La Marine nationale a reçu cinq nouveaux planeurs sous-marins pour sa Force d’action navale

En 2019, l’amiral Christophe Prazuck, alors chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM] avait défendu l’idée d’acquérir des planeurs sous-marins [ou « gliders »] pour aider le Service hydrographique et océanographique de la Marine [SHOM] à améliorer sa connaissance de l’environnement océanique, lequel se caractérise par une juxtaposition de plusieurs masses d’eau aux propriétés différentes [température, salinité, turbidité, etc.], ce qui n’est pas sans conséquence sur les opérations sous-marines.
« L’océan est fait de collines, de promontoires, d’enfoncements. Et je ne parle pas du fond, mais des masses d’eau : elles sont très différentes, ce qui a d’ailleurs une influence considérable sur le climat. On peut se cacher derrière ces masses d’eau et devenir invisible au sonar. Cette connaissance intérieure de l’océan, j’ai besoin de l’enrichir en permanence », avait-il expliqué à l’époque.
Un planeur sous-marin peut rester en immersion, à 1 000 mètres de profondeur, pendant une centaine de jours, grâce à une batterie Li-ion. Autonome, il communique les données qu’il a collectées avec ses capteurs à un navire ou à un centre de transmissions à terre en remontant à la surface, au moyen d’une liaison satellite.
Si le SHOM était pressenti pour en être équipé, la Marine nationale a évalué l’intérêt des planeurs sous-marins pour un groupe aéronaval [GAN].
Ainsi, en 2024, la frégate multimissions [FREMM] Provence a utilisé quatre exemplaires du planeur sous-marin SeaExplorer, conçu par l’entreprise Alseamar, alors qu’elle faisait partie du GAN formé autour du porte-avions Charles de Gaulle, alors engagé dans l’exercice Mare Aperto 24 / Polaris, en Méditerranée. Leurs tâches consistèrent à « collecter, en temps réel, des données sur l’environnement marin » et « à apporter une contribution directe au cadre tactique », avait expliqué la Marine nationale.
« Grâce à l’implication efficace du Centre d’expertise des programmes navals [CEPN] et de la Direction générale de l’armement [DGA] via le centre d’expertise et d’essais DGA Techniques navales, cette expérimentation a permis d’apprécier les performances des gliders et l’évaluation de leurs apports au sein d’une force à la mer », avait encore précisé la Marine.
En mai dernier, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, l’actuel CEMM, l’amiral Nicolas Vaujour, a évoqué l’apport de ces planeurs sous-marins lors de l’exercice Mare Aperto 24 / Polaris, organisé par la Marina Militare.
L’utilisation de « gliders présente à la fois des avantages et des limites. Lors de l’exercice, nous avons réussi à détecter quelques navires italiens, que nous avons ensuite pu cibler à très longue distance avec les avions du porte-avions. Cette détection a été rendue possible non seulement grâce aux gliders, mais aussi grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour analyser les données recueillies et identifier les signaux pertinents. Cette avancée démontre le potentiel des gliders dans certains domaines », avait-il expliqué.
Quoi qu’il en soit, lors de la mission Clemenceau 25, en Indopacifique, la FREMM Provence a une nouvelle fois mis en Å“uvre des planeurs sous-marins SeaExplorer, a priori prêtés par le SHOM, au profit du GAN.
Visiblement, l’expérience a été suffisamment satisfaisante pour que la Marine nationale décide de se procurer davantage de planeurs sous-marins auprès d’Alseamar. Moins de six mois après avoir passé commande, sa Force d’action navale vient de recevoir cinq nouveaux exemplaires.
Ces planeurs sous-marins « ont vocation à être déployés sur toutes les mers du monde. Ils vont contribuer à la protection des approches maritimes et appuyer les opérations navales en haute mer », a expliqué la Marine nationale, le 16 décembre. Plus encore, ils permettront également de « tirer profit de la dronisation du champ de bataille en effectuant des missions variées de niveau tactique ou opératif comme le recueil de données environnementales ou acoustiques, la détection et le suivi d’unités d’intérêt, etc. », a-t-elle conclu.





C’est à usage unique et ça reste dans l’eau, ou bien cela se récupère ?
On les récupère.
cela se récupère la batterie est rechargée / changée et c’est reparti.
ça se récupère
@zouzolivier
quand les calmars les ont épuisés sexuellement ils nous les ramènent !
généralement on comprend à ce moment-là que les gliders n’auront pas de deuxième vie, mais bon les meilleurs renseignements sont ceux qu’on obtient sur l’oreiller même à la verticale en milieu humide…
la chose à faire gaffe sinon c’est le calmar qui enfile un gilet jaune pour changer de milieu…
La chose à LAQUELLE faire gaffe.
j’ai peur que ça fasse un peu trop châtié trop littéraire ! 😉
mais bon, si c’est plus la gaffe que la chose… je suis prêt à négocier ! 🙂
Les gliders sous-marins (AUG) présentent en effet des intérêts évident pour la Marine, et notamment la lutte ASM. Rappelons qu’il s’agit d’engins non propulsés donc très discrets, consommant très peu d’énergie, qui se déplacent dans la masse d’eau simplement en modifiant leur flottabilité entre la surface et >1000 mètres de profondeur. Ils sont donc très adaptés à des missions de très longue durée (de plusieurs mois à plusieurs années), et peuvent être équipés de sonars passifs, et pourquoi pas actifs, ainsi que de capteurs océanographiques (T°C, salinité, courants…). Ils peuvent également jouer un rôle de relais de communication sous-marins, en communiquant entre eux, vers un sous marin ou un navire de surface. Certains peuvent également être paramétrés pour remonter à la surface en cas de détection ASM, puis établir un contact par liaison radio ou satellite. Dans tous les cas, les gliders apparaissent comme des partenaires très précieux pour les acteurs de la lutte ASM : frégates, SNA, et Atl-2, avec qui ils devront pouvoir communiquer.
Leur faible coût permet d’envisager leur production et leur déploiement en masse, dans des scénarios de meutes ou d’essaims, permettant d’augmenter considérablement la couverture ASM à moindre frais. Leur furtivité naturelle (pas d’appareil propulsif ni d’hélices) permet également d’envisager leur utilisation pour des missions de renseignement et de reconnaissance dans des eaux hostiles, notamment des zones côtières peu profondes.
Ce tableau idyllique doit cependant être tempéré : les gliders ne sont pas non plus des outils « magiques ». Ils sont naturellement très lents (vitesse de l’ordre de 1km/h !), leur charge utile est limitée en volume (sauf à rogner sur l’endurance et la maniabilité), et surtout ils sont sensibles aux conditions océaniques (températures, et surtout courants marins) ce qui justifie le fait d’expérimenter différents modèles, pour parvenir à un niveau de fiabilité acceptable de ces engins. Enfin, on peut ajouter que les gliders, même discrets, ne sont pas non plus indétectables : ils peuvent être localisés sans problème au sonar actif, et l’ennemi (si on le laisse faire…) peut aisément les détruire ou les capturer : un simple chalut (bien renseigné…) pourrait ainsi réaliser une pêche miraculeuse, neutralisant d’un seul coup un grand nombre de gliders…
Au final, malgré ces limitations, les gliders demeurent des engins à l’utilité indiscutable pour la Marine Nationale. A tel point que la question n’est pas de savoir si on doit en acheter, mais plutôt comment faciliter leur déploiement en nombre. Nos frégates ne pourront pas embarquer plus que quelques exemplaires, car la place manque. Faut-il développer une classe de navire qui serait spécifiquement dédiée au déploiement, au soutien et à la récupération de ces gliders (et drones UUV par la même occasion) ? Peut-on également envisager un déploiement aéroporté de ces gliders, sous parachute (A400M / Atl 2 ?). de même, est-il envisageable d’utiliser le DDS des SNA Suffren pour déployer en toute discrétion un nombre significatif de gliders ?… Des questions qui ne vont pas tarder à se poser…
Les gliders sont à la base des outils de mesure océanographiques à longue endurance (quelques semaine à une année) qui existent depuis 2007 : Une batterie, un ballast et sa pompe de faible puissance, une carte électronique minimaliste, une radio et son antenne pour émettre quelques secondes une à deux fois par semaine. Sa programmation est de remplir le ballast en surface, mesurer les paramètres de l’eau environnante en coulant (t°, salinité, perméabilité à la lumière, etc.), puis de vider le ballast une fois une pression (profondeur) programmée atteinte, re-mesurer en remontant, puis envoyer les résultats par radio une fois la surface atteinte, et recommencer le cycle.
https://aslopubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/lom3.10380
Ce sont les diffusions des résultats des études océanographiques utilisant ces outils qui ont éveillé la curiosité des militaires, à partir de 2019 pour les français(https://www.opex360.com/2019/11/10/la-marine-nationale-mise-sur-les-gliders-pour-ameliorer-sa-connaissance-des-milieux-sous-marins/), un peu avant pour les chinois (https://www.opex360.com/2020/12/30/un-planeur-sous-marin-presume-chinois-a-ete-recupere-par-des-pecheurs-indonesiens/).
Mais ces outils sont soumis aux courants, qu’ils ne peuvent ni mesurer ni contrer, et aux aléas de la vie marine. Par contre, ils sont suffisamment solides pour pouvoir être largués par hélicoptère à basse altitude.
L’intérêt pour une flotte en opération est de pouvoir connaître à l’avance le comportement, principalement acoustique, de la colonne d’eau où elle va se promener, de manière à prévoir les zones où les sous-marins amis et ennemis opéreront avec le plus de probabilités. Le sous-marin connait, lui, en permanence l’état de la colonne d’eau parce qu’il la mesure autour de lui comme le glider.
Par ailleurs, ce sont les premiers mètres de la profondeur de la colonne d’eau (près de la surface) qui changent le plus (selon la météo), et ceux-là sont étudiés « facilement » par les navires. Restent les cas difficiles des zones de confluence de courants (embouchures de fleuves, boucles de courants océaniques), où le prépositionnent des gliders peut indiquer en « temps réel » (à quelques heures près) l’état de la colonne d’eau.
Le but final de l’emploi de ces gliders par une flotte est donc d’essayer de réduire l’avantage du sous-marin ennemi en essayant de savoir aussi bien que lui quelles seront les zones qui lui seront les plus favorables.
@ji_louis
Il est tout à fait exact que ces gliders sont apparus et ont été initialement utilisés dans un but océanographique. Cependant, il ne faut pas s’y tromper : les gliders peuvent également avoir une vocation militaire beaucoup plus affirmée, si on les dote de sonars passifs et/ actifs : ils participent alors directement à la lutte ASM.
Au passage, et à l’image des moto-planeurs aériens, on pourrait voir apparaître des gliders « hybrides », se rapprochant d’un UUV, car dotés d’un petit appareil propulsif leur permettant de se repositionner à intervalle régulier. Ces engins deviendraient alors semi-maniables, donc (un peu) moins soumis aux aléas des courants marins, décuplant ainsi leur intérêt militaire.
Cette hypothèse se heurte aux contraintes physiques : L’énergie nécessaire à la propulsion motorisée et à un sonar actif (du même type que les bouées acoustiques sono-flash) réduirait l’autonomie de l’engin à quelques heures, sauf à le doter de batteries beaucoup plus endurantes. Autant imaginer un drone sous-marin miniature, modèle réduit de ce qui se fait déjà , mais ce ne serait plus un planeur sous-marin (thème de l’article).
Merci à vous aussi pour votre commentaire.
Concernant les courants, il me semble que les planeurs sous-marins pourraient y échapper en modifiant leur profondeur, non ?
Non, les courants sont présents à toutes les profondeurs, avec éventuellement une différence de vitesse selon la position très proche de la surface (et de direction en cas de vent fort), ou en pleine masse d’eau.
Souvenez-vous que les hydroliennes sont supposées être mises en place dans les fonds les plus courantogènes (exemple : le Raz Blanchard en Manche, https://www.francebleu.fr/infos/environnement/hydrolien-dans-le-raz-blanchard-les-acteurs-de-la-filiere-mettent-un-coup-de-pression-3664884).
En français, « glider » se dit planeur. En anglais, planeur se dit « glider ».
Cit :[ En français, « glider » se dit planeur. En anglais, planeur se dit « glider »]
Le « P »roblème c’est que comme  » Frigidaireâ„¢  » c’est une technologie anglossassone qui n’ a été adoptée que très tard dans la vrônkôfônie … Donc dans les milieux professionnels qui l’utilisaient le terme  » glider  » s’est imposé aux dépends du terme  » planeur sous-marin  » . Très loin d’être une  » Carpette anglaise  » je constate malheureusement qu’il a pris cette place et l’on entend bien souvent  » un glider  » .
Je pense qu’il doit y avoir un terme Pékinois qui a du apparaître – bien – avant  » planeur sous-marin  » car ce sont les universités Chinoises et la MAPL qui s’y sont intéressés en premier .
Comme vous le soulignez M.Lagneau le fait dans son article . On peut aussi rencontrer le terme  » hydroplaneur  » mais cela peut porter à confusion avec un bateau . M.CNRS utilise les deux :
https://images.cnrs.fr/photo/20170030_0001
Le prépositionnement.
Quelques semaines.
Je réponds en vrac :
Cit :[ Un planeur sous-marin peut rester en immersion, à 1 000 mètres de profondeur, pendant une centaine de jours, grâce à une batterie Li-ion. ]
Il faut bien préciser ici que le planeur sous-marin ne reste pas dans la couche d’eau de – 1000 m mais qu’il est un peu comme la bicyclette révolutionnaire du Camarade Mao Saitout : s’il ne monte pas et s’il ne descend pas il n’avance pas ! ;0)
Food for thought . Une page  » de référence  » :
https://earthzine.org/going-deep-to-go-far-how-dive-depth-impacts-seaglider-range/
Cit :[ Les gliders sont à la base des outils de mesure océanographiques à longue endurance (quelques semaine à une année) qui existent depuis 2007 : ]
Pas du tout ! C’est l’immense Mr. Doug Webb qui l’a mis au point avec le nom moins immense Mr. Henry Stommel à la fin des années 1980 et au cours des années 1990 après avoir expérimenté plusieurs concepts dont l’utilisation de la différence de température le long d’une colonne d’eau .
https://rucool.marine.rutgers.edu/sentinel-glider/doug-webb-and-henry-stommels-challenge-to-humanity/
https://marine.rutgers.edu/announcements/it-is-with-profound-sadness-to-learn-of-passing-of-doug-webb/
Le glider de 2025 leur doit T-O-U-T : du système propulsif à la charge des capteurs qui constituent un  » capteur virtuel « permettant de déterminer la vitesse du son dans le milieu traversé ( par exemple ) .
https://www.cetim.fr/actualites/Quand-les-capteurs-deviennent-virtuels/
Il est intéressant de noter que l’on ne cherchait pas alors à écouter les sous-marins mais les cétacés .
Les plans du Slocumâ„¢ ont été publiés un temps en accès libre avec les calculs de performance , les circuits , les typons des cartes , la liste des composants et les codes-source. Ce sont les Chinois qui ont manifestement perçu en premier son potentiel – militaire – et il est vrai que leur planeur est une copie assez ressemblante de l’original. C’est Teledyneâ„¢ qui a compris en Occidentalie le potentiel militaire d’une telle plateforme et depuis tout le monde cherche à la copier.
Mais pas du tout à la date que vous citez !
Je n’ai pas eu à ma connaissance de déclarations de Mr. Doug Webb sur les raisons de cette publication en accès libre des caractéristiques d’un système manifestement à  » usage dual  » mais il faut reconnaitre qu’il a eu un sacré courage intellectuel en permettant que les  » deux camps » aient accès à cette technologie .
Maintenant c’est comme le petit cheval blanc : tout le monde est derrière et lui est devant .
La rançon de la gloire c’est que ce planeur est devenu un  » support pédagogique  » à travers la planète entière , dans l’éxagône de la classe de 3éme au concours d’entrée de niveau CPGE en passant par les TPE du secondaire et les STS. Les thèses doctorales en automatique – souvent optimisation d’une navigation – sur ce planeur sont innombrables à travers toute la planète.
C’est exactement la même chose pour le Saildroneâ„¢ Tout le monde l’a méprisé au début et aujourd’hui tout le monde veut le copier .
Des générations d’élèves et d’étudiants à travers la planète considèrent désormais depuis plus de 30 ans que le Slocum â„¢ est presque le seul qui existe. C’est presque comme  » Frigidaire™ ».
Cit :[ Par ailleurs, ce sont les premiers mètres de la profondeur de la colonne d’eau (près de la surface) qui changent le plus (selon la météo), et ceux-là sont étudiés « facilement » par les navires.]
C’est d’autant plus heureux que c’est la tranche de colonne d’eau où ces planeurs sont les moins performants ( voir article supra ) … Elle est pas belle la vie ? ;0)
 » les planeurs sous-marins consomment davantage d’énergie lors de plongées répétées peu-profondes » .
Ils n’ont pas à s’épuiser là où on n’ a pas besoin d’eux ! …
On a causé du nouveau barlu de la Marinha Portuguesa qui va justement embarquer trois types de drones : aérien pour la colonne d’air ( supérieure ) et de surface et sous-marin pour la colonne d’eau . Le drone de surface va permettre d’étudier l’interface air/eau .
https://www.opex360.com/2023/11/27/la-marine-portugaise-va-se-doter-dun-navire-polyvalent-particulierement-innovant/
Cit :[ Le sous-marin connait, lui, en permanence l’état de la colonne d’eau parce qu’il la mesure autour de lui comme le glider.]
NON ! Le submersible n’a surtout accès qu’aux paramètres de la tranche de colonne d’eau dans laquelle il navigue , par exemple entre -50 m et -100 m.
Il ne fait pas le  » yo(s)-yo(s)  » sinon cela se saurait et je pense que cela serait très peu apprécié par l’équipage. C’est justement l’intérêt de ce planeur .
Un glider ou un autre drone devra accéder aux paramètres de la colonne d’eau autour , vers la surface , du submersible . Tout comme le navire de lutte ASM doit avoir accès à ces paramètres pour optimiser sa mission .
Votre idée n’est toutefois pas si incongrue car effectivement en 1992-1995 il était question d’utiliser les flottes de submersibles Occidentaliennes et Urssiennes pour commencer à dresser un  » état des lieux  » des océans après l’ Eco90 à Rio et pour profiter des  » dividendes de la paix  » .
Mais c’était sur une autre planète , dans une galaxie très lointaine , il y a très très longtemps . C’était une époque où tous les matafs de cette planète craignaient de se retrouver au chomdu et ils s’étaient découvert une vocation  » verte « . C’est par contre  » La Guerre Froide  » qui a permis l’allocation de ressources importantes à l’océanographie.
https://www.americanscientist.org/article/operational-oceanography
Mais on a du s’apercevoir vers 1994 qu’il existait un  » truc » farpaitement opérationnel : le planeur sous-marin ! ;0)
Cit:[ i on les dote de sonars passifs et/ actifs : ils participent alors directement à la lutte ASM.]
A partir du moment où ce n’est pas passif cela consomme de l’énergie et donc cela oblige à modifier l’allocation de ressources du planeur. Pareil pour l’IA dite  » IA embarquée  » . C’est extrêmement énergivore et il n’y a pas ici la possibilité de construire un SMR remorqué pour la faire cogiter . ;0) Sauf si vous construisez le …  » Poséidon  » bien sûr ! ;0)
Donc cela suppose la mise au point d’algorithmes extrêmement performants – cf un article précédent – ou/et de limiter son utilisation . Ce ratio ( consommation IA / gain de performance ) a été fait par exemple pour l’optimisation de la navigation par une IA .
Les courbes ci-dessous montrent qu’il faut concevoir plutôt des systèmes qui fonctionnent de manière intermittente et non pas des systèmes qui fonctionnent en continu .
https://ieeeearthzine.wpengine.com/wp-content/uploads/2017/12/SeagliderFigure1-1-1024×520.png
C’est ici que l’on peut voir l’intérêt d’un  » banc  » de trois ou plus planeurs par exemple : ceux-ci peuvent naviguer dans la même zone d’intérêt en mettant en service leurs capteurs et IA pendant 1/3 du temps de manière programmée. De la logique  » plus d’espace surveillé  » ( banc disséminé ) on passe à une logique de  » espace défini surveillé plus longtemps « ( banc regroupé ) mais cette décision c’est un truc de matafs.
Le Saildroneâ„¢ est du point de vu énergétique beaucoup plus performant pour ce type de missions car il dispose de trois sources d’énergie dont deux pour des capteurs : énergie solaire et énergie hydraulique ( hydrogénérateurs sur le voile de quille )
L’IA cela ne s’implante pas comac sur des plateformes comme les drones par ce que c’est  » à la mode  » ou que tout le monde en parle et le plus difficile c’est de concevoir une IA très peu énergivore.
Cit :[ on pourrait voir apparaître des gliders « hybrides », se rapprochant d’un UUV, car dotés d’un petit appareil propulsif leur permettant de se repositionner à intervalle régulier. ]
Mr. Doug Webb doit faire des triples « yos » dans son cercueil en vous lisant de ne pas avoir eu cette idée Ô combien lumineuse : motoriser son planeur ! :0)
Franchement vous devriez – très vite – en causer à Teledyneâ„¢ et – très – vite déposer un brevet …;0)
https://www.hydro-international.com/cache/4/8/a/2/4/48a24d6abf722bfbd8f136c9e963050724214426.png
Ps : il y a des smileys , hein !
C’est pareil pour le Saildroneâ„¢ et surtout ses copies motorisées avec un bon diesel-marine des familles ! :0)
Cit :[ peut aisément les détruire ou les capturer : un simple chalut (bien renseigné…) pourrait ainsi réaliser une pêche miraculeuse, neutralisant d’un seul coup un grand nombre de gliders…]
C’est bien pour cette raison qu’il a des primes pour leur capture en Asie , et dans les  » deux camps  » . L’effet pervers c’est que les pêcheurs abandonnent la pêche au poiscaille pour la pêche au drone …
https://www.dailymail.co.uk/news/article-7895027/China-rewards-11-fishermen-captured-seven-foreign-underwater-spy-drones.html
https://www.youtube.com/watch?v=h4fOHsL9d2s
Merci pour ce commentaire didactique.
Plutôt qu’un « glider » sous-marin en anglais, rien ne vous empêche de parler d’un planeur sous-marin en français.
Monsieur Lagneau le fait d’ailleurs fort bien tout au long de son article.
Des intérêts évidents.
Une classe de navires.
Cit :[ Des questions qui ne vont pas tarder à se poser…]
Et auxquelles on a même déjà répondu ! ;0)
https://www.teledynemarine.com/en-us/news/Pages/Teledyne-Slocum-Glider-Successfully-Deployed-from-a-U-S–Navy-Helicopter.aspx
https://www.popsci.com/technology/navy-deploys-slocum-glider-from-helicopter/
C’est le planeur qui remonte pour envoyer les données, ou un flotteur relié à un câble qui assure la fonction en remontant régulièrement de façon programmée? Programmée de façon régulière ou fonction de la menace détectée? Car si c’est le planteur il pourra être facilement repéré et son emplacement ciblé par des mines.
aussi facile que trouver une aiguille dans un hangar plein de bottes de pailles.
Sauf que s’il est identifié lors de ses remontées à la surface, difficile ensuite d’échapper aux poursuites à la vitesse des courants. La zone de recherche étant plus que limitée.
Plein de bottes de paille.
les allemands ont aussi ce genre de système qui est déployer en ce moment en Baltique ,et mer de nord
@jean luc,
La société française ALSEAMAR est le seul concepteur et producteur européen de planeurs sous-marins évolué, capable de collecter des données physiques et biologiques.
Récemment, la “Task Force X Baltic“ (TFXB) a déployé 60 systèmes autonomes en mer Baltique (USV, UUV, UAV], dont le « Seaexplorer » [La France a été le premier contributeur derrière les États-Unis]. Idem lors de l’exercice franco-italien “Mare Aperto 24.1“, organisé en mai 2024, où la FREMM Provence en avait déployé quatre.
L’Allemagne est en cours de développement d’un planeur sous-marin autonome, le « SG-1 Fathom » de la start-up allemande Helsing, qui sera équipé d’un système d’IA baptisé « Lura », dédié à la localisation et la classification de signatures acoustiques, mais son fonctionnement en plongée est comparable à un drone sous-marin motorisé autonome qui n’est pas aussi furtif et évolué que Seaexplorer capable de plonger à 1 200 m (Et bientôt à 3 500 m) et de transmettre en temps réel des données sur des phénomènes physiques, chimiques et biologiques, notamment : oxygène dissous, méthane, fluorométrie, bioluminescence, pénétration de la lumière, propagation sonar, courants marins, …
Pour le développement des planeurs sous-marins, Helsing travaille en partenariat avec des sociétés étrangères, la pépite tricolore “Mistral AI“, l’australien “Blue Ocean“, l’américain “Ocean Infinity“ et le britannique “QinetiQ“.
De planeurs sous-marins évolués, capables de collecter.
Qui est déployé.
Les Allemands, en mer du Nord.
faut arrêter d’appeler tous les machins qui sortent de « l’ordinaire » des planeurs, il n’y a strictement aucun rapport mécanique en un planeur, un vrai, et ces suppos sous marins.
Ben si justement. Commencez par lire l’article et renseignez vous un peu, au lieu de polluer l’espace commentaire avec votre hargne stérile.
Et oui, on a compris que vous étiez un fan de planeur, mais tout le monde s’en cogne.
un planeur plane dans l’air , les glider eux plane dans l’eau , en fonction des courants, comme les planeurs avec les courants d’air . Quand tu tombe ,tu fait un vol plané alors que tu est pas un planeur .
Vous faites une distinction artificielle en fonction du milieu d’évolution. Le mot anglais « glider » se traduit en français par planeur dans les deux cas.
Le « glider » qui « plane dans l’eau » est un planeur sous-marin.
Lorsqu’on utilise « faire un vol plané » pour décrire une longue chute, l’expression relève fréquemment de l’euphémisme, voire de la litote, pour parler de ce qui s’apparente souvent beaucoup plus à une chute libre.
Au sens propre, l’expression populaire « faire un vol plané » devrait ne s’appliquer qu’à une chute au cours de laquelle le déplacement horizontal est sensiblement supérieur au déplacement vertical : il a fait un vol plané par-dessus une haie ; éjecté de la moto, j’ai fait un vol plané jusqu’à l’autre côté de la route ; l’assiette, lancée comme un frisbee, se brisa au sol après un long vol plané.
Les « gliderS », eux, planeNT dans l’eau.
Quand tu tombeS, tu faiS.
Alors que tu N’eS pas.
merci HMX pour cette contribution de qualité.
Votre éclairage complète parfaitement le contenu de l’article
ici https://www.opex360.com/2025/12/08/pour-contrer-les-operations-sous-marines-russes-londres-mise-sur-le-programme-atlantic-bastion/ l’amiral Nicolas Vaujour est plutôt dubitatif ,il y crois pas beaucoup . Merci HMX et Ji louis
On parle pas du même usage.
Il n’y croit pas beaucoup.
Il vous en prie 😉
SEAEXPLORER, vidéo : https://youtu.be/L4xHD5y6DU4
Petite info complémentaire.
La Force maritime d’autodéfense japonaise (JMSDF) a acquis un SEAEXPLORER, mais aussi son concurrent, le « G3 Slocum » de l’américain Teledyne, afin de les tester pour en choisir un destiné à constituer une flotte.
G3 Slocum :
http://www.video.teledynemarine.com/video/62404618/storm-and-mammal-monitoring-with
… ou à les copier / améliorer / produire localement.