Les problèmes de conduite de tir des CAESAr destinés à l’armée tchèque sont en bonne voie d’être réglés

En juillet, le ministère tchèque de la Défense laissa entendre qu’il pourrait annuler l’achat de soixante-deux Camions équipés d’un système d’artillerie [CAESAr] 8×8 auprès de KNDS France car les essais menés avec les deux premiers exemplaires qui venaient de lui être livrés ne lui donnaient pas pleinement satisfaction.
« Le problème se situe au niveau de la portée et de l’efficacité du tir. Mais je veux croire qu’il sera résolu. Mais il est aussi possible qu’il ne le soit pas et l’armée ne peut pas renoncer aux conditions [du contrat] », avait en effet déclaré Jana Černochová, qui était alors la ministre tchèque de la Défense.
Pour rappel, les deux contrats notifiés à KNDS France prévoient d’impliquer l’industrie locale à hauteur de 40 % de leur valeur. Ainsi, Tatra Defense Vehicles et Tatra Trucks ont été désignés pour fournir les cabines et les châssis des CAESAr tandis qu’Excalibur Army doit s’occuper de leur assemblage final. En outre, les obus de 155 mm de facture tchèque seront certifiés par STV.
Cela étant, à la différence de ceux mis en Å“uvre par l’armée de Terre, il a été prévu que les CAESAr tchèques soient dotés du système de contrôle de tir ADLER III CZ ASŘP, fourni par l’entreprise allemande ESG pour 28 millions d’euros, via l’entreprise RETIA. D’où le problème évoqué par Mme ÄŒernochová.
En effet, en novembre, dans une réponse à une question écrite posée par le député Marc Chavent [UDR], le ministère des Armées a expliqué que les difficultés des CAESAr tchèques étaient dues à « une différence d’interprétation d’ordre contractuel entre KNDS France et le ministère de la défense tchèque sur la nature des données à transmettre […] à l’institut militaire tchèque [VTÚ] ». Et cela alors que le logiciel ADLER III « requiert le transfert de plus de données qu’envisagé dans le contrat initial ». En tout cas, davantage que le système ATLAS qui équipe le modèle en service au sein de l’armée de Terre.
Toujours selon le ministère des Armées, une solution était sur le point d’être trouvée. « KNDS France s’annonce confiant sur l’aboutissement de cette intégration, les systèmes ADLER et ATLAS répondant aux standards de l’Otan et ayant déjà été intégrés avec succès sur différentes plates-formes d’artillerie », avait-il assuré.
Effectivement. Ce 10 décembre, VTÚ a dit avoir « achevé avec succès des essais ayant consisté à connecter le système ADLER III au calculateur balistique du CAESAr 8×8 ».
« Les essais ont eu lieu du 17 au 21 novembre 2025 à l’usine de KNDS France à Bourges, avec la participation de ses équipes de développement et de celles du fournisseur allemand Hensoldt/ESG Elektroniksystem- und Logistik », a d’abord expliqué VTÚ.
Ainsi, a-t-il continué, « plus de soixante-dix tests ont été réalisés en cinq jours » et leurs « résultats peuvent être considérés comme concluants ».
Plus précisément, deux tiers des essais ont donné satisfaction [on imagine qu’il s’agit de ceux qui ont été effectués à la fin de cette période, ndlr]. Selon VTÚ, la liaison entre le système ADLER III et le calculateur balistique a été « confirmée », de même que « l’échange de messages de contrôle pour les futurs tirs ».
« Ces résultats montrent clairement que le processus d’intégration va dans la bonne direction, ce qui permet de supposer de manière réaliste que le système sera prêt à subir des tests utilisateurs par l’armée tchèque dans les délais prévus, c’est-à -dire au deuxième trimestre 2026 », a commenté Marek Hajn, un responsable de VTÚ.





On parle toujours d’interoperabilité des armements en Europe au point que, pour un équipement donné, chacun y va de sa petite touche nationale qui, au final, rend le produit, sinon inopérant, du moins délicat à (re)mettre au point.
A une échelle différente, les américains, après avoir fait le choix de la version italienne de la frégate FREMM l’ont à ce point américanisée qu’elle est devenue inutilisable conduisant à l’abandon des derniers exemplaires commandés.
Des intérêts industriels locaux ne doivent pas venir altérer le bon fonctionnement d’un matériel « qui marche » venant ainsi ruiner l’intérêt d’un achat pertinent.
camion tchèque , commande de tir allemande,munition tchèque, après on se plaint que celas marche pas . pas sûr que les résultat soit pareille .
Camion tchèque cela nous arrange également (variante supplémentaire pour le CAESAR), conduite de tir allemande, il me se semble que cette conduite de tir est utilisée sur d’autres systèmes tchèques donc pas illogique de l’imposer, munitions tchèques là je n’ai pas d’avis.
Après intégré des systèmes tiers n’est pas nouveaux dans un contrat d’armement et les industriels français maitrise le sujet.
C’est la vie normale d’un contrat de ce type. La preuve: tout rentre dans l’ordre progressivement et sans impact sur la durée du projet.
Intégrer des systèmes tiers n’est pas nouveau.
Les industriels français maîtrisent.
Excellente réponse.
Le pronom démonstratif « cela » s’écrit sans s.
Que celA NE marche pas.
Que les résultatS soiENt pareilS.
Le vieux dingue est de retour 🙂 🙂 🙂
Ne soyez pas su dur avec vous-même.
Si dur.
C’est pas le problème, il y avait une erreur du côté Tchèque concernant le système Allemand, si les docs et les contrats sont bien rédigés il y a pas de problème, ça poserait des problèmes peu importe l’origine de la doc.
L’augmentation de la complexité ne garantie pas les erreurs, nombre de système étrangers arrivent dans des machines sans nuire à leur fonctionnement, Thalès équipe pas mal de système étrangers sans problèmes.
Je dirais que le problème est plus dans la réaction première du ministre Tchèque qui était très arrogante dans mes souvenirs…
Quand on ne garantit pas les erreurs, on n’a pas la garantie que les erreurs sont garanties.
La photo publiée par VTU est surprenante. Exposer aux yeux de tous les visages des employés qui travaillent sur un système d’arme ne me parait pas très malin dans le contexte actuel.
les service de renseignements ont pas besoin de cette photos ,pour faire pression . une enquête sur le terrain suffit
Les serviceS de renseignemenT N’ont pas besoin de cette photO.
Bon, une fin heureuse alors… happy end comme dirait czar
Il a fallu passer par une plainte publique de la CS Czech Republic mettent en cause le caesar
(on découvre que c’était VTU R&D armes en CS qui était dans une impasse totale)
une prise en compte au plus haut niveau ministres de la défense des pays
tout ça pour une clause de contrat mal ficelée..
tout ça pour une embrouille autour de tables de tir détenues en France par un gardien (KNDS? DGA? autre?) pas commode et qui dit non : secret défense Mr!
KNDS France incapable d’aller voir son client et lui faire une proposition commerciale, auprès du ministère tchèque et aussi de VTU apparemment.. ce qui aurait évité tout ce binz..
et au final pour découvrir que le gardien des tables de tir a reçu l’ordre direct du ministre français de desserrer sa mâchoire pour lâcher sa table de tir.
Vous vous rendez compte que KNDS France n’est toujours pas une entreprise industrielle normale comme le sont Dassault et Rheinmetall?
Il suffit pas de répéter un mensonge pour en faire une vérité.
Pour simplifier, les mecs ont voulu partir d’un truc qui marche très bien, donner des contraintes merdiques avec la moitié des données, monté par des ateliers qui n’ont pas eu tout les process et ils s’étonnent que ça marche pas.
Que ce soit dans l’armement, le chimique, l’alimentaire, l’informatique ou quoi que ce soit, cette façon de faire ne marche jamais.
Ça me rappelle les NH90 norvégiens qui ont voulu des trucs différents ou australiens, qui ont voulu faire monter les hélicos par des spécialistes en masturbation de kangourous et qui n’ont jamais tenu une clé de 12 et qui disent après, « ça marche pas bien, faut acheter américain ! »
Pathétique …
Oui, mais non.
Le 155mm OTAN est standardisé, donc c’est juste une question de faire le travail proprement, et dans ces contrats complexes, il y a parfois un aspect qui manque dans tout le contrat, avec personne pour faire une part essentielle du travail.
L’Ukraine avec les limitations des munitions a dû faire fonctionner les munitions sur différents systèmes. Ce n’est pas un problème. Pareil pour les propulsions.
Pour l’électronique, à nouveau, il y a des standards OTAN pour la compatibilité. Et c’était une question de faire le travail.
Et ce qui est le plus important?
Si la Tchéquie a choisi le système allemand, c’est parce que la Tchéquie peut le modifier. Avec ce choix, la Tchéquie maîtrise l’ensemble du système et ne dépend plus de personne.
C’est un choix qu’ils ont fait, avec des complications, mais avec une raison stratégique. Vous ne payez pas cela, et ce n’est pas votre armée. Leurs choix, leurs besoins, leurs coûts, leurs problèmes.
Ne pas vouloir comprendre que des pays veulent tout maîtriser sur certains éléments, venant de la France, c’est absurde.
Tous les process.
Czar dirait : Actum, consignatum, et scellatum — sous le regard de Dieu, des saints, et de ce bon vieux Lucifer qui rit toujours le dernier. Ainsi soit-il !
https://m.youtube.com/watch?v=iZ9_icAf_78&pp=ygURY2l0YXRpb24gcm9pIGxvdGg%3D
J’avais compris qu’il s’agissait plus du type de la charge associé au projectile à mettre, en fonction de la distance à parcourir, plutôt qu’une « table de tir » que normalement le VKU doit savoir calculer tout seul. il n’atteignait pas la distance requise. Mais peut être me trompe-je.
« Mais peut être me trompe-je. »
Mais peut-être me trompé-je ?
Mais peut-être me trompè-je [graphie alternative depuis 1990] ?
Quand la conjugaison d’un verbe se termine par un e à la première personne du singulier (je trompe, je me trompe), ce e est remplacé par un é (prononcé è) en cas d’inversion interrogative (trompé-je, me trompé-je).
Depuis la réforme orthographique de 1990, il est préconisé d’employer un è, en conformité avec la prononciation, plutôt qu’un é (trompè-je, me trompè-je).
La forme incorrecte « me trompe-je » (prononcée « me trompje ») n’est utilisée volontairement que dans une intention comique.
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/QDL041
D’où sort l’histoire que vous racontez ?
j’espère qu’ils facturent le complément de données et l’assistance hors contrat
La situation internationale ne cesse de se dégrader. Il est temps de considérer les Tcheques, les Polonais et les Allemands comme de frères d’armes et pas seulement comme des concurrent économiques sur le marché de l’armement. On n’est plus tout à fait dans seulement un cycle industriel.
Si tu peux le traduire en allemand et aussi en Tchéque et polonais et leur envoyer cela pourrait aider.En personnalisant pour qu’ils considèrent les français dans le rôle que tu leur souhaites.
On sait jamais.
Elle se dégrade ou la situation? Dans la tête de dirigeants européens corrompus et dépassés qui prétendent faire table rase de l’ours russe. Qu’ils aillent au front et nous laissent tranquilles. Le péril pour la France n’est pas la Russie mais l’immigration incontrôlée, le narcotrafic, les comptes publics à la dérive et un état qui s’est mis à son compte sous la tutelle d’une classe politique parasitaire. Là est le danger pour notre pays, et ce danger n’est pas russe!
Ce que vous dites n’est pas faux, mais cela n’empêche pas le danger russe d’exister et d’être bel et bien réel.
Pourquoi vous pensez les choses comme si ceci devait exclure cela?
Tous les pays sont compétiteurs et la notion de frères d’armes ne tient que pour ceux qui sont sur le terrain. Elle n’intervient pas dans le processus de décision d’assister ou non un pays. Cette décision est politique et guidée par des intérêts communs à un instant t. Je déteste ce que je vais dire, mais les décisions automatiques en cas de conflits ont souvent conduits à des catastrophes (première GM) ou à un refus de voir la réalité en face (dans les temps) par peur de l’engrenage (seconde GM).
Ensuite par rapport aux pays cités:
– la pseudo-crise sur ce contrat est des plus banales (les tchèques sont exigeants sur les contrats, ce n’est pas nouveaux), KDNS et VTU ont probablement fait trainer les choses pour tenter de récupérer un avenant, le niveau politique a sifflé la fin de la récré et tout rentre progressivement dans l’ordre (et à priori avec des retards à la marge). Bref business as usual.
– On a fait le deuil de la Pologne pour les contrats d’armements majeurs. Ce qui n’empêche pas qu’en cas d’intérêt géopolitique communs (et ils sont nombreux), nous les soutiendrons.
– De même pour l’Allemagne (et malgré le MGCS, le SCAF, etc.)… sauf que dans ce cas précis je ne suis pas super sur que les armées françaises aient envie de se fader les armées allemandes (très bien équipées mais inexpérimentée, avec des règles d’engagement complexes et lentes). La structure même de l’armée allemande et son inexpérience en font de facto une armée de seconde zone (pour l’instant). C’est très différents pour les armées britanniques (malmenées mais expérimentées et dans un format similaire au notre) et les scandinaves (très entrainées et très bien équipées).
Et eux, nous considèrent ils autrement qu’une volaille à plumer ?
La France est la seule à tenir votre discours, du moins avec sincérité
Ce qui fait que la France est devenue la variable d’ajustement de l’UE dans tous les domaines
Des frêres d’armes dont certains n’achètent jamais rien de français et d’autres tentent à la fois de nous piller et de nous saborder… Sur le fond vous avez raison et cela arrivera peut être, mais dans les faits j’aimerais constater un peu mois de coups bas, répétitifs, de la part de nos alliés…
Jamais rien de français?
Et la France achète quoi dans l’autre sens également?
Dans les achats récents de l’Allemagne en France:
Des centaines de millions de munitions Nexter pour l’Ukraine?
38 H225 pour la police fédérale + 6 en option?
170 – 180 moteurs Safran pour les 82 H145?
3 A350, 2 A321LR?
NH90 NFH de lutte anti-sous-marine avec de nombreux systèmes français?
Nouvelles commandes de missiles Meteor?
Des centaines de milliers de HK416 avec de l’acier français?
Des systems de décontamination NBC à Kärcher France?
500 Mercedes Arocs 6×6 produits en Alsace?
Radios Thales TRC 9215-HD, Thales TRC 9315-HD, Thales SYNAPS-H?
On peut parler des achats de l’industrie de la défense allemande en France, ou des investissements?
KF-41 avec des moteurs Liebherr produits en France, avec un potentiel estimé à 6000 véhicules?
Déplacer la production du Mercedes Zetros en France?
Helsing, l’IA s’implante fortement en France, et dans ce cas, c’es également pour profiter des compétences de certains scientifiques et ingénieurs. Et c’est gagnant-gagnant.
Rheinmetall permet de mettre le missile que le client veut sur le Skyranger 30, les Mistral 3 ont été choisis par l’Autriche et le Danemark.
Rheinmetall permet également au client de choisir la tourelle voulue par celui-ci sur ses blindés. Le 40 mm français pourrait devenir une option.
Pour l’Allemagne, on peut sortir de la défense:
Achats A350 de Lufthansa.
Contrat de €6.3 milliards du système ETCS pour la DB à Alstom.
Trains régionaux Alstom Coradia pour la DB.
130 trains Alstom à deux-niveaux pour Baden-Württemberg, €2.5 billion sur 30 ans.
Achats de la Tchéquie auprès de la France?
62 Caesar.
24 Titus en plus.
Maintenant dans l’autre sens? Des trains Siemens en France?
Des camions Tatra en France?
Des moteurs allemands en France?
Des radars allemands en France?
Bref, si vous sommez les exportations d’armements français en Europe, et les importations d’armements européens en France, d’après vous, qui gagne?
Les hélicoptères français s’exportent massivement, et là où il y a de la concurrence, c’est quand le NH90 a ses problèmes, les hélicoptères sont trop lourds, ou alors AgustaWestland emporte des contrats.
Les seules importations majeures à concurrence américaine? Le UH-60. Cause principale, problèmes du NH90, ou navires anciens pas adaptés à la taille des AW101 et des NH90.
Avions?
Dans les dernières années, les seuls avions importés sont des F-16, et le Rafale est dans une autre gamme de coûts, et ils sont rares. Ou alors le F-35, et là , il y a une différence technologique. Justifiée, ou non, elle existe.
Défense anti-aérienne?
Israël emporte des contrats là où la France pourrait en emporter (mais ça reste rare). Le Patriot s’est vendu à 2-3 clients où le SAMP/T aurait pu se vendre. Mais sinon, c’est surtout des rachats et des modernisations de pays qui ont ces systèmes et des missiles en stock.
Le Arrow 3 n’a pas de concurrent européen pour le moment sinon.
Artillerie? Alors les K9 importés par des pays européens sont surtout dans les pays nordiques (enneigés) et bien des ventes d’occasion. Pour le reste, c’est du Caesar, PzH 2000, Archer, RCH-155 / AGM, et maintenant, Patria développe un canon sur camion, Leonardo développe un concurrent direct au RCH-155 / AGM.
La Pologne elle a continué avec un châssis connu, le K9 utilisé pour leur Krab (avec tourelle dérivée du AS-90), et leur canon. Et la rapidité de livraison + production locale les a convaincu.
Dans le domaine naval, l’Italie, la France et l’Allemagne ont de bonnes exportations en Europe et dans le monde.
Conclusion? Beaucoup aiment voir les achats de systèmes étrangers et s’en plaindre. La réalité?
La majorité sont des systèmes qui n’ont pas d’équivalent en Europe (pour le moment), ou des systèmes qui ont déjà été utilisés, et c’est pertinent de poursuivre avec, ou encore, contrats sous licence.
La gamme de produits de défense importée par l’Europe se réduit massivement. Et une partie des importations sont du qui pro quo. Le Canada et l’Allemagne sont un exemple.
Par le passé, les systèmes anti-aériens à moyenne, longue portée? Les avions de toute sorte? Les frégates? L’Artillerie (M109)? Les armes légères? Les munitions d’artillerie?
Des concurrents.
Il est temps de considérer les Tchèques, les Polonais et les Allemands comme des concurrents économiques et pas seulement comme des éventuels frères d’armes. On est dans un cycle industriel tourné vers la guerre.
Mais ils le sont (des concurrents). Et aussi des alliés. Les deux ensemble.
Comme le chat de Schrödinger, qui est à la fois mort et vivant, dans sa petite boite.
Est-ce si compliqué que ça à admettre?
ma réflexion portait simplement sur la difficulté d’intégrer des systèmes qui sont pas prévus sur les Ceasars , je pense que ce programme étais mal ficeler. je pense á Rheinmetal qui regarde avant de signer un contrat si les modifications voulus par le client est compatible avec son matériel , ce qui n’as pas été fait par NKDS France ,société tenus á 100% par l’état français donc par gens non responsable .
KNDS France, détenue à 100% par l’état français ???
C’est fatiguant cet exceptionnalisme allemand
« je pense á Rheinmetal qui regarde avant de signer un contrat si les modifications voulus par le client est compatible avec son matériel »
Ah bon ? Whaouuuu ! Ils sont si forts !
Tu as une source de ton affirmation ?
Sinon, ça ne va toujours pas mieux tes délires…
Les élections législatives récentes en Tchéquie ont vu le succès des « populistes » avec à leur tête le sulfureux septuagénaire Andrej Babis, surnommé le « Trump tchèque » devenu premier ministre…
Tout cela ne me donne guère envie d’embrasser sur la bouche les « amis » tchèques, pas plus que les « Kameraden » d’outre-Rhin !
Beaucoup de Russes sont des « dérangés » mais tous ces gens n’ont pas une attitude très claire vis à vis des intérêts de l’UE ( pour Babis, les mêmes reproches que pour Victor Orban dans sa manière d’utiliser les fonds européens ) et aussi dans leur attitude vis à vis de la France…
pourquoi avoir accepté un contrat dans de telles conditions?
Parce que, cela dût-il vous étonner, le client a son mot à dire dans les termes d’un contrat commercial de cet ordre.
…tout ça parce les Tchèques ont voulu un système de conduite de tir Deustsche QualiTät à la place du système initial qui était probant.
Parce qu’ils exploitent déjà ce système de conduite de tir.
C’est logique, sauf que dans le contrat nulle mention du calculateur du CAESAr… d’où le petit problème d’incompréhension entre la conduite de tir allemande, et le calculateur français.
Je dirais que c’est une bonne chose, car en cas d’association de 2/3 ou 4 corps d’armées de pays différents, ce problème serait sortit du chapeau sans crier gare. Aujourd’hui tous les matériels peuvent devenir compatibles, et la recherche sur la compatibilité d’autres modèles de conduite de tir est lancée au niveau OTAN.
Bien que la situation reste assez embrouillée vue de l’extérieur, en raison du peu d’informations techniques rendues publiques (secret défense + secret des affaires = deux bonnes raisons de ne pas tout savoir) il semblerait que le problème soit essentiellement de nature informatique, entre deux systèmes:
– Le système de conduite de tir du Caesar, en particulier son calculateur balistique, natif et inhérent au canon
– Le système de contrôle de tir de l’armée tchèque, l’Adler III, d’origine allemande et qui est extérieur au canon
Les deux ne parvenaient pas à marcher ensemble comme ils devraient, pour des motifs qui restent brumeux: on a avancé qu’il n’y aurait pas les bonnes tables de tir, mais finalement ce ne serait pas ça. La source du problème serait ailleurs: Adler « requiert le transfert de plus de données qu’envisagé dans le contrat initial ».
Apparemment ça ferait sous-performer le calculateur balistique, d’où insuffisance de précision et de portée du canon, mais on a trouvé la solution pour régler le problème. Bon, très bien.
Cela dit, il n’en reste pas moins que tout utilisateur de ce canon a envie de l’intégrer à son système de contrôle de tir, celui de son armée. Donc, si KNDS ne peut pas intégrer la conduite de tir de son canon (son calculateur balistique en pratique) au système de conduite de tir de son client, quel qu’il soit (l’Atlas français, l’Adler allemand ou un autre) il risque de ne pas en vendre beaucoup.
Le Caesar est un canon moderne: il s’intègre à une architecture informatique qui lui est extérieure. Si vous, en tant que constructeur du canon, vous n’êtes pas foutu de l’intégrer à cette architecture, vous serez en dessous de l’exigence du marché. Ca veut pas dire que c’est de votre faute: si ça se trouve, votre client a merdé quelque part, on n’en sait rien. Mais en tout cas, vous devez intégrer votre putain de canon dans une putain d’architecture et pas vous plaindre comme une victime que votre client à un système de contrôle de la chaîne du feu.
Tout client moderne a ce type de système, vous comprenez?
A un moment faut quand même essayer de dépasser sa germanophobie épidermique juste pour essayer de comprendre les choses, même de façon approximative (on n’aura pas le choix, vu le peu d’infos qu’on a en open source).