lien fonctionne.
Mais il faut savoir que dans ce genre de lien long et compliqué, la partie qui nous est utile se situe à gauche, avant le point d’interrogation.
Ce point d’interrogation et ce qui est à sa droite est un code de suivi destiné a collecter de l’information sur ceux qui lisent ou transmettent ce lien.
Je e suis pas un professionnel de la chose, mais j’ai pu constater dans le cas présent que ce lien envoit des informations à la messagerie MSN donc à la société Microsoft.
Cette société est un GAFAM. Elle est donc avide d’informtions sur tout le monde, pire que la STASI.
Le bon lien est donc :
https://www.msn.com/de-de/nachrichten/other/blamage-im-eis-us-armee-bei-man%C3%B6ver-von-finnland-deklassiert/ar-AA1UZHQO
OK bon à savoir
Tout à fait, comme n’importe quelle grande surface
MSN fait cela pour ,grâce à un algorithme, vous « envoyer ce que vous aimez ».MSN segmente ainsi finement son auditoire pour augmenter son lectorat .Marketing au mini…mais en effet peut être plus..!
Si vous ouvrez fréquemment Global Times ou le site SCMP de Hong Kong,( ex meilleur site info Asie, avant 2015..) ou Al Jazeera.. vous aller recevoir en auto sur MSN des articles orientés (Gloire à XI ou ses realisations , pour caricaturer car c’est plus fin ) ou en Algerie et en Turquie c’est genial,(et les Marocains et les indiens sont..)
Cela en devient grotesque
Cela marche
Il y a plein d’agences qui font cela (Marketing digital) pour des petits pois
@Mica X, @Prof de physique, merci.
Il est étonnant que des pays européens forment actuellement des troupes US au combat dans le grand froid, vu les évolutions récentes sur le Groenland. On peut comprendre le réflexe initial des Finlandais, vu leur situation quelque peu stressante le long de la frontière avec les affreux. Mais qui peut imaginer aujourd’hui que des troupes US iraient se battre au sol en Finlande face aux Russes ? Le soutien aérien, la marine, oui, ça reste encore crédible aujourd’hui. Mais à terre, ce sera le job des Européens.
Ce que Trump a obtenu par la coercition au Groenland (merci Mark Rutte, bon homologue d’Angela Merkel en la matière), c’est ce qu’on reproche à la Chine de faire en Mer de Chine. Et le pays avec le passé le plus prestigieux en chose militaire dans le grand froid, la Finlande, est en train d’y préparer les troupes US…
« il semblerait qu ‘il ait du pain dur la planche »
Il vaut mieux que le pain sur la planche ne soit pas trop dur, car c’est moins facile à couper et beaucoup moins agréable à manger.
Mais si le pain dur est seulement rassis, il peut retrouver une partie de son moelleux en le passant au four (pas trop longtemps !), tandis que s’il est sec, il ne reste plus qu’Ã le tremper pour l’attendrir.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rassissement
Le contrat du siècle………
Au moins ce sera assemblé en France et les petits ruisseaux font les grands fleuves.
décidément, le caracal, « vieille plateforme » issue de la famille Puma cartonne, alors que le NH90 prend l’eau…c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ?
L’article traduit par reverso.net
Blâme dans la glace : l’armée américaine déclassée par la Finlande lors de manœuvres
Glace, froid, obscurité – l’armée américaine aurait atteint ses limites lors d’une manÅ“uvre de l’OTAN dans le nord de la Norvège. Selon les rapports des milieux militaires, les réservistes finlandais qui ont fait l’exercice étaient nettement supérieurs aux troupes américaines.
L’armée américaine ne dispose que de moyens et d’une expérience limités pour mener des opérations dans les régions arctiques, comme le rapporte le portail militaire Militarnyi en se référant au journal britannique The Times. En comparaison, les partenaires européens de l’OTAN, en particulier les pays scandinaves et la Grande-Bretagne, sont mieux préparés aux interventions dans des conditions de froid extrême. Ces pays se sont spécifiquement dotés de capacités d’intervention dans la neige et la glace au cours des dernières années, a rapporté le Times en citant des sources militaires.
Les différences ont donc été clairement mises en évidence lors de l’exercice d’hiver de l’OTAN « Joint Viking ». La manœuvre a eu lieu dans le nord de la Norvège, une région peu peuplée au-dessus du cercle polaire. Les unités américaines auraient dû faire face à des difficultés considérables. La direction de l’exercice a dû temporairement freiner les réservistes finlandais, qui ont été utilisés comme forces adverses, afin de ne pas mettre plus de pression sur les soldats américains. Il fallait dire aux Finlandais d’arrêter de faire pression sur les Américains, car c’était humiliant et décourageant », selon une source du Times.
Un militaire a déclaré au journal que les forces finlandaises avaient reçu l’ordre d’être moins offensives, car la situation était humiliante et pénible pour les troupes américaines. La représentation illustre les différents niveaux de formation au sein de l’alliance, a poursuivi The Times.
la dépendance vis-à -vis des partenaires européens
Outre la formation, l’équipement technique est également un thème. Selon le rapport, les États-Unis dépendent de la Finlande pour leur technologie moderne de brise-glace. Ainsi, le gouvernement américain a commandé onze brise-glaces en Finlande. Quatre des navires seront construits directement dans les chantiers navals finlandais et le reste aux États-Unis. Ce modèle devrait permettre aux chantiers navals américains de tirer profit de l’expérience finlandaise et de prendre progressivement en charge la construction de ces navires spéciaux. À l’heure actuelle, la Garde côtière américaine ne dispose que d’un puissant brise-glace.
„Les Européens possèdent le savoir-faire nécessaire. Si Donald Trump veut protéger la région, il choisit la mauvaise voie en irritant ses alliés arctiques », a déclaré une autre source militaire.
La dimension politique de l’Arctique
Le président américain Donald Trump a déclaré ces dernières semaines qu’il voulait acquérir le Groenland. Il a récemment annoncé que les États-Unis avaient obtenu un accès militaire complet et illimité au Groenland dans le cadre d’un accord avec l’OTAN. L’accord a été conclu après que Trump ait retiré ses menaces antérieures de sanctions douanières et exclu un accès militaire au Groenland
Vive la Kommission européenne !!!
Vous savez, l’administration Kommandée par la gauleiter Ursula.
Donc la Roumanie va bénéficier d’un « prêt » Konsenti par la Kommission européenne?
Pour acheter du matos Airbus donc allemand?
Pas de blagues national-nombriliste svp, Airbus est allemand…
Mais l’argent prêté par la Kommission ursulienne, il vient d’où?
C’est un bout de l’argent d’en France, que nous déversons à Brussel,
celui que les européistes,
ces supranationalistes pires que les communistes qui eux « n’étaient » que « internationalistes »,
c’est notre argent.
Alors pourquoi la Roumanie doit-elle se faire prêter NOS SOUS par Brussel pour acheter un hélicoptère français devenu ALLEMAND, quand on sait que la Roumanie et la France se connaissent depuis l’Alouette III…
On ne pourrait pas cesser de commettre (du mot commission) à Brussel, garder nos sous et en faire ce qu’il nous convient à nous d’en faire? Cause que là , la Roumanie qui achète du matos français sous emballage allemand, dans une monnaie Allemande prétendue commune, grâce à un prêt konsenti pas l’administration allemande sise à Brussel…
Y’a comme du foutage de gueule.
Les peuples libres y’en a plus en UE, des nations il n’y en reste que peu, les états y sont en putréfaction.
Les chefs d’états et autre premiers ministres ne sont plus en UE que des employés de pompes funèbres.
Y a comme.
Il n’y en a plus.
« Quand l’absurde est outré, l’on lui fait trop d’honneur
De vouloir par raison combattre son erreur »
Jean de la Fontaine, « Fables » (« Le dépositaire infidèle »)
z’ont mis l’attache remorque caravane pour aller fÄ“ter la prime de noël, dans le camp d’origine?