Lutte antidrone : La force aérienne polonaise envisage l’achat d’avions d’attaque légers A-29 Super Tucano

Dans la nuit du 9 au 10 septembre, au moins dix-neuf drones de conception russe, dont des Gerbera utilisés comme leurres et des Shahed dotés de charges explosives, entrèrent dans l’espace aérien de la Pologne. Certains d’entre eux furent abattus par des F-35A néerlandais et des F-16 polonais, soutenus par un appareil d’alerte avancée italien et un avion ravitailleur A330 MRTT de la MMF [Multinational MRTT Fleet] de l’Otan.
Ces drones furent-ils sciemment envoyés au-dessus du territoire polonais ou bien s’y étaient-ils égarés à cause du brouillage électronique ukrainien ? Toujours est-il que la Pologne invoqua l’article 4 du Traité de l’Atlantique Nord et que, dans la foulée, l’Otan lui apporta un soutien militaire supplémentaire en lançant l’opération « Sentinelle orientale ».
Depuis, et comme l’a expliqué le vice-ministre polonais de la Défense, Cezary Tomczyk, dans les pages du quotidien britannique The Guardian, le 27 décembre, Varsovie va investir 2 milliards d’euros pour ériger un « mur antidrone » le long de ses frontières orientales. Organisé selon différentes lignes défensives et constitué de mitrailleuses, de canons antiaériens, de missiles et de dispositifs de brouillage électronique, ce système devrait être pleinement opérationnel dans deux ans.
Cependant, le concept de mur antidrone n’est pas la panacée étant donné qu’il risque d’être débordé en cas d’attaques saturantes.
Dans la deuxième partie d’un entretien qu’ils ont accordé au site spécialisé Defence24, les principaux responsables de la force aérienne polonaise ont plaidé pour l’acquisition d’autres capacités.
« La nuit du 9 au 10 septembre nous a également montré que, dans notre réflexion sur la défense aérienne, nous avons succombé à une certaine mode et à certains stéréotypes. Nous nous sommes concentrés sur les systèmes terrestres de défense aérienne. Ils sont nécessaires et importants mais, par nature, ils ne peuvent protéger que des villes et des infrastructures critiques. L’attaque de septembre était de nature zonale. Seuls des avions de combat peuvent assurer une protection contre cela », a en effet estimé le général Ireneusz Nowak, le chef d’état-major de la force aérienne polonaise.
Aussi, a-t-il poursuivi, « nous devons pouvoir réagir de manière adéquate. La menace massive à faible coût doit être combattue avec un faible coût et la menace ‘haut de gamme’ de manière techniquement avancée. Il n’y a pas de place pour des économies ni des compromis ici. Soit nous avons la capacité de réagir, soit nous ne l’avons pas et nous sommes vulnérables. »
Comme il n’est pas question d’abattre des drones peu coûteux avec des missiles air-air valant plusieurs centaines de milliers d’euros, le général Nowak veut armer les F-16 et les F/A-50 polonais avec des roquettes guidées, comme l’ont fait les forces américaines et s’apprête à le faire l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE].
Le choix de l’état-major polonais s’est porté sur la roquette APKWS [Advanced Precision Kill Weapon System]. Et il veut s’en procurer dans les délais les plus brefs. « Nous espérons que nous en aurons dans quelques mois et que leur achat ne prendra pas des années, comme c’est généralement le cas avec la procédure américaine des FMS [Foreign Military Sales] », a dit le général Nowak.
Mais ce dernier entend aller plus loin, avec l’acquisition potentielle d’un avion d’attaque léger de type turbopropulseur qui serait dédié à la lutte antidrone. Récemment, la force aérienne ukrainienne a modifié un Zlin Z-137 Agro Turbo, habituellement utilisé pour les travaux agricoles, à cette fin. Auparavant, elle avait eu recours à des Yak-52 pour contrer les attaques de drones. Les Russes en firent autant.
Dans un rapport intitulé « Masse et haute technologie : quels équilibres pour les équipements militaires français ? », publié avant l’été, les députés Thomas Gassilloud et Damien Girard avaient aussi défendu l’idée d’acquérir des avions Air Tractor AT-802 [ou OA-1K Skyraider II] pour des « missions de police de l’air en milieu permissif ».
Quoi qu’il en soit, la force aérienne polonaise s’intéresse de près à l’A29 Super Tucano, du constructeur brésilien Embraer.
« Nous allons certainement tester le Super Tucano et l’examiner de plus près début 2026. Nous souhaitons nous faire une opinion sur ce sujet », a confié le général Nowak. « La guerre actuelle est une question de créativité et d’adaptation. C’est pourquoi nous évaluons toutes les options disponibles. De même, nous envisageons d’adapter les avions M-28 et les hélicoptères pour lutter contre les drones. Face à une menace majeure, toutes les ressources disponibles doivent être prises en compte », a-t-il conclu.
L’A-29 Super Tucano cumule plusieurs avantages : il est moins coûteux qu’un avion de chasse, il peut être utilisé pour la formation et sa vitesse maximale [600 km/h] est suffisante pour intercepter des drones Shahed. En novembre, Embraer a fait part de son intention d’étendre ses capacités à la lutte antidrone grâce au concept opérationnel SANT [Super Tucano Anti-Drone Tactics]. Il s’agit de lui ajouter des liaisons de données pour recevoir les coordonnées des cibles, une tourelle électro-optique/infrarouge pour le suivi et la désignation laser ainsi que des roquettes guidées et des mitrailleuses de calibre .50 [12,7 mm].





L’apparition massive des drones met en lumière le rapport coût efficacité/coût des moyens d’interception afférents.
Mais le problème n’est pas nouveau, même s’il a pris avec les drones une ampleur nouvelle.
Rappelons nous la lutte contre les colonnes djihadistes dans le Sahel où la France utilisait des Rafale pour détruire des pick-up.
A l’heure où les crédits sont limités, le soucis du coût devient essentiel.
Le problème, c’est que les forces aériennes étaient confrontées à un dilemme : commander des avions d’appui (type AT-29 ou PC-9), plus adaptés, au moins en terme de coût, aux opérations en environnement dit permissif (Sahel, Afghanistan, Amérique centrale et du Sud) et réduire les commandes d’appareils de chasse, c’était prendre le risque que cette composante soit de plus en plus réduite au motif que les appareils « low-cost » suffisaient à remplir la plupart des missions extérieures… En gros, risquer le même coup que les chars de combats des armées de terre : trop lourd, trop cher, inutile en OPEX donc… on réduit (France, Grande-Bretagne, Scandinavie) ou on supprime (Belgique, Pays-Bas… enfin presque). si aujourd’hui, on se retrouvait avec 100 AT-29 pour l’entraînement/OPEX en plus et une centaine de Rafale ou Tigre en moins, j’en vois déjà qui hurleraient au scandale et à la trahison sur OPEX360 ! Parce qu’on en revient au problème de fond : ce genre d’appareil (hormis la « niche » de la lutte anti-drone) est totalement inutile dans un conflit de haute intensité.
Et j’ajoute que sur des pick-up il y a parfois de l’armement sol-air performant suffisant pour dézinguer des Super Tucano…
Même dans la lutte anti drone, ces appareils sont des cibles de choix par des missiles air-air à longue portée. Sans radar, difficile de s’en protéger.
Pourquoi une cible de choix? Un ou deux missiles air-air pour ensuite avoir le champ libre pour utiliser des drones, c’est intéressant économiquement.
Même dans la lutte anti drone, ces appareils sont des cibles de choix par des missiles air-air à longue portée. Sans radar, difficile de s’en protéger. Pourquoi une cible de choix? Un ou deux missiles air-air pour ensuite avoir le champ libre pour utiliser des drones, c’est intéressant économiquement.
il y a eu des rafales au sahel?
De mémoire, un petit nombre de mirage faisait le taf.
La ou il aurait fallu 10 ou 15 tucanos et créer des bases supplémentaires a un cout énorme.
Oui, avec des Mirage 2000-D, des Rafale ont également été engagés au Sahel dans la lutte contre les groupes armés terroristes (GAT). Des bombes guidées laser GBU-12 et des missiles SCALP-EG pour des frappes chirurgicales, ont été déployées pour détruire des camps terroristes dans des régions isolées ou limiter les mouvements ennemis, comme à Gao et Tombouctou ainsi que dans le nord du Mali.
Et aussi Rafale avec pod RECO NG à partir de fin février 2016 …
‘Rappelons nous la lutte contre les colonnes djihadistes dans le Sahel où la France utilisait des Rafale pour détruire des pick-up.’… avant de les remplacer par des Reaper afin de limiter les coûts.
Les drones vont bientôt avoir leur antidote, faut pas croire que c’est un armement miracle.. C’est un armement léger facile à détruire. Dans 2-3 ans, il y a aura des canons automatiques avec IA qui détruiront n’importe quel drone, et on cessera de parler des drones comme arme miracle.
En Ukraine ça marche bien car c’est la première utilisation réelle dans une guerre de haute intensité. Mais l’histoire montre qu’à chaque nouvelle arme, une contre arme arrive rapidement. Pour les drones, c’est facile à briser avec des obus à éclats.
À ce petit jeu, autant revenir à des designs connus. Un BF 109, un Spitfire ou un Dewoitin D520 dans la même équipe, ça aurait de l’allure!
Ces avions sont à mon sens la meilleure défense rapport efficacité/cout contre ce type de drone, lent. utiliser un missile c’est excessif niveau cout.
Par contre étant souvent lancé de nuit la tache est plus compliquée, il faut vraiment adapter cet avion pour le vol nocturne
L’Embraer Super Tucano a été conçu dès le départ pour être également utilisé lors de vols de nuit.
Je trouve cela très pragmatique.
D’autant plus que la géographie permet de disséminer plusieurs bases pour avoir des délais d’intervention acceptables, car c’est la clef ici.
Un drone, c’est assez bête en fait, ça vole, guidé, mais n’est pas très manoeuvrant, même si les intercepteurs sont repérés, ce qui est probable.
Un petit avion agile et maniable, avec un pilote bien entrainé, peut détruire ces objets, même au canon ou la mitrailleuse, avant d’envisager une roquette.
Et si ça ne le fait pas, un chasseur peut balancer un missile, mais en dernier recours.
J’ai l’impression que tout ceci n’est pas nouveau et que l’histoire se répète en fait…Prenez le Vietnam et vous aurez des illustrations de l’usage de machines anciennes ou développées spécialement, pour répondre à des situations données.
En France, c’est un peu différent, mais le Système D est toujours là , pour peu d’être appliqué et surtout pas étouffé.
Il y a eu pas mal de survols de drones ces temps derniers de sites sensibles, nous le savons et sommes surpris qu’aucun drone n’ait été abattu, du moins officiellement.
La graduation est à retenir tout autant, à commencer par le plus….simple, à savoir des fusils servis par des hommes pour qui le ball-trap n’a pas de secret. C’est tout bête, mais à penser ( même si c’est déjà fait j’imagine ).
Après, conjonction de moyens, stratification, idemque en fait.
Mais loin d’être impossible que ce soient des drones anti-drones qui viennent compléter ce qui existe, l’Aarok pourrait être de ceux-ci, dans une version idoine, ou plutôt qu’il soit versatile.
Ce n’est que mon très humble avis de profane.
La fenêtre d’interception pour les fusils de chasse est très limitée. La menace est trop épisodique pour que la défense puisse réagir au quart de tour.
@FredV : « Un drone, c’est assez bête en fait, ça vole, guidé, mais n’est pas très manoeuvrant, même si les intercepteurs sont repérés, ce qui est probable. »
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=> Certains drones Shaed sont désormais équipés de missiles. L’usage d’un avion de combat léger risque de plus être pertinent avant même sa mise en service. C’est l’éternelle histoire « du glaive et du bouclier » : https://armees.com/drones-shahed-et-missiles-r-60-une-combinaison-qui-change-lequation-pour-lukraine/
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« En France… Il y a eu pas mal de survols de drones ces temps derniers de sites sensibles, »
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=> Vous comparez les drones Shaed à 50 000 $, utilisés par les forces Russes, avec les quadcopter à 500/2000 E qui survolent les sites sensibles français.
Fausse bonne idée ou à envisager avec des vecteurs simples et économiques d’usage?
Ce qui est invariable c’est la détection, la poursuite et le ciblage, ainsi qu’un effecteur efficace pour traiter des cibles d’une certaine taille et vitesse.
Bravo aux polonais, ils savent adapter et diversifier.
Qu’ils nous refassent la série Anders pour les chars et autres blindés.
En aéro c’est bien d’aller chercher le dispo sur étagère, en urgence, de faire au moins cher pendant que dans certains pays survit toujours la culture « plus gros, plus cher, plus mieux », avions comme chars et comme bateau.
La Pologne a de grands atouts, d’abord les polonais.
Elle est dans l’UE et dans l’OTAN… Bah… Bof…
La Pologne a un super atout, un joker génial:
La Pologne n’est pas dans la zone « Euro », elle est maîtresse de sa monnaie.
La Pologne est libre de ses choix.
Mais s est bien gavée de l argent de l Europe sans lequel elle ne serait encore rien.
et l’Europe s’est bien gavé pendant des décennies, des travailleurs à bas coût polonais… je le sais , j’étais chauffeur SPL, et j’ai dû me reconvertir. ils ont bossé dur, et maintenant, ils nous passent devant. aussi parce qu’ils ne récupèrent pas le tiers-monde chez eux, ça aide à dégager des crédits ailleurs que dans le « social » ! et que vont ils acheter comme armement en europe où on fabrique au compte goutte et où un programme met 10 ou 15 ans à se développer.. avant d’être annulé ? bref facile la critique, mais eux avancent , contrairement à nous qui reculons.
Si la création d’une ligne Maginot anti-drone est probablement une idée stupide, celle d’utiliser des avions peu couteux au lieu du ruineux F-35 est certainement judicieuse !
Pour une fois, je suis entièrement d’accord avec vous
l’expression mur, où même une simple zone anti-drone est utopiste
il faudrait plutôt parler d’un taux de destruction pour 100 drones
cad si par exemple 100 drones arrivent dans la minute sur tel secteur, 50 seront détruits à coup sûr
Il est tout de même révélateur de la décadence européenne à trop de points de vue que nous soyons infoutus de proposer des avions comme le fait Embraer. Peut-être bien que l’élitisme ingénieuresque accouplé à l’élitisme pilotesque et vérolé de comptables armés de leur saloperie de code des marchés publics…
Il ne s’agit pas de déclin, mais de rationalité : chaque région s’est spécialisée dans ce qui correspond le mieux à sa réalité. De même que le Brésil acquiert des technologies européennes de pointe, comme les avions de chasse Gripen, il n’est pas inconcevable que l’Europe achète du matériel de défense brésilien, considéré comme plus simple d’un point de vue financier et technique.
Le Super Tucano à au moins le bon goût d’atteindre les 320 NÅ“uds contrairement au Air Tractor qui se traîne à 215 NÅ“uds .
Ils ne sont pas conçu pour évoluer à la même altitude : la stabilité du Air Tractor en rase motte doit être très supérieure à celle du Tucano.
Les avions fait pour le radada ont des ailes courtes, peu profondes et étroites pour passer les turbulences.
Souvenez vous du Spitfire Mk Vb clipped, cropped, and clapped ». Un bon chapitre du grand cirque.
Pour le reste l’idée est dans l’ancienne tradition des armes d’appui : « si tu veux pas le prendre sur la goule soyes pas où’qu’ ça tombe ».
Pas convaincu que la popularité de ces « chasseurs à pod 12.7 dispersés sous voilures et impacts de même » soient populaires longtemps.
https://www.snafu-solomon.com/2025/12/net-launchers-are-effective-against.html là il y a quelque chose à creuser… et un système de mise à feu (différé ou non) en cas de blocage de la rotation des hélices à mettre au point.
Quel rapport entre l’allongement de l’aile et la stabilité de l’appareil ?
L’air n’est pas un fluide stable. Faites un bathème d’ULM pendulaire basique une après midi de juin dans une régions riche en champs de colza et vous comprendrez.
Des « grandes plumes » à faible charge ailaire comme celles d’un planeur (en dépit de leur extrême souplesse qui amorti la traversée des turbulences) feraient rebondir l’avion d’une « vague d’air » l’autre.
L’avion serait secoué comme un plaisancier à la sortie de la passe de cap breton. Dans ces conditions, comment tirer juste ?
En pendulaire il n’est pas anormal d’être poussé de quelques disaines de mètres dans n’importe quelle direction. Il en résulte que l’idée de voler « en patrouille » d’ULM est une très dangeureuse imbécilitée.
Il y a aussi le désagrément de devoir repasser sous l’altiturde d’un couloir « réservé avion de chasse » et d’être dans l’incapacité de descendre.
Essayer de « piquer » et se faire repousser vers le haut et en arrière est une étrange sensation. Voir le GPS vous donner une vitesse quasi nulle aussi. On peut reculer ainsi dans une masse d’air qui vous offre une large marge vis à vis des théoriques 65km/h de décrochage. Il suffit que cet air soit plus rapide que cela. Changer de couche d’air en montant ou en descendant vous expose à des changements de sens de l’air. Après une montée à reculons peut venir une descente rapide… Il faut de la marge pour retrouver vitesse et contrôle avant le sol.
Avec le colza en fleur vous ne verrez toujours pas l’air mais le joli champ de fleurs jaunes vous annoncera des coups de pieds au c**, sans vous prevenir de leur sens.
Puis-je vous suggerer de faire une rechrche sur le tube avec cap breton puis air tractor puis Valdez Stol ?
Les avions de traitement agricole (dont le PZL-Mielec M-18 Dromader polonais) sont fait pour être le plus insensible possible à ces turbulences. Cela n’empèche pas qu’ils embrassent la planète de temps en temps.
Des petites ailes, une charge ailaire élevée, une vitesse de décrochage élevée et donc une faible marge entre la vitesse max voir la vitesse a ne pas exéder et la vitesse ou l’on tombe vaut mieux qu’un appareil incontrolable.
Comme pour les canadair il faut des pilotes capables de voler avec peu de marge.
Mais c’est comme cela que le risque de voir une aile être soulevée et pas l’autre est atténué..
Un tour en « cerf-volant » explicite la chose.
Un planeur lui, cherchera les thermiques avec ses grandes plumes qui ondulent à grande distance des obstacles. La sécurité c’est avoir le temps.
Oui. Mais le successeur du Shaed 136 (Gueran 2), le Shaed 238 (Gueran 3) à réaction vole désormais a 500 / 600 km/h .
Zut, tout est à refaire…
avec les drones ,il y as un espace pour ce genre d’appareil , pas trop chère ,maintenance simple , trés utiles pour les drones .
On ressort les « Tempest » contre les « V1 ».
Pas très original.
Mais pragmatique.
Cependant, en plus de cela, les alliés frappaient lourdement les zones de lancement et les usines de fabrication… et étaient en route pour Berlin.
Là , défendre éternellement une déferlante de drones n’a que peu de finalité, même avec un taux d’interception de 99%.
Relacer la production de Mustang aurait de la gueule ! Et son bruit de moteur était sans pareil.
@Shanti. « Et son bruit de moteur était sans pareil. » Sûrement pas, vu le nombre d’appareils différents équipé du Merlin….
Moteur sous licence du Rolls-Royce Merlin, cadeau du Royaume-Uni à l’industrie USAméricaine.
Le Mustang aux ajustements près avait le même moteur que le Spitfire, le Mosquito.
Sinon, pour rappel mélomane:
Un moteur ne fait pas de bruit, il fait de la musique…
ils ont raison on devrait développer une solution équivalente avec des M346
– entraînement Rafale
– lutte antidrone
– police aérienne
– avion leger d’attaque au sol
Détruire le mal a la source ainsi que tentent de faire les Ukrainiens en frappant les sites de lancement et de fabrication des drones et autres missiles, et prévoir des lasers puissants et en grande quantité pour frapper les drones et missiles parvenus au dessus des territoires, compte tenu que les dépenses engagées pour abattre drones et missiles doivent rester inférieures aux dépenses engagées par la russie pour les fabriquer.
@Vero. « et prévoir des lasers puissants et en grande quantité pour frapper les drones et missiles parvenus au dessus des territoires, ». Les lasers ne sont pas des armes magiques et ont de nombreuses limitations. Ils ne constituent qu’une composante d’un ensemble de moyens…
Les A-29 Super Tucano pourront être fabriqués au Portugal, à Beja, dans une nouvelle usine d’Embraer.
Les commentateurs du conflit Ukraine-Russie disent que les ukrainiens ont développé une famille de drones spécialement pour intercepter les shahed. Les jets s’occupant des missiles principalement.
.
A méditer comme solution, ça coûte encore moins cher qu’un Tucano et on peut en avoir partout par centaines.
Oui, le P1-Sun.
https://youtu.be/2F9UA8pUsss
Finalement on se dit que des postes de mitrailleuses en dessous de l’avion comme certains bombardiers de la seconde guerre mondiale pourraient être intéressants. Ça permettrait d’éviter de s’aligner sur le drone pour l’abattre lors d’une passe canon et de manger des morceaux.
Ça a déjà été tenté par les anglais au début de la seconde guerre mondiale et ça n’a pas marché du tout
Un ATL 3 -Mosquito avec un canon de tigre sous le ventre semble quand même remarquablement polyvalent et économique pour toutes les menaces « pseudo-militaires » qu’elles flottent, volent ou roulent.
Pour celles qui ont des capacités de riposte des missiles ou drones MTO ou portes MTO feraient la blague.
On en reparlera dan 5 ans…
Le drone de type Shahed connait son heure de gloire actuellement en Ukraine comme pouvait l’être le TB2 pendant un temps (depuis plus rien), mais ça ne va pas continuer pendant 30 ans ainsi.
Les drones changent vite et l’anti-drone va lui aussi prendre un autre visage.
Le retour du P51 ou du Typhon ! Oui, il faut s’adapter à cette menace pour un coût acceptable et ces avions « rustiques » sont un choix d’autant plus raisonnable qu’ils peuvent être utilisés pour différentes opérations, différemment des hélicoptères, d’ailleurs plus onéreux. Du travail pour l’Europe…si elle ne perd pas trop de temps!
les usines d#armement russe sont dans l’Oural ,difficile de les détruire sans missiles avec une porté de 5000km par exemple
Ça ne sert à rien de réinventer la roue….
Les drones type Shahed auront bientôt des turbines pour pas beaucoup plus cher.
Si un avion doit être le vecteur, il faut d’abord choisir la munition.
La roquette guidée laser est un bon début mais la fusée de proximité deviendra nécessaire et augmentera le coût.
Il faut donc pouvoir faire exploser la charge par un ordre donné depuis le vecteur (télémétrie radar ?).
S’il faut un radar et s’il faut un avion polyvalent anti drone, anti missile de croisière, capable d’agir contre des cibles au sol …etc… alors il n’y a un compromis nécessaire:
Vitesse d’intervention élevée
+ capacité à détruire des cibles rapides et aussi des cibles très lentes
+ radar (même petit)
+ poste de pilotage équipé en conséquence
(vision nocturne, écran de situation avec com avec C2, vision nocture/iir pour identification etc etc)
+ coût d’entretien le plus faible possible sans sacrifier les performances
+ capacité à opérer le plus proche possible du front sur une piste sommaire et même un champ)
+ un canon de 25mm minimum (rafale de 10 coups par sec)
+ capacité d’emport conséquente pour autre chose (aasm etc).
Un seul type d’avion peut répondre à ça, un avion à décollage court (vertical ?) type Harrier mais plus petit et dont le moteur serait très fiable.
Éventuellement ensuite marinisé ou dronisé mais toujours d’un entretien très abordable.
Autant mettre plus d’argent au début dans un moteur à réaction que de se rendre compte plus tard que ce n’était pas assez.
(La roquette guidée laser de 70mm n’est sans doute pas non plus la réponse à tout.)
« La nuit du 9 au 10 septembre » En Pologne, selon des déclarations polonaises dont on attend toujours les preuves iconographiques, de source corroborées et indépendantes : cela ressemble étrangement à ce type d’événement récurrent : » le 11 septembre, » le 7 octobre,  » qui servent de point de départ et d’alibi pour toutes sortes d’activités sans limites, au titre d’une noble et juste vengeance, ensuite, dans le monde occidentalisé du moins…étrange répétition d’une formulation supposée fédérer les publics !
Nous vivons à l’époque des « faux drapeaux, » depuis l’explosion d’une conduite de gaz sous-marine à l’assassinat supposé d’opposants et à la destruction en vol d’avions civils par des armes tirées par des individus impossibles à identifier..
la Pologne a décidé de se sur-armer, ce qui enchante particulièrement le lobby militaire et industriel américain,dans une paranoïa soigneusement entretenue.
Grand bien leur fasse, aussi longtemps qu’ils ne nous demanderont pas de mettre la main à la poche pour contribuer, et encore moins de fournir une présence militaire sur leur territoire, qui est à peu près autant menacée que la principauté de Monaco, aussi longtemps que la Pologne ne servira pas de substitut anti- russe à l’Ukraine qui est en cours d’être mise définitivement mise hors-jeu
@Panda cuivré : ah ouais tout de même  » « La nuit du 9 au 10 septembre » En Pologne, selon des déclarations polonaises dont on attend toujours les preuves iconographiques, de source corroborées et indépendantes : cela ressemble étrangement à ce type d’événement récurrent : » le 11 septembre, » le 7 octobre ».
Que des événements qui donc selon toi seraient des prétextes savamment conçus par les occidentaux pour … , pour quoi au fait? Tu pourrais développer et fournir des arguments sérieux et crédibles?
Parce que mon p’tit Panda, le scepticisme mâtiné d’un soupçon de complotisme , c’est bien joli, ça fait radoter sur les réseaux , ça rameute tous les barjos de la planète mais ça ne mène pas loin! Tu ne crois pépère pas qu’il serait temps que tu mettes à jour ton logiciel et que tu arrêtes de véhiculer ces théories fumeuses et absconses?
Où alors tu changes de pseudo pour Saint Thomas et là tu seras raccord avec tes délires.
A quelle distance doit-on détecter un vol de drones pour être sûr que des Tucano puissent – à coup sûr- aller à leur rencontre avant qu’ils touchent leurs cibles? Combien de bases à installer le long des frontières polono-biélorusse et polono-ukrainiennes? et combien d’avions sur chaque base? Combien de pilotes à former?et surtout où les trouver?
Si ma mémoire est bonne, il a quelques temps la Marine Nationale avait abbatu un drone grace à un hélicoptére armé de mitrailleuse en sabord. Solution de circonstance certes, mais pensez-vous que ce type d’intervention puisse être possible en retrait d’un front terrestre?
Vitesse des uns, vitesse des autres ?
Distance à la cible lors de la détection de celle ci, distance de cette cible à la sienne ?
La prochaine évolution c’est la dissimulation. Les FS robotiques transformer.
Tant mieux si les polonais testent cette approche mais j’y crois plus que moyennement:
– En temps de paix (ou en tout cas sous le seuil), l’enjeu principal est la détection/identification/classification et les moyens d’interception/neutralisation (hors base militaire) restent très complexes de part les risques encourus. Dans ce cas de figure, l’hélico et le brouillage semblent plus adaptés, surtout contre des multi-rotors.
– En temps de guerre, il ne faut pas oublier que ce qui se passe sur le théâtre Est est « dans l’urgence » et avec les moyens du bords face à des menaces nombreuses mais relativement simple. Dans 3 ou 4 ans on peut très vite imaginer que les drones/MTO auront gagné en vitesse et éventuellement avec des approches plus complexes. Par exemple un des drones d’un essaim pourrait tout à fait être équipé d’un radar air-air bas de gamme, si menace détectée, les autres drones la ciblent. Si on prend le Tucano, vu sa vitesse d’évolution et son absence de protection SEAD, il sera au tapis très rapidement. Donc il faudra revenir à des chasseurs plus évolués, donc on reboucle sur le coût.
Donc en temps de guerre sur un horizon 5 ans, je crois très moyennement à l’efficacité d’une approche air-air à partir d’aéronefs sauf par opportunité. Il me semble que des bulles LAD sur les zones sensibles avec gradation des moyens (bas de gamme avec du 20mm et radar 2 à 4km, plus haut de gammes avec du 40mm airbust et un équivalent LMP chargé en roquette + radar 10km) couplés éventuellement à des MTO anti-drones (airbust) dispersés et lancés à partir de systèmes facilement installable sur des véhicules « courants » seraient plus versatiles et efficaces.
Par contre, j’espère sincèrement que la France finira par se doter d’un chasseur entrée de gamme pour éviter d’employer le futur F5 (ou même les actuels F4) ou autre aéronefs haut de spectre pour les missions type police du ciel ou interception en zone relativement permissive.
la France a des PC9 et bientôt des PC7 il suffira des les armer sans demander aux Suisses
@penandreff. La France n’a pas de PC-9. Elle a des PC-21, qui tout comme les PC-7 à venir, sont en leasing.. Quant à « il suffira des les armer sans demander aux Suisses », la France est un état de droit que je sache…
Difficile de trouver des solutions quand on passe son temps à mentir.
La Pologne a déjà des M 346 qui font le job pas besoin d’ autre chose sans augmenter les coûts
L’A-29 présente l’avantage de coûts d’exploitation inférieurs à ceux du M-346, ce qui le rend plus attractif pour les opérations destinées au modèle brésilien.
@Raca. Elle n’a que 15 M346, qui ne font pas le job du tout..