ALAT : La Direction générale de l’armement valide la capacité d’un hélicoptère de combat à lancer des drones

L’an passé, dans le cadre du projet de « dronisation de l’aérocombat » de l’Aviation légère de l’armée de Terre, le 3e Régiment d’Hélicoptères de combat [RHC] a été mandaté pour évaluer la possibilité d’utiliser un drone FPV [à pilotage immersif] depuis une Gazelle en vol stationnaire.
Ainsi, sous l’égide de la Section technique de l’armée de Terre [STAT], le 3e RHC a mené une expérimentation ayant consisté à installer, à bord d’une Gazelle, un opérateur censé contrôler un drone FPV représentatif d’une munition téléopérée [MTO] sur une distance de 5,5 km [soit une portée supérieure à celle d’un missile antichar HOT] afin d’atteindre un carré de 1,2 mètre de côté. Et cela afin d’évaluer les difficultés de mise en œuvre et de « caractériser la plus-value opérationnelle » d’un tel mode d’action.
Cette expérimentation a été concluante. « Au-delà des potentialités opérationnelles offertes par une telle coopération [drone/hélicoptère], le gain financier, l’autonomie de fabrication et la manœuvrabilité en vol du drone par rapport à un missile s’avèrent des facteurs essentiels. Les effets dans les champs immatériels ne sont pas en reste car l’expérience en Ukraine démontre l’impact psychologique majeur du drone sur le champ de bataille. Difficilement décelable, il laisse planer une menace permanente sur les combattants ennemis », avait ainsi résumé Aérocombat, la revue officielle de l’ALAT, en juin dernier.
Seulement, le drone FPV utilisé pour cette évaluation n’avait pas été lancé depuis la Gazelle.
« La prochaine étape devrait être le lancement du drone depuis l’hélicoptère pour gagner en rapidité d’exécution, limiter la vulnérabilité de [ce dernier] et augmenter son employabilité quel que soit le terrain dans lequel évolue l’aéronef », avait en effet précisé Aérocombat.
Or, pour cette étape, le concours de la Direction générale de l’armement [DGA] est incontournable, dans la mesure où il faut veiller à ce que le lancement d’un drone depuis un hélicoptère soit sans danger non seulement pour l’appareil mais aussi et surtout pour son équipage. D’où la campagne de « dérisquage de largage de mini-drones » qu’elle vient de réaliser avec succès, en collaboration avec le groupement aéromobilité de la STAT.
« La DGA a mené des essais de largages des mini-drones Sector, X5 et Gekko 2 depuis un hélicoptère Gazelle pour valider la méthodologie et acquérir une première expérience en vue de permettre son utilisation par les forces », a-t-elle fait savoir, via le média social LinkedIn, le 12 décembre.
Dans le détail, lors de cette campagne, réalisée au centre d’expertise DGA Essais en vol [DGA EV], des drones ont été largués et télépilotés par l’équipage de la Gazelle.
« Les résultats obtenus démontrent la possibilité de larguer les drones et les contrôler en vue d’assurer leur mission jusqu’à des altitudes compatibles avec le vol tactique », a expliqué la DGA, pour qui le succès de ces essais « ouvre la voie à de nouvelles recherches et développements dans le domaine des drones ».
Et d’ajouter : « Les travaux se poursuivent pour améliorer les systèmes de largage et de contrôle des mini-drones ».
Pour rappel, le concept de dronisation de l’aérocombat repose en partie sur la notion d’Engins lancés par aéronefs [ELA]. Pour l’ALAT, l’objectif est de disposer des drones « en nombre et à coût maîtrisé » afin de donner la capacité à ses hélicoptères de frapper une cible à 20 km de distance, à mener une reconnaissance sans avoir à s’exposer ou bien encore de brouiller les dispositifs électroniques ennemis. L’un des enjeux est de ne pas alourdir la charge cognitive de l’équipage, ce qui suppose un recours à l’intelligence artificielle.





L’impression (désagréable) de cet exercice est que sa finalité est de pérenniser l’existence des hélicoptères de combat.
Je plussoie!!!
@Yvon
Qu’avez vous donc contre les hélicoptères de combat ? Pourquoi une telle haine ?
Il a un probleme avec nos HDC.
Il ne milite pas pour désarmer la russie, juste l otan.
@NRJ
S’il existe un sentiment qui m’est totalement étrangé, c’est la haine.
Vos insultes n’apportent rien au débat.
Oubliez moi à l’avenir.
Étranger.
Ou plutôt de faire avec ce qu’on a, en attendant d’avoir de nouveaux jouets…
Depuis la guerre en Ukraine il faut penser autrement. Les drones pourront partir de beaucoup de sources. Flexibilité, dynamisme d’action réactivité rapide et cetera.
Un drone lanceur de drones est bien moins cher et n’engagera pas la vie des pilotes.
Le reste, c’est préparer les guerres d’hier.
Le drones peuvent faire de la surveillance et des attaques, rien de plus, si t’es sur une mission qui implique du personnel à larguer sur place, ton drone ne suffit pas.
Si c’est juste pour frapper oui, on a déjà des solutions pour ça.
Parfaitement d’accord avec Yvon et Défense … Un drone , ca vole depuis le sol, pas besoin d’un hélico pour cela ! Si l’allonge du drone est insuffisante, prendre un drone avec une meilleure portée. Les drones, c’est fait pour ne pas consommer des moyens aériens classiques. Pour les ALATmen: trouvez des missions moins « tordues ».
@Yvon & Défense de pré-carré
on peut imaginer une mission de pénétration d’un hélico dans lequel il y a une équipe de télé-pilotes qui chacun contrôle leur flottille de drones et d’avoir directement une masse de 50 100 200 drones pour aller taper un objectif derrière les lignes ennemis non ?
sinon aussi tous les théâtres ne seront pas à l’image de l’Ukraine.
En Ukraine, les hélicos dont les HDC volent tous les jours ….
A partir du Moteur MIX3 pour lequel j’ai obtenu le 1er prix de l’innovation technologique au salon du Bourget: 3 moteurs en étoile, indépendants, redondants, 170cv, 2t à injection directe pour réaliser un drone plateforme pouvant transporter 100kg de charge utile ou missiles, autonomie 4 heures: investissement à réaliser 40 000 €, avis aux amateurs qui veulent investir pour la France avec une entreprise de moteurs français ( Contrôle Securite Nationale DGA).
En français, le symbole du cheval-vapeur métrique est ch (en minuscules).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval-vapeur
C’est du cheval fiscal, à la valeur très différente, que cv (ou plutôt CV) est le symbole. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_fiscal
En l’occurrence, une puissance de 170 ch équivaut à une puissance fiscale de 9 CV.
De plus, dans le Système international d’unités (qui a valeur légale en France), la puissance d’un moteur doit être indiquée en watts (1 ch = 735,49875 W ≈ 0,7355 kW).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Watt
Ceci permet d’éviter les confusions entre cheval-vapeur métrique (ch), cheval-vapeur impérial (hp) et cheval fiscal (CV), qui ont des valeurs différentes.
170 ch ≈ 125 kW ≈ 128 hp
3 moteurs en étoile, indépendants, redondants, 170 ch, 2 temps à injection directe.
3 moteurs en étoile, indépendants, redondants, 125 kW, 2 temps à injection directe.
Entre autres intérêts : ces drones, sous forme d’essaims entourant l’hélicoptère « principal », pourraient aussi servir de contre-mesures contre les MANPADS ou drones d’attaque, en reserrant les mailles du filet en fonction de la proximité au risque estimé.
@Toufik
C’est en effet une des utilisation possible des drones : remplacer (ou compléter) les leurres IR classiques.
On peut à ce titre imaginer des drones équipée d’une cartouche pyrotechnique et/ou fumigène, volant en essaim autour de l’hélicoptère à protéger et supervisés par le système de combat de l’hélico. En cas d’alerte missile, le ou le drones les plus proches de l’axe d’arrivée de la menace déclencheraient leur charge pour s’interposer entre le missile et l’hélico, en manœuvrant pour simuler de manière crédible une cible et tromper l’autodirecteur du missile assaillant. Un tel scénario se heurte cependant à la complexité technique, au coût des liaisons de données drone/hélico, et à la faible autonomie des drones FPV (quelques minutes à quelques dizaines de minutes) qui ne pourront donc pas accompagner l’hélico sur la totalité de son vol. La question du devenir des drones en fin de potentiel de batterie serait alors également posée : autodestruction ? récupération en vol ?…
Moins complexe et moins coûteux, on peut imaginer le même principe d’autodéfense par drones-leurres, mais avec un largage des drones-leurres uniquement en cas de détection. En cas d’alerte missile, l’hélico larguerait donc ses « traditionnels » leurres IR, mais ce largage serait accompagné par le lancement simultané de plusieurs drones-leurres couvrant un secteur de 360°, qui exécuteraient de manière aléatoire et totalement autonome (donc pas besoin de liaison de données) une « chorégraphie » censée attirer l’autodirecteur du ou des missiles assaillants.
Le remplacement des leurres par des drones est une tendance de fond, pas seulement pour les hélicos. Nos navires, blindés et avions de transport et de combat auront de plus en plus recours à des drones leurres, en lieu et place des actuels leurres.
@Yvon @Défense de pré-carré @Bricoleur
1) Ici le concept testé est de pouvoir dôter un hélico de capacités supplémentaires de frappes et de reconnaissance à moindre frais. Est ce que cela portera ses fruits? Aucun idée, mais ravi que notre armée creuse cette option. Le ratio coût/bénéfice peut être très favorable et aisé à mettre en oeuvre. SI ça marche sur une gazelle, cela marchera sur les hélicos de transports, donc cela leur offrira plus de protection notamment en cas d’évacuation.
2) Un drone ça vole depuis le sol? Ah bon, il faut vite prévenir la marine qu’ils doivent remiser leurs drones et de nombreuses armées de l’air qui testent le concept de l’envoi de drones à partir d’un porteur (A400M etc.). Qu’ils sont bêtes ces militaires! Allez un petit cas concret:
Option 1: Hélico en avant de 60km, frappe d’opportunité, on fait décoller une MTO 60km en arrière?
Option 2: Même cas, mais l’hélico peut envoyer directement une ou plusieurs MTO sur cible avec confirmation de destruction immédiate?
A priori l’option 2 semble relativement intéressante à creuser non?
3) Alors les drones d’appui feu avec capacité similaire d’un helico d’attaque moderne… cela n’existe simplement pas. Pourquoi croyez vous que tous les hélicos d’attaque ont une surface vitrée 180°? Indice: quand on doit sortir des soldats d’un feu ennemi, on ne se contente pas des capteurs optro et radar… En environnemen RF saturé, je pense qu’une escouade de soldat bloquée par le feu ennemi, préfera voir un tigre débarqué plutôt qu’un drone qui a une probabibilité non négligeable de voir son datalink brouillé et donc qui ne pourra soit rien faire soit pire tir ami.
4) l’emploi des hélicos d’attaque change et va continuer de changer avec l’arrivée de drones, mais à un moment donné il faut arrêter avec les “y a ka fo kon”… la maturité technologique pour remplacer les hélicos d’attaque est loin d’être suffisante et va encore demander de nombreuses années de travail. Et en attendant il faut continuer d’avancer pour utiliser aux mieux le potentiel des drones en les combinants avec d’autres moyens.
5) Les opportunités avec les drones sont déjà nombreuses: MTO à bord pour compléter la palette de moyens, drones en soutien d’un hélico (eg concept du remote carrier), etc.
6) pour éviter toute confusion: je serais le premier ravi que l’on puisse avoir des drones d’appui feu avec la même efficacité et flexibilité d’emploi que les hélicos d’attaque… sauf que nous en sommes très très loin
Pouvoir dOter.
Sur une Gazelle.
Les hélicos de transporT.
Prévenir la Marine.
De nombreuses armées de l’Air.
En environnemenT.
Une escouade de soldatS (…) préfÉRera voir un Tigre débarquER.
Utiliser aU mieux.
En les combinanT.
Pas d’accent circonflexe au verbe doter.
https://www.dictionnaire-academie.fr/conjuguer/A9D3099
Pouvoir doter un hélico de capacités supplémentaires.
Attention, ne nous emballons pas.
Pour l’instant il s’agit de vérifier les conditions de mise en vol d’un mini drone depuis un hélicoptère (vitesse, hauteur, perturbation du drone à la mise en vol)
Ensuite, les utilisations sont à mon avis encore à définir.
Pour rappel, d’un hélicoptère d’attaque, un seul drone (voire deux) ne pourra être lancé.
Ensuite, sur un tigre l’équipage est de deux personnes, donc la deuxième personne qui dirigera le drone ne peut plus assurer la fonction équipage en cas d’attaque de l’hélicoptère.
Donc attendons de voir les utilisations futures.
La Gazelle va bientôt être remplacée par un bébé d’un plus gros gabarit, avec le HM 160 Guépard , qui pourra emporté du drone .
Qui pourra emporter.
Vu la taille du Guépard par rapport à la Gazelle , il y à de quoi mettre du drone FPV à l’arrière du poste de pilotage
Il y a de quoi.