Dédiée au renseignement militaire, la base de Creil a été survolée par des drones inconnus

Dans la soirée du 4 décembre, le bataillon de fusiliers marins « de Morsier » a tenté d’abattre, avec des fusils brouilleurs, cinq drones inconnus qui venaient d’être détectés « techniquement » au-dessus de la base navale de l’Île-Longue, antre des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de la Force océanique stratégique [FOST].

« Les infrastructures sensibles n’ont pas été menacées », a rassuré le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle, le porte-parole de la préfecture maritime de l’Atlantique, auprès de l’AFP. « Il est trop tôt pour caractériser » l’origine de ces drones, a-t-il ajouté, avant d’estimer que cet incident avait « pour but d’inquiéter la population ».

Ayant ouvert une enquête judiciaire, le parquet militaire de Rennes a précisé, plus tard, qu’aucun drone n’avait été abattu et que leur télépilote restait inconnu. « Aucun lien avec une ingérence étrangère n’est donc fait à ce stade », a déclaré Frédéric Teillet, le procureur. En outre, a-t-il ajouté, les investigations doivent « confirmer ou non qu’il s’agit bien de drones  » et déterminer « le type et le nombre d’engins ».

Cela étant, la semaine précédente, le Pôle Interarmées de Creil-Senlis [ex-BA 110], qui abrite notamment les organismes techniques de la Direction du renseignement militaire [DRM], a aussi été survolé par des drones inconnus. Révélée par Jean-Marc Tanguy via le site du magazine Air & Cosmos, le 8 décembre, cette information a été confirmée auprès de l’AFP par le Service d’informations et de relations publiques de l’armée de l’Air & de l’Espace [SIRPA Air].

« Dans le cas de la nuit du 26 novembre, la présence effective de plusieurs drones est avérée », a-t-il affirmé, sans aller jusqu’à confirmer des tirs avec des armes de calibre 12 pour les neutraliser, comme l’a avancé Air & Cosmos, qui évoque l’intrusion de six engins.

Un hélicoptère Fennec, utilisé pour appliquer les mesures actives de sûreté aérienne [MASA] a été mobilisé mais les drones s’étaient éclipsés avant son arrivée sur place. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours. Pour le moment, « tout lien avec des provocations étrangères est à ce stade prématuré », avance le SIRPA Air.

Mais, toujours selon ce dernier, deux autres cas de survols de drones auraient eu lieu dans les nuits du 28 et du 30 novembre. Mais pour l’instant, il n’y a aucune certitude, les « conditions météorologiques [nuit, brouillard épais et plafond bas] n’ayant pas été propices « à une levée de doute irréfutable ». Et d’ajouter que ces « conditions très particulières expliquent durant la soirée les nombreuses confusions entre les avions en approche [de Roissy] et de possibles drones ».

Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, en novembre, le général Marc Le Bouil, commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes [CDAOA], a, en quelque sorte, mis en garde contre un « syndrome du périscope ».

Au début des années 1980, un sous-marin soviétique s’était échoué dans l’archipel de Karlskrona, en Suède. Ce qui donna lieu ensuite à de nombreux signalements de submersibles présumés soviétiques dans les eaux suédoises… Signalements qui ne furent presque jamais corroborés par des éléments probants. D’où le « syndrome du périscope ». En ira-t-il de même avec les drones ?

Quoi qu’il en soit, pour le général Le Bouil, la « difficulté, c’est d’être sûr de ce qu’on a vu » car « de nuit, j’ai vu un certain nombre de bases où des personnes voyaient des drones et qui correspondaient aux traces radar des avions de ligne qui passent à la verticale de la base ».

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74 contributions

  1. Bastan dit :

    Vu le nombre de drones concernés à travers la France et les lieux stratégiques concernés, il est surprenant statistiquement que pas un drone ou opérateur de ces drones n’ait été intercepté. Surtout que l’opérateur ne doit pas être très éloigné de son drone, qui lui même à une autonomie limitée.

    • Le sicaire dit :

      @Bastan Vous avez des mini drones vendus dans le commerce qui peuvent aller à plus de 15 kilomètres de leur pilote, voler pendant plus de 40 minutes et se déplacer à une vitesse de plus de 50 km/heure… Alors si vous êtes un peu bricoleur et intéressé par le sujet vous pouvez faire encore beaucoup mieux…

    • dolgan dit :

      On est dans les classiques biais des OVNIS.

      On ne parle pas des cas élucidés, on ne parle plus des cas quand ils sont expliqués.

      On transforme les témoignages flous en invasion extraterrestre .

      Et le classique phénomene de mode médiatique qui augmente les observations par ce qu on ancre la chose dans l esprit des gens .

      Dans la réalité, on choppe régulierement des civils qui jouent avec leurs dji. Et beaucoup d observations sont des confusions avec des hélicos, des avions, la lune, des satellites, etc

    • HMX dit :

      Les drones du commerce ont une portée qui peut atteindre 15km (Ex : DJI Mavic 3 – 2000€), ce qui est déjà respectable : la mise en œuvre d’un drone déjà préparé, juste sorti du coffre d’un véhicule, ne prend que quelques secondes. Il suffit ensuite de quelques minutes au drone pour rejoindre sa cible, faire quelques passages (histoire d’être sûr qu’il soit vu !), puis rentrer à son point de départ où il peut être récupéré et immédiatement rangé dans le coffre du véhicule, qui reprend alors tranquillement sa route. A condition de trouver un endroit tranquille dans ce rayon de 15 km, c’est à la portée de presque tout le monde avec un minimum de connaissance des drones. Une fois la « mission » accomplie, vous pouvez alors toucher la récompense promise par les généreux commanditaires anonymes sur Telegram…

      Histoire de raffiner les choses, on peut ajouter qu’en ajoutant au drone un module avec une clé 4G, alors la portée devient virtuellement infinie, tant qu’il y a du réseau : il suffit alors de trouver un aimable volontaire rémunéré pour amener le drone à proximité de l’endroit souhaité et l’activer, l’opérateur pouvant alors être situé à l’autre bout du pays, ou même dans un autre pays.

    • Panda dit :

      Bastan : j’ajouterai même : vu le nombre de drones concernés à travers toute l’Europe… pas une interception, pas une épave, pas un opérateur, pas une photo, pas un film… ?

      « l’incident » récent concernant l’île Longue près de Brest, me rappelle que la base d’hélicoptères proche de Lanvéoc Poulmic, signale souvent à ses hélicoptères en vol dans le secteur, la présence de drones… la Marine fait des essais ou de l’utilisation courante de drones dans le secteur, les essais sont fréquents… c’est un élément non négligeable dans cette histoire très embrouillée..

  2. Yvon dit :

    La technologie des drones évolue dans le contexte du conflit ukrainien à une vitesse fulgurante.
    Russes et Ukrainiens ont développé un dispositif qui a pour effet que lorsqu’un drone est dans le champ d’un fusil brouilleur, il interrompt son parcours et monte automatiquement à la verticale jusqu’à ce qu’il sorte de ce champ.
    Les fusils brouilleurs perdent ainsi toute leur efficacité.

    • HMX dit :

      @Yvon
      Tout à fait. Raison pour laquelle l’installation de brouilleurs ne semble guère pertinente, ou alors en complément d’autres systèmes de détection et d’interception.

      On ajoutera que des systèmes de cartographie par reconnaissance optique permettent désormais à des drones de se déplacer même en présence de brouilleurs, en comparant ce qu’ils voient avec une cartographie du terrain en mémoire, y compris en cas de brouillage GPS.

      Les brouilleurs ne sont donc qu’une solution très partielle.

    • dolgan dit :

      Vous décrivez une situation ou le fusil brouilleur fonctionne parfaitement pour tenter d expliquer qu ils perdent toute efficacité…

      C est pas toujours facile .

  3. Robmac dit :

    Elle est survolée tous les jours par des satellites de haute résolution, et j’imagine que tout ce qui est sensible est enterré.

    Ce n’est pas ce survol qui pose problème, c’est que les drones n’ont été ni interceptés ni neutralisés …

    • Grotesque dit :

      Les drones, ennemis des militaires ?

      • Robmac dit :

        Non, pas du tout. C’est d’ailleurs pour cela que l’on a créé des matériels militaires destinés à les neutraliser, mais pas très au point actuellement … Un drone qui survole la base des SNLE ou la base qui contient des services de renseignements et d’alerte ? Sans gravité 🙂

  4. Kamelot dit :

    Ah ben si le Renseignement ne sait pas ni ne peut pas le dire : où va-t-on?
    Dans le contexte actuel, tout est possible même l’improbable. Petit moyens et grands effets sont les symptômes de la guerre hybride et des opérations spéciales. La rumeur, la paranoïa et le buzz médiatique y contribuent aussi…
    La capture, la caractérisation et l’enregistrement des signaux émis par ces fameux drones seraient dès plus intéressant pour les suites utiles.

  5. PK dit :

    On n’est pas capable d’abattre trois misérables drones, même pas filo-guidés, et le Guide Suprême veut nous envoyer à la guerre ?

    Ils n’ont pas fini de rigoler en face…

    • aleksandar dit :

      Ca fait presque quatre ans que les russes ne rigolent plus avec ce qu’ils ramassent chaque jour dans la gueule.

    • Pacem dit :

      Si on pouvait éviter de confondre une base en temps de paix avec une zone de guerre, ce serait déjà un bon début.
      Non, la France ne déploie pas 24h/24 des brouilleurs, des canons téléopérés, des radars anti-drones et une bulle de défense aérienne complète autour de chaque installation militaire et heureusement :

      -ça coûterait un bras,
      -ça immobiliserait des moyens utiles ailleurs,
      -et ça reviendrait à vivre comme si on était déjà en état de siège.

      Qu’un survol illégal soit inquiétant ? Oui.
      Que ça serve à exiger qu’on tire au Stinger sur tout ce qui bourdonne dans le ciel ? Non.

      Et puis c’est facile de jouer les stratèges du canapé : « On n’a pas abattu trois drones, on va perdre la guerre ! »
      Sauf que neutraliser un petit drone civil modifié, de nuit, sans créer de dégâts collatéraux, c’est bien plus compliqué que de pester sur internet.

      Bref : on peut reconnaître qu’il y a un vrai besoin d’amélioration sans sombrer dans la caricature.
      Une base en paix n’a pas le même niveau d’alerte qu’un front… et c’est plutôt une bonne nouvelle.

      • si vice dit :

        @Pacem

        sauf qu’on est pas véritablement un pays en paix… mais plutôt endormi. dans une Europe au menu de trois brutes illibérales. (à titre personnel je trouve que le France véhicule l’impression d’avoir le temps… ce n’est ni agréable ni rassurant).

        le survol des drones renseigne sur moult choses et participe au discrédit de l’Etat. ce même discrédit qui permet à des puissances étrangères de nous expliquer qu’on va décider pour nous car on ne sait pas se gérer et à d’autres dans la même veine de ne pas nous respecter parce qu’on n’est pas en capacité de se faire respecter.
        simplement si on est jamais au RDV des provocations et des tests, ce que tout le monde interprète comme de la faiblesse et bien ça ne s’arrêtera pas là – bien évidemment, car la pièce dans laquelle on joue ou on dort se déroule et celui(ceux) qui nous verse le poison dans le verre lui tire ses ficèles. puisque tout est spectacle aujourd’hui, faisons déjà la liste de tous les nouveaux événements qui discréditent l’Etat aux yeux de tous et qui érodent notre souveraineté notre pouvoir de maîtriser notre destin, celui qu’on se choisit nous-mêmes en conscience, sans jeu sur les perceptions sans influence extérieure…

        quel spectacle on donne ?
        on peut supposer que les enjeux ne faisant que monter il y aura de moins en moins de place pour les jean-foutre et les enculeurs de mouche… alors peut-être c’est difficile – j’espère que le temps de se trouver des excuses est passé – il s’agit quand même d’être au RDV…
        de surcroît ne pas être à la hauteur, ne pas être au RDV favorise l’amnésie la mésestime et la démobilisation.

    • Roland DESPARTE dit :

      @PK,
      Qui parle de nous envoyer à la guerre ???
      1. Cit : « Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu’on va envoyer nos jeunes en Ukraine “ Emmanuel Macron.
      2. « Coalition des volontaires » : “composée de plusieurs nations prêtes à défendre les termes de tout accord de paix, en renforçant les capacités militaires défensives de l’Ukraine, APRES tout accord de paix“.
      Vous contribuez à la désinformation… dans quel but ?

    • Mouais... dit :

      Et nous pas fini de rigoler avec vous…

  6. Jre91 dit :

    Ce qui est « bien », c’est que tous les pays Européens principalement, communiquent pour dire qu’ils ont été survolé mais qu’aucun n’à réussi à les abattre. Le jour où ceux-ci seront armés, on aura l’air beau à dire qu’on a été survolé et attaqué, sans même être capable d’abattre un truc qui vole à très faible vitesse. Comment espère-t-on arrêter une menace alors qu’on ne sait même pas arrêter un drone basique… ah oui, on a un écureuil… super, et il mets combien de temps à arriver sur zone ?

  7. Tchikito dit :

    La Russie n’en finit pas d’envoyer ses drones et sous-marins et bateaux partout.

  8. al;darae dit :

    N’y aurait-il pas tout simplement un organisme de Sûreté qui ferait des tests de « Sûreté » pour évaluer les réactions de Protection-Défense? Cela pour faire évoluer la doctrine Prodef ????,

    • Vinnie dit :

      C’est possible, mais si c’est le cas, c’est une très mauvaise publicité.

      À mon avis, ce sont des Ukrainiens, ce n’est pas la première fois qu’ils s’attaquent à des équipements européens.

      Ils ont tout intérêt à faire monter la pression : les États-Unis les lâchent, mais ils ont encore les bonnes poires de l’Europe — même si ce sont des poires pourries, c’est toujours ça.

    • HMX dit :

      Pour le moment, il n’existe à peu près aucun dispositif de sécurité antidrones opérationnel et digne de ce nom en France : on découvre que même l’Ile Longue n’est équipée qu’avec de modestes « fusils brouilleurs anti-drones », qui ont fait la démonstration de leur très faible utilité. Vous vous doutez bien que ce ne sera pas mieux, à Creil ou ailleurs…

      L’hypothèse d’un test est donc hélas improbable (cela deviendra plausible le jour où nous installerons de vrais systèmes de détection et d’interception). L’hypothèse d’une énième tentative de déstabilisation russe, avec des proxys payés pour faire voler un ou plusieurs drones, est en revanche maximale !

    • JC dit :

      Et entretenir par la même occasion la peur parmi le bon peuple de France.

  9. jean luc dit :

    libre aux autorités civiles et militaires françaises de ce voilé la face , mais nous en Allemagne ,on est fixé sur les commanditaires de ses survols de zone sensible . certains son de petit amateur qui veulent braver l’interdit , de ce fait il se sont des allies de Poutine , et pourrons être condamné pour espionnage .

    • Carin dit :

      @jean Luc……
      Et combien de ces personnes ont été appréhendées ?
      Aucune…. Même pas un pilote…
      Comique.

      • jean luc dit :

        si trois personnes condamnés pour espoinages 1 germano russe 6ans ferme et 2 autre personne á des peine légère (trop légère ) , elle ont fait survoler par un drone un terrain militaire oú ce trouvais des soldats ukrainiens . ils est très difficile de suivre des équipe mobiles dans toute l’Europe .On vient de créer une unité spéciale de la police ,les opérateurs de site sensible devrons avoir leur propre équipe , un centre fédérale doit être créer pour rassembler les renseignement , toujours facile de critiquer dans son fauteuil .il faut sur le terrain la nuit . en Allemagne les aéroports sont prés des autoroutes à Francfort il y as 4 autoroutes á moins de 5 mm , il s’étende sur des milliers d’Hectares . on avance quand même on as un protocole pour intervenir , les responsabilités et rôle sont clairement établi , les lois vont changer

      • jean luc dit :

        3 personnes arrêtais pour espionnage et condamner

    • Mica X dit :

      Oui et non, pour l instant l’Allemagne se dote d’unités spéciales qui dépendront de la police fédérale et seront centrées sur les principaux aéroports, on verra si cela fonctionne mais ils se dotent de moyens conséquents.

      Il semble que C de Gaulle et Orly sont aussi bien équipés depuis plusieurs années.

      De toute façon les russes sont cons de nous permettre de nous équiper de mieux en mieux, cela aurait pu donner des avantages non négligeables en cas de confrontations via l’effet de surprise, mais ils leur faut nous prouver qu’ils ont la plus grosse.

      Les européens, du moins les français sont plus discrets.

      • Ulysse dit :

        le but des russes est de faire peur aux populations européennes pour qu’elles fassent pression sur leur gouvernement afin de cesser leur soutien ( même minimal) en faveur des ukrainiens. la guerre psychologique est classique chez les soviets.. il semblerait hélas que cela fonctionne quelque peu .

    • Mouais... dit :

      Mais oui jean cul…
      La grandeur de l’Allemagne, c’est du passé, c’est derrière elle…
      https://www.youtube.com/watch?v=96nSqQmeJgM

    • Clavier dit :

      Le fait de mettre en l’air son quadricopter et de braver une interdiction plus ou moins justifiée ne fait pas de vous un espion du GRU…..la paranoïa se répand partout !

    • NRJ dit :

      Vous êtes si bien fixés que vos aéroports sont des passoires.

    • Jack dit :

      Je ne comprendrais jamais l’intérêt de ce genre de remarques. Vous vous rendez compte que vos « conclusions » sont basés sur un article de blog ? Vous pensez réellement avoir le même niveau d’information que les « autorités civiles et militaires françaises » ?

  10. Fausse_7tic dit :

    Ces vols sont très inquiétants, si ces drones étaient des bombes, les survols seraient des attaques qui n’ont pas été parées.

  11. Plusdemunitions dit :

    Étrange tout de même après ces dernières années que nous n’aillons pas encore une unité de 3-4 pilotes avec des FPV sur chacun de ces sites sensibles, capables de réagir en quelques minutes et d’aller exploser ces drones inconnus. On se traîne…

  12. Plusdemunitions dit :

    Aillons du verbe  » ailler  » bien entendu hahaha

  13. olivier dit :

    Cela me semble être une bonne chose que l’on fasse preuve de transparence sur ce sujet, je me doute que cela sert aussi les intérêts de l’armée pour recevoir des équipements.

    Par contre, plusieurs éléments me perturbent dans les communications du SIRPA, du parquet et du général Le Bouil:
    – Nous sommes concrètement incapable de les intercepter
    – On voit le ridicule de l’usage d’un hélico hors pleine mer, un drone simple peut sans problème circuler à 70km/h et à des km de son pilote… le temps que l’hélico arrive, le pilote est déjà reparti
    – Plus grave, je vois beaucoup passer le terme « levée de doute » en utilisant la vision humaine… cela sous-entend que les systèmes déployés (pour autant qu’il y ait des systèmes déployés, je commence à me poser des questions) soit de l’entrée de gamme. Il est vrai qu’un système efficace doit être multi-capteurs (RF, radar, optro, etc.) et coûte une certaine somme (>1M€)… mais on parle bien de la base SNLE d’une part et de l’autre de centre de renseignement?
    – Du coup si ces sites ne méritent pas une protection digne de ce nom, comment cela va t il se passer pour nos soldats sur une zone de théâtre?

    Donc pour résumé, ce n’est pas le survol de drones qui me gênent (c’est le jeux), ni les difficultés d’interception (on n’est pas sur théâtre, on ne peut pas faire les choses à tout prix et les moyens de réactions hors zones de conflits sont encore limités) mais on est globalement incapable de savoir si c’est un drone ou pas… et là je ne comprend pas, les technos existent!

    En 2025 en France et sur nos bases critiques, nous n’arrivons même pas à faire la première étape « détection »… et il reste « identification », « classification » et « neutralisation »…

    • Ulysse dit :

      Nos généraux et amiraux n’ont rien anticipé, malgré la guerre entre l’ Arménie et l’Azerbaïdjan qui annonçait l’avènement des drones. la fameuse guerre de retard. la sacro sainte dissuasion nucléaire a accentué le sentiment d’une France à l’abri des agressions extérieures. le retard est rattrapable si, dabas le cadre d’un budget contraint, on ne se trompe pas de priorité.

  14. Sempre en Davant dit :

    Il faut employer les 88mm flak !

    Par l’analyse fine des débris on saura s’il y avait un drone dans les immeubles sur lesquels sont tombés les 747 et l’A380.

    L’incertitude fait perdre de la crédibilité au gouvernement et à l’Europe souveraine. Il faut agir !

  15. pldem806 dit :

    Ben voyons !!
    Est-ce que l’Armée de l’Air a tiré ??

  16. C’ est officiel la  » dronite  » aiguë touche la France…
    Allo Pfizer,il te reste pas des doses par Hasard ?
    Impossible de les abattre, impossible de les brouiller, ils sèment un Fennec: Aucun doute, c est un OVNI Tic Tac( parfum au choix )!
    Adishatz.

  17. Myshl Mabelle dit :

    Le général Le Bouil avec son « syndrome du périscope » est en bonne voie de devenir un très très grand chef, du genre « pas d’sac, pas d’vague, pas d’souci ». On ne lui demande pas à ce général de nous expliquer comment nous pourrions nous tromper, et lui conserver sa sinécure, on lui « demande » de nous garantir que nos emprises sont en sécurité.
    MAIS avec un chef qui esquive les problèmes, on n’est pas rassurés.
    Il va aller leur dire quoi aux fusco?
    Il va leur expliquer qu’ils ne voient pas bien, surtout la nuit?
    Que les fusco n’ont pas la masse cérébrale ni les diplômes pour mesurer la menace?
    Qu’il n’y a que les pilotes pour juger de ce qui est dangereux, de ce qui est inadmissible?
    On se retrouve avant mai 1940, de bons officiers formatés à la bien-pensance engluent nos forces vives, les combattants dans des certitudes, des illusions, des compromissions attentistes de la retraite.
    Virer les soi-disant chefs qui escamotent les problèmes, les Gamelin de bientôt.

  18. 11.43 dit :

    Il est constant que dans tout environnement de confrontation technologique, la première règle est de ne jamais révéler ce que l’on est capable de détecter ou de neutraliser. Donc laisser croire que certains drones ne sont pas identifiés, ou que leurs auteurs échappent à la détection, peut permettre de masquer les capacités réelles de notre détection électromagnétique, d’interception et d’analyse des trajectoires, le temps pour nous de compiler des renseignements techniques (C4ISR, capacité adverses,..). Comme ça l’adversaire pense que « ça passe » et n’adapte pas ses méthodes, ce qui facilite le suivi, réduit le niveau d’innovation tactique, et en prime permettrait de remonter la filière technique, logistique… Du contre-renseignement passif, classique.

    Il paraît donc plus stratégique de laisser un appareil continuer son comportement, afin d’analyser ses signatures, le temps de cartographier l’organisation derrière lui (« let it run »).

    Tout l’interêt des pays survolés ces derniers mois pourrait être d’induire l’adversaire en confiance, ce qui au vue des derniers mois paraît le cas, et ainsi l’inciter à multiplier les vols. C’est donc plus de données avec une meilleure granularité et « l’apparente vulnérabilité » se transforme en piège cognitif. On évite un emballement (géo)politique et on gagne du temps diplomatiquement.
    À priori vu les sites évoqués je n’ai pas trop de doute sur nos capacités (FR/UE) en matière de LAD, C-UAS: interception radiofréquence, radars à basse signature, brouillage directionnel et tutti quanti.
    Hormis pour le Boracay que la France s’est fendu d’accueillir convenablement avec avec l’unité MN qui va bien pour une petite visite fin septembre et le barnum médiatique qui allait avec, cela fait quatre ans que les médias remâchent les images du « fusil brouilleur » NEROD RF et c’est très bien comme ça.

    • Panda dit :

      11.43 : Vous développez une thèse hardie qui mérite d’être poussée jusqu’à ses limites. Car il s’agit d’un véritable pavé dans la mare.
      Votre thèse part du principe qu’il ne faut pas essayer d’intercepter un ennemi dans le cours d’une de ses actions hostiles, pour ne pas lui révéler la pertinence et les capacités de nos forces de réaction. Intéressant !

      Pour préserver les secrets de nos armements offensifs et défensifs, ainsi que les secrets de nos systèmes de détection et d’interception, il faut laisser l’ennemi entrer chez nous, agir, atteindre ses buts, tout en restant dans l’ombre et en l’observant, surtout sans intervenir ! Astucieux ! car ainsi nous aurons capté leur(s) méthode(s) d’agression, la puissance de leurs armes, le rayon d’action de leurs munitions et missiles. Nous saurons tout des armes et des techniques de l’adversaire, sans même avoir tiré un seul coup de fusil ! Finement raisonné !

      Je crains malheureusement que notre pays, ravagé de fond en comble et nos armées anéanties, nous ne soyions plus en mesure de répliquer à ces méchants comme ils le méritent et alors que nous aurons recueilli toutes les informations les concernant !
      !
      Mais je retiens votre méthode et votre concept, qui représentent, je trouve, une véritable révolution dans les principes de fonctionnement des armées.

      Je me permettrai d’ajouter une proposition qui enrichira ce projet militaire global : que l’on poste tous les 100 m à nos frontières, un de nos militaires muni d’un drapeau blanc et pantalon baissé, ce qui amènera l’ennemi à entrer chez nous sans prendre de précautions, et qui l’exposera totalement jusqu’au limites extrêmes des possibilités de tous ses armements: nous pourrons ainsi construire des bases de données complètes sur l’ennemi : qui sait, ça servira peut-être un jour !

      ça méritera déjà d’être classé immédiatement dans nos archives militaires : on saura tout sur les vilains !

      • 11.43 dit :

        Je crois que vous confondez observation et défense. Le renseignement n’est pas une doctrine de guerre, mais un outil, un domaine fonctionnel, qui soutient la stratégie et n’en tient jamais lieu. On n’élabore pas une posture militaire uniquement à partir d’un principe de collecte passive.

        Peut-être vous mais sinon personne n’a vu ni munitions, ni missiles, ni la moindre trace d’un armement effectif dans ces « agressions » supposées. Autrement dit, il n’y a rien qui permette de parler d’un engagement réel, encore moins d’un scénario où l’on laisserait volontairement l’ennemi œuvrer en toute liberté, ce qui, au passage, n’a jamais constitué une doctrine militaire.
        Idem pour: « Il faut laisser l’ennemi (…) agir, atteindre ses buts » personne à part vous, n’en sait rien.

        Mais la possibilité que des proxys soient impliqués dans certains survols, est une hypothèse tellement évidente qu’elle ne mérite pas d’être qualifiée « d’audacieuse ». Oui, bien sûr qu’il peut s’agir d’acteurs intermédiaires, de tests par procuration, voire de démonstrations indirectes. Et oui, il est pertinent même indispensable de cartographier tout ce qui permet d’identifier une signature opérationnelle.Rien de révolutionnaire, Panda : juste le b.a.-ba.

        另外,由于栖息地的减少,熊猫还有其他烦恼.

      • 11.43 dit :

        À trop vouloir pousser, vous avez confondu observation et défense. Le renseignement n’est pas une doctrine de guerre, mais un outil, un domaine fonctionnel, qui soutient la stratégie et n’en tient jamais lieu. On n’élabore pas une posture militaire uniquement à partir d’un principe de collecte passive.

        A part vous, personne n’a vu ni munitions, ni missiles, ni la moindre trace d’un armement effectif dans ces « agressions » supposées. Autrement dit, rien qui permette de parler d’un engagement réel, encore moins d’un scénario où l’on laisserait volontairement l’ennemi œuvrer en toute liberté, ce qui, au passage, n’a jamais constitué une doctrine militaire. Idem lorsque vous dites : « Il faut laisser l’ennemi (…) agir, atteindre ses buts » là encore à part vous, décidément cette poussée, personne n’en sait rien. Et donc à l’épreuve des faits évoqués c’est toute votre mayonnaise qui ne prend pas.

        La possibilité que des proxys soient impliqués dans certains survols, est une hypothèse tellement évidente qu’elle ne mérite pas d’être qualifiée « d’audacieuse ». Oui, bien sûr qu’il peut s’agir d’acteurs intermédiaires, de tests par procuration, voire de démonstrations indirectes. Et oui, il est pertinent même indispensable de cartographier tout ce qui permet d’identifier une signature opérationnelle. Rien de bien révolutionnaire Panda : juste le b.a.-ba.

  19. Toblerone dit :

    L’Etat pourrait déléguer en partie la sûreté auprès des opérateurs pro’ de drones civils. Il suffit de simplifier un peu les contraintes administratives pour l’usage de miniradars passifs, d’alléger les contraintes sur les vols de nuit pour faciliter la détection, l’utilisation de mallettes de brouillage et, cerise sur le gâteau, si le droniste pro’ est tireur sportif ou de balle trap → l’usage d’une arme type fusil à pompe avec du plomb. Puisque l’État est défaillant, qu’il délègue.

    • A.D. pcc Caustic BeZZon dit :

      Cit :[ L’Etat pourrait déléguer en partie la sûreté auprès des opérateurs pro’ de drones civils ]

      La raie-publique a pourchassé depuis 50 ans , en gros depuis 1975 , les radiomodélistes puis les dronistes amateurs ! Depuis les « P & T » jusqu’au  » mônostôre dô lô dôfônse  » en passant par la DéGéACé toutes les institutions et administrations , tout ce que l’éxagône a pu compter de  » petits fonks gris  » et de  » petits serre-pattes Ricard  » , ont pourchassé ces radiomodélistes puis les dronistes .
      Je connais pas mal de  » moustachus  » qui rigolent bien sous leurs moustaches grises en ce moment de ces nouveaux  » Barons Noirs  » . ;0)
      Eux dans d’autres circonstances ils auraient pu aider les  » zôtôrités  » mais si ils ne sont certainement pas complices de ces survols , ils ne vont pas se précipiter pour aider ceux qui les ont méprisés pendant un demi-siècle.
      Ce sont pourtant souvent de simples grands-pères , qui ont été éduqués comme a pu être éduquée une jeunesse normale et respectueuse dans les années 70-90 mais ils rejoignent les  » Craint-Dégun  » de 2025 . Eux , quand on leur cause des survols du  » Baron Noir  » , quand on leur montre les archives de l’INA et la tronche de merlan frit de cézigue Joxe , ils ont les yeux qui s’illuminent !

      Dans ce milieu l’état françouze ne peut en effet compter que sur les  » pros  » car ils ont souvent été à l’origine des législations liberticides de ce secteur .

  20. Alfred dit :

    Jusqu’ici on a utilisé des moyens d’interception/destruction qui ne produisent que peu d’effet de saturation pour proteger les bases et les sites sensibles. Pourquoi n’utiliserait on pas des moyens peu couteux de type mortiers de feu d’artifice prepositionnés et des projectiles a fragmentation ou dispersion pour obtenir un effet de saturation dans un espace donné? Le tout associé à un systeme simplifié de detection et de mise a feu lorsqu’un ou des drones y penetrent, qui pourrait etre activé par le personnel du service de sécurité en cas de survol

  21. L'amiral nous brouille l'écoute avec sa panne de micro dit :

    Ça ressemble au même coup que pour les marins, le tir de fusil brouilleur en moins…
    https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20251206-survol-d-une-base-de-sous-marins-nucl%C3%A9aires-comment-lutter-contre-les-drones

    Vu le ramdam dans la presse, cela ne peut que continuer.

  22. jean luc dit :

    EN Russie quand il y as des attaque de drone ukrainien ,ils coupent le réseau des mobiles

  23. Jean Aymard dit :

    aujord’hui récré: c’est ball trap!.
    rompez!

  24. Muldy & Sculler dit :

    « le Pôle Interarmées de Creil-Senlis [ex-BA 110], qui abrite notamment les organismes »

    Une base militaire qui héberge des organismes ! Nous enquêtons.

  25. Myshl dit :

    La BA 110 de Creil a été « mise en sommeil » par Mitterrand et ses frères collabos.
    Pas fermée mais « mise en sommeil ». Alors…
    Tout autour le « monde civil » s’est installé, des routes, des entreprises, etc…
    Très fort le vichyste Mitterrand pour recycler, pourrir nos infrastructures de défense.
    Le médaillé de la « francisque » nous a condamné le Hadès, interdit les armes et munitions au pieds des avions au salon du Bourget, interdit les appelés du contingent dans la guerre dite « première guerre du Golfe ».
    Tiens en parlant de « Golfe »… Mitterrand s’est construit sur la base aérienne de Villacoublay un terrain de golf…
    CREIL est une création mitterrandesque.
    Des imbéciles l’ont réactivée (dé-sommeillée) pour protéger Paris…
    Sauf que, entre-temps, Creil a cessé d’être une ville française,
    la base aérienne « réactivée » s’est retrouvée immergée dans un monde étranger.
    La BA de Creil peut péter. L’unité de vérification n’a plus de boulot, vu que les russes se contrefoutent des « vérifications ». La liaison satellitaire pour la DRM doit être relocalisée, au Larzac pourquoi pas…
    La BA de Creil a été mise en « sommeil », puis « réactivée », elle est un zombie.
    Et elle est immergée dans une géographie hostile à ce qu’il reste de la France, dans une zone islamo-islamique-islamiste tendance narco.
    Bon, en résumé la BA de CREIL ne présente aucun intérêt.
    Même Hector en convient.