Le char M1A2 Abrams aura la capacité de lancer des munitions rôdeuses pour frapper au-delà de la portée visuelle

Les retours d’expérience [RETEX] de la guerre en Ukraine suggèrent que les chars de combat constituent des cibles de choix pour les drones FPV [First Person View] et autres munitions téléopérées [MTO].
Ce que, d’ailleurs, l’apparition de cages antidrones pour les protéger contre cette menace semble accréditer, comme les nombreuses vidéos montrant des frappes de drones contre des chars. Cela étant, il ne faut pas forcément se fier à l’impression laissée par ces dernières.
Ainsi, comme le souligne Léo Péria-Peigné dans une récente note de l’Institut français des relations internationales [IFRI], une « étude plus fine » des pertes subies par les belligérants en Ukraine montre que les drones ne sont « que rarement à l’origine » de la mise hors de combat des chars, celle-ci étant le plus souvent causée par la « conjugaison de plusieurs facteurs comme les mines, l’artillerie ou d’autres armes antichars ». En revanche, ils sont surtout utilisés pour « terminer le travail », c’est-à -dire pour empêcher leur récupération et leur réparation.
« Si le char est obsolète face au drone, le fantassin l’est tout autant », a résumé un combattant ukrainien, cité dans la note de l’IFRI.
En outre, il n’est sans doute pas pertinent d’opposer le char au drone. En 2019, KNDS France [ex-Nexter] avait eu l’intuition d’équiper le Leclerc avec deux drones aériens. Le premier, de type filaire, devait faire office de périscope déporté tandis que le second était censé emporter une charge utile de 1 ou 2 kg, en volant à 40 km/h, avec une autonomie de 30 minutes. Mais, à l’époque, il n’était pas encore question d’intégrer des « munitions rôdeuses »… sauf aux États-Unis, où cette possibilité était envisagée par General Dynamics Land Systems [GDLS], via un partenariat scellé avec AeroVironment.
Pour rappel, ce dernier étant censé se concrétiser par l’intégration de munitions rôdeuses Switchblade aux blindés devant être développés dans le cadre des programmes « Next Generation Combat Vehicle » de l’US Army et « Armored Reconnaissance Vehicle » de l’US Marine Corps.
Finalement, c’est le char M1A2 Abrams SepV3 qui profitera de l’une des solutions mises au point au titre de ce partenariat.
En effet, le 5 décembre, GDLS a évoqué la « démonstration réussie » du système PERCH [Precision Effects & Reconnaissance, Canister-Housed], développé avec AeroVironment pour permettre au M1A2 Abrams de lancer des munitions rôdeuses de type Switchblade 300 et Switchblade 600. L’idée est d’accroître leurs moyens de surveillance et de leur donner la capacité de détruire des cibles au-delà de la portée visuelle.
NEWS 📢: General Dynamics Land Systems and @aerovironment successfully demonstrate PERCH loitering munitions launcher
Full release: https://t.co/Ci0WhXcOdd#ThePowerToWin pic.twitter.com/kGdWEqi5ld
— General Dynamics Land Systems (@GD_LandSystems) December 5, 2025
« Le montage de PERCH ne nécessite ni soudure ni découpe. Il remplace le caisson latéral du chargeur de l’Abrams et se fixe par boulonnage à l’aide des points d’ancrage existants. Les versions ultérieures seront compatibles avec les systèmes informatiques embarqués », a expliqué GDLS.
« PERCH permet aux unités de déployer des munitions rôdeuses Switchblade loin sur le champ de bataille tout en restant elles-mêmes protégées et dissimulées », a résumé Jim Pasquarette, responsable de la stratégie et du développement commercial chez GDLS. « Ce concept efficace et prêt à l’emploi a suscité un vif intérêt chez les soldats, et nous sommes impatients de réaliser de futures démonstrations. Avec nos partenaires d’AeroVironment, nous développons les moyens de remporter la victoire sur le champ de bataille moderne », a-t-il conclu.





Les US réinvente le lance greunade.
Le « les » dans « les US » donne une utile indication quant au fait que cette abréviation appelle le pluriel.
Les US réinventent le lance-grenades.
C’est ce que font les Ukrainiens avec le canon CAESAR, ils corrigent le tir avec des drones d’observation. Ils jugent nos systèmes clasiques non adaptés.
L’artillerie a besoin de voir , donc les satellites , les drones , la meilleurs façon est de détruire les drones et de les détruire dans les usines au moment oú il y as le plus d’ouvrier sur place
La meilleurE façon.
Au moment oÙ il y A.
Le plus d’ouvrierS.
D’où l’utilité du TAURUS mais pourquoi Nein ?
 » ils corrigent le tir avec des drones d’observation.  »
Comme nous depuis 30 ans .
« Ils jugent nos systèmes clasiques non adaptés. »
Ils utilisent nos systemes classiques et n ont rien inventé dans le domaine.
On ne peut pas dire cela, ils ajoutent les compétences d’un drone d’observation à un système de tir qui reste trés précis. Ils font évoluer une procédure mais le système de tir reste le même
Un peu comme envoyer un drone avant un vehicule, ce n’est pas le véhicule le problème.
Très précis.
Classiques.
J’ai l’impression de la fausse bonne idée. Certains qui ne veulent pas voir le char perdre de sa noblesse, de son symbolisme de puissance veulent lui donner un rôle dans ce nouveau contexte construit par les drones.
« Si le char est obsolète face au drone, le fantassin l’est tout autant »
Certains vont vouloir lire le fait que le char a toujours toute sa place malgré le drone. Mais il faut se rendre à l’évidence aujourd’hui, oui le drone remet également en cause le fantassin en plus du char et d’un tas d’autres éléments.
Tout est à revoir avec ces drones.
Sauf que le fantassin de 2e ligne occupe le terrain….lorsqu’il est conquis. Ils en pensent quoi, les habitants (conquis) du Donbass , lorsqu’ils on la témérité d’ouvrir leur bouche dans ce pays de grande liberté qu’est la NovoRossia?
La question qui se pose en conséquence des retex d’Ukraine et de l’utilisation massive et multiforme des drones est la place du char dans les armées, pour autant qu’il ait encore une place.
Tous les paradigmes ont changés depuis 2022.
Les paradigmes ont changé.
Les paradigmes sont changés.
Je ne comprend pas trop la pertinence de ce type de munition sur un MBT.
Les MBT devraient se concentrer sur leur proximité et laisser ce qui est hors de vue directe aux véhicules qui les couvrent.
Je ne comprends pas.
Pour lancer une munition rôdeuse au delà de la potée visuelle, il faudrait savoir ce qu’il y a. Qui va donner le renseignement ?
Le renseignement essentiel, pour la potée, c’est d’y mettre du chou.
bonjour. bon le développement d’une munition a longue distance est en développement depuis quelque annee en france..( missile depuis le canon de 120mm )
non le vrais progrès est etre capable d’arrêter les drone kamikaze avent une impact.. le développement allemand d’un canon automatique de 30mm teleoperer et associés a un. radar me semblent etre un tres bon développement… avec une munitions spécifiques (DCA) nous devons avoir de bon résultats…
Munition À longue distance.
QuelqueS annÉeS.
En France.
Le vraI progrès.
Être capable.
Les droneS kamikazeS.
AvAnt uN impact.
Un canon automatique de 30 mm tÉlÉopÉrÉ et associÉ À.
Le développement (…) me semblE Être.
TrÈs bon.
Une munitioN spécifiquE.
Nous devRIons avoir.
Je ne vois pas l’intérêt de ce système. Le char n’est pas censé être seul sur le champ de bataille ! Il est censé communiquer avec les unités amies qui enverront des drones à sa place. Pourquoi installer tout ce bazar sur le char lui-même ?
La guerre c’est pas un plan qui se déroule sans accros.
si un char se retrouve seul, isolé… l’équipage sera bien content de pouvoir s’en sortir seul.
Si l’on peut faire ce genre de chose pour un char, pourrait-on le faire pour un fantassin ?
Imaginons un sac à dos, avec batteries et des drones qui tournent autour du fantassin (admettons 3 drones), reliés avec de la fibre optique au sac, et qui, dès qu’une menace arrive du ciel, un des drones se détache et va contrer la menace venue du ciel.
Le fantassin pourrait évoluer à découvert « protégé » par un genre de bulle de drone faisant de la lutte anti drone.
Si vos fantassins peuvent porter 120kg , oui.
Et contre les shrapnels ..?
Il pèserait combien, votre système ?
Et puis, des drones reliés par fibre optique qui tournent : attention aux nœuds.
ils corrigent le tir avec des drones d’observation => Oui les DLOC font cela aussi dans l’AdT, rien d’incroyable ni de novateur
en lisant tout ce qu’on promet avec les drones, les robots, l’automatisation, l’IA, j’ai l’impression que dans 30 ans ce sera la guerre des robots dans l’arène comme à la TV, et qu’on lancera des paris au bookie pour miser sur le gagnant. En même temps, je pense que se sera plutôt toujours du sang, des larmes et de la merde sous les pieds, et dans les slips des fantassins morts.
Â
Je pense que Ce sera.
https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses
En matière de chars si, de leur côté les américains avancent il est temps que les européens définissent un cap pour sortir de l’indécision actuelle.
On peut penser à un char de 40 tonnes, avec un coût d’entretien réduit (ce qui n’est pas le point fort du Leclerc), produit en grande série pour réduire la facture en diluant au maximum les frais de Recherche & Développement.
Hors Allemagne ce ne sont pas les partenaires crédibles qui manquent :
Turquie, Corée du Sud, Inde et Japon.
Une décision svp !
Un T72 vous voulez dire? Et des Bmp1/mtlb pour transporter les troupes ….
le char du futur franco-allemande va bien , NKDS F NKDS D Rheinmétal , Thales travaillent ensemble dans un consortium dont le siège est non loin de Düsseldorf .mais c’est pour 2040 . Turquie ,inde non merci politiquement problématique , Corée du sud les chars ont des moteurs MTU ,et le canon Rheinmetal (Allemand). Pour le char l’Allemagne as toutes les briques technologique pour le faire seule , mais á deux celas divise les frais ,et permet d’avoir un marché beaucoup plus large , la France aurais intérêt a rester car elle as ,elle as perdu toutes les compétence en matière de blindé chenillé ,elle as plus fait de chars depuis 2008
Les Américains, les Européens.
La plupart des chars détruit sont le fait des mines , tir d’artillerie ,roquette anti-char , les drone ne font que finir le travail pour empêcher qu’ils soit retirer pour être réparer .
Des chars détruitS.
Des mines, tirS d’artillerie, roquetteS anticharS.
Les droneS.
Qu’ils soiENt retirÉS pour être réparÉS.
Accrocher ce système sur un côté du char, ne me semble pas pertinent. D’abord parce que cela déstabilise le char, ensuite parce que son pilote doit constamment prendre en compte cette extension, (qu’il ne voit pas), pour ne pas accrocher…
De plus le « au delà de la portée visuelle » est traité par d’autres véhicules (griffon MEPAC),et ou tubes, (divers canons, voire avions, drones, etc…). D’autant que la dite hors de portée, est déjà identifiée, située, et précisément géo-localisée.
Par contre, redessiner la tourelle du char, pour lui intégrer des missiles à l’aide d’un poste rétractable (comme sur le Guépard français), rechargeable manuellement, depuis l’intérieur de la cabine, serait peut-être plus bénéfique, car non seulement centré, mais beaucoup plus léger. Le M1A2- SEP V3 pèse pas loin de 70t, lui adjoindre un tel produit, doit surement mettre le moteur, et le système de suspension à rude épreuve, d’autant qu’il n’est pourvu que de 1500cv.