Saab propose d’assembler 72 Gripen E/F et 6 avions d’alerte avancée GlobalEye au Canada

En mars 2025, sur fond de tensions diplomatiques et commerciales avec les États-Unis, le gouvernement canadien fit savoir qu’il allait reconsidérer l’achat de 88 chasseurs-bombardiers F-35A auprès de Lockheed-Martin, alors que 16 exemplaires avaient déjà fait l’objet d’une commande ferme.

Pour rappel, en 2022, à l’issue d’un appel d’offres lancé pour remplacer les CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne [ARC], Ottawa avait retenu le F-35A aux dépens du JAS-39 Gripen E/F proposé par le groupe suédois Saab. La candidature du F/A-18 Super Hornet de Boeing avait été écartée tandis que Dassault Aviation [Rafale] et le consortium Eurofighter n’avaient pas jugé pertinent de maintenir leur participation à cette compétition.

Quoi qu’il en soit, la décision sur l’avenir de l’aviation de combat canadienne se fait encore attendre, alors qu’elle aurait dû être annoncée dans le courant de l’été dernier. A priori, deux camps s’opposent.

Ainsi, l’ARC soutient la nécessité d’acquérir les 88 F-35A prévus car, selon un rapport interne évoqué par l’agence Reuters, il serait « insensé, d’un point de vue militaire » de scinder l’achat de nouveaux avions de chasse avec une commande de 72 autres appareils de facture européenne. Une position partagée par Stefanie Beck, alors sous-ministre de la Défense nationale, lors d’une audition parlementaire. Seulement, elle a dû quitter ses fonctions à l’issue d’un remaniement ministériel, le 19 décembre.

Pour d’autres responsables politiques, les arguments avancés par l’ARC pour justifier la poursuite des achats de F-35A constituent une « fausse excuse » car, comme l’a fait valoir Mélanie Joly, la ministre de l’Industrie, « tous les pays du G7 ont une flotte mixte ».

C’est dans ce contexte que, le mois dernier, les informations – confidentielles – sur les évaluations du F-35A et du JAS-39 Gripen faites durant l’appel d’offres ont opportunément « fuité » dans la presse. Et, selon Radio Canada, les chiffres sont sans appel.

En effet, il est apparu que le F-35A avait obtenu une note de 95 % [soit un total de 57,1 points sur 60] sur le seul critère des capacités militaires. De son côté, le Gripen s’en était tiré avec une note de 33 % [soit 19,8 points sur 60]. « L’écart considérable entre les deux appareils aide à comprendre pourquoi le gouvernement de Justin Trudeau s’est senti obligé de renier sa promesse électorale, faite en 2015, de ne pas procéder à l’achat du F-35 », a commenté Radio Canada.

Pour autant, cette fuite n’a pas permis de « plier » le débat… car d’autres considérations entrent en ligne de compte. Les compensations industrielles en font partie, Ottawa ayant l’objectif de tirer le maximum de retombées économiques de la hausse programmée de ses dépenses militaires [82 milliards de dollars canadiens sur les cinq prochaines années, ndlr].

Sur ce point, Saab a dévoilé son jeu. Selon CBC News, l’industriel suédois a proposé d’assembler 72 JAS-39 Gripen E/F et 6 avions d’alerte avancée GlobalEye [basé sur le Global Express 6000 de Bombardier, ndlr] au Canada. Ce qui permettrait de créer 12 600 emplois.

« Les projets de l’entreprise suédoise suscitent un vif intérêt au sein du gouvernement Carney, qui cherche à diversifier les sources d’approvisionnement du Canada en équipements militaires et à renforcer le secteur industriel durement touché par les tarifs douaniers imposés par le président américain Donald Trump », a avancé CBC News.

En outre, Simon Carroll, le PDG de Saab Canada, a réaffirmé l’engagement du groupe suédois à « fournir des solutions souveraines et de pointe aux Forces armées canadiennes, solutions qui contribueront à la croissance de l’industrie nationale ».

Mais Lockheed Martin n’a pas tardé à riposter en rappelant que 110 entreprises canadiennes font partie de la chaîne d’approvisionnement mondiale du F-35 et que le programme engendrera plus de 15,5 milliards de dollars canadiens de valeur industrielle pour le Canada d’ici 2058.

« Chaque F-35 contient des pièces d’une valeur de plus de 3,2 millions de dollars canadiens fabriquées au Canada », a-t-il ajouté. Et d’insister : « L’impact économique du F-35 dépasse largement le cadre de la production industrielle. Il dynamise les économies locales et aide les entreprises canadiennes à conquérir de nouveaux marchés. Nombre de fournisseurs ont tiré parti de leur expérience avec le F-35 pour remporter de nouveaux contrats dans le secteur aérospatial et de la défense à l’échelle internationale ».

Reste à attendre la décision d’Ottawa. Mais pour l’opinion publique, l’avantage va à Saab. Selon un récent sondage publié par Ekos, 43 % des personnes interrogées se disent favorables à l’achat de Gripen pour remplacer les CF-18 tandis que 29 % souhaitent une flotte mixte Gripen/F-35. Une flotte uniquement composée de F-35 ne réunit que 13 % des suffrages.

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87 contributions

  1. Ouf ouf dit :

    Donald va réussir là où la France a échoué… faire acheter des équipements indépendants

    • ji_louis dit :

      Le moteur est américain…

      • HMX dit :

        Hypothèse peut être farfelue (mais de moins en moins avec le contexte actuel…) : pourquoi pas proposer à Saab l’intégration du futur M88 T-REX sur le Gripen ? Le M88-T-REX s’annonce en effet globalement aussi puissant que le F414, pour un poids et un encombrement inférieur, et une consommation elle aussi inférieure… Ce serait bien sûr un challenge d’ingénierie, les ingénieur de Saab devant alors concevoir des modifications structurelles sur la cellule (redesigner la baie moteur, redimensionner les entrées d’air et l’échappement…) avec des impacts sur l’aérodynamique et le centre de gravité, et il faudrait également un travail poussé entre Saab et Safran pour intégrer le FADEC du M88 à l’avionique du Gripen.

        Cette idée aurait été jugée économiquement et politiquement irréaliste, et inutile il y encore quelques mois, en plus d’être un challenge technique. Elle le reste en partie… mais désormais le jeu pourrait peut être en valoir la chandelle. Y compris sur le plan commercial et stratégique, avec un ré-alignement affiché de Saab sur une offre purement européenne (ITAR-Free), et pourquoi pas ouvrir la voie à un partenariat avec Dassault et Safran sur le successeur du Gripen…

        • Jojo dit :

          le M88 étant plus petit que le F404 des premiers Gripen (A B C D) il conviendrait plutôt de reprendre cette dernière cellule comme base de travail…

      • GHOST dit :

        Le moteur RM-26 est fabriqué sous licence en Suède par GKN (ex Volvo aaero) et Saab est partenaire de GE depuis des années. La Suède apporte ses technologies dans les moteurs de GE

        • GHOST dit :

          Lapsus RM-16, fabriqué sous licence avec des innovations technologiques suèdoises…exactement comme le RM-12 avant lui.

    • Satou dit :

      Les USA peuvent faire la moitié des armes européennes en dysfonctionnement,

  2. dolgan dit :

    Diversifier en remplacant un avion US/Européen par un avion US/UK (et symboliquement suédois)….

    Saab qui parle de souveraineté avec le Gripen alors que Saab est un acteur mineur du Gripen.

    Si ils voulaient diversifier, on parlerait eurofigther ou rafale. Le premier étant le choix politique le plus logique.

    • Yeux de biche dit :

      S’ils voulaient.

      L’élision du « i » de « si » devant « il » et « ils » est le seul cas d’élision d’un « i » de la langue française mais n’en est pas moins obligatoire.
      https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/21737/lorthographe/elision-et-apostrophe/elision-obligatoire

    • Fabien Tremm dit :

      Un acteur mineur? L’arrogance…
      Oui, Saab n’est pas le choix pour une indépendance totale des USA, tant que le moteur est américain, mais c’est le seul éléments complexe à remplacer qui est américain, et le Gripen E/F n’a quasiment rien d’américain, non, ce n’est pas le Gripen C/D.
      Là où le Gripen a une ENMORE qualité, c’est dans la diversité d’armement !

      • JC dit :

        …n’a quasiment rien d’américain….à part le moteur comme le Gripen C/D

        • GHOST dit :

          RM-12 (Gripen C/D) et RM-16 (Gripen E/F) sont fabriqués sous licence en Suède par GKN ex Volvo Aero.
          Ces moteurs ont été modifiés et non rien d´américain.

          • Vortex dit :

            Pffff… n’importe quoi !
            Évidemment que les USA peuvent bloquer la vente de ces moteurs !

      • dolgan dit :

        C est bien sur faux.

        Sur 42 systèmes principaux:
        – 8 sont Suédois (principalement les systemes de combat embarqués)
        – 2 dont Suédois + autres pays.(moteur et cellule)
        – 13 sont US
        – 7 sont US + autres pays
        – 7 sont UK
        – 4 sont UK + autres pays
        – 4 sont Fr
        – 1 est Fr + autre pays
        – 1 est GER
        – 3 sont GER et autres pays.
        – 4 autres pays participent .

      • Vortex dit :

        Pfffff…. N’importe quoi !
        Nombre d’équipements sont bien sûr US sûr les Gripen C/D comme sur les E/F !
        Et aussi en ce qui concerne l armement.

    • Green dit :

      ridicule.

  3. Robmac dit :

    Depuis que Trompe a déclaré vouloir annexé le Canada, les Canadiens le haîssent … Ce serait bien que Saab emporte ce marché, mais il ne faut pas trop rêver : le F35 reste un partenaire industriel important … mais coûteux.

    • La maîtresse de maison ne veut pas de salle dans son couloir annexe dit :

      Vouloir annexer.

    • Diacritique dit :

      Le haïssent.

      • Robmac dit :

        Combien d’heures de votre vie consacrées à cette activité obsessionnelle et stupide ?

        Êtes vous fier de votre vie ?

        • Momo dit :

          C’est l’hôpital qui se fout de la charité 🙂
          Continuez les corrections orthographiques et grammatical, tout le monde peut en bénéficier, même les cornichons 😉

  4. Yvon dit :

    Le Gripen a un petit inconvénient. Il n’est pas Itar free. Ce sont donc les américains qui auront le dernier mot.

    • Canot major dit :

      Oui mais il n’est pas immobilisable à distance..

    • UE dit :

      @Yvon. Le F-35 non plus. Vous n’avez pas compris comment s’appliquent les règles ITAR…. c’est pour les deux ou pas du tout…

      • Yvon dit :

        @UE
        J’ai passé beaucoup de temps à comprendre les règles Itar. Elles s’appliquent, à un instant donné, à un matériel (ou un logiciel, ou une formation, …) donné. De plus, un matériel qui satisfait aux normes itar toujours à un instant donné et pour un pays donné peut se voir retirer son agrément pour la vente au même acheteur du même matériel, ceci en fonction de la politique américaine du moment.

      • Mad dit :

        Il ne fait probablement pas référence aux règles ITAR, mais plutôt au fait que le F-35 peut être immobilisé dès qu’il se connecte a ALIS ou ODAIN par simple mise a jour discrète en direct de LM (et il y a peut être déjà une forme de « compteur » qui immobilise l’avion si il ne se connecte pas a ALIS trop longtemps, justement pour pouvoir appliquer une mise a jour malveillante si besoin, mais la je vire dans le complotisme). Apres avec le F-35 il suffit aussi même si c’est moins « à distance » de simplement refuser les pièces détachées, vu que pour cet avion les clients n’ont pas la possessions des pièces détachées. Elles sont la propriété du gouvernement US jusqu’à ce quelles soient montées sur l’avion, même si elles sont stockées au Canada ou ailleurs, et elles redeviennent la propriété du gouvernement américain dès qu’elles sont démontées. Officiellement c’est pour avoir un pool commun mondial de pièces détachées et ainsi améliorer la disponibilité de l’appareil a moindre coût.

    • GHOST dit :

      Saab participe au programme T-7A Red Hawk de Boeing. Les USA doivent offrir quelque chose en retour de l´aide de la Suède

  5. Lothringer dit :

    SAAB serait bien avisé d’avancer rapidement sur le sujet du remplacement du réacteur F414. Mais la société a démenti s’y intéresser sur le court terme.
    Les Indiens, par contre, souhaitent dans le cadre de leur collaboration naissante avec Safran, développer un réacteur aux dimensions exactes du F414 avec si possible 120kN de poussée, pour un remplacement moteur contre moteur de leur futur avion indigène.
    Je ne serais pas étonné que les positions bougent d’ici 12 mois.

    • dolgan dit :

      C est pas juste le moteur.

      Les Us fournissent :
      – des composants elec
      – une partie de l avionique
      -la verriere
      – des systemes cabine
      – des éléments ĺectro-optiques
      – ŕéservoirs
      – des composants mechaniques
      – une partie du systeme de prod d elec
      – des composants de l aile
      – freins et systeme de controle du freinage.
      – injecteur de carburant
      – une partie du systeme de communication.

    • Fabien Tremm dit :

      Saab n’est pas contre, simplement il faut un client qui le finance. Ils ne vont pas financer un tel moteur sans client.

    • vrai_chasseur dit :

      Oui la clé essentielle est le moteur.
      Les indiens l’ont bien compris.
      L’autre point important pour le Canada est « assemblé sur place ».

      Par ailleurs il faut bien saisir la philosophie suédoise qui a prévalu pour le développement du Gripen : c’est un avion conçu avant tout pour l’embuscade en meute et il est doué pour ça, même s’il est aussi capable d’attaque.
      A ce titre, c’est un vrai complément monomoteur agile à des chasseurs bimoteurs plus lourds dans un « système de systèmes ». A bon entendeur…

    • Jack dit :

      Le moteur de l’Eurofighter et le futur M88 T-REX sont des options. Après, il y a probablement d’autres composants ITAR non-free sur le Gripen.

    • jean luc dit :

      je pense pas que SAAB communique ce genre de nouvelles au grand public .

    • UE dit :

      @Lothringer. Pour l’Inde, GE peut proposer le F414 EPE dans la catégorie 120kN..

      • Lothringer dit :

        L’Inde a décidé d’avoir son réacteur indigène compatible. Et son objectif à court terme est de tester le plus vite possible sur son futur avion bi-réacteur indigène avec 1 réacteur F414 et 1 réacteur « local » aux dimensions strictement identiques. La coopération avec Safran devrait avancer très vite.

  6. Simlabeng dit :

    Le sujet est un peu vieux vu d’une paire d’yeux canadienne, mais merci d’en parler sur un blog français.

    Il faudrait plutôt se demander qui a coulé l’information sur l’évaluation entre le JAS-39 et le F-35. L’armée? Un représentant de Lockheed-Martin? Qui sait? En tout cas, c’est une évaluation très biaisée envers le F-35. Des pays, comme la Suisse, n’ont pas eu des scores aussi disparates entre les deux. Et on voit très bien l’infiltration de l’US Air Force dans l’ARC/RCAF. C’est sur le bord de la trahison…

    Les GlobalEyes, c’est carrément hors-sujet. Nous allons les avoir. Le gouvernement doit s’excuser envers Bombardier pour l’avoir tasser et choisit sans appel d’offre le P-8. Ça déjà commencé, le gouvernement remplace les anciens CC-144 Challenger (des avions VIP courte portée), ils ont dû louer un jet privée pour un vol, puisqu’il n’y en avait pas de disponible.
    https://www.journaldemontreal.com/2025/12/12/ottawa-achete-six-avions-a-bombardier-pour-larmee-au-cout-de-753-m

    Petit hors-sujet: le gouvernement ouvre le dossier pour remplacer les hélicoptères tactiques. Nous avons des CH-146 Griffon. L’achat se fera en trois étapes. La première, c’est pour fournir des hélicos pour les Forces Spéciales! Désolé, texte seulement en anglais, les p’tits québécois sont de bons petits pacifistes, vivant sur un nuage, bourrés de licorne…
    https://ottawacitizen.com/public-service/defence-watch/new-canadian-forces-helicopters

    Je vous envoie un petit PDF intéressant aussi:
    https://www.cfc.forces.gc.ca/259/290/23/305/Bertrand.pdf

    • Relisez-vous SVP dit :

      Pour l’avoir tassÉ et choisI.
      Sans appel d’offreS.
      Ça A déjà commencé.
      Un jet privÉ.

    • Carloman dit :

      Un début de réponse :

      « Qui est soupçonné d’avoir fait fuiter ces chiffres ?
      Bien qu’aucun nom n’ait été officiellement cité, les analystes de défense (comme David Pugliese de l’Ottawa Citizen) et les observateurs s’accordent sur le profil des responsables :
      Des membres de l’Aviation Royale Canadienne (ARC) ou du MDN : La fuite est largement attribuée à des partisans du F-35 au sein de l’appareil militaire et bureaucratique canadien.
      Réactions et conséquences
      ​Saab (constructeur du Gripen) : A fermement contesté ces chiffres, soulignant que l’évaluation datait de 2021 et ne reflétait pas les capacités réelles du Gripen E, ni les avantages en termes de transferts de technologie et de coûts d’exploitation.
      ​Gouvernement canadien : Le ministère de la Défense a lancé une enquête interne pour identifier l’origine de cette fuite de données classifiées, tout en qualifiant l’acte de « manipulation politique » visant à forcer la main des décideurs. »

    • ji_louis dit :

      Merci 🙂

    • Fabien Tremm dit :

      La Suisse n’a pas évalué le Gripen E/F contre le F-35, car Saab n’est pas arrivé dans les temps pour tester l’appareil.
      La Finlande a testé le Gripen par contre.

    • Roland DESPARTE dit :

      Bonjour Simlabeng,
      A titre personnel je vous remercie de votre participation instructive et espère de nouvelles interventions sur ce blog. Néanmoins je serais heureux de pouvoir échanger en ce qui concerne la supposée « infiltration de l’US Air Force dans l’ARC/RCAF » , car peut-on parler “d’infiltration“ lorsque l’on connait les liens séculaires et indéfectibles entre les deux armées, les deux États ?
      Ainsi, Chaque année, le Canada vend pour environ un milliard de dollars d’armes aux États-Unis (Optronique, propulseurs d’artillerie, munitions,…) [Précisons qu’en raison d’un accord bilatéral (DPSA) de 1956 la plupart des expéditions d’armes vers les USA ne nécessitent pas de permis car les entreprises canadiennes sont intégrées à la BITD américaine].
      Peut-on parler d’infiltration ou de trahison lorsque l’industrie canadienne de l’armement est intimement liée au Pentagone et à la politique militaire américaine ? L’achat massif d’avions suédois ne remettrait-il pas en cause tant les termes de l’accord de 1956 que la coopération des deux BITD qui profite amplement au Canada ?
      Enfin, même si je suis un fervent partisan du Rafale, et même si les évaluations ont été « très biaisée », il est notoire que Rafale et Gripen sont techniquement moins évolués que le F-35…

      • Simlabeng dit :

        Je me suis fait, comme ligne éditoriale, d’écrire peu sur des sujets d’intérêt français. Comme je m’y connais peu, j’aime mieux me taire. Mais pour les sujets canadiens, même si je suis un nationaliste québécois (je devrais conter une anecdote avec un cadet breton, étudiant au Québec sur le sujet de l’indépendance québécoise, mais ce n’es pas la place…), alors là je dois le défendre bec et ongles, même si je lis encore certaine stupidité écrite pas des ignorants (l’armée canadienne est équiper que de matériels américains… Voir ci-dessous…) .

        Le Canada s’est mis en position de censitaire envers le seigneur américain au niveau industriel et c’est non-équivoque. Nos économie sont carrément intégrer. Juste dans le milieu automobile, ladite automobile peut traverser jusqu’à 7 fois la frontière, de l’acier à la sortie de l’usine d’assemblage.

        Dans le milieux militaire, oui, je blâme nos officiers pour cette dépendances envers les américains. La leçon aurait dû être apprise depuis que les américains ont refusé aux Canada certains équipement électroniques pour le CH-148 Cyclone, hélicoptère ASM. Ce qui a retardé le programme (contrat signé en 2005 environ, et le dernier appareils n’est peut-être pas encore opérationnels, alors imaginer l’obsolescence de l’appareil neuf avec de l’électronique de du début de l’an 2000…)

        Peut-être que le système des retombées économique et industriel lors des achats militaires (1 dollar acheté dans un pays tiers doit être réinvestit au Canada) nous fais mal, puisque que des satellites s’installe chez-nous (ex. Boeing, Lockheed-Martin, Rheinmetal).

        P.S. HS: Il y a un texte sorti du journal canadien anglophone « The globe and mail » aujourd’hui qui indique que l’état-major canadien prépare des plans pour la défense du Canada contre une invasion américaine…
        https://www.theglobeandmail.com/politics/article-military-models-canadian-response-to-hypothetical-american-invasion/

        • Roland DESPARTE dit :

          @Simlabeng,
          Les forces armées envisagent des tactiques d’insurrection similaires à celles utilisées par les moudjahidines afghans, selon certaines sources. Cependant, responsables et experts insistent sur le fait qu’une opération américaine est improbable et que ces scénarios restent théoriques…
          Sérieux ?

    • VinceToto dit :

      Vous n’avez probablement pas tort sur l’exagération de la note du F-35, mais avec des F-35 l’intérêt du GlobalEye est proche de zéro alors que le P-8 en a. En 2025, si Saab ne met pas en avant, en fait n’en parle même pas, des coûts achat/entretien de sa solution proposée comparé au contrat US/Canada pour les F-35, c’est que c’est probablement très mauvais. Saab, ce n’est plus ce que c’était ni en coût, fiabilité et sérieux.

    • Robert Collins dit :

      Bonjour Simlabeng,

      Merci de nous régaler à nouveau d’expressions québécoises (qui doivent être encore plus savoureuses avec l’accent) !

      – « qui a coulé l’information » : en français hexagonal, on parle de « faire fuiter » l’information (bien que nos chers académiciens désapprouvent cet emploi d’une variation familière du verbe « fuir » et préconisent avec quelque raison « divulguer » à la place).
      – « C’est sur le bord de la trahison… » : ici, on dit plutôt « au bord » de la trahison.
      – « pour l’avoir tass[é] »: en France, nous n’employons pas le verbe « tasser » dans ce sens et en l’occurrence nous dirions probablement « pour l’avoir écarté », « repoussé », « éjecté », « bousculé » ou « pour lui être passé sur le corps » (avec une acception qui peut être grivoise dans ce cas), ou encore « snobé », « ignoré », « négligé » mais en s’éloignant alors du sens imagé de « tasser ».

      Bien à vous.

      • Simlabeng dit :

        Elle est belle la langue française, hein? Dommage que certains français, avec un micro, sont un peu trop hautain avec.

        • Momo dit :

          Vivant en pays anglophone je le constate tout comme vous, mieux que dans le pays même. (*)
          Et ceux qui devraient être fiers de leur langue sont en train de perdre énormément de sa richesse, en particulier la précision par l’usage des mots les mieux adaptés.
          Et sans précision on ne se comprend plus très bien, avec au bout du compte des erreurs de plus plus en graves qui au mieux prêtent à des quiproquos mais peuvent se transformer en accidents de portée variable.
          De plus l’incompréhension entre les gens mène à la méfiance, puis facilement à la défiance, la haine avec la violence en fin de parcours.

          (*): l’image de bouffons à l’académie française est caricaturale mais mérite quand même d’y réfléchir un peu. Wesh madame…

      • Lavoie dit :

        quel boulet vous faites, en québécois on dirait criss de fatiguant, gère ta fougère.

        bien à vous, en espérant ne pas voir débarquer les bouffons de l’académie française avec leurs costumes de Peter Pan.

        • Robert Collins dit :

          Il n’y avait absolument aucune intention critique dans ma réponse à Simlabeng, ni aucune ironie dans mes remerciements.

          Bien au contraire, j’ai toujours beaucoup de plaisir à lire ses interventions et à y dénicher des québécismes, qui sont autant de témoignages de la vitalité du français au Canada.

          Je souhaiterais que nos autorités nationales fassent autant d’efforts que le Québec pour défendre notre langue contre l’omniprésence de l’anglais.

  7. Galileo dit :

    Seul problème, les équipements dédiés aux missions NORAD. Les usa peuvent simplement posé un véto a leurs installations sur un appareil non US.

  8. Canot major dit :

    À la leçon du Groenland,je suis canadien,je me poserai des grosses questions sur l’achat du F35..le cheval de Troie des USA pour l’agent orange..surtout qu’il a déjà invité le Canada à être incorporé dans les USA. Un avion si facilement immobilisable en cas de très fortes tensions politiques.et en ce moment il y a le feu dans l’OTAN.

  9. Canot major dit :

    Et voici comment les suisses se sont fait avoir avec leur soit disant rabais pour l’achat des F35..Édifiant..àvec unee complicité des politiques suisses ?
    https://youtu.be/m_xoLvJRx1g?si=k-HfxNIKqQ3VcUNg

  10. Jym dit :

    Dommage que Dassault se soit retiré aussi vite. Je ne pense pas que quelques millions investis dans la compétition aurait été de trop. Mais bon facile de critiquer à postériori.

  11. Vins dit :

    N’en déplaise à certains ici, le F 35 fait l’unanimité chez les militaires. Malgré des défauts de jeunesse, il semble être une plateforme très avancée.
    J’aimerais bien avoir l’avis de vrais professionnels.
    Furtivite, puissance, connectivité, détection….etc

    • Marine dit :

      Nous aussi, on aimerait bien avoir l’avis de vrais professionnels russes et chinois sur les Su-57 et J-20. Furtivité, capteurs, connectivité, etc. :-))

    • Bérézina dit :

      Il a déjà un gros défaut, il dépend entièrement de la liaison 16 contrairement au Rafale par exemple, un deuxième; la possibilité pour un pays comme les USA, se transformant en Allemagne des années 30, de l’immobiliser faute de mise à jour ou de pièces (improprement appelé kill switch), on peut aussi parler des multiples avaries et pertes mais ce sont des choses qui arrivent à chaque série d’appareils et démultipliées par le nombre vendu, par contre quand on voit le délai nécéssaire et la complexité afin de faire repartir les avions en panne, on est loin de l’efficacité opérationnelle nécéssaire en cas de conflit. Pour la furtivité, c’est un plus actuellement, jusqu’à ce que qu’un adversaire trouve la parade, si ce n’est déjà fait, et là un appareil non furtif aux performances inférieures à un F-16 se transformera pour le coup réellement en dinde.

    • Vortex dit :

      Je ne suis pas un professionnel, mais pour ce qui est des « défauts de jeunesse » il est bon de rappeler que le F-35 est entré en service en 2015…
      Ça dure longtemps la jeunesse …
      Sinon, sûr, furtivité, puissance, Connecticut, détection, ça marche… Quand ce n’est pas en panne ! Ce qui semble arriver très souvent à la Dinde !
      La preuve avec sa disponibilité qui atteint péniblement 50 %…
      Et encore, en trafiquant les chiffres ?

  12. Carloman dit :

    effectivement, on parle de choix militaire, puis de choix budgétaire, mais le choix politique de choisir les Gripen est extrêmement important face à une puissance prédatrice qui ne cache pas ses volontés expansionnistes… Ce serait une gifle infligée aux USA…

  13. GotoRaptor dit :

    Le Gripen E/F a un moteur GE, il suffit d’un mot de trump et ça capote.

    • GHOST dit :

      Et l´avion T-7A Red Hawk de Boieng, il suffit que la Suède cesse sa participation…

      • Vortex dit :

        … et toute la production, de toutes les pièces du T-7A, revient aux USA !
        La belle affaire…

  14. PHILIPPE dit :

    Sur cette belle photo d’un Gripen je relève ce qui n’est certes qu’un détail mais qui a cependant de l’importance :
    comme sur le Rafale, à l’avant, les ailerons sont implantés de manière à offrir au pilote une bonne vision au sol ce qui n’est pas le cas de l’Eurofighter. Cela n’empêche pourtant pas ce dernier d’enregistrer des ventes environ deux fois supérieures à celles de notre fleuron national dont le carnet des commandes reste néanmoins très chargé.
    En résumé, civil ou militaire et quel que soit le projet, il importe de toujours rester vigilant.

    • Vortex dit :

      L’Eurofighter ? Des ventes à l’export deux fois plus importantes que le Rafale ???
      MDR ! Encore un « expert » ….

    • Momo dit :

      « Cela n’empêche pourtant pas ce dernier d’enregistrer des ventes environ deux fois supérieures à celles de notre (non) fleuron national (non)… »

      Vu de Beijing c’est possible. Agaçant ces Indiens, n’est-ce pas?

  15. Rogger dit :

    bonjour. le Canada est une zone de chasse gardé des USA pour les équipements militaires…
    Saab espère avec cette collaboration ouvrir une brèche dans ce monopoles…
    Pas simple…

  16. Pacem dit :

    L’assemblage local du Gripen E ne modifie en rien sa dépendance structurelle aux États-Unis : le moteur GE F414 place de facto l’appareil sous régime ITAR. Le bénéfice est essentiellement industriel et politique, sans impact stratégique réel.

    Les chasseurs modernes réellement ITAR-free se comptent sur les doigts d’une main et ne concernent ni les États-Unis ni leurs alliés proches. Dans ce contexte, la proposition de Saab relève davantage du signal politique que d’une logique de souveraineté opérationnelle.

    Les Canucks peuvent tenter le pari, mais à la première vraie tension avec Washington, les Gripen seront cloué au sol, et les pilotes retourneront s’entraîner sur simulateur F-35.

    • Marine dit :

      « Les chasseurs modernes réellement ITAR-free se comptent sur les doigts d’une main et ne concernent ni les États-Unis ni leurs alliés proches. » … Le Rafale est ITAR-free, et la France est toujours considérée comme un allié proche des États-Unis.

      • Pacem dit :

        C’est tout à fait pertinent ! Mais je sais évidemment que le Rafale est ITAR-free. Inutile de me prêter une ignorance que je n’ai pas.
        S’il n’est pas cité, c’est précisément parce qu’il constitue l’exception… et qu’il confirme la règle.

        Bien entendu, aucun allié des États-Unis n’ira acheter russe ou chinois. Le J-10 ou le Su-57 sont hors sujet par nature. Ce qui est intéressant, c’est que le Rafale, pourtant occidental, pourtant français, pourtant opéré par un allié proche de Washington, se retrouve dans les faits traité exactement de la même manière lorsqu’il entre en concurrence avec le F-35.

        Ce n’est pas un problème de performances ni même de souveraineté industrielle. C’est un problème d’alignement stratégique. Dans le premier cercle américain, l’avion de combat n’est plus un choix capacitaire mais un choix politique et systémique.

        Placer le Rafale sur le même plan que les rares appareils réellement ITAR-free n’est donc pas une erreur, c’est un clin d’œil. Il rappelle que, même quand une alternative crédible existe chez un allié, elle est structurellement disqualifiée face au F-35.

        Et c’est précisément pour cela que personne ne prend réellement de risque en brandissant la carte du Gripen.
        Avec un moteur américain, des briques critiques sous contrôle US et une intégration pensée pour rester compatible avec l’écosystème OTAN dominé par Washington, le Gripen E ne constitue aucune ligne rouge politique.

        Il est suffisamment dépendant pour ne pas inquiéter les États-Unis, et suffisamment « européen » pour donner l’illusion d’une alternative. Un compromis confortable, sans prise de risque stratégique.

        Sur le plan capacitaire, l’écart est tout aussi parlant. Le Gripen arrive avec un train de retard face au Rafale sur la polyvalence réelle, la maturité opérationnelle et la profondeur des capacités air-sol et air-mer. Quant à la fiche technique du F-35, qu’on l’apprécie ou non, elle le place dans une autre catégorie en matière de fusion de capteurs, de signature et d’intégration réseau.

        Autrement dit, le Gripen rassure politiquement, occupe l’espace médiatique et industriel, mais ne menace rien. C’est exactement pour cela qu’il est recevable. Et exactement pour cela qu’il ne changera rien à l’équation stratégique canadienne.

        • Marine dit :

          « aucun allié des États-Unis n’ira acheter russe ou chinois. » … Il y a pourtant des précédents, y compris par des membres de l’OTAN ! On peut citer la Grèce qui avait acheté des S-300, la Turquie avec les S-400, les Émirats Arabes Unis qui ont des Pantsir-S1, l’Arabie Saoudite qui veut du JF-17 sino-pakistanais, et j’en oublie très certainement. On peut aussi citer tous les pays africains avec qui les États-Unis ont des relations proches, et qui achètent quand même du matériel chinois, parfois même financé par des aides de Washington !

          • Pacem dit :

            Il existe des précédents, y compris chez des partenaires proches de Washington, et même au sein de l’OTAN, oui. Mais ces exemples ne contredisent pas vraiment mon propos, parce qu’ils ne se situent pas au même niveau stratégique.

            Acheter un système sol-air russe ou chinois, même sensible, n’a pas la même portée systémique que choisir un avion de combat de première ligne.
            Un chasseur, c’est le cœur de la souveraineté aérienne, l’accès aux réseaux C2, aux liaisons de données, à la planification conjointe, l’interopérabilité OTAN au plus haut niveau, et, dans le cas du F-35, l’intégration dans un écosystème informationnel dominé par les États-Unis. C’est précisément pour cela que la Turquie a pu acheter des S-400… mais a été exclue du programme F-35. La ligne rouge est là.

            Les exceptions confirment la règle politique. La Grèce et ses S-300 ? Un héritage chypriote, toléré, marginalisé, jamais intégré pleinement. Les EAU et les Pantsir ? Des achats opportunistes, sans remise en cause de leur dépendance stratégique aux États-Unis. L’Afrique ? On parle de pays périphériques, parfois clients de l’aide américaine, mais pas intégrés au premier cercle politico-militaire occidental.

            Dès qu’on monte dans la hiérarchie des alliés structurants (Canada, Europe du Nord, Japon, Australie), le champ des possibles se rétrécit brutalement.

            Le cas spécifique de l’avion de combat. C’est là que mon point demeure. Aucun allié du premier cercle n’a aujourd’hui acheté un chasseur russe ou chinois pour équiper sa force aérienne principale.
            Même les velléités saoudiennes autour du JF-17 restent hypothétiques et marginales face à leur dépendance aux F-15/F-35. Et c’est exactement pour cela que le Rafale est intéressant (et gênant).
            Il est occidental, performant, ITAR-free, interopérable… mais pas intégré au système américain.
            Résultat : il est traité, politiquement, comme le son les chasseur russes et chinois.

            Le Gripen E, lui, ne remet rien en cause.

            -moteur américain,

            -dépendances critiques,

            -compatibilité OTAN sous supervision US.

            Il ne ferme aucune porte, ne crée aucun précédent, ne fracture aucun alignement.
            Le Rafale, lui, introduit une autonomie réelle. Et c’est précisément ce qui le rend politiquement indésirable face au F-35, même chez des alliés proches.

            Donc oui, il existe des exceptions. Mais dès qu’il s’agit du choix structurant qu’est un avion de combat, la logique reste implacable, dans le premier cercle américain, ce n’est pas un appel d’offres classique, c’est un choix d’architecture stratégique.

            Et c’est pour cela que, malgré le bruit autour du Gripen, l’équation canadienne reste inchangée.

  17. Fred And Co dit :

    Petit HS. Renault s’apprête à lancer la production d’une munition téléopérée à longue portée dans ses usines du Mans et de Cléon, d’après les informations exclusives de L’Usine Nouvelle. Conçu avec l’ETI Turgis Gaillard, ce drone également pensé pour le renseignement pourrait ouvrir la voie à un marché d’environ un milliard d’euros sur 10 ans avec la DGA (Direction générale de l’Armement) s’il donne satisfaction. Si cela se confirme cela serait une bonne nouvelle.

  18. Myshl Mabelle dit :

    Les canadiens ne sont pas des novices en aéronautique.
    Leur voisin du sud les a étouffés pour les manger.
    L’histoire de leur CF-05 Arrow est révélatrice d’une hégémonie.
    Alors si SAAB vient assembler ses Grippen au Canada, c’est bien.
    Bon, on sait que SAAB c’est aussi British-truc et donc USA-British-truc, radar, moteur et « et caetera ».
    ET ON FAIT QUOI?
    Dassault attend quoi pour assembler/produire le Rafale en Inde?
    On les prend pour des demeurés les indiens?
    Ils savent faire!
    Et quoi que nous vomissent les penseurs autorisés, l’Inde est a plus grande démocratie sur cette planète.
    SABB propose de construire au Canada,
    c’est pas un problème,
    le problème c’est qu’on est infoutus de produire le Rafale ailleurs que dans ce merdier d’en France.

    • GHOST dit :

      La philosophie de Saab est le « back up »…dèjà avec le Gripen en Afrique du Sud, Saab a tiré profit des technologies de la guerre électronique de ce pays. Embraer contrinue aussi á l´innovation du Gripen, tandis que Bombardier va apporter encore plus

    • Momo dit :

      C’est naturelle cette brillance cette intelligence?
      Trop gros pour être vrai:
      . Substances
      . Inculture crasse
      . Troull
      Les 3?

  19. Pascal, (l'autre) dit :

    Il n’est plus nécessaire que les U.S. brandissent la menace du « I.T.A.R. free », il suffit q’une vente déplaise à Donald Trump et ce dernier « punira » le rebelle à coups de droits de douanes exorbitants!

  20. Lomax dit :

    Je ne suis pas un spécialiste en la matière ni pro ni anti F35 mais si les canadiens ont la possibilité de limiter leur commande initiale et prendre un autre appareil en complément alors pourquoi pas ? A eux de voir quelles seraient les conséquences financières, économiques, diplomatiques d’un tel choix. La question principale est de savoir si leur aviation serait renforcée et plus efficace avec une flotte mixte F35/Gripen E/F (ou même un autre appareil). Le F35 est censé être polyvalent mais au sein de l’USAF il est plutôt utilisé en air/sol et exclusivement dans ce rôle dans l’armée de l’air israélienne. Dans certains pays il est en passe de devenir l’unique avion de combat (Belgique, Pays-Bas, etc.) alors que dans d’autres il sera associé à d’autres appareils (Grèce, etc.)