La Marine nationale va finalement équiper ses frégates multimissions avec des drones aériens Schiebel S-100

Notifié à Airbus Helicopters et à Naval Group en 2017, le programme SDAM [Système de drone aérien pour la Marine] avait initialement pour objectif d’équiper chacune des quinze frégates dites de premier rang de la Marine nationale avec un drone VSR-700, conçu à partir de l’hélicoptère civil léger Cabri G2 du constructeur français Gimbal.
L’un des défis techniques à relever était de faire apponter automatiquement ce VSR-700 sur une frégate dans des conditions difficiles. Ce qu’a réussi Airbus Helicopters, grâce à sa solution Deckfinder.
Ainsi, lors des essais, réalisés à bord de la frégate multimission [FREMM] Provence, il a été possible de lancer et de récupérer un VSR-700 avec une précision de 10 à 20 cm, quel que soit l’état de la mer et indépendamment des dispositifs de géolocalisation par satellite [GNSS/GPS].
« Nous sommes sur le point de parvenir à une très grande avancée technologique sur le SDAM. […] L’appontage automatique d’un drone hélicoptère sur un bateau n’a jamais été réussi jusqu’à présent. Si nous y parvenons, il s’agira d’une véritable rupture en matière de drone », avait d’ailleurs fait valoir l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], en octobre 2023.
Pour rappel, d’une masse à vide de 450 kg et affichant une endurance de huit heures pour un rayon d’action de 150 km, le SDAM/VSR-700 peut voler à 5 000 mètres d’altitude à la vitesse de 185 km/h, grâce un moteur de 145 ch. Il est équipé d’un radar Diades C-Ranger 200, d’une boule optronique Wescam MX-10 et d’un récepteur AIS. Jusqu’à présent, il n’est pas prévu qu’il puisse être armé, même si Airbus Helicopters envisage de le doter de capacités de lutte anti-sous-marine, en l’associant à l’hélicoptère NH90 Caïman NFH [Nato Frigate Helicopter].
Or, le SDAM/VSR-700 a justement fait l’objet de critiques sur ce point, certains ayant estimé qu’il n’apporterait pas de capacités militaires « décisives » par rapport au drone aérien Camcopter S-100 « Serval » déjà en service et mis en Å“uvre par les porte-hélicoptères amphibies.
Pour autant, le SDAM n’a nullement été remis en cause par la Loi de programmation militaire 2024-30. Ainsi, il est question que la Marine nationale dispose de dix drones VSR-700 avant 2030, la cible totale ayant été fixée à quinze exemplaires à l’horizon 2035.
En juin, la Direction générale de l’armement [DGA] a d’ailleurs notifié un accord-cadre à Airbus Helicopters pour « l’acquisition des systèmes VSR700, pour les besoins français et des pays partenaires ainsi que la contractualisation au nom et pour le compte des nations intéressées ».
Seulement, la Marine nationale a depuis changé ses plans. C’est en effet ce qu’a annoncé la DGA, via un communiqué publié ce 16 janvier.
Ainsi, le SDAM/VSR-700 n’a désormais plus vocation à équiper les frégates multimissions étant donné que ces dernières seront finalement dotées de Camcopter S-100F Serval. Un contrat portant sur la livraison de cinq systèmes a en effet été signé avec Naval Group à cette fin.
Ce contrat « vise à acquérir une capacité légère de drones à décollage vertical, basée sur le drone Camcopter S-100F produit par la société Schiebel et déjà en service sur les PHA », a ainsi indiqué la DGA. Il « prévoit la fourniture par Naval Group de cinq systèmes de drones aériens Camcopter S-100 F ainsi que les solutions pour leur intégration physique et fonctionnelle sur les frégates multimissions de la Marine nationale », a-t-elle ajouté.
Dans le détail, d’une endurance de 6 heures et pouvant emporter une charge utile de 50 kg, ces Camcopter S-100F seront équipés d’un capteur optique champ large et d’une boule optronique gyrostabilisée. Les premiers exemplaires seront livrés à la Marine nationale dès cette année.
S’agissant du VSR-700, la DGA a confirmé la commande de six exemplaires, dans la droite ligne de l’accord-cadre signé l’an passé. « Ces aéronefs seront progressivement intégrés sur les Bâtiments ravitailleurs de forces et accompagneront ainsi le groupe aéronaval, formé autour du porte-avions Charles de Gaulle », a-t-elle précisé.
Outre les missions ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance] pour lesquelles il a été conçu, il n’est pas exclu que le VSR-700 soit utilisé pour assurer des liaisons logistiques entre les différentes unités du groupe aéronaval, ce qui permettrait de se passer d’un hélicoptère. Reste à voir s’il sera ultérieurement intégré aux Frégates de défense et d’intervention [FDI].





Le titre est trompeur. Il parle du Schiebel S-100 tandis que l’article du VSR-700. Un rapport entre les deux ?
@ Aedes,
Faut lire jusqu’au bout
Bon courage, Monsieur Lagneau !
erreur de ma part….
Ben voilà .
Pour de si petites quantités, il est permis de se demander s’il est bien judicieux de faire cohabiter dans la Marine deux types de drones dont les capacités ne sont pas fondamentalement différentes.
Compte tenu de nos contraintes budgétaires, il convient de faire au mieux avec ce que l’on a afin de limiter les coûts. Et puis, « le mieux est l’ennemi du bien « .
C est compréhensible dans votre situation.
Mais la France fait partie des nations qui ont les moyens d investir dans le développement de nouvelles capacités. Innover est l ADN de notre armée.
C est ce qui fait la puissance de nos exports d armement.
« Innover est l ADN de notre armée. »
LOL. La France est la dernière nation occidentale à s’être équipée d’un fusil d’assaut…
On a même dû équiper en « urgence opération » des légionnaires à coup de FN Fal pour aller faire les Zouaves au Liban…
Mais c’est sûr, on a l’ADN de l’innovation dans nos gènes… Il a juste un peu de mal à sortir des bureaux d’études.
Et cela ne date pas d’hier. Le bon exemple est — puisqu’on a parlé de son successeur — le MAS 49/56. Lancé officiellement au début des années… 1920. Les premiers prototypes verront ensuite le jour en… 1940, équiperont quelques unités en 44, avant de servir péniblement dans des troupes chanceuses en Indo (coucou les commandos de Marine). Il équipera vraiment l’armée pendant la guerre d’Algérie, soit 40 ans après le premier coup de crayon, dans les bureaux d’étude.
On comprend ensuite qu’on l’ait gardé longtemps : un truc qui se fait désirer aussi longtemps, ça crée un puissant sentiment d’attachement 🙂
Cela dit, le MAS 49/56, dit FSA, reste une excellente arme !
Comme beaucoup je suppose j’en ai eu un en dotation en 1972. Il est demeuré en service jusque dans les années 90… Très bonne arme.
Vous avez raison.
Le FN Fal occulte totalement le rafale et ses armements, nos navires et leurs armements, nos véhicules et leurs armement. Rien de tout cela existe.
« Le FN Fal occulte totalement le rafale »
Vous voulez l’historique du Rafale ? Le chasseur qui a remplacé le « cruze » dans l’aéronavale, le truc qui datait des années 60 ? Et le SEM, le truc modernisé du SE, un truc des années (j’ose même pas l’écrire) ?
Merci d’aller dans mon sens, comme d’habitude !
@Dolgan
« C est ce qui fait la puissance de nos exports d armement. »
D’accord avec vous !
Cependant, pour l’exportation de notre armement, il y a de quoi s’inquiéter quand on apprend que la ursula et sa grosse commission souhaiterait la contrôler et dont le but, serait de mettre définitivement la main sur notre industrie de défense et sa BITD. Cela s’appelle, de l’usurpation de droit !!
Sauf erreur de ma part, je n’ai pas entendu un quelconque démenti, ni de vigoureuses protestations de la part du premier ministre, ni venant de Elysée, comme d’habitude, seul le RN est monté au créneau.
Si nous perdons ce pouvoir de contrôle sur nos exportations d’armement, notre souveraineté serait définitivement perdue, de plus, j’ai la nette impréssion qu’en ce début d’année, qu’il a une accélèration et que macron cherche à définitivement brader la France avant la fin de son mandat.
Il est plus que temps de chasser cette boche et ce traître de freluquet…
Qui ne dit mot, consent !
Laissez a twitter cette idiotie.
Arrêtez de prendre comme vérité absolue tout ce qui suinte du RN.
S’il n’y a pas eu de démenti c’est qu’il n’y a rien à démentir.
Évidemment, dans les vapeurs acides du bain de haines recuites dans lequel vous trempez depuis trop longtemps, il est plus confortable de crier compulsivement au Boche et au traître que de réfléchir.
Ursula et sa grosse Commission souhaiteraient.
Les capacités sont différentes. Le VSR700 peut apporter tout seul. Cela veut dire que l’on peut espérer pouvoir alléger la formation de l’opérateur.
Et il est plus gros. Un VSR700 doit pouvoir transporter un S100 Ã vide…
Donc le S100 fonctionne très bien mais les capteurs qu’il peut emporter sont limités.
Sur le VSR700 on peut mettre une boule gyrostabilisée plus performante en plus du radar, plus de bouées et/ou charges de profondeur et il a plus d’autonomie
Il peut ‘apporter’ tout seul ?
C’est bien ! Seulement la baballe ou le freesbee aussi ? Mais, plus important, est-ce qu’il donne la patte ?
N’avoir qu’un fournisseur n’a rien d’une bonne idée. Il fait bon qu’un industriel sache que son confrère peut prendre sa place à tout moment pour lui éviter de tomber dans un certain confort de service, de prix, etc. C’est une base en achats.
Si je comprends bien la logique des nouvelles institutions Macron-compatibles, l’idée c’est d’avoir des drones avec emport et rayon d’action moindres, mais qui ont le mérite de ne pas être français?
Qui onr le mérite d être disponibles et déja en service dans nos forces…
Déjà .
Il y a des gens qui perdront 90% de leurs arguments quand Macron ne sera plus président.
Pourquoi? Trump tourne toujours sur c est la faute a Biden.
La faute à .
C’est tout à fait ça !
Leur mauvaise foi aura peu de mal à en trouver d’autres.
Bizarre comme choix… On arrête pas de balancer les industriels français pour les nouveaux équipements. Je doute que AH ne puisse vraiment pas armer le Gimbal dans les temps. Je sais qu’ils sont lents et pas toujours organisés mais quand même, introduire le loup dans la bergerie, c’est extrêmement dangereux pour eux.
Pas surprenant, et pour une fois c’est une décision pragmatique. Un VSR 700 + un NH90, cela ne passe pas sur une FREMM. Idem pour le couple Panther / H 160 sur une FDI par exemple. Le choix d’un petit drone qui peut assurer une veille longue en avant du porteur, sans consommer du potentiel équipage / NH 90, donc à moindre coût a du sens. Bien sûr il faudrait du S300 que du S100.
Les Fremms sont prévues pour un hélico de taille nh90 + drone taille VSR 700
Peut-être que AH a besoin d’un coup de pied au c.. pour être moins lents et mieux organisés. Les programmes militaires pour AH sont un peu des vaches à lait, un peu de conccurrence de temps en temps ne fait pas de mal.
Par contre ceux qui doivent être deçus et pour qui ça foit faire mal c’est Guimbal.
AH a besoin d’un coup de pied au c.. pour être moins lent et mieux organisé.
Je suppose que c’est tout simplement pour renforcer l’équipement des FREMM au plus vite. Le S-100 est opérationnel maintenant, alors que le VSR-700 est encore en développement, même si ce développement se passe bien. Pour les forces armées françaises comme pour les autres, à commencer par les forces chinoises et américaines, il s’agit d’être prêt en 2027. Division « bonne de guerre » en 2027, capacité de défense en orbite basse en 2027, munitions … les articles ne manquent pas sur ce blog pour montrer les échéances opérationnelles qui orientent les choix de nos forces armées.
Je fais justement partie de ceux qui estimaient que le VSR700 n’apportait, en l’état actuel, pas de valeur ajoutée décisive par rapport à des drones plus légers comme le Camcopter S100. La faute à un cahier des charges taillé « trop juste » dès le départ, ne laissant que très peu de marges ultérieures pour emporter de l’armement, fonction qui était au mieux présentée comme une capacité secondaire pour « plus tard ». Nous voilà donc avec un drone de 700kg, qui occupe une place significative dans le hangar hélico, juste pour emporter un petit radar de surveillance maritime et une boule gyrostablisée : ainsi énoncée, l’affaire ne semble guère alléchante, car d’autres drones beaucoup plus modestes peuvent aisément rendre le même service, pour beaucoup moins cher. C’est donc le cas du bien connu Camcopter S100, sept fois moins lourd et deux moins encombrant (possibilité confirmée d’en emporter 2 exemplaires, en plus de l’hélico, dans le hangar des FDI). Le prix est évidemment un facteur essentiel : le Camcopter aurait un prix unitaire compris entre 400 et 600 K€, contre 5 à 10M€ !!! pour un VSR 700 (estimations). Le coût d’un système complet, incluant la station de contrôle et les équipements nécessaires, s’établirait autour de 15M€ pour un VSR700 (avec apparemment 1 seul drone !), contre 2 à 5 M€ pour un système complet comprenant 2 drones Camcopter S100. Le VSR 700 est donc 10 à 20 fois plus cher que le Camcopter S100 !!!
Voilà donc 2 drones qui, en apparence, ne boxent pas du tout dans la même catégorie, avec un écart de prix abyssal,… mais qui obtiennent au final des performances opérationnelles assez proches, les deux étant capables de mettre un Å“uvre un radar de surveillance maritime et une boule gyrostabilisée (avec quand même un petit avantage en autonomie pour le VSR700 : 8h, contre 6h au Camcopter S100). La messe est dite, et la Marine a donc tranché…
Il est vrai qu’Airbus, probablement conscient du problème, a cherché à développer une configuration lutte ASM du VSR 700, équipé pour l’occasion d’un disperseur de bouées acoustiques. Cela redonnait un peu de valeur ajoutée au concept, mais le problème fondamental demeure : manque de charge utile, qui limite très fortement la modularité et l’adaptabilité de ce drone.
La solution consisterait à revoir la motorisation du VSR 700 pour lui donner davantage de puissance (le moteur diesel de 145 ch est trop limité), ce qui serait largement dans les cordes d’un hélicoptéristes comme Airbus, qui développe quand même ce drone depuis bientôt 10 ans !!! (contrat initial notifié fin 2017 pat la DGA pour un démonstrateur)…
Un VSR-700 plus « péchu » aurait pourtant beaucoup de potentiel, en étant capable d’emporter une masse conséquente d’équipement et d’armement (missiles antichars, roquettes guidées, ou mini-torpille et un grand nombre de bouées acoustique en configuration ASM…). Un tel hélidrone pourrait également intéresser fortement l’ALAT, qui aurait pu y voir le « loyal wingman » naturel de l’hélicoptère Tigre.
Un malheur n’arrivant jamais seul, Airbus à du souci à se faire avec l’arrivée du Camcopter S300, grand frère du S100 et concurrent direct du VSR700 (même gamme de poids), dont les essais en vol ont débuté l’année dernière, et qui doit entrer en production dès 2026. La fiche technique du S300 écrase littéralement celle du VSR700 : charge utile supérieure (250kg contre 150kg max), endurance exceptionnelle allant jusqu’à 24h en configuration légère (contre 10h max), liaison SATCOM expressément prévue sur le S300 permettant une utilisation à plusieurs centaines de km du navire porteur (silence sur la liaison SATCOM du VSR700, qui s’en tient encore à sa liaison radio malgré son antériorité…), compacité du S300 dont le stockage sera vraisemblablement possible à 2 exemplaires dans un hangar de frégate aux côtés d’un hélico embarqué (là où un seul VSR700 est embarqué), et enfin, ultime pied de nez à Airbus, le prix du S300 s’annonce compétitif selon Schiebel, qui vise un coût unitaire entre 2 et 5M€ , soit entre 10 et 20M€ pour un système complet avec 2 drones + station de contrôle, station qui sera d’ailleurs totalement rétrocompatible avec celle du S100. En étant gentil, le seul avantage qui demeure au VSR700 resterait sa motorisation diesel, qui facilite la maintenance.
A la lecture de ces chiffres, on repense aux mots du Président dans ses voeux aux armées, qui avertissait les industriels qu’il fallait désormais changer de logiciel, et s’adapter à de nouveaux cycles de production plus rapides, plus agiles. Airbus et son VSR700 (ou son Eurodrone…) hors de prix, en développement depuis 10 ans, représente un système qui appartient à un passé révolu… il va falloir changer, s’adapter, ou mourir !
Merci, enfin une analyse précise !
L’ami HMX parle rarement pour ne rien dire.
Un grand nombre de bouées acoustiques.
Airbus a du souci.
Les raisons de ce choix seraient intéressantes à connaître, et ne seront donc pas publiques….
Est ce que la mise au point du VSR700 tarde trop ou bien est-ce que la marine veut faire des économies?
il faudrait plutôt des shahed like avec des missiles anti aérien ou air sol.
Des missiles antiaériens.
On passe contrat en juin 2025, et la commande part chez un concurrents en janvier 2026 ,le drone porte un sac de farine ,contre 5 au concurrent Airbus .
Un concurrent.
Quelqu’un aurait il des nouvelles sur un potentiel Guimbal Cabri « G4 » … 4 places ?
(logiquement un VSR issu d’un cabri G4 pourrait embarquer du plus lourd).
Mais en tous les cas, il est déjà bien de commencer quelque part avec ce VSR-700. Il était temps.
hors sujet, mais je réagis à votre commentaire sur l’histoire de la royale, les commentaires sur l’amiral Ronarch étant fermés…
« Plus sérieusment, lorsque j’écris « des siècles », et que vous constatez que cela correspond à 400ans, alors oui cela correspond bien à « des siècles » … sans la moinde exagération, pas plus mathématique que grammaticale.
Par ailleurs, vos 400ans sont tout de même bien limités concernant les réelles capacités historiques de navigation militaire française. »
« les réelles capacités historiques de navigation militaire française. Que je sache, Saint-Louis n’est pas parti en croisade à cheval, … ni en avion ;o) »
J’ai trouvé absurde de la part de D.Besson de critiquer vos siècles, même si j’ai l’impression qu’une bonne partie de sa réponse s’adressait en fait plutôt à Jean-Luc (difficile à dire, la clarté du propos n’étant généralement pas sa priorité).
En revanche votre exemple est à double tranchant. Pour la 7e croisade un bon nombre navires avaient été construits par les génois et vénitiens. D’ailleurs même à la toute fin du XIIIe il me semble que ce sont les génois qui ont aidé les capétiens à concevoir leur premier arsenal en Normandie. Quant aux talents des navigateurs: au retour de la 7e si l’on en croit Joinville le navire du roi s’échoue sur un banc de sable du côté de Chypre à tel point que les marins auraient recommandé à St Louis de quitter le navire de peur qu’il ne coule. Sans compter une servante de la Reine qui faillit mettre le feu au navire… Pour ce qui est de la valeur militaire, la flotte est détruite à Fariskur en 1250. Il y a eu des succès mais dans l’ensemble difficile d’y voir une prouesse à la hauteur des efforts.
Mais surtout il est un peu exagéré de sous-entendre une continuité avec la marine militaire française dans ces efforts épisodiques. Il me semble que la continuité avec la Royale se justifie surtout à partir de Richelieu, ce qui fait très précisément 400 ans.
@Fralipolipi
Hélas, le projet semble au point mort depuis les annonces subliminales de fin 2021/début 2022, avec la présentation d’une « silhouette » d’un 4 places par Bruno Guimbal himself, et l’annonce que sa société « mettait de la puissance » sur ce projet. Le développement semblait lancé… mais depuis 4 ans, silence radio, aucune annonce, aucun indice que ce développement serait poursuivi. Soit Guimbal reste volontairement très secret pour frapper un grand coup, soit le projet n’a pas été jugé suffisamment rentable par l’entreprise dans un contexte international compliqué.
Il faudra attendre le salon Héli Expo (désormais VERTICON) en mars 2026 à Atlanta, ou European Rotor à Lyon en décembre 2026, pour voir si des annonces sont faites (ou pas) sur un potentiel Cabri G4…
Obligés d’acheter des drones autrichiens ?
Et nous, on ne sait pas faire ?
On n’a pas les ingénieurs, les usines ?
Tu fais quoi ce week-end? Au travail !!!
Comme ça on pourra dire ici « nous savons faire »
Le temps !
Le petit est opérationnel et disponible sur étagère maintenant.
Le plus gros n’apporte pas de réelle plus-value opérationnelle, (dixit la Marine), n’a pas fini ses essais, et n’est pas disponible actuellement en nombre suffisant.
Le S100 est qualifié, opérationnel et répond au cahier des charges. On parle d’une volumétrie restreinte et ce n’est pas un équipement critique, donc s’approvisionner chez ceux qui savent faire (qui plus est européen) est dans ce cas une bonne chose.
Des VSR700 plus petits , on saurait faire, où est la volonté et qui prend la décision ?
Qui va convaincre nos décideurs de développer notre industrie ?
Un point que je n’ai pas vu évoqué qui a pu peser, c’est que le S100 est très ouvert niveau carburants compatibles (dont carburéacteur à point d’inflammation élevé pour une sécurité supérieure) tandis que le VSR700 avait reçu une motorisation diesel (comparé à son donneur d’organe et déjà pour la sécurité vs essence) mais pas vu trace d’une compatibilité large (même si pas impossible, un très vieux diesel avec 50% de Jet A1 dans le réservoir au CT et c’est une opacimétrie nickel).
Fatalement, sur des navires pouvant déjà embarquer un hélico à turbine utiliser le même carburant a un intérêt évident.