En misant sur Harmattan AI, Dassault Aviation accélère sur l’intelligence artificielle dédiée à l’aviation de combat

Spécialiste des systèmes de défense dopés à l’intelligence artificielle [drones, opérations multidomaines], l’entreprise française Harmattan AI connaît un développement rapide depuis sa création par Mouad M’Ghari et Martin de Gourcuff, en 2024.

L’an passé, elle a obtenu une commande de 1 000 drones Sonora passée par la Direction générale de l’armement [DGA] pour les besoins de l’armée de Terre. Puis, après avoir dévoilé son drone intercepteur autonome GOBI, Harmattan AI a été retenu par le ministère britannique de la Défense [MoD] pour la fourniture de 3 000 systèmes autonomes. Puis elle a noué un partenariat avec l’ukrainien Skyeton pour améliorer le drone Ryabird.

En octobre, le média spécialisé Sifted avait rapporté que cette entreprise française cherchait à lever des fonds en vue d’atteindre une valorisation supérieure à 1 milliard de dollars et devenir ainsi la première « start-up » de la base industrielle et technologique de défense française à devenir une « licorne ». Or, Harmattan AI vient de dépasser largement cet objectif.

En effet, après une levée de fonds auprès de deux sociétés américaines de capital-risque, à savoir FirstMark Capital et General Atlantic, la valorisation de Harmattan AI vient d’atteindre 1,4 milliard de dollars, à l’issue d’un nouveau tour de table auquel Dassault Aviation a pris part, dans le but de nouer un partenariat stratégique avec l’entreprise.

« Dassault Aviation et Harmattan AI annoncent aujourd’hui un partenariat stratégique pour accélérer l’intégration de l’autonomie maîtrisée et de l’Intelligence artificielle au sein des systèmes de combat aérien. Dans le cadre de cette collaboration, Dassault Aviation participe au tour de table de la levée de fonds série B de 200 millions de dollars d’Harmattan AI », ont en effet indiqué les deux industriels, via un communiqué publié ce 12 janvier.

Cette nouvelle levée de fonds permettra à Harmattan AI non seulement d’étoffer et de diversifier son offre « vers de nouveaux domaines », comme la guerre électronique, mais aussi d’augmenter sa capacité de production de drones.

« Ce partenariat avec Harmattan AI illustre notre engagement à intégrer des solutions d’autonomie à forte valeur ajoutée dans la prochaine génération de systèmes de combat aérien. En unissant nos forces à une entreprise innovante et agile, nous renforçons notre capacité à fournir les solutions avancées requises par nos forces armées dans les décennies à venir », a expliqué Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation.

En clair, Harmattan AI développera des solutions d’IA pour le Rafale porté au standard F5 et le drone de combat qui l’accompagnera.

« Cette collaboration soutient une stratégie globale visant à intégrer une IA souveraine, maîtrisée et supervisée au sein de nos systèmes de combat », a fait valoir Dassault Aviation.

Cette stratégie repose sur d’autres partenariats que l’avionneur a scellés lors de ces derniers mois. En novembre, il s’est rapproché de Thales pour le « développement d’une IA maîtrisée et supervisée pour l’aéronautique de défense ». Et cela après avoir signé un protocole d’accord avec l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense [AMIAD] afin de lancer des « travaux de recherche et de développement sur plusieurs cas d’usage » de l’IA « en matière de combat aérien. »

De son côté, Harmattan AI va prendre une ampleur nouvelle grâce à cette coopération dans la mesure où elle pourra s’appuyer sur l’expertise de Dassault Aviation en matière de « plateformes militaires complexes et d’intégration de systèmes de missions dans des environnements à haute intensité ». En outre, l’entreprise bénéficiera du réseau commercial de l’avionneur.

« Ce partenariat avec Dassault Aviation constitue une étape structurante pour le développement d’une nouvelle génération de systèmes de défense autonomes. La confiance de Dassault Aviation accélère notre mission : fournir une IA souveraine et évolutive aux forces alliées. En combinant une IA de pointe avec une expertise mondiale en aviation de combat, nous façonnons l’avenir du combat aérien collaboratif », a conclu Mouad M’Ghari, cofondateur et PDG de Harmattan AI.

Photo : Dassault Aviation

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133 contributions

  1. Yvon dit :

    L’association d’Harmattan AI et de Dassault Aviation illustre parfaitement la mise en place de l’outil industriel qui doit mener à bonne fin le développement du Rafale F5, lequel avec son UCAV, ses différents effecteurs, son cloud de combat, .. . n’est rien d’autre qu’un SCAF-1.

    • Math dit :

      À voir sur quel framework leur solution est bâtie. J’ai l’impression à première vue qu’Harmatan n’a que des cas d’usage, vu que la société est très jeune. Je ne sais pas si elle s’appuie sur des recherches publiques. Si c’est le cas, c’est bien, mais c’est pas non plus idéal. Je n’ai pas creusé, donc pas la peine je n’en dirais pas plus.

  2. fred dit :

    Le coté désespérant de la chose c’est que les 2 société de capital risque sont US.

    • Alex Delalibre dit :

      Normal, la France est structurellement dépourvue de fonds dits « souverains » ou nationaux. (Ce que gère BPI est ridiculement faible.)

      Pourquoi? Fiscalité sur le capital décourageant l’investissement national (même les banques françaises investissent à l’étranger), choix de la répartition pour les retraites plutôt que la capitalisation (la première créant une masse d’investissement plutôt que la seconde qui saupoudre en pure perte), réglementation européenne débile et comme toujours poussée par l’Allemagne décourageant l’investissement dans des sociétés de défense (taxinomie vertueuse)…

      Et surtout, rien ne va changer tant que la masse de revenus produite par les actifs leur sera confisquée, ainsi qu’à leur descendance par voie d’emprunt, pour alimenter le tonneau des danaïde des retraites géantes des boomers. La France est un pays qui investit dans le passé. (Je vais encore faire claquer le dentier de Flamboyant 3…)

      • Visual dit :

        Priver les retraités de leur pension pour les rediriger vers le capital qui saura profiter aux investisseurs le jour ou ceux-ci tireront les marrons du feu. Si marron il y a.
        Les retraités sans revenus, les boomers d’assistés sont bien entendu priés de se dissoudre dans l’acide afin de ne pas laisser de trace.
        Vous irez loin, très loin…en enfer

        • Lalande dit :

          L’enfer c’est pas loin.

        • jean luc dit :

          je comprend pas que l#on laisse ce genre de commentaires ,au nom de la liberté de parole , je pense qu’il faut fixé des limites. je pense que celas nuit á la réflexion .

          • Ceci cela dit :

            Il ne faut pas « s » à « cela » quand c’est le pronom démonstratif (ceci, cela).

          • Relisez-vous SVP dit :

            Je NE comprendS pas.
            Que L’On.
            Il faut fixER.
            CelA nuit À la réflexion.

        • Czar dit :

          en même temps, t’as jamais lu les excellentes contributions en ces lieux de morbac 75, sinon tu serais pour les faire souffrir avant de les dissoudre.

      • Riff Raff dit :

        A ce Belge.fr !!
        Savez-vous où est la place de votre « contribution » bateau ?
        A gauche au fond du couloir.

        • Flamboyant 3 dit :

          Oh……..
          A la fois, mauvais choix et mauvais jour pour Alex Delalibre.be ou .Fr.
          Pour @Riff Raff & @Visual et d’autres ici et ailleurs….. Ce « pieds plats » est comme cela. Il est dans l’air du temps dans le « mouv » donc au final et comme ses semblables dans rien.
          Mais prenez patience, il en écrira d’autres et du même calibre.
          Enfin et à Alex……@.? : Encore merci pour la distraction ici donnée.

        • A à Aa ah as ha dit :

          Ah, ce Belge.fr !

      • Momo dit :

        Au-delà du côté comique de cette caricature d’autant plus amusante quand l’on sait d’où elle vient, il faut quand même reprendre un ou deux points. 🙂

        En résumé.
        Si la France n’est pas bonne dans la Finance c’est d’abord parce que les dirigeants sont de gauche depuis bientôt 15 ans et ça c’est la cata. Sans même revenir sur les exploits du pétomane de la Finance il y a un méconnaissance dramatique du monde de l’entreprise dans le public. Partout, que ce soit chez les économistes niveau DEUG du CNRS jusqu’aux zexperts dans la structure administrative y compris/notamment ceux au plus haut et même jusqu’à Bruxelles! (*)
        Ceci dit les autres avant, mais après les champions de Mitterand, n’étaient pas forcément super mais quand même un peu au niveau pour la plupart, pas tous, on le voit quand on étudie un peu l’histoire contemporaine.

        Sur la retraite la Belgique est effectivement mieux par son choix de la capitalisation. Pour une fois, il faut le souligner, cela te fait plaisir.
        Mais tu n’as pas bien compris la France, que tu ne connais pas comme tu le démontre à chaque message:
        Le problème des retraites en France n’est pas la faute du privé. Il y a de ce côté-là un système qui tient très bien la route, est excédentaire et ne coute rien au pays. A tel point que les gens de gauche, au gouvernement depuis 15 ans, aimeraient bien le voler et étudient les possibilités pour cela. Ils ont fait de même avec les notaires.
        Non, ce n’est pas le privé le problème, c’est le public. Deux raisons majeures:
        . l’hypertrophie du nombre de fonctionnaires (et donc l’avenir s’annonce bien sombre), maladie classique de la gauche qui achète son électorat dans des secteurs improductifs: éducation et facs entre autres.
        . Les régimes spéciaux, qui se gavent incroyablement avec des avantages monstrueux (tout en e..erdant les français dès qu’ils peuvent pendant leurs quelques années d’activité): RATP, SNCF, ex-GDF/Engie, EDF et d’autres corps comme les gardiens de musée, les journalistes du service public, etc…
        Cerise sur le gâteau: la création typiquement socialiste de planques aspirateur à fric qui rajoute des montants extrêmement importants au problème avec les ‘conseils’, ‘comités’, ‘autorités » de basses à hautes, ‘représentations’, ‘Agences’, etc…

        Un conseil vient en France de temps en temps pour travailler et te renseigner, tu seras plus à l’aise pour en parler et tu pourrais rencontrer des gens qui t’aideront à dépasser ce maudit complexe d’infériorité caractéristique 😉

        (*): Bruxelles où ils sont en essaim internationaux où aucun ou presque ne sait de quoi il parle à un horizon de plus de 3 mois, et fait donc confiance aux cad.. non, aux lobbys, idéologues et manipulateurs qui roulent pour tout sauf les peuples de l’Europe. Le déclassement est là aussi dramatique.

      • Momo dit :

        Au-delà du côté comique de cette caricature d’autant plus amusante quand l’on sait d’où elle vient, il faut quand même reprendre un ou deux points. 🙂

        En résumé.
        Si la France n’est pas bonne dans la Finance c’est d’abord parce que les dirigeants sont de gauche depuis bientôt 15 ans et ça c’est la cata. Sans même revenir sur les exploits du pétomane de la Finance il y a un méconnaissance dramatique du monde de l’entreprise dans le public. Partout, que ce soit chez les économistes niveau DEUG du CNRS jusqu’aux zexperts dans la structure administrative y compris/notamment ceux au plus haut et même jusqu’à Bruxelles! (*)
        Ceci dit les autres avant, mais après les champions de Mitterand, n’étaient pas forcément super mais quand même un peu au niveau pour la plupart, pas tous, on le voit quand on étudie un peu l’histoire contemporaine.

        Sur la retraite la Belgique est effectivement mieux par son choix de la capitalisation. Pour une fois, il faut le souligner, cela te fait plaisir.
        Mais tu n’as pas bien compris la France, que tu ne connais pas comme tu le démontre à chaque message:
        Le problème des retraites en France n’est pas la faute du privé. Il y a de ce côté-là un système qui tient très bien la route, est excédentaire et ne coute rien au pays. A tel point que les gens de gauche, au gouvernement depuis 15 ans, aimeraient bien le voler et étudient les possibilités pour cela. Ils ont fait de même avec les notaires.
        Non, ce n’est pas le privé le problème, c’est le public. Deux raisons majeures:
        . l’hypertrophie du nombre de fonctionnaires (et donc l’avenir s’annonce bien sombre), maladie classique de la gauche qui achète son électorat dans des secteurs improductifs: éducation et facs entre autres.
        . Les régimes spéciaux, qui se gavent incroyablement avec des avantages monstrueux (tout en e..erdant les français dès qu’ils peuvent pendant leurs quelques années d’activité): RATP, SNCF, ex-GDF/Engie, EDF et d’autres corps comme les gardiens de musée, les journalistes du service public, etc…
        Cerise sur le gâteau: la création typiquement socialiste de planques aspirateur à fric qui rajoute des montants extrêmement importants au problème avec les ‘conseils’, ‘comités’, ‘autorités » de basses à hautes, ‘représentations’, ‘Agences’, etc…

        Un conseil vient en France de temps en temps pour travailler et te renseigner, tu seras plus à l’aise pour en parler et tu pourrais rencontrer des gens qui t’aideront à dépasser ce maudit complexe d’infériorité caractéristique 😉

        (*): Bruxelles où ils sont en essaims internationaux où aucun ou presque ne sait de quoi il parle à un horizon de plus de 3 mois, et fait donc confiance aux cad.. non, aux lobbys, idéologues et manipulateurs qui roulent pour tout sauf les peuples de l’Europe. Le déclassement est là aussi dramatique.

      • LaMeuse dit :

        Que l’on soit pour ou contre, personne ne peut nier que le capital est de très loin le gagnant des 50 dernières années en France.
        Alors. la Xieme réflexion sur les retraites soit disant géantes ?
        « On pouffe » aurait dit Desproges.

        • Quant-à-soi dit :

          Soi-disant.
          Sans « s » à « soi » (c’est le pronom personnel) et avec un trait d’union.
          Littéralement : disant de soi-même. S’attribuant telle ou telle qualité.

          Les retraites soi-disant géantes.

          Mais, en toute rigueur, « soi-disant » ne devrait être employé que pour un sujet doué de la parole, ce qui n’est pas le cas des retraites. À défaut, on emploiera « prétendu » ou « prétendument ».

          Les retraites prétendument géantes.

        • Jumeau dit :

          Alors il faut investir les montants des cotisations sur le capital. Puisque celui-ci gagne, autant l’utiliser pour s’enrichir.
          Mais pour cela il faut avoir a liberté de disposer de son épargne, même forcée (et oui, on peut tout à fait forcer les gens à épargner pour leur retraite, ça s’appelle des cotisations).
          L’état n’a jamais été bon gestionnaire, jamais. Et il change les règles quand ça lui chante.
          Mais ayez confiansssse…..

      • Schwarzwald dit :

        A savoir que les boomers (j’en suis pas un), eux, ont travaillés pour avoir une retraite, contrairement aux peignes culs actuels qui n’ont : 1- aucune envie d’enlever le baobab dans leur main et lever leurs miches pour aller bosser 2 – aucun intérêt car l’état sponsorise la fainéantise en injectant du pognon en masse à des assistés mono neuronaux.
        Si vous voulez trouver un bouc émissaire, regardez du coté de la gauche française qui a coulé le pays depuis 1981 et accéléré le mouvement en léchant les bottes de l’Union Européenne. Les boomers, eux, ont créés de la richesse.

        • Thomas dit :

          Et c’est la que l’on constate que vous ne comprenez pas le système par répartition, comme nombre de nos compatriotes d’ailleurs

          Les boomers n’ont pas travaillé pour leur retraites, mais pour celles de leur parents, moins nombreux et moins indemnisés, dans une période de forte croissance économique ou les charges sociales étaient réduites (pas de CSG et co). s’ils ont créé de la richesse, ils en ont bien profité aussi, sans se préoccuper de l’avenir.

          Les générations actuelles doivent payer les pensions de ces papy-boomers, mais à un taux qui est parmi les plus élevés au monde, et à raison de plus de 3 retraités par actif : le peu de richesse créé est mangé par les charges sociales, les retraites étant le premier poste social de l’état, bien avant la CMU et les droits aux migrants. Sur fond d’endettement massif du pays, d’atonie économique et de déflagration géopolitique et écologique à venir : ça ne fait pas trop rêver.

          Donc bon, avant de taper sur les nouvelles générations, croisez déjà les doigts pour qu’elles continuent à sponsoriser notre mode de vie, parce que ces générations constatent l’égoïsme des précédentes, et agissent donc en fonction.

          N’aller pas exiger de la solidarité de la part de gens dont l’avenir est plombé par la charge de ce que les générations passées n’ont pas voulu gérer.

        • lym dit :

          Il ne faut pas exagérer dans le sens opposé en réaction à l’exagération initiale: Les boomers ont bénéficié d’une démographie, engendrée par leurs parents, qui leur permet de toucher des retraites sans rapport avec leurs cotisations… Et le pb du public qui pioche dans les caisses du privé (1er épisode de spoliation datant de Sarko, c’était pas la gauche dont la droite revenue après Mitterrand avait reconnu qu’elle n’avait pas mal géré) c’est aussi du vécu. Quand on a un système déjà largement déficitaire, que les 6 meilleurs mois (avec la promotion des 6 derniers mois) fassent la retraite contre 25 ans…

        • Relisez-vous SVP dit :

          JE N’en suis pas.
          Les boomers (…) ont travaillÉ.
          Aux peignE-culs.
          L’État.
          Du cÔté de.
          Les boomers, eux, ont créÉ.

      • Alex Delalibre dit :

        NB/ petite réponse collective: je savais que j’allais faire claquer les dentiers, et effectivement, c’est plus qu’un concert, c’est un festival. Flamboyant 3 fait sous lui de contentement, le reste est un ensemble de contribution couinant sur la responsabilité de la gauche avec l’inévitable couplet de quelqu’un « qu’est pas un boomer » mais qui fustige le baobab « qu »auraient les d’jeuns dans la main ».

        Il manque juste le couplet sur les boomers « qu’on participé à la reconstruction du pays » (faux, cette génération a disparu depuis longtemps) et le couplet suivant sur les boomers à la mine de sel à 16 ans, 70 heures semaines, une semaine de congés par an, et une orange à Noël – tout aussi faux, la majorité des boomers avait la quarantaine entre les années 90-00, les conditions de travail étaient sensiblement les mêmes.

        Il y a aussi le couplet sur ma nationalité supposée par notre ami momo qui brait comme un bourricot: il est vrai que j’ai habité 10 ans à Bruxelles mais…

        Mais bref: tout ce que j’écris est hélas rigoureusement exact, et personne ne me contredit sur le fond.

        Sur 1000€ d’impôts (et j’en paye bien plus que la majorité d’entre vous, je fais partie du pourcent qui fait plus de la moitié des recettes), 600 vont directement ou indirectement aux retraites. Et c’est sans compter l’hypothèque sur les générations futures par l’endettement, la charge de la dette n’est même pas comprise dans ce montant.

        La sécurité et la justice, c’est 20 euros. La R&D, 20 aussi. L’enseignement, 80. Et la défense, 22€.

        22€ pour la défense sur 1000€ d’impôts, 600 pour les retraités, alors que vous vous tirez tous la nouille et pérorez sur les programmes de défense et la France ci ou là. Vous investissez dans le passé et vous êtes incapables de même le concevoir. Par contre pour vous branler sur yaka faukon et les allemands gnignigni, les zaméricains gnagnagna, là, y a du monde.

        Et vous êtes tous, autant que vous êtes, absolument incapables de réfuter sur le fond ce que j’écris dans mon premier post plus haut, que ce soit sur le manque structurel de capital, la réglementation, la taxinomie et autres.

        NB2/ je n’imaginais pas que la moyenne d’âge de cet endroit était aussi élevée.

        • Momo dit :

          Mon pauvre, qui crois-tu tromper? 🙂
          Le 1% m’a fait carrément sourire, penses-tu que si c’était le cas pour un autre il le dirait?
          Toujours ce fichu complexe d’infériorité, mais pour toi c’est probablement trop tard… 😉

          Au fait, tu dois dire taxonomie.
          Taxi c’est ton métier, vers Molenbeek….
          Pauvre Belgie

        • Brian life dit :

          Les retraites sont financées par les cotisation sociales principalement à hauteur de 40% de celles-ci. C’est conséquent, c’est un choix de société, ça peut évoluer mais en douceur et vous en bénéficierez à votre retraite si vous l’atteignez. Doté d’un bon complexe de supériorité, d’un manque d’empathie, ceci explique cela, d’un sens de la provocation et du défi doublé d’un syndrome Gilles de la Tourette au coin de chaque paragraphe, il n’est pas bien sûr que vous vous ferez de vieux os. C’est vrai que les jeunes de l’époque, qui sait vos enfants (?) ne voudront plus financer votre ephad.

      • Czar dit :

        « choix de la répartition pour les retraites plutôt que la capitalisation (la première créant une masse d’investissement »

        si je souscris à l’ensemble du propos, je note que la capitalisation porte quand même quelques sérieux vices : le rendement régulier à actionnaires – surtout pour un retraité qui doit toucher à date fixe et régulière -est contraire à toute politique industrielle à long terme, on va vu assez de boites européennes vidées de tout contenu pour cracher les 10% de bénéfices pour ne pas penser que ça serait un carnage

        • Jumeau dit :

          Tactique classique de ouimaisnonenfait.
          N’allez surtout pas faire le calcul suivant : prenez vos cotisations passées et placez les mêmes montants, aux mêmes échéances (mensuelles donc) sur le CAC40, dividendes réinvestis, et voyez ce que cela donne. Arbitrez 4 fois par an pour rebalancer (vendre ce qui est monté, acheter avec les plus values ce qui a baissé, soit une après midi de boulot et un courrier à votre banque) et voyez le résultat. Vous allez avoir des envies de fourche et potence.
          Bonus, le capital reste acquis à vos proches survivants (conjoint, enfants) en cas de décès prématuré, ce qui est loin d’être le cas avec la répartition (réversion, oui c’est cela, oui…).
          J’avais commencé un post mais Thomas à très bien résumé.
          Inculture économique et hédonisme, et vous obtenez ce désastre, ce Ponzi, car cela répond exactement à la définition.

          Et pour revenir au sujet, Les Allemands ont bien raison. Ce geste confirme bien que l’eurodrone est une merde sans nom depuis le début, mais les Français vont casquer jusqu’au bout.

  3. Vortex dit :

    Bien ! Partenariat gagnant/gagnant pour des solutions souveraines.
    Harmattan, la petite société qui monte, qui monte …

  4. NRJ dit :

    C’est une très bonne nouvelle d’avoir des entreprises qui prennent le sujet. La difficulté sera de transformer l’essai, car la bulle de l’IA pourrait se retourner méchamment. Et la concurrence est rude, y compris dans la Défense. Rien qu’en Europe, Helsing a pris une longueur d’avance, dans le domaine de la Défense.

    • Math dit :

      Idem que pour Harmattan, sur quoi sont bâties les solutions de Helsing? Si c’est sur des technologies étrangères, on n’est pas plus avancé. Connaissez vous la base technologique de Helsing?

      • NRJ dit :

        @math
        A ma connaissance (qui peut être fausse, je laisse les personnes corriger si jamais), Helsing fournit des solutions de deep learning. C’est ça leur base technologique.
        Derrière il faut des infrastructures de test et des programmeurs pour mettre au point correctement leurs IA.
        Ils se basent surement sur des technologies étrangères pour leurs puces. Il n’y a malheureusement pas beaucoup de fabricants de puces en Europe (et les rares sont plutôt tournés vers l’automobile).

      • LS dit :

        Il n’y a pas de problème pour que leur environnement de développement soit autonome et fermée. Je ne dirais pas que des solutions courent les rues, mais c’est tout à fait possible.
        Que le hardware de leur (Harmattan et Helsing ou celui de leur client) base de développement ne soit pas européen, on s’en fout. Ce problème est plus général et industriel et concerne l’ensemble de la filière en Europe, pas seulement Harmattan ou Helsing. En ce qui concerne les plates-formes de calcul embarquées, je fais confiance à Dassault.

    • ji_louis dit :

      Ce qu’on appelle IA, c’est un gros morceau de statistiques et une couche d’algorithmes spécialisés (et une couche de consignes dans le cas des LLM).
      N’importe qui ayant accès aux données de base (détections par les senseurs : radars, caméras, microphones, centrales inertielles, capteurs de force, etc), ayant une bonne connaissance des statistiques et des algorithmes à appliquer peut créer son IA spécialisée.
      Vous pouvez même créer votre IA de base à partir d’éléments grand public (arduino, raspberry pi, etc). Le reste est une question d’échelle et de gestion de projets (et d’argent).

      Il n’y a pas à rougir des comparaisons entre entreprises d’IA dans la défense, toutes arriveront plus ou moins aux mêmes résultats parce que les données et les algorithmes (et les lois physiques) se ressemblent.

      • NRJ dit :

        @ji_louis
        N’importe qui peut créer une IA, mais tout le monde ne peut pas créer une IA efficace. Il faut pour ça des gens pour programmer et des gens pour tester. Donc une entreprise spécialisée.

        « Il n’y a pas à rougir des comparaisons entre entreprises d’IA dans la défense, toutes arriveront plus ou moins aux mêmes résultats parce que les données et les algorithmes (et les lois physiques) se ressemblent. » Les lois physiques sont les mêmes, mais les stratégies d’implémentation peuvent être différentes. Si on prend chatGPT, Mistral AI, ou Gemini, c’est différentes IA qui sont implémentées.

        • ji_louis dit :

          Les exemples que vous donnez sont des IA génératives, ce n’est pas le type d’IA implémentées dans les systèmes « experts ». Ces systèmes experts existent depuis des décennies, le plus connu d’entre eux est le pilote automatique implémenté sur tous les avions commerciaux, le plus évolué étant sur les avions d’affaire haut de gamme, permettant décollage, vol et atterrissage en autonomie complète.

          Les systèmes experts en question, ou IA d’après le marketing moderne, permettent de chercher et trouver une aiguille dans une botte de foin des « lacs de données » (data lakes, plus grands et complexes que les « entrepôts de données » ou data warehouse, qui eux-mêmes étaient plus grands et complexes que les bases de données habituelles) et d’agir en conséquence.

          Ces données sont issues, selon les domaines :
          – des IRM, gammagraphies, images, vidéos (tous ces exemples sont des images),
          – radars, sonars, lidars (ces exemples sont des azimut/élévation/distance),
          – microphones, ESM, radios (traitements de base par transformées de Fourrier),
          – capteurs de force, capteurs électriques, etc.
          Chacune de ces catégories nécessite une traitement algorithmique adapté, connu depuis des décennies voire plus d’un siècle. Par contre, le traitement statistique peut être le même ou très similaire. Voilà pourquoi je dis que les entreprises d’IA peuvent arriver plus ou moins aux mêmes résultats.

        • ji_louis dit :

          Mais vous avez raison sur un point important : Il faut avoir accès à ces données, ce qui est le fait d’entreprises spécialisées ou d’agents spécialisés.

  5. Alain d dit :

    Bien, mais le problème reste là : « après une levée de fonds auprès de deux sociétés américaines de capital-risque »
    Ah, oui que des entreprises étrangères investissent dans nos pépites ne me dérange pas, tant qu’elles ne le font pas plus massivement que les entités françaises (privées et (ou) publiques)
    Pas suffisamment d’investissements et de capital-risque, français (et européens), pour des innovations françaises ou européennes.
    Innover c’est bien, conserver c’est mieux. C’est le seul moyen de réindustrialiser.
    Ou du moins de ne plus perdre de parts industrielles.
    Sont aussi responsables les couts du travail et des industrialisations trop élevés chez nous.
    Et pour la robotisation, la France est le cancre des économies avancées, y’a pas photo finish !
    Quel que soit l’accélération de la France dans l’IA, ça pèsera peu puisque nous ne sommes pas suffisamment robotisés et automatisés. Juste des maths !
    Quel ratio de startups françaises ont été vampirisées pas les Etats-Unis, la Chine, et même par l’Allemagne ou le Royaume-Uni ?
    Et dans le sens inverse ? C’est quasiment le néant !
    Sinon l’épargne des Français performe autant que la dette française ! Au Top mondial.
    https://view.genially.com/695f6d36ceb43580b011a05d/interactive-content-une-appetence-pour-la-garantie-et-la-liquidite
    La France et ses usines du passé :
    https://ifr.org/ifr-press-releases/news/global-robot-demand-in-factories-doubles-over-10-years
    Bien, la France publique est passée N°1 des dépôts de brevets en Europe.
    Mauvais, la France privée étant toujours larguée, déjà à cause de son déficit de PME et startup, mais pas que cela.
    https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/recherche-publique-la-france-championne-d-europe-des-depots-de-brevets/
    Mauvais, fautes d’investissements suffisants, et de prises de risques franches, de taxes trop élevées, nombre de ces brevets vont encore se tirer ailleurs ! Et pour en remettre une couche, par absence de budget sérieux, et l’omission d’objectifs industriels, nos clowns politiciens plantent totalement notre économie depuis 2 ans.
    Les Etats-Unis et la Chine apprécient et en profitent encore plus.
    Alors pourquoi arrêteraient-ils de nous pisser dessus ?
    Un grand merci à nos élus (tous partis), solidaires pour cette accélération de leurs gabegies.
    Les industries étrangères sont très reconnaissantes des dépenses publiques françaises.
    Cherchez les erreurs intimement liées ?
    Je pense que vous pouvez tout cochez.

    • tschok dit :

      « Innover c’est bien, conserver c’est mieux. C’est le seul moyen de réindustrialiser »

      Alain d, pourquoi tout de suite, vous mettre dans un tunnel? C’est pénible.

      L’autre jour, je signale juste à un type qui commentait ici qu’on n’était pas tous obligé d’être binaire et exclusif et je me fais engueuler et quasiment traité de « traître à la patrie » que la vraie résistance nationale doit éliminer, afin de conserver l’authentique pureté de la nation, telle qu’il se la conçoit. Comme c’est un mec un peu étroit d’esprit mais assez péremptoire, bien qu’il affirme le contraire, je ne prévois rien de très exaltant en matière d’écart angulaire.

      Et, là-dessus, vous en rajoutez une couche dans le registre du péremptoire et de la faiblesse de l’écart angulaire.

      Maintenant, je vous prends au pied de la lettre: est-ce que vous êtes vraiment sûr que ne pas innover est le seul moyen de réindustrialiser la France?

      Parce que c’est que vous êtes en train de dire, ce qui me surprend de votre part. Je ne vous rangeais pas parmi les abrutis jusqu’à présent.

      Je vais mettre tout cela sur le compte d’un moment d’égarement. On a tous besoin de se perdre pour se retrouver, nous sommes des êtres internes. Mais, à un moment, il faut retrouver une boussole.

      Dans le monde disloqué que vous êtes vous-même en train de construire, comme un ingénieur du chaos qui se serait fait virer après avoir appris son licenciement suite à une délocalisation décidée à New York en fonction des cours de bourse, où pensez-vous trouver la ligne de référence?

      Parce que moi je vous lis, et je vois que vous avez peur. Et que ça déraille.

      On ne va plus pouvoir maintenir le train sur ses rails si ça continue comme ça. Je ne vous parle pas des aiguillages ou des virages, ça a toujours existé. Non, non, je vous parle de l’aptitude du train à rester sur ses rails même en ligne droite.

      • Mica X dit :

        La CA* dépassera t’elle la CH** ? Existe t elle seulement ?

        * Connerie Artificielle

        ** Connerie Humaine

      • Alain d dit :

        « est-ce que vous êtes vraiment sûr que ne pas innover est le seul moyen de réindustrialiser la France? »
        Ne pas innover ? Où ais-je écris cela ?
        Il faut innover toujours plus, mais je problème est que nos brevets se tirent trop fortement ailleurs.
        Par manque de financement, par manque de prises de risques, par manque d’étude de marchés, ou à cause de la zizanie intra européenne, et même de normes européennes débiles.
        Votre commentaire est totalement à côté de la plaque. C’est parti d’un super bon pied ce matin pour ma tronche, alors je reste cool et poli !

    • ZOOM dit :

      Alain B, votre écrit est trop partial.
      Dans ce que vous soulignez, il n’y a pas que les seuls élus en cause, car dans le milieu des décideurs économiques ( là ou vous et moi ne sommes pas ) l’industrie a été trop longtemps négligée, détruite au motif suivant : « Mon fils, pas assez rentable immédiatement ».
      Ce pays a toujours aimé le profit immédiat. Pour vous en convaincre, regardez les actions des financiers du second Empire/ Troisième République qui investirent dans les colonies mais aussi en Europe ( Suisse notamment ) et en Russie (Emprunts russes…….. ) etc etc .
      Tout cela a laissé des traces dans les approches, les raisonnements et aussi chez les formateurs de « l’élite » de notre beau pays………

      • Alain d dit :

        Bah, ce sont au final les élus qui peuvent tout contrôler, et tout reformater. Voir à l’extrême, l’exemple Trump, bon ou mauvais.
        Il pisse sur la finance, sur les médias, la diplomatie, la justice et les lois. On aime ou on n’aime pas, mais il refaçonne, pour le meilleur ou pour le pire.
        C’est bien le roi et sa cour d’élus qui chamboulent tout à vitesse V, peu importe la forte grogne d’une partie des puissant milieux financiers américains.

    • PK dit :

      « Sont aussi responsables les couts du travail et des industrialisations trop élevés chez nous. »

      Pas aussi, mais que. Quand on maltraite les finances de nos entreprises, les sous, il n’y en a plus pour faire autre chose…

      Dit autrement, on pique les sous aux entreprises pour que Momo ait ses allocs avec sa tribu complète. Faut pas s’étonner ensuite que le système ne suive plus…

      • Momo dit :

        Non, pas une tribu.
        Dans le cadre de la meilleure lecture des écritures je me contente de multiplier ma descendance avec mes nombreuses compagnes dont je surveille la fidélité la plus absolue, il m’arrive pas trop souvent des les battre, tout en m’assurant de marier au mieux de mes intérêts mes filles à peine entrées dans l’adolescence.
        C’est qu’elles coûtent en plus!

    • Math dit :

      Oui, la seule solution pour dégager plus de moyens est de baisser les pensions de retraites. Il n’est pas normal que les retraites françaises absorbent 13,5% du PIB quand la moyenne de l’OCDE tourne à 7,5%. D’autant plus que l’on a un budget en déficit et que l’on investit pas dans nos sociétés de croissance. Les clowns qui nous dirigent doivent d’urgence ramener les pensions françaises dans la moyenne européenne en les baissant de 33 à 50%. Ce vol générationnel est inacceptable. Il sacrifie les enfants de France aux anciens, qui non seulement n’apportent plus rien, mais en plus volent l’avenir de leurs enfants, tout en les insultants. C’est inacceptable.

      • NRJ dit :

        @Math
        Les retraites ne sont pas le seul problème. Quand on regarde, l’Italie dépense plus que nous pour ses retraites (https://www.latribune.fr/article/economie/18344057881104/le-paradoxe-francais-des-depenses-de-retraite-elevees-mais-un-cout-maitrise-en-2050). Pourtant ils sont devenus une des forces de la zone UE.
        Mais je suis totalement d’accord sur le fait que nos retraités sacrifient, consciemment ou non, les nouvelles générations. Mais accepteriez vous de voir votre retraite être réduite de 33 à 50% ?

        On peut rajouter la masse salariale de la fonction publique, supérieure à la plupart de nos homologues européens (https://www.lefigaro.fr/conjoncture/protection-sociale-enseignement-charge-de-la-dette-comment-sont-reparties-les-depenses-publiques-en-france-20250715).
        Ainsi que les aides publiques. Mais dans les deux cas, il y a une opposition des journalistes. Preuve en est, lorsque LR a osé demander la suppression l’ADEME dans un objectif de simplification.

        • Math dit :

          @NRJ
          C’est exactement ce que le COR prévoie: la génération actuelle reçoit 80% de son salaire actuel de ses 20 meilleurs années. En 2050, les retraités toucheront 48% de leur salaire moyenné.
          L’Italie n’est pas un pays spécialement bien géré. Le pays reçoit des aides européennes importantes, 4 fois le montant reçu par la France. La France paie. Ça me va, mais si on fait ça, on baisse les retraites chez nous maintenant, pas après 20 ans de déficits supplémentaires. Mais comme les retraités français sont majoritaires dans le corps électoral voir dans les élus, vous pouvez être certain que le sujet ne sera pas abordé. Le déficit de la France est composé de 50 milliards d’euros de dettes lié directement au fléau de la fonction publique. Les militaires prennent leur retraite très tôt, les professeurs et la police nous expliquent qu’ils sont cramés à 60 ans m, les cheminots à 57 ans mais que pas de soucis, le privé peut travailler jusqu’à 67 ans. Comme la gauche socialiste a créé des centaines de milliers de postes en trop il y a 30 et 40 ans et que ces faignants prennent leur retraite très jeunes, on a un ratio de 1 actif pour un retraité dans la fonction publique, contre un ration de 1,5 pour 1 dans le privé. Le privé est à l’équilibre. La fonction publique et ses généreuses retraites est en déficit de 50 milliards d’euros par an et l’envolée est loin d’être terminée. Cette bande de bras cassés paie donc ses retraites par des dettes publiques supplémentaires, ben voyons. Et ils nous disent donc de casquer, de payer encore plus. La réalité est qu’ils doivent rendre l’argent.
          Financer une défense ne se fera pas tout seul.
          Les militaires n’ont pas à partir à la retraite à 40 ans. On peut épouser une autre carrière ensuite.

          • Peebee dit :

            « Les militaires n’ont pas à partir à la retraite à 40 ans. On peut épouser une autre carrière ensuite ». Je vais vous livrer un scoop : les militaires qui quittent l’institution avant l’âge légal de départ à la retraite ont le plus souvent une deuxième carrière ensuite, ce dont je peux personnellement témoigner.
            Ensuite et sur un plan macro-économique, plus vous supprimez de fonctionnaires, moins vous avez de cotisants par rapport au nombre de pensionnés, plus le système est déséquilibré, et plus l’Etat, qui est en charge de les payer, s’endette pour pouvoir verser ses pensions.
            Enfin, je rappelle plusieurs principes : primo vous seriez le premier à venir râler si les policiers, pompiers, soignants, cantonniers, ou enseignants n’étaient plus là et que donc vous n’ayez aucun service public de rendu en échange de vos impôts, parce que sans nul doute vous en pairiez quand même et probablement pas beaucoup moins qu’aujourd’hui.
            Deuxio, l’école et la santé ne sont pas tout à fait gratuites, vous les devez aux gens qui étaient des contribuables et des cotisants quand vous faisiez vos études.
            Troisio, lesdits contribuables et cotisants sont consternés en vous lisant, puisqu’il a dû vous échapper que c’est pas moins de 270 milliards qui sont venus perfuser les entreprises françaises l’année dernière sans rien en échange, pas de service public de rendu, nada. Donc les fonctionnaires ne sont pas le problème de la France s’il font bien leur travail. Par contre, je me suis laissé dire à la lecture d’Adam Smith que le libéralisme des origines n’avait pas prévu qu’on subventionne le secteur privé, et surtout pas à une telle hauteur. Les entreprises sont censées vivre de leur activité, pas de l’argent des contribuables que nous sommes sauf si c’est pour répondre à la commande publique, et donc refaire nos routes, construire des ponts, fabriquer du matériel, etc…

        • Pb75 dit :

          « Quand on regarde, l’Italie dépense plus que nous pour ses retraites […]Pourtant, ils sont devenus une des forces de la zone UE »
          La croissance cumulée de l’Italie depuis 2020 se situe entre 3 et 4. La croissance cumulée française est de 6,5%. On peut difficilement parler d’une force économique pour l’UE. Ce, alors que l’Italie ( tout comme l’Espagne) a tout particulièrement bénéficié des aides NextGenerationUE. Pour l’Italie, ça a été 140 milliards (!) injectés dans l’économie par l’UE et a permis d’éviter encore plus de stagnation.
          Attention à l’effet de focale sur les « miracles de [introduire le nom d’un pays] » qui sortent tous les 2 ou 3 ans. La croissance de l’Italie, à l’instar de celle du Japon, est structurellement faible, même si c’est une économie qui a des particularités remarquables, notamment la force de l’industrie et les exportations. Ces deux derniers points venant en miroir de difficultés françaises indéniables.

      • Momo dit :

        Voir plus haut pour être mieux en mesure de parler et d’écrire sur ce sujet. 🙂
        Il y a boomer et boomer… 😉

      • Alain d dit :

        Oui les retraités sont trop gavés, et ils épargnent un maximum d’argent qui ne fait pas tourner notre économie.
        Mais comme NRJ : « Les retraites ne sont pas le seul problème »
        La question reste, si on dégage une masse de cash disponible, nous l’utiliserions comment ?
        En production de services ou de biens ? Politique de l’offre ou de la demande ?
        La sécurité ? Donc l’insécurité et la construction de prisons et les moyens pour la justice ? Les manques de logements, de crèches, de mobilités qui entrainent la dénatalité ?
        Rembourser les fauteuils roulants c’est très bien, mais sans plafond défini, c’est finalement une superbe connerie ?
        Et tous nos édifices historiques et musées qui sont pillés, pas suffisamment entretenus ou protégés ?
        Est-ce qu’on continuer à être appauvris par l’utilisation de services américain ?
        Quels objectifs géopolitiques, industriels, services et économiques pour 2035 ?
        Objectifs, planifications et mode de vie pour 2035, entendez-vous nos élus dans ces axes ?
        Continuons-nous à être des serpillières pour les Etats-Unis et la Chine ? Et à baisser notre froc face à la Russie et la Turquie. Et qui d’autre demain ?
        Et les paradis fiscaux, qui pourrissent les échanges de biens et services, et organisent les triches, qui créent des tensions et des arnaques, nous continuons à les protéger.
        L’OCDE, l’ONU, le FMI, la BCE quels pouvoirs ?
        Quel taxes et impôts diminuer, avec quels échéanciers ?
        L’Europe est championne des normes et du social, mais aussi championne de la croissance minimum ?
        Au final, elle récolte des rues antisociales, et l’ultradroite qui gonfle partout ?
        Les dépendances aux importations de terres rares, de minerais, d’engrains de composant électroniques, etc.
        Nous avons tout faux, les chantiers sont immenses, mais nos politiques courtermismes et arrivistes continuent de faire l’autruche !

    • Pirlouis dit :

      Je pense que si l’option Livret épargne défense avait été retenue par le gouvernement nous n’aurions un problème de financement moindre car beaucoup de personnes préféreraient placer une partie de leur épargne sur ce type de livret plutôt que sur un livret A dans les mêmes conditions. Il ne serait plus nécessaire d’appeler des sociétés à capital risque étrangères prédatrices pour le financement de nos projets de défense avec le risque d’être récupérés par les copains de Donald.

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        Je suis entièrement d’accord ; mais c’est politiquement incorrect encore pour bien des gens. Ils ont toujours une bonne raison, comme les ONG : on ne va pas financer des mines anti- personnels, ce n’est pas éthique ! Ce qui est vrai, en plus… et les obus de 155, cela détruit les maisons aussi.

      • Green dit :

        Ce livret existe depuis octobre. Il peut être logé dans un PEA, un PER ou une assurance-vie.

        Vous n’avez plus qu’a investir. Pour ma part je compte le faire a l’occasion.

  6. Alain d dit :

    J’ai fait léger, parce que je zappe le cout de l’énergie dans l’UE, à comparer aux couts chinois et américain.
    Et puis, entre-autres, le fait qu’on soit totalement indépendant de terres rares, minerais et engrais importés.
    Pour les services et les moyens de communications, la grosse claque américaine aussi dans nos tronches.

    • Math dit :

      Ça se discute et pas qu’un peu. C’est plutôt vrai dans le sens inverse. Les technologies sont toutes de propriété européenne ou chinoise en moyens de communication. Les américains ont des satellites, oui, mais la part de communication sécurisées est faible voire inexistante. Ils n’ont pas le début d’une brique souveraine pour rivaliser, tandis que nous en avons 2 voir 3 au top niveau. On a plus un pb de lanceur que de charge utile. Les américains ont un vrai pb de charge utile, de ceux qui mettent 20 ans à être résolus.

    • Alain d dit :

      totalement dépendants

    • Czar dit :

      le problème du financement en france est connu : d’une part une méconnaissance de la population des principes éco de base ( que j’ai pu constater jusqu’ici parmi les commentateurs persuadés que la dépense publique est bonne dès lors que c’est pour des canons et pas des rsa) ce qui n’est pas surprenant quand on découvre que la trotskarde nathalie arthaud et l’inénarrable sardine ruisseau opèrent dans ce champ de connaissance ; d’autre part une légitime méfiance de la population pour des règles du jeu fiscales qui en plus d’être lourdes, changent tout le temps l’économie, c’est de la CONFIANCE (comme dans -b monnaie – fiduciaire). après tout n’est pas mauvais dans le portrait, les français épargnent trop et évitent la bourse qu’ils connaissent mal mais c’est sans doute mieux que les ricains qui vivent de salaire en salaire sans la moindre épargne

      • LaMeuse dit :

        Oui.
        Mais les français réfléchissent quand même. Entre les livrets qui sont 1,7% et engraissent, et les actionnaires des grands groupes qui réclament du 7%, il devrait y avoir un espace raisonnable pour des placements.
        BPI Defense doit être un succès.

  7. Robmac dit :

    La grande difficultés des jeunes entreprises françaises est de trouver des fonds pour leur développement : les banques françaises ne leur font pas confiance ! C’est culturel, aux USA le risque fait partie de économie.

    Harmattan AI, entreprise française prometteuse, a pu se développer grâce à des fonds de pension US … Heureusement elle a trouvé, maintenant, un partenaire solide avec Dassault.

    • tschok dit :

      Pas si grande que cela Rob, et en plus c’est heureux.

      J’ai connu des entreprises françaises à un moment où le financement ne manquait pas tant que cela, mais elles n’avaient aucun débouchés d’avenir et que la possibilité de capter des rentes de situation offertes ou garanties par l’Etat au prix d’un déficit public dont nous assumons la charge.

      Aujourd’hui, c’est le contraire: le financement public manque relativement (mais il n’est pas nul, loin de là), mais pas les débouchés. Et les débouchés ne dépendent plus de rentes de situation offertes par l’Etat, qui est devenu incompétent et toxique. Ce qui veut dire que le talent n’est plus du côté de l’Etat et de la démocratie républicaine.

      Donc, finalement, c’est assez positif.

      Alors, évidemment, le prix à payer va être énorme: c’est une quasi-guerre de religion. Nous ne sommes pas des libéraux, mais des étatistes. On se dirige clairement vers un choc mental qui est comparable à celui de la Réforme.

      En gros, on a en pour un siècle.

      Mais, attention, ce siècle peut être gâché, ou extrêmement fécond. Le XVIe siècle a été extrêmement fécond. Le XXIe siècle le sera-t-il?

      Ben on va bien voir. On entre dans un siècle de guerre de religion d’Etat, c’est pas de la rigolade et il va y avoir des morts.

      Vous Robmac, d’après ce que j’ai compris, vous êtes un retraité de la fonction publique, un privilégié, un aristocrate de la petite noblesse républicaine qui tâche laborieusement de se racheter une conscience historique en se faisant passer pour un humaniste égalitaire.

      Même les gens de ma génération se foutent de ce que vous êtes et de ce que vous pensez. Vous allez bientôt mourir et, de toute façon, OSEF. Les générations de nos enfants s’en foutent encore plus complètement et souhaitent votre mort rapide et savent qu’ils ne peuvent absolument pas compter sur votre héritage, qui est productif de dettes et pas de moyens, et qui tend vers toujours plus de répression stupide, d’accumulation de normes insensée et de colère contre votre propre civilisation.

      L’héritage que vous nous léguez est pour le moins complexe et votre fin de vie ne va pas être si fastoche que ça. Mais comme nous tous, après tout.

      • Robmac dit :

        Nous assistons effectivement à un effondrement, mais qui n’est pas que le résultat d’un étatisme délirant, comme en France ou dans l’actuelle Union Européenne, malades des lois, réglements et autres normes, et aussi de « la concurrence libre et non faussée », qui tire tout vers le bas :

        Personnellement, je suis partisan de ce que l’on appelait « l’économie mixte » : l’état impulse et oriente, finance recherche et aide au développement d’entreprise, puis confie les réalisations au privé. C’est ce qui a fait la richesse de la France des années 60, a permis à notre pays vaincu et ravagé par trois invasions en cent ans de devenir la cinquième puissance économique du monde (maintenant nous sommes la sixième ou septième), et une puissance nucléaire.

        C’est ce que fait la Chine, horrible dictature, mais qui gère et son développement, et sa puissance, et l’amélioration de la vie de son peuple, misérable à la mort de Mao.

        Oui, je vais bientôt mourir (et vous un peu plus tard), et je considère toujours que l’économie doit profiter à la population, entre autre chose par les droits sociaux ! Aux USA, ne tombez jamais malade ou n’ayez jamais besoin d’une opération : si vous arrivez à payer vous serez ruiné. En France c’est gratuit, comme l’éducation (y compris les grandes écoles), et à la retraite on est plus plongés dans la misère comme lef urent nos anciens …

        • tschok dit :

          Oui, vous êtes un étatiste. Un mec bien, je ne dis pas le contraire. Perso, je vous aime bien. Mais ça n’a plus beaucoup d’importance. Merci de m’avoir répondu, cela dit. Nos cadavres vont se croiser, dans les débris de ce monde.

          Je vous parle de ce qui est en train de s’embringuer maintenant, pas des années 60.

          Proclamer que l’économie doit profiter à tout le monde était quelque chose de très bien. Nous, les vieux libéraux (je parle de moi, pas de vous), on le pensait aussi. Bon, pas de la même façon, c’est clair, et je ne nierais pas que nous avons de solides différends doctrinaires.

          Cela dit, ce n’est plus du tout le problème. Ce qui est en route va nous laminer vous et moi avant même que nous ayons pu former des générations ultérieures, pour prolonger nos rêves dans un avenir incertain ce qui au demeurant était une vraie saloperie (obliger ceux qui suivent à vivre comme ceux qui précèdent, c’était un pari à la con, il faut être sérieusement malade pour le tenter).

          Mais, il y a des aspects extrêmement positifs: nos descendants ne seront plus obligés de trimbaler les mêmes conneries que nous.

          Tout ce que vous avez été obligé de vous trimbaler: la guerre d’Algérie, la torture, la pauvreté, l’arriération, le sexisme, etc.

          Et vous le dites vous-mêmes: désormais, nos vieux sont riches! Désormais, un vieil inactif gagne plus qu’un actif jeune en moyenne. On sort enfin d’un siècle de misère des vieux. C’est une fantastique réussite gérontocratique et la France peut en être fière. Et vous, vous êtes casé, c’est bon. Ce sont les gens de ma génération qui vont devoir inventer un truc nouveau.

          Souhaitez-nous bonne chance au lieu de nous vous complaire dans la déploration. On va continuer le truc et on en a bien l’intention.

          Oui, on va détruire l’Etat, parce que c’est lui ou nous. Désolé. On va détruire cet Etat obèse et irresponsable qui vous a nourri et fait de vous l’homme que vous êtes. On va devoir détruire votre nid et il y aura une guerre pour ça. Une guerre civile et aussi culturelle.

          Si on s’y prend bien, il n’y aura pas trop de morts.

          On va dire un bon siècle d’emmerdes à rallonge parce que je ne nous sens pas hyper-rapides sur ce coup-là. Et, partez sans remord, vous n’y êtes pas pour grand-chose. Vous avez profité du truc, c’est normal, et cru à son prolongement infini, ce qui est normal aussi. Et ne vous plaignez pas trop: vous, au moins, vous aurez une tombe. Où on enterrera vos droits acquis.

        • Ouf ouf dit :

          2026 pourrait bien être l’année ou la France passe 8e

        • Czar dit :

          non ce n’est pas « gratuit » rien n’est gratuit en ce bas monde seulement tu appelles ça « gratuit » car tu le fais payer à tes petits-enfants – qui te maudiront.

          • Robmac dit :

            Ai-je maudit mes parents, grands-parents et arrières grands-parents d’avoir laisser la France envahie et ravagée trois fois en cent ans ?

            Mon enfance et ma jeunesse ont elles été riches ?
            Les jeunes d’aujourd’hui sont ils plus malheureux que nous à leur âge ?

    • Math dit :

      Non, ce n’est pas spécialement culturel, c’est structurel. Ce qui permettra de faire des super levées de fonds, c’est la stabilité juridique dans le marché européen. Le 28ieme statut est la vrai réponse juridique pour donner de la sécurité aux investisseurs. Ça permettra une allocation des capitaux vers les idées les plus innovantes.
      Et puis, il faut bien le dire, la passion sociale-étatiste pour taxer le moindre bénéfice empêche le privé de pouvoir allouer du capital. C’est ainsi. Donc personne ne peut prendre de gros risques car personne n’a gros à miser.
      Le dernier truc important est l’union des capitaux et du marché des services. Ça, ça aiderait beaucoup à freiner l’exode de nos sociétés et de nos capitaux aux USA.
      Les banques ne fournissent pas de capitaux, ce n’est pas leur métier. Elles fournissent des prêts bancaires, qui sont liés à des investissements.
      Le capital est fourni par un fonds ou par des investisseurs privés qui a cette mission en particulier. Il peut aussi être fourni par une autre société. C’est leurs métiers de déterminer dans quel domaine ils désirent prendre des risques. Il peut aussi être fourni par un état, mais il dépend alors de la disponibilité d’argent public et est dont soumis à des arbitrages longs, lents, souvent à contretemps et très souvent concurrencé par d’autres priorités.

  8. tschok dit :

    Donc, Dassault Aviation va chercher les compétences en IA en externe. Ce qui implique qu’il ne les avait pas en interne.

    Cela tranche avec le discours un peu rocambolesque selon lequel Dassault sait tout faire, tout seul, mieux que tout le monde.

    Visiblement, les alliances restent un outil nécessaire.

    • Marine dit :

      Dassault n’a jamais prétendu faire tout tout seul. Ce que Trappier a dit, c’est que la FRANCE a tout ce qu’il faut pour faire un chasseur toute seule, comprenant la cellule (Dassault), le moteur (Safran), les capteurs (Thales), et donc maintenant l’IA (Harmattan AI).

      • Carin dit :

        @Marine……
        Thalès aussi a été approchée pour de l’IA…
        Harmattan IA ne sera donc pas la seule entreprise à monter des programmes à base d’IA dans le Rafale F5, et ceux qui suivront.

    • Pedro dit :

      et bien justement, Dassault sait tout faire, meme se rendre compte que d’autres font mieux et qu’un partenariat est nécessaire. C’est ce qui fait la différence avec d’autres qui malgré leur « lacunes » ne lâchent rien et ne veulent pas admettre qu’ils ne sont pas a la hauteur de la tâche…

    • Vortex dit :

      Huuummm… Vision pleine de mauvaise foi…
      Ou ignorance crasse ?
      Quand Dassault dit  » nous savons faire un avion de A à Z », c’est notre BITD, nous, la France qui savons faire !
      Dassault ne fait pas de réacteurs que je sache… Pas de radars non plus… SPECTRA c’est Thalès. L’armement c’est MBDA…
      Donc les alliances sont toujours des outils nécessaires.
      Du moment qu’elles n’entravent pas notre souveraineté et que les partenaires n’essayent pas de nous escroquer, comme on le voit avec Airbus DS ou la BITD allemande en général…

    • Fralipolipi dit :

      @Tschoky
      Ce serait bien de lire l’article en entier avant de venir persifler ici …
      Rappel pour vous :
      « Cette stratégie repose sur d’autres partenariats que l’avionneur a scellés lors de ces derniers mois. En novembre, il s’est rapproché de Thales pour le « développement d’une IA maîtrisée et supervisée pour l’aéronautique de défense ». Et cela après avoir signé un protocole d’accord avec l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense [AMIAD] afin de lancer des « travaux de recherche et de développement sur plusieurs cas d’usage » de l’IA « en matière de combat aérien. » ».
      .
      Tout n’a pas démarré cette semaine avec la seule Harmattan AI.

      • NRJ dit :

        @Fralipoli
        Par rapport à votre dernier commentaire (https://www.opex360.com/2026/01/08/la-direction-generale-de-larmement-a-teste-le-largage-de-drones-par-un-avion-a400m-atlas/).
        « Vous considérez que Airbus, MTU et Indra et qques autres … comme des sociétés ayant autant de savoir faire et compétences que Dassault, Thales et Safran en aviation de combat …. Ce qui est irrévocablement et implacablement faux et archi faux. » Qu’en savez vous ? J’aime bien les avis des experts de canapé.
        Pour rappeler les faits, toutes ces entreprises sont dans l’Eurofighter. Après, comme je le précise, il y a peut-être quelques domaines particuliers dans l’avion de chasse où ils ont moins d’expérience que Dassault. Ca n’enlève rien au fait qu’ils soit globalement parfaitement compétents.

        « ce sont les gens comme vous @NRJ qui souhaitez arnaquer les entreprises françaises, et au bout du compte les contribuables et citoyens français !!! » Car avoir le bon sens de rappeler que Dassault joue contre les intérêts de l’Etat français et de sa population, ça signifie selon vous souhaiter arnaquer les entreprises françaises et le contribuable ? C’est une blague ?

        « Vous devriez aller vous cacher vert de honte plutôt que de continuer à rédiger des inepties œuvrant contre votre camp … à moins que vous soyez en détestation de la France ?… C’est une vraie question … » Si je déteste une seule chose en France, c’est la mentalité de petit coq arrogant sur son tas de fumier, mentalité qui caractérise malheureusement plusieurs commentateurs ici.
        Par une combinaison d’arrogance, d’égo démesuré, et de stupidité, vous ne vous apercevez même pas que vous jouez contre notre nation. A se demander s’il ne faudrait pas que la France finisse enfin en faillite pour que ça rabatte le caquet aux personnes dans votre genre.

    • Prt dit :

      Commentaire peu pertinent je trouve. Dassault travaille avec plusieurs centaines d’entreprises et cela ne se limite pas au Rafale.
      Jamais Dassault n’a prétendu savoir « tout faire, tout seul, mieux que tout le monde ». Ce qu’il revendique, c’est la reconnaissance de son rôle de maître d’oeuvre et d’intégrateur de technologies. Mais cela vous le saviez déjà, n’est-ce pas ?

      • NRJ dit :

        @Prt
        « Ce qu’il revendique, c’est la reconnaissance de son rôle de maître d’oeuvre et d’intégrateur de technologies » Ca ils l’ont déjà. C’est que Dassault revendique, c’est surtout une majorité du travail du SCAF, arnaquant au passage nos partenaires, entreprises et gouvernement.

    • Jeanot dit :

      c’est vrai que dassault performe dans les réacteurs et les radars c’est bien connu.
      les alliances qui s’entendent bien oui et pas ce cirque venu du bundestag.
      Tu vas être surpris de la suite camarade.

    • Grotesque dit :

      Mauvaise foi ou simple ignorance. Vous nous le direz.

      A quel moment s’est-il dit que Dassault était compétent dans le domaine IA ?
      Comment est fabriqué le rafale si ce n’est par de la coopération et des « alliances » ?
      Quid des autres collaborations de la société ?

      Et enfin, ce qui est annoncé et factuel c’est que Dassault maitrise l’ensemble de la chaine pour fabriquer un avion de combat. Pas un « ils savent tout faire » que vous sortez de votre chapeau, de partisan.
      Vous projetez votre agacement !

    • JC dit :

      Dassault sait faire faire des vecteurs et ne s’est jamais vanté de savoir faire le reste.

      • farragut dit :

        @JC
        Rectification: Dassault Aviation sait faire des « planeurs »…
        Bon, il sait faire en plus le système de soutien et les usines pour fabriquer le tout, sachant que pour « assembler », il faut avoir bien su gérer la conception, la fabrication et la bonne répartition des savoir-faire (la conception système et la coordination industrielle).
        Mais comme chez Buitoni, il y a ceux qui font la boîte (et l’emballage marketing), et ceux qui conçoivent et fabriquent les raviolis.
        Maintenant, si en plus il faut des raviolis intelligents… 😉

    • Carin dit :

      @Tschok…..
      Dassault est un intégrateur… c’est à dire qu’il commande des outils avec telles ou telles formes, et telles possibilités, et les intègrent dans sa cellule…

    • Alternative dit :

      tschok, toujours fidèle à sa mauvaise foi concernant Dassault. Quel dommage que tshok n’ait aucune idée de comment on construit un avion, ça lui a encore fait perdre une occasion de se taire. Aucun avionneur au monde n’a toutes les compétences en interne, à commencer par les moteurs qui représentent entre 25 et 30% du prix. L’avionique, les trains d’atterrissages, siège éjectable, radar, liaison radio… la liste des éléments sous-traités est (très) longue. Ce que dassault dit, c’est n’est pas qu’il produit seul, mais qu’il produit de l’ITAR free, et se débrouille pour ne pas être dépendant de sanctions de puissances étrangères qui pourraient limiter ses ventes ou l’usage de ses produits.

    • Avisé dit :

      Commentaire nul qui reflète bien l’amateurisme de @tschok. Renseignez-vous sur Dassault! De plus en plus, vous révélez votre côté allemand. On a compris, vous savez.

  9. Pacem dit :

    L’IA embarquée dans l’aviation de combat n’est plus une option, c’est une condition de survie. De ce point de vue, Dassault fait exactement ce qu’il faut et au bon moment. Mais attention à ne pas confondre accélération technologique et supériorité opérationnelle. L’IA ne gagnera rien si elle sert uniquement à filtrer plus vite des données que l’humain ne peut plus lire.

    Le vrai test n’est pas « l’autonomie », mais la robustesse en environnement dégradé : brouillage massif, données incomplètes, tromperie, contre-IA adverse. Une IA brillante en laboratoire mais fragile face à la guerre électronique est un multiplicateur de vulnérabilité, pas de puissance.

    Autre point sensible : la souveraineté.
    Une IA « maîtrisée » ne se décrète pas, elle se vérifie dans le code, les données d’entraînement, les chaînes de décision et les capacités de reprise en main par l’humain. Sinon, on remplace une dépendance matérielle par une dépendance cognitive.

    Enfin, si le Rafale F5 et les futurs systèmes collaboratifs veulent rester crédibles, l’IA devra alléger la charge du pilote, pas la déplacer.
    Un pilote noyé sous des recommandations algorithmiques n’est pas augmenté, il est assisté sous contrainte.
    Bref : excellente initiative industrielle.
    Mais la vraie rupture ne sera pas l’IA qui décide plus vite, ce sera celle qui sait quand se taire.

    J’ai toujours en tête la scène de la première rencontre du James Bond de D. Craig avec son « Q » quand le second vente les mérites de la tech et que le premier lui rappel que c’est toujours bien d’avoir un humain pour presser la détente… ou pas.

    • tschok dit :

      Dans le film auquel vous faites référence, Q est un jeune homo londonien avec un chat, totalement inapte à la violence physique directe, mais qui passe son temps à mettre au point des engins de mort parfaitement vicieux mis en œuvre par d’autre que lui et le plus loin possible de son cercle affectif, ce qui ne l’empêche nullement de développer des systèmes de traçage, pour être au courant de tout. Un mini big brother rendu politiquemnt inoffensif par sa non-violence affichée.

      James Bond lui-même est un névrosé alcoolique qui, en toute honnêteté, est d’abord et avant un tueur déterminé et dénué de scrupule auquel les scénaristes de la franchise ont tenté de donner un peu d’épaisseur psychologique en lui infligeant une quête personnelle (la quête de sa môman chérie en la personne de sa supérieure hiérarchique) et une faible capacité à l’amour à l’égard d’une femme, en la personne de deux femmes, assez tordues l’une et l’autre, la première ayant l’avantage de mourir assez rapidement, et l’autre l’avantage de ne pas mourir, justement. Ce qui est bien pratique.

      Si, maintenant, vous nous dites que ce type de représentations mentales, parfaitement éculées au demeurant, constitue la voûte de votre temple intérieur et le réceptacle de toute votre puissance imaginaire, je ne vous en blâmerais pas, car c’est parfaitement normal. Je souffre moi-même d’insuffisances identiques.

      En revanche, il est totalement prévisible que le premier aventurier venu, comme un Trump, un Poutine ou même un simple terroriste islamiste un peu déterminé, soit capable de vous décocher un coup qui soit tel que vous ne sauriez plus où se trouve votre propre maison, avec une facilité dérisoire. Et là, vous être propulsé dans les affres des transes existentielles qui constituent désormais l’essentiel de notre existence.

      Ce que je veux vous dire par-là, c’est que les représentations mentales que vous convoquez sont évidemment non-fautives et riches en mythes divers et variés, mais qu’il y a pour autant une véritable rupture avec leurs équivalents du passé: celles-là servent à nous rendre plus faibles.

      Ce qu’on a fait de James Bond, au final, ce n’est pas ce qu’on fait d’Ulysse, par exemple (alors que le second est encore plus critiquable que le premier). Mais on sent que Bond et un produit de consommation, alors que l’autre ne le sera jamais.

      Ce qui me rappelle une autre citation, dont j’ai oublié l’auteur: un objet de design se doit de plaire à tout le monde, un objet d’art n’est obligé de plaire à personne.

      James Bond, c’est du design, Ulysse, c’est de l’art.

      • farragut dit :

        @tschok
        Quand vous parlez de « représentations mentales », et « d’engins de mort mis en œuvre par d’autres », je croirais presque que vous avez lu la BD Métaphysicon de notre JPP national !

        Si les égrégores de la noosphère se matérialisaient dans l’esprit de Ian Fleming (qui était un espion du MI6 impliqué dans le débarquement sur Dieppe pour voler une machine Enigma), alors il se peut que la bataille fasse rage dans l’univers des masses imaginaires positives et négatives, vu les « matérialisations » que l’on en perçoit dans l’esprit de Trump, de Poutine ou de Xi…

        Pour ce qui est du coté chinois, l’usage de l’IA pour le contrôle social n’a vraiment débuté qu’avec la victoire de l’IA AlphaGo de DeepMind sur le maître sud-coréen du jeu de Go, preuve que les dirigeants chinois jouent plus à un jeu de conquête de territoire qui étouffe l’adversaire qu’au jeu d’échecs qui décapite le Roi (version historique française ou Trumpienne récente)…
        https://fr.wikipedia.org/wiki/AlphaGo
        Bref, ils ont choisi la société britannique DeepMind, reprise par Google, plutôt que IBM et son Deep Blue maître des échecs !
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Deep_Blue
        A lire, l’ascension de l’usage de l’IA par la Chine, dans « Dictature 2.0 » :
        https://www.amazon.fr/Dictature-2-0-surveille-peuple-demain-ebook/dp/B0947J91Z8

      • Pacem dit :

        Je constate surtout que vous avez choisi de ne pas répondre au propos.

        Mon commentaire portait sur des questions très concrètes : robustesse de l’IA en environnement brouillé, vulnérabilité aux données dégradées ou trompeuses, souveraineté réelle des chaînes de décision et charge cognitive du pilote. Ce sont des sujets opérationnels, actuels, documentés, et qui concernent directement l’aviation de combat.

        Vous avez préféré les esquiver au profit d’une digression culturelle sur James Bond, Ulysse, le design et l’art, assortie d’une psychanalyse de personnages de fiction. C’est un choix rhétorique, pas une réfutation.

        La référence à Bond n’était ni morale ni mythologique : elle servait à illustrer un point très simple et très sérieux — la nécessité de conserver un humain capable de refuser, d’arbitrer et, le cas échéant, de reprendre la main quand les systèmes automatisés deviennent incertains. Si cette métaphore vous gêne, libre à vous, mais la démonter n’annule en rien la question qu’elle pose.

        Quant à l’idée selon laquelle nos « représentations modernes » nous rendraient plus faibles face à des acteurs brutaux, elle est paradoxale. Ce que je défends n’est pas une naïveté technophile, mais exactement l’inverse : la méfiance envers les promesses de toute-puissance algorithmique, et la lucidité sur les limites des systèmes complexes en combat réel.

        Refuser de confondre accélération technologique et supériorité opérationnelle n’est pas une posture esthétique ou culturelle. C’est une exigence stratégique minimale.

        Enfin, opposer design et art peut être stimulant dans un autre cadre. Ici, on parle de systèmes de combat, pas d’objets narratifs. Leur valeur ne se mesure ni à leur pouvoir symbolique ni à leur capacité à “plaire”, mais à leur résilience sous contrainte extrême. Et sur ce terrain-là, vous n’avez tout simplement pas répondu.

        Libre à vous de préférer les mythes.
        Pour ma part, je m’en tiens au réel.

      • Green dit :

        vous avez beaucoup trop de temps libre. Essayer de faire quelque chose d’utile ou de constructif plutôt.

    • Navion dit :

      Point de vue intéressant.

    • Pelle à tarte dit :

      Quand le premier lui rappelle, il lui fait un rappel.

  10. Emile dit :

    Une solution souveraine avec des capitaux étrangers, n’est-ce pas risqué ???

  11. Nimbus - parfois cumulo dit :

    Habitué des livres plus que des vents de sable et de la navigation aérienne, je pensais naïvement que l’Harmattan était un nom propre, choisi par un éditeur et donc sa propriété… Il n’en est rien, car il s’agit d’un vent sévissant en Afrique depuis l’anticyclone lybien et se dirigeant vers le golfe de Guinée ; vent très sec parfois chargé de poussières et même de sables du Sahara, il est très chaud le jour et froid la nuit, redouté par les populations. Pourquoi donc avoir choisi ce nom ? Car ce vent peut apporter de la luminosité quand il n’est pas chargé de poussière et de sable ? Ou bien pour entrer en concurrence directe avec « Mistral AI » entreprise datant de 2023 et rapidement devenue licorne et leader français en IA ?…
    Désolé pour ceux que mes considérations onomastiques n’intéressent pas, et félicitations aux deux fondateurs de l’entreprise, très récente et pour laquelle on souhaite une longue vie ! Car dans le domaine de la réussite, le plus important est bien de durer…

    • Green dit :

      qui donnent à leurs produits de noms de déserts d’ailleurs.

    • ji_louis dit :

      C’est aussi le nom de l’opération ayant chassé Kadhafi.

    • Il faut lire dit :

      Et vous pensiez que l’opération Harmattan en Libye avait été nommée ainsi en hommage à l’éditeur ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Harmattan

      Cela dit, j’aime bien votre idée d’une concurrence entre mistral et harmattan.
      De là à penser que toutes ces histoires d’AI, c’est du vent…

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        À l’époque j’étais pris à 100 % par ma deuxième carrière civile, type auto-entreprise, et avait peu de loisirs pour cerner les détails de l’actualité ! Désolé pour cette ignorance avouée… Avouée à moitié pardonnée ?

      • Arme à temps dit :

        Quelqu’un lui dit que la rue La Fayette ne doit pas son nom à la présence des Galeries Lafayette ?

    • vrai_chasseur dit :

      @cumulo
      Dans la culture des populations du Sahel ce vent Harmattan est associé à une transformation brutale – il bouleverse le paysage et le quotidien, symbolisant les changements soudains et parfois violents de la vie. IL est également porteur de renouveau, dans le cycle naturel de transformation des saisons.
      Cette société s’est organisée pour développer très rapidement des produits à la pointe de la pointe en matière de drones IA (son GOBI est un tueur autonome de Shahed), collant au plus près des besoins immédiats des armées, et avec une production industrielle conçue comme si on était un pays en guerre.
      Le résultat est là, elle a été capable de produire 1000 drones pour l’armée française et à peu près autant pour l’armée britannique -2 clients exigeants-, après seulement 1 an d’existence et en toute discrétion. Personne ne l’a vu venir à part les initiés. Faites confiance à Dassault, ils connaissent très bien l’IA et s’ils l’ont choisi pour entrer au capital, c’est tout sauf un hasard.

      Le vent de renouveau qui souffle sur la BITD, la symbolique est peut-être là…

      Avec un bémol, que je souligne encore et encore : le monde de la finance française est totalement immature voire dépassé en matière de soutien à l’innovation technologique en général, et dans le domaine de la défense en particulier. Le « Venture Capital » des anglo-saxons est traduit par « capital risque » : en France financière on ne se lance pas dans une « aventure » innovante, on prend des « risques ». C’est tout un paradigme intellectuel à revoir de fond en comble, d’autant plus que l’innovation ne manque pas et elle est souvent à la pointe mondiale.

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        Merci pour votre réponse informative, argumentée et bienveillante ! Je voudrais investir ( pour ma modeste part ) dans notre BITD mais pour l’instant je reste au stade de l’information…

  12. rainbowknight dit :

    Toujours veiller à ce que la Licorne ne soit pas un jour un cheval de Troie…..
    Les « investisseurs » étrangers ne manqueront pas de garder un regard curieux sur les avancées technologiques de la société … uniquement pour savoir si le placement est rentable, what else ?

  13. jean luc dit :

    certainement belle société ,je relève aussi la présence de deux société de capitale risque américaine , Dassault lève pour 200 millions d’euros dans la tranche B , quand souhaite la souveraineté nationale , celas me laisse rêveur . La caisse des déports aurais pu lever ses fonds , c’est le bras armé de l’état. elle est très riche. oui je remarque aussi que Dassault as pas toutes les briques technique pour faire un scaf seul .celas marque peut être la fin du programme SCAF-NGF .

    • Ceci cela dit :

      Le pronom démonstratif « cela » s’écrit sans « s ».

      Avec un « s », « celas » est une forme conjuguée du verbe « celer » (au passé simple : tu celas), ce qui n’a aucun rapport.

      Cela me laisse rêveur.
      Cela marque peut-être la fin.

  14. Argo dit :

    Il aurait été intéressant d’avoir les pourcentage de participation des différents actionnaires notamment les fond Américains.

  15. hdo dit :

    Là, DS tape fort avec Harmatan AI.. vous imaginez un « super-neuron » piloté par un logiciel de mini-drones? he bien oui DS va le faire!
    et rentre au tour de table levée de fonds série B de 200M€ (ce qui est très conséquent pour une startup..)
    on suppose que DS a pris aussi une part de blocage 34%? dans l’actionnariat!
    « Les levées de fonds en série B permettent à une entreprise de poursuivre son développement, et de commencer à envisager de s’internationaliser. Ici, l’objectif pour l’entreprise est de changer d’échelle.

    Sinon dans la lutte anti drones « longue distance » on disait : il faut un drone ANTI-drones
    ben en voilà un , le GOBI 5km , une première approche en mode munition opérée par AI, mais lui n’est pas (encore) réutilisable trop petit , ne vole pas loin
    https://www.harmattan.ai/systems/gobi/

  16. Kardaillac dit :

    Nous avons (encore) les cerveaux de pointe, mais plus les capitalistes !
    FirstMark Capital et General Atlantic qui entrent dans l’affaire, s’y substituent.
    C’est un peu dommage au moment où nous affrontons le grand désamarrage américain en matière de défense.

  17. Fran dit :

    C’est a n’ y rien comprendre… Que devient l’accord de partenariat entre CortAIx et Dassault aviation après le rachat de Psibernetix et son fameux Alpha AI pat Thalès pour une IA souveraine au service du combat aérien du futur ? Une IA dédiée effecteurs et une pour l’avion ? si quelqu’un a des infos, je suis preneur.

  18. piem dit :

    Renseignez-vous sur les filiales de Dassault Aviation et peut-être aurez-vous une bonne réponse à ce qu’est la souveraineté Française.

  19. House dit :

    Je comprend surtout que cette boite a perdu sa souveraineté et qu’elle n’est pa Itar free, et qu’elle appartient a des fonds US…
    On s’est encore fait niqué, mais nous sommes tellement cons, que nous le méritons…

  20. Panda dit :

    La grande usine Thalès de Brest, qui travaille beaucoup pour les systèmes électroniques et radar de l’avion Rafale, a subi un incendie notable le week-end dernier.
    L’incendie a concerné particulièrement la partie de l’entreprise dédiée aux équipements électroniques et radars du « Rafale ».
    Les autorités ont indiqué très vite que les causes de l’incendie étaient accidentelles, » vu qu’il était impossible que ce soit un sabotage ou un attentat « car l’usine est bien protégée. ( sic)
    Mais les « origines accidentelles  » (sic) de l’incendie n’ont pas été révélées, pas plus que les dégâts occasionnés.
    La seule certitude, c’est que le Super Etendard qui trône devant les bâtiments en guise de décoration, n’a pas été atteint..

    D’autre part, vu les prochains développements de l’électronique de cet avion auquel on va ajouter de l’intelligence artificielle et la conduite d’un drone, on ne peut que rappeler les conclusions des pilotes d’essais de l’aéronavale qui testaient le Rafale Marine, donc monoplace : la charge de travail pour un seul homme, de cet avion, était limite voire au-delà de la limite humaine..

    Astucieusement, on va donc rajouter encore des couches.
    Le pilote de Rafale a devant lui à gérer au trois systèmes à écrans, comme trois petits écrans d’ordinateur, avec chacun des trois des quantités de pages de paramètres à gérer et des quantités de boutons à manipuler.. tout cela se fait en gardant la tête plus ou moins baissée, c’est-à-dire que la conscience permanente de l’environnement, cruciale notamment dans les périodes de combat, est altérée.

    Il y a déjà eu un nombre important de circonstances ( des pannes, notamment) au cours desquelles la nécessité de faire défiler quantités de pages sur ces trois écrans, impactait le pilotage de base et ses exigences, que les super-intelligents concepteurs de programmes informatiques et automatiques, tous assis dans des bureaux, ne semblent toujours pas avoir réalisé…

    • Bench dit :

      Ah Panda, complotiste un jour , complotiste toujours, en mode on nous cache tout on nous dit rien! Les incendies accidentels ça arrive pépère, et ce n’est pas parce que les résultats de l’enquête en cours ne sont toujours pas connus qu’il faut y voir une quelconque volonté de dissimulation!
      Cela dit, je ne sais pas si tu as déjà visité des usines sensibles travaillant pour la défense, mais je peux te dire que celles où j’ai mis les pieds sont très bien sécurisées et on n’y entre pas comme dans un moulin, y compris le week-end.

      Pour le reste de ton commentaire sur le Rafale, là aussi tu racontes n’importe quoi. Pour avoir très souvent discuté avec des pilotes de rafale M, si la charge de travail est effectivement importante sur un monoplace, tous s’accordent à dire que la conception et la gestion du système est intelligente et leur facilite énormément la tâche. L’avion vole tout seul et le pilote gère sa mission. On n’est plus au temps du SEM qu’il fallait piloter tout en assurant la mission. Alors venir raconter ici qu’un pilote de M passe le plus clair de son temps la tête baissée dans le cockpit est inexact. Et l’affichage tête haute , t’en fais quoi?
      Va regarder attentivement les vidéos de la chaine Chasse Embarquée et examine bien la tête des pilotes , tu verras qu’ils ont une belle « conscience permanente de /leur/environnement ».
      Idem pour la gestion des pannes qui facilite énormément le travail des techs. Manifestement tu n’es pas ingénieur de bureau d’études aviation!
      En conclusion regarde cette dernière vidéo et écoute bien les commentaires des pilotes d’essais Dassault, ainsi que ceux des ingénieurs, pour te faire une idée exacte du métier avant de raconter n’importe quoi.
      https://www.dassault-aviation.tv/fr/theme_0/2287/Campagne_dessais_Rafale_Marine__Episode_1__Salon_du_Bourget_2025.html

      • Panda dit :

        Bench: vous concluez en apothéose, après avoir réinventé les 2/3 de mes propos comme d’habitude.
        Vous est-il venu à l’esprit une fois, rien qu’une seule, cette énorme évidence :
        Des gens employés par Dassault ou toute autre entreprise privée, et bien payés, ne vont pas aller faire en public des déclarations de nature confidentielle et explosive pour descendre en flèche leur gagne-pain ?

    • piem dit :

      Il n’y a pas de couches à ajouter ou à rajouter.
      Les données de fabrication sont, évidemment, toujours à disposition. Merci qui ? « Microsoft? »
      Peu importe, il en s’agit que de dégâts matériels.
      La parano à certainement du bon. Mais la logique de sauvegarde .. nous sauve et le continuera.

    • Vert-de-gris dit :

      À propos d’écrans, si vous passiez un peu moins de temps devant le vôtre et que vous alliez cueillir des prunes, ça nous éviterait d’avoir à nettoyer trop souvent le fiel qui dégouline de vos interventions.

      • Panda dit :

        Vert de gris : Tout d’abord, j’ai largement passé l’âge de recevoir quelque conseil que ce soit de la part d’un petit caporal-chef kaki ou vert-de gris.
        J’ai bien compris que vous ne supportez pas les opinions différentes de la vôtre, ni les informations qui peuvent déranger votre formatage bas niveau.
        Avez-vous déjà remarqué que dans la nature, il n’y a pas qu’une seule couleur?
        Vous devriez entreprendre un stage de découverte du réel : vous y apprendriez que le réel n’est pas obligatoirement fait seulement pour vous plaire, mais qu’on y trouve de tout y compris ce que vous n’avez jamais appris à voir, à entendre et surtout à accepter.
        Votre haine de tout point de vue différent s’apparente à une pathologie. Si vous voulez guérir jour, commencez par foutre la paix aux gens dont vous n’appréciez pas les propos, puisque vous n’avez aucun des moyens de pouvoir leur répondre.
        Allez donc faire un séjour en Grèce, pour que les gens vous y voient.

  21. toufik dit :

    Harmattan AI vient vraisemblablement d’achever avec succès la livraison des 1000 drones commandés par la DGA en juin 2025 pour livraison d’octobre à décembre 2025.
    https://www.defense.gouv.fr/dga/actualites/dga-commande-1-000-drones-du-combattant
    Ça force le respect ; logique que Dassault (et d’autres) ait envie d’en voir un peu plus.
    Mouad M’Ghari a 25 ans…

  22. jean luc dit :

    @Math
    12 janvier 2026 à 16:38

    Idem que pour Harmattan, sur quoi sont bâties les solutions de Helsing? Si c’est sur des technologies étrangères, on n’est pas plus avancé. Connaissez vous la base technologique de Helsing?
    tu pose cette question ,alors lit cette réponse . Le socle technologique d’Helsing est principalement allemand/européen et conçu pour être exempt de la réglementation ITAR.

    Voici les détails (janvier 2026) :

    Origine allemande : Helsing est une entreprise allemande dont le siège social est à Munich. Fondée en 2021, elle est implantée en Allemagne, en France et au Royaume-Uni. En 2025, elle a renforcé sa présence allemande par l’acquisition du constructeur aéronautique Grob Aircraft SE et l’ouverture de ses propres sites de production (« Usines de résilience ») dans le sud de l’Allemagne.

    Liberté et souveraineté face à l’ITAR : L’un des engagements fondamentaux d’Helsing est la promotion de la souveraineté technologique européenne.

    La plateforme d’IA et les architectures logicielles sont des développements propriétaires conçus pour éviter toute dépendance aux technologies américaines (et donc à la réglementation ITAR).

    Helsing est stratégiquement déployée dans des projets tels que l’Eurofighter (guerre électronique) afin de garantir une capacité de défense européenne indépendante.

    La coopération avec des partenaires comme Kongsberg pour la reconnaissance satellitaire contribue également à l’objectif d’une solution européenne indépendante, hors du contrôle des exportations américaines.

    En résumé, Helsing se positionne comme un « champion national du logiciel » pour fournir une technologie de défense moderne sans les restrictions administratives et opérationnelles imposées par le régime ITAR américain.
    les allemands sont plus attaché á la souveraineté nationale que vous le pensez .

  23. Gougelin dit :

    les  » boumeurs  » comme vous dites n’y sont pour rien dans la gabegie Umps . Par contre ils y sont pour quelque chose dans le fait que c’est leurs générations qui étaient au boulot et qui a donné l ‘ indépendance à la France grâce au nucléaire qui vous permet de rouler les mécaniques, ainsi qu’à notre président qui ne sait pas que la France a un passé culturel . 40h x 35h = 3500 milliards de dettes. ceci écrit, j’ai investi chez Dassault et thales rien ne vous interdit de faire pareil. par contre dependre du dollar donc de nos «  » » amis «  » » us me déplaît fortement.

  24. Pierre qui roule dit :

    Le Rafale F5 sera sûrement le dernier avion piloté. On saura faire le SCAF non piloté bourré d’IA sans les Allemands.

  25. Gougelin dit :

    les « Boumeurs  » comme vous les nommez c’est ceux de la génération qui a donné l’indépendance à la France grâce aux nucléaires sans retraite à 40 balais ni 35h / semaine dues à l ‘ umps depuis mythe errant. Ça vous autorise à rouler des mécaniques comme à notre président qui brusquement se plongerait dans le passé de la France et son petit chouïa de culture
    retraite 40ans x35h / semaine = 35000 milliards d’euros de dette merci. Ceci dit dépendre du dollar de nos «  » » amis «  » » us me gonfle pas mal. J’ai de mon côté investi chez Dassault et thales par la banque lcl. rien ne vous interdit de faire pareil pour votre Pays même si celui ci est inculte. Sans rancune merci.

  26. Koudlanski Romain dit :

    C’est bon ça .