Le français Naval Group est en lice pour livrer deux corvettes Gowind à la Croatie

Les patrouilleurs exceptés, le navire le plus récent mis en Å“uvre par la marine croate est la corvette Kralj Dmitar Zvonimir, admise au service actif en 2001. Cependant, sa conception est déjà relativement ancienne étant donné qu’elle fut mise en chantier en 1993.
Plus généralement, la Croatie aligne une flotte héritée de son passé yougoslave, complétée par deux vedettes lance-missiles appartenant à la classe Helsinki, acquises en 2008, après avoir servi pendant plus de vingt ans sous le pavillon finlandais.
Au regard de l’évolution des tâches confiées à ses forces navales [missions de l’Otan, surveillance de l’Adriatique, etc.], le gouvernement croate a donc lancé un appel d’offres afin de se procurer deux nouvelles corvettes, pour un montant compris entre 600 millions et 1,6 milliard d’euros. Outre la livraison des deux navires, ce budget englobe les munitions, la formation des équipages et le maintien en condition opérationnelle [MCO]. Enfin, Zagreb exige des transferts industriels et technologiques.
« Contrairement aux acquisitions majeures récentes – chars Leopard, avions Rafale ou obusiers CAESAr -, ce projet met explicitement l’accent sur la participation des chantiers navals croates, laquelle figure parmi les critères d’évaluation. Plusieurs candidats sérieux ont déjà entamé des discussions avec des partenaires locaux », a en effet expliqué le quotidien Glas Istre.
Cela étant, la Croatie aurait sans doute pu attendre que le programme de corvette européenne multimodulaire [MMPC, pour Multi Modular Patrol Corvette, ex-EPC] se concrétise. Mais il n’est pas certain que ce dernier aille à son terme et, de toute façon, la marine croate n’a plus le temps d’attendre, son objectif étant de prendre possession de son premier nouveau navire en 2030.
Après avoir récemment connu quelques déconvenues à l’exportation, notamment en Norvège, au Canada, en Pologne et en Roumanie [qui a annulé l’achat de deux navires en 2023, ndlr], Naval Group pourrait rebondir en Croatie, grâce à sa corvette Gowind. D’autant plus que l’une des exigences de la marine croate porte sur la lutte anti-sous-marine et la défense aérienne, deux points forts de l’industrie française.
« Il est peu probable qu’un navire pénètre en surface, car la mer [Adriatique] est fermée par nos alliés, l’Italie et la Grèce. Cependant, une présence sous-marine est toujours possible. Nous avons aussi besoin de navires capables de se défendre contre les attaques aériennes [ou d’être protégés par un autre navire]. […] Il nous faut donc une plateforme dotée d’une défense anti-sous-marine et antiaérienne efficace », a résumé le quotidien Jutarnji list.
Seulement, la concurrence s’annonce féroce. Sur les dix-sept constructeurs navals sollicités par Zagreb pour obtenir des informations, douze ont répondu. Selon la presse croate, les candidats viennent de France [avec Naval Group], d’Italie, d’Allemagne, d’Espagne, des États-Unis, des Pays-Bas, de Corée du Sud et de Turquie.
Sollicité par Jutarnji list, l’expert militaire croate Matija Blaće estime que la corvette Gowind de Naval Group paraît la mieux placée… si Zagreb privilégie l’option « haut de gamme ».
« C’est un navire équilibré, armé notamment de missiles Exocet, de cellules VLS pour des missiles MICA et potentiellement pour des Aster 15, ce qui donnerait une capacité antiaérienne de moyenne portée. Et il pourrait se connecter avec les Rafale », a-t-il dit. En outre, a-t-il fait observer, « il existe peut-être une possibilité de compensation si un accord est conclu avec Naval Group ».
Pour rappel, affichant un déplacement de 2600 tonnes pour une longueur de 102 mètres, la corvette Gowind 2500 est dotée du système de combat SETIS et du « Panoramic Sensors and Intelligence Module » [PSIM], composé d’un mât intégré, d’un radôme en matériaux composites abritant un radar de surveillance, d’un centre opérationnel et d’un local de transmissions. Elle est armée de torpilles, de 16 missiles surface-air VL Mica, de 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block 3, de deux canons Nexter Narwhal téléopérés de 20 mm, d’une tourelle Oto-Melara de 76 mm. Enfin, elle peut mettre en œuvre un sonar de coque, une antenne remorquée et un hélicoptère.
Cependant, a priori fréquemment citée par les médias croates, la corvette turque de type Ada ne manque pas d’atouts. Elle est la « plus proche de l’option ‘bas de gamme’, optimisée pour la lutte anti-sous-marine, mais un peu ‘limitée’ en matière de défense aérienne », a jugé Matija Blaće. Et d’ajouter : « Si l’on optait pour une version moins coûteuse, cette classe de navires serait certainement intéressante, malgré l’absence d’un système de défense aérienne plus performant ».





Qui croit encore à la MMPC ?
Bonne chance à Naval Group.
« Qui croit encore à la MMPC ? »
pourquoi ne plus y croire?
Peut-être parce que nos besoins sont différents ? Et quand c’est flou…
Le MMPC sera encore un mouton à cinq pattes sujet à la loi du juste retour envers les pays participants, donc cher et long à aboutir.
Il existe déjà sur le marché européen un bon nombre de corvettes (cf.l’appel d’offre de la Croatie) à même de répondre globalement la demande .
@R2D2
pour y croire, il faudrait préalablement s’assurer que cette future corvette :
– Répond à un besoin clairement exprimé et partagé par l’ensemble des pays participants (noyau dur Italie/France/Espagne, et jusqu’à 12 pays intéressés à des degrés divers à ce jour)
– Sera moins chère que si on fabriquait exactement la même corvette « 100% nationale »
– Contribuera autant ou davantage à développer l’emploi dans nos chantiers, qui si on faisait une corvette « 100% nationale »
– Sera autant ou davantage performante que si on faisait la même corvette « 100% nationale »
– Sera disponible aussi vite ou plus rapidement que si on la construisait intégralement dans nos propres chantiers
Or, la réponse à ces prérequis est très loin d’être évidente.
– Le besoin n’est pas forcément commun, ce qui a déjà conduit à un premier accroc : il n’y aurait finalement pas 1, mais 2 modèles de corvette : une version « full combat », avec armement complet, et une version « longue endurance » optimisée pour des missions prolongées, et donc moins armée. Par ailleurs, les pays participants ne s’entendent visiblement pas sur les équipements et armements qui devront être intégrés : la future corvette sera donc « modulaire » et entièrement personnalisable selon les besoins nationaux. C’était une condition nécessaire pour permettre la poursuite du programme. Or, l’électronique, les senseurs, systèmes de combat et systèmes d’armes représentent de 50 à 70% du coût d’un navire de combat ! les économies d’échelle porteront donc « seulement » sur la partie coque, structure et propulsion, soit 30 à 50% du coût du programme.
– Sur la question du coût, il n’est pas du tout établi que le fait de se répartir le travail entre plusieurs chantiers européens puisse automatiquement générer des économies. Au contraire, les exemples de coopérations européennes récentes montre que plus on est nombreux autour de la table, et plus le coût de revient est élevé. Chaque participant au programme souhaitera en effet appliquer sa marge bénéficiaire.
– Sur la question de l’emploi, il n’est pas non plus établi que cela aurait des effets bénéfiques sur les chantiers français, sauf si ceux-ci parvenaient à négocier une contribution majeure au programme (ce qui est peu probable, étant donné que la France envisagerait, au mieux, de commander 6 exemplaires de cette corvette). En pratique, chaque pays exigera un retour industriel proportionnel aux montants engagés et au nombre d’unités commandées.
– Sur la question des performances, la question ne se pose pas vraiment, puisque chaque Etat participant décidera des senseurs, de l’électronique et des systèmes d’armes qui seront installés… ou pas. On aura donc des corvettes armées (presque) aussi bien que de petites frégates, et d’autres corvettes avec la même coque mais pratiquement désarmées. La logique industrielle voudrait qu’on choisisse les senseurs et principaux systèmes d’armes de la corvette, une souplesse étant laissée aux futurs clients sur l’ajout de systèmes d’armes secondaires. Mais ce n’est pas le schéma choisi : chacun fera ce qu’il voudra et installera les systèmes de son choix, réduisant d’autant l’intérêt d’une coopération.
– Sur la question des délais, même scepticisme : l’expérience montre que plus les acteurs sont nombreux autour de la table, avec une maîtrise d’Å“uvre n’ayant qu’un faible pouvoir et de faibles marges de manÅ“uvre face aux accords inter-étatiques, et plus les programmes sont susceptibles de dériver, financièrement mais aussi en matière de calendrier.
La situation serait potentiellement différente si on avait un secteur de la construction navale beaucoup plus centralisé, avec 2 ou 3 grands acteurs se disputant le marché. Or, il existe 15 à 20 chantiers navals susceptibles de construire de tels navires en Europe, et derrière chacun de ces chantiers, il y a un Etat prêt à tout pour que « son » constructeur national (ou parfois ses constructeurs nationaux !) obtienne la plus grosse part du gâteau.
La situation pourrait également être différente si « l’objet » à construire était particulièrement novateur, faisant appel à des savoirs faire rares et inédits. On se repose plus volontiers sur des partenaires, quand on sait qu’on ne peut pas tout faire tout seul. Or, ici c’est plutôt tout le contraire : construire une corvette, « tout le monde » sait le faire (je parle des 15 à 20 chantiers précités !). Coopérer dans ce contexte n’a donc qu’un intérêt très limité : chaque constructeur mesure bien ce qu’il va perdre en conception et en charge de travail, mais personne n’identifie clairement le gain lié à la mutualisation.
En bref, ce programme semble mal engagé. La mutualisation ne permet à ce stade d’assurer aucune gain significatif, tant sur le plan financier, capacitaire, que calendaire. Par ailleurs, la définition du besoin s’est faite sur la base du « plus petit dénominateur commun », et il a quand même fallu scinder le programme en 2 sous-versions. Cette façon de procéder, faite de compromis et de renoncements, ne laisse logiquement aucune place à d’éventuelles innovations : par exemple, avec un chantier 100% national, on aurait pu faire une corvette réellement innovante, un navire « porte drones » avec une coque catamaran ou trimaran, entièrement conçu autour de la fonction de mise en Å“uvre de drones aériens, de surface ou sous-marins. Le concept, en rupture avec ce tout ce qui existe sur le marché des corvettes, aurait mérité d’être défiché, et aurait pu aboutir à un navire réellement novateur, pas nécessairement plus coûteux, mais avec des capacités opérationnelles sans commune mesure avec les corvettes finalement très « classiques » que propose le MMPC.
Comme çà il vont pouvoir en mer se foutre sur la gueule avec les avions Serbes !
Le pronom démonstratif « ça » n’a pas d’accent, tout comme « cela » dont il est la forme familière.
Comme ça ils vont pouvoir…
La Serbie ne rêve que d’aller à la guerre.
contrairement aux pacifiques shqiptars qui ne font que se trémousser sur la pop sucrée du dua lipa
12 concurrents rien est fait ,se méfier des commentaires est en bonne place
J’ai beau relire, je n’arrive pas à décoder… Faites un effort !
Ce n’est pas que ça ne veut rien dire, c’est que ce n’est même pas une phrase.
Selon mon interprétation (toute personnelle mais affutée par une assez longue pratique de la prose jeanlucanienne), cela doit pouvoir être transcrit approximativement sous cette forme :
« 12 concurrents : rien N’est fait. Se méfier des commentaires DISANT QU’ON est en bonne place. »
Il est certain que les chantiers navals Turcs n’ont pas les mêmes coûts de personnel. Mais je jois mal les Turcs organiser la construction de navire dans un chantier naval Croate. Je ne suis pas certain qu’ils soient organisés pour ça.
Le problème est plutôt les armes et les capteurs à proposer.
Les chantiers navals européens ont une grosse diversité de fournisseurs dans le domaine. Cela va être plus compliqué.
La France est largement favorite, surtout avec le MICA et potentiellement l’Aster 30 si ces deux missiles sont aussi choisis pour la défense anti-aérienne pour l’armée croate.
Si c’est le cas, le MICA utilisé par toutes les forces croates offre une réelle flexibilité dans l’utilisation des munitions, pareil pour l’ASTER 30.
L’ASTER 15 par contre n’est pas vraiment un bon choix, mieux vaut un CAMM avec 3 missiles par Sylver our 4 par Mk41.
Les chantiers navals turcs, les constructions navales turques, le savoir-faire des Turcs.
@Fabien Tremm
Sauf erreur, la Gowind (y compris sa variante « lourde Gowind 2500) n’est pas conçue pour embarquer l’Aster 30. Elle peut « seulement » tirer le VL MICA, dans des modules légers et compacts (conteneurs de 480kg chacun). Il serait en revanche techniquement envisageable, selon Naval Group, d’intégrer un Sylver A43 permettant de tirer l’Aster 15, mais cela n’existe pas à l’heure actuelle dans les unités construites, ni dans les offres Gowind commercialisées en ce moment.
Tirer de l’Aster 30 nécessiterait l’intégration de silos VLS Sylver A50, plus long et coûteux que le A43 : cela nécessiterait des modifications structurelles importantes (espace, poids stabilité, coût…), ce qui irait à l’encontre de la philosophie modulaire et économique de cette classe de navire. En pratique, les silos A50 sont donc réservés aux frégates dans la gamme de Naval Group.
A noter que des VLS Sylver A43 sur Gowind se justifieraient pleinement, si le VL MICA pouvait y être « quadpacké », ce qui multiplierait par 4 la puissance de feu antiaérienne de la Gowind. Hélas, contrairement à ses concurrents CAMM-ER et à l’ESSM américain, le VL-MICA ne peut pas être « quadpacké », en raison de ses ailettes non repliables. Le missile Crotale NG/VT-1, dont la portée n’excède pas 12km, peut en revanche être « quadpacké » sans problème dans une cellule Aster.
Le MICA a un corps de diamètre 160mm… mais avec ses ailettes, il atteint une envergure totale de 480mm. sachant qu’une cellule de Sylver a une section interne carrée de 560mm de côté, le calcul est hélas vite fait… Il faudrait en effet envisager une modification structurelle majeure du missile pour le rendre « quadpackable », avec des ailettes pliables. C’est cependant une évolution future probable du missile MICA, qui a la spécificité d’être dérivé d’un missile air-air. Or, la prochaine génération de missiles air-air devra pouvoir être embarquée dans la soute des futurs chasseurs « Gen 6 », où chaque centimètre d’espace sera compté. Les besoins de la Marine et de l’AAE vont donc converger dans la décennie 2030 vers un missile doté d’ailettes repliables, permettant d’optimiser l’espace pour un emport en soute des chasseurs, et un emport à 4 exemplaires par cellule dans les silos verticaux des frégates/corvettes.
@HMX
Il faut considérer ici l’Aster 15 EC, qui ira nettement plus loin que les Aster15 ou Camm-ER, et qui accélèrera et ira plus vite et tournera bien plus fort que les Camm-ER.
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L’Aster 15 EC promet d’être un excellent entre deux, entre Aster 15 actuel et Aster 30 actuel … le tout en restant dans un silo Sylver A43 actuel.
Il équipera le PAN CDG lors de son prochain IPER (2030), donc il pourrait être dispo à temps pour ces corvettes croates.
https://meta-defense.fr/2024/04/11/missile-aster-15-ec-mbda-pour-2030/
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Une Gowind armée de ce missile (et d’un radar conduite de tir adapté) serait très nettement au dessus du lot des autres corvettes en défense aérienne.
Moi je trouve que l’armement d’un navire (au sens maritime = le rendre capable d’affronter la mer en fonction de sa mission) reste essentiellement:
– Un problème d’architecture naval: j’attire votre attention sur le fait que le navire reste le seul véhicule qualifié de bâtiment (un véhicule, c’est un meuble, un bâtiment, c’est un immeuble), ce qui souligne sa double nature,
– Un problème financier: à la base du capitalisme moderne, on trouve des navires (prêt à la bonne aventure, société en commandite, lettre de marque, bourse de commerce, etc), et pas des usines contrairement à ce qu’on aurait pu attendre,
– Un problème juridique: se procurer les autorisations nécessaires, car rien n’est moins libre que naviguer librement,
– Un problème social et, disons-le, humain: recruter un équipage et s’assurer de son consentement au contrat qu’on lui propose, ce qui suppose qu’il y trouve son compte d’une façon ou d’une autre.
Réduire un navire à sa composante technologique, c’est un peu louper le coche pour moi. Pas pour des raisons intellectuallo-romantiques liées aux identités individuelles complexes des uns et des autres (notre petit monde interne qu’on veut protéger des atteintes extérieures) mais pour des raisons très concrètes qui tiennent à sa logique de fonctionnement.
Naval Group propose un navire: la corvette Godwind, et je pense qu’il faut garder cela à l’esprit.
Faut comprendre la logique de fonctionnement du navire dont il est question dans l’esprit du client. Lui-même commence par ça et l’expert militaire croate sollicité par les média a parlé de navire « équilibré » entre deux missions.
On part du client, pas du produit qu’on veut lui vendre. Du point de vue marketing, c’est la différence majeure entre l’approche produit (je veux te vendre le truc que je produis, tes besoins je m’en fous) et l’approche client (j’adapte mon produit à tes besoins et je vais te le vendre parce que c’est le plus adaptable, mais pas forcément le meilleur).
Là , Fabien, vous êtes sur la mauvaise pente: vous accumulez du meilleur, en vous gargarisant d’être celui qui le produit, tout en étant persuadé que sa va satisfaire le client et en découpant l’objet dont on parle, le navire, en petites tranches que vous pouvez gérer.
Alors qu’en fait vous avez deux questions centrales à trancher:
– Un navire, c’est un objet technique, ou technologique? C’est une question essentielle.
– Celui que je propose à mon client satisfait mon besoin ou le sien?
Il n’y a pas de mauvaise réponse, tout est dans l’exécution: LM a vendu du F-35 à toute l’Europe. Tous ceux qui ont pris la décision de le faire se demandent en quoi ils sont condamnables. Ils n’y trouvent que des avantages, en dépit des énormes inconvénients de la formule.
C’est une question compliquée.
@Fabien
Sauf que l’Aster 15 « EC » (de même format que l’Aster 15 actuel et qui armera le PAN CDG dès 2030) sera beaucoup plus performant que le CAMM-ER actuel … sans doute plus cher aussi … mais il offrirait une protection sans équivalence pour de telles corvettes.
Je voudrais pas briser vos rêves d’ados, les gars, mais l’Aster 15 sur une corvette, c’est pas raisonnable.
Ou alors pour des principautés arabes pétrolières monstrueusement riches et totalement dépourvues de sens pratique.
Vos clients habituels, peut-être?
Si vous me répondez oui, ça expliquerait qu’on ne vende pas grand-chose à nos vrais clients et que vous soyez outrageusement prospères et si étonnamment à côté de la plaque des besoins réels de votre propre armée.
@Nike…..
Pour 2 navires, je ne suis pas sûr que Naval Group les construise en Croatie…
Je pense plutôt à la formation des personnels dédiés au MCO sur place, et aux diverses modifications des installations destinées à ces 2 navires.
Et Naval Group a l’habitude de ces façons de faire, avec l’ensemble de ses clients étrangers qui font sa publicité.
Aucun autre concurrent n’est mieux placé.
Si la Croatie veut du sérieux qui fonctionne tout le temps, avec des sonars de coque ou tracté dont la réputation n’est plus à faire, idem pour les missiles anti-navires ou surface/air, c’est NG qu’elle choisira, si elle veut du pas cher, avec les mêmes qualités matérielles, c’est pas chez NG qu’elle trouvera son mouton à 5 pâtes, et des lendemains qui déchantes vont très vite arriver.
Condition croate, donc elle va perdre le projet.
Un choix intelligent serait de faire comme Damen qui a acheté un chantier naval en Roumanie pour produire certains navires, et garder aux Pays-Bas la valeur ajoutée, qui est tout l’équipement électronique, etc.
Par contre, l’arrogance de penser que l’Italie n’offre pas la même valeur que la France?
Et pour le « qui fonctionne tout le temps », vous n’en savez rien. Les missions stratégiques des FREMM ont vu de sacrés ratés avec les missiles de croisière qui ne partent pas.
Leonardo a de très bons sonars, et ce ne sont pas les seuls. Les torpilles légères proposées par l’Italie sont les mêmes.
Est-ce que la France est bien placée? Oui, principalement par l’utilisation probable des mêmes missiles anti-aériens par l’armée de l’air de terre et la marine.
Par contre, penser que la France est la seule à proposer de la qualité?
Cinq pâtes pour tout un mouton, ça va faire léger comme garniture.
Mais une cinquième patte, ça pourrait faire un gigot en plus.
il y as pas que les français qui savent faire des bons navires , les anglais, italiens, allemand, sud coréen, japon , usa , sont de sérieux concurrents voir aussi les turcs . vu le nombre de contrat perdu par NG c’est dernier temps , si les croate choisissez les italiens ,je serais pas surpris , car c’est un voisin directe ,la marine Croate doit opérer avec les italiens au quotidien . De toute façon se seras celui qui seras le meilleur négociateur qui emporteras le morceau , a défaut être le meilleur . L’arrogance Française fait souvent perdre des contrats , car quand on se regarde le nombril ,et que l#on pense que l’on est les meilleurs ,on avance plus .
@Johannes Lukas
C’est sûr qu’en matière d’arrogance, vous en connaissez un rayon 🙂
Oui, m’enfin l’outrecuidant jl nous rappelle juste qu’on n’est pas les seuls sur le coup et que la concurrence sera rude.
Si ce tout petit peu d’humilité suffit à offenser gravement la fierté de votre identité française, on va finir par penser que nous sommes tous un peuple de supporters doté collectivement d’un niveau de QI qui nous placerait juste en-dessous d’un électeur moyen de Trump.
Vous savez, les MAGA gagas: cons à bouffer du foin et à sucer leur propre bite, à la condition que leur bide d’obèse ne constitue pas un obstacle infranchissable: il va leur falloir des pieds à coulisse et des treuils pour y parvenir.
et l’on te sait gré, jean-cul, de jamais n’avoir cédé à la moindre trace d’arrogance, de chauvinisme voire même de vague soupçon de patriotisme français tout le long de tous les spams grok que tu as postés ici
@jean luc
La fameuse arrogance française, deuxième exportateur mondial…
Vous la voyez là , votre arrogance ?
Des sonars de coque ou tractéS.
CE N’est pas.
Mouton à 5 pATTes.
Des lendemains qui déchanteNT.
Rien N’est fait.
Se méfier des commentaires DISANT QU’ON est en bonne place.
Pardon à Carin pour cette erreur d’aiguillage.
@Nik, méfions-nous des turcs, je crois qu’ils viennent de signer avec la Roumanie pour une frégate et il est important pour eux de faire la NIK à la France…
J’aimerais être étonné du succès croate de Naval Group, mais monter un chantier naval en Croatie, je n’y crois pas beaucoup.
Cross fingers !
Monter un chantier naval? De quoi parlez-vous?
Vous êtes conscient que la Croatie produits des navires depuis bien longtemps?
La demande croate concerne probablement la production des navires, mais pas ce qui concerne l’installation de l’équipement qui se fera probablement chez le concepteur.
Productions en Croatie ?
Rijeka, Split
Brodosplit produit des navires de croisières très larges (MV Narrative). Ils produisent des pétroliers Panamax, Aframax et Suezmax.
C’est justement Brodosplit qui veut relancer la production de navires de guerre. Ils ont même produit des sous-marins d’assaut pour commandos.
A Rijeka, navire cargo récemment produit pour le Canada, le Algoma Endeavour.
Donc non, la réputation de la production croate n’est même pas en doute.
Dès que vous avez des gens qui sont prêts à bosser pour mettre à l’eau un navire, alors vous êtes dans votre patrie industrielle.
Vous commettez deux erreurs:
– Vous n’y croyez pas beaucoup (« je n’y crois pas beaucoup »): oui mais ce n’est pas une question de foi, mais de culture navale,
– Et vous vous en remettez à la chance (« Cross fingers ! »): justement, dans ce domaine on cherche à évacuer le hasard. Si je mets un navire à l’eau, je ne veux pas m’en remettre au hasard. J’ai été instruit par le Titanic et la multitude des naufrages.
Donc, partons du dur de Naval Group: T’es prêt à bosser pour mettre un navire à l’eau? Alors, on va le faire.
C’était quoi le problème avec Aukus? Ni les Français, ni les Australiens n’ont compris la vraie nature du contrat. Les premiers l’ont compris comme le « contrat du siècle », les seconds l’ont compris comme un piège à se faire baiser par des latins paresseux, mais malins.
Il a suffit d’une poignée d’opportunistes anglo-saxons « greed is good » pour flanquer ce projet par terre et mettre l’Australie en soumission, avec aucun contre pouvoir interne à la démocratie australienne (ils sont visiblement un peu cons).
C’est pas rien, quand même, de voir avec quelle facilité on peut déjouer les meilleurs systèmes.
Pour reconquérir le domaine, il faut reposer les fondamentaux: partout où vous avez des gens qui sont prêts à bosser pour construire des navires, Naval Group est dans sa patrie. Pas son marché, hein? Sa patrie.
On s’en remet ni à la foi, ni à la chance.
La demande de compensation est plutôt une bonne nouvelle pour Naval, ils savent faire (et cela demande un vrai savoir-faire) et ont un historique positif.
Cela serait assez intéressant que Naval puisse proposer en construction locale le Seagent ou Seaquest comme différenciateur.
Gowind 2500 de « base » en 102 m/2500t ou la version malaysienne en 111m/3100t? Est ce que cet appel d’offres pourrait accélérer le remplacement des floreal? Série de 8 corvettes pour réduire les coûts (pas sur que le format 6 vs 8 change grand chose pour la France par contre cela pourrait rendre les deux corvettes croates très compétitives).
Je suppose aussi que l’orientation vers soit l’endurance à la mer ou l’armement jouera sur la pertinence des offres.
La France n’a pas l’air de vouloir accélérer l’achat du successeur du Floreal.
Ok merci pour l’info, cela clôt le sujet!
Effectivement, mais il y a une raison à cela: cette classe doit durer jusqu’à ce quelle coule. Ou qu’elle brûle. Ou n’importe quoi d’autre.
Je ne sais pas comment vous le dire. D’ailleurs personne ne sait. Et ceux qui savent se taisent.
MalaIsienne.
EsT-Ce que.
Des FlorÉal.
Pas sÛr que.
En effet : la Malaisie, un Malaisien, une Malaisienne, le modèle malaisien, la version malaisienne.
Ce sont les anglophones qui mettent un « y » à « Malaysian ».
Supposez autant que vous voulez, mais si NG gagne le contrat, ils vont mettre des navires à l’eau et c’est une putain d’aventure. C’est un énorme effort et un travail consciencieux et laborieux d’ingéniosité. Un vaste déploiement d’énergie, mais très organisé.
Vous voulez réduire votre existence à dialoguer avec un tableur excel ou autre chose?
Je ne comprend rien à votre commentaire, un peu de repos vous ferait le plus grand bien.
Gowind 2500:
« « C’est un navire équilibré, armé notamment de missiles Exocet, de cellules VLS pour des missiles MICA et potentiellement pour des Aster 15, ce qui donnerait une capacité antiaérienne de moyenne portée. Et il pourrait se connecter avec les Rafale »
les cellules VLS (en fait un bloc de 16) pourraient elles lancer des MICA NG (Ã venir en 2026):
on dit que le VL MICA NG « porterait » à 40km et serait un substitut à l’Aster 15 30km..
https://newsroom.mbda-systems.com/mbda-lance-le-nouveau-systeme-de-defense-aerienne-vl-mica-ng/#:~:text=En%20tir%20depuis%20la%20surface,au%20long%20de%20sa%20vie.
Quelqu’un sait-il expliciter « il pourrait se connecter avec les Rafale » : car un très bon point
le radar des Rafale détecte la menace et transmet en L16 les coordonnées à la corvette qui serait plus proche de la cible?
https://www.lefigaro.fr/economie/la-spectaculaire-renaissance-d-eurenco-leader-europeen-des-poudres-et-explosifs-militaires-20260111
czar, tu lis le figaro, j’en étais sur !
tu es de droite !
@lamodération. Pouvez vous être sérieux 5 minutes et empêcher le troublion qui invente des fautes imaginaires de perturber le débat sans jamais participer? Merci.
C’est sans espoir ! hélas
Donnez-moi son nom, je vous promets que je le tuerai, en laissant votre carte de visite naturellement.
Ma promesse vaut bien un tel sacrifice, non?
Privilégier la lutte anti sous-marine aux dépends des capacités de défense aérienne (surtout de nos jours) en Adriatique serait étonnant: Mis à part au droit du pied de botte italien (plutôt un sujet pour la Marina Militare), y’a pas grosse profondeur ou se planquer dans des eaux globalement limpides et c’est le cas au droit de toute la cote Croate…
Il faut aussi prendre en compte la menace drone (donc soum plus petit), leur approche me semble plutôt intéressante (soum et aérien) afin de créer des bulles de déni d’accès. En cas de conflit majeur (j’y crois peu mais bon), cela permettrait de libérer des navires de rang 1 italiens et grecques.
Fondamentalement on ne peut pas vouloir de l’autonomie stratégique et reprocher quand un pays tente de se muscler et gagner un peu en autonomie.
Ces eaux limpides ont vu sombrer trop de navires français pour qu’on ne prennent pas au sérieux les désirs du client.
Quelque-part en OM.France, il y a un besoin pour des bâtiments à fonds plats……..
En proposition pour compensations, confiez donc la construction de ceux-ci aux Croates……..
Certes !…… Ici, il faut encore trouver les sous.
Les bâtiments à fond plat ayant des qualités nautiques médiocres, je crois surtout qu’il faudra trouver des fous pour les financer.
Le principe d’un bâtiment est sévère: il coûte si cher qu’on ne peut pas se permettre d’être médiocre. En fait, un navire, c’est tout le contraire d’un bulletin de vote.
C’est ça qui nous les rend insondables.