La DGA a qualifié une version améliorée du canon téléopéré RAPIDFire S40SA de la Marine nationale

Le Bâtiment ravitailleur de forces [BRF] Jacques Chevallier a été admis au service actif en novembre 2024 alors que ses deux canons téléopérés RAPIDFire S40SA, fournis par KNDS France et Thales, n’étaient pas encore parfaitement au point. D’où la nécessité de développer une nouvelle version logicielle de ce système d’artillerie. C’est en effet ce qu’a expliqué la Direction générale de l’armement [DGA], dans une note publiée le 21 janvier.

« Doté de sa propre conduite de tir intégrée directement sur la tourelle, le S40SA peut traiter de multiples menaces en utilisant les différentes munitions développées pour le canon de 40mm », a d’abord rappelé la DGA.

Or, le retour d’expérience [RETEX] tiré du déploiement de longue durée du BRF Jacques Chevallier a souligné la nécessité d’apporter « plusieurs améliorations » au RAPIDFire S40SA. « Certains faits techniques rencontrés lors de la revue de qualification devaient être résolus », a résumé la DGA.

Pourtant, en juin dernier, Thales et KNDS France avaient affirmé que la version navale du RAPIDFire avait été qualifiée au début de l’année 2025. « Cette solution offre une puissance de feu inégalable avec jusqu’à 140 obus prêts au tir, correspondant à plusieurs dizaines d’interceptions par système sans rechargement. Sa conduite de tir recale entre chaque départ d’obus le but en fonction de la cinétique de la cible », avaient-ils souligné.

Quoi qu’il en soit, les deux industriels se sont rapidement mis à la tâche, ce qui a d’ailleurs permis au second BRF, le Jacques Stosskopf d’appareiller de Toulon pour son déploiement de longue durée avec deux canon RAPIDFire S40SA mis à jour.

Les tirs d’essais effectués avant son départ ont en effet permis de « valider les évolutions apportées ». Ainsi, détaille la DGA, ils ont montré que ce système disposait désormais « d’une grande précision de tir, d’excellentes performances en acquisition et poursuite des cibles, d’une grande robustesse et d’une excellente aptitude aux tirs de munitions Air-Burst ». Et cela, que ce soit contre des cibles aériennes ou navales.

Pour autant, les travaux ne sont pas encore terminés puisqu’il est question d’intégrer au RAPIDFire de nouvelles fonctionnalités en vue « de ses pleines performances opérationnelles avec la future munition anti-aérienne Air-Burst A3B », a conclu la DGA.

Devant également armer les futurs patrouilleurs océaniques de la Marine nationale, le système RAPIDFire repose sur le canon 40 CTAS [Cased Telescoped Armament System / Système d’arme à munitions télescopées], un système de contrôle de tir optronique et un système de gestion automatique des obus permettant d’adapter immédiatement le type de munition à la cible visée. D’une portée de 4 000 m [contre les cibles aériennes], il peut tirer jusqu’à 180 coups par minute.

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55 contributions

  1. olivier dit :

    Si les futures munitions Airbust tiennent la route, une version terrestre permettrait d’offrir une solide protection courte portée en complément des moyens déjà existants.

    • prof de physique dit :

      Pour défendre nos bases aériennes par exemple.

    • VinceToto dit :

      A terre, il y a de très grosses différences avec un navire avec une vision en hauteur dégagée, plein de moyens de détection, localisation, système de calcul et communications avec d’autres navires, pas de risques de dommage collatéraux, etc., etc. .

      • HMX dit :

        Exact. Dès qu’on parle de lutte antidrones, le réflexe est de se précipiter sur des solutions type mitrailleuse / canon à tir rapide, pour lutter contre les petits drones FPV. Or, dans la grande majorité des cas, l’emploi de ces systèmes sera pratiquement impossible sauf à assumer des pertes civiles et d’importants dommages collatéraux, que ce soit sur le sol national ou en OPEX (scoop : nos politiques ne prendront jamais un tel risque). On feint d’oublier que les balles, les obus ou les fragments d’obus, finissent toujours par retomber « quelque part ». En pratique, ces systèmes ne sont donc utilisable que dans de vastes zones inhabitées : désert, océans, rase campagne… tant mieux pour la Marine Nationale qui est donc (un peu) moins concernée ! Mais partout ailleurs, notamment en environnement urbain ou semi urbain (c’est à dire probablement là où on sera le plus susceptible de se battre…), l’emploi de ces systèmes risque rapidement de tourner au carnage pour les civils ayant la mauvaise idée de vivre dans le secteur, sans parler des risques important de « friendly fire » sur les forces amies engagées à proximité.

        la solution pour lutter contre les drones FPV, ce sont les drones FPV intercepteurs ! Pas chers, autonomes donc impossible à brouiller, pas ou peu de risques de dommages collatéraux (la cible est détruite ou mise hors de combat par simple énergie cinétique, sans explosifs), possibilité d’en emporter des centaines par véhicules, et davantage encore pour défendre des implantations terrestres, ce qui permettra d’apporter une réponse symétrique face à la menace des essaims de drones…

    • anoulemago dit :

      C’est la façon de compter la cadence de tir, qui est utilisée partout. Même pour les canons d’avion. Par exemple, le Typhoon a une réserve d’obus très faible par rapport à sa cadence de tir théorique.

  2. jean luc dit :

    180coup c’est théorique puisqu’il as 140 coup prêt au tir sans rechargement .

    • dolgan dit :

      1) tu peux recharger pendant le tir.

      2) cela n a pas vraiment d importance. ce n est pas la cadence d emploi.

    • Relisez-vous SVP dit :

      180 coupS.
      Puisqu’il A.
      140 coupS prêtS.

    • JILI dit :

      Je suis certain que la nouvelle munition sera d’une grande qualité, tout comme arrivera rapidement un système de rechargement qui apportera une cadence et une durée de tir vertigineuse au canon téléopére. Cette arme est vraiment redoutable avec son calibre de 40 mm, sa cadence de tir de 180 obus par minute et sa portée de 4000 mètres. Ainsi, il est sûr qu’à l’export,elle va en intéresser plus d’un.

    • Frede6 dit :

      La munition airbust est aussi théorique pour le moment

    • Le S.I. dit :

      C’est comme les sprinteurs quoi… 36km/h, c’est théorique, alors que les athlètes ne courent que 100m en 10s…

    • Pour Info dit :

      Non !
      C’est un magasin de 140 coups et la cadence de tir (maximale) est de 180 coups par minute.
      Si les deux ont une liaison, ce sont deux choses différentes.
      C’est un peu comme comparer la vitesse maximale d’une voiture et le nombre de km parcourus avec un plein.

    • Tourne Bille dit :

      Sans blague !
      Merci HansLuka pour cette révélation.
      Un truc de ma jeunesse : le MAT 49, capacité du chargeur = 32 cps; cadence de tir = 600 cps / mn; ça veut dire que l’arme « consomme » dix cartouches en 1 sec…
      Et ce canon que tu dénigres niaisement sans doute parce que pas germaniquement pur peut donc tirer 3 obus par seconde.

    • Marine dit :

      Cela s’appelle une cadence de tir… C’est le même principe que la vitesse en km par heure : une Formule 1 peut rouler à 340 km/h, mais elle ne fera jamais 340 km en une heure puisqu’elle n’a pas un réservoir qui lui permet de rester à fond pendant une heure, sans compter qu’elle casserait son moteur avant.

    • Elidath dit :

      C’est 180 coups par minute.
      Vous confondez vitesse (et précipitation) de tir et réserve.
      140 obus prêts au tir à 180 coups par minute, ça fait un peu plus 46 secondes (46,66666…) de feu continu théorique.

    • anoulemago dit :

      C’est la façon de compter la cadence de tir qui est utilisée partout, même pour les avions. Par exemple, l’avion Typhoon a une réserve d’obus très faible par rapport à sa cadence tir.

    • Huon dit :

      Vous mélangez deux nombres qui n’ont rien à voir.

      C’est comme si vous rouliez à 130km/h pendant 80 km, et qu’un couillon de passage vous dise : « 130 km/h, c’est théorique, puisque tu n’as fait que 80 km. »

      Vous avez l’air aussi malin que ce couillon de passage.

    • Visual dit :

      Ca veut juste dire qu’il peut vider son chargeur en 45 secondes.

    • maurice dit :

      Un FAMAS, c’est 1000 coups/s, le fantassin a de 250 à 300 coups en chargeurs.

      • Ô temps, suspends ton vol ! dit :

        1000 coups par seconde ! Mazette, comme vous y allez ! Moi qui trouvais que 1000 par minute c’était déjà soutenu…

    • Banane dit :

      Ce n’est pas le chargeur qui fait la fréquence de tir. Une MG 42 tire 1200 à 1500 coups par minute. T’iras trouver les bandes pour tirer 60 secondes sans s’arrêter…

    • Olivier dit :

      Disons qu’il peut tirer jusqu’à 3 coups par seconde, alors 🙂

    • Vortex dit :

      Pffff… Toujours rien compris…
      Continue à faire appel à l’AI.

  3. tourne bille dit :

    Sans blague !?

  4. Pnt dit :

    j ai l impression que l on nous parle de cette fameuse munition depuis des années. étrange pour une munition, même complexe. Surtout qu’elle est très attendue!

    • dolgan dit :

      Pas vraiment. C est une nouvelle gamme de munitions, cela prend du temps et de l argent à développer. D autant qu il faut rattraper les munitions existantes qui ont 80 ans de développement derrieres elles.

      Et l argent n a pas toujours coulé a flot non plus.

    • VinceToto dit :

      Les munitions anti-aériennes, avec retardateur, « air burst » cela date de quelques décennies, un exemple parmi d’autres: https://youtu.be/Lxupv39gA6U

  5. vno dit :

    Bien sur, ces essais ont aussi permis de vider plusieurs chargeurs à hauteur du nombre emportés en soute sans autre contrainte que recharger trés rapidement, histoire de ne pas avoir de surprise sur la tenue du matériel ?

  6. PM83 dit :

    180 c’est la cadence (coups/min), 140 est la quantité de munitions : rien de théorique, le es 140 munitions peuvent être tirées à la cadence de 180 coups par minute (en moins d’une minute, le stock sera épuisé).

  7. Corto dit :

    non c est pas théorique.
    il n est pas dit qu’elle tourne pendant 3h ou 1min.

    idem pour le rpm d’ une voiture par exemple

  8. Albatros dit :

    140 coups avant rechargement…

    d où l intérêt d avoir non pas deux mais trois canons si un est à recharger et l autre enraillé face à une nuée de drones

  9. anoulemago dit :

    C’est la façon de compter la cadence de tir, qui est utilisée partout. Même pour les canons d’avion. Par exemple, le Typhoon a une réserve d’obus très faible par rapport à sa cadence de tir théorique.

  10. Patrick Borca dit :

    Une version portée pour l’ADT est-elle envisageable? exemple 6 systemes par GTIA…

    • dolgan dit :

      Possible (pour la protection des bases ALAT par exemple), mais pas prévu.

      L ADT est partie sur du 30x113mm en tourelleau bien plus compact et mobile. L ADT ayant responsabilité sur la partie LAD.

      La partie DSA est normalement AAE qui elle a commandé des systèmes rapidefire pour la protection rapprochée des VLS (Stamp ng)

  11. anthonyl dit :

    180 coups minutes c’est juste une cadence, ça fait 3 coups à la seconde si ça vous parle plus

    • jean luc dit :

      j’etais dans la DCA ,donc je connais bien les cadence , 180 coups par mm c’est théorique ,dans la réalité se seras 140coups

      Le système est entièrement téléopéré. Aucun personnel n’est nécessaire dans la tourelle pour manipuler les munitions pendant le combat. Le rechargement du magasin principal (le carrousel de 140 obus) se fait généralement lors des accalmies, mais la réserve de munitions « prêtes au tir » est suffisante pour assurer plusieurs dizaines d’interceptions consécutives sans intervention humaine.

      • Mad dit :

        Heuu la j’ai comme un doute sur votre présence dans la DCA, 180 coups par minutes c’est bien comme anthonyl le dit 3 coup par seconde, et c’est bien la cadence de tir du rapidfire qu’il a démontré, vidéos a l’appui, a plusieurs reprises. La GIAT 30 du rafale a une cadence de tir de 2500 coups par minutes, spoiler, il n’a pas 2500 obus en magasin.

        • Relisez-vous SVP dit :

          LÀ, j’ai comme un doute.
          180 coups par minutE.
          3 coupS par seconde.
          Du Rapidfire.
          Cadence (…) qu’il a démontréE.
          Vidéos À l’appui, À plusieurs reprises.
          Du Rafale.
          2500 coups par minutE.

      • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

         
        Dans la réalité, Ce sera…

        https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses

      • Relisez-vous SVP dit :

        Les cadenceS.
        180 coups par mIN.
        Dans la réalité Ce serA 140 coups.

  12. Roland DESPARTE dit :

    La munition A3B.
    Développée confidentiellement depuis 2023 sous le nom de code “KE-AB“, cette nouvelle munition airbust a désormais atteint le niveau de maturité requis “TRL 5“ (Technology Readiness Level 5) pour être opérationnelle (Premiers lots commandés en 2024 par la DGA).
    Des tests ont été menés avec succès contre des attaques de drones (UAV), tant sur terre qu’en mer sur cibles flottantes. Reste à parfaire la version finale du logiciel du canon (prévu 2026) pour une qualification opérationnelle en 2027 avec une intégration complète dans les systèmes RAPIDFire.
    Intégrée au canon 40CT (ou CT40) et au système RAPIDFire, insensible aux contre-mesures électroniques, de haute précision contre les essaims de drones, polyvalente anti-aérien & anti-surface, la munition permettra au dispositif près de 30 interceptions sans rechargement et ce tant en antiaérien qu’en surface jusqu’à 4 km, pouvant potentiellement être également installé sur le Jaguar EBRC et le futur PANG (jusqu’à quatre systèmes installés étudiés).
    Spécifications Techniques (copier-coller) :
    > Munition airburst anti-aérienne avec traceur (A3B-T), programmable pour exploser en l’air et libérer une charge de sous-projectiles.
    > Poids du projectile : 1 400 grammes (49 oz) dans sa version finale ; une version intermédiaire fait environ 1 kg.
    > Vitesse initiale : 900 m/s (environ 3 000 ft/s).
    > Portée effective : Jusqu’à 4 000 m (13 000 ft), avec une probabilité de destruction de 100 % à 2 000 m contre des cibles aériennes.
    > Charge explosive : Libère environ 660 grammes de billes ou pellets de tungstène formant un nuage de sous-projectiles devant la cible, rendant la munition insensible aux brouillages, aux leurres ou aux interférences environnementales (clutter).
    > Mode de fonctionnement : Chronométrique (time-fuzed) et programmable, avec une technologie airburst dérivée de munitions comme la GPR-AB-T. Elle explose en l’air pour maximiser l’effet contre les cibles aériennes.
    > Cadence de tir recommandée : Pour les engagements aériens, une cadence de 80 coups par minute est suggérée, avec des salves de 4 coups à 4 000 m, suivies d’une évaluation des dommages avant une nouvelle salve.

  13. P4 dit :

    D’ici le premier passage en mer rouge le RAPIDFire sera au point et rapidement testé en opération pour le passer dans les matériels bon de guerre.

  14. Maurice dit :

    Non les essais montrent de belles perspectives contre les escadrilles de drones à basse altitude. Avec 1 obus vous neutralisez potentiellement plusieurs drones.

    • HMX dit :

      C’est exact… mais il ne faut pas non plus sous-estimer nos adversaires futurs ! Sachant très bien cela, ils vont très probablement opter pour des formations de drones espacés de quelques dizaines de mètres entre eux, précisément pour compliquer la tâche des systèmes de défense antiaérienne.

  15. jean luc dit :

    il faut 48s pour vider le rack de 140 coup,j’ai chercher combien de temps il faut pour recharger le rack .
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    Les informations publiques détaillées sur le
    temps exact nécessaire à l’équipage pour recharger manuellement le magasin de 140 obus du système RAPIDFire S40SA ne sont généralement pas précisées dans les fiches techniques ou les communiqués de presse, car cela dépend des conditions opérationnelles et de l’entraînement de l’équipage.
    Ces sources se concentrent principalement sur les capacités automatiques du système (haute cadence de tir, 140 munitions prêtes, changement automatique de type de munition). Le rechargement manuel est considéré comme une opération logistique standard plutôt qu’une spécification de performance de combat.
    En règle générale, pour des systèmes d’artillerie navale de ce calibre (40 mm) avec un grand magasin automatisé, le processus manuel d’approvisionnement peut prendre plusieurs dizaines de minutes à une heure ou plus dans des conditions non-optimales, car il s’agit de manipuler des munitions relativement lourdes et de les insérer dans le mécanisme de stockage.
    ce qui est intéressant sur ce canon c’est sa précision .

    • Huon dit :

      « il faut 48s pour vider le rack de 140 coup,j’ai chercher combien de temps il faut pour recharger le rack . »

      Encore une fois, vous comparez des choux avec des boulons.

      « il faut 48s pour vider le rack de 140 coup ».

      Non. Personne, jamais, sauf dans vos rêves de mytho prétendument ancien de la DCA, ne va tirer en continu pendant 45s et ainsi épuiser ses munitions. Ça n’existe pas.On va tirer courte rafale de quelques obus (combien ? 3 ? 5 ? Je l’ignore, mais certainement pas 140) pour neutraliser une menace.

    • Relisez-vous SVP dit :

      Le rack de 140 coupS.
      J’ai cherchÉ.