Le ministère des Armées veut se doter d’un satellite d’imagerie radar grâce au projet DÉSIR

Telle qu’elle a été promulguée, le 1er août 2023, la Loi de programme militaire [LPM] 2024-30 prévoit un investissement de 6 milliards d’euros pour moderniser et développer les capacités spatiales du ministère des Armées. Évidemment, ce document ne détaille pas tous les projets envisagés. En revanche, il en précise les objectifs.

« Nos capacités spatiales d’observation et d’écoute seront renouvelées au sein d’architectures, militaires ou duales, performantes et résilientes » et les technologies différenciantes, renforcées de manière souveraine ou en partenariat, privilégieront la défense active pour protéger nos moyens en orbite, le renforcement de la connectivité, le renseignement et le lancement réactif », avance la LPM 2024-30.

Depuis, la Direction générale de l’armement [DGA] conduit et finance plusieurs programmes dans le cadre de l’opération d’ensemble ARES [Action et résilience spatiale], laquelle compte trois volets : surveillance, action et C4 [Computerized Command, Control, Communications]. Le contenu de cette dernière est précisé dans le programme budgétaire 146 « Équipement des forces ».

Cela étant, d’autres projets capacitaires dans le domaine spatial sont envisagés par le ministère des Armées. Mais pour en avoir un aperçu, il faut se pencher sur le programme 191 « Recherche duale [civile et militaire] ».

Ainsi, il est notamment question des projets CASTOR [Capacité strAtégique Spatiale Télécom mObile Résiliente], dont l’objet est de développer de nouvelles technologies pour la prochaine génération de satellites de télécommunications [SATCOM], CO3D [Constellation Optique en 3D], qui porte sur l’étude d’une constellation de mini satellites optiques, NESS+, qui s’intéresse à la surveillance du spectre électromagnétique, et DIHM, qui vise à mettre au point un détecteur infrarouge de haute performance pour les applications d’imagerie hyperspectrale et d’alerte avancée.

Une autre projet de cette liste doit permettre au ministère des Armées de se doter d’une capacité dans laquelle il n’a que très peu investi au cours de ces dernières années, sa priorité étant allé à la composante spatiale optique [CSO] du programme européen MUSIS [Multinational Space-based Imaging System], lequel repose également sur des systèmes radar allemand et italien.

En effet, appelé DÉSIR [Démonstrateur des Éléments Souverains en Imagerie Radar], ce projet, cofinancé par le Centre national d’études spatiales [CNES] et la DGA, vise à « consolider la faisabilité et le dimensionnement d’un système spatial d’observation de la Terre dans le domaine radar, pré-développer les briques technologiques souveraines et monter en compétence sur le traitement d’image ».

Selon le Plan annuel de performances du programme 191, mis en annexe du projet de loi de finances 2026, ces projets ont pâti des tergiversations budgétaires de l’an passé.

« L’année 2025 a été marquée par un amendement qui a réduit de 77,4 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement les ressources du programme 191 en début d’année. Sous le régime des services votés, les engagements nouveaux ont été suspendus. Le scénario de reprise des activités en 2026 sera défini en fin d’année », précise ce document.

Visiblement, ces « activités » ont repris. Du moins, c’est le cas du projet DESIR puisqu’il vient d’être lancé par la DGA et le CNES, via la notification de contrats à Thales Alenia Space, TEKEVER France et l’entreprise franco-américaine Loft Orbital.

Selon les explications fournies par Thales, Loft Orbital en tant que mandataire de ce groupement d’entreprise, sera responsable du satellite ainsi que du segment sol de contrôle. Il reviendra à Thales Alenia Space de réaliser la charge utile et le segment sol utilisateur, en coopération avec TEKEVER France, qui aura à mettre au point une antenne active intégrée dans l’imageur.

« Cette association garantit la maîtrise des briques critiques et la propriété intellectuelle demeurant sur le territoire national. Le programme prévoit une mise en service début 2029 suivie de deux ans d’exploitation, permettant à l’Etat d’évaluer ce modèle innovant pour la satisfaction de ses besoins capacitaires régaliens », précise Thales.

Par rapport à la composante spatiale optique, un satellite doté d’un radar à synthèse d’ouverture [SAR] permet d’observer une zone donnée de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques.

Dans le cadre du programme MUSIS, il fut convenu que les pays participants devaient se spécialiser afin d’éviter de saupoudrer les ressources et de dupliquer les moyens. La France s’engagea à fournir l’imagerie optique tandis que l’Italie et l’Allemagne se concentrèrent sur l’imagerie radar. Seulement, cette entente fut mise à mal en 2017, après la décision de Berlin de développer ses propres systèmes d’imagerie optique.

« Un équilibre reposant sur une dépendance mutuelle s’était instauré que le gouvernement allemand vient toutefois de rompre unilatéralement en autorisant le BND [renseignement extérieur allemand, ndlr] à développer un système autonome d’imagerie optique. Il en résulte une asymétrie franco-allemande, dès lors que la France se trouve de facto dans une situation de dépendance à l’égard de son partenaire allemand, s’agissant de l’imagerie radar », avait ainsi déploré la Délégation parlementaire au renseignement, dans son rapport d’activité 2019-20.

D’où, sans doute, l’une des raisons ayant motivé le projet DESIR.

« Nous sommes ravis de travailler de concert avec Loft Orbital et TEKEVER France dans le cadre du programme DÉSIR, une mission au service de la souveraineté spatiale de la France en matière d’imagerie radar », s’est en tout cas félicité Hervé Derrey, le PDG de Thales Alenia Space.

Illustration : Thales Alenia Space / TEKEVER France / Loft Orbital

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71 contributions

  1. Titeuf dit :

    Comme c’est bizarre… encore les allemands !!!
    Étonnant !!!
    Du temps perdu pour la France, encore…

    • jean luc dit :

      non la France n’a pas perdu de temps ,elle reçoit toujours les informations des satellites allemands , seulement l’Allemagne ne veut plus dépendre des américains ,ni des européens au nom de la souveraineté nationale , en fait elle sait senti humilier , de voir l’Allemagne se passer de sa dépendance avec la France , alors elle revenir au même niveau . question d’orgueil nationale . en 2026 l’Allemagne développe son programmes SPOCK dans le programme DESIR il y as une filiale d’une société américaine . Si C#étais les allemands les franco-français aurais monter au plafond .

      • Titeuf dit :

        @jeanluc
        Souveraineté nationale dites vous ???
        Pour l’Allemagne, on est bien d’accord sur vos propos ???
        Donc le fait que la France et Dassault en particulier, ne veuilles pas du SCAF comme il est penser dans sa décision de partage industriel ne vous choque pas ???
        L’on est bien d’accord ???

      • Czar dit :

        dis-moi tapin, pour notre culture générale, les « allemano-allemands », dans ta langue de coeur, ça a un nom aussi ?

      • Roland DESPARTE dit :

        @jean luc,
        Pas la peine d’enjoliver la situation pour valoriser l’ombre de l’aigle… Tenez-vous en aux faits, aux accords bilatéraux et contrats.
        La France acquiert auprès de la constellation allemande SAR-Lupe, et ce depuis des décennies, des images satellitaires SAR (radar à synthèse d’ouverture) tous temps, de jour comme de nuit, en échange (accords bilatéraux) de la fourniture à Bonn d’images visuelles issues des satellites électro-optiques Helios de l’armée française. Point !
        Faute d’investissements, la constellation allemande est aujourd’hui vieillissante [Pourquoi croyez-vous que les 2/3 du Renseignement, y compris spatial, est fourni par l’armée française à l’Ukraine…], ce qui explique les efforts de la France pour acquérir rapidement un renforcement de ses capacités SAR, car -si suite au contrat (1,99 milliard $ = 1,7 milliard €) attribué à la société finlandaise ICEYE et à Rheinmetall pour le développement d’une nouvelle constellation de satellites SAR en orbite terrestre basse- la production du premier satellite ne devrait débuter qu’au troisième trimestre 2026 [Communiqué Rheinmetall] ; ce qui est tardif et limité.
        Vous évoquez le « SAR Space System for Persistent Operational Tracking Stage 1 » ou « SPOCK 1 », sans préciser l’inévitable dépendance du ministère allemand de la défense aux propriétaires exploitants (dont l’étranger ICEYE) de la nouvelle constellation dont les images seront fournies à l’armée allemande principalement pour être utilisées « afin de protéger la brigade lituanienne des forces armées allemandes et de sécuriser le flanc Est de l’OTAN » [Communiqué Rheinmetall].

  2. Kamelot dit :

    Il manquera un système d’alerte avancé souverain de tir de missiles à longues portées.
    Dommage de faire chacun dans son coin, à défaut d’avoir une politique commune de Défense sans arrière-pensée politique, industrielle et technique.

  3. Yvon dit :

    C’est malheureusement une fois encore l’Allemagne qui a brisé le partage des tâches pourtant bénéfique à tous.
    Pour ceux qui pensent à une défense européenne, il reste la possibilité de rêver.

  4. Lagaufre dit :

    avec les allemand, la France frise le syndrome de Stockholm….

    • jean luc dit :

      a vous deux lisez mon intervention plus bas ,et faite comme moi interroger l’IA , vous aurez des réponse claire et sans haine

    • Metwo c'est twop dit :

      entièremment d’accord, quelle arnarque ce concept de souveraineté européenne. me partageriez-vous votre paternité?

  5. Fabien Tremm dit :

    Encore des collaborations de Thales avec les USA?
    Ground Master 200 / 400 avec Raytheon?
    Sonar Captas avec Leonardo DRS ? (oui, c’est américain)
    Et maintenant des satellites?
    Cela confirme que la France se fournit premièrement auprès des USA quand il s’agit d’équipement étranger. Et tous ici osent critiquer les autres pays?

    • Thomas dit :

      C’est pas dur à comprendre pourtant, ton pays a délibérément saboté « la dépendance mutuelle » entre les 3 partenaires.

    • Mic dit :

      Comme d’habitude vous ne comprenez rien !
      Thales ne collabore pas avec Raytheon !
      Thales étudie, conçoit, fabrique vend ces Radars !
      Raytheon fait de meme de son côté !
      Thales Raytheon et un joint venture 50/50 qui ne sert qu’à éviter de ce marcher sur les pieds sur les appels d’offres mondiaux !
      Allez recueillir des informations sur le net pour connaître le périmètre des activités de Thales Raytheon !
      Décidément il y en a qui comprenne rien et balance des bêtises sans savoir !

    • GotoRaptor dit :

      TEKEVER France, c’est une filiale française du groupe, les gens qui y travaillent sont français, les compétences sont françaises, je comprends pas le problème là.

      Je sais pas qui vous a traumatisé mais vous êtes à côté de la plaque, la France a de bien plus gros projets en coopération avec les européens, missile, avion, navire, char, artillerie… Ce que vous avez cité est rien du tout en comparaison.

    • Dans le Bayou dit :

      Sonar Captas produit par Thales Brest (furieusement americain)
      Ground Master produit à Limours (USA ?)

      Admirable pipot….

    • Roland DESPARTE dit :

      Fabien Tremm,
      Vous “enlisez“ (volontairement) les coopérations !
      La France développe ses propres systèmes. Si des coopérations existent (En particulier pour des raisons de compatibilité avec les systèmes de l’OTAN), les GM sont conçus et fabriqués en France (Limours) ! Thales développe ses propres technologies avec de nombreux sous-traitants [Comme tous les acteurs mondiaux !], mais les 200 M€ investis pour les recherches concernant les GM ont été majoritairement réalisées en France par des ingénieurs français, ne serait-ce que pour des questions de souveraineté. Idem pour les sonars.
      Pourquoi vouloir salir ?

      • Roland DESPARTE dit :

        Comme c’est grotesque, je tiens à préciser.
        Thales et Raytheon (désormais intégrée à “RTX Corporation“) collaborent depuis plus de 20 ans, actuellement via une coentreprise 50/50 (JV) dédiée : ThalesRaytheonSystems (TRS) dont l’objet est uniquement de combiner les systèmes pour définir leur compatibilité avec l’OTAN [Intégration dans le cadre des programmes “Air Command and Control System“ (ACCS), “Theatre Missile Defence“ (TMD) et “Ballistic Missile Defence“ (BMD), pour confirmer l’efficience du “C4I“ pour les radars de bataille et/ou de surveillance et de localisation d’armes au sol (Command, Control, Communications, Computers, Intelligence)].
        Thales et RTX Corporation (Raytheon) sont concurrents sur de nombreux marchés de défense, et depuis 2016 les activités radars au sol et systèmes C2 non liés à l’OTAN ont été transférées aux maisons mères. Il n’existe actuellement aucun produit fini Thales commercialisé ou réalisé avec RTX ; la famille des radars Ground Master est 100% française ! [Comme en témoigne le dernier né des bureaux d’études exclusivement français : Le GM-400 Alpha (GM400α), considéré comme n°1 des radars sur camion tactique…].
        Par ailleurs, en juillet 2025, Thales a signé un protocole d’accord (MoU) avec RTX pour acquérir la participation restante de RTX (50 %) dans l’entité française TRS AMDC2 (Thales Raytheon Systems Air and Missile Defence Command and Control SAS). Cette acquisition, en attente de l’approbation “antitrus“ américaine, permettra à Thales de détenir 100 % de l’entité pour les programmes OTAN.
        Et je peux vous faire la même “démonstration“ pour les sonars CAPTAS (Combined Active Passive Towed Array Sonar) de la filiale Thales Underwater Systems (TUS, filiale de Thales Group). Le site Thales de Gemenos/Sophia-Antipolis s’occupe de la recherche/développement, et le site brestois de l’assemblage et des tests. Produit français n’empêche pas des partenariats d’intégration, comme avec BAE Systems, NavalGroup, Uniontown en Pennsylvanie pour les versions US Navy,… Quant à la coopération avec Leonardo, celle-ci se faisait via Advanced Acoustics Concepts (AAC, une coentreprise Thales + Leonardo DRS qui est la filiale américaine de Leonardo), mais Thales est devenue l’actionnaire unique d’AAC !
        Et pour les satellites, l’avenir c’est la coentreprise tripartie entre Airbus (État français 10,83 %, État allemand 10,82 %, État espagnol 4,08 %, + flottant), Thales Alenia Space (TAS, Thales 67% et Leonardo 33%) et Telespazio (Leonardo 67 % et Thales 33 %) qui devrait être détenue à 35% par Airbus, 32,5% par Thales et 32,5% par Leonardo (En attente d’approbation par la Commission européenne). L’ambition est de devenir le premier fabricant européen de satellites.

    • Carin dit :

      @Fabien Tremm…
      Vous ne faites pas la différence entre créer avec une entreprise américaine, et assembler des matériels américains?
      De plus, c’est pas les tentatives de créations avec des pays européens qui manquent dans l’arsenal français, ce sont ces mêmes européens qui soit ne sont pas à la hauteur des enjeux, soit tirent la couverture à eux, soit coule le projet… voire carrément vole les plans, et tente de reproduire seul.
      De plus en travaillant avec des entreprises américaines, Thales perce ce marché, et vu le niveau des matériels créés, s’impose comme incontournable.
      C’est un paquet de crans au dessus que n’importe quelle entreprise européenne, qui a ce jour n’a que la possibilité d’assembler en Europe des matériels en provenance des USA.

    • vrai_chasseur dit :

      @fabien tremm
      – Depuis 2016 Thales et Raytheon ont chacun repris leur indépendance au sein de la JV commune TRS
      – La JV Thales / Leonardo qui fournissait le Captas 4 notamment à l’US Navy, Advanced Acoustics Systems, est 100% Thales depuis plusieurs années.
      – Loft Orbital est une startup née à Toulouse. Elle est franco-américaine par ses 2 fondateurs, le français Pierre-Damien Vaujour et l’américain Alex Greenberg. Ils ont eu l’intelligence de s’associer pour capter d’emblée les 2 marchés matures de l’espace avec une offre très pointue, ce qui leur a valu la confiance d’un investisseur de référence depuis le début, le fond étatique français BPIFrance.

      Dans tous les exemples que vous citez la France ne se fournit pas aux USA, c’est l’inverse.

    • Vortex dit :

      MDR ! Encore une fois, vous vous ridiculisez mon pauvre john…
      Une constance.

  6. Fabien Tremm dit :

    Et dans la suite de mon commentaire, pourquoi il n’y a quasiment que des articles quand il y a un achat américain de la part d’autres pays, mais pas quand ils achètent européen, alors là, il ne faut pas le dire.
    « Blablabla achète des AIM-120 ».
    Et quand il y a des IRIS-T ou des Meteor achetés (comme c’est le cas récemment?), pas d’article?

    • Laurent Lagneau dit :

      @ Fabien Tremm,

      Soit vous êtes de mauvaise foi, soit vous n’êtes pas assez attentif. Je penche pour la première hypothèse. Et j’en ai assez de vos sous-entendus.

      • 96marsouin dit :

        Bonjour Laurent
        Voici ce qu’il fait.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Sealioning

      • Pfffffttttt !!!! dit :

        Monsieur Lagneau,
        Vous avez une patience d’ange que je n’aurais pas si j’étais chez moi ! Entre ceux qui savent comment avant de savoir pourquoi, ceux qui font dans l’ultracrépidarianisme (il vont aimer ce verbiage), le correcteur auretaugrafique-mouche-du-coche, les crêpages de chignons en mal de drama , les propos qui fleurent le 12.5°, je ne sais pas comment vous faites pour résister.
        Continuez, vous faites un très beau travail ! BRAVO !
        Quant aux brouettes, on ne discute pas avec, on les pousse.

    • jean luc dit :

      fait comme moi lit l#article pose la question sur l’IA tu auras une réponse claire sans fioriture , sans patriotisme , et tu poste .
      En fait La France et l’Allemagne collaborent ensemble á nombres de projets , mais se sont aussi des concurrents . La seule chose que tu peut reprocher se sont les insultes Car ça fait baisser le niveaux du forum . Pour le spatiale ,la France ne tiendras pas la distance ,a cause des finances désastreuses , et de la crise politique ,triste constat que je fait de mon pays la France . regarde le programe SPOCK 40 satellites militaires pour 2030 . je suis en Allemagne ,et bien content d’y rester .

      • Roland DESPARTE dit :

        @jean luc,
        Arrêtez de toujours vouloir claironner la grandeur de l’Allemagne ! Cela devient agaçant.
        Historiquement l’Allemagne a un retard à rattraper (Une forte dépendance, moins de satellites militaires, des programmes nationaux plus limités initialement), ce pourquoi elle veut monter en puissance en annonçant des investissements massifs [Pour l’instant ce ne sont que des annonces]. Cela n’empêche pas de renforcer la coopération franco-allemande (Odin’s Eye/JEWEL alerte missile, etc.), et la crise politique française actuelle n’empêche pas les bureaux d’études d’exceller, des deux côtés du Rhin d’ailleurs… Et, question niveau du forum, désolé mais votre situation personnelle d’expatrié nous importe peu…

      • Czar dit :

        Las ! Las ! Las ! ton contentement ne s’étend pas jusqu’au fait de te satisfaire de faire marcher grok-on sur les forums teutons (où de source sûre on ne trouve jamais de chauvinisme, et encore moins de chauvinisme français)

      • Vortex dit :

        Oui, bien que tu y restes…

      • Grotesque dit :

        @Jean Luc
        « pose la question sur IA tu auras une réponse claire sans fioriture , sans patriotisme , et tu poste . »
        Vous voyez Jean Luc,vous représentez le problème actuel et futur de notre utilisation de l’IA. C’est un outil, si vous pensez qu’il est impartial alors vous ne savez pas comment il marche. Il épouse la main de celui qui le questionne.
        On va vous aider, un petit debut sera de vous renseigner sur :
        1) Comment fonctionne un LLM
        2) Les hallucinations IA
        3) Le « scrapping » d’internet par les IA.

        Pour conclure, non une IA ne permet pas de se renseigner de façon éclairée et impartiale, pour aller plus loin et sur le danger que représente le raccourci que vous faites : https://youtu.be/4xq6bVbS-Pw

        La fabrique à idiots…

    • Aimez-vous Liszt ? dit :

      Attention, John, Monsieur Lagneau fait les gros yeux ! Vous vous êtes déjà fait bannir une fois parce que vous ne l’avez pas écouté concernant vos listes interminables, ça pourrait bien vous arriver à nouveau.

  7. tschok dit :

    Oui, mais est-ce qu’on est vraiment sûr que c’est que de l’imagerie radar?

    Les conditions dans lesquelles s’est emmanché ce programme me semblent suspectes. Rien que le nom des boîtes impliquées dans le tournage font immédiatement penser à un truc qui va s’inscrire dans la normalisation de la déviance au regard de la régularité des procédures de mise en orbite.

    Depuis que Manu a mis ses Ray-ban à Davos, un déchaînement fantasmatique déferle sur le monde, tout ça à cause d’une petit orgelet de rien du tout.

  8. jean luc dit :

    Ich überlege
    Ergebnisse werden gesucht
    Oui, la France et l’Allemagne échangent activement des informations spatiales, principalement à travers des accords de réciprocité en matière d’imagerie militaire et de nouveaux programmes de surveillance
    .
    Programmes d’échange d’imagerie (Observation)
    La coopération repose historiquement sur l’échange de compétences complémentaires : la France fournit de l’imagerie optique (haute précision visuelle) et l’Allemagne de l’imagerie radar (capable de voir de nuit ou à travers les nuages).

    CSO (Composante Spatiale Optique) / Helios : L’Allemagne a accès aux données des satellites optiques français de nouvelle génération CSO (dont le dernier, CSO-3, a été lancé en mars 2025) ainsi qu’aux anciens satellites Helios.
    SAR-Lupe / SARah : En échange, la France accède aux données des satellites radars allemands SAR-Lupe et de leur successeur, la constellation SARah.
    Note : En 2024 et 2025, le programme SARah a rencontré des difficultés techniques majeures avec la perte de deux satellites, ce qui a temporairement limité les capacités radar allemandes.

    Nouveaux programmes de défense (Alerte et Surveillance)
    Depuis fin 2025, les deux pays ont intensifié leur collaboration sur de nouveaux systèmes :

    Odin’s Eye / JEWEL : En octobre 2025, Paris et Berlin ont signé un accord pour développer une capacité d’alerte avancée spatiale (système JEWEL). Ce programme vise à détecter les départs de missiles, notamment hypersoniques, depuis l’espace.
    IRIS² : Bien que des tensions existent sur la répartition industrielle, les deux nations participent au programme européen de constellation de connectivité sécurisée IRIS², visant à garantir des communications souveraines à l’horizon 2026-2027.

    Cadre institutionnel
    Ces échanges sont régis par des accords bilatéraux de défense et s’inscrivent dans une volonté de renforcer l’autonomie stratégique européenne au sein de l’Agence spatiale européenne (ESA) et de l’Union européenne.

    En 2026, bien que le programme de satellites allemand
    SPOCK (développé par Rheinmetall et ICEYE) soit principalement une initiative souveraine allemande, il s’inscrit dans un contexte de coopération spatiale militaire renforcée entre la France et l’Allemagne.
    État du programme SPOCK en 2026

    Production et Déploiement : La production industrielle des satellites SPOCK-1 s’est intensifiée début 2026 dans l’usine de Rheinmetall à Neuss. Le déploiement de la constellation complète de satellites de reconnaissance radar est prévu sur la période 2026-2027.
    Objectif Allemand : Ce programme vise à réduire la dépendance de l’Allemagne vis-à-vis des capacités étrangères pour la reconnaissance spatiale militaire.

    Échanges et Coopération avec la France
    Bien que SPOCK soit un projet industriel spécifique, des échanges et une interopérabilité avec la France sont prévus via des cadres plus larges :

    Projet JEWEL (Joint Early Warning for a European Lookout) : En octobre 2025, la France et l’Allemagne ont signé un accord majeur pour développer conjointement une capacité d’alerte avancée spatiale. En 2026, les équipes travaillent à l’interopérabilité des futurs satellites géostationnaires des deux pays pour détecter les lancements de missiles.
    Projet Odin’s Eye : Ce programme, soutenu par le Fonds européen de la défense, sert de cadre à la collaboration franco-allemande pour la surveillance des menaces balistiques et hypersoniques.
    Partage de Données : Historiquement, la France (spécialisée dans l’optique avec le système CSO) et l’Allemagne (spécialisée dans le radar avec SARah et désormais SPOCK) échangent leurs données d’observation pour bénéficier d’une vision stratégique complète.

    En résumé, si SPOCK est un outil de souveraineté allemande, son intégration technique dans l’architecture de défense européenne « JEWEL » garantit des échanges opérationnels avec la France dès 2026.

    Alors arrêter baver sur l’Allemagne ,simplement L’Allemagne veut être souveraine pour le spatiale et déprendre ni des américains ,ni des européens , celas n’empêche pas la collaboration

    • Le+Terrible dit :

      Une remarque générale..

      Il me semble que , pour une réponse dans un fil comme celui-ci , lorsqu’on « copie/colle » une réponse produite par son I.A. , cela devrait être clairement mentionné… ( ex. ci-dessus)

      L ‘ I.A « répond à tout » , en général (très) pertinemment…
      …SAUF QUE , et c’est là le piège (à éviter absolument amha sur ce type de blog)… , tout le contenu ( de la réponse) dépend strictement du stock d’information(s) par lequel elle (l’ IA) a été ‘nourrie’ …et en particulier du VOLUME et de la QUALITE des infos ‘accessibles’ sur chaque sujet.
      Chacun peut comprendre que la « littérature » choisie par les « nourriciers » peut être polluée facilement ET de diverses manières ET de n’importe où dans ce monde troublé.
      L’ utilisateur d’ I.A. enregistre ET , surtout , ne « copie-colle » jamais sans prévenir.. à moins qu’il n’ait , comme il se doit , soumis sa (de l’ IA) « prose » à un strict contrôle… (qui peut prendre du temps..)

      • jean luc dit :

        j’ai mes source d’informations en Allemands , je pose la question á IA qui me répond et je croise les infos . il m’arrive que je laisse l’IA car les actualités ont changer la donne . celas permet aussi de bloquer les petites têtes qui disent énormément de connerie sur l’Allemagne par exemple ,mais pas seulement sur elle ,sur d’autre pays . En ce qui concerne l’Allemagne sa politique, son armée, etc,etc, j’ai du biscuit . celas écrit l’IA peut faire des erreurs , moi aussi .

    • P4 dit :

      L’entreprise aux multiples programmes défaillants OHB perd du terrain sur son marché domestique face à RM.

      • jean luc dit :

        alors RH c’est Rheinmetal je pense ,et non les ressource humaine ,OHB non par vraiment OHB se porte bien malgré certains problèmes voir ce qui suit

        Le programme de satellites radar
        SARah d’OHB pour l’armée allemande (Bundeswehr), qui a connu des difficultés techniques majeures, est aujourd’hui sauvé et opérationnel.
        Voici l’état de la situation en 2026 :
        1. Des difficultés techniques résolues
        Lancés fin 2023, les deux satellites passifs construits par OHB (SARah-2 et SARah-3) étaient restés inopérants pendant de longs mois en raison d’un défaut de déploiement de leurs antennes radar. Cependant, en mai 2025, une série de manÅ“uvres orbitales complexes a permis de débloquer les mécanismes, rendant les satellites enfin fonctionnels.
        2. État actuel du programme (Janvier 2026)

        Pleine capacité : Le système SARah est désormais entièrement opérationnel. Il remplace le vieillissant système SAR-Lupe pour fournir des images radar haute résolution à la Bundeswehr par tous les temps.
        Composition : La constellation comprend trois satellites (un satellite « phased array » d’Airbus et deux satellites à réflecteur d’OHB).
        Redondance : Bien que les satellites originaux soient sauvés, OHB a reçu l’ordre de construire deux satellites de remplacement supplémentaires pour garantir la résilience du système à long terme face aux risques de pannes futures.

        3. Perspectives pour OHB
        Malgré ces turbulences, OHB affiche une santé financière solide en 2026. L’entreprise a annoncé lors de son Capital Market Day en janvier 2026 une hausse de ses prévisions de croissance, portée par une augmentation de 24 % de ses prises de commandes en 2025. Le groupe bénéficie également des investissements massifs de l’Allemagne dans le secteur spatial militaire (environ 35 milliards d’euros prévus d’ici 2030) . il est possible que OHB paye pour ses erreurs ,car OHB n’as pas fait des essais au sol pour le développements des panneaux
        Rheinmetal qui n’est pas un spécialiste de l’espace c’est associer avec ICEYE qui est un spécialiste des satellite militaire et SATIM pour l#IA voir ce qui suit Le programme SPOCK (Space Based Operational Communications and Knowledge) de Rheinmetall est un important projet de reconnaissance spatiale par satellite pour les forces armées allemandes.

        Voici les principaux détails concernant son état d’avancement (janvier 2026) :

        Objectif : Il s’agit d’un système de reconnaissance spatiale tactique. Son élément central est une constellation d’environ 40 petits satellites en orbite terrestre basse (LEO).

        Technologie : Les satellites utilisent la technologie SAR (radar à synthèse d’ouverture), qui permet d’obtenir des images haute résolution par tous les temps, de jour comme de nuit.

        Partenariats : Rheinmetall met en Å“uvre le projet par le biais de la coentreprise Rheinmetall ICEYE Space Solutions (RISS), en partenariat avec le spécialiste finlandais ICEYE. Des collaborations existent également avec des entreprises telles que SATIM pour l’analyse automatisée des données radar, assistée par l’IA.

        Montant financier : La valeur du contrat pour ce système est estimée à plus de 2 milliards d’euros (les estimations varient entre 1,8 et 3 milliards d’euros).

        Production : Les satellites seront fabriqués dans une ancienne usine de Rheinmetall, fournisseur automobile, à Neuss, en Allemagne. La production devrait débuter au premier trimestre 2026, une fois la reconversion de l’usine achevée.

        Calendrier : Les satellites seront lancés successivement en orbite au cours des deux prochaines années afin de fournir aux forces armées allemandes un accès rapide et indépendant aux données de reconnaissanc

        • P4 dit :

          C’est certain, avec un budget conséquent les défaillances et les retards sont gérables néanmoins ce n’est pas sans conséquences.

          Nous verrons à quelle entreprise les autorités Allemandes vont faire appel pour le prochain programme de satellite optique, OHB pour y maintenir des compétences durement acquises ou un autre industriel en national ou en coopération comme pour SPOCK.

          Le point le plus visible du décollage de la politique spatiale Allemande sera celui de la réussite des lanceurs maisons dont les retards sont désormais visibles.

    • Roland DESPARTE dit :

      @jean luc,
      Bon, c’est déjà mieux comme commentaire, merci. Mais ce ne sont pas les français qui bavent sur les allemands… Lisez la presse allemande !

  9. Patrico dit :

    Très interressant! Et même si nos énarques on toujours un temps de retards dans leurs anticipations novatrices, nous les créateurs visionnaires des nouvelles technologies avant-gardiste et en ce qui me concerne et leurs proposes ce sont un premier temps des Drones UAV THA voire UCAV THA ! soit des Drones pseudo Satellites, furtifs possibles, évoluant dans les approches de la ligne de Karman en mode planant/slide en nombres conséquents en « toile d araignée » au dessus de nos territoires en premier lieux! ceux ci en relations entre eux combinaisons avec les Sat et les Stations au sol. Cela leurs sera énormément performants dans leurs listes de DESIR,s en des temps beaucoup plus cours et… à moindre coûts.
    Merci Thank you merci à vous et à Tous.

    • tschok dit :

      Euh, Pat, y a plus d’énarques.

      C’est fini, tu te venges contre une race d’élite qui n’existe plus et que la nouvelle génération de managers a éradiquée.

      Et, pour la petite histoire comme pour la grande, tu vas très vite regretter ses « anticipations novatrices », comme tu le dis très bien, au passage.

      Plus tôt tu en prends conscience, mieux c’est pour tout le monde.

  10. rational dit :

    Je pense que la France devra consacrer 20% de son budget à la défense nationale: air et espace, marine, terre, arme nucléaire.
    Ainsi elle pourra taper sur toutes les tables…
    Il faut que les français comprennent que la France a besoin de sacrifices et d’effort. Soit les gens acceptent d’aller mourir au front, soit ils acceptent de payer pour ne pas y aller. C’est ainsi qu’est définie la république démocratique. Les citoyens sont mobilisables pour la défense.
    Si cela ne plait pas, il faut revenir au royaume de France, où seule l’aristocratie faisait la guerre, et n’avait pas le droit de mobiliser de force les citoyens. La république apporte l’égalité entre les citoyens, mais peut les mobiliser de force pour la guerre !

    • tschok dit :

      C’est excessif.

      Un budget défense efficace et efficient, c’est 5%. Au-delà, vous créez des rentes de situation dysfonctionnelles et surtout, vous êtes obligé de sacrifier la part de votre budget que vous consacrez à du fondamental. Autrement dit, vous:

      – Flinguez votre outil de défense parce que vous le transformez en marché: vous signez un chèque en blanc à la cupidité, pas du tout à la recherche et la défense du bien commun ou de l’intérêt général, ni au dynamisme technologique.
      – Vous détruisez votre propre civilisation, parce que votre effort de défense va vous obliger à tailler dans deux types de dépenses: les dépenses d’entretien et de réparation de votre capital immobilier et productif, et les dépenses d’éducation et culturelles de votre capital humain. C’est-à-dire les dépenses institutionnelles.

      Résultats de courses: vous contribuez par votre propre travail et votre intention de bien faire à fabriquer un monde Trump dans lequel vous allez vous faire baiser, et nous avec.

      Donc, non. On va faire autrement.

      • Philippe dit :

        @tschok et NRJ. Les 20% dont il parle sont une référence au budget de l’Etat.. Vos 5%, tschok, sont une référence au PIB…

      • Czar dit :

        laule le guignol qui a confondu la part de budget et celle de pib et qui vous contemple du haut de 40 siècles

    • NRJ dit :

      @rational
      Seulement 20% ? Pourquoi pas 40 ou 50% ?

    • jean luc dit :

      on lui demande 5% du PIB ,c’est déjas une grosse somme . même les Allemands y sont pas encore , mais pour bientôt oui . et avec 3400 milliard de dette ,et 115% du PIB , il faut pas rêver . Quand á tape du poing sur la table,il y as longtemps qu’elle peut plus le faire .

  11. Carin dit :

    Je sais bien que l’Allemagne est sous la coupe des US, mais, elle peut s’affirmer comme pour ces 2 tubes de transport de gaz russe.
    Mais non… encore une fois, c’est elle qui tente de couler un projet pourtant entièrement tournée vers l’Europe, qu’elle prône pourtant dans tous ses discours…
    Qu’a donc à dire le @jean-luc, je suis curieux de lire ses pirouettes… surtout cacahuètes.

    • jean luc dit :

      de quelle programe parle tu? Le programme
      MUSIS (Multinational Space-based Imaging System) est une initiative de coopération européenne visant à fédérer les capacités d’imagerie spatiale militaire (optique, infrarouge et radar). En 2026, ce programme atteint sa pleine capacité opérationnelle suite au lancement récent de son dernier composant majeur.
      État du programme en 2026

      Finalisation de la constellation CSO : Le programme français CSO (Composante Spatiale Optique), pilier central de MUSIS, est désormais complet avec trois satellites en orbite.
      Le satellite CSO-3 a été lancé avec succès le 6 mars 2025 par une fusée Ariane 6.
      Cette mise en service permet d’accroître significativement la fréquence de passage au-dessus des zones d’intérêt (revisite) et la résolution des images.
      Pleine exploitation : Le système est entré dans sa phase d’utilisation intensive, prévue pour durer au moins 10 ans.

      Composantes et Coopération
      MUSIS fonctionne comme un système fédérateur permettant aux pays partenaires d’échanger des droits d’accès à leurs propres satellites nationaux :

      France : Fournit la capacité optique et infrarouge via la constellation CSO (satellites de reconnaissance à 800 km et d’identification à 480 km).
      Allemagne et Italie : Partagent leurs capacités radar via les systèmes SARah (Allemagne) et COSMO-SkyMed de seconde génération (Italie).
      Espagne : Participe via le programme optique à champ large PAZ/Ingenio.
      Interopérabilité : L’OCCAR gère la couche logicielle commune (CIL – Common Interoperability Layer) qui permet aux centres de commandement de chaque nation de commander des images auprès des constellations des autres partenaires.

      Missions principales
      Les satellites du programme MUSIS assurent quatre missions stratégiques pour les armées :

      Reconnaissance et Identification : Acquisition d’images de très haute résolution, de jour comme de nuit.
      Appui aux opérations : Planification et conduite des interventions militaires.
      Renseignement stratégique : Surveillance des zones de crise et vérification du respect des traités.
      Géographie militaire : Création de modèles 3D et de cartographies précises.

      En 2017, un différend majeur a éclaté entre la France et l’Allemagne concernant le programme de satellites d’observation optique
      Georg.
      Ce problème a trouvé son origine dans les tensions suivantes :

      Le programme Georg : À l’initiative de ses services de renseignement (BND), l’Allemagne a décidé en 2017 de confier à l’entreprise OHB le développement de ses propres satellites d’observation optique à haute résolution, nommés Georg.
      Rupture de confiance : Ce projet a été perçu par la France comme une remise en cause de la coopération bilatérale historique. Jusqu’alors, les deux pays fonctionnaient selon un principe de complémentarité : la France fournissait l’imagerie optique (via le programme CSO/MUSIS) tandis que l’Allemagne fournissait l’imagerie radar (via le programme SARah/SAR-Lupe).
      Concurrence industrielle : La décision allemande de développer une capacité optique autonome a marqué une volonté de l’industrie allemande de concurrencer directement le savoir-faire français dans ce domaine, traditionnellement dominé par Airbus et Thales.

      Malgré ces tensions, les deux pays ont maintenu leur coopération sur d’autres projets spatiaux militaires, tout en intégrant l’accès aux satellites allemands SARah dans le segment sol français du programme CSO.

      Simplement l’Allemagne s’affirme comme voulant devenir une puissance spatiale ,alors oui ça plais pas á la France ,il s’agit de souveraineté nationale . avec SPOCK encore plus . C#est contre la France , mais le pays veut être souverain

      • Khops dit :

        Merci de confirmer que l’Allemagne n’est pas un allié fiable

        • jean luc dit :

          pour vous allies c’est acheter français , mais le programme SPOCK ,c’est pas contre la France ,mais pour la souveraineté nationale .Les étata n’onr pas d’amis que des intêrets Charle de Gaulle . La France ne peut plus suivre ,elle décroche

          • Khops dit :

            Non. Un allié fiable, ça veut dire qui respecte les ententes, les contrats et les accords. Il y avait un accord. Les allemands l’ont brisé unilatéralement. Les allemands ne sont pas fiables.

      • Carin dit :

        @jean Luc…..
        Merci de confirmer mes écrits…

    • tschok dit :

      Mais non, enfin!

      C’est pénible cette façon de voir.

      Les Boches ont une théorie de la souveraineté nationale et il serait temps qu’on s’en rendre compte.

      Et, pas super-bonne pour nous: non, désolé, en dépit de tout le bien qu’on pense de nous-mêmes, les Boches ne nous placent pas au firmament des trucs qui leur sont indispensables.

      A force de penser les Boches comme des êtres soumis aux Amerloques, comme des laquais, car notre façon de les considérer n’est pas tellement plus respectueuse que cela, et de nous imaginer très supérieures aux Amerloques, puisque nous somme évidemment les meilleurs des meilleurs des meilleurs, on ne voit pas arriver la falaise.

      Et ça, c’est l’ancienne génération de français arrogants et prétentieux, mais qui l’air de rien dirige plus de 40% du PIB vers la satisfaction de leurs besoins perso , sous couvert de géronto ou gériatro-gaullisme, mais qui ne vaut pas un clou aujourd’hui.

      Il va falloir s’arrêter avec ces conneries-là et le faire vite.

      • Le+Terrible dit :

        Les ‘Boches’ …!!!…

        Poubelle.

      • Grotesque dit :

        « couvert de géronto ou gériatro-gaullisme, mais qui ne vaut pas un clou aujourd’hui. »

        Comment sortir une ânerie pareille quand l’actualité vous donne tord, Venezuela, Ukraine, Canada, Groenland et j’en passe.

  12. PK dit :

    « il est notamment question des projets CASTOR »

    Financer la lutte contre le RN jusque dans l’espace, quelle persévérance !

    • tschok dit :

      Vous sentez pas visé.

      Mais, simplement, nous, on doit faire des trucs intelligents pour survivre.

      Donc, a priori, rien à voir avec vous.

      Vous, ce que la nature et la culture ont exigé de vous, c’était simplement de persévérer dans votre être et vous avez pu compter sur une civilisation qui vous l’offrait et vous le garantissait. Et qui vous pardonnait vos errements. Vous avez pu tuer des Juifs, réduire des Noirs en esclavages, dérouiller les meufs, tuer des immigrés. Exterminer des baleines pour faire de l’huile, etc. Et en être très fiers.

      Nous, cela ne nous est plus permis.

      On est confronté à des barrières et on doit faire avec le monde que vous nous avez légué. On va devoir se démerder avec les héritiers de tous les plaignants dont vous n’aviez absolument rien à foutre. On va devoir essuyer vos plâtres.

      Souhaitez-nous bon chance et bon courage au lieu de vous foutre de notre gueule.

      C’est possible ou vous n’êtes capable que de sarcasmes vengeurs?

  13. Lothringer dit :

    Il vaut mieux être seul que mal accompagné

  14. jean luc dit :

    Je voulais dire que c’est pas contre la France ,mais le pays veut être souverain dans l’espace

    • Deutschland ûber alles dit :

      Les allemands ne parlent pas de « couple franco-allemand », mais de « partenaire français ».
      Un partenaire dont ils visent la vassalisation, car l’UE leur semble leur revenir de droit.
      https://lerubicon.org/friedrich-merz-et-la-recherche-dun-nouvel-horizon-geopolitique-pour-lallemagne/

      Ils ont leurs réseaux (exemple avec l’anti-nucléaire) et leurs entrées à Paris et ailleurs pour se sentir assez forts pour l’affirmer en public comme le montre le MERCOSUR.

    • Carin dit :

      @jean Luc…..
      Explique-moi pourquoi ton Allemagne chérie s’inscrit dans tous les programmes spéciaux, avant de tenter de les torpiller, en annonçant de créer seule l’ensemble des programmes?
      J’ai la réponse, mais je suis curieux de lire la tienne.

    • Grosminet dit :

      @ jean luc:

      Il n’y a pas QUE « dans l’espace »,que l’Allemagne veut être « souveraine » (certes,c’est son droit le plus strict) : SCAF,par exemple

      Ce que nous,français,lui reprochons,est de vouloir le devenir en nous pillant puis baisant au passage lors de coopérations qu’ELLE abandonne ensuite (SCAF,MAWS,Tigre,bientôt le MGCS…..)

  15. Carin dit :

    Spatiaux… désolé. Et j’ajoute que même dans les programmes aériens, maritimes, ou terrestres, l’Allemagne fait exactement la même chose.

  16. Hatteras BeZZon dit :

    Réponse @ Gallifet
    Cit :[ je n’ai pas l’impression que ce pétrolier l’était tant que ça, moisi et pourri. Je dirais même que le pont était immaculé, plus propre et moins rouillé que beaucoup de nos propres navires, hélas – et de même pour la passerelle, qui était tout ce qu’il y a de plus correcte.]

    Toutafé exact ! La passerelle  » fait son âge  » mais elle est impeccable et au vu des premières images le tanker apparait comme entretenu . Après que des  » non conformités  » soient relevées c’est souvent le cas aussi hein mais il faut voir leur degré de gravité . Si vous prenez les apparaux de mouillage ce sont des équipements qui s’usent très rapidement comme on pu s’en rendre compte dans l’actualité . De la même manière tout ce qui concerne la gestion des hydrocarbures .
    Là aussi cela fait en principe des documents qui doivent être présentés mais comme cela a été signalé plusieurs fois ces tankers transitent souvent par Le Wadi et donc ces documents sont à jour et les non-conformités exceptionnelles . Mais qui veut noyer son tanker dira qu’il a la rouille !

    C’est un élément que tous nos blogosphéreurs et plumitifs aux petites palmes semblent ignorer lorsque ce dossier est traité : aucun navire ne peut transiter par Le Wadi s’il ne respecte pas les normes de sécurité .

    Cit :[ Juste une remarque.
    Et donc on va dérouter ce navire parce qu’il a changé d’immatriculation – c’est interdit ? c]

    C’est règlementé mais ce n’est pas interdit !

    Vos interventions sont très pertinentes . Merci !