Le nouveau char britannique Challenger 3 a franchi une nouvelle étape en tirant ses premiers obus

Fin décembre, compte tenu de sa mésaventure avec les véhicules de combat d’infanterie [VCI] Ajax, immobilisés alors qu’il venait de prononcer leur capacité opérationnelle initiale, le ministère britannique de la Défense [MoD] n’a pas souhaité préciser la date, même approximative, de l’entrée en production du Challenger 3, le futur char de la British Army, commandé à 148 exemplaires auprès de Rheinmetall BAE Systems Land [RBSL] pour environ 900 millions de livres sterling.
Le Challenger 3 est doté d’une nouvelle tourelle numérisée intégrant un canon L55A1 à âme lisse de 120 mm, ce qui lui permettra de tirer l’ensemble des munitions répondant aux normes de l’Otan, contrairement au Challenger 2, son prédécesseur. En outre, il est équipé d’un système de protection active de type Trophy et de nouvelles capacités de détection et de suivi automatique de cibles.
Cependant, devant afficher une masse de 66 tonnes, le Challenger 3 disposera du même motopropulseur Perkins CV12-9A de 1200 cv que le Challenger 2, lequel est régulièrement critiqué pour son manque de mobilité… alors qu’il rend 12 tonnes à son successeur. D’où les réserves suscitées par ce programme… et l’importance des essais dont il fait actuellement l’objet.
Justement, le 20 janvier, RBSL a fait savoir que le Challenger 3, avec un équipage à bord, venait de passer une « étape décisive » après le succès de ses premiers tirs d’obus de 120 mm.
« Les derniers essais, menés au Royaume-Uni, ont marqué les premiers tirs d’un char de combat britannique de conception nouvelle depuis plus de 30 ans », a ainsi souligné RBSL. Et d’ajouter : « Le fait de tester le char à distance, puis avec un équipage dans la tourelle, témoigne de l’énorme travail accompli pour garantir que sa conception soit sûre, robuste et opérationnelle ».
The activity followed a carefully phased trial programme, beginning with remotely operated firing before progressing to crewed firing. This approach reflects the maturity of the #CR3 design and the extensive work undertaken to verify system performance ahead of crewed operation. pic.twitter.com/qILpsVsxNt
— RBSL (@RH_BAES_Land) January 20, 2026
Via le média social X, RBSL a précisé que le Challenger 3 avait ainsi validé ses systèmes de ciblage en utilisant plusieurs types de munitions, dont des « projectiles polyvalents programmables ».
Les précédents essais du Challenger 3, effectués en septembre, s’étaient concentrés sur sa mobilité. Ils « ont consisté à recueillir des données sur le bruit de la plateforme ainsi que sur les effets des vibrations sur l’équipage et les munitions transportées », avait alors précisé RBSL. Pour cela, un char de pré-production avait parcouru 789 km sur des terrains accidentés.
« Une fois l’analyse finale terminée, les données recueillies permettront à RBSL d’atténuer les risques et d’optimiser le char livré afin de garantir sa conformité aux exigences du client », avait ajouté l’industriel. En outre, il s’agissait aussi de les utiliser pour calibrer un banc d’essai dédiée à la tourelle du Challenger 3.
Quoi qu’il en soit, si le MoD se veut prudent sur ce programme, le chef d’état-major de la British Army, le général Roland Walker, maintient l’objectif de déclarer la capacité opérationnelle initiale du Challenger 3 en 2027.
« Concernant le Challenger 3, nous prévoyons toujours d’atteindre la capacité opérationnelle initiale avec 18 nouveaux chars livrés en 2027. Nous avons eu des discussions très fructueuses avec RBSL, qui souhaite accélérer certains aspects du programme et intégrer un développement itératif au sein de nos unités. L’objectif est de faire de nous les premiers à déployer un char de combat entièrement numérisé, conçu pour fonctionner selon le système 20:40:40 », a-t-il dit, lors de la Conférence internationale sur les véhicules blindés, le 10 janvier.
Le système « 20:40:40 » qu’il a décrit renvoie à la composition des systèmes que devra mettre en Å“uvre la British Army pour accroître sa létalité, à savoir 20 % de chars, de blindés et d’hélicoptères de combat [ce qu’il appelle les « plateformes lourdes habitées », ndlr], 40 % de systèmes sans équipage et 40 % d’effecteurs consommables.
Photo : RBSL





900 millions de livre pour 148 exemplaires
ça me semble pas tres cher
vous êtes certain du montant ?
C’est une modernisation…
C’est une modification de plateformes existantes, pas une construction en partant de zéro. La caisse et le moteur sont maintenus en l’état.
Après, vu l’ampleur des modifications, ce n’est effectivement pas très élevé.
C’est juste une modernisation. Maintenant il tire des obus.
Oui, mais entre le moment où l’obus sort du canon et celui où il atteint sa cible, son prix est multiplié par 4 en raison de l’inflation.
Rheinmetall essaye d’augmenter sa vitesse initiale, afin de réduire l’effet inflationniste. C’est un énorme enjeu.
C est des Challenger 2 retrofités avec une nouvelle tourelle.
Quand il y en a neuf cent millions, vous pouvez sans hésiter mettre « livre » au pluriel.
900 millions de livres.
Avec une masse annoncée de 66 tonnes la série Challenger reste abonnée au char très lourd.
Il n’est pas certain que tous les enseignements du théâtre ukrainien aient été tirés.
Pour sa part la France doit-elle se tourner vers un char :
* moins lourd donc plus mobile
* moins cher ce qui autorise le nombre
* plus rustique
* et à l’entretien simplifié
Pour notre pays on ne peut que souhaiter un projet bien ficelé suivi d’une production aussi prochaine que possible.
Retour à l’ère du cuirassé terrestre…je ne comprends pas le choix des Brits de faire encore plus lourd que le Challenger 2, surtout qu’à l’Est il semblerait qu’il ait souffert d’un manque flagrant de mobilité.
Quelle est leur stratégie??
« Quelle est leur stratégie?? »
Toujours la même depuis des siècles :
– ils ne craignent directement retranchés dans leur île. Pas besoin d’une armée de terre efficace ;
– ils foutent la grouille partout avec leur SR en attendant, pour détruire leurs ennemis (réels ou imaginaires) de l’intérieur.
À l’aune de l’histoire, il faut leur reconnaître une certaine efficacité. Pas d’honneur, mais du pragmatisme. Des Anglais pur jus quoi…
Et en plus, c’est à cause d’eux qu’on a perdu en juin 40, faut quand même le dire. Alors que dès le 10 mai, les choses étaient très bien parties pour nous, mais il a fallu qu’il s’en mêlent, ce qui nous a conduit à Dunkerque.
Enfin, heureusement qu’on est parvenu à libérer la France sans leur aide, ni celle des Américains, grâce à la remarquable résistance du gouvernement de Vichy et à l’opiniâtre ténacité du maréchal Pétain. Dans l’honneur, bien sûr.
Mais il a fallu qu’ils s’en mêlent.
Précisons pour les adeptes du premier degré que Tschok fait de l’ironie.
Il me semble que ce char Challenger 3 avec 2 problèmes majeurs : une motorisation déficiente compte tenu de son poids et qu’il rendait malade son équipage. Je m’étonne que les Anglais aient poursuivi son développement. Peut-être ont-ils réglé le second problème mais reste se problème de sous motorisation. Un sachant a-t-il une réponse ?
‘
Mais reste Ce problème.
https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses
Pour l’équipage malade vous devez confondre avec l’Ajax …
C’est aussi ce qu’il me semblait.
Avait 2 problèmes.
Un char britanique qui tire des obus….c’est un exploit
Tu dirais que tu n’as surtout RIEN Ã dire avec ce genre de commentaire surtout ???
Votre manque d’humour est typiquement soviétique. Ne seriez-vous pas parent avec Gromiko ou Brejnev ?
je trouve au contraire son commentaire drôle, le vôtre….
Le canon est allemand, en fait. Tout a une explication.
Précision: avec l’aide des Allemands.
bonjour . un char d’assaut repose sur 3 critere … puissance de feu. protection et mobilier…
Avant toute chose la puissance de feu reste garantie par le canon de 120mm …
la protection semblent garantie pat un bonne protection basique et l’emplois du système Trophie
Pour la mobilité ils est regrettable que le moteur de challenger II soit maintenue en services… ils y a sur le marché des motorisation plus puissante et efficaces…
Un char d’assaut est effectivement un bien mobilier.
Mais vous parliez peut-être de sa mobilité ?
Mais si on l’enterre avec juste la tourelle qui dépasse, ça ne devient pas un bien immobilier ?
3 critÈreS.
MobiliTÉ.
La protection semblE garantie paR.
UnE bonne protection.
L’emploI du système TrophY.
IL est.
Que le moteur dU Challenger II soit maintenU en servicE.
IL y a.
Des motorisationS plus puissanteS.
Plus lourd que le précédent avec le même moteur, pas sûr que ça fonctionne très bien.
Le Challenger3 a tiré ses premiers obus : le dernier né de la Britiche Armie a fait ses premiers pas. Le reste du monde en reste baba.
il a tiré 2 obus, wonderful!
mais le 3ème peut leur pérer à la gueule, pas étonnant dans un pays de traitres boutiquiers.
moins chers que l’IA, ils ont un contingent de chauffeurs pakos, fans de jeux vidéo.
Oh! Encore un ami du genre humain.
Ca devient insupportable de mièvrerie ce blog, vous êtes trop nombreux à aimer votre prochain, ici. On se croirait à l’église.
Ce que je retiens c’ est le 20/40/40 , qui me semble être une bonne chose.
(20/40)/40=1/80. 20/(40/40)=20. En fait en UK ils écrivent 20:40:40 (l’heure? ) ou 20-40-40(ce qui nous fait du -60).
Ce concept vient apparemment de ce discours de Sir Rolly Walker: https://www.rusi.org/research-event-recordings/rusi-land-warfare-conference-2025-keynote-speeches
Je n’accroche pas du tout à cette vision des choses, à ses calculs, pas plus qu’à ses autres concepts, évaluations, dont celles positives sur le Ajax.
Sur l’Ajax.