La Simulation massive en réseau est sur le point de franchir un nouveau jalon au sein de l’armée de l’Air & de l’Espace

En octobre, organisée par le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes [CDAOA], l’édition 2025 de l’exercice de préparation à la « haute intensité » Volfa a mobilisé pas moins d’une cinquantaine d’aéronefs et plus d’un millier d’aviateurs.

« Inspiré des enseignements tirés des conflits récents, Volfa 2025 intègre de nombreux raids aériens complexes, de jour comme de nuit, mettant en Å“uvre tout le spectre des opérations aériennes : supériorité aérienne, reconnaissance, déploiement agile, protection des forces ou encore opérations en conditions dégradées », avait alors expliqué l’armée de l’Air & de l’Espace.

Mais il se pourrait bien que, dans un avenir proche, la « simulation massive en réseau » [SMR] joue un rôle dans des exercices de cette nature.

Pour rappel, la SMR reprend les principes du « serious gaming » [jeu sérieux] et de technologie issue des jeux vidéos. En 2017, dans le cadre d’un projet d’innovation participative, l’Escadron de chasse 2/5 « Île-de-France », aujourd’hui dissous, s’était approprié ce concept en se dotant de six stations MCS [Mission Combat Simulator] afin de simuler des tactiques air-air pour ensuite les reproduire dans des conditions réelles. Des échanges entre passionnés de cet escadron et l’entreprise RAZBAM Simulations avaient permis d’améliorer la qualité du module Mirage 2000C

Cette initiative fit florès car, en 2019, l’état-major de l’AAE décida de l’étendre à l’ensemble de ses unités, avec l’appui du Centre d’expertise Aérienne Militaire [CEAM] et l’Agence de l’innovation de défense.

Et pour cause : si elle ne remplace évidemment pas l’entraînement en conditions réelles, la SMR offre plusieurs avantages, à commencer par celui de s’affranchir des contraintes de disponibilité des aéronefs. Peu coûteuse, elle permet surtout d’expérimenter de nouvelles tactiques, de passer outre certaines réglementations contraignantes qui s’imposent en « temps de paix », de rejouer des scénarios opérationnels autant de quoi que nécessaire, voire de produire des données qui alimenteront les algorithmes d’intelligence artificielle [IA] dédiés au combat aérien.

« La Simulation Massive en Réseau complète l’entrainement en vol des équipages et les simulateurs ‘haute-fidélité’ en offrant un environnement virtuel et opérationnel commun. En mettant en réseau des cabines de pilotage et des systèmes d’armes simplifiés, elle permet d’entraîner les forces aux procédures communes et à la coordination exigée par du combat collaboratif », résume le CEAM.

Quoi qu’il en soit, la SMR est sur le point de franchir une nouvelle étape au sein de l’armée de l’Air & de l’Espace. Le 4 décembre, alors que les équipements nécessaires sont en cours de déploiement, une mission de synthèse a été effectuée en vue de prononcer une première capacité opérationnelle d’ici la fin de cette année.

Dans le détail, et selon le CEAM, cette mission de synthèse a consisté à connecter seize cabines réparties sur six sites différents, afin de permettre aux opérateurs « d’interagir, de tester et développer des tactiques dans des scénarios complexes et exigeants représentatifs de la haute intensité ». Elle « a ainsi permis de faire évoluer la chasse [Luxeuil et Nancy], la défense sol-air [Avord], le contrôle de la défense aérienne [Tours et Mont-de-Marsan], les hélicoptères [Pau], etc. », a-t-il ajouté.

L’an prochain, l’AAE a l’objectif de déployer une centaine de cabines interconnectées sur ses différentes bases aériennes. « Les ambitions futures incluent l’enrichissement de la SMR avec de nouvelles briques capacitaires, notamment des capacités ‘constructives’ générées par l’intelligence artificielle et une aptitude à l’interconnexion avec l’environnement ‘Live' », a expliqué le CEAM, via le réseau social LinkedIn.

Photos : CEAM

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

32 contributions

  1. Clavier dit :

    Il ne reste plus qu’à simuler le cockpit du Rafale ….!
    Et rien de tel qu’un bon vieux LAN pour s’amuser !

    • Vu dit :

      Ici !
      Svp.
      Faisons une minute de silence pour une contribution disruptive morte au champ de ce que vous voudrez.
      C tout.

  2. Fabien Tremm dit :

    Ha non, la France n’a pas besoin de ça, simulateur = caca.

  3. Math dit :

    Logique. Quand on voit ce que les gream Reaper’s sont capables de produire sur DCS avec des moyens dérisoires dans des vidéos Y…be, je comprends parfaitement la démarche de l’armée de l’Air. Les reapers ne connaissent pas les vrais performances des radars, utilisent pour de nombreux avions des IA très limités et disposent de serveurs grand public et d’un accès à la massification extrêmement modeste, sans parler de la connectivité défaillante. Avec les moyens de l’AAE, quelques analystes habilités, des développeurs, des instructeurs creatifs et des pilotes en grands nombre, le réalisme de manœuvres de grande ampleur devrait être d’un tout autre niveau. Si on ajoute un IA spécialisée dans le commandement de groupes de chasse, des contraintes comme le brouillage radar offensif ou défensif, le niveau tactique de nos pilotes et de nos commandants devrait arriver au meilleur niveau mondial. C’est un peu comme aux échecs, le niveau des joueurs a explosé une fois que l’ordinateur a ajouté son niveau de calcule pour déterminer quels sont les bons coups. Et ça signifie une seule chose: la guerre aérienne devra se passer de pilotes rapidement car les humains ne pourront pas avoir le niveau de compréhension tactique des machines à court terme maintenant, ni même encaisser les mêmes contraintes physiques.
    Il faut peut-être envisager un Rafale F6 puis passer à des drones de combat plutôt que développer à tout prix un NGF piloté maintenant alors que nous ne sommes pas encore tout à fait prêt sur les IA embarquées.

    • Relisez-vous SVP dit :

      Les GrIm ReapeRS.
      Des IA très limitéEs.
      Créatifs.
      En granD nombre.
      UnE IA spécialisée.
      Son niveau de calcuL.
      Nous ne sommes pas encore tout à fait prêtS.

  4. rafmir dit :

    Impressionnant

  5. GotoRaptor dit :

    J’ai le même pedalier thrustmaster! 😀

  6. Lothringer dit :

    Il ne manque plus qu’à faire la même chose chez nos voisins belges et leurs F35 , pour leur économiser des heures (budgétaires) de vol.
    Avec les économies. Peut-être réfléchiront-ils à nois acheter des Rafale ? (en rêve).

  7. Zaratoustra dit :

    Tout ça me rappelle que quand j’étais ado au siècle dernier, je jouais à After Burner sur une bonne grosse machine d’arcade, comme quoi je l’ignorais, mais j’étais déjà un as…

    • Les petits penseur se pensent malins dit :

      Ça va la tête, pas trop grosse ?
      Et les chevilles, ça enfle pas trop ?

  8. Le sicaire dit :

    Le simulateur a ses atouts assurément mais cela ne doit pas se faire au détriment des heures de vol. Je pense que l’armée de l’air devrait prévoir pour les pilotes en unité, en plus des heurs de vol normal sur avion de chasse, un contingent d’heures de vol dédié… aux vols « purs ». J’entends par la des vols où on a la tête plus souvent dehors que sur un écran numérique (voltige, dog fight, vol en formation serrée…). Ces heures de vol pourraient être efficacement réalisées sur des avions « légers » du type PC 21… Réduction du coût de l’heure de vol, tout en permettant aux pilotes de garder leur compétence au pilotage « pure » et aux sensations que cela génère.

    • Carin dit :

      @Le sicaire……
      Il est précisé dans l’article, qu’après avoir monté des manœuvre en commun sur simulateurs en réseau, les pilotes et donc leurs machines se verraient les reproduires réellement, avec quelques surprises… de nuit, par temps de fort orage, en conditions dégradées etc… etc…
      Voilà à quoi servent les séances de simulateurs, (monter des tactiques réalistes), et les heures de vols réels
      ( mettre ces tactiques à l’épreuve de la réalité). Le tout entre pilotes de l’ensemble des bases aériennes, sur l’ensemble du pays.
      Le petit plus, étant que l’ensemble des données ainsi vérifiées, iront alimenter l’IA dédiée à l’aide au combat… ce qui va rendre cette
      « aide », plus crédible. (Par exemple, une IA embarquée ne demandera pas à un pilote d’effectuer une manœuvre que ce dernier ne pourra pas supporter physiquement).
      Ce qui est visé, c’est que l’IA de combat qui va très prochainement monter à bord des chasseurs, soit suffisamment « intelligente » pour gérer une mission de combat, tout en surveillant la fatigue accumulée du pilote, et en modifiant les techniques, (facteurs de charge), pour ne pas
      « perdre » le pilote, alors que l’IA de combat embarquée à bord d’un drone ailier fidèle, n’aura pour limite que celle que l’architecture du drone pourra encaisser en toute sécurité.. un drone de combat, sera beaucoup plus agile qu’un chasseur piloté.

    • Marine dit :

      « Je pense que l’armée de l’air devrait prévoir pour les pilotes en unité, en plus des heurs de vol normal sur avion de chasse, un contingent d’heures de vol dédié… aux vols « purs ». J’entends par la des vols où on a la tête plus souvent dehors que sur un écran numérique (voltige, dog fight, vol en formation serrée…). Ces heures de vol pourraient être efficacement réalisées sur des avions « légers » du type PC 21. » … C’est déjà ce qui se fait, mais sur leur avion d’armes (Mirage ou Rafale). Pourquoi s’entraîner à combattre sur un avion « léger », alors qu’ils le font déjà sur avion de combat ? Vous voudriez qu’ils arrêtent de s’entraîner à la voltige et au dogfight sur Mirage/Rafale, pour le faire sur PC-21 à la place ? Aucun intérêt puisqu’il leur faut avant tout maîtriser le vol et le combat sur l’avion d’armes sur lequel ils sont affectés. Le PC-21 est bien pour la formation ; mais une fois qu’ils sont qualifiés sur chasseur, c’est sur chasseur qu’ils doivent voler.

    • Relisez-vous SVP dit :

      L’armée de l’Air.
      En plus des heurEs de vol.
      J’entends par lÀ.
      DoGFight.
      Au pilotage « puR ».

    • Robert Collins dit :

      Plutôt qu’un « dogfight » en anglais, vous pourriez vous livrer à un combat tournoyant en français.

  9. Toblerone dit :

    Ils sont sur DCS ( Digital Combat Simulator World ) de EAgle Dynamics !
    Les vrais pilotes vont avoir des soucis avec les gamers amateurs du genre qui maitrise parfaitement ce genre de simu’ comme la Team 4Th VEAW. Meme moi au sol en DCA, je leur pose probléme 😉

  10. Marine dit :

    « Je pense que l’armée de l’air devrait prévoir pour les pilotes en unité, en plus des heurs de vol normal sur avion de chasse, un contingent d’heures de vol dédié… aux vols « purs ». J’entends par la des vols où on a la tête plus souvent dehors que sur un écran numérique (voltige, dog fight, vol en formation serrée…). Ces heures de vol pourraient être efficacement réalisées sur des avions « légers » du type PC 21. » … C’est déjà ce qui se fait, mais sur leur avion d’armes (Mirage ou Rafale). Pourquoi s’entraîner à combattre sur un avion « léger », alors qu’ils le font déjà sur avion de combat ? Vous voudriez qu’ils arrêtent de s’entraîner à la voltige et au dogfight sur Mirage/Rafale, pour le faire sur PC-21 à la place ? Aucun intérêt puisqu’il leur faut avant tout maîtriser le vol et le combat sur l’avion d’armes sur lequel ils sont affectés. Le PC-21 est bien pour la formation ; mais une fois qu’ils sont qualifiés sur chasseur, c’est sur chasseur qu’ils doivent voler.

  11. jean luc dit :

    en 1974 á la DCA Brest ,on procéder á des exercices sur simulateur ,on avait une pièces « classe secret défense » oú se trouver différents salle d’opération pour 57mm,100mm ,mais aussi pour les missiles ,notablement pour exocet marine ,le même qui s’illustra á la guerre des malouine en 1982 . les équipage suivait leurs entraînement dans cette salle ,car celas étais très compliquer dans le réelle ,il y as eu un entraînement spéciale pour 10équipages composer d’un officiers et 9 matelots ,soit 100 marins, l#exercice était classé « secret défense » j#ai du me battre avec une enseigne de vaisseau 2cl pour faire respecter les consignes . on peut pas balance des missiles qui coûte plusieurs millions d’euros pour un simple entraînement de routine . pareille pour les moyen conventionnelle, comme les canons , les endroits oú on peut le faire sans danger sont rare ,il faut s’éloigner des côtes et du trafic maritime et aérien . alors les simulateur sont une bonne solution avec une bonne pratique en vrais

    • Anonyme dit :

      Oui, un simulateur c’est bien pour s’entraîner au tir quand on est mataf ou biffin. Les officiers de marine, militaires et civils, s’entrainent sur des simulateurs de navigation performants; idem pour les équipages de blindés et c’est très bien d’économiser le matériel. Sur de l’aérien, la simulation est moins réalistes, en particulier, il est impossible de faire ressentir au pilote la réalité des accélérations ou la désorientation spatiale générée par les évolution à haute vitesse ou le vol inversé. Si la simulation permet de travailler la mise au point de tactiques, pourquoi pas. Mais pour un chasseur, seul le vol réel sera un véritable entraînement. Si on parle d’aviation de ligne, là, les choses sont différentes, bien sûr.

      • Math dit :

        Oui, tout à fait d’accord, mais c’est bien de maîtriser la tactique de masse. En réel, les pilotes ne peuvent que rarement le faire. Le jour où ils devront le faire est le jour où on se moquera éperdument des coûts, soit en cas de guerre. On y perdrait tellement de pilotes et d’avions que ça serait ingérable. Je trouve formidable de permettre à tout le monde d’apprendre la tactique au niveau escadre à moindre coût et de s’inspirer des meilleurs gamers. Ils ont probablement des idées que les pilotes eux mêmes n’ont pas. Nos pilotes peuvent apprendre de nombreuses choses en observant ou en pratiquant, tout en réservant leurs meilleures trouvailles pour des environnements protégés. L’attaque girafe des mirages F1 contre les F14 était top, il y à certainement d’autres tactiques à inventer.

      • EchoDelta dit :

        Encore que le crash du Paris Rio nous rappelle que les fondamentaux du vol, notamment sur planeur, restent utiles pour éviter les déconvenues.

    • Relisez-vous SVP dit :

      À la DCA Brest.
      On procédAIT À.
      Une piècE.
      OÙ se trouvAIENT différentEs salleS.
      NotaMment pour Exocet.
      La guerre des MalouineS.
      Les équipageS suivaiENt leurs entraînementS.
      CelA étaiT très compliquÉ.
      Dans le réeL.
      Il y A eu.
      Un entraînement spéciaL.
      10 équipages composÉS.
      Un officieR.
      L’Exercice.
      J’Ai dÛ.
      UN enseigne de vaisseau.
      On NE peut pas balanceR.
      Des missiles qui coûteNT.
      PareiL pour les moyenS conventionnelS.
      Les endroits oÙ.
      Sont rareS.
      Les simulateurS.
      En vraI.

    • Ceci cela dit :

      Il n’y a pas de s au pronom démonstratif « cela ».

      Car cela était très compliqué.

  12. L'hiver vient. dit :

    Le simulateur pour les Rafale : OK. C’est pour économiser les heures de vol et donc de la fraîche.
    Quelle est la différence avec la Dinde dont nous aimons tant nous moquer sur OPEX360 ?

    Plus que le fait que la Dinde ou le Pingouin volent comme des fer à repasser pour un coût ahurissant, ce qui condamne ses pilotes à jouer beaucoup au joystick, Trump oblige les pays équipés de F-35 font semblant de découvrir que les États n’ont pas d’amis : dernier ravi de la crèche, le Danemark.
    https://www.lepoint.fr/monde/ce-que-contient-le-rapport-choc-du-renseignement-danois-sur-la-securite-europeenne-14-12-2025-2605343_24.php

    La dépendance stratégique est prévue pour des dizaines d’années par ceux-là même qui ont creusé la tombe de l’Europe pour accoucher de ‘lUE.
    Ne les laissons pas couler Dassault !

    Vous chantiez, j’en suis fort aise.
    Eh bien, dansez maintenant!

  13. Vous ne passerez pas l'hiver dit :

    Pour votre information :
    https://www.avianews.ch/post/premiers-pilotes-suisses-se-familiarisent-avec-un-simulateur-f-35a

    Quant au prix de l’heure de vol, je pense que certaines personnes pourraient tomber de haut si ils feraient l’effort d’aller lire la différence entre le coût ¨Operating and support¨ du F35 et la MCO du Rafale.

  14. Elle même dit :

    La simulation ?
    Une nouvelle activité ?
    Et en plus chez les aviateurs ?
    Mais vous n’y pensez-pas beau militaire…..
    Madame Mado

  15. PK dit :

    « Quelle est la différence avec la Dinde dont nous aimons tant nous moquer sur OPEX360 ? »

    La différence est que la Dinde a été vendue avec le prétexte que la simulation permettait d’économiser des heures de vols (ce qui est intrinsèquement faux : le pilote a autant besoin de voler que de s’entraîner à sa mission spécifique en vol : un simulateur ne remplacera jamais l’expérience de vol) et améliorerait la défense de la Suisse (ce qui est du plus haut comique, étant donné qu’on n’a jamais un simulateur stopper un quelconque intrus en vol).

    Un simulateur permet juste d’acquérir un apprentissage (ou de vérifier que l’apprentissage est toujours au top).

    Résultat : moins d’avions, moins de pilotes et de nouveau la France qui va se coltiner la DA de la Suisse.

  16. Myshl Mabelle dit :

    C’EST LA CATA.
    On bombarde CEMA un étoilé de l’AA (& de l’espace).
    Pendant qu’un Pesquet se bouscule à la porte des étoiles.
    On se retrouve avec des pilotes, déjà coupés des mécanos et des logisticiens depuis qu’ils ont asservi la logistique à leur nombrilisme, puis embarqués dans le fake absolu des simulations.
    Thouverez doit se pâmer. Contrôle de gestion pour pourrir la logistique de stock, c’est bien réussi, et maintenant on va virtualiser la fonction pilotesque?
    On se retrouve avec des DAPB (décolleurs-aterrisseurs presse-boutons) qui n’ont rien à faire du sol. Rien à faire que de leurs médailles et carrières ascensionnelles.
    On croit rêver: « la SMR offre plusieurs avantages, à commencer par celui de s’affranchir des contraintes de disponibilité des aéronefs. »
    Donc la dispo on s’en bat les couettes?
    Alors pourquoi la SIMMAD en 2000, pourquoi le « flux tendu » assassin des stocks comme des compétences de nos mécaniciens et logisticiens?
    La chevalesquerie pilotesque a détruit l’Armée de l’Air!!!!!!!!!
    Elle a méprisé nos sous-officiers jusqu’à interdire les pilotes sous-officiers, elle a cru pouvoir détruire à son profit le socle des sous-officiers mécanos, des sous-officiers logisticiens. Y’a même un CEMAA qui a prétendu remplacer nos sous-offs par des MTA, NORLAIN de mémoire.
    Et là on voit quoi?
    De la simulation?
    D’accord, à donf la simulation, à donf l’intelligence artificielle, tout ce qui peut démontrer que l’IA vaut mieux que l’intelligence pilotesque