Le président tchèque évoque à nouveau la cession d’avions L-159 Alca à l’Ukraine pour la lutte antidrone

Visé presque quotidiennement par des frappes russes, le réseau énergétique ukrainien approche du point de rupture, ce qui a conduit le président Volodymyr Zelensky à faire part de son intention de décréter un « état d’urgence ». Et cela alors qu’il est de plus en plus difficile de contrer les drones [ou munitions téléopérées – MTO] et les missiles utilisés pour de telles attaques.
La tactique russe consiste à saturer – voire à épuiser – les défenses aériennes ukrainiennes avec des MTO de type Shahed-136/Geran-2 afin de permettre ensuite aux missiles d’atteindre leurs cibles.
Or, selon M. Zelensky, avec ces attaques répétées, « certains systèmes de défense aérienne » fournis par les Occidentaux étaient à court de munitions il y a encore peu de temps.
« Jusqu’à ce matin, nous avions plusieurs systèmes sans missiles. Aujourd’hui, je peux le dire ouvertement, parce que, aujourd’hui, j’ai reçu ces missiles », a en effet affirmé le président ukrainien.
Cela étant, les forces ukrainiennes sont désormais confrontées à un autre problème : le nouveau drone kamikaze russe Geran-5, apparemment dérivé du Karrar iranien, capable de voler à 800 km/h. Propulsé par un turboréacteur JT80 fourni par le chinois Telefly et équipé d’un micro-ordinateur Raspberry Pi, cet appareil de 90 kg aurait un rayon d’action de 1 000 km. En outre, il peut être largué par un avion d’attaque Su-25 « Frogfoot ».
De par leur structure, les MTO sont difficiles à détecter avec un radar. Et quand ils le sont, utiliser des missiles d’un système de défense aérienne, comme le SAMP/T ou le Patriot, n’est pas soutenable à la longue. Aussi, les forces ukrainiennes ont eu l’idée d’utiliser des avions légers Yak-52 et Zlin Z-137 pour des missions de lutte antidrone. Seulement, les performances des Geran-3 et Geran-5 russes compliquent la donne.
Aussi, le président de la République tchèque, Petr Pavel, a remis sur la table une proposition qu’il avait faite en 2023. En effet, ce 16 janvier, lors d’une visite officielle à Kiev, il a de nouveau évoqué la possibilité de fournir des avions subsoniques d’entraînement et d’appui tactique L-159 Alca, produits par le constructeur Aero Vodochody.
« La République tchèque peut fournir dans un délai relativement court plusieurs avions de combat moyens, très efficaces dans la lutte contre les drones, et je crois que nous parviendrons à régler rapidement et avec succès cette question », a en effet déclaré M. Pavel, dans une allusion aux L-159 Alca qu’il avait proposés il y a bientôt trois ans. En outre, il a également indiqué que Prague pourrait fournir des « systèmes d’alerte précoce », comme par exemple des radars passifs.
Actuellement, la force aérienne tchèque dispose d’une vingtaine de L-159 Alca. Opérationnel depuis 1998, cet appareil est équipé d’un radar Grifo-F et peut être armé d’au moins deux canons de 20 mm en nacelle, de missiles air-air [AIM-9M Sidewinder, AIM-132 ASRAAM], de missiles anti-radar AGM-88 HARM et de munitions air-sol à guidage laser [AGM-65, GBU-12, GBU-16, etc.].
Quant aux radars passifs évoqués par M. Pavel, il pourrait s’agir du PLESS [Passive Long-range ESM Surveillance System], dont trois exemplaires ont été commandés par le ministère tchèque de la Défense en septembre dernier, pour environ 95 millions d’euros. Selon la société ERA, son fabricant, cet équipement est en mesure de détecter des drones et de les suivre jusqu’à une distance de 700 kilomètres.
« PLESS est un système de radiogoniométrie passif transhorizon » qui « permet de détecter, localiser, identifier et suivre des cibles aériennes, terrestres et navales, en particulier les plateformes à déplacement lent ou stationnaires. Il traite les signaux provenant de radars, de brouilleurs et de liaisons de données. […] Il offre un mode de fonctionnement discret, idéal pour la surveillance transfrontalière et maritime de longue durée », explique ERA.
Cela étant, le président tchèque doit composer avec un gouvernement dirigé par Andrej BabiÅ¡, son adversaire politique. Et ce dernier a toujours critiqué l’aide militaire fournie à l’Ukraine.





« Et cela alors qu’il est de plus en plus difficile de contrer les drones [ou munitions téléopérées – MTO] et les missiles utilisés pour de telles attaques. »
C est faux, le taux d interception est maximal autour de 82% depuis septembre 2025.
La seule difficulté concerne l iskander M dont seulement 22% sont interceptés.
https://meta-defense.fr/2026/01/15/geran-5-su-25-frappe-profonde-russie/
Sérieusement? metadéfonce…
et non cette nouvelle arme miracle ne change rien du tout.
Vous y êtes, pour vérifier le taux d’interception?
L’overclaim, vous en avez-entendu parler?
On peut douter de l exactitude des chiffres, mais l ordre de grandeur est le bon.
Suffisament de sources Osint dénombrent approximativement ce qui vole et ce qui tombe. (C est par exemple ce qui a immédiatement permis de démentir l attaque sur la résidence de poutine)
Pourquoi, l’osint donne le nombre exact et la provenance des drones et missiles russes ou ukrainiens qui partent chaque jour?
Ce que je constate moi, c’est que les open sources reprennent servilement ) ou presque les annonces du gouvernement ukrainien (enfin de celui qui est dans notre camp ).
On reste donc un peu dans la propagande qui est tout sauf de l’information.
Vous connaissez un autre gouvernement ukrainien ?
Faites-nous vite des révélations !
« Dénombre approximativement » et  » nombre exact », ce n est pas la même chose.
Et oui effectivement, on a chaque jour le tracé et le nombre approximatif de drones et missiles lancés par les deux parties. Et ce AVANT les chiffres officiels Ukrainiens ou Russes.
Les chiffres Ukrainiens sont cohérents avec ces données Osint indépendantes. Les chiffres russes sont des chiffres russes….
Vu les rapports pour le moins conflictuels entre le Président sans pouvoir et le 1er ministre, il est fort probable que ces L-159 Alcane ne voleront jamais dans le ciel ukrainien.
Plus que cela, le peuple qui commence à ne plus avoir d’électricité – et l’industrie qui en dépend – vont plier en premier…
On tutoie les -20 °C en ce moment là -bas…
4 ans que vous écrivez la même chose…
Et toujours pas de victoire éclatante de l’agresseur ruSSo-nazi…
Lassitude.
Vous, c’est l’ignominie que vous tutoyez.
Sous reserve de confirmation par une autre source il semble que la population urbaine quitte les villes pour se réfugier a la campagne ou l’on se chauffe encore au bois, ce qui désorganise la production industrielle.
Oui, c’est ce qui se dit à Kiev. Manifestement, Karkhov est mieux organisée…
Mais qui dirige Kiev ?
L Ukraine.
Même situation politique en Pologne.
Et la Pologne va livrer de nouveau des MiG 29 Ã l’Ukraine.
alek, tu devrais retourner à l’étude de tes cartes Michelin pour trouver des soldats nord-coréens en Russie.
non pas la même situation politique en Pologne , , car le premier ministre européen et le président nationaliste sont contre Putine ,anti russe . comme tout le peuple polonais . Le premier ministre Chèque est pro russe comme une partis
du peuple
« Le premier ministre Chèque est pro russe »
Et ce n’est sûrement pas par chèque que ses services sont rémunérés.
Le Premier ministre européISTE.
Sont contre POutine, antIRusseS.
Le Premier ministre Tchèque.
PrORusse.
Une partiE.
Non.
Dans les deux cas c’est le gouvernement qui décide.
Mais en Tchéquie le gouvernement ne veut plus envoyer d’aide militaire a l’Ukraine.
Revenez quand vous voulez.
Utiliser ces petits chasseurs tchèques relativement économiques (ça reste plus cher qu’une clio), pour lutter contre ces versions modernes du V1 me paraît une bonne idée.
il semblerait d’après l’article de wikipedia sur le L-159, qu’il y en aurait quelques-un en stock;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aero_L-159_Alca
Ceci à moins que l’article ne soit obsolète.
Visiblement, les Ukrainiens sont pas tellement intéressé. Sinon, ils voleraient depuis plusieurs années dans le ciel Ukrainien.
Il y a sans doute un détail caché.
La MCO par exemple doit pas être si simple et les performances pas top a moins d investir pas mal.
Les Ukrainiens ne sont pas tellement intéressés.
À moins d’investir.
Ceux qui étaient en stock semblent avoir été vendus à l’Irak et à une société US (aussi dans l’article).
Etonnant ce bilan très mitigé pour les L-159, achetés plutôt cher pour un avion subsonique en 1992 par la République Tchèque ; grosse commande pour soutenir le constructeur national, normal, généralement pour lancer une carrière à l’export. Mais au final, aucun client étranger, sauf en occasion, vendu des clopinettes. A comparer au L-39, très répandu (dont en Ukraine) ; à comparer aussi aux 80 M€ l’unité récemment pour le M346 sur le contrat autrichien.
Aero Vodochody n’a pas trouvé sa place en Europe et ailleurs malgré un passé honorable dans l’industrie aéronautique. On leur souhaite de rebondir avec l’anti-drones. Si les Ukrainiens (Antonov qui collabore par exemple avec Turgis & Gaillard…?) s’y mettaient, ils pourraient faire des choses intéressantes ensemble.
Je ne suis toujours pas fan de la chasse aux MTO et/ou drones avec un aéronef piloté (sous peu les dits MTO/drones seront équipés de radars air/air basiques – ou un drone équipé parmis un essaim – afin de chasser l’aéronef).
Pour autant ce type d’aéronef me semble bien plus adapté que ce délire d’utiliser des avions en propulsion à hélice avec des performances trop faibles pour du air-air tant en vitesse qu’en plafond.
C’est tout le problème des MTO/drones: l’interception moyenne-longue portée coute une blinde, l’interception courte portée (0-4km) demain un maillage important (ou un choix de zones à protégées avec des sacrifices) et n’a pas de filet de sécurité (si le drone passe, c’est terminé).
J’aimerais tout de même (façon de dire) voir ce que pourrait faire un système pour protéger une zone en se basant du rapid-fire/airbust (ou équivalent) + missile très courte portée (Mark-1, Nimbrix, etc.) + senseurs. Mais c’est un peu tôt pourtant je pense que c’est la solution raisonnable.
Parmi.
Un drone parmi un essaim.
Il faut revoir complètement la doctrine des frappes conventionnelles.
La guerre en Ukraine a démontré que des deux côtés, frapper loin faisait partie des règles tacites admises sous le seuil, et même sur des cibles « duales » (bases, bombardiers, sous-marins, etc…)
La meilleure solution est donc la destruction de l’infrastructure de production, connue et répertoriée.
Où qu’elle soit.
Ce sont ces capacités qui sont nécessaires en masse aux Ukrainiens aujourd’hui.
Et pour nous demain.
Si j’en crois cette page, un réacteur pour ces drones couterait environ 12 000 $.
https://sztelefly.en.made-in-china.com/product/JnzURCyDqYph/China-Telefly-Jt80-80kg-Thrust-Turbojet-Engine-for-Model-Plane-Infrared-Camera.html
Cela nous fait un ordre de grandeur de 20 000 $ le drone kamikaze.
J’imagine que les chinois ont consenti un prix de gros.
Cela reste plus cher qu’un ou deux obus classique, mais beaucoup moins cher qu’un obus guidé en fin de trajectoire.
Cela signifie aussi un soutient de la Chine à la Russie, ce que l’on savait, mais implique aussi une co-responsabilité dans l’assassinat de populations civiles. Je suppose que ce n’et pas un argument auquel le régime de Xi Jiping serait sensible.
Cela implique aussi que la Chine peut demain réaliser de tels essaims de drones à réaction.
La Chine produit et vend des dispositifs à usage dual ou à usage civil tant à la Russie qu’à l’Ukraine. On fait plus attention aux éléments russes, mais on oublie que la Chine fournit aussi l’Ukraine en moteurs de drones, des capteurs, des câbles électriques, etc.
Quand la Chine soutient, elle apporte son soutien.
Ce n’est pas un argument.
Zelensky : « j’ai reçu » …
Cession.
Fournir.
En bon français : c’est donné, c’est gratuit (payé par les contribuables français)
Pour que des centaines d’Ukrainiens puissent préempter les marchés immobiliers de la Costa Brava (je parle en connaissance de cause)
Vous connaissez le cousin de la coiffeuse de la femme du concierge d’un mafieux ukrainien ?
Voilà votre tisane, buvez-la vite.
« le nouveau drone kamikaze russe Geran-5 »
L’aiguille,
90kg
1000km
Les drones rapides sont désormais des missiles de croisière en plus petit.
Reste a réinventer le Mistral à moins de 50 000 € pour abattre ces volatils. Une fabrication en Ukraine serait idéale pour atteindre un coût minimal.
La solution serait intégrée à un grand dôme antiaérien français qu’on pourrait appeler le « french Béret «Â
Ce sont effectivement de mauvais missiles du pauvre.
Faible charge, cout élevé, précision faible, brillent sur les radars, brillent en IR, peu manoeuvrants.
Facile a abattre par tout missile sol air/air air même de premiere génération ou par les drones intercepteurs.
Il n y a aucun besoin de réinveter ce qui existe déja .
Facile à abattre, première, déjà .
chers enthousiastes aériens désolè le vieux c.. vient encore vous saloper les tapis ya rien qui vous pique les yeux dans le texte de mr Lagneau ?
« Aujourd’hui, je peux le dire ouvertement, parce que, aujourd’hui, j’ai reçu ces missiles », a en effet affirmé le président ukrainien »
mais de rien c’est gratuit et avec ça je vous l’emballe ? la ? la petite enveloppe y est oui oui 25% comme d’hab !!ne me remerciez pas c’est le populo qui paye ….
Da, Keltov.
Mais « 25% » de « gratuit », ça fait zéro.
DésolÉ.
Y A rien. / IL N’Y A rien.
De M. Lagneau.
Y a rien.
Oui, oui, voilà , la tisane arrive. Deux tasses pour vous.