Conçu en Australie, le drone de combat MQ-28 Ghost Bat a abattu une cible aérienne avec un missile AMRAAM

Le 29 novembre, le ministère turc de la Défense a annoncé que le drone de combat collaboratif [CCA] Kizilelma, développé par Baykar, avait réussi à abattre une cible représentative d’un avion de chasse avec un missile air-air BVR [au-delà de la portée visuelle] GÖKDOĞAN, après l’avoir détecté grâce à son radar à antennes actives MURAD. Et de revendiquer ainsi une « première mondiale ».

Il s’en est fallu de peu pour que le MQ-28 « Ghost Bat », conçu par Boeing Australia dans le cadre du programme « Airpower Teaming System » [ATS], lancé par Canberra en 2019, ne lui grille la politesse.

En effet, ce 9 décembre, Boeing a fait savoir que le MQ-28 « Ghost Bat » venait lui aussi de faire la démonstration de ses capacités air-air en engageant avec succès une cible aérienne avec un missile AIM-120 AMRAAM [Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile], lors d’un essai réalisé avec le concours de la Royal Australian Air Force [RAAF].

« C’est la première fois qu’un aéronef autonome réussit un engagement air-air avec un missile AIM-120, faisant ainsi du MQ-28 un CCA mature et apte au combat », a fait valoir Amy List, la directrice générale de Boeing Defence Australia.

Faut-il en déduire que le Kizilelma n’était pas totalement autonome quand il a abattu sa cible, il y a près de deux semaines ?

Quoi qu’il en soit, outre le MQ-28, cette démonstration a impliqué un chasseur-bombardier F/A-18F Super Hornet et un avion de détection aéroportée E-7A Wedgetail de la RAAF.

Ces trois aéronefs ont décollé depuis trois sites distincts. Puis, une fois en vol, un opérateur installé à bord du Wedgetail a pris en charge le MQ-28 par souci de sécurité et pour superviser l’engagement à venir.

Le CCA a ensuite volé en formation de combat avec le F/A-18F, lequel, selon Boeing, a « identifié et suivi » un drone-cible Phœnix, représentatif d’un avion de combat.

Selon Boeing, les données de ciblage ont été partagées entre les trois plateformes. Puis, le MQ-28 a « ajusté sa position » après avoir reçu l’autorisation du E-7A Wedgetail d’engager et de détruire le Phœnix avec son AIM-120 AMRAAM au-dessus du complexe de Woomera. Ce qu’il a donc fait avec succès.

À noter que les images de cette démonstration diffusées par Boeing ne montrent pas la destruction de la cible.

« Ce scénario était représentatif d’une mission réelle et nous pensons que cette étape importante, ainsi que tous les autres essais que nous avons réalisés dans des environnements opérationnels pertinents, démontrent fermement que le MQ-28 est le drone de combat collaboratif le plus abouti au monde », a fait valoir Amy List.

Directeur général de Boeing Phantom Works, Colin Miller a précisé que le MQ-28 a volé en mode semi-autonome lors de cette démonstration. Ainsi, a-t-il dit, « son opérateur ne lui a transmis que quatre ordres majeurs », à savoir décoller, effectuer une patrouille de combat, s’engager dans l’interception de la cible et tirer.

Cela étant, selon Glen Ferguson, le directeur du programme ATS chez Boeing, le MQ-28 a assuré le guidage du missile vers sa cible grâce à un radar AESA « conçu spécifiquement pour un certain nombre de fonctions spécialisées ». Mais on n’en saura pas plus pour le moment.

En tout cas, souligne Boeing, le succès de cet essai démontre que « les CCA spécialisés peuvent renforcer l’efficacité » des forces aériennes, « en permettant une augmentation de la masse opérationnelle et des échanges de données pour une prise de décision éclairée, tout en réduisant les coûts et les risques pour les plateformes avec équipage ».

Suite à cette démonstration, le ministère australien de la Défense a annoncé un investissement de près de 800 millions d’euros pour se procurer sept autres MQ-28 Ghost Bat, onze exemplaires [huit de type Block 1 et trois de type Block 2] ayant déjà été acquis.

« J’annonce notre intention d’intégrer le Ghost Bat au sein de la Royal Australian Air Force. Ce financement comprend l’acquisition initiale de six Ghost Bat Block 2 supplémentaires, ainsi que celle d’un Ghost Bat Block 3, accompagné de fonds et de développements additionnels pour faire évoluer cette technologie de pointe », a en effet déclaré Pat Conroy, le ministre australien délégué à l’Industrie de Défense, lors d’une conférence de presse.

« Notre objectif est d’atteindre un ratio d’au moins trois plateformes aériennes sans pilote pour chaque avion de combat piloté », a-t-il ajouté.

« Ce financement inclut également des investissements supplémentaires dans de nouveaux capteurs, de nouveaux systèmes de commandement et de contrôle, ainsi que dans les infrastructures au sol », a encore complété M. Conroy, après avoir rappelé que le MQ-28 Ghost Bat est le « premier avion de combat militaire conçu et construit en Australie depuis 50 ans ».

Photo : Ministère australien de la Défense

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45 contributions

  1. tschok dit :

    Intéressant:

    « Directeur général de Boeing Phantom Works, Colin Miller a précisé que le MQ-28 a volé en mode semi-autonome lors de cette démonstration. Ainsi, a-t-il dit, « son opérateur ne lui a transmis que quatre ordres majeurs », à savoir décoller, effectuer une patrouille de combat, s’engager dans l’interception de la cible et tirer ».

    Cela voudrait dire qu’en mode pleinement autonome, il engage et détruit sa cible sans ordre de son opérateur, autrement dit ce truc serait potentiellement un SALA.

    • HMX dit :

      @tschok
      Tout dépend du paramétrage : techniquement, tout drone armé peut potentiellement devenir un SALA s’il est paramétré pour cela. En pratique, cela ne semble pas une bonne idée, puisque le drone pourrait potentiellement se retourner contre des forces amies (ou des civils), sans possibilité de le stopper. Raison pour laquelle on fixera toujours un cadre et des limites : par exemple, le drone n’aura le droit de tirer de manière autonome qu’à l’intérieur d’une zone géographique bien délimitée (« kill box ») et sur des cibles elle-même préalablement définies. Mais pour leur grande majorité, surtout pour les drones de grande taille emportant des armements puissants, ces drones armés resteront sous la supervision d’un opérateur humain pour autoriser ou non l’ouverture du feu.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Un petit HS pour réagir à vos propos concernant le Tornado. C’est BAE qui a majoritairement conçu l’architecture du Tornado et non Airbus.
      BAE avait travaillé auparavant avec Dassault sur le projet AFVG à partir de 1965. Mais en 67 les anglais ont acheté le F111. Les français ont du coup dévelopé le Mirage G8, superbe avion qui a atteint mach 2,34 et reste encore à ce jour l’avion le plus rapide à l’ouest du Pecos enfin de l’Europe.
      Cet avion était hors budget pour la France et n’a pas été produit en série. Mais il a existé bien avant le Tornado, et de ce fait le Tornado et le G8 ayant l’AFVG comme ancètre commun il vous faut accepter la dure réalité : il y a quelques gènes feançais dans le Tornado. Ne les jettez pas tout de suite dans l’émotion ceci-dit, car j’ai l’impression que vous allez en avoir besoin encore pendant un moment.

  2. Philippe dit :

    « Faut-il en déduire que le Kizilelma n’était pas totalement autonome quand il a abattu sa cible, il y a près de deux semaines ? » Non, elle soulignait juste que c’est la première fois que cela se faisait avec un AIM-120….

    • Storm dit :

      On sait tous le Kizilelma a été assisté par humain dans toutes ses étapes.

      • Fabien Tremm dit :

        Le drone est développé avec des capacités de vol autonome, et un ordinateur de mission équipé d’une IA.

        Quel est le niveau de l’IA? IMPOSSIBLE de le dire pour de simples civils sans accès aux services de renseignement.
        Et oui, on peut s’attendre à ce que Boeing Australie ait plus facilement accès à des modèles IA étrangers de l’industrie de la défense qui peuvent réaliser ce genre de missions que la Turquie.

        Sauf que si on s’arrêtait à ce à quoi on peut s’attendre, il y a 15 ans, personne n’aurait misé sur la Turquie parmi les plus grands producteurs de drones. Et pourtant.

        Missile utilisé? missile guidé par radar Gokdogan.
        Radar du drone? MURAD AESA.
        La Turquie a développé des systèmes anti-aériens, et ses propres radars AESA, à nouveau, des technologies où ils n’étaient pas forcément attendus, avec pas ou peu d’aide internationale.

        La Turquie est en train d’emporter des contrats dans le domaine de la défense qu’elle n’aurait jamais emporté si elle était incompétente, et inintéressante.

        Dans le domaine naval, les exportations majeures vers l’Europe:
        Portugal: 2 navires auxiliaires (pétroliers / logistique)
        Ukraine: 2 corvettes (classe Ada)
        Roumanie: corvette légère commandée (Hisar)

        Dans le domaine des avions, les exportations vers l’Europe:
        Espagne: Hürjet

        Dans le domaine des drones, les exportations vers l’Europe:
        Bayraktar TB2 + ses systèmes de commandement et antennes, sur camions Ford Cargo produits et conçus en Turquie + armement MAM, UMTAS, CIRIT (Pologne, Roumanie, Croatie, Ukraine, Albanie, Kosovo, Bosnie) ;
        Byker YIHA-III, une munition rôdeuse (Albanie, Ukraine)
        Kosovo: SkyDagger 15 et aussi défense anti-drones Aselsan IHASAVAR

        Blindés, les exportations vers l’Europe:
        Estonie: 130 Otokar Arma 6×6, 100 Nurol Makina NMS 4×4;
        Roumanie: 1 059 Otokar Cobra II;
        Otokar Cobra (Kosovo, Macédoine, Montenegro, Slovénie);
        Collaboration premier blindé produit en Albanie;
        Kosovo: Otokar Akrep, BMC Kipri, BMC Vuran avec mortier de 120mm

        Autres véhicules, les exportations vers l’Europe:
        Camions Ford Cargo (Croatie);
        Unimog sous licence (Albanie);
        BMC (Macédoine)
        Véhicules légers de tous types (Albanie, Macédoine)

        Artillerie, les exportations vers l’Europe:
        Allemagne: Repkon, usine en Allemagne pour remplissage obus 155mm;
        Macédoine: artillerie (MKE Boran 105 mm);
        Kosovo: BMC Vuran avec mortier de 120mm, mortiers légers (MKEK et Havan)

        Armes « légères », les exportations vers l’Europe:
        Tourelleaux Aselsan SARP et SARP DUAL (Kosovo)
        Armes à feu (Kosovo, Albanie, Monténégro, Macédoine);
        Missile anti-char OMTAS (Kosovo)

        • NRJ dit :

          Des drone low-cost. Du matos bas de gamme. Bref, chez les pauvres. L’IA, c’est un autre domaine, auquel vous ne connaissez rien.

      • Malazgirt1071 dit :

        Ahaha, le Ghost Bat n’arrive pas à la cheville du KIZILELMA qui a un radar AESA GaN, une caméra électro optique intégrée EOTS , un module IRST pour la détection et le ciblage en mode infrarouge et passif , un emport , une soute à armement plus important et une meilleure manœuvrabilité. Lors de la démonstration du tir du missile air-air , le KIZILELMA a entièrement tout fait avec ses capteurs,détection-identification – guidage et rectification de la trajectoire du missile avec une de liaison de données à double flux indigène et le système intégré KARAT ,contrairement au Ghost Bat dont on n’a pas vu la destruction de la cible et qui a été assisté pour le guidage du missile par un avion radar .Pour ce qui est du décollage- atterrissage, du vol en formation et de la destruction d’une cible en autonomie en ce qui concerne le KIZILELMA , tous les drones de combat Turcs ont ces capacités depuis toujours . La quazi totalité des articles relatant le tir du KIZILELMA dans les médias occidentaux ne ralatent pas la réalité et les détails du tir pour mettre le doute sur l’importance de cet événement, celui-ci est résumé à leur sauce . 🙂 🙂

  3. NORAD dit :

    « Cela étant, selon Glen Ferguson, le directeur du programme ATS chez Boeing, le MQ-28 a assuré le guidage du missile vers sa cible grâce à un radar AESA « conçu spécifiquement pour un certain nombre de fonctions spécialisées ». Mais on n’en saura pas plus pour le moment. ». Il y a une très forte probabilité que ce soit le radar « Phantom Strike » de Raytheon, qui vise spécifiquement les CCA…https://www.twz.com/air/phantomstrike-low-cost-lightweight-aesa-radar-flies-for-first-time

  4. Emile dit :

    Avec des moyens, nous sommes capables de faire autant, si ce n’est mieux…

    • HMX dit :

      C’est justement un enjeu très fort, pour le NGF, mais aussi pour le Rafale F5. Le « Neuron NG » qui accompagnera le Rafale F5 disposera d’un profil clairement tourné vers le bombardement et la pénétration furtive, et pas pour le combat air-air.

      Là, il s’agit de supériorité aérienne. Un chasseur qui sera entouré de 2 ou 3 de ces drones de combat air-air disposera d’un atout majeur face à d’autres appareils pilotés : les drones serviront à la fois de capteurs (ce qui permettra au Rafale d’éteindre son radar donc de gagner en discrétion), mais aussi d’effecteurs ou de « réservoir à missiles », le Rafale étant dès lors dans un rôle de « joueur de fond de court », supervisant à distance le travail des drones, et engageant éventuellement à grande distance les cibles qui auraient échappé aux drones à l’aide de ses missiles Meteor. La valeur ajoutée est évidente.

      La question n’est pas de savoir si ce serait utile, mais plutôt de savoir comment nous doter de drones équivalents :
      – construire un CCA franco-français, dédié au combat air-air, équivalent au MQ-28 ou Kizielma, et qui serait une version dérivée du Neuron NG dont il reprendrait un maximum d’équipements. Ce serait techniquement possible, de concevoir parallèlement non pas un drone (le « Neuron NG »), mais bien deux, qui partageraient un écosystème commun : moteurs, liaisons de données, système informatique de traitement des données tactiques… Reste à chiffrer le coût de ce double développement.
      – utiliser « tel quel » le Neuron NG pour un usage air-air : dépourvu de radar ou d’IRST lui permettant d’acquérir ses cibles, il serait alors cantonné à un simple rôle de « camion à missiles » au profit du Rafale qui le contrôlerait et lui désignerait ses cibles. Pas optimal, mais « mieux que rien ». Avantage : cela ne coûterait rien, ou presque (juste l’intégration en soute des MICA et Meteor à valider).
      – Collaborer avec Airbus DS et les allemands, qui disposent déjà de projets de CCA dédiés air-air, qu’il développent dans le cadre du pilier « effecteurs déportés » du SCAF : une façon de ne pas couper les liens avec eux, et de faire survivre tant bien que mal l’esprit de la collaboration franco-allemande initiale… il s’agirait concrètement d’utiliser une cellule de drone Airbus, en l’adaptant avec les systèmes d’armes (MICA, Meteor) et les liaisons de données spécifiques du Rafale F5.
      – Collaborer avec les britanniques et italiens, qui disposent eux- aussi de projets similaires dans le cadre du GCAP : c’est plus hypothétique, et envisageable uniquement en cas d’échec complet de la coopération avec les allemands.

  5. AirTattoo dit :

    Excellent travail. Ce n’est cependant qu’un démonstrateur qui valide le concept de loyal wingman dans sa dimension armée. L’étape suivante sera désormais de développer un drone doté d’une véritable soute interne capable d’emporter deux à quatre missiles. Des programmes comme le nEUROn européen, le Northrop Grumman X-47B américain ou encore l’Anka-3 turc ont déjà validé, chacun à leur niveau, le principe de l’emport interne et de la furtivité, mais avec des degrés de maturité très différents. Aucun n’intègre encore pleinement, de façon opérationnelle, l’autonomie avancée et la capacité de loyal wingman dans un cadre de combat collaboratif complet. Il faudra donc encore franchir les étapes clés que sont la validation en environnement contesté, l’intégration dans une chaîne de commandement interconnectée et la coopération native avec des avions pilotés. Les défis seront autant technologiques que doctrinaux et industriels. Les cinq prochaines années s’annoncent particulièrement passionnantes dans ce domaine, surtout après ce test du MQ-28 Ghost Bat de Boeing.

    • NORAD dit :

      @Airtattoo. « Ce n’est cependant qu’un démonstrateur qui valide le concept de loyal wingman dans sa dimension armée. L’étape suivante sera désormais de développer un drone doté d’une véritable soute interne capable d’emporter deux à quatre missiles ». Non ce n’est pas un simple démonstrateur.. Il s’agit ici d’un vrai programme qui sera opérationnel en 2028. Pour l’instant, avec cette nouvelle commande, cela fera 8 Block 1, 9 Block 2 et un Block 3. Ce dernier sera le premier à avoir une soute interne, mais ne sera que le début d’une plus grande série. « Aucun n’intègre encore pleinement, de façon opérationnelle, l’autonomie avancée et la capacité de loyal wingman dans un cadre de combat collaboratif complet ». Ce test n’est que l’un parmi beaucoup d’autres qui ont eu lieu précédemment….

      • AirTattoo dit :

        Cette taille de drone me semble trop réduite pour qu’il s’agisse de sa version finale. Il y a une différence notable entre l’éjection d’un missile sous voilure et depuis une soute interne. En effet, la cinématique d’éjection en soute est généralement plus complexe, nécessitant une coordination plus précise des différents points d’éjection. Cela implique des timings et des séquences d’éjection spécifiques qui diffèrent de ceux d’un lancement sous voilure, où le missile est souvent plus directement accessible et peut être largué plus facilement. Il est donc probable que la version finale du drone, si elle inclut une soute, soit conçue avec ces spécifications en tête.

        • NORAD dit :

          @AirTattoo. « Cette taille de drone me semble trop réduite pour qu’il s’agisse de sa version finale. » Je n’ai pas dit que les Block 1 et 2 étaient la version finale.. Les Block 1 seront retirés… La version block 3 aura certainement une voilure modifiée et de plus grande surface (mais d’une envergure comparable) et un fuselage un peu plus volumineux. Cependant, il faut garder à l’esprit que ce CCA ne vise absolument pas la même niche qu’un drone comme le futur Neuron, que ce soit en terme de furtivité, d’emport de charge, de mission et de prix surtout.. Pas de matériaux hypersophistiqués, pas de mission de pénétration en profondeur comme le Neuron.. En interne, 2 missiles air-air AIM-120/AIM-260 ou 4 des nouveaux concept moyenne portée en cours d’élaboration aux US… On vise un drone plutôt « bon marché » simple à produire en nombre.. Prenez le moteur, c’est très probablement un Williams FJ44 simple et bon marché, pas un moteur d’avion de combat à 4 ou 5 millions et plus…

    • Lothringer dit :

      Le nEUROn en effet avait effectué des tests de bombardement en Suède en 2015 (bombes de 250kg) . Mais a-priori pas de test de missiles sortis des soutes. Probablement que ce petit modèle n’avait pas les potences d’emport adaptées à des missiles, ou tout simplement les missiles sont trop longs pour entrer dans la soute. Je suppose que cet aspect sera correctement traité lors de la conception du Super-nEUROn.

      • AirTattoo dit :

        Je pense comme vous, le nEURON est un concept comme l’était mirage 4000, assez avancer pour donner naissance à un produit final reprenant les concepts validés et ajoutant les parties manquantes comme les missiles et les différents pods missions.

  6. VinceToto dit :

    Boeing après la Turquie tout de même. Mais comme c’est australien, c’est quand même un exploit pour l’Australie: https://youtu.be/9QCgqQdmr0M

    • GotoRaptor dit :

      Tout ça c’est pas une question de pays en avance technologiquement, c’est une question de volonté politique/entreprise car c’est un assemblement de choses qui existent déjà. Le nEURO c’était il y a un petit moment, et on aurait put y coller de air-air et avoir ce résultat là.

      • Tricolore dit :

        Y’avait qu’à, on aurait pu, on aurait du ,…on est en retard.

      • VinceToto dit :

        Le prototype n€n n’a pas de radar ni de système de détection passive pour du combat aérien ni etc.. Techniquement cela ne doit pas être difficile de lui faire lancer des missiles AA mais ce n’est pas lui qui fera l’acquisition de cible.

  7. Khazar dit :

    Faut-il en déduire que le Kizilelma n’était pas totalement autonome quand il a abattu sa cible, il y a près de deux semaines ?
    oui le kizilelma n’existe pas c’est un fake d’ailleurs les f16 turcs ne sont plus opérationnels depuis 1993.

    • Franz dit :

      Un conseil : quand vous êtes fatigué, éteignez votre ordinateur et allez vous reposer, c’est plus constructif.

  8. Alain d dit :

    Oui, nous y sommes, drones et drones, air, terre, mer, et quelques robots : Harcèlement, interdictions, ravitaillements 1ère ligne.
    Avec une suprématie aérienne limitée, capable de massacrer une zone adverse, il resterait le plus compliquer, progresser au sol pour s’installer solidement et conserver durablement cette zone.
    Interdire et empêcher par la masse des drones et la masse des artilleries (40 km, 80 km, 150 km, 250 km, 500 km, 1000 km, 2000 km). Affaiblir au maximum la logistique adverse.
    Donc disposer d’une logiste puissante et habile, protéger au mieux, avec des nombres de soldats et d’engins dédiés au Génie en augmentation. Préfabriqués, containers, dalles et profilés en béton, acier ou alu, barbelés, filets, mines, etc.
    Dont de blocs modulaires encastrables.
    Et puis nombre de produits peuvent être fabriqués sur mesures.
    Par exemple un gros bloc de caniveau (ou petit canal) en béton, retourné ferait déjà un abri solide.
    Autre exemple un U rempli de pierres, et ensuite vous entassez de la terre contre une face, et vous avez une butte artificielle créée rapidement.
    Des inserts dans les moules pour créer des ouvertures.
    https://www.coprem.fr/produits/caniveaux-fr/modules-en-u-a-haute-resistance.html
    https://www.socramatfabrication.fr/wp-content/uploads/2019/09/Fiche_7.5_CaniveauSurMesure_2019_compressed-copie.pdf
    https://www.socramatfabrication.fr/1929-emergence-eaux-pluviales.html.

  9. Australiandepartmentofdefence dit :

    La Royal Australian Air Force vous présente ses plus plates excuses… Elle a abattu par erreur le Père Noël !

  10. Adem dit :

    qu est ce ‘que tu sais toi

  11. Yvon dit :

    Je suis, comme tout le monde, séduit par la performance technique qui aboutit à ce qu’un aéronef soit abattu par un missile air air tiré depuis un UCAV.
    La performance technologique est indiscutable.
    Mais je ne peux m’empêcher de penser à ce que les États-Unis, puissance militaire à la technologie la plus évoluée, s’est fait écraser en Afghanistan par des combattants armés essentiellement de Kalachnikov et de lance roquettes. On oublie peut-être trop que l’ennemi aussi a le choix des armes et que s’il ne veut pas vous affronter sur votre terrain, il peut vous imposer le sien pour lequel vous n’êtes pas préparé

  12. Yvon dit :

    … se sont fait …

    • Savonnette dit :

      Oui, enfin si les US avaietn voulu, ou veulent, écrabouiller l’Afghanistan et ses talibans façon Poutine ça leur prendra 10 secondes avec des nukes, un gros mois avec du conventionnel.

  13. Patrico dit :

    A lire certains des nombreux commentaires critiques envers le MQ28 que j ai suivis sur opex et autres sites depuis 5 ans , je dirais simplement qu aux niveaux aérodynamiques c est une réussite totale. Mais encore les critiques aux entours du Kizilelma turc, et quelques autres , je leurs dirais simplement retournez vous, regardez la « merveille » à venir qu est notre Aarok et « attendue » ? par nos Aae sur les… tarmacs .
    Merci Thank you merci a vous et à Tous

    • VinceToto dit :

      Trop facile. Faut pas tirer sur l’ambulance touristique monoplace grande autonomie: Il y a du concept art moderne/happening dans ce Aarok tout de même.

  14. hdo dit :

    Aller en premier avec un drone d’attaque air/air furtif. il faut de l’allonge! pour protéger l’avion de chasse qui accompagne (ou pas!)
    he bien le MQ-28 Ghost Bat en aurait avec un rayon d’action de ……….. 3700km !!!
    pas mal tout ça

  15. Harvey dit :

    qui on ? ce drone est équipé d’un radar aesa, d’une IA et est entièrement autonome.
    En revanche on a pas vu le MQ touché sa cible.