Renault noue un partenariat avec Turgis & Gaillard pour produire des drones sous l’égide de la DGA

Il y a près d’un an, Emmanuel Chiva, alors Délégué général pour l’armement avait estimé que le ministère des Armées devait simplifier ses procédures d’achat pour favoriser une production en masse. « Si après-demain on est obligé d’équiper une brigade ou une division qui ferait une zone tampon en Ukraine ou ailleurs, il va bien falloir la nourrir en équipements. Et ce n’est pas en leur fournissant trois missiles que cela va marcher », avait-il dit.

« Il faut être capable de produire en masse. C’est pour cela qu’on s’est posé des questions que nos aïeux s’étaient posées entre 39 et 45 et en 14-18. Produire vite et en masse devient un critère vital, ce qui n’a pas été le cas lors des appels d’offres de la DGA [Direction générale de l’armement] jusqu’à présent », avait poursuivi M. Chiva. D’où l’idée de solliciter le secteur manufacturier civil ».

« En 2025, il y aura des projets qui verront le jour dans la collaboration avec de l’industrie civile […]. C’est tout à fait nouveau », avait ainsi annoncé M. Chiva. Et l’un d’eux portait sur la fabrication de drones MTO [munitions téléopérées] à une échelle de « plusieurs milliers en quelques mois ».

En juin, alors ministre des Armées, Sébastien Lecornu fit savoir qu’une « grande entreprise produisant des voitures françaises » allait « s’allier avec une PME de défense française pour armer des lignes de production en Ukraine pour être capables de produire des drones ». Et s’il visait à soutenir les forces ukrainiennes, ce projet devait aussi bénéficier aux armées françaises « pour avoir en permanence un entraînement tactique, opératif qui colle à la réalité ».

Cela étant, M. Lecornu s’était avancé un peu trop vite car l’industriel en question, Renault, n’avait pas encore confirmé sa participation à ce projet. Et pour cause : dans une note interne publiée en septembre, il fit savoir qu’il en évaluait encore les bénéfices et les risques. En outre, avant de donner son feu vert, le groupe souhaitait plusieurs garanties de la part de la DGA et nouer des partenariats avec « des industriels français du secteur de la défense, dans une logique de complémentarité des savoir-faire ». En outre, cette initiative ne devait « pas affecter sa capacité d’investissement dans son cÅ“ur de métier ».

Visiblement, toutes ces conditions ont été réunies. Le 19 janvier, l’hebdomadaire « L’Usine nouvelle » a révélé que Renault s’apprête à lancer la production d’une MTO à longue portée appelée « Chorus », grâce à un partenariat scellé avec la PME Turgis & Gaillard. Un contrat d’un montant initial de 35 millions d’euros a été notifié par la DGA aux deux industriels. Potentiellement, ce marché pourrait rapporter 1 milliard d’euros au constructeur automobile sur dix ans.

L’information révélée par l’Usine nouvelle a été confirmée par le groupe Renault auprès de l’AFP.

« Sollicité par le ministère des Armées français, Renault Group a été invité à mettre son expertise au service du développement d’une filière française de drones », a rappelé l’industriel. « Renault Group dispose en effet d’un savoir-faire recherché : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques, tout en maîtrisant la qualité, les coûts et les délais », a-t-il ajouté.

Selon La Tribune, ce partenariat entre Renault et Turgis & Gaillard pourrait s’étendre à la production d’un drone tactique d’une dizaine de mètres d’envergure, « à un prix extrêmement compétitif ».

Photo : Renault

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114 contributions

  1. Claude Monet dit :

    Monsieur Chiva est intéressant, avec un peu de chance nous aurons l’occasion de le relire de temps en temps (il avait un blog avant son arrivée à la DGA il me semble).

  2. Archibald dit :

    Tant qu’ils mettent pas un puretech dessus, tout ira bien !

    • JK dit :

      bon commentaire ! moi je pensais plutôt  » purmerde » ; Appelons un chat un chat !

    • Titeuf dit :

      Renault, c’est le TCE….
      Peugeot le puremerde !!!

    • Grek dit :

      Le puretech c est stellantis

    • raphael dit :

      puretech, c’est stellantis…mais rassurez vous: il y a beaucoup de casse sur les 1.2 tce…

      • EchoDelta dit :

        Mais les 1,3 TCE sont carrément beaucoup plus solides !
        Le 1,6 TCE 200 / 225 CH aussi. Il faut vraiment faire le couillon pour ne pas faire 300 MKm avec.
        Le 1,8 TCE je ne sais pas encore trop mais on commence à en voir avec un peu kilométrage…

        • Pierrot dit :

          Si on veut faire dans l’unité bizarre pour faire plus court et ne pas dire 300 000km, on peut éventuellement dire 300 Mm (méga-mètres).
          parce que 300 Mkm ça fait 300 millions de kilomètres, ce qui fait deux fois la distance Terre-Soleil. À une vitesse moyenne de 130km/h, on parcourt cette distance en 263 ans. Une paille !

    • Bobby La Trousse dit :

      PureTech, c’est Stellantis… Renault n’a rien à voir.

    • Flavien dit :

      Ça tombe bien. Renault n’a jamais eu de Puretech.

    • fred dit :

      le puretech c’est Peugeot

    • Naledi dit :

      Le puretech c’est Stellantis

    • Wagdoox dit :

      Enfin le moteur ne fera jamais plus 10 000 km
      Même le puretech ferait l’affaire, je dirais meme qu’il faudrait le cantonner qu’à ça.
      Je suis pas que balancer une merde pareille soit très respectueux de la convention de Genève et des droits l’homme.

    • EchoDelta dit :

      Pure tech c’est du Stellantis…

  3. HMX dit :

    Excellente nouvelle. Encore un peu, et ça commencerait presque à ressembler à la fameuse « économie de guerre », invoquée depuis 2022… mieux vaut tard que jamais !

    Dans le détail, on sait encore peu de choses sur ce futur drone/MTO Chorus. Il a été conçu par Turgis&Gaillard, et s’appuie sur les capacités industrielles de Renault pour massifier la production et rendre l’engin le plus « low cost » possible. Il s’agira donc d’un engin voulu comme rustique, faisant appel à des matériaux et procédés issus du secteur automobile (matériaux composites, rivetage autoperçant, etc…). Le coût de revient pourrait s’établir entre 50 et 100K€ environ (c’est un ordre de grandeur plausible, pas une info !).

    L’assemblage sera réalisé au Mans, les moteurs étant fabriqués à l’usine de Cléon (Normandie). Cela laisse clairement entendre qu’on aura affaire à un drone avec un moteur à pistons. Il est question d’une capacité qui pourrait atteindre 600 exemplaires / mois, ce qui est déjà respectable.

    Les rares infos glanées dans la presse montrent que l’engin sera relativement volumineux, environ 3 fois la taille d’un Shahed 136 : 10 mètres de long, 8 mètres d’envergure, une vitesse de croisière de l’ordre de 400km/h, et une altitude maximale de 5000 mètres. On peut donc s’attendre à une portée de plusieurs milliers de km (>2000km ?), avec une charge militaire significative (>200 kg ?).

    Le mode de guidage n’est pas précisé, mais il est question d’une munition « téléopérée ». On suppose donc que le drone pourrait recevoir un système de contrôle et de guidage, par exemple avec un humain dans la boucle en phase finale, et qu’il serait dès lors optionnellement récupérable. Mais il est également très vraisemblable que l’engin pourra évoluer de manière totalement autonome, à l’aide d’un guidage GPS/Galliléo, et/ou d’un système de cartographie optique de reconnaissance de terrain.

    Comme indiqué dans un précédent post sur un autre article, on peut « s’amuser » sur la base du retex ukrainien à calculer combien de drones de ce type la France devrait stocker, pour permettre de faire face aux premières semaines d’un conflit, le temps pour notre industrie d’être capable de monter en puissance. Sachant que Shahed/Geran russes sont sont actuellement tirés à un rythme d’environ 5300 exemplaires par mois, avec des annonces russes visant à pouvoir en tirer 1000/jour, soit 30 000 par mois : en considérant une hypothèse médiane de 15 000 drones / mois, et un délai de 3 mois (délai très optimiste !) nécessaire à notre industrie pour produire en série à un tel rythme, il faudrait à la France un minimum de 45 000 drones de frappe à longue portée, disponibles en stock à tout moment, pour faire face aux 1ères semaines d’un conflit. C’est un ordre de grandeur, évidemment discutable et modulable (tout dépend du conflit, des capacités de l’adversaire, de la distance et de l’étendue de son territoire…) mais cela permet quand même de fixer les idées…

    Il s’agit là d’une des initiatives les plus marquantes prises par la France depuis le début de la guerre en Ukraine, avec la reprise de la fabrication des obus de 155mm. Hâte d’en savoir plus sur ce projet !

    • alors dit :

      Oui bon, les russes produisent beaucoup car ils sont en guerre. Vous n’allez pas stocker 50000 drones, même de la taille d’un shahed surtout qu’on maîtrise mal le vieillissement
      Les russes ont beaucoup de drones qui sont également des leurres.

      Bref, le drone est un truc de grande production en temps de guerre mais n’est pas un truc de grande conservation, surtout quand on aperçoit toutes les modifications, tous les changements nécessaires pour s’adapter. Nous devons créer une filière capable de produire rapidement et massivement des drones adaptés au moment présent. On peut avoir 50000 charges explo en stockage qu’on pourrait intégrer, oui. Il y a un besoin constant de renouvellement des modèles, en temps de paix il ne faut pas essayer d’égaler la production d’un pays en guerre.
      Les russes comme les ukrainiens produisent massivement des drones car ils sont consommés généralement peu de temps après.

      • HMX dit :

        @alors
        « Oui bon, les russes produisent beaucoup car ils sont en guerre. Vous n’allez pas stocker 50000 drones… »

        eh bien si, justement ! vous faites comment, le jour où un conflit vous tombe dessus au moment où vous ne l’attendiez pas ? vous demandez poliment à l’adversaire de bien vouloir avoir la gentillesse d’attendre deux ou 3 mois, le temps que vos usines montent en puissance ?… Et tant que vous y êtes, vous adoptez la même logique pour les obus d’artillerie et les missiles ? ça se périme, un missile, ce n’est pas non plus un truc « de conservation », donc il ne faut pas en avoir trop en stock, n’est ce pas ? qu’en pensez-vous ?… les stocks ça coûte cher et ça sert à rien ?…

        Ces drones sont essentiellement des drones kamikazes, destinés à saturer les défenses ennemies : ce sont des munitions avant toute chose, il faut donc les considérer comme tel, et en stocker « la quantité nécessaire ». J’ai exposé mes arguments, et mes hypothèses (discutables, bien entendu). Si vous trouvez que 50 000 c’est trop, j’attends votre éclairage sur ce que serait un stock pertinent pour un pays comme la France.

        • dolgan dit :

          1) production de drones en russie et ukraine en 2021?

          2) et vous les stockez ou vos 50 000 drones de 10 x 8 m? Si vous connaissez de tels espaces de stockage dispos, sécurisés et pas cher, l armée est interessée…

          • HMX dit :

            @Dolgan
            1/ Ce n’est pas la production 2021 qui compte, mais bien le niveau de la production et des stocks de drones russes au moment où la guerre en Ukraine se terminera, et dans les années qui suivront. La Russie va continuer à produire et stocker massivement ces armes, pour menacer l’Europe. Il faut qu’en face, nous disposions de moyens équivalents pour dissuader les russes.
            2/ De tels drones se stockent démontés, dans des caisses empilables. Et oui, il faudra des hangars un peu partout sur nos bases militaires pour les stocker… tout comme il faudra de la place dans nos arsenaux pour stocker des centaines de milliers d’obus supplémentaires, et des milliers de missiles ! Puisqu’on va dans le détail, vous pouvez aussi ajouter le fait que nous devrons recruter et former des personnels, pour transporter et mettre en Å“uvre ces drones (AdT ou AAE ? la question se posera…)

          • Koudlanski Romain dit :

            Il y à pas mal d’usines désaffectées , ou l’on pourrait stocké les drones.

          • Sempre en Davant dit :

            Il y a des usines désaffectées dans le Sud Loir et Cher du côté de Romorantin à côté de chez Matra.

            Plus de missiles ni d’autos.

      • Roland DESPARTE dit :

        @alors,
        Bonne réplique ! Je souscris.
        Inutile de stocker en temps de paix, avec toutes les contraintes, les drones étant rapidement obsolètes.

        • HMX dit :

          @Roland DESPARTE
          Vous faites erreur : il faut envisager ces drones kamikazes comme de simples munitions, exactement de la même façon que des obus d’artillerie, ou que des missiles : à stocker impérativement, dans les quantités nécessaires pour faire face à plusieurs semaines ou plusieurs mois de guerre, le temps que la production industrielle monte en puissance !

          Peu importe l’obsolescence pour ces systèmes, de toute façon destinés à saturer les défenses antiaériennes ennemies, presque autant que d’atteindre un objectif : ce sont justement des systèmes très rustiques qui se prêtent bien au stockage, bien mieux que des missiles par exemple qui nécessitent un stockage très minutieux en environnement contrôlé, avec la vérification et le remplacement périodique de certains composants en usine par des techniciens en gants blancs (éléments pyrotechniques notamment). Or, personne ne conteste sérieusement qu’il faille faire des stocks de missiles. Eh bien les drones kamikazes à longue portée, c’est exactement le même principe ! Voyez-les comme les « missiles de croisière du pauvre ». Avec les obus de 155mm et les petits drones FPV, ils feront partie du trio de tête des munitions les plus utilisées en nombre lors des premiers jours d’un conflit, ce qui suppose d’en avoir un très grand nombre sous la main, le temps que l’industrie puisse monter en puissance pour approvisionner les forces au rythme nécessaire !

          • Roland DESPARTE dit :

            @HMX,
            Oui, ce que vous dites n’est pas totalement faux, il faut effectivement un minimum de stock pour tenir le temps de montée en production. Cependant, l’obsolescence que j’évoque se rapporte au système en lui-même. Sur les champs de bataille ukrainiens le cycle de vie de nombre de drones est de quelques mois, et ce pour les raisons suivantes : évolutions technologiques rapides (électronique, capteurs, processeurs, moteurs,…), contre-mesures (brouillage électronique, filets, lasers, systèmes C-UAS), et surtout l’usure des batteries ; ces dernières se dégradent, perte d’autonomie, gonflement, risques d’incendie, et même parfois les modèles “propriétaires“ deviennent introuvables pour les anciens drones.
            Prenons l’exemple du TB2. Début 2022, ils sont très efficaces. Dès mi-2022, leur efficacité est en forte baisse, principalement en raison de l’adaptation et de l’évolution de la guerre électronique russe (EW/jamming) devenue très performante, le brouillage des liaisons vidéo et de celles des commandes. Ainsi, actuellement les TB2 sont principalement utilisés pour la reconnaissance et l’ajustement d’artillerie, pas pour des frappes directes. De surcroît ils sont trop chers (~5 M$ le système). Aussi, le champ de bataille est actuellement dominé par les petits drones FPV (First Person View) kamikaze, d’un coût de 300 à 5000 €, qui sont produits en masse mais pour une utilisation quasi-immédiate !
            La stratégie de stockage n’est pas la même que pour des munitions classiques comme des obus ou des missiles. Les petits FPV sont souvent basés sur des composants civils avec des contraintes spécifiques liées principalement aux batteries LiPo, ceci obligeant les armées à adapter stockage et production rapide. Des essais ont été effectués ; si l’on veut conserver les batteries en conditions optimales il faut des chambres climatisées (frais ~15-20°C, sec, charge ~30-50 %), des rotations régulières des lots, des contrôles périodiques et des recharges d’entretien ; ainsi elles durent généralement 1 à 3 ans avant une dégradation notable. Une mauvaise conservation (chaleur, humidité, charge complète ou vide) les rend inutilisables en quelques mois… Et pour les autres composants (châssis carbone/fibre, moteurs, contrôleurs de vol, caméras, antennes,…) s’ils peuvent se conserver plus longuement ils sont sensibles à l’humidité, à la poussière et aux chocs.
            En temps de paix, il faut stocker les composants et batteries séparément, disposer de quelques milliers de kits prêts à assembler (frame + électronique + charge explosive standardisée), et surtout passer des contrats avec fournisseurs pour une production accélérée [Un stock de 2026 sera dépassé en 2028 ; ce qui implique de disposer de stocks de matières premières], sans oublier de former des opérateurs !
            Pour 2026, si les chiffres exacts sont confidentiels, on estime que l’armée française dispose de quelques milliers de drones prêts, avec un objectif capacitaire de produire 10 000/mois suite aux accords passés avec les industriels. Comme les obus d’artillerie : on stocke modérément, on produit massivement en guerre ; stocker des milliers d’exemplaires obsolètes serait inefficace, mieux vaut investir dans la capacité industrielle et les chaînes logistiques. La R&D est également en pleine évolution : anti-jamming, meilleure autonomie, Li-ion plus stables ou LiPo renforcées, parfois Li-SOCl₂ (primaire, non-rechargeable), lithium-metal ou solid-state émergents, optimisation de la résistance environnementale, warheads efficaces, etc.

    • dolgan dit :

      « 50 et 100K€ environ (c’est un ordre de grandeur plausible, pas une info !). »

      50k c est déja limite juste pour la partie guidage/com d une mto longue portée en HI.

      • HMX dit :

        @Dolgan
        Pas pour un drone kamikaze autonome type « one way effector », où l’électronique est volontairement basique : par exemple, une antenne GPS/Galiléo, supléée par une simple centrale inertielle (en cas de brouillage). Il y aura bien sûr un taux d’échec assez significatif (sans parler des interceptions), mais globalement cela donne une précision suffisante pour s’en prendre à des cibles de grande taille, type base militaire, usines, etc… Avec des composants exclusivement issus du commerce, et une production en grande série (ce qui est le but affiché), le coût de ce système de guidage rudimentaire ne doit pas excéder quelques milliers d’euros, au grand maximum, quelle que soit la taille du drone en question ! On parle ici d’un système bien moins évolué que le smartphone que vous avez dans la poche…

        Pour une précision supérieure, on peut ajouter une boule optronique optique/IR à bas coût, associée à un logiciel de suivi de terrain par reconnaissance du relief et de points d’intérêt (ce qui suppose d’entrer un modèle de cartographie 3D du terrain à survoler dans la mémoire du système). Cette même caméra peut également être utilisée par le drone pour reconnaître sa cible en phase terminale, et guider sa phase d’attaque. Avec ce système, on peut espérer une précision de l’ordre de 10 mètres, ce qui serait très satisfaisant, pour un coût d’environ 10K€ à 15K€ pour le système de guidage.

        Enfin, si on veut le top du top, avec homme dans la boucle, liaison de données résistante au brouillage + liaison satellite bi-directionnelle, boule optronique haute résolution, alors oui, vous avez raison, on dépasse allègrement les 50 K€, et même bien davantage, s’agissant de technologies spécifiquement militaires, donc hors de prix ! On se rapproche alors davantage des technos embarquées sur un drone de reconnaissance tactique : c’est précisément ce qu’il ne faut surtout pas faire ! faisons confiance à Turgis&Gaillard pour ne pas tomber dans ce piège du « toujours plus » et pour rester « rustique et pas cher », ce qui semble précisément l’objectif !

        Pour mémoire, les bombes volantes V1 utilisaient un système de gyroscope (dans un boitier en bois) et un simple compas magnétique pour garder leur cap, un dispositif barométrique pour maintenir l’altitude, et un compteur de distance mécanique actionné par une petite hélice tournant au gré du vent relatif, pour connaître la distance parcourue… c’est l’équivalent de cela qu’il faut dupliquer à moindre coût, avec les technologies civiles disponibles sur étagère, au plus bas coût possible !

        • dolgan dit :

          le principe d une MTO c est de toucher sa cible.

          Et si tu n y met pas le prix, tu ne touches pas ta cible. Et plus tu tires loin ( ou vite) plus c est cher.

          Peu importe vos reves humides et vos yakafokons.

          Les russes utilisent des systemes gps civils chinois multisatelites a plusieurs dizaines de milliers d euros pour tenter de résister au brouillage. Et on parle juste du gps…

          Les V1 visaient difficilement Londres…

          • HMX dit :

            @Dolgan
            « le principe d une MTO c est de toucher sa cible »
            Oui et non : C’est vrai pour une MTO tactique avec liaison de données, qui vise une cible sur le front. Mais les drones kamikazes autonomes (« one way »), type Shahed 136/Geran ou équivalent (c’est de cela qu’il s’agit avec Chorus), visent pour leur part deux type d’objectifs :
            – atteindre une cible, militaire ou civile,
            – épuiser les défenses antiaériennes adverses et obliger l’adversaire à disperser ses moyens antiaériens sur ses arrières (ce qui crée des espaces où attaquer sur le front…).
            Les russes ne font nullement mystère de ce double objectif. Ces munitions sont donc lancées chaque nuit en masse, à raison de plusieurs drones par objectif : il suffit qu’un ou deux atteignent leur cible pour que la mission soit considérée comme un succès, les drones abattus par la DCA ayant pour leur part joué leur rôle d’usure de la défense antiaérienne adverse. Si aucun drone n’a réussi à atteindre l’objectif, il suffit d’en envoyer davantage la nuit suivante, jusqu’à ce que la défense craque. Cette stratégie basique mais redoutable est permise par le faible coût des drones et les cadences de production très élevées (les russes visent désormais 30 000 drones Geran / mois…).

      • HMX dit :

        @Dolgan
        Pas pour un drone kamikaze autonome type « one way effector », où l’électronique est volontairement basique : par exemple, une antenne GPS/Galiléo, supléée par une simple centrale inertielle (en cas de brouillage). Il y aura bien sûr un taux d’échec assez significatif (sans parler des interceptions), mais globalement cela donne une précision suffisante pour s’en prendre à des cibles de grande taille, type base militaire, usines, etc… Avec des composants exclusivement issus du commerce, et une production en grande série (ce qui est le but affiché), le coût de ce système de guidage rudimentaire ne doit pas excéder quelques milliers d’euros, au grand maximum, quelle que soit la taille du drone en question ! On parle ici d’un système bien moins évolué que le smartphone que vous avez dans la poche…

        Pour une précision supérieure, on peut ajouter une boule optronique optique/IR à bas coût, associée à un logiciel de suivi de terrain par reconnaissance du relief et de points d’intérêt (ce qui suppose d’entrer un modèle de cartographie 3D du terrain à survoler dans la mémoire du système). Cette même caméra peut également être utilisée par le drone pour reconnaître sa cible en phase terminale, et guider sa phase d’attaque. Avec ce système, on peut espérer une précision de l’ordre de 10 mètres, ce qui serait très satisfaisant, pour un coût d’environ 10K€ à 15K€ pour le système de guidage.

        Enfin, si on veut le top du top, avec homme dans la boucle, liaison de données résistante au brouillage + liaison satellite bi-directionnelle, boule optronique haute résolution, alors oui, vous avez raison, on dépasse allègrement les 50 K€, et même bien davantage, s’agissant de technologies spécifiquement militaires, donc hors de prix ! On se rapproche alors davantage des technos embarquées sur un drone de reconnaissance tactique : c’est précisément ce qu’il ne faut surtout pas faire ! faisons confiance à Turgis&Gaillard pour ne pas tomber dans ce piège du « toujours plus » et pour rester « rustique et pas cher », ce qui semble précisément l’objectif !

        Pour mémoire, les bombes volantes V1 utilisaient un système de gyroscope (dans un boitier en bois) et un simple compas magnétique pour garder leur cap, un dispositif barométrique pour maintenir l’altitude, et un compteur de distance mécanique actionné par une petite hélice tournant au gré du vent relatif, pour connaître la distance parcourue… c’est l’équivalent de cela qu’il faut dupliquer à moindre coût, avec les technologies civiles disponibles sur étagère, au plus bas coût possible !

    • jean luc dit :

      L#usine d’obus en Pologne ,n’est pas encore en construction ,donc pas de production avant 3ans . jean luc

    • Lothringer dit :

      @HMX
      « L’assemblage sera réalisé au Mans, les moteurs étant fabriqués à l’usine de Cléon (Normandie). Cela laisse clairement entendre qu’on aura affaire à un drone avec un moteur à pistons. »

      bonjour,
      L’usine de Cléon produit des moteurs thermiques ET des moteurs électriques et autres composants mécaniques tels que boîtes de vitesse.
      https://www.renaultgroup.com/groupe/implantations/usine-cleon/
      Il est donc prématuré d’affirmer que les drones seront forcément à propulsion pistonnée. On peut aussi imaginer (pas forcément dans l’immédiateté) de la propulsion électrique (moins bruyante) associée à de la pile à combustible permettant de réduire la signature thermique du drone.
      Dans le cas de la propulsion thermique, j’espère qu’ils développeront des pots d’échappement efficaces concernant le bruit (détection acoustique) car pour l’instant les drones sur le terrain ukrainien, c’est pas génial de ce côté-là.

      Concernant les obus de 155mm, la production a monté, mais elle stagne. Et demandez aux ouvriers de la Fonderie de Bretagne (Morbihan) (en charge de lancer des obus de mortier 120mm) rachetée par Europlasma, ce qu’ils en pensent. Entre les ouvriers qui ont des états d’âme à produire des munitions, et la nouvelle direction qui a demandé à ce qui reste du bureau d’études de développer ex-nihilo des profils d’obus alors que le personnel s’attendait à travailler immédiatement sur plans livrés… Et cerise sur le gâteau, un des fours qui a percé au moment de la reprise d’activité cette semaine.

      https://www.usinenouvelle.com/quotidien-des-usines/a-la-fonderie-de-bretagne-le-virage-vers-la-production-dobus-semble-amorce-mais-les-salaries-attendent-des-preuves-tangibles-dengagement-deuroplasma.HTYGNIXEAZFHNJMVC45T7TB53A.html
      https://www.francebleu.fr/infos/rendez-vous/fonderie-de-bretagne-a-caudan-un-incendie-s-est-declenche-dans-un-four-ce-mardi-20-janvier-7206690

      • HMX dit :

        @Lothringer
        Une propulsion électrique avec pile à combustible (généralement à l’hydrogène) est en effet concevable sur le plan technique… mais improbable pour les raisons suivantes :
        – poids et encombrement : ces systèmes (piles, réservoirs hydrogène, refroidissement)sont lourds et volumineux, réduisant donc la charge utile et l’autonomie du drone : c’est l’inverse de l’objectif affiché…
        – Stockage et approvisionnement en hydrogène : la gestion de l’hydrogène gazeux et liquide est particulièrement complexe et dangereuse, nécessitant des installations ou des véhicules dédiés : c’est l’inverse de l’objectif affiché…
        – Coût : techno encore émergente (et à la fiabilité incertaine…), avec des coûts élevés à très élevés : tout l’inverse là aussi de l’objectif affiché !

        Bref, pour ces raisons, je mets une pièce sur un bon vieux moteur thermique, au hasard une version « allégée » et simplifiée d’un moteur existant de la gamme Renault (pas de normes environnementales à respecter !)

    • phil135 dit :

      la propagation des commandes vers la chaine de sous-traitance, puis remontée des modules étape par étape dépasse largement trois mois. mais c’est un bon sujet de réflexion: comment réagir industriellement dans le délai ?

  4. Pacem dit :

    Enfin une vraie initiative industrielle sur les drones en France. La BIDT a pris du retard énorme par rapport aux US, Israël ou la Turquie, et beaucoup de choix ont été trop tardifs, mais ce partenariat montre qu’on peut commencer à rattraper le terrain perdu.

    Ce qui change, c’est l’industrialisation. Un acteur comme Renault peut produire en série, apporter de la rigueur et structurer la filière. Mais attention, si tout repose sur la volonté d’un seul homme, le projet reste fragile. Il faut l’inscrire dans une stratégie globale, avec un pilotage DGA solide et un soutien politique réel.

    Après des décennies d’immobilisme, ce signal est positif. Mais n’oublions pas le contexte. Le retard accumulé et les enjeux géostratégiques font que ce n’est plus du luxe, mais une nécessité.

  5. Yvon dit :

    L’initiative est intéressante d’autant que Turgis et Gaillard est lié par ailleurs à l’Ukraine et est ainsi à même de bénéficier des Retex ukrainiens, gage de la production en France de MTO « dernier cri »

  6. VinceToto dit :

    Ces dernières années, il y a eu les Dacia en modèles réussis. Sinon, Renault semble avoir compris que pour rester compétitif au niveau international qu’il fallait concevoir et produire ailleurs qu’en UE: https://journalauto.com/constructeurs/renault-filante-le-nouvel-etendard-international-made-in-korea/ (En plus, plateforme CMA Geely, Chine, au début développée par Volvo. Sur de nombreux marchés, cela fera mieux que du made-in-China même si.)

    • Mic dit :

      Oui enfin !
      Vu le cout de production en Corée du Sud comme au Japon d’ailleurs, qui est plus important qu’en Europe, c’est compétitif pour ces 3 marchés pas ailleurs (pour exemple, allez voir les prix des Lexus qui sont fabriqués au Japon, vous allez être surpris (c’est un concurrent des premiums allemands : Mercedes, BMW et Audi.
      Il faut savoir que sera des véhicules de très haut de gamme, pas disponible en Europe et exclusivement réservé aux marchés de la Corée du Sud, du Japon, et des US (peut être compte tenu du b… del que met Trump en ce moment !).

      • VinceToto dit :

        ? La seule voiture japonaise que j’ai eu neuve valait 50% de plus en Europe, plus lourde et avec un moteur moins fiable et moins puissant. En général, la Corée du Sud bénéficie beaucoup en coût de production et coûts exports de la proximité avec la Chine. Dans ce cas c’est carrément une coopération avec le constructeur chinois Geely. Sinon oui c’est du « haut-de-gamme » en prix/tendances pour de la clientèle genre GANGNAM STYLE ( https://youtu.be/9bZkp7q19f0 ): il y en a malheureusement un peu partout dans le monde.

  7. Convertor dit :

    « concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques » … très bien. Nous nous apprêtons à prendre notre élan 😉 Bon, reste la petite question des stocks de munitions et de puces électroniques. Mais il faut bien le temps de « nouer des partenariats » … Restons optimistes, mais l’économie de guerre ne pourra pas être franco-française ni seulement étatique. C’est déjà bien d’avoir muté du modèle « orfèvrerie de luxe » vers de l’orfèvrerie de milieu de gamme.

    • Thomas dit :

      Vous mettez le doigt dessus.

      Notre pays se fait fort de vendre des « petites » productions à très haute valeur ajoutée (spiritueux, luxe, avions, hélico et on peut en trouver d’autres).
      La France de la masse faisait du bas/moyen de gamme, et au jeu de la mondialisation, ce sont ces secteurs qui se sont faits défoncés, d’autant plus que le consommateur français lambda n’a pas vraiment hésité lorsque sont venues les chinoiseries new-age (« pouvoir d’achat »).

      Alors bon, on entrevoit assez bien le problème qui risque d’arriver :
      Une production moyenne masse moyen de gamme, mais dans la fourchette haute des prix mondiaux, pour une qualité moyenne si ce n’est médiocre en regard de la concurrence, que seule la France achetera, au prix fort vu qu’il n’y aura pas de volume, puisque pas de sous.

      Cocorico.

  8. peterr dit :

    Bien !
    Et pour les petits drones faire appel à un (des) équipementier(s)

  9. dolgan dit :

    Pour l instant, il n y a rien qui va dans les annonces.

    Une MTO produite a 600 ex/ mois de tres grande taille (8x10m , c est la taille d un TB2) volant a 400kmh (croisiere? max?).

    Pas vraiment les caracs d une MTO.

    Aucun partenaire capable de fournir les systemes de guidage et communication n est cité. C est pourtant l élément clé . C est a la fois le goulot d étranglement de capacité de production et l élément qui représente plus de la moitié de la valeur pour une MTO longue portée en HI.

    Pas non plus de partenaire pour fournir la charge (on peut supposer qu il utiliserait des bombes classiques comme charge).

    Le truc n a jamais volé apparement, mais on lancerait la prod?

    Cela ressemble fort au projet annoncés par TG en partenariat avec antonov en 2023 qui semble n avoir jamais abouti.

    Soit on raconte n importe quoi a la presse, soit on est juste dans des subventions déguisées pour soutenir une filliere auto en difficulté.

    • alors dit :

      On ne fait que fixer un cadre et définir une installation de production d’un drone en cas de gros besoin (du genre qu’on soit dans un gros conflit).
      Cela ne veut pas dire que l’on va produire un drone à 600 exemplaires par mois dès la semaine prochaine et de manière continue.
      Le drone de 8x10m semble être un second projet qui n’est pas lié à celui évoqué pour les 600 exemplaires par mois.

    • vrai_chasseur dit :

      @dolgan
      – le communiqué ne dit pas MTO mais drone téléopéré à longue portée (car munition et rens).
      – les fournisseurs de la charge militaire, du guidage et de l’électronique embarquée, c’est la responsabilité de la DGA (maitre d’oeuvre du projet) – Et faites confiance à Renault, avant de s’avancer sur une cadence -et de communiquer- ils ont déjà évalué la chaîne logistique des sous-traitants : ce n’est pas un sujet inconnu pour eux.
      – On ne parle pas de lancer la prod mais d’abord un prototype, issu de la chaine de production. C’est le processus de qualification classique DGA, produit + chaine industrielle.
      – Des apports de technologie ukrainienne sont aussi possibles (par ex. version ukrainienne du DSMAC, l’IA de guidage par rapport au modèle numérique de terrain)

      • dolgan dit :

        Quel communiqué? de qui? Usine nouvelle (dont l article est la source de tous les autres) parle bien d une MTO. Les chiffre de production ne sont de toute manière pas cohérents avec autre chose.

        600 par mois, on est sur de la MTO ou des drones tactiques type DT46 (donc strictement rien a voir).

    • Clavier dit :

      Je partage largement votre sentiment …..

    • tumoublieras dit :

      on attend toujours un produit TG au delà des annonces. on peut meme pas voir un prototype validé – ça rentre dans la lignée des annonces depuis 3 ans… la soupe a l’air d’être bonne

    • KL42 dit :

      « Soit on raconte n importe quoi a la presse, soit on est juste dans des subventions déguisées pour soutenir une filliere auto en difficulté. »
      Remarque très pertinente, tout comme le post, merci
      C’est encore et toujours le  » en même temps du président de notre pôvre France)

  10. Robmac dit :

    Pourquoi pas, mais Renault devrait produire, en son nom propre, des véhicules industriels, des autobus et des autocars …

    • Noupat dit :

      « Renault devrait produire, en son nom propre, (…) blablabla »
      Quel est le rapport entre concilier les usines Renault avec leur produit actuel (merci la R5) pour favoriser la fabrication de MTO et de « produire des véhicules industriels, des autobus et des autocars »?
      Mais vraiment ?
      Merci d’étayer vos propos à la place de 3 points de suspension !
      L’état détient un capital conséquent dans le groupe Renault à l’inverse du groupe Stellantis, dont l’ex PSA fait partie, le gouvernement a pû trouver un partenaire industriel français viable et fiable!
      Donc, what else ?

      • Robmac dit :

        Renault va (peut être) produire des drones, mais on achète des camions allemands et des autocars italiens, alors que RVI était un grand groupe industriel …

        ‘Renault Trucks’ appartient à Volvo, qui lui même appartient à un groupe chinois ! Bravo la « souveraineté ».

        • Noupat dit :

          ‘Renault Trucks’ appartient à Volvo, qui lui même appartient à un groupe chinois ! Bravo la « souveraineté.

          Pour votre information :

          « Avec un héritage de plus de 130 ans de savoir-faire français dans le domaine des camions, Renault Trucks a conservé son siège social à Lyon, en France , depuis 1894, où tous ses camions de moyen et gros tonnage sont conçus et fabriqués. »

          > Voilà pour les emplois et leur OUTIL => souveraineté

          Pour rappel :
          1/
          Renault Trucks est un groupe international logisticien français qui développe, assemble et vend des véhicules industriels et utilitaires. La société appartient au groupe suédois AB Volvo depuis 2001.

          2/
          Depuis 2002, la division Renault Truck spécialisée dans la conception de camions appartient au groupe Volvo. Ce groupe Volvo ne possède plus la marque automobile Volvo depuis 1999 et le rachat de cette division par Ford (elle appartient désormais aux Chinois de Geely depuis 2010).

          3/
          Exemple avec Rolls-Royce :
          – Motor Cars : propriétaire BMW
          – Réacteurs : idem ?

          Désinformation ou manque de connaissances; dans tous les cas les jugements sont certains mais peu fiables.

    • EchoDelta dit :

      c’était le cas de RVI filière de PL et autocar (rachat de SAVIEM) vendu depuis à Volvo, ils ont même produit des camions militaires, chez Renault KERAX, devenus ARQUUS ainsi que des chars, voire des tracteurs (Renault Agriculture revendu depuis à CLAAS).

  11. lym dit :

    C’est un retour aux sources, pour Renault, de produire à nouveau des engins volants! Et cela leur offre une diversification bienvenue, même si s’orienter vers un tel industriel de la production mécanique complexe en grande série et non spécifiquement un constructeur d’avion existant (Daher-Socata…), mais faisant de la petite série (notre pays, pourtant pionnier, plombant méthodiquement l’aviation générale), annonce indirectement une fois de plus qu’on anticipe des lendemains qui déchantent.

  12. Lado dit :

    Tres bonne initiative, mais il faut viser, en même temps(compléter par ) des volumes 10Xà 100X plus gros et des coûts 10 à 100 fois plus bas
    Des industriels Français avec des usines en France, maitrisant tous les jours « volumes/coûts/délais /qualité »(sinon ils auraient disparus depuis longtemps) ayant des BE de Developpement et d’Indus /process, maitrisant la plasturgie, les cartes electroniques ‘(plusieurs milliers/jour), l’assemblage robotisé au max,le contrôle Q, la traçabilité.. existent .
    Ne pas oublier que la qualité Auto ou Grand Public est en dizaines , moins de 100 ,ppm ou parties par million,,pour les cartes par ex
    Par exemple.Valeo ou SEB..alliés à Eurenco et un labo specialisé (DGA?) seraient en mesure , en moins d’un an/18 mois ,de faire ces munitions « intelligentes »…
    En 1916/1918..Citroen produit 100000 obus de 75/jour sur le site du quai de Javel..
    C’est assez simple..il faut choisir un modèle ..et obtenir une gosse commande (c’est le plus difficile)!

  13. VinceToto dit :

    Théories: De la com pour le gouv. & Armées. La subvention déguisée me semble pour T&G pas pour le groupe Renault. Renault a de bonnes usines étrangères à l’étranger. Peut être que cette tentative de copie de Shahed c’est pour donner du travail aux usines en France? https://www.usinenouvelle.com/aero-spatial/defense/un-contrat-potentiel-dun-milliard-deuros-renault-va-fabriquer-des-drones-militaires-dans-ses-usines-du-mans-et-de-cleon.K2HXUXWKLZD4NM73TRHGMV64BA.html

  14. Myshl Mabelle dit :

    M Chiva a eu raison.
    Mais il a eu un immense défaut, il n’était pas de l’oligarchie polytechnicienne, il ne copinait pas avec les « fermiers généraux », ces mafieux de Bercy allaités aux bénéfices de leurs compromissions « légales » d’ordonnateurs pourcentagés, il ne s’agenouillait pas devant ces dieux que servent les commissaires dévoués aux « règles », aux directives supranationales et autre code des marchés publics européen donc apatride.
    Il faut simplifier. OUI.
    La DGA et ses excroissances ont été crées quand il a fallu reconstruire voire recréer, et mettre de l’ordre.
    Aujourd’hui la DGA, de pilier de notre défense en est devenue le boulet.
    D’ailleurs on l’a amputée de ses compétences d’essais, de recherche, de maintenance, il ne reste qu’un aréopage de décideurs de ce qui leur convient à eux et qu’à eux pourvu qu’il y ait un %.
    C’est fini, la DGA directrice façon plan quinquennal soviétique.
    Les ukrainiens nous ont montré la voie.
    Le besoin appelle l’offre. La nécessité fait loi.
    Et pour répondre au besoins, pour faire face à la nécessité, il FAUT arrêter d’obéir servilement aux apatrides de Brussel, il faut désobéir à la gauleiter, il faut se libérer du code des marchés publics européen, il faut refonder notre contribution à l’Europe sur le socle de notre ETAT.
    En 1914-18 la France a produit les moyens technologiques de sa défense dans l’industrie privée, mise en concurrence (chars, avions), il n’y avait pas de « DGA », il n’y a plus besoin de DGA.
    Il suffit que l’Etat fasse appel d’offre, appel à compétence, pas besoin de DGA.
    Et pas besoin de se traîner le boulet du CMP européen.
    Renault sait faire. Alors faisons faire par Renault.
    A l’heure où un inculte historique élyséen veut enfler l’Europe pour faire face,
    c’est à resserrer nos rangs sur nos compétences et nos fidélités qu’il faut oeuvrer.
    BON…
    Ceci dit on a comme qui dirait un GROS problème…
    Il est où l’Etat ????????????

    • Roland DESPARTE dit :

      @Myshl Mabelle,
      « on l’a amputée de ses compétences d’essais, de recherche, »
      Pouvez-vous préciser ?

      • Myshl Mabelle dit :

        Je peux préciser…
        Le faire m’amène à mesurer que j’ai commis une extrapolation abusive.
        En généralisant j’ai fauté, voire j’ai été malhonnête.
        Je présente mes excuses.

    • PK dit :

      « Il est où l’Etat ???????????? »

      Il disparaît aussitôt que la vassalisation apparaît. Les deux ne sont pas compatibles « en même temps ».

    • Carin dit :

      @Mischl Mabelle…..
      L’état est un peu dans Renault, et beaucoup dans la DGA…
      Il est même au conseil d’administration de Turgis et Gaillard, sans compter les militaires qui gravitent autour de cette entreprise en tant que clients/consultants, qui sont aussi l’état.
      Voilà Mabelle, où se trouve l’état français dans cette association.

  15. en passant dit :

    ne peut-on pas envisager un kit de dronification de véhicule(s) qu’on puisse rapidement droniser des véhicules terrestres par exemple pour automatiser de la logistique ou des déplacer des leurres ? puisque tout se voit maintenant…

    j’en profite pour dire :
    – en Pologne ils interdisent les voitures chinoises sur les bases militaires. (pas encore américaine !) à priori idem en Israël.
    – Airbus va employer des robots humanoïdes chinois pour sa production.
    potentiellement certains véhicules électriques – en dehors d’être des capteurs ambulants – sont pilotables à distance.

    • EchoDelta dit :

      Tous les véhicules actuels sont potentiellement pilotable a distance, grâce au ADAS. Il suffit de peu de modifications pour les rendre autonome ou robotisés.

  16. jean luc dit :

    En 2026, l’état-major allemand (
    Bundeswehr) a radicalement fait évoluer sa politique de stockage des drones pour passer d’une logique de stocks statiques à un modèle de flux d’innovation continue.
    Voici les axes majeurs de cette réflexion stratégique :
    1. Priorité à la rapidité de production sur le stockage de masse
    Face à l’obsolescence technologique quasi hebdomadaire des drones constatée sur les théâtres de conflit actuels, l’état-major privilégie désormais la capacité de mobilisation industrielle rapide plutôt que la constitution de stocks massifs de modèles fixes.

    Objectif 2029 : Atteindre une flotte d’environ 8 300 systèmes (contre 600 auparavant), incluant 5 700 drones de reconnaissance et 2 070 munitions rôdeuses.
    Stratégie industrielle : Signature de contrats cadres flexibles permettant d’acquérir les dernières versions logicielles et matérielles sans attendre la fin des cycles de vie des stocks existants.

    2. Standardisation pour un stockage durable
    Pour résoudre le dilemme entre innovation rapide et nécessité de réserve, l’Allemagne mise sur la standardisation des composants critiques.

    L’idée est de stocker des plateformes de base (châssis, moteurs) tout en gardant une flexibilité totale sur les composants qui évoluent le plus vite (capteurs, modules d’IA, systèmes de brouillage).

    3. La « Muraille de Drones » (Drone Wall) 2026
    L’Allemagne participe activement au projet européen de « Muraille de Drones » le long du flanc est de l’OTAN, prévu pour être opérationnel dès 2026.

    Ce projet implique un stockage décentralisé de machines autonomes guidées par IA capables de former un champ de mines aérien mobile pour contrer les intrusions et la guerre hybride.

    4. Simplification de l’acquisition (Drones Commerciaux)
    La Bundeswehr a simplifié l’achat de petits drones civils (type DJI ou Autel) pour les besoins immédiats des unités en 2025 et 2026.

    Ces drones sont modifiés par des fournisseurs allemands pour répondre aux normes de sécurité informatique avant d’être intégrés aux stocks opérationnels des divisions.

    5. Cadre législatif et défense du territoire
    Depuis fin 2025, de nouvelles lois autorisent l’armée à abattre les drones suspects sur le territoire national. Cela a conduit à la création d’unités spéciales et de centres de défense anti-drones permanents (comme le centre conjoint à Berlin) nécessitant un stockage spécifique d’intercepteurs et de systèmes de brouillage.
    simplement pour la réflexion

  17. rational dit :

    est ce que quelqu’un peut m’expliquer comment on peut transformer une chaine de montage auto pour devenir une chaine de montage de drones ? Ce ne sont pas du tout les mêmes industries…

    • dolgan dit :

      Les robots font ce que tu leur dit de faire.

    • Roland DESPARTE dit :

      @rational,
      Certains robots sont programmables. Il suffit d’adapter. Et de former les ouvriers.

    • EchoDelta dit :

      Ce ne sont pas les même « véhicules » mais c’est la même industrie -> Produire un système électromécanique rapidement et en masse, en y intégrant des composants électronique, plastique, métallique, caoutchouc, pneumatique, hydraulique, etc.
      Ce qui est important c’est le processus de fabrication -> il faut qu’il soit logique, rapide, et que la logistique des stocks et des livraisons suivent. Après que que ce soit une voiture ou un drone qui défile sur le tapis, n’a que peu d’importance. Ce qui est important est que la pièce soit bien présenté sur le chassis de l’engin, que les robot vissent au bon endroit et au bon couple de serrage, que les branchements se fasse bien, que les tests automatique en cours de fabrication se passe bien, etc.

    • PK dit :

      On ne peut pas.

      Ici, il est dit explicitement qu’il s’agit de monter une *nouvelle* chaîne de production. L’expertise de Renault dans ce domaine est dans sa capacité à mettre en Å“uvre une chaîne de production industrielle, pas dans les drones volants dont Renault ne connaît rien (d’où la délégation à une unité maîtrisant le sujet).

      Il n’est pas idiot sur le tapis d’associer deux experts en deux domaines complémentaires.

    • VinceToto dit :

      Prenez 1 milliard d’€ et taisez vous?

  18. jo666 dit :

    Faudrait plutôt faire le même missile que Destinus
    Quant à Renault, autant qu’il rachète Renault TRUCK et qu’on fasse des chars . Adieu les Allemands
    Pareil pour l’électronique, le fondeur doit être franco français , avec les Fournisseurs français d’ ASML
    on a 6500 milliards d’Epargne pour 3400 milliards de dettes soit 3000 de cash .

  19. Czar dit :

    L’Histoire est un éternel recommencent..

    • VinceToto dit :

      Pas toujours. Les Israéliens copient et améliorent des drones US. Les Iraniens copient et améliorent des drones israéliens. Les Russes copient et améliorent des drones iraniens. La France avec Turgis & Gaillard essaye de copier des drones russes… Vous voyez le tableau? Parfois l’histoire ne se répète pas.

      • PK dit :

        C’est très circulaire votre raisonnement, et par définition, le circulaire a un côté très… recommencement 🙂

    • Czar dit :

      recommence…. ment, recommencement est allemand !

  20. Koudlanski Romain dit :

    Voila une bonne nouvelle , en attendant de voir la gueule de ce drone ou MTO .

  21. aleksandar dit :

    Pas discret a stocker et transporter, pas discret en vol.
    Un drone pensé pour des frappes en zone III, au delà des 80 km.
    Aucun intérêt.
    Le besoin est plus urgent pour la zone de contact ( I ) et la zone renforts et logistique ( II ).

    • EchoDelta dit :

      Le besoin le plus urgent est de frapper massivement dans la profondeur pour isoler la ligne de front qui se fait harceler par les drones FPV, couper les ravitaillements et la logistique adverse. Si les drones russes FPV, le carburant ou les munitions n’arrivent plus au front les russes seront sur le reculoir.

      • PK dit :

        Ce combat n’est pas notre combat : l’urgence, c’est d’équiper notre armée pour notre besoin, pas d’équiper une armée étrangère pour son besoin, surtout lorsque son besoin est opposé au nôtre !

        • EchoDelta dit :

          Nous sommes bien d’accord, c’est pourquoi il faut, les produire, les vendre et faire tourner les usines. Après stocker des drones par millions, je ne sais pas si c’est pertinent, car ce sont des produits qui évoluent vite, et donc deviennent obsolète assez vite aussi. En revanche en produire pour alimenter les armées qui se battent et avoir du RETEX, ca c’est intéressant.
          De plus si ce n’est pas notre guerre, alors pourquoi produire en masse ces armements, puisque ce n’est pas notre conflit… Je pense que tout conflit peut potentiellement être le notre s’il en vient à toucher à nos intérêts et comme dirait un bon américain, si l’on peut y développer nos intérêts, bien que cela ne deviennent alors franchement immoral (Aider des gens à se taper dessus plus efficacement en leur fournissant des armes appropriées).
          D’ailleurs actuellement on lutte contre la Russie qui sera peut être demain notre alliée contre un autre péril encore plus grand…

      • aleksandar dit :

        Si vous frappez la logistique russe cela signifie que la France est en guerre avec la Russie.
        A votre avis de quel coté les drones FPV, le carburant ou les munitions n’arriveront plus au front ?

        • Alpha (α) dit :

          Pourquoi dites-vous que ça signifierait que « la France est en guerre avec la Russie » ?
          Si ces drones sont donnés à l’Ukraine ? Ou même fabriqués sur place ?
          Encore une nouvelle « ligne rouge » ?

        • EchoDelta dit :

          On peut vendre des drones aux ukrainiens (qui OK ne paieront pas… Mais on peut se faire payer en territoire c’est à la mode actuellement…). Bref pas besoin de s’impliquer directement.

          • PK dit :

            « Mais on peut se faire payer en territoire c’est à la mode actuellement… »

            Les territoires de l’Ukraine — du moins tant que la Russie ne les pas encore préemptées — sont déjà « achetées » par BlackRock. Ils n’ont plus un mètre-carré à céder.

            L’Ukraine est définitivement insolvable pour tout nouveau placement. Sauf à être Américains (qui sont toujours bien placés pour piller la richesse des autres : ce sont des génies du « commerce »).

        • aleksandar dit :

          Donc on va donner ces dromes a l’Ukraine.
          Ben voyons, on est si riches !
          3200 milliards de dette.
          Et complètement a perte puisque l’Ukraine a déjà perdu la guerre.

  22. hdo dit :

    Très étonné d’apprendre que Turgis&Gaillard aurait créé le drone CHORUS car on attendait plutôt l’AAROK qui n’a pas donné de nouvelles depuis son premier vol piloté en septembre 2025.
    avec une grande incertitude quand au logiciel de télépilotage voire autonome.
    ou alors 35M€ viennent d’être alloués pour créer/mettre en production le drone Chrorus? donc tout reste à faire à moins que T&G ait pu faire affaire avec une entité en Ukraine? et ainsi acquérir un logiciel de télépilotage de drone(s) y compris pour l’AAROK
    Wait&See

    • Alpha (α) dit :

      Quelles nouvelles attendez-vous de T&G, 4 mois à peine après le premier vol de son Aarok ?
      Je pense qu’ils doivent avoir quantité de données à analyser suite à cette étape essentielle.
      Vous espériez une communication en mode Trump ?
      Et que voulez-vous dire par votre « grande incertitude quand au logiciel de télépilotage voire autonome » ?
      Des infos ?
      Une source ?

  23. jean luc dit :

    @dolgan Roland DESPARTE
    On démonte la chaîne de montage entière , et on remonte une nouvelle chaîne de montage pour les drones . C’est pas aussi simple que vous le dite Il faut compter 2 ans pour la nouvelle usine démarre .Rheinmetal as converti 2 site pour l’automobile pour faire des satellite militaires et des chars . il faut aussi former le personnel celas prend du temps , en plus il faut convaincre le personelle ,car faire des voitures c’est ,faire des engins pour tuer ,celas pose pour certain un problême morale .

  24. Sempre en Davant dit :

    Produire vite et beaucoup de cartouches, de fusils à pompe ou de bataille, ce serait utile également.
    N’oublions pas les solutions ultimes cinétiques et imbrouillables : https://www.snafu-solomon.com/2025/12/net-launchers-are-effective-against.html

    Pour ceux qui ne suivent pas Snafu-Solomon quelques mises à jour :

    https://www.snafu-solomon.com/2026/01/china-is-making-huge-push-intomicrowave.html pour griller en gros.

    https://www.snafu-solomon.com/2026/01/ukrainian-unmanned-ground-vehicle-ai.html On nous avait prévenu contre Synet.

    https://www.snafu-solomon.com/2026/01/epirus-system-can-take-down-fiber-optic.html Le filaire ne fait pas tout.

    https://www.snafu-solomon.com/2025/12/did-chinese-copy-russian-tor-and-claim.html La bulle antiaérienne devra être globale.

    https://www.snafu-solomon.com/2025/12/china-has-uav-that-launches-up-to-100.html Le nombre à coût inférieur sera difficile à contrer.

    https://www.snafu-solomon.com/2026/01/dream-situation-or-nightmare.html Les hommes dans la boucles doivent conserver liberté de mouvement et initiative ou succomber aux fatigues.

    Bref, il faudrait savoir si ce nouvel engin n’est pas un porte MTO plutôt qu’un effecteur direct, voir l’un ou l’autre, et maintes autres choses avant que le masque ne tombe.

    Cela, mes cocos, ne saurait tarbais. S’il faut bien sur féliciter ceux de Bercheny et tous leurs partenaires ne réduisons pas le cassoulet aux haricots. On peut chanter la gloire de ceux ci sans oublier la fève.
    Si l’on oublie la fève alors on ne se rappelle plus que la cassole c’ est un récipient en terre cuite à la forme est plus subtile qu’on ne le croit.
    Bun profit !

  25. Schwarzwald dit :

    Si ils produisent aussi bien que leur bagnoles, que ce soit les MTO ou les drones, ils vont s’arrêter au milieu de la trajectoire …

    Renault, tous les jours un bruit nouveau …

    • Koudlanski Romain dit :

      Alors expliquez moi, pourquoi les marques comme BMW Mercedes entre autre ,ont des ateliers si c’est si fiables que ça .

    • DP dit :

      @Schwarzwald,
      C’était bon dans les années 80′ ce truc.
      Quand je prends l’autoroute, 80% des voitures arrêtées sur la BAU sont allemandes, y compris des Porsche ! 😉

      • VinceToto dit :

        Avec une Xiaomi, on peut en plus aller à la déchetterie sans risquer de se la faire mettre dans une benne contrairement aux voitures allemandes.

    • Noupat dit :

      La filière automobile allemande et leur partenaire : Porsche/Bosch semblent bien plus faire plus de bruit.
      >> Volkswagen ferme une usine pour la 1ère fois …

      Heureusement que Rheinmetall fabrique des armes pour soutenir votre économie rattachée à la R&D des USA …

      Soyez fiers …

      • Alpha (α) dit :

        « Heureusement que Rheinmetall fabrique des armes pour soutenir votre économie rattachée à la R&D des USA … »
        Clairement, plus l’Allemagne bascule vers cet écosystème américain de dépendance technologique (logiciels, maintenance, mises à jour, bibliothèques de menaces, accès aux chaînes logistiques, évolution des produits, etc.), plus elle réduit sa marge de manœuvre pour imposer ensuite une autonomie européenne réelle.
        Dit simplement, elle n’est pas crédible.
        Et industriellement parlant, en renonçant à concevoir, elle perd du savoir-faire critique, car en achetant sur étagère de la technologie, ses industriels progresseront moins qu’en la créant.
        Seule retombée, mais à la marge, la production brute, la maintenance et la sous-traitance d’équipements non critiques et non stratégiques.
        Ce qui n’est rien comparé à la conception de l’architecture d’un système complet.
        L’Allemagne tisse la corde par laquelle les Américains la tiennent fermement.

        • Vortex dit :

          Salut Alpha !
          Exactement ce que j’expliquais à jean-cul !
          En des termes plus simples, car i, ne faut pas le brusquer… Il a un esprit lent…

    • VinceToto dit :

      Au 21ème siècle, comparé à des Allemandes, Renault c’est agréable est fiable. C’est un signe que l’industrie auto allemande va mal, très très mal.

  26. Vortex dit :

    Oh, oh, oh !
    Deutsch qualität !
    https://www.avion-chasse.fr/le-fiasco-des-drones-helsing-en-ukraine-quand-linnovation-europeenne-bute-sur-la-realite-du-front/
    Quand Trappier disait qu’ils n’étaient pas au niveau les Teutons ! 😉

  27. Stakan Vada dit :

    Renault ! Sérieux ! Spécialistes des moteurs en carton pas fiables, il n’est plus besoin d’avoir d’ennemis.

  28. JILI dit :

    Étrange toutes ces critiques alors qu’on a un industriel talentueux qui va créer une grosse chaîne de production de drones avec Turgis, qui lui-même innove de belle façon dans un secteur où nous étions guère performant. Bien sûr ceci ne met pas en cause notre niveau de recherche qui a un excellent niveau. ou est de première qualité. Par contre, pour ce qui concerne le partenariat Renault et Turgis, il faut considérer qu’avant de se lancer les deux compères ont réalisé une étude poussée tant technique, que financière, industrielle et commerciale sur le drone Chorus. Ce qui revient à dire que l’ »Oiseau Chorus »sera performant, rentable, concurrentiel, et amènera des ventes et des profits. Bref, ces faits devraient normalement amener de la satisfaction pour notre armée et notre industrie, et non des critiques et du pessimisme comme le ressentent certains. De plus, je tiens à rappeler que passée sa dernière démonstration en septembre 25, parce que nous sommes en janvier 26 soit environ 4 mois plus tard, l’Aarock poursuit normalement son évolution, et que dans quelques temps, nous recevons très certainement de bonnes nouvelles à son sujet.

  29. Alain d dit :

    les forces armées ukrainiennes ont cessé d’acheter des drones allemands Helsing HX-2
    https://ria-m.tv/ua/news/397183/shtuchniy-intelekt-pasue-pered-reb-chomu-zsu-pripinili-zakupivlyu-nimetskih-droniv-helsing-hx-2.html

  30. Noupat dit :

    Personne en France ne veut du MERCOSUR.

    En même temps cela arrangerait beaucoup de pays de l’EU, où certains modèle vacille : chute de l’industrie automobile allemande sur leur marché clé (protectionnisme des USA, 2e marché, et surtout perte de compétitivité en Chine, 1er marché auto).

    Le taux de croissance reflète assez bien la situation …

    « Actualités Allemagne : L’économie évite de justesse une troisième année de récession . Le PIB allemand a progressé de 0,2 % en 2025, mettant fin à deux années consécutives de récession ».

    L’EU, ne doit pas devenir un OUTIL pour les allemands qui souhaitent la vassalisation et non l’indépendance européenne.
    WASP = TRUMP ?