La Brigade Maintenance de l’armée de Terre a lancé une expérimentation opérationnelle d’exosquelettes

À une époque, les éventuelles applications militaires des exosquelettes étaient régulièrement évoquées. Plusieurs projets avaient d’ailleurs été lancés en ce sens. Ainsi, l’US Army s’intéressait de près au XOS-2 de Raytheon et au HULC [Human Universal Load Carrier] de Lockheed Martin, l’idée étant de permettre à ses fantassins de porter plus aisément des charges lourdes. En France, via le dispositif RAPID, la Direction générale de l’armement [DGA] finança l’entreprise RB3D pour lui permettre de développer un tel dispositif, appelé Hercule.

Pour rappel, un exosquelette est un robot collaboratif [ou Cobot] muni de jambes et de bras mécatroniques [c’est-à-dire combinant mécanique, électronique et informatique]. L’armature qu’il forme est revêtue par un individu qui, dès lors, peut soulever des charges de plus de 100 kg sans effort puisque ses muscles ne sont pas sollicités.

Quoi qu’il en soit, les exosquelettes se firent plus discrets par la suite. Toutefois, en 2019, l’Agence de l’innovation de défense [AID] fit part de son intérêt pour des modèles dits passif, car dépourvu de moteurs électriques car fonctionnant par report de la charge au sol via un système de tiges et de rotules. L’objectif était de voir s’ils pouvaient réduire la fatigue du combattant afin d’augmenter son endurance.

Deux ans plus tard, le « Battle Lab Terre » mena une expérimentation avec des exosquelettes passifs fournis par l’entreprise canadienne Mawashi au sein du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes [RCP], du 17e Régiment de Génie Parachutiste [RGP] et du 13e Bataillon de Chasseurs Alpins [BCA]. Mais aucune communication sur ces évaluations n’a été faite depuis.

En tout cas, l’armée de Terre n’a pas renoncé à cette technologie, qui n’est sans doute pas adaptée aux contraintes du terrain. En effet, le mois dernier, la Brigade Maintenance [BMAINT], dont relèvent les six régiments du Matériel [RMAT], a fait savoir qu’elle était en train d’évaluer plusieurs modèles d’exosquelettes fournis par les entreprises RB3D et German Bionic, sous la supervision de la Division des Études et de la prospective des Écoles militaires de Bourges [EMB].

« Ces expérimentations sont menées en environnement technique, logistique et terrain, au contact direct des contraintes réelles du soutien : manutentions répétitives, posture sous charge, interventions prolongées, intégration avec les équipements individuels », a précisé la BMAINT.

Impliquant les 8e et 4e RMAT, ces expérimentations visent à identifier les exosquelettes « réellement compatibles avec un futur emploi en contexte opérationnel », l’objectif étant de préserver l’endurance des maintenanciers… et donc, a-t-elle souligné, de « renforcer la capacité à durer de nos formations ». Il s’agit également de « tester sans attendre » et de « transformer rapidement ce qui fonctionne en capacité employable ».

La BMAINT n’a pas précisé les modèles d’exosquelettes en cours d’évaluation. A priori, le 8e RMAT expérimente l’Exoviti et l’Exoback de RB3D tandis que le 4e RMAT a reçu l’Exia de German Bionic, ce dernier étant doté d’une intelligence artificielle.

Photo : SIMMT / 8e RMAT

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

40 contributions

  1. Rogger dit :

    bonjours. bon l’expérimentation d’exosquelette peux conduire a des développement future intéressante…
    mais dans tous ses projets l’autonomie énergétique reste un gros problème…
    D’ailleurs la question est de savoir si demains nous develloperons des robos de combats ou si nous nous refusons a développé une intelligence artificielle avec une capacité de nuire a l’espece humaine….
    ( T800 par exemple).
    la guerre fait pas des humains s’est moche .. alors lorsque se serons des machines cela sera bien pire…
    important de le dire ..

    • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

      `

      Mais dans tous Ces projets.

      La guerre faite pas des humains, C’est moche.

      Alors, lorsque Ce seront des machines, cela sera bien pire.

    • Relisez-vous SVP dit :

      BonjouR.
      L’expérimentation d’exosqueletteS peuT.
      Conduire À.
      Des développementS futuRS intéressanTS.
      Tous Ces projets.
      DemaiN.
      Nous dÉveLoPPerons.
      Des roboTs de combaT.
      Nous nous refusons À développeR.
      Nuire À l’espÈce.
      La guerre faitE par.
      C’est moche.
      Lorsque Ce seront.

    • O'Ftalmo dit :

      Rhâaaaa, pas les yeux, pas les yeux !

  2. Alfred dit :

    Tout ceci a un petit côté science fiction vue sous l’angle théorique . Évidemment, on comprend que les manutentions et les interventions prolongees puissent être fatigantes en l’absence de matériel adapté . Mais, peut-être serait-il intéressant de recenser les besoins auprès des intervenants, et de se pencher sur ce qui existe dans le milieu industriel avant de penser exosquelette (qui peut s’avérer gênant et encombrant pour les accès exigus) quand un équipement mobile à vérin permettrait de faire le travail sans forcer ( quitte à le modifier pour l’utiliser sur un sol inégal ) par exemple

    • Jacques dit :

      Il existe déjà beaucoup d’appareils manuels et électriques qui permettent de faire ce genre de choses dans le civil. Au delà de la science fiction on a surtout l’impression de perdre du temps et de l’argent  » avec de l’IA ».. soupirons… Les budgets militaires sont trop restreints pour se permettre ce genre de coquetteries en temps de paix, on devrait directement améliorer les infrastructures avec du matériel qu’on connait déjà bien mais qui manquent déjà aujourd’hui. Après si il faut faire plaisir au cousin de machin qui a une entreprise innovante c’est un autre problème, va savoir.

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Un petit côté science fiction ? Vraiment ? Lisez l’article mis en ligne gratuitement sur Le Figaro il y a deux jours sur l’introduction des exosquelettes sur les pistes de ski alpin, et vous verrez que cela commence à entrer dans la vie courante, celle des moniteurs de ski et des skieurs quinquagénaires surtout, souhaitant finir la journée autrement qu’avec des courbatures et des genoux douloureux ! 699 € le produit cité, et qu’on peut essayer avent l’achat dans sa station de ski favorite… Je ne dis pas que ce modèle est adapté aux gens du Matériel, mais pour les « chass’bits » pourquoi pas ; ils doivent déjà connaître.

      • VinceToto dit :

        Essayez donc de remonter à pied les pistes toute la journée, sans remonte pente, avec un sac de 25 kilos et vous comprendrez que ce n’est pas la descente le problème au niveau courbatures et douleurs au genoux.

        • Le BeZZon des montagnes dit :

          Cit :[ Essayez donc de remonter à pied les pistes toute la journée, sans remonte pente, avec un sac de 25 kilos et vous comprendrez que ce n’est pas la descente le problème au niveau courbatures et douleurs au genoux.]

          Le planté de bâton exerce lui des contraintes non seulement sur le corps mais aussi sur l’esprit ! ;0)

          https://www.youtube.com/watch?v=4c3W0yZ3_E0

        • Nimbus - parfois cumulo dit :

          Désolé mais les descentes sont connues depuis longtemps comme beaucoup plus responsables de traumatismes ( micro-traumatismes répétés mille fois, au minimum ) et d’accidents que les montées à pied comme à ski, avec ou sans port de charges… En bonne partie car elles sont plus rapides et maltraitent les articulations, spécialement les genoux. Je reconnais toutefois que le ski alpin de descente est un cas très particulier d’effort humain. Je préfère aussi ne pas être un porteur comme il existait autrefois pour ravitailler les refuges et expéditions.

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Avant l’achat. Nous avons quitté le temps de l’Avent…

  3. Fabien Tremm dit :

    USA = pas mieux que les Russes à ce niveau.
    Par contre, à tous ceux qui critiquent le choix du F-35, la furtivité fait à nouveau ses preuves.
    Le Rafale F5, c’est bien. Un successeur, c’est mieux.

    • What !? dit :

      Et la prochaine étape pour Papa, c’est la Colombie

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        Cela serait logique puisque c’est le pays qui fournit à 80% le produit de base, la feuille de coca…

    • lym dit :

      Cet exosquelette aurait aidé à soulever un Maduro bien nourri! Et sur le HS, les infos données pour le moment évoquent des avions arrivés au ras de flots ou se jouant du relief pour dézinguer la DA (encore une bonne pub pour les russes?) de manière assez classique, avant de voir de tout y compris des bananes sur Caracas! Alors pour l »apport de la dinde rescapée de Thanksgivings…
      En tout cas, après cet audacieux coup de force, moi je vois plutôt la méfiance monter d’un très gros cran envers les US, achats de défense inclus.

    • Vortex dit :

      Rafale F5 + neuron = la voilà ta fameuse furtivité !

      • Fabien Tremm dit :

        Oui. Sauf que comme je l’ai critiqué sur le sujet des drones venant de Turquie. Dassault ne développe pas le nEUROn.

        • Fred And Co dit :

          Non Dassault développe son successeur dans le cadre du programme F5 du Rafale. Il a d’ailleurs été présenté au Bourget cette année. Dassault n’a pas pour habitude de fabriquer en série des démonstrateurs technologiques ou même des prototypes. Contrairement à d’autres.

    • Beuaaargh dit :

      Tu es sûr de commenter le bon article, coco ?

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        C’est du beau pour un Helvétique de faire à coté de la cuvette ! 🙂

        • Fabien Tremm dit :

          Et c’est normal pour des propriétaires français de tuer des jeunes fêtards pour économiser €1000 en utilisant des équipements pas adaptés (mousse hautement inflammable, pas légale dans cette utilisation)

          • Nimbus - parfois cumulo dit :

            Je ne suis pas l’avocat de ses personnes, et merci de ne pas imputer cet incendie à tous les Français ! J’ai tenu un ERP ( établissement recevant du public ) et ma profession est en rapport très étroit avec l’accidentologie et la prévention des accidents… Quand on ne sait pas quoi répondre, on ne répond pas à nouveau « à coté de la cuvette »…
            Vous ne disposez pas d’un grand sens de l’humour, John, malheureusement pour vous.

    • dolgan dit :

      Si le F35 a pu être engagé, c est un bon indicateur de la faible menace en face.

      De fait, il y avait pas grand chose et cela a été facilement neutralisé.

      La seule chose étrange c est l absence de manpad pour abattre les hélicos qui opéraient comme a la parade.

      • tschok dit :

        Aide locale, c’est ce qui semble se dessiner.

        Des militaires vénézuéliens ont dû faire défection et assurer les FS US que le ciel de Caracas serait libre de toute contrainte.

        • dolgan dit :

          C était l hypothese la plus probable au début. Mais il semble pas y avoir eu de défections et l état du pays reste en place pour le moment sans pressions civiles ou militaires internes.

          On verra comment cela tourne dans les prochains jours.

          • tschok dit :

            Oui, ça épuise pas les hypothèses.

            Trois lignes de réflexion.

            1) Le mode opératoire de l’opération de changement de régime

            On a:
            – Shock and awe (action de décapitation ou de masse purement extérieure): action de vive force, ciblée ou non,
            – Cheval de Troie: les assiégés ont été fascinés par un objet qu’ils ont eux-mêmes introduit dans les murs de la cité, et qui a provoqué leur perte, sans trahison interne,
            – Trahison interne, selon ses différentes variantes, qui sont multiples selon les circonstances,
            – Et puis situation bordélique: l’assiégé affiche une image de force trompeuse qui masque ses propres faiblesses, l’assiégeant analyse tout ça patiemment et se rend compte que c’est un château de cartes et qu’il suffit d’appliquer une force très modérée au bon endroit et au bon moment pour que le truc s’écroule,
            – Combinaison de tout ce qui précède.

            Bon, on verra sur le mode opératoire. Mais il ne faut pas non plus être totalement fataliste. Soit on attend comme des cons d’Européens que le fruit (l’info d’importance stratégique) tombe de l’arbre, soit on va chercher l’info et on commence à y réfléchir sans l’autorisation des Amerloques.

            Et puis il y a l’après.

            2) La mercantilisation des relations internationales

            La question, maintenant: Trump annonce une colonisation du Venezuela, en toute simplicité. Sa conférence de presse a permis de formaliser sa doctrine: l’impérialisme « as a service », y-compris pour les peuples colonisés eux-mêmes. L’impérialisme « as a service », ça veut dire que c’est vous le produit = on vous le présente comme un truc gratuit qui va vous rapporter quelque chose, mais en fait, à l’analyse, la création de valeur, c’est vous. Et vous allez bosser pour des milliardaires américains et réparer les insuffisances du système de répartition des richesses du capitalisme US (la paupérisation des masses qui met en crise le modèle américain de société idéale de recherche du bonheur pour le plus grand nombre et de destin manifeste béni par Dieu, qui irrigue le sentiment d’élitisme du peuple américain).

            Bon, très bien.

            Mais, est-ce qu’il en a les moyens? Super opération militaire, félicitations au FS US. Rien à dire. C’est tout le reste qui est en jeu, maintenant.

            3) L’effet de levier

            La mercantilisation des RI, ça signifie qu’on emprunte au capitalisme ses techniques d’effet de levier, autrement dit que le mode opératoire ne peut pas être séparé de l’état final recherché = 1 ne peut pas être séparé de 2.

            Ca, c’est classique en art de la guerre. C’est ce qu’on appelle l’art opératif, en résumé.

            Mais, ce qu’il faut ici comprendre, c’est de replacer cet art opératif dans le cadre de la mercantilisation des RI: = rechercher un effet de levier mercantile, pas stratégique.

            Trump est comme Napoléon: tacticien hors pair, absolument redoutable, mais pas stratège. Et déficient en matière d’art opératif.

            Ses compétences en matière opérative lui sont fournies par l’armée américaine, et d’une façon générale par l’administration fédérale, qu’il veut absolument reprendre en main.

            Donc, on peut supposer qu’il a une vision très nette de ses forces (ce qu’il a = un asset, un actif, ce qu’il faut conserver et renforcer) et de ses faiblesses (ce qui lui manque, un passif= ce qu’il doit se procurer pour réussir).

            Mais il n’a pas de stratégie autre que le mercantilisme (rendre tout négociable et créateur de valeur).

            A partir de là, il faut tout regarder en partant du mode opératoire, du point 1 au point 3 en s’abstenant de se comporter comme des paresseux européens: ne pas attendre que l’info tombe, mais aller la chercher.

            (bon, je rebondis sur votre com en ayant conscience que j’excède le cadre de la discussion de départ, mais je saisis l’occasion pour essayer de mettre de la méthode dans le bordel)

      • Fabien Tremm dit :

        Donc la furtivité n’aide pas selon vous?
        Pour les MANPAD, le Venezuela a de vieux Mistral, RBS-70 et Igla. Donc très difficile de connaître l’état de leur défense.

  4. Adamou dit :

    je Sui intéressé

  5. Gab76 dit :

    Quelqu’un peut partarger plus d’information sur les 3 exosquettes cités en toute fin d’article? Actif? Passif? Pour déplacer des éléments lourds sur une base?

  6. VinceToto dit :

    C’est bien de tester. En l’état actuel des technologies, il y a déjà l’exosquelette chariot-élévateur et le transpalette manuel qui fonctionnent bien dans les entrepôts depuis quelques décennies. Etant parfois moderniste, j’utilise les exosquelettes, diable, brouette et bèche tous testés depuis quelques millénaires. La voiture n’est elle pas une forme d’exosquelette? Le mulet?
    En fait beaucoup d’organisations sont en train de passer directement de l’humain au robot sans passer par la case « exosquelette robotique ».

    • tschok dit :

      Non, en fait un exosquelette, c’est un robot, mais qui vous colle à la peau: au lieu d’être distant du corps humain, comme par exemple un robot aspirateur qui bosse tout seul dans son coin, qu’on soit là ou pas, l’exosquelette est un robot qu’on surajoute au corps humain, directement à son contact, et qui accompagne ses mouvements en étant lié à la proprioception de l’utilisateur.

      Une voiture pourrait coller à cette définition, mais il lui manque la dimension robotisée et proprioception. Mais une moto serait plus proche.

      • VinceToto dit :

        « l’exosquelette est un robot qu’on surajoute au corps humain, directement à son contact, et qui accompagne ses mouvements en étant lié à la proprioception de l’utilisateur. »
        La béquille aussi mais elle n’est pas robotisée. Le terme commercial « exosquelette » fait plus vendeur que dispositif d’assistance physique.

        • tschok dit :

          Non, c’est pas une assistance, c’est un multiplicateur.

          Une assistance, c’est un truc qu’on ajoute = une addition. Donc, qui se heurte à nos limites physiques: j’ai que deux mains pour tenir des béquilles.

          Un multiplicateur: Docteur Octopus, comme dans les BD de super héros. On s’en fout du nombre de mains que j’ai, je vais avoir plein de bras et ils seront reliés à mon corps. Ou Iron Man.

          Effet de levier, quoi. Et directement connecté à mon corps et mon esprit. Pas un robot, qui est distant.

          L’utilité d’un robot, c’est qu’il est loin, c’est à lui de désamorcer des bombes, d’opérer dans des milieux radioactifs ou hostiles et de vider mes poubelles. Mon exosquelettes, il opère, sous mes ordres, là où je suis, pour faire les trucs qui me plaisent, me soulagent = porter des charges lourdes, par exemple.

          En fait, c’est simple: pour un robot, vous avez besoin d’une liaison de données, ou d’une IA, parce que vous avez la question de la communication ou de l’autonomie à gérer. Pour un exosquelette, il vous faut des électrodes, ou des implants, ou des commandes manuelles ou vocales. La barrière, c’est la peau, c’est le corps. La distance à franchir, c’est la peau. C’est beaucoup plus proche.

          Un premier film en SF sur les exosquelette, c’est Alien II. Vieux, donc. Et, une femme aux commandes. Je le dis comme ça, hein.

          • Daniel The Old Machinist BeZZon dit :

            Cit :[ Non, c’est pas une assistance, c’est un multiplicateur.
            Une assistance, c’est un truc qu’on ajoute = une addition. Donc, qui se heurte à nos limites physiques: j’ai que deux mains pour tenir des béquilles.]

            XPTDR ! @VinceToto emploie juste le terme technique ad-hoc – DAP – et vous vous lancez dans votre diarrhée verbeuse .

            Réponse 1 ( professionnel ) :
            « Le terme « exosquelettes » est utilisé pour désigner les dispositifs d’assistance physique (DAP) et robots d’assistance physique (RAP), dits « avec contention », c’est-à-dire portés par l’utilisateur à l’aide d’un moyen de contention (sangles, bretelles, etc.).
            Dans les deux cas (DAP et RAP), l’assistance développée a pour but de prendre en charge une partie des efforts réalisés pour maintenir une position prolongée (bras en hauteur, dos en flexion, etc.) et/ou pour porter et manipuler un outil ou une autre charge. »

            https://www.preventionbtp.fr/ressources/solutions/exosquelettes-dispositifs-d-assistance-physique-60-modeles-a-la-loupe_uRPsTWhPuJ69YMkHLscSWg

            Réponse 2 :
             » Un exosquelette professionnel, également appelé Dispositif d’Assistance Physique (DAP), vise à soulager l’effort musculaire d’un travailleur lors de tâches répétitives ou contraignantes. A la différence de l’exosquelette médical, utilisé pour compenser un handicap moteur, ou au modèle militaire destiné à renforcer les performances, l’exosquelette professionnel vise à prévenir les troubles musculosquelettiques (TMS) et à améliorer l’ergonomie au travail.  »

            https://www.hapo.eu/fr/content/70-exosquelette-professionnel-guide-complet-usages-et-conseils

            C’est en fait essentiellement la différence entre un DAP avec contention ( exosquelette ) passif et actif à laquelle vous n’avez rien pigé en vous focalisant sur le second !
            Dans le deuxième cas il y a gestion par des µP qui traitent des signaux de capteurs et apport d’énergie – électrique – stockée au travers d’actionneurs .

            https://content.preventionbtp.fr/uploads/images/e0/e031363ae0ab761ae8e27082d969ee4690fb40ab.jpg

  7. Dante dit :

    HS Fabien…HS…

  8. Carin dit :

    Pour ma part, je pense qu’un exosquelette actif n’a sa place que dans les bases… sur le terrain un passif ne réclame aucun entretient, et n’est pas fait pour remplacer les muscles d’un homme, mais de diviser l’effort produit, permettant soit une nettement plus longue endurance, soit de porter pour un moindre effort, des charges telles qu’un missile air/air, une caisse de munitions, voire pour approvisionner un CAESAr…
    Mais ces technologies en sont aux balbutiements, on peut voir sur la photo d’illustration que la charge transportée est limitée non pas par la puissance de l’exosquelette, mais par le poids que les doigts du pax sont capables de tenir….

  9. Sempre en Davant dit :

    Des gants adaptés sont un vrai plus pour le confort et la sécurité au travail…

    • Daniel The Old Machinist BeZZon dit :

      Cit :[ Des gants adaptés sont un vrai plus pour le confort et la sécurité au travail…]

      Cela a été testé sur des chantiers de BTP et de montage mécanique . C’est dérivé des dispositifs de réhabilitation médicale .
      Le – très – gros problème c’est que cela peut finir par  » désinhiber  » la personne qui utilise ces dispositifs et qui n’est plus consciente de ses propres limites physiques en mode  » non assisté  » .
      Ex : l’exosquelette ne fonctionne plus et il y a une commande à manipuler ou une fabrication urgente .

      Dans le monde du travail  » civil  » leur utilisation est devenue une réelle nécessité avec le report de l’âge légal de la retraite et la réforme sur la durée . Un ouvrier du BTP , de la logistique ou d’un chantier ou atelier de montage mécanique ou de chaudronnerie est  » cramé  » à partir de parfois 50 ans .
      Au delà il y a le cas – marginal à mes yeux – des moniteurs de ski et des pratiquants évoqué supra. ( voir vidéo )
      C’est très souvent comme ces ouvrières des abattoirs qui ont été méprisées par micron : ces personnes ne savent qu’exécuter ces tâches pénibles et tout le discours sur la  » rôcônvôrsiôn » c’est du pipotin .

      https://www.youtube.com/watch?v=4c3W0yZ3_E0

  10. Kvesh dit :

    Après les « exo-cerveaux » (dits communément « intelligence artificielle »), voici les exo-squelettes. Mais qu’on se rassure, les « exo-pertes » ne sont pas pour demain ; ce sont toujours des hommes en chair et en os que l’on enterrera.