L’armée de Terre veut louer deux avions civils pour former ses parachutistes dans les Pyrénées-Atlantiques

Il y a environ cinq ans, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Thierry Burkhard déplorait l’insuffisance des moyens aériens pour l’entraînement des troupes aéroportées. À l’époque, les parachutistes ne pouvaient effectuer que six sauts par an, ce qui était « à peine suffisant pour maintenir leurs qualifications ».
Le général Burkhard avait expliqué que cette situation était la conséquence du « trou que nous n’avons pas réussi à combler entre la fin du C-160 Transall et l’arrivée de l’A400M pour remplir ces missions ». D’autant plus que, à l’époque, Airbus n’avait pas encore surmonté les difficultés rencontrées lors du développement des capacités tactiques de son avion de transport. Mais les choses se sont depuis arrangées, le largage simultané de parachutistes via les deux portes latérales [soit deux fois 58 parachutistes en une seule passe] ayant été certifié.
Cela étant, en 2020, le ministère des Armées avait émis un avis de marché portant sur la « location d’avions homologués, avec équipage, dans le cadre de la formation et de l’entraînement du personnel parachutiste de l’armée de Terre et fourniture de prestations associées ». Divisé en six lots, il visait à trouver des avions pouvant emporter 11 à 25 parachutistes pour des sauts en ouverture commandée retardée [SOCR].
La situation s’est-elle définitivement améliorée ? En tout cas, l’actuel CEMAT, le général Pierre Schill n’a pas fait état d’éventuels problèmes concernant la préparation opérationnelle des troupes aéroportées lors de ses dernières auditions parlementaires.
Pour autant, le ministère des Armées est toujours en quête d’avions auprès du secteur privé, en particulier pour la formation et l’entraînement du « personnel parachutiste dans le département des Pyrénées-Atlantiques ». C’est en effet ce qu’indique une demande d’informations émise par la Plateforme affrètement et transport [PFAT] du Service du commissariat des armées [SCA], le 16 décembre.
« La présente demande d’informations a pour but de recueillir des éléments sur des aéronefs certifiés qui seraient disponibles à la location et adaptés à la formation, l’entraînement et la préparation opérationnelle du personnel parachutiste des forces armées dans le département des Pyrénées-Atlantiques », indique le texte.
Et celui-ci de préciser : « Les activités d’instruction et d’entraînement pourront consister en la réalisation, tant en individuel qu’en équipe, de sauts à ouverture commandée retardée [SOCR] de formation et de spécialisation, de SOCR à grande hauteur [SOGH] de formation et de spécialisation, du maintien en compétence et qualification des troupes aéroportées ».
Cette demande d’informations intéresse surtout le 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] de Bayonne, l’École des troupes aéroportées [ETAP] de Pau et, éventuellement, le Commandement des forces spéciales Terre.
La PFAT cherche deux aéronefs pouvant être affrétés avec leurs équipages : un d’une capacité de cinq à dix parachutistes pour la formation initiale et celle des pilotes en tandem et un autre, d’une capacité de 11 à 18 passagers, pour la formation des chuteurs opérationnels et le maintien des qualifications du personnel de l’ETAP.
« Ces aéronefs doivent être autorisés à effectuer des vols en France et disposer de certificats d’immatriculation et de navigabilité en cours de validité. Par ailleurs, aucune munition ou autre marchandise dangereuse ne sera emportée à bord », conclut la PFAT.





et alors!!!
ils n’ ont plus le pass SNCF, les piou pious?
Ne manquez pas de respect à ceux qui sont prêt à donner leur vie pour des gens méprisants comme vous!
Ceux qui sont prêts.
reflexion irrespectueuse avec des mots d un autre temps
vos sauts se limitent sans doute a la hauteur d une marche
des HLM Ã Biarritz?
pourquoi pas des ULM,
on a pris du retard sur les drones performants
Gnééé ?
celas indique un manque de moyen aérien pour l’entraînement .
Le pronom démonstratif « cela » s’écrit sans « s ».
Cela indique un manque de moyens aériens.
Avec un « s », « celas » est une forme conjuguée du verbe « celer » (2e personne du singulier du passé simple), ce qui n’a aucun rapport.
« Mais les choses se sont depuis arrangées, le largage simultané de parachutistes via les deux portes latérales [soit deux fois 58 parachutistes en une seule passe] ayant été certifié. »
Du coup, ils font combien de sauts par an maintenant ?
Je rappelle que dans les années 80, un appelé sautait une dizaine de fois par an (hors sa formation initiale), rien que pour garder sa qualif TAP et, s’il avait un peu de chance, il pouvait sauter beaucoup plus (selon les affectations). Je me souviens d’un appelé avec plus de 100 sauts, rien que sur 10 mois… Souvent, il y avait une ou deux périodes par an de sauts intensifs, où l’on arrivait à sauter à chaque fois au moins une dizaine de fois…
ah ben du coup il faut 2×58=116 parachutistes pour « rentabiliser » l’usage de l’A400M. Mais le besoin pour l’entrainement est pour des lots de 5-10 voire 11-18!
Conclusion: l’A400M est inutile pour les entrainements et ne peut remplacer à coût similaire le C160..
D’où le besoin de louer des avions civils. très bonne idée
L’AAE n’est pas très intéressée par l’entrainement parachutistes de l’AdT. Rien de nouveau c’était déjà le cas il y a 25 ans.
Oui, oui, c’était du temps où PFAT signifiait « personnel féminin de l’Armée de Terre ». Pauvres de nous… comme on dit à Marseille, ce temps là est passé !…
Sans compter qu’on se croirait, avec ce type de recherches d’économies, à la pire époque Sarko-Morin, les plus manifestes naufrageurs de nos forces armées… Les parachutistes civils et militaires ont des valeurs communes, certes, mais ce sont deux mondes différents, je pense.
P.S. Je n’ai pas un très bon souvenir des « sauts en charrettes » surtout de nuit, mais ne sont-ils pas indispensables à l’entraînement militaire ?… Mais là on ne cherche pas à entraîner autrement qu’en ouverture commandée, de petites formations.
« Mais là on ne cherche pas à entraîner autrement qu’en ouverture commandée, de petites formations. »
Je sais bien, mais les chuteurs n’ont jamais trop de problèmes pour s’entraîner, du fait justement de leur nombre réduit à chaque fois (et jusqu’à présent, ça ne défrisait personne d’allouer un Transall pour les faire sauter). Mais la question se pose aujourd’hui : maintenant que « tout va très bien Madame la Marquise », combien saute un para normal avec SOA par an ?
Parce que 6 sauts, c’est à peine le tarif pour la PM para… et quoi qu’en disent les guignols avec des étoiles, c’est tout à fait insuffisant pour en faire des paras…
Mon ami Guignol n’est pas étoilé, alors lâchez-lui les grolles.
Je connais un de ces appelés…il était payé par les engagés pour faire les sauts à leur place ! La prime TAP pour un appelé c’était combien mensuellement ? 300 francs contre 3000 pour un adjudant-chef ? le système était profitable pour tout le monde. Mais à six sauts par an et plus d’appelés, ce n’est plus la même histoire. Il faut toujours 10 sauts pour valider le déclenchement de la prime ?
@ vno
C’est 6 saut par an pour le déclenchement de la prime TAP.
Vu ce que recherche l’armée, soit deux appareils avec une capacité de 5 à 18 sauteurs, nos A400M et nos CASA sont clairement surdimensionnés.
Mieux vaut donc louer deux avions adaptés de temps en temps, que bouffer du potentiel sur nos appareils en ligne.
oui
j ajouterai que les appareils civils specialises,souvent armes par des anciens mili, sont tres performants dans le rythme et le nombre des largages ,les appareils ne tombent pas en panne au moment des repas et les equipages semblent accoutumes a un manque de pauses ,sans generaliser bien sur ,entre les largages
Spécialisés. Armés. Très. Accoutumés à . Généraliser. Bien sûr.
bonjour. bon l’entrainement des TAP est d’une importance primondial.. surtout après les fermetures des basses en afrique…
maintenenr un saut par mois me semble un minimum . avec meteriel et dans des conditions opèrationnel des plus réaliste..
Maintenant . nous devons revoir tous l’equipement et procedure specifique au TAP….
Reste qu’ils me semble important de proceder au reequipement des vehicules apte a un emplois pas les TAP .. ( en double detation )
Petit vehicule blindee ( moins de 6 tonnes ) pour les regiments d’appuis .. ( ABC . Artillerie . genis ) . voir apte au transport de l’infanterie..
( equivalent au BMD russe )
Pour dire « et même », l’adverbe « voire » convient parfaitement, mais aucunement le verbe « voir ».
Petit vehicule blindé pour les régiments d’appui, voire apte au transport de l’infanterie.
D’une importance primondialE.
Des baSes en Afrique.
MaintenIr.
Avec mAtÉriel.
Des conditions opÉrationnelLES.
Des plus réalisteS.
TouT l’Équipement et procÉdure spÉcifique auX TAP.
Qu’iL me semble
ProcÉder au rÉÉquipement.
Des vÉhicules apteS À.
Un emploI paR les TAP.
Double dOtation.
Petit vehicule blindÉ.
Les rÉgiments d’appuI.
GÉniE.
VoirE apte au transport.
Équivalent.
Et le saut en simulateur ?… Allez. L’idée est lancée. Suffirait d’un hangar avec soufflerie, pont et tapis roulant, projection video, le tout géré informatiquement, et le tour est joué. Y’a plus qu’à trouver une start up.
Les simulateurs de saut existent déja depuis longtemps (toujours?)
Ça s’appelle une tour de saut. Ça existe depuis toujours.
J’en profite pour rebondir sur un sujet connexe. Un simulateur, ça sert à apprendre une technique… La technique ne sert qu’à être déployée en réel. Le simulateur permet de faire gagner du temps dans l’apprentissage, c’est à peu près tout, pour un coût moindre que l’apprentissage en réel (sans compter le suivi des moniteurs, qui peuvent souvent accompagner l’élève au plus près).
Mais un simulateur ne remplace pas le saut ni le vol. Un para, c’est comme un pilote : il doit sauter ou voler.
Croire que l’on peut remplacer l’un par l’autre est une erreur de technocrate au mieux, un piège volontaire pour les sabordeurs sinon.
Prenons l’exemple des pilotes, plus parlant pour les gens. Un pilote, ça doit voler beaucoup pour « sentir » son avion. Ce sont les heures — les centaines d’heures de vol — qui donnent ce « feeling ». Or, l’OTAN impose un nombre minimal d’heures (pas de sauts pour les paras, ouf, on est sauvés !) de 180 heures. C’est notoirement insuffisant. Un pilote devrait voler le double. 180 h, c’est juste bon à garder les qualifications spéciales de chaque pilote, pas lui faire entrer son avion dans les mains.
Et en France, un pilote vole entre 120 h et 150 h en moyenne…
Voilà , la vérité est que l’armée est à l’os partout. Les paras sont juste des paras de défilés (désolé les copains) et les pilotes des pilotes de ligne à la retraite, sans l’expérience qui va avec¹.
¹ : ce qui serait « simple » à faire serait de produire un héritier à l’alphajet, avec l’avionique du Rafale et un coût de l’heure de vol très inférieure à 5 k€, à coût unitaire réduit (entre 10 et 20 M€). Un pilote volerait 200 h/an sur cet appareil et 100h/an sur Rafale (ou 2000). Il faut un parc de 200 ou 300 appareils, qui pourrait en plus servir pour la PAF… et sans doute se vendre pour des pays n’ayant pas besoin de chasseurs bombardiers hyper-sophistiqués pour leur défense. Pour faire cela, il faut une vision du problème et une vision de la solution. Faut un chef quoi !
Pour les paras, tant qu’on aura l’autobus A400M comme unique vecteur, c’est mort. Il faut aussi un successeur au Transall.
Après, les paras et les pilotes, ce sont juste des épiphénomènes caractéristiques de l’ensemble : on peut tout éplucher et trouver la même chose partout… Mais on a un gros guignol qui fanfaronne partout en prétendant qu’on est prêt pour la guerre… Prêt à la cata : c’est tout !
 » Les paras sont juste des paras de défilés (désolé les copains) et les pilotes des pilotes de ligne à la retraite, sans l’expérience qui va avec¹. » , dit le  » gros guignol qui fanfaronne partout  » ici.
Non mais PK, faut que tu arrêtes de faire des phrases car la connerie à ce point là , ça devient gênant bonhomme!
Merci de me l’indiquer. Je sais maintenant a quoi servait le grand machin metallique avec cable et contrepoids duquel l’usage etait se lancer dans le vide en tenue de sortie en arrivant dans sa première affectation, il y a autant de decennies que de doigts sur mon pied.
Y a plus qu’Ã .
La description correspond au caractéristiques d’un CASA C212, mais je ne sais pas si opérateur sont susceptible d’en louer…
Airbus a les moyens d’étudier et construire rapidement un avion mono ou bi-moteurs rustique, peu couteux, facile d’entretien, répondant à ces besoins. Encore faut-il que chaque pays concerné ne rajoute des options couteuses, transformant ce type d’avion en canard boiteux. Parachutage local, transport de petites charges, reconnaissance armée autour d’un lieu sensible. Pas besoin d’un avion sophistiqué. En plus il doit exister un marché civil à travers le monde pour ace type d’avion.
pourquoi ? ces avions existent déjà … C’est simplement le choix du moins disant et une mauvaise gestion des ressources.
Il n’y a pas assez d’avions de transport c’est tout.
La réalité c’est que les pilotes aussi doivent s’ entraîner… et les largages sont une symbiose entre avion – pilote et sauteurs
économie de bouts de chandelles…
on appelle cela un vide capacitaire c’est tout.
Il y a des « Twin otter » dans la région et même un an-2 qui sont qualifiés pour ce type de mission
Le M-28 « Skytruck » ?
Petit bimoteur multirôle STOL (décollage et d’atterrissage courts) – le PZL M-28 « Skytruck », qui est la version occidentalisée du Antonov An-28. Il a remplacé le vénérable biplan An-2 sur la ligne de production à l’usine de Mielec, en Pologne.
En Pologne, la version parachutiste (17 places) est utilisée pour la formation initiale et l’entraînement des paras. Le M-28 Skytruck est beaucoup moins cher que les autres avions de transport des forces armées polonaises: les CASA C-295 et C-130 Hercules. En Allemagne, la Bundeswehr utilise le M-28 depuis une dizaine d’annés. D’abord ils louaient des Skytruck civils. Il semble qu’ils en sont contents parce qu’ils ont commandé quatre exemplaires nouveaux en Pologne.
https://fr.wikipedia.org/wiki/PZL_M28_Skytruck
Une video montrant l’entraînement des paras de la 6-eme Brigade Aéromobile polonaise:
https://youtu.be/BcR0b1yJJds
Une video montrant l’entraînement des paras allemands
(on voit bien les détails de l’intérieur de l’avion):
https://youtu.be/oK2lM1lDtXA