Le système franco-italien de défense aérienne SAMP/T NG démontre ses capacités avec deux nouveaux tirs réussis

En octobre 2024, depuis son centre d’essais de Biscarrosse [Landes], la Direction générale de l’armement [DGA] effectua le premier tir de développement du missile intercepteur ASTER 30B1 NT [pour Nouvelles Technologies], pièce maîtresse du système de défense aérienne SAMP/T NG [Sol-Air Moyenne Portée / Terrestre de nouvelle génération].

Puis, durant l’été dernier, à l’occasion d’une campagne d’essais appelée « Minerve », la DGA valida la capacité longue portée de ce missile, développé par le consortium franco-italien Eurosam, sous l’égide de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr].

Selon les données du ministère des Armées, doté d’un autodirecteur en bande K, l’ASTER 30B1 NT est capable d’intercepter une cible aérienne [aéronefs, missiles, y compris hypersoniques] volant à 25 000 mètres d’altitude et dans un rayon de 150 km. En outre, il « permettra une distinction fiable entre ennemis et alliés grâce à son système de guidage autonome, un radar embarqué qui analysera les cibles en temps réel ».

Outre l’ASTER 30B1 NT, le SAMP/T se compose de un à six lanceurs pouvant chacun tirer jusqu’à huit missiles, d’un générateur d’électricité, d’un module d’engagement et d’un radar en bande X, associé à un système d’identification ami/ennemi.

S’agissant du radar, la France et l’Italie ont fait des choix différents. La version française du SAMP/T NG, adoptée par le Danemark, reposera sur le Ground Fire 300 de Thales alors que le ministère italien de la Défense a préféré le Kronos GM HP développé par Leonardo. Selon l’OCCAr, les deux systèmes offrent des « performances accrues, tant en matière de détection, de suivi et de destruction des cibles », chacun ayant un module d’engagement permettant de contrer les attaques saturantes de missiles.

Quoi qu’il en soit, après les deux tirs de développement effectués par la DGA, il restait à démontrer les performances globales du SAMP/T NG. Ce qui vient d’être fait avec deux essais réussis réalisés en Italie et en France.

Ils ont « eu lieu au champ de tir PISQ [Poligono Interforze del Salto di Quirra], en Sardaigne, le 3 décembre avec une variante italienne du SAMP/T NG et au champ de tir DGA Essais de Missiles, à Biscarrosse, le 15 décembre avec une variante française du SAMP/T NG », a en effet annoncé MBDA, membre du consortium Eurosam, ce 16 décembre.

Selon l’industriel, ces deux tirs, réalisés dans une configuration complète [radar, module d’engagement, lanceurs interconnectés] ont démontré les « capacités opérationnelles améliorées du SAMP/T NG », lequel permettra « d’intercepter des cibles aériennes et balistiques plus complexes » que ce soit en termes de portée, de manœuvrabilité, de furtivité ou de vitesse.

« Ces tirs constituent une avancée majeure pour le programme bilatéral SAMP/T NG, piloté par l’OCCAr pour le compte de la France et de l’Italie » et « représentent des progrès importants dans le développement de ce nouveau système de défense aérienne européen de pointe », a insisté MBDA.

Les premiers SAMP/T NG seront livrés à l’armée de l’Air & de l’Espace ainsi qu’à l’Esercito italiano au début de l’année 2026.

Photo : DGA Essais de missiles

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52 contributions

  1. Georges Frérot dit :

    Une question me viens à l’esprit au regard de ces performances rassurantes :
    – est-il envisager de rapidement développer une version lancement à froid du missile ?
    Cette option permettrait de mieux intégrer le système à bord des nouvelles frégates FDA et FDI en libérant de l’espace interne.

    • Va-et-vient dit :

      Une correction me vient à l’esprit.

    • Mic dit :

      https://www.meretmarine.com/fr/defense/la-fdi-pourra-embarquer-jusqu-a-48-camm-en-plus-de-16-aster-soit-64-missiles-antiaeriens
      Voir la réponse ci-dessus, article sur les possibilités dans le domaine antiaérien qui pourrait être intégré dans une FDI, suivant les besoins potentiels d’un éventuel acquéreur de cette frégate.
      Cette frégate pourra être adaptée d’une façon relativement simple en intégrant des silos suivant les missiles adoptés par un potentiel client.

    • Mad dit :

      J’ai du mal a comprendre, un lancement a froid, que ce soit par piston ou gaz, sera forcement plus volumineux, et en plus nécessiterais d’ajouter au missile un moyen de s’orienter a basse vitesse moteur éteins avant l’allumage du booster (généralement de petites fusées) donc un missile plus cher et plus lourd.

    • j2c dit :

      Qu’entend-on par lancement a froid ?
      Ils n’ont pas d’ergols, mais sont a poudre

    • tschok dit :

      T’excite, pas frère.

      Pour l’instant, instruit par ce qui vient de se passer avec le Sylver A 50 + CAMM sur FDI, tu as capté que lancement à froid = plus de missiles dans le même volume. Donc, maintenant, tu programmes ton cerveau pour demander, à chaque fois que tu vois un missile, si on peut le lancer à froid, pour en mettre plus dans le même volume.

      Parce que tu veux augmenter la bordée des frégates de la MN.

      Et ton cerveau, il te dit: « chouette, j’ai trouvé une bonne idée que les autres ils n’ont pas et que c’est moi le meilleur ».

      Mais en fait, c’est plus compliqué. Je te propose que toi, ton cerveau et nous, on y réfléchisse ensemble et qu’on se demande comment tu as construit l’égalité: lancement à froid = plus de missiles dans le même volume.

      Parce que là t’es en train de te foutre un dogme dans la tête sans comprendre de quoi il est question.

      Sinon, attention, un lancement à froid implique de propulser le missile hors de son tube de lancement par d’autres moyens que son propre moteur. Donc, il faut lui fournir de l’énergie d’une façon ou d’une autre. Cette énergie doit être stockée dans le navire. Et elle va être utilisée via un dispositif qui va obligatoirement se rajouter à ce qui existe déjà.

      Donc, tu libères pas de l’espace interne dans le navire, tu lui rajoutes des trucs.

      Mais on va réfléchir à toussa, ton cerveau et toi, si tu veux bien.

      Donc, l’idée, c’est de faire sortir un missile Aster de son tube sans utiliser son moteur. On va raisonner avec un Aster 30, qui est un cylindre qui fait 450 kg, environ 5 mètres de long pour 18 cm de diamètre, qui comprend le corps du missile en lui même plus un booster, et qui a une voilure:https://www.mbda-systems.com/products/area-protection/aster-family/aster-30

      But du jeu: propulser cet objet hors de son tube, pour que le booster s’allume au niveau des superstructures du navire. Première question à trancher: est-ce que, à la base, c’est une bonne idée d’allumer un gros pétard à moins de 20 m de la passerelle principale de ton navire? Ou, est-ce qu’il ne vaut mieux pas l’allumer dans son tube?

      Je te file le micro, frère, à toi et à ton cerveau de causer. Allez Georges, courage. La France te regarde. On va passer ensemble du dogme à la réalité.

  2. Yvon dit :

    Les deux tirs réussis du SAMP-T NG attestent, s’il en est besoin, que les européens (en l’occurrence l’Italie et la France) savent concevoir, développer et fabriquer des missiles sol-air performants dans un périmètre 25 000 m d’altitude/ 150 km de portée.
    Il n’empêche que nombre de pays européens préfèrent commander des Patriot aux USA qui ne se cachent même pas qu’ils les laisseront tomber si cela les arrange où si c’est le bon plaisir de leur dirigeant du moment.
    Le rythme de production des SAMP-T a déjà été notablement augmenté. Il peut l’être encore. Acheter américain est tout bonnement irrationnel et ne répond qu’à des considérations peu avouables telles que ne rien faire qui puisse conforter la BITD française au risque, considérable, de se trouver désarmé au pire moment.

    • jean luc dit :

      Oui, le système de défense anti-aérien
      Patriot est fabriqué en partie en Allemagne, notamment via un contrat majeur signé par plusieurs pays européens (Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Roumanie) avec les États-Unis pour l’achat de missiles et la création d’une nouvelle usine de production en Bavière, gérée par MBDA et Raytheon, pour augmenter la capacité européenne. Cela signifie que les futurs missiles Patriot pour l’Europe seront produits localement, renforçant la production allemande et européenne de ces systèmes de défense essentiels, comme le confirme l’arrivée de la première usine de production Patriot hors des États-Unis en Allemagne.
      Points clés :

      Production européenne : Une nouvelle usine de production de missiles Patriot pour l’Europe est en construction en Bavière, en Allemagne.
      Contrat stratégique : L’Allemagne et d’autres alliés ont signé un accord pour acheter et produire jusqu’à 1000 missiles Patriot.
      Acteurs impliqués : Le fabricant MBDA (européen) et Raytheon (américain) travaillent ensemble sur ce projet.
      Objectif : Répondre aux besoins en défense anti-aérienne de l’Europe, notamment suite à la guerre en Ukraine.
      tu peut vérifier avec MBDA DEUTCHLAND

      • Roland DESPARTE dit :

        C’est tout de même triste que les allemands ne sachent pas fabriquer eux-mêmes un tel système souverain… Heureusement que les US et MBDA (et israéliens avec l’Arrow) apportent technologie et maitrise d’oeuvre… Cela me fait penser au premier (et seul) porte-avions allemand, le Graf Zeppelin, qui devait être le Seigneur des mers, et qu’ils n’ont jamais réussi à mettre en service… Reveillez-vous Kamarades ! Affirmez-vous ! Et évitez de jacasser sans cesse au nom de l’Europe, alors que vous êtes le principal pays européen atlantiste. N’oubliez pas que les souverains du Saint-Empire romain germanique ont été précédés par les rois Francs… Charlemagne est le premier a avoir uni l’Europe, soyez-en fiers !

      • Noupat dit :

        Objectif : Répondre aux besoins en défense anti-aérienne de l’Europe…notamment avec des systèmes non européens financés par le SAFE (sic), être sous-traitant : c’est bien.
        Cependant, ce statut : n’est rien d’autre que de la sous-traitance (GER, PL,…) => pays ateliers avec joint venture (lol)
        Viser la souveraineté grâce à la R&D : ça change la donne; et donc l’ETAT d’ESPRIT.

      • Mic dit :

        Oui Oui, mais qu’en est-il de la « vraie » dépendance de ces pays vis des US ?
        Que vous le vouliez ou pas ! la production restera, en termes d’évolutions techniques des batteries et missiles, entre les mains des US, demain ces derniers, arrêtent de fournir tout le nécessaire à l’application d’une évolution technique, les européens resteront coincés dans la version qu’ils produisent à ce jour !
        Des systèmes comme ceux-ci, évoluent en permanence, pour s’adapter à la menace, entre autres, rien que dans la partie du traitement des données !
        Par exemple, les évolutions des logiciels et programmes du traitement des infos recueillis par le radar, je ne vous donne pas le nombre d’évolutions appliqué à ce système pendant une situation géopolitique « calme ».
        Depuis 2022 nous sommes passés dans un contexte conflictuel ! Avec comme conséquences, des évolutions plus nombreuses et qui doivent faire l’objet d’une récurrence plus importante.

        Votre véhicule automobile, quand vous l’amenez chez votre concessionnaire subit des mises et/ou des corrections des logiciels, intégrés dans votre véhicule, si vous ne le demandez pas, ils ne vous le diront pas.
        Imaginez pour un système des systèmes (car cela en est un) comme le Patriot ou ASMP/T maintenant ASMP/P NG.

      • Noupat dit :

        tu peut
        *X
        #grammaire

      • Corbeau dit :

        Glorifier une usine d’assemblage d’éléments Us, qui arrivera péniblement aux 65% de valeur pour bénéficier des prêts E.U.
        On en attendait pas moins de toi… jean cul

      • lecoq dit :

        pourquoi tu ne te nomme pas claus ?

      • Fck_Clankers dit :

        Merci ChatGPT. Une seule phrase rédigée manuellement et il arrive à faire une faute, bravo.

      • Goose dit :

        Au moins, avec tes copier/coller de plaquettes publicitaires, nous arrivons à te lire !
        Évidemment, point de souveraineté évoquée dans ton laïus, encore moins de R&D en Allemagne, qui reste une simple usine de production dans les mains de la BITD américaine…
        Et bien sûr, ça dérape sur ta conclusion…

      • FJAG dit :

        Combien les russes lancent t’il de missile par jour ? Une fois le stock de 1000 épuisé, le coût du renouvellement des licences, en argent et concession diplomatique, voire territoriales, pourrait t’il par hasard être revu ?

      • Aymard de Ledonner dit :

        Un autre point clé est que l’usine allemande ne peut fonctionner que si les composants US sont disponibles.
        En cas de conflit en mer de Chine par exemple, il est évident que les US privilégieront la fabrication de leurs missiles au détriment de la production allemande.
        Par ailleurs, les US peuvent également manifester leur mauvaise humeur en restreignant l’approvisionnement de l’usine allemande dans le cas où l’Allemagne tarderai à se plier à la volonté US sur tel ou tel sujet.

        • Philippe dit :

          @Aymard de Ledonner. Le PAC-2 GEM-T est intégralement produit sous licence par MBDA Deutschland et ne dépend pas d’approvisionnements US… Des mises à jour soft du missile par contre….

      • Relisez-vous SVP dit :

        Tu peuX vérifier avec MBDA DeutSchland.

      • HMX dit :

        @jean luc
        Les missiles GEM-T/PAC 2 du Patriot seront certes produits en Bavière à partir de 2026-27, par la co-entreprise Rayhteon-MBDA Deutschland, mais uniquement sous le contrôle et avec l’accord de Washington, et avec certains éléments technologiques sensibles qui resteront produits aux USA (licence). Le missile PAC-3, plus évolué, est produit par Lockheed Martin et n’est pas concerné par cet accord : il restera intégralement produit aux USA.

        Cet accord de production peut naturellement être révoqué à tout moment, sur un simple froncement de sourcil, litige commercial, ou accès de mauvaise humeur de la part du locataire de la Maison Blanche… on mesure ce que cela implique à la lumière de la guerre en Ukraine. C’est clairement une dépendance choisie de la part de l’Allemagne. Si demain l’Europe devait faire face à une pluie de missiles (scénario type guerre Iran-Israël), l’Allemagne sera soumise au bon vouloir du Président américain, qui acceptera ou non, comme avec l’Ukraine, de livrer les composants nécessaires à la production.

        On peut donc voir le verre à moitié vide, ou à moitié plein : il est toujours préférable de produire sur le sol allemand des missiles Patriot, plutôt que les acheter directement aux USA. Et avec un peu de naïveté, on peut même trouver formidable le pragmatisme des allemands, qui achètent sur étagère des systèmes antimissiles américains et israéliens parce qu’ils sont immédiatement disponibles. Mais une dépendance (double dépendance !), même choisie, reste une dépendance. le fait qu’Israël ait refusé de contribuer à la guerre en Ukraine par des livraisons d’armes face à la Russie, et la manière dont Donald Trump traite les ukrainiens, devrait pourtant servir d’alerte aux allemands…

        • NORAD dit :

          @HMX. « Le missile PAC-3, plus évolué, est produit par Lockheed Martin et n’est pas concerné par cet accord : il restera intégralement produit aux USA. » Le missile PAC-3 MSE est produit sous licence au Japon. Actuellement, LM cherche à nouer un partenariat avec des industriels allemands pour le fabriquer sous licence également..

      • MC² dit :

        Félicitation, votre IA fait de gros progrès en orthographe. Où sont donc vos accents aigus sur les A ? Et votre ponctuation inventive ? Vos règles personnelles de grammaire et de conjugaison ? Presque plus de fautes. Ces fantaisies vont me manquer.
        En tout cas, entre les bots de Washington, de Berlin et de Moscou, on fait de belles rencontres interculturelles sur ce site.

      • Unlecteur dit :

        @JL
        Tenez un aperçu déja connu de ce qu’il vous attend : https://meta-defense.fr/2025/12/17/europuls-bundeswehr-sans-munition-us/

    • Conjonction dit :

      Conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
      Ou, pas où.
      Si cela les arrange ou si c’est le bon plaisir de leur dirigeant. Pas « Si cela les arrange où si c’est le bon plaisir ».
      Merci.

    • tschok dit :

      Yvon s’engueulent encore avec jean luc à propos des Boches et du Patriot… Bataille de crottes de nez entre deux ados boutonneux dans la cour de récré.

      Faut les séparer ces deux -là.

      Osef des Boches et du Patriot. L’Aster, c’est une tuerie. Et c’est que le début de ce qu’on peut faire. Il a une importance stratégique. Fin de la séance d’auto-cirage de pompe (ou pignolage de gland si vous préférez qu’on change d’organe viril).

      Retour dans le monde réel: l’enjeu avec cette arme, c’est de savoir ce qu’on veut en faire. A quel projet stratégique elle doit servir.

      On tient un des meilleurs missile de sa catégorie, c’est un atout majeur, on capitalise sur lui depuis plus d’une génération. Il représente un fantastique levier. On le valorise comment? On a ça dans notre arsenal, on en fait quoi dans le monde actuel?

      Les batailles de crottes de nez, c’est pour les gosses et ça fait marrer Mémé, mais c’est tout.

      • Why not dit :

        tschok, les batailles de crottes de nez ça fait marrer Mémé alors que ça nuit gravement à la souveraineté alimentaire de la France, scandaleux!

  3. Pirlouis dit :

    Bien ! Le maillage défensif du SAMP/T NG s’enrichit et augmente le volume de sa couverture. Si le prix reste compétitif le besoin en Patriot diminue. Une question pour les sachants : le système sait-il discriminer ses cibles en fonction de leur taille ou de leur vitesse et répondre avec un missile adapté ( drones ou petits missiles abattus par des munitions low cost, missiles supersoniques ou hypersoniques abattus par des Asters) ?
    En tout cas, bon exemple de coopération au sein de l’UE, seule réponse fiable pour préserver notre autonomie et pouvoir crier « Au diable le bouffon kétaminé de Mar-a-lago et son Geppetto moscovite »

    • Roland DESPARTE dit :

      Bonjour Pirlouis,
      Oui, les quatre escadrons de défense sol-air (EDSA) utilisent divers radars permettant une discrimination et une réponse adaptée multicouches (Aster, crotale NG, systèmes de lutte anti-drone,…). Le radar Arabel ainsi que le nouveau radar tactique (mobile) de surveillance et de défense aérienne Ground Fire de Thales (Portée 400 km, couverture panoramique à 360° et 90° en élévation, capable de détecter et discriminer des drones et des missiles). Par ailleurs, l’Aster 30 B1NT permet de distinguer ami/ennemi grâce à son système de guidage autonome et un radar embarqué qui analyse les cibles en temps réel.
      Le petit problème est que nous en avons à dose homéopathique… (La production de GF 300 est passée de 9/10 radars par an à 35/40 par an, soyons patients…).

    • Jeff dit :

      Bonjour Pirlouis,
      Le système SAMP/T NG n’utilise à ma connaissance que la munition ASTER (et donc des lanceurs adaptés). Donc ça n’est pas la commande SAMP/T qui ordonnera le tir d’une autre munition à mon avis. Après sans doute qu’au sein d’un système de défense aérienne plus complet, l’identification d’une cible doit pouvoir donner lieu à un traitement de celle-ci avec un autre système d’arme, courte portée et moins onéreux.

    • GpL dit :

      Le SAMPT tire de l’ASTER qui coute un bras, point barre. Le choix d’engager le SAMPT ou un autre vecteur (faire décoller la chasse, MICAVL, MISTRAL, …) n’est pas traité par le SAMPT mais un niveau supérieur

    • tschok dit :

      @ Pirlouis,

      La France révolutionne sa défense aérienne et met en place très progressivement un système multi-couches intégré avec plusieurs missiles qui, auparavant, étaient mis en œuvre de façon bordélique:

      – Le Mistral: la petite brute agressive, qui vient de l’armée de terre
      – Le Mica VL: missile médian intello, qui vient de l’armée de l’air
      – L’Aster: la grosse brute no limit, qui vient de la marine

      Trois des meilleurs missiles du monde chacun dans leur catégorie. Le tout dans un système intégré (enfin, en voie d’intégration).

      Puisque, par construction, c’est multi-couches, ce truc a nécessairement une capacité de discrimination. C’est pas un accessoire qui est éventuellement livré avec le piano si le client lève l’option, ça fait intrinsèquement partie du piano. C’est dans le concept même que tu discrimines les cibles, vu que tu vas leur tirer dessus avec trois trucs différents, selon les circonstances et la nature des cibles.

      Et puis après, dans les derniers étages du système, on a le Rapid Fire, et encore en-dessous, la LAD.

      Donc, on est en train de faire un truc cohérent. Et dans ce truc, les effecteurs ne pourront être utilement mis en œuvre que s’il y a une grosse partie matière grise, ce qui nous amène à l’IA, nourries en donnée par des capteurs performants et variés (redondance, résilience, robustesse) et, naturellement, du personnel qualifié en nombre suffisant (masse, compétences).

      Bref, on a toutes les cartes en main. Le problème étant de savoir ce qu’on veut faire de ce pouvoir qui est complètement disproportionné si on se contente d’être les minus craintifs et agressifs que je passe mon temps à lire sur ce blog et qui sont en réalité préoccupés par un seul problème: qui va payer leur retraite.

      Parce que ce problème, il est très simple à régler: si vous voulez que quelqu’un paye vos retraites, il faut que quelqu’un d’autre bosse pour vous, ce qui n’est pas si compliqué que ça, en soi. Le vrai défi étant de parvenir à ce résultat à un âge où on n’a plus les moyens physiques, psychiques et intellectuels d’être des dominants. C’est LE problème du retraité.

      En fait, à l’usage, sur un blog militaire, il faudrait distinguer le problème du retraité, dont vous parlez énormément, des problèmes militaires qui sont en pratique des problèmes de jeunes, puisqu’il faut être jeune pour faire la guerre.

  4. Roland DESPARTE dit :

    On notera d’ailleurs que lors de l’exercice Volfa 2025 qui a mobilisé l’ensemble des BA du réseau national [sous le contrôle de l’ “Air Warfare Center“ (CEAM/AWC) de la BA de Mont-de-Marsan en liaison avec le “Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes“ (CDAOA) de Lyon-Mont Verdun], un système sol-air moyenne portée/terrestre (SAMP/T) Mamba avait pris ses quartiers dans le Massif central au camp militaire de La Courtine avec le déploiement d’un radar Arabel et d’un radar GM403. L’EDSA (Escadron de défense sol-air) avait mis en œuvre huit sections Mamba et dix-sept Crotale NG ainsi qu’une station de brouillage ; Volfa ayant également permis de tester avec succès la capacité de projection des systèmes d’armes en réalisant pour la première fois deux missions d’aérotransport de modules MAMBA (shelter et véhicule porteur/système de lancement missiles) par A400M.

  5. Tito dit :

    @pirlouis
    oui le missile discrimine les cibles qui lui sont désignés par le module d’engagement via le mode radar.c’est pour ça qu’il possède une charge militaire dite duale en fonction du type de cible il peut déclencher différemment cette charge soit en mode conventionnelle ( petits éclats en grand nombre) ou ATBM ( gros fragments moins nombreux pour détruire des missiles balistique en privilégiant l’énergie cinétique)

  6. vero dit :

    Il ne restera plus qu’à se doter d’une version capable d’intercepter les ogives nucléaires en exoatmosphère et ne p^)lus avoir besoin ainsi de protection Américaine lien sur le test de la version Américaine : https://www.youtube.com/watch?v=-6BfEoOvRhU

  7. Kamelot dit :

    Nous pouvons constater qu’une coopération binationale, bien gérée, peut mener à un système performant…
    Le plus difficile sera de disposer des budgets nécessaires pour s’en équiper promptement. De même, il est nécessaire de developper la génération suivante et celle complémentaire pour des interceptions plus hautes et rapides.

    Le lancement à froid est une solution à envisager, mais elle a ses propres sujétions et demandera, possiblement, une autre version technique des missiles considérés.

    La politique de défense et industriel de certains pays Européens n’est pas la même que la nôtre, y compris ses affinités outre-atlantique. Le « réarmement » dans un temps contraint n’est pas le seul paramètres, bien d’autres existent comme les intérêts nationaux qui se veulent dans un cadre « collectif » pour remorrter les marchés. L’influence des USA est historique et va perdurer sans une cause commune et une menace réelle qui va arranger bien des intérêts. 🙁

  8. Byzance dit :

    Produire sous ITAR… vaste programme

  9. Metwo c'est twop dit :

    une collaboration qui cafouille moins que le scaf. bravo!

  10. Eddy Fact dit :

    Dommage que les italiens ne nous aiment pas. On pourrait faire de grandes choses.

    • tschok dit :

      Les Italiens, encore des gens qui nous veulent du mal?

      Décidément, on n’a vraiment pas de bol avec le reste de l’humanité…

      Tu as compris que le monde nous aime plus que de raison et qu’on est touché par la grâce de divine? Que nous vivons dans un pays où Dieu lui-même est heureux? Que tout nous a été donné et qu’aucun compte ne nous est demandé? Que nous disposons de grands pouvoirs et que nous avons unilatéralement déclaré que nous n’avions aucune responsabilité autres que celles qu’on daigne se reconnaître, et encore, à la condition que ça ne nous coûte pas trop cher?

      Pfff! Enfant gâté, va. Toujours à se plaindre. On a vraiment l’impression en vous lisant que Français = fiottes.

      Des coups de triques, oui. Par les mânes de nos ancêtres, je vous le dis.

  11. Patatra dit :

    Cocorrico !! Maintenant, il faut la paire qui va avec !