La Grèce va bénéficier de l’expérience opérationnelle acquise par Israël grâce au F-35

En mai 2018, le général Amikam Norkin, alors commandant de la force aérienne israélienne [IAF] fit savoir que l’escadron 140 « Aigle Doré » avait été le premier au monde à avoir engagé des chasseurs-bombardiers F-35 dans des missions de combat. Et cela alors qu’il venait d’être déclaré opérationnel sur ce type d’appareil seulement quelques mois plus tôt.
Pour rappel, les F-35 mis en Å“uvre par Tsahal sont différents de ceux livrés par Lockheed Martin aux autres forces aériennes. Ils sont en effet équipés d’un système de guerre électronique développé par Elbit Systems qui leur est propre. En outre, ils peuvent être dotés de réservoirs censés augmenter leur autonomie sans dégrader leur furtivité.
En 2023, les F-35I « Adir » israéliens totalisaient plus de 20 000 heures de vol. Depuis, avec les frappes en Syrie, au Liban et au Yémen, l’intervention militaire à Gaza et l’opération « Rising Lion » contre le programme nucléaire iranien, l’expérience de Tsahal avec ce chasseur-bombardier s’est considérablement accrue. Et la force aérienne grecque va en profiter.
C’est en effet ce qu’a confié le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, un porte-parole de Tsahal, au journal Kathimerini. « Israël possède la plus grande expérience de toute la région avec le F-35 » et « nous ferons tout notre possible pour la partager avec les Grecs », a-t-il dit.
Pour le moment, Athènes a commandé vingt F-35A pour près de 3,5 milliards d’euros. Ces appareils seront affectés à la 117e escadre de chasse, implantée sur la base aérienne d’Andravida [ouest de la Grèce].
Selon le lieutenant-colonel Shoshani, la force aérienne hellénique est surtout intéressée par les tactiques visant à neutraliser les défenses aériennes ennemies [SEAD]. Et d’ajouter que les « partages de renseignements » et de savoir-faire « entre partenaires ayant des valeurs communes visent à « promouvoir la stabilité régionale ».
Par ailleurs, ce 20 juillet, à l’issue d’un entretien avec son homologue israélien, Israel Katz, le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias a annoncé que l’État hébreu allait aider la Grèce à développer des technologies dédiées à la lutte antidrone.
« Nous sommes convenus d’échanger nos points de vue et notre expertise afin de contrer les plateformes sans pilote, notamment les essaims de drones aériens et les groupes de drones sous-marins », a déclaré M. Dendias. « Nous nous sommes également engagés à collaborer pour prévenir et neutraliser les menaces dans le cyberespace », a-t-il continué. « Notre objectif est que la Grèce, d’État client et simple acheteur de systèmes de défense, devienne un coproducteur, voire un producteur de produits innovants à coût relativement bas », a-t-il conclu.
Déjà portée à un haut niveau, la coopération entre Israël et la Grèce s’est encore renforcée en décembre dernier, après que ces deux pays ont signé, avec la République de Chypre, un « plan d’action commun » visant à organiser davantage d’exercices et à instaurer un « dialogue militaire stratégique sur les défis communs en matière de sécurité ». Il serait même question, selon certains médias grecs, de mettre en place « une force militaire conjointe de réponse rapide en Méditerranée orientale ».





Je me permets un h.s. très intéressant
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