MBDA dévoile la roquette guidée destinée au système d’artillerie à longue portée « Thundart »

Pour être en mesure d’aligner une division « bonne de guerre » en 2027, l’armée de Terre doit impérativement se procurer les capacités nécessaires pour frapper dans la profondeur. Ce qui suppose de remplacer les derniers Lance-roquettes unitaires [LRU] encore en service au 1er Régiment d’Artillerie [RA] dans les plus brefs délais.

D’où le programme FLP-T [Frappe longue portée terrestre], lancé par la Direction générale de l’armement [DGA] via un « partenariat d’innovation » impliquant MBDA [associé à Safran] et ArianeGroup [allié avec Thales]. L’objectif est de pouvoir évaluer deux nouveaux lance-roquettes multiples [LRM] avec leurs munitions associées afin de ne retenir que le plus prometteur. Des essais sont prévus d’ici la mi-2026.

Jusqu’à présent, ArianeGroup n’a pas énormément communiqué sur son projet de LRM… alors que MBDA ne se prive pas de le faire.

Ainsi, fin octobre, MBDA et Safran ont assuré que leur LRM « Thundart » serait prêt pour les démonstrations de tir que la DGA envisage d’organiser en mai prochain.

« Thundart est un système d’artillerie de nouvelle génération qui s’appuie notamment sur une roquette sol-sol d’une portée de 150 kilomètres » et il bénéficiera de « l’expérience robuste » obtenue par Safran grâce à l’Armement Air Sol Modulaire [AASM], « dont le kit de guidage lui sera adapté », a expliqué MBDA.

À l’occasion de la Sainte-Barbe, fête des artilleurs, MBDA a diffusé, via le réseau social X, une photographie montrant la roquette de 227 mm qu’utilisera le Thundart. L’industriel n’a pas donné de détails techniques, si ce n’est que sa précision sera « renforcée ». Pour rappel, et comme il s’agit d’adapter les modes de guidage de l’AASM [ou HAMMER], celui-ci existe en trois versions : INS/GPS [guidage inertiel hybridé GPS], INS/GPS/IR [guidage inertiel/GPS complété d’un guidage terminal à imageur infrarouge] et INS/GPS Laser [guidage inertiel/GPS complété d’un guidage terminal laser, ce qui permet de détruire des cibles mobiles].

Pour rappel, le Thundart offrira à l’armée de Terre une « puissance de feu accrue, une capacité de saturation et la réactivité nécessaires dans un conflit de haute intensité ». Pouvant viser des cibles en mouvement et se connecter au système ATLAS [automatisation des tirs et liaisons de l’artillerie sol/sol], il disposera d’une conduite de tir « adaptée à celle actuellement utilisée sur le CAESAr [Camion équipé d’un système d’artillerie] et conçue par Safran Electronics & Defense ».

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59 contributions

  1. HA dit :

    150 km, ça fait un peu petits bras ou pattes courtes… Quand on voit les portées des armes russes ou juste des ATACMS américains… Sachant que le PrSM devrait porter à 600-1000 km. Mais bon ne boudons pas notre plaisir, et espérons que ces roquettes guidées arriveront bientôt, et en nombre, dans nos forces. Bonne Sainte Barbe !

    • Plusdemunitions dit :

      Attention, vous comparez une roquette avec un missile balistique d’1,5t. Cette munition pour le Thundart est de la même catégorie que l’ ER GMLRS en opération sur les HiMars depuis 2 ans.

    • Khops dit :

      Comment se fait il que nos fusils d’assaut ne tirent pas aussi loin que nos canon de 20?
      Cette comparaison n’a aucun sens

      • francois dit :

        mais tout simplement parce que nous avons les pires fusils d’assaut du monde, des fusils petits bras 😀

      • FouPouDav dit :

        Combien sur ce site sont prêts à défendre ce pays, ce continent en contrepartie de l’océan THC/Coke/etc… qui ruine la raison ?

    • misare dit :

      faut voir le cout à l’unité et l’effet rechercher. Comparer ce qui est comparable.

    • Gandalf dit :

      Guided Pinaka 75 km
      GMLRS 80 à 150 km
      GRAD 5 à 45 km
      Ça va vous aider à relativiser !

    • peterr dit :

      j’aimerais aussi avoir une idée du prix. Si c’est similaire à un AASM (entre 100k et 200k) on risque de ne pas en avoir beaucoup en stock. En ajoutant à cela le délais de fabrication en cas de guerre de haute intensité on est morts.

      Il faudrait songer à se doter de joujoux beaucoup moins chers (qu’on pourrait donc avoir en stock en quantité significative), beaucoup plus rapide à produire, de plus longue portée et plus dévastateur (charge, fragmentation, etc …) en abandonnant le coté haute précision et en acceptant l’idée de dommages collatéraux. Ce n’est pas comme si nos ennemis (Russes pour ne pas les nommer) s’en souciaient. Il sauraient ainsi qu’on n’hésiterait pas non plus à leur raser des villes entières de façon conventionnelle.
      A n’utiliser que si le besoin s’en faisait sentir, cela va sans dire

      • dolgan dit :

        C est pas comme si on avait pas le retex UKR ou la masse de mlrs (et stock de munitions soviétiques) russe ne fait pas le poids en terme d efficacité opérationnelle comparée aux himars.

        C est bien beau de tirer 1M de munitions sans détruire la cible. Mais c est mieux de détruire la cible avec une munition a 200k.

        • peterr dit :

          Oui, à part que nous sommes pas les US (qui même eux visiblement n’en n’ont pas de 1000 et des 100 en stock). Donc vous ferez quoi quand vous aurez tiré vos 100 ou 200 munitions et qu’entre le moment où vous appuyez sur le bouton pour lancer une nouvelle commande et que vous recevez vos munitions il se passe un an (il était de 2 ans en 2019)?
          Je ne dis pas qu’il ne faut pas 200 munitions de précision en stock, je dis qu’il faut aussi des engins capables de tout rayer de la carte sur 300m de rayon. Donc la précision devient relative. Un genre de munition de dissuasion conventionnel en quelque sorte. On voit qu’on hésitera à utiliser un ASMP-A même en cas d’invasion d’un pays Balte. Alors que là çà permettrait de bien freiner une avancée soudaine.
          Au diable les dommages collatéraux si on doit taper en ville. Ce qui est important c’est que çà ne coute pas cher et que le délai de fabrication se compte en jours plutôt qu’en mois. Enfin, si on veut réellement à se préparer à de la haute intensité

          • Carin dit :

            @Peterr….
            Vous essayez de justifier les bombardements russes sur les immeubles d’habitations?
            L’armée française est constituée de combattants… pas de tueurs de masse, et 200 missiles longue portée qui frappent avec précision des matériels de premier ordre, et des centres de commandement, et de munitions et autres produits de consommation, c’est la paralysie assurée de toute une armée…

          • peterr dit :

            Et avant que Maitre Capello me fasse la remarque :
            – nous NE sommes
            – deS 1000
            – conventionnelle
            – ça
            – réellement se
            Merci de m’avoir lu

          • peterr dit :

            Et 200 missiles ne stopperont pas 170.000 soldats qui avancent.
            Il faut être en mesure de répliquer. Si vous voulez vous avancer le petit doigt en l’air pour faire la morale à ce genre d’orcs vous êtes morts. On attend que vous fassiez condamner Vlad pour tous ses crimes et on en rediscute

          • NORAD dit :

            @petter. »Oui, à part que nous sommes pas les US (qui même eux visiblement n’en n’ont pas de 1000 et des 100 en stock). » Depuis que la GMLRS est en production, L’US Army en a reçu 62000 à fin 2024. On peut imaginer qu’ils lui en restent quelques dizaines de milliers, et bien entendu elle en commande toujours. (L’USMC en a également, mais seulement 2000 reçues en tout). Et ses munitions ne se tirent pas par salves de 100 !! De plus les GMLRS existent avec des sous-munitions s’il s’agit de ratisser large.. Rien n’empêche dans le futur d’en faire de même pour les roquettes françaises…

          • Quand il n'y en a plus, il y en a encore dit :

            @Peterr

            N’en ont pas.

  2. Alain d dit :

    Ce nouveau design rend la munition du LRU has been, en conservant le même diamètre.
    Pas besoin de comparer les fiches techniques pour comprendre, et puis c’est MBDA, pas Duchmolle.
    Bah, le LRU, venait tout juste d’être validé en OPEX (2020).
    Que de pognon perdu, ceci pour 13 bidules transformé de LRM en LRU.
    Ah, bah oui, mais il fallait faire des économies, mettre des rustines, hein ?
    Donc pas de R&D majeure, pas de ligne de production, pas d’exportations.
    Quelles économies ? Se priver de la possibilité d’exportations et de créations d’emplois associés à celles-ci ?
    HIMARS américains, et lanceurs israéliens, sud-coréens et russes, ouin ouin ouin.
    Le France désindustrialise, mais surtout elle n’industrialise pas assez, là est le premier problème.
    Déficit commercial, endettement, chômage, dépendances aux importations, moins dans la gamelle des Français, compliqué de financer les priorités : sécurités, armées, spatial, modernisation du service public et des infrastructures logistiques.
    Une France au rabais, aussi du côté des neurones, à voir le cirque de nos députés et sénateurs depuis 7 semaines.
    Sans cache disponible, la France choisit de quémander des investissements étrangers, plutôt que d’invertir massivement dans sa R&D, son Enseignement et la modernisation de ses usines, voire carrément recréer de nouvelles usines plutôt que de mettre des bouts de sparadrap sur des lignes de production dépassées. Et donc nous n’accélérons pas sur la robotisation alors que nous sommes, dans ce secteur, le cancre du G7.
    La Chine super robotisée fabrique à des couts très bas, donc elle vend directement nombre de biens en Europe, notamment aux particuliers, mais elle vend aussi toujours plus de composants, pièces, ensembles mécaniques, outils, machines-outils et robots pour nos entreprises qui fabriquent, assemblent ou transportent.
    Ne serait-il pas temps de se réveiller ?
    Taxis, robots, panneaux solaires, blocs mécaniques autos, batteries, électroménager, ameublement, outillages, communications, etc.
    Les taxes de Trump sont violentes, mais c’est bien la Chine qui plante nos industries, bien aidée par la faiblesse de l’Europe, avec ses paradis fiscaux qui détaxent les importations. Avant le spécialiste était le Royaume-Uni, mais d’autres nations ont pris la relève des flux frelatés.
    Auchan teste les robots chinois.
    « Li Shufu, fondateur et patron du groupe Geely, prend 26,4% des activités de Renault au Brésil. Après avoir racheté 34% de la filiale coréenne du Français. Horse, l’entité produisant les mécaniques thermiques et hybrides de Renault, est désormais partagée avec le Chinois. » > « se tirer une balle dans le pied », « reculer pour mieux sauter. »
    Le Club Med passe définitivement chinois
    Les Galeries qui se vendent à Shein, et nos hypermarchés qui proposent toujours plus de quincailleries chinoises, etc.
    https://www.latribune.fr/article/transports/automobile/63728065197395/automobile-l-europe-declasse-l-hybride-rechargeable-et-offre-un-boulevard-a-4-8-millions-de-vehicules-a-la-chine
    Sur ce, j’ai hâte de voir la nouvelle Katioucha NF en action

    • Ouin-ouin dit :

      Vous êtes loint de l’esprit de Noël.

    • rainbowknight dit :

      Pognon perdu, de dingue, et comité Théodule sont les deux mamelles de la Start Up nation…..

    • Ouin-ouin dit :

      Ouais, sans « cache », difficile d’ « invertir ».

    • Ulysse dit :

      Nous sommes en train de manquer la révolution robotique, qui pourrait nous extraire de la dépendance chinoise. Moins de robots industriels en France qu’en Italie…

      • Czar dit :

        la comparaison doit être faite à périmètre industriel équivalent (même si je souscris au propos général sur la robotique)

      • Vouiiii.
        Mais attention Ulysse. Pour un entrepreneur un robot qui est de trop pour la production pèse sur les comptes de son activité. Et pour que cela cesse, il lui faut trouver un repreneur.
        Par contre quand un de ses opérateurs se trouve est dans la même situation, son cher employeur peut le virer….Et là, il ne pèse plus sur les coûts.
        Exemple : En France un jour et pour sa nouvelle usine prévue pour assembler des véhicules utilitaires et des Monospaces, une entreprise a choisi de ne pas trop la robotiser, incertaine qu’elle était quant au niveau moyen de la production. Et pour traiter les hausses de commandes, pour y répondre c’est l’intérim, mais à un niveau supérieur que ce qui se faisait ailleurs, qui fut choisi.
        Par ailleurs, n’oublions pas que l’Italie est moins désindustrialisée que notre beau pays.
        Certes et contrairement à des news tenaces, tout n’y est pas merveilleux pour autant.

  3. Jean dit :

    Thundart devrait tirer de 50 à 500 kms pour taper au-delà de l’artillerie « classique ».
    Charge militaire de 1 à 2 tonnes pour un impact lourd et des effets de blast massifs.
    Peut-être une munition en mode Béluga pour une dispersion anti infanterie optimale.

    • granier dit :

      Ce sont des roquettes….

      • Argo dit :

        Ça ne couvre pas les usages mis en évidence en Ukraine où les ATACMS se sont avérés déterminant de part leur modularité du porteur permettant d’user tant de roquettes de courtes à moyennes portées (20 à 500km) que de missiles plus lourds pour toucher des cibles plus stratégiques en profondeur (> 1000 km).

        Si c’est pour investir dans un matériel qui s’avérera insuffisant à l’usage ce serait une dépense inutile.

    • Philippe dit :

      @Jean. « Charge militaire de 1 à 2 tonnes pour un impact lourd ». 1 à 2 tonnes de charge militaire ???

    • SIU dit :

      Les noms des unités de mesure sont des noms communs qui s’accordent normalement au pluriel, mais les symboles de ces mêmes unités sont invariables.
      Un kilomètre : 1 km.
      Deux kilomètres : 2 km.

      De 50 à 500 km.
      De cinquante à cinq cents kilomètres.

    • Why not dit :

      Jean, balancer du caviar Beluga sur les russes c’est assurément très classe …

  4. Carin dit :

    Je vais attendre le communiqué de l’autre partie…
    Je trouve que MBDA et Safran parlent beaucoup trop. De plus 150 km c’est le minimum que l’on attends.
    Je reconnais que c’est un bon début, (c’est le plus loin que les matériels de nos armées pourra atteindre), mais à mon avis, ça n’est pas suffisant… il faut bien plus loin. Le conflit en Ukraine nous le montre, brider les missiles et autres roquettes que nous fournissons à la distance de 300 km, est un gros problème, car nos amis russes placent leurs cibles de valeurs au-delà.
    Si la France ou l’Angleterre débridaient leurs missiles, il n’y aurait plus de pont de kerch, et nos amis russes seraient forcés de rentrer chez eux, pour faute de relève et de munitions. Sans compter les nombreux postes de commandements qui seraient identifiés, localisés , et rayés des cadres, dans la foulée.

    • jean luc dit :

      le G-mar allemand 400km .

      • Goose dit :

        Ben non, pas exactement…
        L’équivalent de la roquette MBDA objet de l’article, pour le GMARS (pas G-mar…) allemand, c’est la GMLRS qui fait 70 km de portée et la grosse (les Allemands ont du mal à miniaturiser) ER GMLRS de 150 km de portée.
        La roquette de 400 km de portée est la PrSM soit l’équivalent du ATACMS…
        On ne parle pas de la même chose.
        De plus, on sait que l’AdT française veut une capacité de frappe en profondeur stratégique, et que des systèmes de 500 à 1000 km de portée sont à l’étude.
        Donc, cette roquette MBDA « Thundart », qui n’est pas qu’une copie d’une munition américaine, n’est qu’un début .

        • Philippe dit :

          @Goose. Le PrSM atteint 500km de portée, et même un peu plus selon l’US Army elle-même (officiellement, le tir le plus long est de 499,4km… on respecte ainsi certains traités/accords qui n’ont plus vraiment de sens aujourd’hui)… Les versions suivantes à l’étude devraient atteindre 1000 km.. Quant au GMARS, c’est simplement un système qui double la quantité d’armes emportées par rapport au HIMARS, avec les mêmes munitions..

    • Robmac dit :

      Vous oubliez qu’il ne faut pas faire de mal aux Russes ! Aider un eu l’Ukraine seulement, pas plus ; mais Macron fait de très beaux discours …

    • Pirlouis dit :

      @carin votre analyse est très bonne et complète celle de @alain d.
      La faible portée de ce systèmes d’arme doit correspondre à ce que précise le cahier des charges.
      J’ai l’impression que la maigreur de nos finances (cela ne va pas s’arranger avec la gabegie orchestrée à l’Assemblée nationale) et la courte vue de nos décideurs condamne ce type de projets à n’être que des boute-en-train sur le plan commerce international alors même qu’ils constituent l’un des derniers maillons pour conserver une industrie locale et les emplois qui l’accompagnent. L’exemple de l’Ukraine qui ne peut utiliser correctement les armes que les  » pays amis » lui ont fournies devrait nous avertir. Un pays ou une alliance de pays ne peut exercer pleinement sa souveraineté qu’en étant propriétaire de plein droit et non usufruitier de fait de ses moyens de défense.

    • FDI dit :

      Nos amis russes ont envisagé la perte du pont en créant une voie ferrée destinée à leur logistique sur la rive Ouest de la mer d’Azov. Non pas que la perte du pont soit envisagée de gaîté de cÅ“ur mais ce ne sera pas la fin de leur logistique.

      • Galactika dit :

        Surtout qu’il existe aussi des routes et autoroutes sur cette rive Ouest, et que les ferry qui faisaient la navette avant le pont sont gardés en réserve.

      • Argo dit :

        Il me semble qu’elle est très régulièrement prise pour cible.

      • Green dit :

        Laquelle est bloquée depuis qu’un train a été détruit car elle sous le contrôle du tir ukrainien.

    • ONERESQUE dit :

      1> Tout à fait d’accord : 150 km est insuffisant….Pas dans le cadre d’une brigade en 1ère ligne…mais dans le cadre plus général d’un CHI moderne où il faudra viser les noeuds de communication, les bases, les dépôts de munition. Sachant d’autant plus que la Pologne achète 300 K239 coréens et que l’Allemagne aura des PULS qu’elle commence à acheter pour des tests, notre apport infime ne comptera que pour le symbole de souveraineté.

      2> Il faudrait, a minima, l’équivalent d’un PrSM quelque part dans notre arsenal de puissance de 2ème ligne, voire d’arrières. Thundart est destinée aux régiments qui seraient envoyés aux Pays Baltes ou en Roumanie et encore, avec peu de distance de sécu vis-à-vis de contrefeux en réponse potentielle, avec des Kinzhal ou des Tzirkon.

      3> Une composante frappe VRAIMENT longue portée est INDISPENSABLE. Elle pourrait être développé en montant au sommet d’un BOOSTER d’AQUILA (son premier étage), une variante rustique de l’ASN4G futur ou le V-Max simplifié. Que l’on regarde ATTENTIVEMENT le concept très très pertinent que développe la start-up chinoise YKJ-1000 de Lingkong Tianxing Technology. Les chinois ont le don hallucinant d’élaborer les MEILLEURES synthèses de concepts d’armes, les plus adaptées aux évolutions tactiques et stratégiques, sur toutes les catégories, et ce depuis 6 à 8 ans !!!!! https://www.armyrecognition.com/news/aerospace-news/2025/chinese-start-up-shows-ykj-1000-hypersonic-missiles-targeting-japan-in-new-video

      • HMX dit :

        @ONERESQUE
        Il faut replacer les choses dans leur contexte : la munition Thundart proposée par MBDA/Safran, c’est la munition du « segment 1 » du programme FLP-T qui vise officiellement 120 à 150km. Le programme FLP-T prévoit également un « segment 2 », qui devra officiellement atteindre « 500km ou plus », pour lequel le duo MBDA/Safran pourrait potentiellement proposer une version terrestre du Scalp Naval (portée >1000km).

        A noter que MBDA/Safran ne sont pas seuls sur les rangs : ils sont concurrencés par le duo ArianeGroup/Thales, qui travaillerait sur un missile balistique, ou semi-balistique qui viserait le « segment 2 » (portée >500km, sans doute proche des 1000km). On ne sait pas encore ce que ce duo mijote pour le « segment 1 » : probablement une roquette équivalente au Thundart (sachant que Thales a une certaine expérience en matière de production de roquettes…).

        Enfin, s’agissant du segment sol du FLP-T, il faut bien sûr évoquer l’initive de Turgis&gaillard, qui a conçu le véhicule porteur mais pas de munitions, le véhicule étant justement présenté comme adaptable et « agnostique » : il est donc probable qu’un partenariat soit conclu entre T&G et l’un ou l’autre (ou les deux !) concurrents au programme FLP-T.

        Parmi les (nombreuses) inconnues du FPL-T, il est également régulièrement évoqué que la France puisse choisir d’acheter un lot de munitions indiennes Pinaka, à titre intérimaire, en attendant que la production française soit opérationnelle. Le Pinaka 2, en service, porte à 75km et aurait donc pour principale qualité d’être immédiatement disponible. Une version Pinaka 3 (portée 120km, ECP 30 mètres), et Pinaka 3-ER (200km) est au stade de ses étapes finales de développement, les essais étant en cours, et l’entrée en service prévue en 2028.

        Pour revenir à votre message, je vous rejoins totalement sur le fait que la France devrait engager un programme de frappe conventionnelle dans la grande profondeur, c’est à dire au delà du programme FLP-T. Nous disposons de toutes les briques technologiques. Le « drame », c’est que nous réservons ces composantes à l’usage exclusif de notre dissuasion nucléaire : VMAX, ASN4G. Pourtant, nos adversaires potentiels et compétiteurs stratégiques n’ont pas ces pudeurs de gazelles, et développent à la fois des armes stratégiques et tactiques, certaines ayant d’ailleurs un usage dual volontairement mis en avant : l’ambiguïté est parfaitement assumée de leur part. Nous, on continue à jouer selon les « vieilles » règles du jeu : le nucléaire d’un côté, le conventionnel de l’autre, et une barrière (intellectuelle) étanche entre les deux, officiellement pour que nos adversaires ne puissent pas se méprendre sur nos intentions en interprétant mal si un tir est à vocation tactique ou stratégique. Il serait temps de faire évoluer notre logiciel et de nous adapter aux nouvelles règles du jeu : vivement un « ASN4G conventionnel », et/ou un planeur hypersonique à charge conventionnelle capable d’aller frapper des cibles fortement durcies et protégées dans la grande profondeur.

        En apportant ce type d’armes qu’elle est la seule à posséder et à maîtriser en Europe, la France apporterait une valeur ajoutée énorme à une défense européenne, quelle que soit sa forme. Aucune usine, centre de commandement, base militaire ou stock de munitions ne serait hors de portée, avec une probabilité élevée de destruction. Cette valeur ajoutée serait infiniment plus grande que quelques bataillons de chars, ou qu’une poignée de lance-roquettes, dont nos partenaires européens sont déjà équipés en quantités bien plus significatives…

    • Taboule dit :

      La portée fait juste en comparaison d’autres systèmes, beaucoup moins onéreux dont certains obus à portée allongée.
      Par ailleurs on invoque une « capacité de saturation », qui suppose soit une production de masse (donc un coût unitaire faible) soit une roquette à sous-munitions …
      Le mode de guidage retenu par MBDA/Safran ne ressemble pas à une solution à coût réduit, par contre indique une précision probablement haute. N’est-on pas en train de se tromper d’objectif sur le type de vecteur souhaité ?
      Ou peut-être y a t’il 2 besoins distincts (frappes de précision loin entre 200 et 500km, frappes de hte intensité de moindre porécision en portée intermédiaire)…

      • Carin dit :

        @Taboule…..
        Je pense que ce nouveau produit, est le premier pas… d’autres produits vont suivrent, et ils frapperont plus loin. Je suis juste pressé de voir ces matériels en garnisons, car le besoin va très vite se faire sentir.
        Il nous faut de la roquette à 300km, au delà, c’est du missile, que nous avons.

    • En attendant Godot dit :

      Le minimum que l’on attend.

    • Goose dit :

      @Carin
      @Robmac
      @Pirlouis
      Cette roquette MBDA de 150 km de portée (niveau corps d’armée), précède une munition de plus grande portée, de 500 à 1000 km (niveau interarmées ou stratégiques) qui est à l’étude.
      Revoyez donc les déclarations du CEMAT Schill…

  5. gab76 dit :

    150km, c’est en gros 2 fois plus que les roquettes des Himars (80km). On peut s’attendre à ce qu’Arianespace fasse un missile de plus gros diamètre pour taper plus loin et plus fort? Il faut surtout que ça arrive vite en production pour aider l’Ukraine.

    • NORAD dit :

      @Gab76. « 150km, c’est en gros 2 fois plus que les roquettes des Himars (80km). » Non, c’est la même portée que la GMLRS-ER actuellement produite… Roquette de 150km de portée à laquelle on pourra bientôt incorporer la munition LRMP de GA-EMS, 3 par roquettes.. portée atteignant ainsi 250km. Cette même munition pourrait également être intégrée au missile PrSM qui dans sa version 1 a une portée de 500km…
      https://www.navalnews.com/naval-news/2025/10/general-atomics-pairing-gmlrs-prsm-with-multi-packed-lrmp-submunitions/

      « Il faut surtout que ça arrive vite en production pour aider l’Ukraine. » Il faudra plusieurs années…

  6. Marcel dit :

    J’ai l’impression de voir un missile sol-sol chinois ou russe des années 2010. Sans déc, vous êtes à fond ? Nous sommes en guerre depuis 2014, faudrait se réveiller.

  7. NVG dit :

    La question est à quelle cadence peut on en produire et pour quel prix?

  8. georges dit :

    Il devrait avoir différentes portés et différents type de missiles, balistique et de croisière.
    Là c’est balistique 150km.

  9. mich dit :

    On va enfin voir si notre armée de terre prends vraiment ses marques avec ce systèmes d’arme ce qu’elle n’ a pour l’ instant jamais fait ,une cinquantaine de LRM pendant la guerre froide autant dire presque rien . Au niveau portée , commencer par une roquette pour traiter les abords de la ligne de front et avoir un effet de salve c’est bien ,plus loin a voir les avantages et inconvénients par rapport aux missiles .

  10. Koudlanski Romain dit :

    J’attends de voir les résultats des tirs d’essai .

  11. popotier dit :

    du mal avec cette notion de roquette guidée, quelle différence avec un missile ?

  12. Elwin dit :

    On parle de faire sur tablettes quelque chose rapidement et correct, sans trop de frais de R&D, et au moment où on le fait tout le monde gueule dans les coms. Cette solution semble tout à fait niveau, dispo rapidement, et ça n’empêche pas de préparer la v2 pour plus tard, une fois que tout ça sera contractualisé (celle là ou une autre).