Le ministère des Armées commande deux systèmes de lutte antidrone en « urgence opérationnelle »

Ces dernières semaines, plusieurs drones inconnus ont survolé le camp militaire de Mourmelon, un convoi transportant des chars Leclerc se trouvant dans la zone de triage ferroviaire de Mulhouse Nord, l’usine de poudre d’Eurenco à Bergerac, la base navale de l’ÃŽle-Longue, qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de la Force océanique stratégique [FOST] et le Pôle Interarmées de Creil-Senlis [ex-BA 110], lié à la Direction du renseignement militaire [DRM].

Dans certains cas, les tentatives pour les abattre, avec des fusils brouilleurs, voire des armes de calibre 12, ont été vaines. Et, pour le moment, ces incursions gardent leurs mystères, les enquêtes qui ont été lancées à leur suite étant toujours en cours. En tout cas, aucun nouvel incident n’a été constaté depuis le 8 décembre. Comme d’ailleurs en Belgique, aux Pays-Bas ou encore au Danemark, où des drones inconnus auraient aussi survolé des bases militaires sensibles ainsi que des infrastructures critiques.

En outre, lors d’une récente audition parlementaire, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE], le général Jérôme Bellanger, s’est inquiété de la vulnérabilité des bases aériennes contre d’éventuelles attaques saturantes de drones, à l’issue d’un exercice reposant sur un tel scénario. « J’ai envie de vous dire que le résultat est… perfectible », a-t-il confié au député, en octobre dernier.

Pourtant, l’AAE ne manque pas de moyens dédiés à la lutte antidrone, avec les systèmes MILAD [Moyens mobiles de Lutte Anti-Drones], BASSALT et PARADE [Programme de protection déployAble modulaiRe Anti-DronEs], lesquels sont en mesure de détecter et de suivre des drones. Sans compter les dispositifs de brouillage électronique, mis en Å“uvre par ses hélicoptères Fennec.

Les autres armées ne sont pas en reste. Par exemple, l’armée de Terre a développé le système PROTEUS, qui repose sur un canon antiaérien de 20 mm monté sur affût tracté 53T2, associé à une caméra thermique SANDRA [Système d’arme Alternant les visions Nocturne et Diurne pour la Recherche d’Aéronefs], à un ordinateur et à des algorithmes d’intelligence artificielle.

L’armée de Terre dispose également de Véhicules de l’avant blindé ARLAD [adaptation réactive pour la lutte antidrone] et s’intéresse aux dispositifs SPART et HADDES. Proposés par M2 Technologies, il s’agit respectivement d’un brouilleur « intelligent » portatif et d’un « système passif de détection radiofréquence doté d’IA embarquée, permettant d’identifier les drones sans émission active ».

Quoi qu’il en soit, le 29 décembre, la Direction de la maintenance aéronautique [DMAé], qui relève de l’État-major des armées [EMA], a fait savoir qu’elle venait de notifier deux contrats de soutien à l’entreprise française TRUSTCOMS pour « l’acquisition de balises Infodrone et de systèmes DroneBlocker ».

Et d’expliquer, via le média social LinkedIn, qu’il s’agissait de répondre à une « urgence opérationnelle » pour faire « face à l’accroissement de la menace drone tant sur le territoire national que dans les pays où la France déploie ses forces armées dans le cadre d’opérations interalliées ».

Les systèmes Infodrone et DroneBlocker permettent de détecter, de caractériser et, le cas échéant, de neutraliser les drones malveillants.

Très simple à utiliser, compact et léger, le système Infodrone détecte et localise les drones grâce à leur balise DRI [Direct Remote Identification / identification à distance directe]. Ce qui concerne 95 % des appareils. C’est « la seule solution déployée en France de manière industrielle », fait valoir TRUSTCOMS.

Quant au système DroneBlocker, l’entreprise assure qu’il est en mesure de détecter et de neutraliser 99 % des drones grâce à un brouillage électronique continu [radiofréquence, signaux de géolocalisation par satellite]. Pouvant « gérer » les drones amis, il est aussi efficace en environnement urbain.

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34 contributions

  1. farragut dit :

    Etonnant qu’avec toutes les explosions « spontanées » de sites de stockage de munitions en Tchéquie et ailleurs depuis 2014, il n’y ait pas plus de protection de ces sites en France…
    Avec les types de drones actuels (cf. opération ukrainienne sur 4 bases aériennes russes), il faille attendre qu’un administratif décrète une « urgence opérationnelle » pour se doter d’une protection digne de ce nom.
    Combien d’explosions simultanées faut-il « observer » pour que les comptables de Bercy se rendent compte qu’il vaut mieux prévenir que guérir ?
    A moins que leur management « par objectif » ne tienne pas compte de l’évaluation du risque de l’inaction coupable ?
    Ah oui, la dette, et le danger de mort des finances de la France par la hausse des taux d’intérêt des prêts des fonds de pension américains et japonais ?
    On peut aussi baisser les bras et désarmer notre dissuasion nucléaire, comme un certain Young Leader de la Commission Attali le préconisait pour alléger le budget de la Défense ? Est-ce que cela serait une bonne preuve de « responsabilité » et de « stabilité », comme le fait si respectueusement le gouvernement allemand ?
    Que ne ferait-on pas au nom du « spread » pour se mettre au même niveau que nos voisins « non dotés » ?

    • Myshl dit :

      Bah il ne doit plus y avoir de sites de stockages de munitions en France…
      Les lois de la guerre se sont effacées devant les diktats écolo-gauchiens de Brussel et d’en bas d’en France.
      Nous sommes infoutus de produire et stocker nos matières actives. Syndrome Seveso-Bhopal.
      Pour ce qui est de notre dissuasion nucléaire c’est foutu, le Shar-Peï de l’Elysée est incapable de tenir ni son rôle ni notre rang. Il lui a manqué le pauvre d’épouser une prof d’Histoire-géo.
      (Meilleurs voeux @ farragut,
      sans rancune pour le quiproquo de l’autre jour?)

      • farragut dit :

        Bonne année 2026 à vous aussi !
        Je note qu’il faudra bien me relire pour éviter les mauvaises interprétations. Merci pour la leçon !

    • Pétard mouillé dit :

      Il faudrait déjà pouvoir fabriquer ses propres munitions autrement que par le naïveté du petit Ä—pargnant…
      https://www.lepoint.fr/economie/derriere-la-production-anemique-dobus-en-france-un-fonds-dinvestissement-qui-sent-la-poudre-TD6FWUBF7NCEFD322HJWGVG75E/

    • dolgan dit :

      Sinon, lire l article n est pas interdit.

    • HMX dit :

      Ce système de lutte antidrones « Droneblocker » est excellent… pour lutter contre les amateurs, comme le petit Kevin venu essayer son drone offert à Noël près de la base militaire à côté de chez lui. Il sera hélas la plupart du temps inutile face à de vrais drones malveillants, qui disposeront pour leur part d’un système de navigation autonome, ou résistant au brouillage, ou utilisant la 5G… et/ou qui auront tout simplement désactivé leur balise DRI (pas besoin d’être un génie pour cela…).

      On perd notre temps et notre argent avec ce genre de dispositifs à base de brouilleurs. Il faut d’urgence développer des dispositifs antidrones permettant d’INTERCEPTER les drones (malveillants ou non).

      Etant donné le très grand nombre de sites civils et militaires sensibles en France et en Europe, cette solution antidrones doit de surcroît :
      – être accessible financièrement, à l’achat comme à l’usage,
      – automatisée et utilisable par des civils préalablement formés (on ne pourra pas mettre des militaires derrière la surveillance de chaque usine ou site sensible),
      – être résilient et capable de faire face à des attaques multiples/par saturation, type essaim de drones,
      – présenter de faibles risques de dégâts collatéraux (exit les canons, missiles ou lasers de puissance).

      Cela nous amène à imaginer un système antidrones basé sur des drones FPV intercepteurs, stockés en nombre adéquat dans des caissons (de quelques dizaines, jusqu’à plusieurs milliers si besoin !). Ces drones FPV seraient totalement autonomes une fois en vol, traquant leur cible grâce à leur caméras embarquées et un petit logiciel dédié à la détection/reconnaissance de drones et à leur interception. L’interception serait réalisée par simple énergie cinétique, le drone FPV percutant sa cible à une vitesse élevée (>200km/h) entraînant sa chute immédiate : pas d’explosifs, ce qui limite les coûts et simplifie considérablement la maintenance et la mise en Å“uvre par du personnel « lambda » formé à cet effet. Une fois l’alerte levée et les drones interceptés (ou en cas de fausse alerte) les drones FPV reviennent automatiquement atterrir près de leurs caissons, où ils peuvent être reconditionnés et rechargés pour servir à nouveau.

      La fonction détection pourrait la plupart du temps être assurée par de simples mâts munis de capteurs optiques multivoies et de capteurs acoustiques (capteurs peu coûteux, et largement répandus), l’intégration de systèmes d’écoute/détection et de brouillage électromagnétique étant optionnelle. Le nombre de mâts dépendrait évidemment de la taille et de la surface du site à protéger. Une unité centrale relierait les mâts et les caissons contenant les drones, assurant H24/24 l’analyse des signaux. 1 à 2 opérateurs (selon la taille du site) seraient dédiés à la supervision du système. Le coût d’un système complet « basique » ne devrait pas dépasser quelques centaines de milliers d’euros, permettant non seulement à l’Etat d’équiper rapidement les sites militaires, mais également d’imposer aux opérateurs privés concernés de s’équiper dans un délai court (3 à 5 ans ?).

      Pour les sites les plus sensibles (centrales nucléaires, bases militaires stratégiques), il serait souhaitable d’adjoindre au système susmentionné un ou plusieurs radars de détection d’intervalles (type MURIN ou équivalent), permettant une détection beaucoup plus fine, plus lointaine, et par tous les temps. Le coût sera alors évidemment très supérieur (quelques millions), et la supervision ne pourra être confiée qu’à des militaires/gendarmes spécialement formés, mais cela est à mettre en rapport avec l’importance du site à défendre.

  2. MAS 36 dit :

    Conclusion : rien de rassurant . Depuis la guerre Arménie/Azerbaïdjan et ensuite en Ukraine ça n’est venu à l’idée d’aucun général qu’il devenait impératif de créer une défense anti-drones pour nos installations sensibles ? Bon vous me direz le Ministère de la Justice n’arrive toujours pas à interrompre les ravitaillements des prisons par drones. Ca ira mieux l’année prochaine.

    • Myshl dit :

      Un général n’a pas d’idée propre. Il a été nommé général en conseil des ministre, donc il n’a plus d’idées que celles de qui l’a nommé. Ou s’il a accidentellement des idées… Il démissionne…

      • Charognard dit :

        @ Myshl
        Il arrive de temps en temps qu’il co-fonde une société intéressante :
        https://air-cosmos.com/article/ssa-premiers-tests-reussis-pour-look-up-70633

      • Panda dit :

        Myshl : vous êtes pessimiste ! vous ne voyez pas le marché qui est en pleine explosion, si l’on peut dire : le marché des experts de plateau télévisé. Il faudrait faire l’inventaire des innombrables militaires retraités voire d’active, que l’on fait se succéder sur les plateaux des chaînes « d’information » (sic) continue, et des autres : le 14 juillet en comparaison, c’est un défilé de mode !

        Surtout, c’est un marché porteur car il porte la bonne parole, celle qui a été définie par certaines officines de l’OTAN dans le nord de l’Europe et qui doit être diffusée à la cantonade, par tous les canaux possibles ! et H24!

        « Vecteur de guerre hybride » , voilà une formation qui n’a pas encore été prévue à Saint-Cyr, à Salon-de-Provence ou à l’Ecole Navale, mais ça ne saurait tarder.
        Le bagage intellectuel n’est pas un critère de recrutement, le critère étant la capacité à mémoriser quelques principes simples sur la menace existentielle : un simple paragraphe suffit.
        Le but est d’être un vecteur d’angoisse dans les familles, et un descripteur de la méchanceté intrinsèque, consanguine, de la menace existentielle.
        Il existe une myriade d’ouvrages sur le sujet depuis 1917.
        Il n’y a même pas besoin de porter la tenue militaire. Et surtout : personne n’ira vérifier la pertinence ni même la réalité de vos dires.

        Au contraire même, des zones de sécurité maximale sont déjà établies par la justice ( européenne notamment ) , pour empêcher toute diffusion de propos contradictoires, par des mesures d’interdiction, de saisie des comptes bancaires, d’interdiction de circuler et de mort sociale décrétée, pour les contrevenants.
        C’est le palace.

    • dolgan dit :

      Lire l article n est pas non plus interdit pour vous.

    • Bérézina dit :

      C’est bien connu, les généraux passent de réception en réception, habillés de leurs pantalons rouges garance, une coupe de champagne à la main et ne se tiennent pas au courant de l’actualité.
      Sinon, une défense anti-drones (radio-guidés) efficace en janvier 2026 sera obsolète en mars de la même année, la seule chose qui fonctionne bien c’est la défense active à l’aide de drones intercepteurs ou de défense AA (canons, missiles…), le brouillage c’est juste bon pour du drone civil mais inutile face à un état voyou qui voudrait attaquer une structure militaire ou civile dans un pays en paix et qui attaquera forcément à l’opposé du « mur anti-drones » que certains voudraient construire. Et ceci sans oublier que cette défense « active » devra être gérée par de l’IA car la menace n’arrivera pas de Moscou ou Minsk mais de la Départementale ou du bras de mer situé à 2 km et à une vitesse ne permettant pas une mise en action humaine. Êtes vous prêt à ce qu’un « robot » lâche 2000 obus de 20mm sur le lotissement proche de la cible visée par une nuée ?

      • JILI dit :

        Invraisemblable que ces drones malveillants aient pu survoler des zones militaires sensibles et qu’ils n’aient pas été interceptés avant. C’est même très grave car armés, ils auraient pu créer un dégât considérable. Il est certain que lorsque leurs lieux d’envol et le nom du coupable auront été déterminés, il faudra leur faire payer très cher la note! Cette insécurité qu’on retrouve partout dans notre pays est inacceptable, et comme dit avant il est plus qu’urgent qu’on se débarrasse de cette bureaucratie qui détruit notre pays!

        • dolgan dit :

          Lol le pro russe qui essaie de transformer des vols de dji en menace nationale…

  3. Bourdon dit :

    « le système Infodrone détecte et localise les drones grâce à leur balise DRI […]. Ce qui concerne 95 % des appareils. »

    Ce qui concerne un pourcentage probablement proche de zéro des drones réellement malveillants.

    Qui peut sérieusement espérer que si une puissance étrangère prévoit de réaliser des attaques par drones de nos sites stratégiques, elle le fera au moyen de machines dotées d’une balise DRI fonctionnelle ?

    Cela permettra tout au plus d’éliminer les incursions de drones civils égarés ou envoyés par des amateurs de visites à sensations.
    C’est toujours cette nuisance (probablement la très grande majorité des cas) d’éliminée, ce qui n’est pas si mal, à conditions que lesdits amateurs ne soient pas capables de bricoler leur balise DRI.

    Mais concernant l’efficacité militaire, j’ai comme un doute.

    • HMX dit :

      @Bourdon
      Tout à fait d’accord. On perd notre temps et notre argent avec ces systèmes à base de brouilleurs à l’efficacité hypothétique. Il est nécessaire de travailler sur des systèmes permettant d’intercepter les drones assaillants ! Voir mon post ci-dessus à ce sujet.

    • dolgan dit :

      Pour rappel, spiderweb n aurait pas été possible si il y avait eu des brouilleurs de qualité civile datant de 15ans…

  4. VinceToto dit :

    Je crois que les Chinois(et d’autres) bossent depuis quelques années sur l’utilisation de réseaux 5G comme réseaux de radars pour détecter/identifier/localiser très précisément des drones(et autres) en environnements complexes urbains même sans signal RFID.

  5. gab76 dit :

    Il semble que la plupart des solutions sont basées sur le brouillage. Mais si les drones sont vraiment malveillant, Ils pourraient être équipés de fibre optique… Que donne le système ARLAD? C’est le plus efficace aujourd’hui pour détruire un drone? Ca serait bien de l’évaluer en Ukraine…

  6. Frede6 dit :

    Des centaines de millions foutus en l’air si je me fie aux documents du PLF pour une efficacité nulle. C’est comme au Resto du Coeur il y a la queue devant les guichets de la BITD

  7. ROUQUAND dit :

    Cette liste de systèmes pour la lutte contre les drones ne nous fais pas oublier que nous n’avons pas été capable d’en abattre un seul. C’est plus s’inquiétant.

    • dolgan dit :

      C est faux bien entendu.

      Que ce soit en Opex Mali et Syrie/irak.

      Ou sur le territoire nationnal. Rien que les JO, c est 100 interceptions.

      La majorité des cas, vous n en entendez jamais parler.

  8. Olivier dit :

    urgence opérationnelle sur une menace identifiee depuis au moins 10 ans…..

    • HMX dit :

      C’est hélas vrai. Il a fallu attendre la guerre en Ukraine, qui a servi de « révélateur » d’une tendance pourtant déjà largement prévisible bien avant. Il a fallu attendre d’être mis devant le mur de l’évidence, pour commencer à s’équiper timidement de moyens de lutte antidrones, encore embryonnaires et insatisfaisants (cf. l’article, et l’acquisition de ces deux systèmes fort peu convaincants).

      Nouveau scoop : ce qu’on observe aujourd’hui en Ukraine n’est qu’une pâle préfiguration de ce qui nous attend dans 5 à 10 ans, avec des essaims de drones composés de plusieurs centaines et même plusieurs milliers de drones, qui attaqueront simultanément et de façon coordonnée. C’est contre ce type de menace qu’il faut concevoir les systèmes de lutte antidrones de demain… sous peine de nous retrouver à nouveau surpris et démunis quand les premiers essaims de drones seront utilisés au combat par nos adversaires.

  9. Sempre en Davant dit :

    Dans ce désert de la réflexion il faudrait qu’on se souvienne des LRDG.
    Oh bien sur, le combat aérien, la DCA… Toussa…

    Mais une action au sol résolue contre les bases aériennes ennemies et leurs lignes d’approvisionnement ce n’est pas que taquin ou tradi… c’est aussi efficient.

    Il faudrait aussi s’interroger sur la recréation du statut de PIM pour ceux dont les actions gravitent dans l’usage de ces armes nouvelles employables par des « civils ».

    Les prisons débordés ne sont pas des lieux de détentions assez sécurisés pour de possibles terroristes ou agents. Nos camps militaires les plus riants ont la place pour accueillir des prisonniers internés militaires dans des conditions de sécurité et d’isolement convenable assurant le niveau de confort dont bénéficiaient les joyeux conscrits des marches de l’Est.

    Si c’était pire que la prison et bien pire que les foyers, si il était intolérable et contraire aux droitd’l »hom qu’on engage pas un dialogue pour leur faire des concessions … toussa… finalement le coté superflu de toutes ces habitudes est venu à l’esprit de chacun de nos joyeux.

    Il est quand même bien plus sain d’être à l’isolement dans la belle nature de nos camps avec tout le profit de la vie de plein air plutôt qu’a l’entassement à cinq par cellule.
    Les lots de mobilisations apportent tout le confort nécessaire c’est bien connu.

  10. Un Sapeur dit :

    Tant qu il y aura des humains en bout de chaine décisionnaire la lutte anti drone sera vaine.

    Cest malheureux d’ouvrir cette boite de pandore et je suis contre l’ arrivé de la robotique, de l’IA et de la fin de l’ utilité humaine dans la lutte anti drone, mais malheureusement l’homme est moins fort que la machine qu’ il a crée dans ce domaine.

    • HMX dit :

      @Un Sapeur
      Tout à fait juste. Tout comme la lutte anti-missile, où les délais de réaction de l’ordre de la miliseconde n’autorisent plus l’humain directement dans la boucle (il reste « simplement » superviseur du système et de son état), la lutte antidrones doit à son tour être automatisée. Il est impensable de perdre de précieuses secondes de préavis avec des confirmations humaines sur la détection, et l’autorisation d’engager des moyens d’interception, alors qu’on parle de délais qui se comptent en secondes.

      Cela peut sembler évident, mais il semble hélas que nous en soyons encore assez loin, la plupart des systèmes antidrones existants ou en cours de conception semblant au contraire mettre un point d’honneur au sacro-saint « homme dans la boucle ».

  11. Dante dit :

    Va falloir m’expliquer le rapport entre le fond d’investissement predateur ABO situé aux Bahamas et le petit épargnant francais…
    Si vous faites la confusion avec le fond BPI il va falloir réviser.

    • Pétard mouillé dit :

      « Il va falloir m’expliquer »
      Parlez aux gens comme vous, c’est perdre son temps.

      Qui fabrique des munitions en France ?
      https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/hautes-pyrenees/tarbes/d-une-production-quasi-a-l-arret-a-15-000-unites-par-mois-la-derniere-usine-francaise-d-obus-signe-un-contrat-majeur-3270794.html

      Cela occupe 35 personnes au maximum.
      Voilà la puissance de la BITD en France, un vieil hangar, sauvÄ— par la guerre en Ukraine et le dÄ—versement des milliards d’euros qui finit un petit peu dans des poches françaises pour une fois.

      Donc pour « l’économie de guerre, vous repasserez comme pour l’anticipation des Ä—tats-majors dans la lutte anti-drones…

      Retourner dans votre cercle.

      • jean luc dit :

        non 80personnes pour Tarbes , mais tu doit ajouter ceux qui produisent les cartouches, ,les fusées , les percuteurs , la poudre , ceux qui remplisse les obus ,comme ceux assemble les différentes pièces .La France n’est pas encore passer en économie de guerre ,elle atteins seulement 100 000 obus par an au lieu de 30 000 en 2022 . Rheinmetal de 70 000 obus en 2022 est passer á 1 100 000 obus en 2025 ,espère 1 500 000 en 2027 l’Allemagne passe en économie de guerre .

  12. jean luc dit :

    seulement 2 systèmes pour protéger quelles installations ,chaque système couvre environ 5km . pas franchement rassurants . deux site protéger .

  13. Myshl dit :

    Au fait, comme une angoisse…
    C’est quoi « l’urgence opérationnelle »?
    Au sens comptable-commissaire?
    Parce que là on se pète de mots, mais il ne m’étonnera pas d’entendre que ben ça change rien et qu’il faut en passer par un appel d’offres européens, donc paperasse et délais, discussions et contestations.
    C’est quoi donc?
    L’urgence d’acheter?
    Ou en mode pailleux-collabo de Brussel l’urgence de passer un appel d’offres?
    Il n’existe pas « d’urgence opérationnelle » pour les commissaires, pour les empêcheurs européens ou ici de la cour des comptes? c’est fini tout ça, les pailleux de la gauleiter et les comptables en EuReichMark vous expliquent que rien n’est plus urgent que la servile adoration des lois extranationales.
    Les « opérationnels », ceux du concret, ceux du terrain peuvent bien demander en urgence, pour la suite l’urgence s’efface devant la connerie bureaucratique supranationale.
    En bonus: Où en est l’appel d’offres européen pour les body-bags et les crématorium mobiles de campagne?
    On pourra choisir sa taille de body-bag?

  14. olivier dit :

    J’aime ces chiffres pompeux de 95% des drones, alors non c’est 95% des drones commercialisés depuis janvier 2024, pour les autres drones (plus anciens ou DYI), il faut ajouter une balise externe (donc acte volontaire).

    Ensuite quand tout va bien la portée du DRI est en gros de 1km de rayon (BT ou Wifi), en prenant la qualité des objectifs disponibles sur le marché et la vitesse actuelles des drones, ce 1km n’est rien du tout.

    Donc utile pour l’aide à la discrimination des menaces à très courtes portées, mais surement pas un système anti-drones apte à protéger des sites types OIV.

    La LAD a un certain coût, on peut empiler tous les systèmes pas chère pour faire de la com, cela ne changera pas la nature de la menace.

    Le pire dans tous ça? Il y a pas mal de solution pas forcément dingue, mais qui marche plutôt bien dans des gammes 50K€ avec des performances autrement plus efficaces (20km basé sur les RF). Allez on considère que l’on complète ce type de système avec de l’optro et des solutions RF complémentaires en visant 150K€, on tourne à 9M€ pour protéger nos 60 bases militaires. Ce ne seront évidemment pas des sytèmes huat de gamme, mais ça fera largement le taf dans l’urgence. On parle de l’équivalent budgétaire de 18 rond points…

    Ensuite une commande en urgence pour deux systèmes… sérieusement? On frise le ridicule.

  15. Albatros dit :

    C est en Ukraine que nous devrions acheter le meilleur système anti drones russes dotés eux mêmes de contre mesures..quitte à l échanger contre munitions et CAESAR